CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml, solution injectable pour perfusion
CIS 66150794
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ANSM - Mis à jour le : 24/02/2021
CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml, solution injectable pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour 1 ml de solution injectable.
Un flacon de 5 ml contient 50 mg de carboplatine.
Un flacon de 15 ml contient 150 mg de carboplatine.
Un flacon de 45 ml contient 450 mg de carboplatine.
Un flacon de 60 ml contient 600 mg de carboplatine
Lopercule des flacons de 50 mg/5 ml, 150 mg/15 ml et 450 mg/45 ml contient un dérivé du latex.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable pour perfusion.
4.1. Indications thérapeutiques
CARBOPLATINE HOSPIRA est indiqué dans le traitement du :
· carcinome de lovaire dorigine épithéliale,
· carcinome bronchique à petites cellules,
· carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures.
4.2. Posologie et mode d'administration
Monochimiothérapie
La posologie recommandée de carboplatine chez les malades non prétraités antérieurement par une chimiothérapie cytotoxique et dont la fonction rénale est normale est de 400 mg/m2, injectés par perfusion intraveineuse de brève durée (15 à 60 min). Le traitement ne devrait pas être répété avant un délai de 3 à 4 semaines, après ladministration précédente du carboplatine et/ou tant que le nombre de neutrophiles nest pas supérieur ou égal à 2 000/mm3 et le nombre de plaquettes à 100 000/mm3.
Une diminution de 20 à 25 % de cette posologie initiale peut être recommandée chez les malades présentant des facteurs de risque tels quune chimiothérapie antérieure ou un mauvais état général. Les modifications éventuelles de posologie seront déterminées par la surveillance régulière des paramètres hématologiques.
Polychimiothérapie
Les doses de carboplatine seront modifiées en fonction des toxicités, en particulier rénales et hématologiques, des autres produits utilisés.
Insuffisance rénale
La détermination de la posologie optimale de carboplatine, en monochimiothérapie, requiert une surveillance régulière des paramètres hématologiques et rénaux. Les posologies recommandées chez linsuffisant rénal sont les suivantes :
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Monochimiothérapie |
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Clairance de la créatinine (ml/min) |
Posologie (mg/m2) |
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41 - 60 ml/min |
250 mg/m2 |
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20 - 40 ml/min |
200 mg/m2 |
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< 20 ml/min |
Données insuffisantes pour recommander une posologie |
Autres méthodes de détermination de la posologie (en mono ou polychimiothérapie, y compris dans le cas dinsuffisance rénale)
Ladaptation individuelle des posologies de carboplatine peut aussi être approchée en utilisant la formule de Calvert ou la formule dEgorin.
Formule de Calvert
La formule de Calvert tient compte du débit de filtration glomérulaire (GFR en ml/min) et de laire sous la courbe (AUC en mg/ml x min) :
Dose (mg) = AUC x (GFR + 25) (la formule de Calvert calcule la dose totale en mg et non en mg/m2).
La méthode de référence pour déterminer le débit de filtration glomérulaire (GFR) est la mesure de la clairance à lEDTA marqué au chrome 51 qui implique la manipulation de produits radioactifs. En pratique, on estime que le débit est correctement évalué par la clairance de la créatinine (Clcr) elle-même estimée grâce à la méthode prédictive de Jeliffe qui tient compte de lâge, du sexe et de la créatininémie plasmatique (Pcr) :
![]()
GFR (femme) = 0,9 x GFR (homme)
Les AUC cibles sont fonction des éventuels traitements antérieurs et du protocole thérapeutique selon que le carboplatine est utilisé seul ou en association :
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AUC cible |
Chimiothérapie envisagée |
Traitement antérieur |
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6 - 8 mg/ml x min |
Carboplatine en monothérapie |
Patient non prétraité |
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4 - 6 mg/ml x min |
Carboplatine en monothérapie |
Patient prétraité |
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4 - 6 mg/ml x min |
Carboplatine en association |
Patient non prétraité |
Remarque : les valeurs dAUC ont été validées pour le carboplatine en association avec le cyclophosphamide chez les patients non prétraités et avec létoposide chez les patients prétraités et non prétraités.
Formule dEgorin
La formule dEgorin calcule la dose totale en mg/m2.
Patient non prétraité par chimiothérapie :
Dose (mg/m2) :
[0,091 x Clcr (ml/min)/surface corporelle (m2)] x [(prett plaq - nadir plaq) x 100/prett plaq] + 86
Monochimiothérapie : en pratique se fixer un Nadir de plaquettes à 50 000/mm3 ou ladapter en fonction de lobjectif thérapeutique (curatif versus palliatif).
Patient prétraité par chimiothérapie :
Dose (mg/m2) :
[0,091 x Clcr (ml/min)/surface corporelle (m2)] x [(prett plaq - nadir plaq) x 100-17/prett plaq] + 86
Monochimiothérapie : en pratique, se fixer un Nadir de plaquettes à 50 000/mm3 ou ladapter en fonction de lobjectif thérapeutique (curatif versus palliatif).
Population pédiatrique
Les données actuellement disponibles chez lenfant sont insuffisantes pour pouvoir recommander une posologie dans cette population.
Une perte daudition cliniquement significative a été rapportée chez des enfants en cas dadministration de carboplatine à des doses plus élevées que les doses recommandées, en association à dautres agents ototoxiques.
Mode dadministration
Voie dadministration : perfusion intraveineuse.
Les différents dosages de carboplatine peuvent être administrés tels quels à la concentration de 10 mg/ml en dérivation dune perfusion de solution de glucose à 5 % ou de chlorure de sodium à 0,9 %.
Ils peuvent aussi être dilués avant administration à laide dune solution de glucose à 5 % ou de chlorure de sodium à 0,9 %, jusquà une concentration minimale de 0,5 mg/ml.
Dans tous les cas, il est recommandé après perfusion de carboplatine de rincer la veine avec une solution de glucose à 5 % ou de chlorure de sodium à 0,9 %.
En cas dextravasation, ladministration sera interrompue immédiatement.
Modalités de manipulation
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de lenvironnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer dun ensemble de matériel approprié à la manipulation, notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé.
Lélimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 n° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
Remarque
Aucun des composants nécessaires à ladministration intraveineuse par perfusion du carboplatine ne doit contenir en totalité ou en partie de laluminium. En effet, une interaction entre laluminium et le platine serait responsable dun précipité noir que lon pourrait observer après reconstitution de la solution.
Le carboplatine est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· hypersensibilité à dautres produits contenant du platine,
· insuffisance rénale sévère préexistante (clairance de la créatinine < 30 ml/min), sauf si le médecin et le patient jugent que les bénéfices éventuels du traitement sont supérieurs aux risques,
· myélosuppression sévère,
· tumeur hémorragique,
· administration concomitante avec un vaccin vivant atténué (vaccins contre la fièvre jaune, la tuberculose, le rotavirus, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle, le zona, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Ladministration du carboplatine doit être supervisée par un médecin qualifié et expérimenté en matière de mise en uvre des traitements anticancéreux. Des numérations de la formule sanguine ainsi quun contrôle des fonctions rénales et hépatiques sont recommandés de façon régulière. Le médicament doit être arrêté si une myélosuppression anormale ou une altération anormale de la fonction rénale ou hépatique est observée.
Toxicité hématologique
La sévérité de la myélosuppression est aggravée chez les patients déjà traités avec carboplatine ou avec cisplatine. Elle peut être également aggravée chez les patients avec une insuffisance rénale.
Chez ces patients, les posologies initiales de carboplatine doivent être réduites de manière appropriée et les effets thérapeutiques seront à surveiller par des contrôles sanguins fréquents entre les cycles.
Lassociation de carboplatine avec dautres molécules myélosuppressives doit être envisagée avec prudence en respectant les doses et intervalles afin de réduire leffet cumulatif des molécules.
Des effets myélosuppresseurs peuvent sajouter chez des patients déjà traités par chimiothérapie. Les patients présentant des myélosuppressions sévères et persistantes ont de hauts risques de développer des complications infectieuses pouvant être fatales (voir la section 4.8).
Si lun de ces effets se produisait, le traitement par Carboplatine doit être interrompu et une modification ou un arrêt de traitement doit être envisagé.
Les leucopénies, neutropénies et thrombocytopénies sont dose-dépendantes et sont des facteurs limitant la posologie. La numération sanguine doit être contrôlée fréquemment au cours du traitement par carboplatine et, en cas de toxicité hématologique, jusquau retour à la normale de la numération sanguine.
En moyenne, le nadir se situe au 21ème jour chez les patients recevant carboplatine en monothérapie et au 15ème jour chez les patients recevant carboplatine en association avec une autre chimiothérapie.
En règle générale, les cures uniques dadministrations intermittentes de carboplatine ne doivent pas être répétées avant le retour à la normale de la numération des leucocytes, des neutrophiles et des plaquettes. Le traitement ne doit pas être répété moins de quatre semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusquau retour de la numération des neutrophiles à au moins 2 000 cellules/mm3 et de la numération plaquettaire à au moins 100 000 cellules/mm3.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Lanémie est fréquente et cumulative et nécessite, dans de très rares cas, une transfusion.
Une anémie hémolytique, avec la présence danticorps induits par des médicaments sérologiques a été rapportée chez des patients traités par carboplatine. Cet évènement peut être fatal.
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet secondaire qui peut engager le pronostic vital.
Le traitement par carboplatine doit être arrêté dès les premiers symptômes danémie hémolytique microangiopathique comme : une diminution rapide de lhémoglobinémie, avec concomitamment une thrombocytopénie, une augmentation de la bilirubinémie, de la créatininémie, de lurémie ou de la LDH.
Leucémie secondaire
Des cas de leucémie promyélocytaire aiguë et de syndrome myélodysplasique (SMD)/leucémie myéloïde aiguë (LMA) ont été rapportés des années après le traitement par carboplatine et autres traitements antinéoplasiques.
Linsuffisance rénale peut ne pas être réversible à larrêt du traitement et une dialyse peut être nécessaire.
Affection hépatobiliaire
Des cas de maladie veino-occlusive hépatique (syndrome dobstruction sinusoïdale) ont été rapportés, dont certains étaient mortels. Les patients doivent être surveillés pour des signes et des symptômes de fonction hépatique anormale ou dhypertension portale ne résultant pas de manière évidente de métastases hépatiques.
Réactions allergiques
Comme avec les autres dérivés du platine, des réactions allergiques peuvent apparaître, le plus souvent durant la perfusion, et nécessiter larrêt de celle-ci. Un traitement symptomatique approprié peut être administré dans ces cas. Des réactions croisées parfois mortelles ont été rapportées avec tous les dérivés du platine.
Toxicité rénale
Chez les patients dont la fonction rénale est altérée, les effets du carboplatine sur le système hématopoïétique sont plus importants et durent plus longtemps que chez les patients dont la fonction rénale est normale. Dans ce groupe à risque, le traitement par carboplatine doit être envisagé avec une prudence particulière.
Neurotoxicité
Bien que généralement fréquente et dintensité modérée, limitée à des paresthésies ou à une diminution des réflexes ostéotendineux, la toxicité neurologique périphérique est plus fréquente chez les patients de plus de 65 ans et/ou chez les patients déjà traités par cisplatine. Une surveillance et un suivi neurologique réguliers sont recommandés.
Des troubles visuels et notamment une perte de la vue ont été rapportés chez des patients ayant une altération de la fonction rénale, après injection de carboplatine à des doses supérieures à celles recommandées. Ces troubles semblent se résoudre totalement ou de façon significative dans les semaines suivant larrêt de ces fortes doses.
Population âgée
Dans des études où le carboplatine et le cyclophosphamide étaient administrés en association, les patients âgés traités par du carboplatine étaient plus susceptibles de présenter des thrombocytopénies sévères que les patients plus jeunes. La fonction rénale étant souvent altérée chez les patients âgés, elle doit être évaluée pour déterminer la posologie.
Le syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible (SLPR)
Des cas de syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible ont été rapportés chez des patients traités par carboplatine en association avec une chimiothérapie.
Le SLPR, réversible après larrêt traitement, est une maladie neurologique rare qui évolue rapidement, vers un état convulsif, de lhypertension, des céphalées, de la confusion, une perte de la vue et autres désordres visuels et neurologiques (voir la section 4.8).
Le diagnostic du SLPR est basé sur limagerie cérébrale, de préférence lIRM (Imagerie par Résonnance Magnétique).
Syndrome de lyse tumorale (SLT)
Dans lexpérience de post-mise sur le marché, le syndrome de lyse tumorale (SLT) a été rapporté chez les patients suite à lutilisation de carboplatine seul ou en association avec dautres agents chimiothérapeutiques. Les patients à risque élevé de SLT, comme les patients présentant un taux prolifératif élevé, une charge tumorale élevée et une haute sensibilité à des agents cytotoxiques, doivent être étroitement surveillés et des précautions appropriées doivent être prises.
Autres
Des déficits auditifs ont été rapportés au cours de traitements par carboplatine.
Lototoxicité peut être plus sévère chez lenfant. Des cas de perte daudition de survenue retardée ont été rapportés chez des patients pédiatriques. Un suivi audiométrique à long terme est recommandé dans cette population.
Les examens audiométriques ont mis en évidence des déficits auditifs sur le langage chez 15 % des malades, avec des anomalies situées au niveau des hautes fréquences (4 000 8 000 Hz). De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.
Chez les patients ayant des lésions antérieures de lappareil auditif dues au cisplatine, une aggravation du déficit auditif se produit parfois pendant le traitement par carboplatine.
Le risque d'ototoxicité peut être accru par l'administration concomitante d'autres médicaments ototoxiques (par exemple, aminoglycosides) (voir rubrique 4.5).
Ladministration de vaccins vivants ou vivants atténués à des patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques, dont le carboplatine, peut entraîner des infections graves ou mortelles. L'administration dun vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant le carboplatine.
Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, mais la réponse à ces vaccins peut être plus faible.
La manipulation et la reconstitution du carboplatine par le personnel médical nécessitent les précautions dutilisation indispensables pour tout agent cytotoxique.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En raison de laugmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle sajoute léventualité dune interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, sil est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, daugmenter la fréquence des contrôles de lINR.
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une toxicité rénale propre augmente le risque de néphrotoxicité. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance biologique rénale.
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les "ciclovirs" ou le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus.
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une ototoxicité augmente le risque datteinte cochléovestibulaire. Si une telle association est nécessaire, il convient de renforcer la surveillance de la fonction auditive.
Les médicaments concernés sont, notamment, les glycopeptides tels que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les organoplatines et les diurétiques de lanse.
Associations contre-indiquées
Ce médicament est contre indiqué en association avec des vaccins vivants atténués pendant le traitement et durant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie.
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
+ Olaparib
Risque de majoration de leffet myélosuppresseur du cytotoxique.
+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.
Contrôle plus fréquent de l'INR.
Associations à prendre en compte
+ Diurétiques de lanse
Risque daddition des effets ototoxiques et/ou néphrotoxiques.
+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, everolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.
Risque de majoration de la toxicité hématologique.
+ Aminosides
Addition des effets néphrotoxiques et/ou ototoxiques, notamment en cas d'insuffisance rénale préalable.
+ Autres médicaments néphrotoxiques
Risque de majoration de la néphrotoxicité.
+ Autres médicaments ototoxiques
Risque de majoration de l'ototoxicité.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Les propriétés mutagène, embryotoxique et tératogène mises en évidence dans les espèces animales et/ou in vitro font contre-indiquer lutilisation du carboplatine au cours de la grossesse.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent faire un test de grossesse avant de commencer le traitement par carboplatine et doivent éviter de tomber enceintes pendant le traitement (voir section 5.3).
Les femmes en âge de procréer doivent être informées déviter de tomber enceinte lorsquelles reçoivent du carboplatine et doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par carboplatine et pendant au moins six mois après la dernière dose. Les hommes ayant des partenaires féminins en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par carboplatine et pendant au moins trois mois après la dernière dose.
Grossesse
Carboplatine peut être nocif pour le ftus lorsquil est administré pendant la grossesse. Carboplatine sest révélé embryotoxique et tératogène chez le rat recevant la molécule pendant lorganogénèse. Aucune étude contrôlée na été menée chez la femme enceinte.
Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte alors quelle est sous traitement par ce médicament, la patiente doit être informée du risque possible pour le ftus.
Les patientes en âge de procréer doivent être informée de ne pas tomber enceinte.
Allaitement
Le passage de carboplatine dans le lait maternel nest pas connu. Un risque pour l'enfant qui allaite ne peut être exclu.
Même si le traitement est nécessaire, il doit etre arrêté pendant lallaitement.
Fertilité
Une inhibition des gonades entraînant une aménorrhée ou une azoospermie peut survenir lors dun traitement antinéoplasique. Ces effets semblent être liés à la dose et à la durée du traitement et peuvent être irréversibles. La prévision du degré daltération de la fonction testiculaire ou ovarienne est compliquée par ladministration fréquente de lassociation de plusieurs antinéoplasiques, ce qui rend difficile lévaluation des effets spécifiques de chaque agent.
La fertilité masculine et féminine peuvent être affectées par le traitement par carboplatine (voir rubrique 5.3). Les hommes et les femmes doivent demander conseil pour la conservation des gamètes avant traitement par le carboplatine en raison de la possibilité dune infertilité irréversible due au carboplatine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La fréquence des effets indésirables rapportés ci-dessous a été établie à partir de données obtenues chez 1 893 malades ayant reçu du carboplatine en monothérapie aux doses recommandées et à partir des données post-commercialisation.
La liste est établie par classe de système dorganes et selon la terminologie MedDRA (termes préférentiels), et les fréquences présentées correspondent aux catégories ci-dessous :
Très fréquent (≥ 1/10) ;
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
Rare (≥ 1/10 000 à ≤1/1 000) ;
Très rare (< 1/10 000) ;
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classes de systèmes dorganes |
Fréquence |
Terminologie MedDRA |
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Néoplasmes, Tumeurs bénignes, malignes (dont kystes et polypes) |
Fréquence indéterminée |
Affections malignes secondaires après traitement |
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Infections et infestations |
Fréquent |
Infections* |
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Fréquence indéterminée |
Pneumonie |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
Thrombocytopénie, neutropénie, leucopénie, anémie |
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Fréquent |
Hémorragie* |
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Fréquence indéterminée |
Insuffisance médullaire, neutropénie fébrile, syndrome hémolytique et urémique (SHU), anémie hémolytique (parfois fatale) |
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|
Affection du système immunitaire |
Fréquent |
Hypersensibilité, réaction de type anaphylactoïde |
|
Rare |
Angidème |
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Fréquence indéterminée |
Déshydratation, anorexie, hyponatrémie, syndrome de lyse tumorale (SLT) |
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Troubles du système nerveux |
Fréquent |
Neuropathie périphérique, paresthésie, diminution du réflexe ostéo-tendineux, troubles sensoriels, dysgueusie |
|
Fréquence indéterminée |
Accident vasculaire cérébral*, encéphalopathie, syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible (SLPR) |
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Affections oculaires |
Fréquent |
Troubles visuels |
|
Rare |
Perte de vision |
|
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Fréquent |
Ototoxicité |
|
Très rare |
Hypoacousie |
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Affections cardiaques |
Fréquent |
Troubles cardiovasculaires* |
|
Fréquence indéterminée |
Insuffisance cardiaque*, syndrome de Kounis (angor de Prinzmetal allergique) |
|
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Affections vasculaires |
Fréquence indéterminée |
Embolie*, hypertension, hypotension, maladie veino-occlusive (fatale) |
|
Affections respiratoires thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Trouble respiratoire, maladie pulmonaire interstitielle, bronchospasme |
|
Troubles gastro-intestinaux |
Très fréquent |
Vomissements, nausées, douleurs abdominales |
|
Fréquent |
Diarrhées, constipation, troubles des muqueuses |
|
|
Fréquence indéterminée |
Stomatite, Pancréatite |
|
|
Affections de la peau et des tissus sous cutanés |
Fréquent |
Alopécie, troubles cutanés |
|
Fréquence indéterminée |
Urticaire, éruption cutanée, érythème, prurit |
|
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent |
Troubles musculo-squelettiques |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent |
Troubles urogénitaux |
|
Peu fréquent |
Fonction rénale anormale |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent |
Asthénie, fièvre, frissons, mucite |
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Fréquence indéterminée |
Nécrose au site dinjection, réaction au site dinjection (chaleur, rougeur, gonflement, urticaire), extravasation au site dinjection, érythème au site dinjection, malaise |
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Investigations |
Très fréquent |
Diminution de la clairance rénale de la créatinine, augmentation de lurémie, augmentation des phosphatases alcalines sanguines, augmentation des taux daspartate aminotransférases, anomalies des tests hépatiques, hyponatrémie, hypokaliémie, hypocalcémie, hypomagnésémie |
|
Fréquent |
Augmentation de la bilirubine, augmentation de la créatinémie, augmentation de luricémie |
* Mortel dans < 1 % des cas, évènements cardiovasculaires mortels dans < 1 % incluant insuffisance cardiaque, embolie et accidents vasculaires cérébraux combinés.
Affections hématologiques et du système lymphatique
La myélosuppression est la toxicité dose-limitante du carboplatine. Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, il a été observé une thrombocytopénie avec des plaquettes inférieures à 50 000/mm3 chez 25 % des patients, une neutropénie avec des granulocytes inférieurs à 1 000/mm3 chez 18 % des patients et une leucopénie avec des leucocytes inférieurs à 2 000/mm3 chez 14 % des patients. Le nadir apparait généralement au 21ème jour.
La myélosuppression peut être aggravée par lassociation de CARBOPLATINE HOSPIRA à dautres molécules myélosuppressives ou à dautres formes de traitements.
Le nombre de plaquettes et de leucocytes reviennent habituellement à la normale 28 jours après le traitement.
La régénération des plaquettes et des leucocytes peut prendre jusquà 35 à 42 jours respectivement. Dans ces conditions, le traitement par carboplatine ne devrait pas être repris avant que le nombre de plaquettes soit supérieur à ≥ 100 000 cellules/mm3 et que le nombre de globules blancs soit ≥ 4 000 cellules/mm3.
La diminution de la fonction de la moelle osseuse est plus sévère et plus prolongée chez les patients insuffisants rénaux ou qui ont déjà subi un traitement précédent intensif, en particulier chez les patients traités précédemment par cisplatine, les patients avec un état de santé diminué ou les sujets âgés (+ 65 ans) que chez les patients sans ces facteurs de risque.
Les patients ayant un faible indice de performance ont également présenté une leucopénie et une thrombocytopénie plus importantes.
Ces perturbations de la fonction de la moelle osseuse, sont normalement réversibles et non cumulatives, à condition que CARBOPLATINE HOSPIRA soit utilisé selon les recommandations dusage.
Ces effets, bien que généralement réversibles, ont provoqué des complications infectieuses et hémorragiques chez respectivement 4 % et 5 % des patients sous carboplatine. Ces complications ont été mortelles chez moins de 1 % des patients.
Une anémie caractérisée par une hémoglobinémie inférieure à 8 g/dl a été observée chez 15 % des patients ayant des valeurs initiales normales. Lincidence de lanémie augmente avec lexposition au CARBOPLATINE HOSPIRA.
Dans des cas exceptionnels, une administration de globules rouges peut être envisagée.
Une anémie hémolytique (parfois fatale) a également été rapportée.
Un syndrome hémolytique et urémique (SHU) a été rapporté.
Tumeurs bénignes et malignes (incluant kystes et polypes)
Des affections malignes secondaires après lassociation dautres cytotoxiques avec du carboplatine ont été rapportées.
Après lassociation dautres cytotoxiques avec du carboplatine des cas, peu fréquent, de syndromes myélodysplasiques et de leucémie myéloïde aiguë ont été observés. Très rarement, des cas de leucémie promyélocytaire aiguë ont été observés.
Affections du système immunitaire
Des réactions anaphylactiques, parfois mortelles, peuvent survenir dans les minutes suivant linjection du produit : dème facial, dyspnée, tachycardie, diminution de la pression artérielle, urticaire, choc anaphylactique, bronchospasme, angidème.
Ces réactions peuvent être contrôlées avec des antihistaminiques, de ladrénaline et/ou des glucocorticoïdes.
Ces réactions sont similaires à celles observées après ladministration dautres dérivés du platine et peuvent apparaitre en quelques minutes après linjection. Lincidence des réactions allergiques peut augmenter avec une exposition précédente aux dérivés de platine et il existe une sensibilité croisée avec les autres composants du platine.
Les patients doivent être surveillés étroitement pour détecter les réactions allergiques potentielles et pouvoir les traiter aussitôt.
Affections du système nerveux
Une neuropathie périphérique (principalement paresthésies et diminution des réflexes ostéotendineux) est apparue chez 4 % des patients ayant reçu une injection de carboplatine. Les patients âgés de plus de 65 ans et les patients déjà traités par du cisplatine ainsi que ceux recevant un traitement prolongé par du carboplatine présentent un risque augmenté.
Des paresthésies sous traitement par le cisplatine sont parfois aggravées par un traitement ultérieur par carboplatine.
Des troubles sensoriels cliniquement significatifs (troubles visuels et modifications du goût (dysgueusie)) ont été décrits chez 1 % des patients.
La fréquence globale des effets indésirables neurologiques semble être augmentée chez les patients recevant carboplatine en association. Ceci peut aussi être dû à une exposition cumulée plus longue.
Des symptômes du système nerveux central qui sont souvent attribués au traitement antiémétique ont été décrits comme étant peu fréquent.
Affections oculaires
Des cas dinflammation du nerf optique entrainant une perturbation de la vue, incluant une cécité ont été fréquemment rapportés. Ces troubles sont habituellement associés à un traitement à forte dose chez des patients insuffisants rénaux.
Affections de loreille et du labyrinthe
Les examens audiométriques ont mis en évidence des déficits auditifs chez 15 % des malades, avec des anomalies situées au niveau des hautes fréquences (4 000 8 000 Hz). De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.
Des cas dacouphènes, ont été aussi fréquemment rapportés.
Chez les patients ayant des lésions antérieures de lappareil auditif dues au cisplatine, le traitement par carboplatine peut aggraver le déficit auditif.
À des doses plus élevées que celles recommandées en association à dautres agents cytotoxiques, une perte cliniquement significative de laudition a été rapportée chez des enfants traités par le carboplatine.
Affections gastro-intestinales
Des vomissements se produisent chez 65 % des patients et sont sévères chez un tiers de ces patients. Des nausées apparaissent chez 15 % en plus. Le risque de vomissements est supérieur chez les patients traités antérieurement (en particulier les patients ayant déjà reçu du cisplatine).
Les vomissements apparaissent environ 6 heures après ladministration du carboplatine. Ces effets durent relativement peu de temps et puis cessent. Ces effets disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement par carboplatine.
Les vomissements sont plus fréquents lorsque les patients sont précédemment traités, spécialement par un traitement par cisplatine. Les vomissements sont plus courants, si carboplatine Hospira est administré en association à dautres molécules émétisantes.
Les nausées et vomissements sont généralement contrôlés par ladministration dantiémétique et peuvent être évités par ladministration prophylactique.
Les autres effets indésirables gastro-intestinaux correspondent à des douleurs chez 8 % des patients, des diarrhées et une constipation chez 6 % des patients.
Des cas de vomissement peuvent ne pas être contrôlés par les antiémétiques.
Dautres effets gastro-intestinaux tels que des stomatites ont aussi été rapportés.
Affections hépatobiliaires
Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, une modification de la fonction hépatique a été observée, avec une augmentation de la bilirubine totale chez 5 % des patients, des ASAT chez 15 % des patients et des phosphatases alcalines chez 24 % des patients.
Ces modifications sont généralement légères et réversibles chez environ la moitié des patients.
Une élévation des enzymes hépatiques (incluant phosphatases alcalines et aspartate amino-transférase), souvent réversible et qui nest pas clairement attribué à la tumeur est notée après ladministration de la carboplatine aux doses recommandées ici. Cependant, ces changements dans les résultats danalyses de laboratoires nont jamais conduit à un arrêt du traitement chez les patients.
Des cas de nécroses cellulaires hépatiques fulminantes sont survenus après ladministration de carboplatine à forte dose. Dans un petit groupe de patients recevant de très fortes doses de carboplatine, ayant subi une greffe de moelle osseuse autologue, il a été observé une élévation importante des enzymes hépatiques.
Affections du rein et des voies urinaires
À des posologies habituelles, lapparition danomalies de la fonction rénale est peu fréquente même si carboplatine est administré sans hyperhydratation et/ou diurèse forcée. Une augmentation de la créatinine sérique est observée chez 6 % des patients, une augmentation de lazote uréique sanguin chez 14 % des patients et de lacide urique chez 5 % des patients. Ces augmentations sont généralement faibles et réversibles chez environ la moitié des patients. La mesure da la clairance de créatinine est le facteur le plus sensible de la fonction rénale. Une diminution de la clairance de la créatinine a été observée chez 27 % des patients avec une créatinémie supérieure ou égale à 60 ml/min après un traitement par carboplatine.
Lhyperuricémie (augmentation dans le sérum de la quantité dacide urique) peut être réduite significativement par une administration dallopurinol.
Ces anomalies peuvent être plus importantes et plus prononcées chez les patients insuffisants rénaux avant le début du traitement que chez les patients avec une fonction rénale normale. Les cas dinsuffisances rénales sont plus fréquents chez des patients qui ont déjà été atteints de néphrotoxicité avec un traitement précédent de cisplatine.
Il est actuellement incertain déviter une détérioration de la fonction rénale par un programme dhydratation chez les patients atteints dinsuffisance rénale. Dans le cas dune perturbation de la fonction rénale modérée (avec une clairance de la créatinine < 60 à 30 ml/min), la dose de carboplatine doit être réduite en fonction de la réduction du débit de filtration glomérulaire (GFR) ou le carboplatine devrait être arrêté (voir rubrique 4.2).
CARBOPLATINE HOSPIRA est contre-indiqué quand le débit de filtration glomérulaire (GFR) est < à 30 ml/min.
Affections cardiaques
Des cas isolés daccidents cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, embolie, syndrome de Kounis) et daccidents vasculaires cérébraux ont été rapportés.
Investigations
Une réduction des taux sériques de sodium, potassium, calcium et magnésium a été observée chez respectivement 29 %, 20 %, 22 % et 29 % des patients. En particulier, quelques cas dhyponatrémie précoce ont été rapportés. Ces anomalies électrolytiques ne sont pas suffisamment marquées pour être responsables de manifestations cliniques.
Autres affections et réactions au site dinjection
Des réactions au site dinjection (brûlure, douleur, érythème, dème, urticaire, nécrose en relation avec une extravasation) ont été rapportées.
Des cas de fièvre, de frissons et de mucite ont été parfois observés. Des études chez les animaux ont montré que le carboplatine a des propriétés embryotoxiques et tératogène. Lors de cultures cellulaires, des mutations génétiques et des aberrations chromosomiques ont été démontrés. En se basant sur ces résultats, on peut dire que le carboplatine a des effets carcinogéniques.
Des cas de fibroses pulmonaires ont été observés, cela se manifeste par une constriction thoracique et une dyspnée. Cela devrait être considéré si un état dhypersensibilité pulmonaire est exclu (voir rubrique « Affections du système immunitaire » ci-dessus).
Autres effets indésirables
Des anomalies modérées (Normales x 1,25) des paramètres de la fonction hépatique ont été observées. Il sagit délévations des phosphatases alcalines chez 24 % des patients, et, plus rarement, des SGOT, des SGPT (15 %) et de la bilirubine totale (5 % des patients).
Pour la plupart, elles ont régressé spontanément malgré la poursuite du traitement par le carboplatine. Des cas de nécroses cellulaires hépatiques fulminantes sont survenus après ladministration de carboplatine à forte dose.
Enfin, chez moins de 2 % des patients au total, on a observé : asthénie, alopécie, fièvre et frissons, réaction au site dinjection (gonflement, rougeur, douleur).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les effets indésirables non-hématologiques suivants sont également apparus : anomalies de la fonction rénale avec une chute de 50 % du taux de filtration glomérulaire, neuropathie, ototoxicité, perte de la vue, hyperbilirubinémie, mucite, diarrhée, nausées et vomissements avec céphalées, alopécie, érythème et infection grave. Dans la majorité des cas, les troubles auditifs sont transitoires et réversibles.
Traitement du surdosage
Il nexiste pas dantidote connu en cas de surdosage de carboplatine. Les complications prévisibles dun surdosage sont liées à une myélosuppression, ainsi quà une altération de la fonction rénale et hépatique. Une transplantation de moelle osseuse et des transfusions (thrombocytes, sang) peuvent constituer des mesures efficaces pour traiter ces effets indésirables hématologiques.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Le carboplatine est un cytostatique dont les propriétés biochimiques sont similaires à celles du cisplatine. Le carboplatine se fixe sur la molécule dADN en produisant des liaisons alkyles responsables de la formation de ponts entre les deux chaînes de la molécule ou entre les chaînes de deux molécules dADN adjacentes. La synthèse par réplication et la séparation ultérieure de lADN sont ainsi inhibées, de même que, secondairement, les synthèses de lARN et des protéines cellulaires.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Laire sous la courbe des concentrations plasmatiques de platine total et ultrafiltrable montre également une relation linéaire avec la dose administrée. Aucune accumulation de platine dans le plasma na été mise en évidence lors dune administration de carboplatine répétée pendant 4 jours consécutifs.
Après administration de carboplatine (300 à 500 mg/m2), les demi-vies délimination α et ß sont en moyenne respectivement de 1,6 heures et de 3 à 6 heures chez les patients présentant une clairance de la créatinine supérieure ou égale à 60 ml/min.
Pendant la phase initiale, la plus grande partie du platine ultrafiltrable est présente sous forme de carboplatine. La demi-vie délimination du platine plasmatique total est de 5 jours.
24 heures après ladministration de carboplatine, environ 87 % du platine plasmatique est lié aux protéines plasmatiques.
Le carboplatine est excrété principalement dans les urines, sous forme inchangée, et lon retrouve, 12 à 16 heures après ladministration, à peu près 70 % de la dose de platine total. 95 % de la dose administrée est excrétée avant la 25ème heure.
Les clairances totale et rénale de platine libre ultrafiltrable sont fonction de la filtration glomérulaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lopercule des flacons de 50 mg/5 ml, 150 mg/15 ml et 450 mg/45 ml contient un dérivé du latex.
Eau pour préparations injectables.
2 ans.
Après dilution :
· dans du glucose à 5 %, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 96 heures entre 2 °C et 8 °C et 48 heures à 25 °C. Dun point de vue microbiologique, le produit est à utiliser immédiatement. Si le produit nest pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation sont de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas excéder 24 heures entre 2 °C et 8 °C sauf si la dilution a eu lieu dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
· dans du chlorure de sodium à 0,9 %, une utilisation immédiate est recommandée.
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
60 ml en flacon (verre type I) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
5 ml, 15 ml, 45 ml et 60 ml en flacon (verre type I) protégé par un film plastique (Onco-Tain®) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
Lopercule des flacons de 50 mg/5 ml, 150 mg/15 ml et 450 mg/45 ml contient un dérivé du latex.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les médicaments administrés par voie parentérales doivent être inspectés visuellement pour détecter toutes particules et décoloration avant administration à chaque fois que la solution et le contenant le permettent. Si des particules sont observées, agiter et réinspecter.
Les flacons contenant des particules visibles ne doivent pas être utilisés.
La manipulation de ce cytostatique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant dassurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE
75014 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 570 802 8 0 : 15 ml en flacon (verre type I) protégé par un film plastique (Onco-Tain®) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
· 34009 570 803 4 1 : 45 ml en flacon (verre type I) protégé par un film plastique (Onco-Tain®) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
· 34009 570 804 0 2 : 60 ml en flacon (verre type I) protégé par un film plastique (Onco-Tain®) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
· 34009 563 175 1 6 : 60 ml en flacon (verre type I) avec bouchon (caoutchouc ou élastomère) et capsule (aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- CELLTOP 25 mg, capsule molle
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- TARGOCID 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable/pour perfusion ou solution buvable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ANCOTIL 1 POUR CENT, solution pour perfusion
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
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