PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA 10 mg/2,5 mg, comprimé pelliculé
CIS 66233813
Informations à jour au 7 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 07/12/2021
PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA 10 mg/2,5 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Périndopril tosilate................................................................................................................. 10 mg
Equivalant à périndopril (converti in situ en périndopril sodium)............................................ 6,816 mg
Indapamide........................................................................................................................... 2,5 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé contient 296,224 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé blanc, rond, biconvexe, denviron 10 mm de diamètre et lisse sur les deux faces.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Un comprimé de PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA par jour en une prise quotidienne, de préférence le matin et avant le repas.
Personnes âgées (voir rubrique 4.4)
Chez les personnes âgées, la créatininémie doit être ajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe. Chez le sujet âgé, le traitement peut être instauré si la fonction rénale est normale et après prise en compte de la réponse tensionnelle.
Insuffisance rénale (voir rubrique 4.4)
En cas d'insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine inférieure à 60 mL/min), le traitement est contre-indiqué.
Le suivi médical habituel comprendra un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
Insuffisance hépatique (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2)
En cas d'insuffisance hépatique sévère, le traitement est contre-indiqué.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA chez les enfants et les adolescents nont pas encore été établies. Aucune donnée nest disponible. PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents.
Mode dadministration
Voie orale.
· hypersensibilité à la substance active ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion,
· antécédents d'angio-dème (dème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.4),
· angio-dème héréditaire ou idiopathique,
· deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),
· association de PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA à des médicaments contenant de laliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 mL/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
· utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
LIEES A LINDAPAMIDE :
· hypersensibilité à la substance active ou aux autres sulfamides,
· insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine inférieure à 60 mL/min),
· encéphalopathie hépatique,
· insuffisance hépatique sévère,
· hypokaliémie,
· en règle générale, ce médicament est déconseillé en cas dassociation avec des médicaments non antiarythmiques pouvant provoquer des torsades de pointe (voir rubrique 4.5),
· allaitement (voir rubrique 4.6).
LIEES A PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE :
· hypersensibilité à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
En raison du manque de données, PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA ne doit pas être utilisé chez :
· les patients dialysés,
· les patients en insuffisance cardiaque décompensée non traitée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
COMMUNES AU PERINDOPRIL ET A LINDAPAMIDE :
Lutilisation de lithium avec lassociation de périndopril et dindapamide nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
LIEES AU PERINDOPRIL :
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.
Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Médicaments épargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts de sel contenant du potassium
L'association de périndopril et de médicaments épargneurs de potassium, de suppléments potassiques ou de substituts de sel contenant du potassium n'est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Neutropénie/agranulocytose/thrombopénie/anémie
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombopénie et danémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de lenzyme de conversion. Il est rare quune neutropénie survienne chez les patients ayant une fonction rénale normale et aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de lallopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier sil existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections graves, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril est utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la numération des globules blancs est conseillée et les patients devront être prévenus de signaler tout signe dinfection (par exemple, mal de gorge, fièvre) (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Hypersensibilité/angio-dème
Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à nimporte quel moment du traitement. Dans de tels cas, le périndopril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être gardé sous surveillance jusqu'à disparition complète des symptômes avant son départ. Lorsque l'dème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour soulager les symptômes.
L'angio-dème associé à un dème laryngé peut être fatal. En cas datteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1 000 (0,3 mL à 0,5 mL) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes.
La fréquence dangio-dèmes rapportés est plus élevée chez les patients noirs que chez les patients non-noirs.
Les patients ayant des antécédents dangio-dème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent présenter un risque accru dangio-dème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3).
Un angio-dème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de lenzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce nétait pas précédé dun angio-dème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors dune chirurgie et les symptômes ont disparu à larrêt de lIEC. Langio-dème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC.
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de périndopril. Le traitement par périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Des cas isolés de réactions anaphylactoïdes prolongées menaçant la vie du patient ont été rapportés lors de ladministration dun inhibiteur de lenzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation avec du venin dhyménoptère (abeille, guêpes). Les inhibiteurs de lenzyme de conversion doivent être utilisés avec prudence chez les patients allergiques traités pour désensibilisation et évités chez ceux qui vont recevoir une immunothérapie par venin. Néanmoins, ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion pendant au moins 24 heures avant le traitement chez les patients nécessitant à la fois un traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion et une désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Rarement, des patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors dune aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées chez les patients en suspendant temporairement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple, AN 69®) et traités simultanément avec un IEC. Il conviendra dutiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe dantihypertenseur chez ces patients.
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif doit être débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
LIEES A LINDAPAMIDE
Encéphalopathie hépatique
Si la fonction hépatique est altérée, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, l'administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.
Photosensibilité
Des cas de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques ou apparentés (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité survient pendant le traitement, il est recommandé de linterrompre. Si ladministration dun diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées du soleil et des UVA artificiels.
Précautions demploi
COMMUNES AU PERINDOPRIL ET A LINDAPAMIDE
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 60 mL/min), le traitement est contre-indiqué.
Chez certains patients hypertendus sans lésion rénale apparente préexistante et dont le bilan sanguin témoigne d'une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement doit être interrompu et éventuellement repris soit à la faible dose soit avec un seul des constituants.
Chez ces patients, le suivi habituel comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, après deux semaines de traitement puis tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique. Linsuffisance rénale a été principalement rapportée chez les patients en insuffisance cardiaque sévère ou présentant une insuffisance rénale sous-jacente, en particulier par sténose de lartère rénale.
Ce médicament nest généralement pas recommandé en cas de sténose de lartère rénale bilatérale ou de rein fonctionnel unique.
Hypotension et déplétion hydrosodée
Il existe un risque dhypotension soudaine en cas de déplétion sodique préexistante (en particulier chez les patients présentant une sténose de lartère rénale). Les signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront donc systématiquement recherchés. Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques doit être effectuée chez de tels patients.
Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d'une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique.
Une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite de traitement. Après rétablissement d'une volémie et d'une pression artérielle satisfaisante, il est possible de reprendre le traitement soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.
Kaliémie
L'association de périndopril et d'indapamide n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. Comme avec tout antihypertenseur associé à un diurétique, un contrôle régulier des taux de potassium plasmatique doit être effectué.
LIEES AU PERINDOPRIL
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance, ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Population pédiatrique
L'efficacité et la tolérance du périndopril chez l'enfant et ladolescent, seul ou associé, n'ont pas été établies.
Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc...).
Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone a été observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime hyposodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients dont la pression artérielle était initialement basse, en cas de sténose de lartère rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose démato-ascitique.
Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle. Occasionnellement, ceci peut survenir, bien que rarement, de façon aiguë à tout moment du traitement.
Chez ces patients, le traitement doit être instauré à faible dose et augmenté progressivement.
Personnes âgées
La fonction rénale et la kaliémie doivent être évaluées avant le début du traitement. La posologie initiale sera ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, particulièrement en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute survenue brutale dune hypotension.
Athérosclérose
Le risque d'hypotension existe chez tous les patients, mais une attention particulière sera apportée aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en instaurant le traitement à faible dose.
Hypertension rénovasculaire
Le traitement de l'hypertension rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles chez les patients présentant une hypertension rénovasculaire et qui sont dans l'attente dune chirurgie correctrice ou lorsque la chirurgie n'est pas possible.
Le traitement par PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA nest pas adapté aux patients ayant une sténose de lartère rénale connue ou suspectée, le traitement devant être instauré à lhôpital à un dosage plus faible que celui du PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA.
Insuffisance cardiaque/insuffisance cardiaque sévère
Le traitement par PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA 10 mg/2,5 mg nest pas adapté aux patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV), l'instauration du traitement devant se faire sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite. Le traitement par bêta-bloquant dun hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne ne doit pas être arrêté : l'IEC doit être ajouté au bêta-bloquant.
Patients diabétiques
Le traitement par PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA nest pas adapté aux patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement devant se faire sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite. Le traitement par bêta-bloquant dun hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne ne doit pas être arrêté : l'IEC doit être ajouté au bêta-bloquant.
Chez les patients diabétiques sous antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement avec un IEC (voir rubrique 4.5).
Particularités ethniques
Comme pour les autres IEC, le périndopril est apparemment moins efficace sur la baisse de pression artérielle chez les patients noirs que chez les patients non-noirs, probablement en raison de la fréquence plus élevée des états de rénine basse dans la population hypertendue noire.
Chirurgie/anesthésie
Les IEC sont susceptibles de provoquer une hypotension en cas danesthésie, en particulier si lagent anesthésique utilisé possède un potentiel hypotenseur.
Il est donc recommandé dinterrompre les inhibiteurs de lenzyme de conversion de longue durée daction comme le périndopril si possible la veille de lintervention.
Sténose de la valve mitrale ou aortique/cardiomyopathie hypertrophique
Les IEC doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche.
Insuffisance hépatique
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome nest pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent une jaunisse ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et bénéficier dune surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).
Kaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
LIEES A LINDAPAMIDE
Equilibre hydro-électrolytique
Natrémie
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers. La baisse de la natrémie peut initialement être asymptomatique et un contrôle régulier est donc indispensable. Il doit être encore plus fréquent chez les sujets âgés et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9). Tout traitement diurétique peut provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois très graves. Lhyponatrémie associée à une hypovolémie peut être responsable dune déshydratation et dune hypotension orthostatique. La perte concomitante dions chlorure peut entraîner une alcalose métabolique secondaire compensatoire : lincidence et le degré de cet effet sont faibles.
Kaliémie
Une déplétion potassique avec hypokaliémie constitue un risque majeur avec les diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,4 mmol/L) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque telles que les sujets âgés et/ou dénutris quils soient polymédicamentés ou non, les cirrhotiques avec dèmes et ascite, les coronariens et les insuffisants cardiaques. Dans de tels cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les sujets présentant un intervalle QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique.
L'hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointe, potentiellement fatales.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la 1re semaine de traitement. Si une hypokaliémie est détectée, elle doit être corrigée.
Calcémie
Les diurétiques thiazidiques et apparentés sont susceptibles de diminuer l'excrétion urinaire du calcium et dentraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie importante peut être reliée à une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, le traitement doit être interrompu avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.
Glycémie
Le contrôle de la glycémie est important chez les diabétiques, en particulier lorsque les taux de potassium plasmatiques sont bas.
Acide urique
Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.
Fonction rénale et diurétiques
Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/L, soit 220 µmol/L pour un adulte).
Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être ajustée pour tenir compte de l'âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft :
Clcr = (140 - âge) x poids/0,814 x créatininémie
· avec : l'âge exprimé en années,
· le poids en kg,
· la créatininémie en micromoles/L.
Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
L'hypovolémie, résultant de la perte en eau et en sodium provoquée par le diurétique en début de traitement entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation des taux plasmatiques durée et de créatinine. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients dont la fonction rénale est normale mais peut cependant aggraver une insuffisance rénale préexistante.
Sportifs
L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient une substance active pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Epanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome secondaire à angle fermé
Les sulfamides, ou les dérivés sulfamidés, peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie transitoire et un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes incluent une apparition soudaine de la diminution de lacuité visuelle ou des douleurs oculaires et surviennent en général dans les heures ou les semaines après linitiation du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à une perte définitive de la vision. Le traitement principal consiste à interrompre le traitement aussi rapidement que possible. Si la pression intraoculaire reste incontrôlée, un traitement médical ou chirurgical durgence doit être envisagé. Des antécédents dallergie aux sulfamides ou à la pénicilline sont à prendre en compte dans les facteurs de risque de développement dun glaucome aigu à angle fermé.
Excipients
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
COMMUNES AU PERINDOPRIL ET A LINDAPAMIDE
Associations déconseillées
· Lithium : des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité ont été rapportées pendant ladministration concomitante de lithium avec des IEC. Lutilisation de périndopril associé à lindapamide avec le lithium nest pas recommandée, mais si lassociation savère nécessaire, un contrôle attentif de la lithiémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Baclofène : effet antihypertenseur augmenté. Surveiller la pression artérielle et adapter la posologie de lantihypertenseur si nécessaire.
· Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (y compris aspirine ≥ 3 g/jour) : quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que lacide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire les inhibiteurs de la COX-2 et les AINS non sélectifs), une atténuation de leffet antihypertenseur peut se produire. Lutilisation concomitante dIEC et dAINS peut conduire à un risque accru daggravation de la fonction rénale, incluant un risque dinsuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération pré-existante de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement.
Associations à prendre en compte
· Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques : effet antihypertenseur et risque dhypotension orthostatique majorés (effet additif).
LIEES AU PERINDOPRIL
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Médicaments entrainant une hyperkaliémie
Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter le risque de survenue dune hyperkaliémie comme : laliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potasssium, les IEC, les ARA II, les AINS, les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime. Lassociation de ces médicaments augmente le risque dhyperkaliémie.
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
· Aliskiren : chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux, le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de morbi-mortalité cardiovasculaire augmente.
· Médicaments augmentant le risque dangio-dème
· Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
· Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (voir rubrique 4.4)
Associations déconseillées
· Aliskiren : le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les diabétiques ou insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4).
· Traitement associant un IEC avec un ARA II : il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints dathérosclérose diagnostiquée, dinsuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée dhypotension, de syncope, dhyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) comparativement au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (par ex., association dun IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).
· Estramustine : risque daugmentation des effets indésirables tels quun dème angioneurotique (angio-dème).
· Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par périndopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration de périndopril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Par conséquent, lassociation du périndopril avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) : des études épidémiologiques ont suggéré que lassociation dIEC et dantidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec un risque dhypoglycémie. Ce phénomène semble se produire plus particulièrement au cours des premières semaines de lassociation de ces traitements et chez les patients présentant une insuffisance rénale.
· Diurétiques non-épargneurs de potassium : les patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujets à une forte diminution de la pression artérielle après linstauration du traitement par un IEC. Leffet hypotenseur éventuel peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinstaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique antérieur peut avoir causé une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, le diurétique doit être interrompu avant dinstaurer un IEC ; dans ce cas, un diurétique non épargneur de potassium peut être ensuite réintroduit ou lIEC doit être instauré à une dose faible et augmenté progressivement.
Dans le traitement diurétique de linsuffisance cardiaque congestive, lIEC doit être instauré à une dose très faible, éventuellement après avoir réduit la dose du diurétique non épargneur de potassium concomitant.
Dans tous les cas, la fonction rénale (taux de créatinine) doit être surveillée lors des premières semaines de traitement par IEC.
· Diurétiques épargneurs de potassium (éplérénone, spironolactone) : avec léplérénone ou la spironolactone à des doses comprises entre 12,5 mg et 50 mg par jour et avec de faibles doses dIEC :
Dans le traitement de linsuffisance cardiaque de classe II-IV (NYHA) avec une fraction déjection < 40 %, et précédemment traitée avec un IEC et un diurétique de lanse, il existe un risque dhyperkaliémie, potentiellement fatale, particulièrement en cas de non-respect des recommandations de prescription de cette association.
Avant instauration de lassociation, vérifier labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale.
Un contrôle strict de la kaliémie et de la créatinémie est recommandé une fois par semaine durant le premier mois du traitement et ensuite une fois par mois.
Associations à prendre en compte
· Agents antihypertenseurs et vasodilatateurs : lutilisation concomitante de ces agents peut augmenter leffet hypotenseur du périndopril. Lutilisation concomitante de nitroglycérine et dautres nitrates, ou de tout autre vasodilatateur, peut réduire davantage la pression artérielle.
· Allopurinol, agents cytostatiques ou immunosuppresseurs, corticoïdes (voie générale) ou procaïnamide : ladministration concomitante avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion peut entraîner un risque accru de leucopénie (voir rubrique 4.4).
· Anesthésiques : les inhibiteurs de lenzyme de conversion peuvent majorer les effets hypotenseurs de certains produits anesthésiques (voir rubrique 4.4).
· Gliptines (linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) : augmentation du risque dangio-dème imputable à la diminution de lactivité de la dipeptidyl peptidase IV (DPP-IV) causée par la gliptine, chez les patients co-traités avec un IEC.
· Sympathomimétiques : les sympathomimétiques peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC.
· Or : des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant bouffées vasomotrices au visage, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.
· Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) : les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4).
· Ciclosporine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
· Héparine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de lhéparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
LIEES A LINDAPAMIDE
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Médicaments induisant des torsades de pointe : en raison du risque dhypokaliémie, lindapamide doit être administré avec prudence lorsquil est associé à des médicaments induisant des torsades de pointe comme les antiarythmiques de classe IA (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), les antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, brétylium, sotalol) ; certains neuroleptiques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, sultopride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; autres substances telles que bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV, méthadone, astémizole, terfénadine. Prévention de lhypokaliémie et correction si besoin : surveillance de lintervalle QT.
· Médicaments hypokaliémiants : amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie générale), tétracosactide, laxatifs stimulants. Risque majoré d'hypokaliémie (effet additif). Surveillance de la kaliémie et correction si besoin ; à prendre particulièrement en compte en cas de thérapeutique digitalique. Utiliser des laxatifs non stimulants.
· Digitaliques : les faibles taux de potassium favorisent les effets toxiques des digitaliques. La kaliémie et lECG doivent être contrôlés et le traitement reconsidéré si nécessaire.
Associations à prendre en compte
· Diurétiques épargneurs de potassium (amiloride, spironolactone, triamtérène) : tandis que des associations rationnelles savèrent utiles chez certains patients, une hypokaliémie ou une hyperkaliémie (en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale ou les patients diabétiques) peut survenir. La kaliémie et lECG doivent être surveillés et le traitement doit être reconsidéré, si nécessaire.
· Metformine : acidose lactique due à la metformine provoquée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et en particulier aux diurétiques de l'anse. Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/L (135 micromoles/L) chez l'homme et 12 mg/L (110 micromoles/L) chez la femme.
· Produits de contraste iodés : en cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. Une réhydratation doit être effectuée avant administration du produit iodé.
· Calcium (sels de) : risque daugmentation de la calcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium.
· Ciclosporine, tacrolimus : risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des taux circulants de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.
· Corticostéroïdes, tétracosactide (voie systémique) : diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticostéroïdes).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans lassociation, sur la grossesse et lallaitement, lutilisation de PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA nest pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse. PERINDOPRIL TOSILATE/ INDAPAMIDE TEVA est contre-indiqué pendant le deuxième et troisième trimestres de la grossesse.
PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA est contre-indiqué pendant lallaitement, cest pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre lallaitement, soit interrompre le traitement par PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA 10 mg/2,5 mg en prenant en compte limportance de ce traitement pour la mère.
Grossesse
LIEE AU PERINDOPRIL
Lutilisation dIEC nest pas recommandée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des IEC est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif doit être débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas dexposition à partir du 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.
Les nourrissons de mère traitée par IEC doivent être étroitement surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
LIEE A LINDAPAMIDE
Il nexiste pas de données ou il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur lutilisation de lindapamide chez la femme enceinte. Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques pendant le troisième trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel et le débit sanguin utéro-placentaire pouvant entraîner une ischémie fto-placentaire et un retard de croissance.
Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de lindapamide au cours de la grossesse.
Allaitement
PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA est contre-indiqué au cours de lallaitement.
LIE AU PERINDOPRIL
En raison de labsence dinformations disponibles sur lutilisation du périndopril au cours de lallaitement, le périndopril nest pas recommandé au cours de lallaitement. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
LIE A LINDAPAMIDE
Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion de lindapamide/métabolites dans le lait maternel. Une hypersensibilité aux produits dérivés du sulfonamide peut survenir, de même quune hypokaliémie. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.
Lindapamide est étroitement lié aux diurétiques thiazidiques qui sont impliqués dans la réduction ou même la suppression de lait au cours de lallaitement.
Lutilisation de lindapamide est contre-indiquée au cours de lallaitement.
Fertilité
LIEE AU PERINDOPRIL ET A LINDAPAMIDE
Les études toxicologiques sur la reproduction nont montré aucun effet sur la fertilité chez des rats femelles et mâles (voir rubrique 5.3). Aucun effet sur la fertilité humaine nest attendu.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
LIÉS AU PÉRINDOPRIL, À L'INDAPAMIDE ET À PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA
Les deux substances actives, prises individuellement ou associées dans PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA nont aucun effet sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines mais des réactions individuelles en relation avec une faible pression artérielle peuvent survenir chez certains patients, en particulier en début de traitement ou lors de l'association à un autre médicament antihypertenseur.
Par conséquent, l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être altérée.
a. Résumé du profil de sécurité
L'administration de périndopril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique provoquée par lindapamide. Six pour cent des patients traités par périndopril/indapamide présentent une hypokaliémie (taux de potassium < 3,4 mmol/L).
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les suivants :
· avec le périndopril : sensations vertigineuses, céphalées, paresthésies, dysgueusie, déficience visuelle, vertige, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, douleurs abdominales, constipation, dyspepsie, diarrhée, nausées, vomissements, prurit, rash, crampes musculaires et asthénie.
· avec lindapamide : réactions dhypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les sujets prédisposés aux réactions allergiques ou asthmatiques et aux rashs maculo-papuleux.
b. Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Les effets indésirables suivants ont été observés au cours des essais cliniques et/ou depuis la mise sur le marché et sont classés selon les fréquences suivantes :
Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
|
|
Périndopril |
Indapamide |
||
|
Infections et infestations |
Rhinite |
Très rare |
- |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Eosinophilie |
Peu fréquent* |
- |
|
Agranulocytose (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Anémie aplasique |
- |
Très rare |
|
|
Pancytopénie |
Très rare |
- |
|
|
Leucopénie |
Très rare |
Très rare |
|
|
Neutropénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|
|
Anémie hémolytique |
Très rare |
Très rare |
|
|
Thrombopénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité (réactions, principalement dermatologiques, chez les sujets prédisposés aux réactions allergiques ou asthmatiques) |
- |
Fréquent |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
Peu fréquent* |
|
|
Hyperkaliémie, réversible à larrêt du traitement (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Hyponatrémie (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent* |
Fréquence indéterminée |
|
|
Hypercalcémie |
- |
Très rare |
|
|
Déplétion potassique avec hypokaliémie, particulièrement grave chez certaines populations à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections psychiatriques |
Changement dhumeur |
Peu fréquent |
- |
|
Troubles du sommeil |
Peu fréquent |
- |
|
|
Confusion |
Très rare |
- |
|
|
Dépression |
Peu fréquent |
- |
|
|
Affections du système nerveux |
Sensations vertigineuses |
Fréquent |
- |
|
Céphalées |
Fréquent |
Rare |
|
|
Paresthésies |
Fréquent |
Rare |
|
|
Dysgueusie |
Fréquent |
- |
|
|
Somnolence |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Syncope |
Peu fréquent* |
Fréquence indéterminée |
|
|
Accident vasculaire cérébral, potentiellement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|
|
En cas dinsuffisance hépatique, possibilité de survenue dune encéphalopathie hépatique (voir rubriques 4.3 et 4.4) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections oculaires |
Déficience visuelle |
Fréquent |
Fréquence indéterminée |
|
Myopie (voir rubrique 4.4) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Vision trouble |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Epanchement choroïdien |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Vertige |
Fréquent |
Rare |
|
Acouphènes |
Fréquent |
- |
|
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
Peu fréquent* |
- |
|
Tachycardie |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Angine de poitrine (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|
|
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|
|
Torsades de pointes (potentiellement fatales) (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections vasculaires |
Hypotension (et effets liés à lhypotension) (voir rubrique 4.4) |
Fréquent |
Très rare |
|
Vascularite |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Phénomène de Raynaud |
Fréquence indéterminée |
- |
|
|
Bouffée congestive |
Rare |
- |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux (voir rubrique 4.4) |
Fréquent |
- |
|
Dyspnée |
Fréquent |
- |
|
|
Bronchospasme |
Peu fréquent |
- |
|
|
Pneumonie à éosinophiles |
Très rare |
- |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales |
Fréquent |
- |
|
Constipation |
Fréquent |
Rare |
|
|
Diarrhée |
Fréquent |
- |
|
|
Dyspepsie |
Fréquent |
- |
|
|
Nausées |
Fréquent |
Rare |
|
|
Vomissements |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Sécheresse buccale |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
|
Anomalies de la fonction hépatique |
- |
Très rare |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Prurit |
Fréquent |
- |
|
Rash |
Fréquent |
- |
|
|
Rash maculo-papuleux |
- |
Fréquent |
|
|
Urticaire (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Très rare |
|
|
Angio-dème (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Très rare |
|
|
Purpura |
- |
Peu fréquent |
|
|
Hyperhidrose |
Peu fréquent |
- |
|
|
Réaction de photosensibilité |
Peu fréquent* |
Fréquence indéterminée |
|
|
Pemphigoïde |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Erythème polymorphe |
Très rare |
- |
|
|
Nécrolyse épidermique toxique |
- |
Très rare |
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
- |
Très rare |
|
|
Aggravation du psoriasis |
Rare |
|
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Crampes musculaires |
Fréquent |
- |
|
Possibilité dune aggravation dun lupus érythémateux disséminé préexistant |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Arthralgie |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Myalgie |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Insuffisance rénale |
Peu fréquent |
- |
|
Insuffisance rénale aiguë |
Rare |
Très rare |
|
|
Anurie/oligurie |
Rare |
- |
|
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysfonction érectile |
Peu fréquent |
- |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie |
Common |
- |
|
Douleur thoracique |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Malaise |
Peu fréquent* |
- |
|
|
dème périphérique |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Pyrexie |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Fatigue |
- |
Rare |
|
|
Investigations |
Augmentation de lurée sanguine |
Peu fréquent* |
- |
|
Augmentation de la créatininémie |
Peu fréquent* |
- |
|
|
Elévation de la bilirubine sanguine |
Rare |
- |
|
|
Elévation des enzymes hépatiques |
Rare |
Fréquence indéterminée |
|
|
Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|
|
Elévation de la glycémie |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Elévation de luricémie |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Allongement de lintervalle QT à lélectrocardiogramme (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Troubles endocriniens |
Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) |
Rare |
- |
|
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Chutes |
Peu fréquent* |
- |
* Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés après la commercialisation (notifications spontanées).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Leffet indésirable le plus probable en cas de surdosage est l'hypotension, parfois associée à des nausées, vomissements, crampes, vertiges, somnolence, confusion mentale, oligurie pouvant aller jusqu'à l'anurie (par hypovolémie). Des désordres hydroélectrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie) peuvent survenir.
Prise en charge
Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produit(s) ingéré(s) par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation.
Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus en position déclive. Si nécessaire, une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium peut être administrée ou tout autre moyen d'expansion volémique peut être utilisé.
Le périndoprilate, la forme active du périndopril, est dialysable (voir rubrique 5.2).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Périndopril et diurétiques, code ATC : C09BA04.
PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA est une association de périndopril sel de tosilate, un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, et d'indapamide, un diurétique chlorosulfamoylé. Ses propriétés pharmacologiques découlent de celles de chacun des composés pris séparément auxquelles il convient d'ajouter celles dues à l'action additive synergique des deux produits associés.
Mécanisme daction
LIE AU PERINDOPRIL
Le périndopril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien, et la dégradation de la bradykinine, substance vasodilatatrice, en heptapeptides inactifs.
Il en résulte :
· une diminution de la sécrétion d'aldostérone,
· une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif,
· une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.
L'action antihypertensive de périndopril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.
Le périndopril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites sont inactifs.
Le périndopril réduit le travail du cur :
· par un effet vasodilatateur veineux, vraisemblablement dû à une modification du métabolisme des prostaglandines : diminution de la pré-charge,
· par diminution des résistances périphériques totales : diminution de la post-charge.
Les études réalisées chez l'insuffisant cardiaque ont mis en évidence :
· une baisse des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droit,
· une diminution des résistances vasculaires périphériques totales,
· une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de l'index cardiaque,
· une augmentation des débits sanguins régionaux musculaires.
Les épreuves d'effort sont également améliorées.
LIE A LINDAPAMIDE
Lindapamide est un dérivé sulfamidé à noyau indole, apparenté aux diurétiques thiazidiques sur le plan pharmacologique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.
Effets pharmacodynamiques
LIES A PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA
Chez l'hypertendu, quel que soit l'âge, PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA exerce un effet antihypertenseur dose-dépendant sur les pressions artérielles diastolique et systolique que ce soit en position couchée ou en position debout.
PICXEL, une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus énalapril en monothérapie, a évalué par échocardiographie les effets de lassociation périndopril/indapamide sur lhypertrophie ventriculaire gauche (HVG).
Dans létude PICXEL, les patients hypertendus avec HVG (définie par un index de masse ventriculaire gauche (IMVG) > 120 g/m2 chez lhomme et > 100 g/m2 chez la femme) ont été randomisés en 2 groupes pour un an de traitement : périndopril tert-butylamine 2 mg (soit 2,5 mg de périndopril arginine ou périndopril tosilate)/indapamide 0,625 mg ou énalapril 10 mg, en une prise par jour. La posologie pouvait être adaptée en fonction du contrôle de la pression artérielle jusquà périndopril tert-butylamine 8 mg (soit 10 mg de périndopril arginine ou périndopril tosilate)/indapamide 2,5 mg ou énalapril 40 mg en une prise par jour. Seuls 34 % des sujets sont restés traités avec périndopril tert-butylamine 2 mg (soit 2,5 mg de périndopril arginine ou périndopril tosilate)/indapamide 0,625 mg (contre 20 % avec énalapril 10 mg).
A la fin du traitement, lIMVG avait diminué de façon significativement plus importante dans le groupe périndopril/indapamide (-10,1 g/m2) que dans le groupe énalapril (-1,1 g/m2) dans la population totale des patients randomisés. La différence de variation de lIMVG entre les deux groupes était de -8,3 g/m2 (IC à 95 % (-11,5 ; -5,0), p < 0,0001).
Un effet plus important sur lIMVG a été atteint à la dose de périndopril 8 mg (soit 10 mg de périndopril tosilate)/indapamide 2,5 mg.
Concernant la pression artérielle, les différences moyennes estimées entre les 2 groupes dans la population randomisée ont été respectivement de -5,8 mmHg (IC à 95 % (-7,9 ; -3,7), p < 0,0001) pour la pression artérielle systolique et de -2,3 mmHg (IC à 95 % (-3,6 ; -0,9), p = 0,0004) pour la pression artérielle diastolique, en faveur du groupe périndopril/indapamide.
LIES AU PERINDOPRIL
Le périndopril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère à modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme.
L'activité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se prolonge pendant 24 heures.
Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est élevé : il se situe aux environs de 80 %.
Chez les patients répondeurs, la pression artérielle est normalisée au bout de 1 mois de traitement, et se maintient sans échappement.
L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.
Le périndopril est pourvu de propriétés vasodilatatrices, restaure lélasticité des principaux troncs artériels, corrige les modifications histomorphométriques des artères de résistance et réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
En cas de nécessité, l'adjonction d'un diurétique thiazidique entraîne une synergie de type additif.
L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un diurétique thiazidique diminue en outre le risque d'hypokaliémie induite par le diurétique seul.
Liés à lindapamide :
Lindapamide, en monothérapie, a un effet antihypertenseur qui se prolonge pendant 24 heures. Cet effet apparaît à des doses où ses propriétés diurétiques sont minimes.
Son activité antihypertensive est proportionnelle à une amélioration de la compliance artérielle et à une diminution des résistances vasculaires périphériques totale et artériolaire.
Lindapamide réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
Il existe un plateau de l'effet antihypertenseur des diurétiques thiazidiques et apparentés au-delà d'une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d'augmenter : en cas d'inefficacité du traitement, il ne faut donc pas chercher à augmenter les doses.
En outre, il a été démontré, à court, moyen et long terme chez l'hypertendu, que lindapamide :
· respecte le métabolisme lipidique : triglycérides, LDL-cholestérol et HDL-cholestérol,
· respecte le métabolisme glucidique, même chez l'hypertendu diabétique.
Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine CV et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même, les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Population pédiatrique
Aucune donnée nest disponible concernant lutilisation de PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE TEVA chez lenfant.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
LIEES A PERINDOPRIL TOSILATE/INDAPAMIDE
La co-administration de périndopril et d'indapamide ne modifie pas leurs paramètres pharmacocinétiques par rapport à leur administration séparée.
LIEES AU PERINDOPRIL
Absorption et biodisponibilité
Après administration orale, l'absorption du périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
La prise d'aliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Distribution
Le volume de distribution est d'approximativement 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à l'enzyme de conversion de l'angiotensine, mais est concentration-dépendante.
Biotransformation
Le périndopril est une pro-drogue. Vingt-sept pour cent du périndopril administré atteint la circulation sanguine en tant que métabolite actif, le périndoprilate. En plus du périndoprilate actif, le périndopril est à l'origine de 5 autres métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
Elimination
Le périndoprilate est éliminé par voie urinaire et la demi-vie terminale de la fraction libre est d'environ 17 heures, permettant d'obtenir un état d'équilibre en 4 jours.
Linéarité/non-linéarité
Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril administrée et l'exposition plasmatique.
Populations particulières
Sujets âgés
L'élimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques ou rénaux.
Insuffisance rénale
Une adaptation posologique en cas d'insuffisance rénale est souhaitable en fonction du degré d'altération (clairance de la créatinine).
En cas de dialyse
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 mL/min.
Cirrhose
Les cinétiques du périndopril sont modifiées chez les patients cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée n'est pas diminuée et, par conséquent, aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
LIEES A L'INDAPAMIDE
Absorption
L'indapamide est rapidement et totalement absorbé par le tractus digestif.
Le pic plasmatique maximal est atteint chez l'Homme environ une heure après la prise orale du produit.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est de 79 %.
Biotransformation et élimination
La demi-vie d'élimination est comprise entre 14 et 24 heures (en moyenne 18 heures). Les administrations répétées ne provoquent pas d'accumulation. L'élimination est essentiellement urinaire (70 % de la dose) et fécale (22 %) sous forme de métabolites inactifs.
Populations particulières
Insuffisance rénale
Les paramètres pharmacocinétiques sont inchangés chez l'insuffisant rénal.
5.3. Données de sécurité préclinique
Néanmoins, ces effets indésirables se manifestent à des niveaux de doses largement supérieurs à ceux utilisés en thérapeutique.
LIEES AU PERINDOPRIL
Dans les études de toxicité chronique avec administration orale de périndopril (chez le rat et le singe), l'organe cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène n'a été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) n'ont montré aucun signe d'embryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, ont induit des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et les lapins : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées. La fertilité na pas été altérée chez les rats mâles ou femelles.
Aucune carcinogénicité n'a été observée lors des études à long terme chez les rats et les souris.
LIEES A L'INDAPAMIDE
L'administration orale à forte dose (40 à 8 000 fois supérieur à la dose thérapeutique) chez différentes espèces animales a montré une exacerbation des propriétés diurétiques de l'indapamide. Les principaux symptômes observés au cours des études de toxicité aiguë après administration d'indapamide en intraveineuse ou intrapéritonéale, étaient liés à l'action pharmacologique de l'indapamide, i.e. bradypnée et vasodilatation périphérique.
Les études de toxicité sur la reproduction nont pas montré dembryotoxicité ou de tératogénicité et la fertilité na pas été altérée.
L'indapamide ne présente pas de propriétés mutagènes ou carcinogènes.
Lactose monohydraté, amidon de maïs, bicarbonate de sodium, amidon de maïs prégélatinisé, povidone K30, stéarate de magnésium.
Pelliculage
Poly(alcool vinylique) partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350 , talc.
Sans objet.
28 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver le pilulier soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Pilulier (polypropylène) blanc, opaque, de 30, 50, 60 (2 piluliers de 30), 90 (3 piluliers de 30) ou 100 (2 piluliers 50) comprimés pelliculés, muni dun bouchon (polyéthylène) blanc, opaque, avec capsule de dessiccant et équipé d'un réducteur de débit (polyéthylène) avec sceau d'inviolabilité.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 057 3 3 : Boîte de 1 pilulier (polypropylène) de 30 comprimés pelliculés.
· 34009 301 277 8 0 : Boîte de 1 pilulier (polypropylène) de 50 comprimés pelliculés.
· 34009 301 277 9 7 : Boîte de 3 piluliers (polypropylène) de 30 comprimés pelliculés.
· 34009 301 278 0 3 : Boîte de 2 piluliers (polypropylène) de 50 comprimés pelliculés.
· 34009 301 278 1 0 : Boîte de 2 piluliers (polypropylène) de 30 comprimés pelliculés.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- FLUDEX 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.