DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
CIS 66488326
Informations à jour au 4 juin 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 04/06/2021
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Diclofénac sodique......................................................................................................... 75,000 mg
Quantité correspondant à diclofénac................................................................................ 69,800 mg
Pour un comprimé enrobé à libération prolongée.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 65,000 mg de saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé enrobé à libération prolongée.
Comprimé rose, biconvexe, légèrement courbé, triangulaire dune dimension de 8,5 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Elles sont limitées, chez l'adulte et à l'enfant à partir de 15 ans, au :
· traitement d'entretien des affections rhumatismales chroniques pour lesquelles, lors de l'utilisation des formes dosées à 25 mg et 50 mg, la posologie de 75 mg par jour s'est révélée adéquate ;
· traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës d'arthrose.
4.2. Posologie et mode d'administration
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).
D'une manière générale, la dose doit être adaptée individuellement.
Population cible
Adulte et enfant à partir de 15 ans
· Traitement d'entretien : 1 comprimé à 75 mg par jour.
Quand les symptômes sont plus prononcés durant la nuit, il est conseillé de prendre le comprimé le soir.
· Traitement des poussées aiguës : 1 comprimé à 75 mg matin et soir pendant 7 jours maximum.
La dose quotidienne maximale de 150 mg ne doit pas être dépassée.
Populations particulières
Population pédiatrique (enfant et adolescent de moins de 15 ans)
En raison de son dosage, DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée ne convient pas chez l'enfant et l'adolescent.
Population gériatrique (patients âgés de 65 ans ou plus)
Aucun ajustement posologique de la dose initiale nest nécessaire chez les personnes âgées. Il est conseillé dutiliser la dose minimale efficace chez les patients fragiles ou de faible poids corporel (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée est contre-indiqué chez les patients insuffisants rénaux sévères (voir rubrique 4.3).
Aucune étude spécifique na été réalisée chez les patients insuffisants rénaux. Par conséquent, aucune recommandation spécifique en termes dajustement posologique ne peut être donnée. La prudence est recommandée lorsque DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée est administré à des patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée est contre-indiqué chez les patients insuffisants hépatiques sévères (voir rubrique 4.3).
Aucune étude spécifique na été réalisée chez les patients insuffisants hépatiques. Par conséquent, aucune recommandation spécifique en termes dajustement posologique ne peut être donnée. La prudence est recommandée lorsque DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée est administré à des patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés sont à avaler entiers sans les croquer, ni les mâcher, avec un verre deau, de préférence pendant le repas.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients, mentionnés à la rubrique 6.1,
· antécédent d'allergie (tels que urticaire, angio-dème, rhinite aiguë) ou d'asthme déclenché par la prise de diclofénac ou de substances d'activité proche telles que dautres AINS, ou lacide acétylsalicylique (réactions croisées induites par les AINS),
· grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines daménorrhée) (voir rubrique 4.6),
· en cas de traitement par du mifamurtide, en raison du risque de moindre efficacité du mifamurtide aux doses élevées dAINS (voir rubrique 4.5),
· hémorragie ou perforation gastro-intestinale,
· antécédents d'hémorragie ou de perforation digestive au cours d'un précédent traitement par AINS,
· ulcère peptique évolutif, antécédents d'ulcère peptique ou d'hémorragie récurrente (2 épisodes distincts, ou plus, d'hémorragie ou d'ulcération objectivés),
· ulcère gastro-duodénal ou intestinal en évolution,
· insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4),
· insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.4),
· insuffisance cardiaque congestive avérée (NYHA II-IV), cardiopathie ischémique, artériopathie périphérique et/ou maladie vasculaire cérébrale (voir rubrique 4.4),
· enfant de moins de 15 ans (en raison du dosage inadapté de ce médicament).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et les paragraphes "Effets gastro-intestinaux" et "Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires" ci-dessous).
Asthme préexistant
Chez les patients présentant un asthme, une rhinite allergique saisonnière, un dème de la muqueuse nasale (polypose nasale), une bronchopneumopathie chronique obstructive ou une infection chronique des voies respiratoires (notamment lorsqu'elle est liée à des symptômes de type rhinite allergique), les réactions aux AINS telles que exacerbation de l'asthme (intolérance aux antalgiques / asthme déclenché par la prise d'antalgiques), dème de Quincke ou urticaire sont plus fréquentes que chez les autres patients. Par conséquent, une prudence particulière est recommandée chez ces patients (traitement d'urgence disponible). Cela s'applique également aux patients qui sont allergiques à d'autres substances, par exemple sous forme de réactions cutanées, de prurit ou d'urticaire.
Population gériatrique
La prudence est recommandée chez les sujets âgés, notamment chez les patients âgés fragiles ou de faible poids corporel, puisquils présentent un risque accru d'effets indésirables aux AINS, en particulier d'hémorragie gastro-intestinale et de perforations pouvant être fatales (voir rubrique 4.2).
Effets gastro-intestinaux
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS incluant le diclofénac, à n'importe quel moment du traitement, sans qu'il y ait eu nécessairement de signes d'alerte ou d'antécédents d'effets indésirables gastro-intestinaux graves.
Les conséquences sont généralement plus graves chez le sujet âgé.
En cas d'hémorragie ou d'ulcération gastro-intestinale chez des patients traités par DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée, le traitement doit être interrompu.
Comme avec tous les AINS, incluant le diclofénac, une surveillance médicale étroite est indispensable et des précautions particulières doivent être prises en cas d'utilisation de DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée chez des patients avec des symptômes évocateurs d'affections gastro-intestinales (GI) ou avec un antécédent évocateur dulcération, dhémorragie ou de perforation gastrique ou intestinale (voir rubrique 4.8).
Le risque d'hémorragie, d'ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédents d'ulcère, en particulier en cas de complication à type d'hémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé, fragile, de faible poids corporel. Pour réduire le risque de toxicité GI chez ces patients, le traitement doit être débuté et maintenu à la dose minimale efficace. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faibles doses d'acide acétylsalicylique ou traités par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout s'il s'agit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro-intestinaux), notamment en début de traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d'augmenter le risque d'ulcération ou d'hémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie systémique, les anticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les antiagrégants plaquettaires comme l'acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
En cas d'apparition d'hémorragie ou d'ulcération survenant chez un patient recevant DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée, le traitement doit être arrêté.
Le diclofénac doit être administré avec prudence et sous étroite surveillance chez les malades présentant des antécédents de maladies gastro-intestinales (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison d'un risque d'aggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Les AINS, y compris le diclofénac, peuvent être associés à un risque accru de fuite anastomotique au niveau gastro‑intestinal. Il est recommandé dassurer une surveillance médicale étroite et de faire preuve de prudence lors de lutilisation de diclofénac après une intervention chirurgicale gastro‑intestinale.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Les patients présentant des facteurs de risque significatifs dévénements cardiovasculaires (par exemple hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme) ne doivent être traités par le diclofénac quaprès une prise en compte attentive de ces facteurs.
Les risques cardiovasculaires associés à la prise du diclofénac pouvant augmenter avec la dose et la durée dexposition, la durée la plus courte possible et la dose la plus faible quotidienne efficace doivent être utilisées. Les besoins du patient relatifs au soulagement de ses symptômes et la réponse au traitement doivent être réévalués régulièrement.
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents d'hypertension et/ou d'insuffisance cardiaque (NYHA ≤ 1), des cas de rétention hydrosodée et d'dème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Les données dessais cliniques et détudes épidémiologiques indiquent constamment une augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) associé à un traitement par le diclofénac, particulièrement à forte dose (150 mg/jour) et lors dadministration prolongée (voir rubriques 4.3 et 4.8).
Effets hématologiques
Au cours d'un traitement prolongé par DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée, comme avec les autres AINS, il est recommandé de contrôler la formule sanguine.
Comme les autres AINS, le diclofénac peut inhiber de manière temporaire l'agrégation plaquettaire. Les patients avec des troubles de l'hémostase doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Réactions cutanées
Des réactions cutanées graves, dont certaines d'évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS, dont DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée (voir rubrique 4.8).
L'incidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai d'apparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement. DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée devra être arrêté dès l'apparition d'un rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d'hypersensibilité.
Comme avec les autres AINS, des réactions allergiques, y compris des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, peuvent également se produire dans de rares cas avec le diclofénac, en labsence dexposition antérieure à cette substance. Des réactions dhypersensibilité peuvent en outre évoluer en syndrome de Kounis, une réaction allergique grave qui peut entraîner un infarctus du myocarde. Les symptômes initiaux de telles réactions peuvent inclure des douleurs thoraciques associées à une réaction allergique au diclofénac.
Effets rénaux
Insuffisance rénale fonctionnelle et rétention hydrosodée
Les AINS incluant le diclofénac, en inhibant l'action vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire. Cet effet indésirable est dose dépendant.
Des cas de rétention hydrosodée avec possibilité ddèmes, dhypertension artérielle ou de majoration dhypertension artérielle, daggravation dinsuffisance cardiaque ont été rapportés en relation avec un traitement par les AINS, incluant le diclofénac. Une surveillance clinique est nécessaire, dès le début de traitement en cas dhypertension artérielle ou dinsuffisance cardiaque. Une diminution de leffet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.3).
Une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée, notamment en début de traitement ou après une augmentation de la posologie, chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :
· sujets âgés,
· traitement en association avec IEC, sartans, diurétiques, et dautres médicaments pouvant avoir un impact sur la fonction rénale (voir rubrique 4.5),
· hypovolémie quelle quen soit lorigine, par exemple avant ou après une chirurgie importante (voir rubrique 4.3),
· insuffisance cardiaque,
· insuffisance rénale chronique,
· syndrome néphrotique,
· néphropathie lupique,
· cirrhose hépatique décompensée,
· antécédents dhypertension artérielle.
Larrêt du traitement est habituellement suivi dun retour à létat de santé initial avant traitement.
Hyperkaliémie
Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement concomitant par des médicaments hyperkaliémiants (voir rubrique 4.5).
Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.
La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec un autre anti-inflammatoire non stéroïdien, avec un anticoagulant oral, avec du lithium, avec de l'aspirine à doses antalgiques, antipyrétiques ou anti-inflammatoires, avec du méthotrexate à des doses supérieures à 20 mg par semaine, avec les héparines de bas poids moléculaire et apparentés et les héparines non fractionnées (aux doses curatives et/ou chez le sujet âgé), avec le pémétrexed, chez les patients ayant une fonction rénale faible à modérée (voir rubrique 4.5).
Effets hépatiques
Une surveillance médicale étroite est nécessaire en cas de prescription de DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée chez des patients ayant une atteinte de la fonction hépatique, car leur état pourrait s'aggraver.
Comme avec la plupart des AINS, incluant le diclofénac, on peut observer une augmentation du taux dune ou plusieurs enzymes hépatiques. Au cours de traitement prolongé par DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée, une surveillance régulière de la fonction hépatique est conseillée par mesure de précaution.
Interrompre le traitement par DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée lors danomalies persistantes ou daggravation de la fonction hépatique, lors de signes cliniques dhépatopathie ou dautres manifestations (éosinophilie, éruption cutanée...).
Une hépatite peut également se développer sans signes avant-coureurs lors dun traitement par diclofénac.
La prudence est de rigueur en cas d'utilisation de DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée chez des patients souffrant de porphyrie hépatique, car le traitement pourrait déclencher une crise.
Interactions avec les autres AINS
L'utilisation concomitante de DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée avec d'autres AINS administrés par voie systémique y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygenase 2 (cox-2), doit être évitée en raison deffets indésirables.
Signes dinfections masqués
Comme les autres AINS, le diclofénac peut masquer les signes et symptômes d'infection en raison de ses propriétés pharmacodynamiques.
Précautions d'emploi
Au cours de traitement prolongé, il est recommandé de contrôler la formule sanguine, les fonctions hépatique et rénale.
Le diclofénac existe sous forme d'autres dosages qui peuvent être plus adaptés.
Sodium provenant du principe actif
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
Excipient
Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Risque lié à l'hyperkaliémie :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime.
L'association de ces médicaments majore le risque d'hyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsqu'ils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que l'association d'un IEC et d'un AINS, par exemple, est à moindre risque dès l'instant que sont mises en uvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contraintes spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance.
Toutefois certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas l'objet d'interactions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, elles peuvent agir comme facteurs favorisant lorsqu'elles sont associées à d'autres médicaments comme ceux sus-mentionnés.
Anticoagulants et agents antiplaquettaires :
Il est recommandé d'être prudent car l'administration concomitante pourrait augmenter le risque hémorragique. Bien qu'il ressorte des études cliniques que le diclofénac n'exerce aucune influence sur l'activité des anticoagulants, des cas témoignant dun risque accru d'hémorragie en cas d'utilisation concomitante de diclofénac et d'anticoagulants ont été rapportés. Les patients recevant ce type de traitement doivent être étroitement suivis.
L'administration simultanée de diclofénac avec les produits suivants nécessite une surveillance rigoureuse de l'état clinique et biologique du malade.
Associations contre-indiquées
+ Mifamurtide
Aux doses élevées dAINS, risque de moindre efficacité du mifamurtide.
Associations déconseillées
+ Acide acétylsalicylique à des doses anti-inflammatoires (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou à des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Anticoagulants oraux
Augmentation du risque hémorragique de l'anticoagulant oral (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite, voire biologique.
+ Autres anti-inflammatoires non stéroïdiens
Majoration du risque deffets indésirables au niveau gastro-intestinal notamment des risques ulcérogène et hémorragique digestifs (voir rubrique 4.4).
+ Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaire et apparentés (doses curatives et/ou sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de lanti-inflammatoire non stéroïdien ;
+ Méthotrexate utilisé à des doses supérieures à 20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires, ayant pour conséquence une augmentation de la concentration plasmatique de méthotrexate).
Il est recommandé de prendre des précautions lorsque des AINS, incluant le diclofénac, sont administrés moins de 24 heures avant ou après un traitement par méthotrexate.
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestives.
+ Pémétrexed (en cas de fonction rénale faible à modérée)
Risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Anticoagulants (autres que les anticoagulants oraux, les héparines de bas poids moléculaire et apparentés, les héparines non fractionnées) et anti-agrégants plaquettaires
Augmentation du risque hémorragique de lanticoagulant (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les AINS). Bien quaucune investigation nait démontré une influence du diclofénac sur laction des anticoagulants, des cas isolés daugmentation du risque hémorragique chez des patients traités par une association concomitante de diclofénac et danticoagulants ont été rapportés.
Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique et biologique étroite est recommandée.
+ Ciclosporine
Risque daddition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Le diclofénac, comme les autres AINS, agissant sur les prostaglandines au niveau rénal, peut augmenter la néphrotoxicité de la ciclosporine. Il doit être prescrit à des doses inférieures à celles utilisées chez les patients non traités par la ciclosporine.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par lAINS.
+ Cobimétinib
Augmentation du risque hémorragique
Surveillance clinique.
+ Diurétiques, inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de langiotensine II
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé, déshydratation, traitement associé avec diurétiques, altération de la fonction rénale) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrice due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens). Ces effets sont généralement réversibles.
Par ailleurs, comme avec dautres AINS, possibilité de réduction de leffet des médicaments antihypertenseurs comme les bêta-bloquants et les inhibiteurs de lenzyme de conversion.
La pression artérielle doit être surveillée régulièrement chez les patients traités par une association de diclofénac avec des médicaments antihypertenseurs, notamment chez les sujets âgés.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant lassociation, particulièrement avec les inhibiteurs de lenzyme de conversion, du fait de laugmentation du risque de néphrotoxicité.
+ Méthotrexate, utilisé à faibles doses (inférieures ou égales à 20 mg/semaine)
Augmentation de la toxicité notamment hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires, ayant pour conséquence une augmentation des concentrations plasmatiques de méthotrexate).
Contrôle hebdomadaire de lhémogramme durant les premières semaines de lassociation.
Surveillance accrue en cas daltération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
Il est recommandé de prendre des précautions lorsque des AINS, incluant le diclofénac, sont administrés moins de 24 heures avant ou après un traitement par méthotrexate.
+ Pémétrexed (en cas de fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Surveillance biologique de la fonction rénale.
+ Tacrolimus
Risque daddition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par lAINS.
+ Ténofovir disoproxil
Risque de majoration de la néphrotoxicité du ténofovir, notamment avec des doses élevées de l'anti-inflammatoire ou en présence de facteurs de risque d'insuffisance rénale.
En cas dassociation, surveiller la fonction rénale.
Associations à prendre en compte
+ Acide acétylsalicylique à des doses anti-agrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Antiagrégants plaquettaires
Augmentation du risque hémorragique, notamment gastro-intestinal
+ Antidiabétiques
Les études cliniques ont montré que le diclofénac peut être administré en même temps que des antidiabétiques oraux sans influencer leur effet clinique. Des cas isolés d'effets hypoglycémiques ou hyperglycémiques nécessitant des modifications de la posologie des antidiabétiques au cours du traitement par le diclofénac ont toutefois été signalés. C'est pourquoi, par mesure de précaution, il est recommandé de surveiller la glycémie au cours du traitement concomitant.
+ Autres hyperkaliémiants (dont le triméthoprime)
Risque de majoration de lhyperkaliémie, potentiellement létale (voir rubrique 4.4).
Surveillance régulière de la kaliémie.
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Réduction de leffet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Digoxine
En cas d'utilisation concomitante, le diclofénac peut entraîner une augmentation de la digoxinémie. Il est recommandé de surveiller la digoxinémie.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone)
Augmentation du risque deffets indésirables au niveau gastro-intestinal notamment du risque dulcération et d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4)
+ Héparines de bas poids moléculaire et apparentés, héparines non fractionnées (doses préventives)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Inhibiteurs du cytochrome CYP2C9
La prudence est recommandée lors de ladministration simultanée de diclofénac avec de puissants inhibiteurs du CYP2C9 (comme le voriconazole). Ceci peut en effet conduire à une augmentation significative du pic de concentration sérique du diclofénac et donc de son exposition.
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
Majoration du risque hémorragique (voir rubrique 4.4).
+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques
Augmentation du risque hémorragique.
+ Pentoxifylline
Majoration du risque hémorragique.
Lorsque la phénytoïne est administrée en même temps que le diclofénac, il est recommandé de surveiller les concentrations sériques de phénytoïne en raison dune augmentation attendue de lexposition à la phénytoïne.
+ Quinolones
Des cas isolés de convulsions qui pourraient avoir été provoquées par l'utilisation concomitante de quinolones et d'AINS ont été signalés.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Linhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lembryon ou du ftus.
Risques associés à lutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lanimal, il a été montré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dorganogénèse de la gestation.
Risques associés à lutilisation à partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance
A partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance, tous les AINS, par linhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le ftus à une atteinte fonctionnelle rénale :
· in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse ftale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée ;
· à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés à lutilisation au-delà de la 24ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance
Au-delà de la 24ème semaine daménorrhée, les AINS peuvent exposer le ftus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir à partir du début du 6ème mois (au-delà de la 24ème semaine daménorrhée) et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire à une mort ftale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
· un allongement du temps de saignement du fait dune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament ;
· une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence :
Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être prescrit chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines daménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines d'aménorrhée): toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, ftale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.
Allaitement
Les A.I.N.S. passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé chez la femme qui allaite.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine en agissant sur lovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients doivent être informés qu'en cas de survenue de troubles de la vision, de somnolence, de vertiges ou autres troubles du système nerveux central, il est recommandé de s'abstenir de conduire ou d'utiliser des machines.
Les données dessais cliniques et détudes épidémiologiques indiquent constamment une augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) associé à un traitement par le diclofénac, particulièrement à forte dose (150 mg/jour) et lors dadministration prolongée (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé, (voir rubrique 4.4).
Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, stomatite ulcérative, douleur abdominale, melæna, hématémèse, exacerbation d'une recto-colite ou d'une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés à la suite de l'administration d'AINS. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables ci-dessous sont listés selon la classification MedDRA par système-organe et par ordre décroissant de fréquence selon la convention suivante : très fréquent : ≥ 1/10 ; fréquent : ≥ 1/100 et < 1/10 ; peu fréquent : ≥ 1/1 000 et < 1/100 ; rare : ≥ 1/10 000 et < 1/1 000 ; très rare : < 1/10 000 ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Système Organe Classe |
Fréquence |
Effets indésirables |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très rare |
Thrombopénie avec ou sans purpura, leucopénie, anémie (y compris anémie hémolytique et aplasique), agranulocytose, aplasie médullaire |
|
Affections du système immunitaire |
Rare |
Hypersensibilité, réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes notamment chez les sujets présentant une allergie à l'acide acétylsalicylique (y compris hypotension et choc) |
|
Très rare |
dème de Quincke (y compris dème de la face) |
|
|
Indéterminée |
Purpura allergique |
|
|
Affections psychiatriques |
Très rare |
Désorientation, dépression, insomnie, cauchemars, irritabilité, trouble psychotique |
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées, étourdissements |
|
Rare |
Somnolence |
|
|
Très rare |
Paresthésies, altération de la mémoire, convulsions, anxiété, tremblements, méningite aseptique, dysgueusie, accident vasculaire cérébral |
|
|
Indéterminée |
Asthénie |
|
|
Affections oculaires |
Très rare |
Altération de la vision, vision trouble, diplopie, |
|
Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Fréquent |
Vertiges |
|
Très rare |
Bourdonnements d'oreilles, altération de l'ouïe |
|
|
Affections cardiaques |
Peu fréquent |
Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, palpitations, douleurs thoraciques |
|
Indéterminée |
Syndrome de Kounis |
|
|
Affections vasculaires |
Très rare |
Hypertension artérielle, vascularite |
|
Indéterminée |
dème, hypotension |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Asthme (y compris dyspnée) |
|
Très rare |
Pneumopathie |
|
|
Indéterminée |
Bronchospasme |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Nausées, vomissements, diarrhées, dyspepsie, douleurs abdominales, flatulence, anorexie |
|
Peu fréquent |
Crampes abdominales, douleur épigastrique, éructations |
|
|
Rare |
Gastrite, hémorragie gastro-intestinale, hématémèse, diarrhée hémorragique, melaena, ulcère gastro-intestinal (avec ou sans hémorragie ou perforation), ulcère gastroduodénal, perforation ou hémorragie digestive1 |
|
|
Très rare |
Affections abdominales basses telles que colite hémorragique, exacerbation de colite ulcéreuse ou dune maladie de Crohn, pancréatite, constipation, stomatite (y compris stomatite ulcéreuse), glossite, affection sophagienne, sténose intestinale en diaphragme, pancréatite |
|
|
Indéterminée |
Colite ischémique |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Fréquent |
Augmentation des transaminases |
|
Rare |
Hépatite avec ou sans ictère, altération de la fonction hépatique |
|
|
Très rare |
Hépatite fulminante, nécrose hépatique, insuffisance hépatique |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent |
Eruption cutanée |
|
Rare |
Urticaire |
|
|
Très rare |
Dermatite bulleuse, eczéma, érythème, érythème polymorphe, Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, dermatite exfoliative, alopécie, réaction de photosensibilisation, purpura, purpura rhumatoïde (ou purpura de Henoch-Schönlein), prurit |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Très rare |
Atteinte rénale aigue (insuffisance rénale aigue (IRA) fonctionnelle) chez des patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4), hématurie, protéinurie, atteintes rénales organiques pouvant se traduire par une IRA : des cas de néphrite interstitielle, de nécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique, de nécrose papillaire ont été rapportés |
|
Indéterminée |
Rétention hydrosodée avec possibilité ddème, hyperkaliémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
1 Les perforations et hémorragies digestives sont dautant plus fréquentes que la posologie utilisée est élevée.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes :
Il n'existe pas de tableau clinique caractéristique résultant du surdosage en diclofénac. Le surdosage peut entraîner des symptômes tels que :
· céphalées, acouphènes, étourdissements, agitation motrice, secousses musculaires, irritabilité accrue, ataxie, vertiges ;
· convulsions surtout chez l'enfant en bas âge ;
· douleurs épigastriques, nausées, vomissements, hématémèse, diarrhée, ulcère gastro-duodénal, hémorragie gastro-intestinale ;
· troubles de la fonction hépatique ;
· oligurie.
En cas d'intoxication importante, une insuffisance rénale aiguë et une atteinte hépatique sont possibles.
Conduite à tenir :
· transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé ;
· évacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique.
La prise en charge de l'intoxication aiguë par des AINS, incluant le diclofénac, repose essentiellement sur des mesures et un traitement symptomatique en cas de complications telles que hypotension artérielle, insuffisance rénale, convulsions, affection gastro-intestinale ou dépression respiratoire.
En cas de convulsions, le diazépam ou le phénobarbital peuvent être utilisés.
Les mesures spéciales telles que la diurèse forcée, la dialyse ou la transfusion de culots globulaires ne sont probablement d'aucune utilité pour éliminer les AINS, incluant le diclofénac, en raison de leur forte liaison aux protéines et de leur important métabolisme.
L'administration de charbon actif peut être envisagée après l'ingestion d'une dose potentiellement toxique et une vidange gastrique (par exemple, vomissements, lavage gastrique) après l'ingestion d'une dose potentiellement mortelle.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée contient du diclofénac sodique, un composé non stéroïdien doté de propriétés antirhumatismales, anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques. Son mécanisme daction sappuie essentiellement sur linhibition, expérimentalement prouvée, de la biosynthèse des prostaglandines, substances jouant un rôle majeur dans la genèse de linflammation, de la douleur et de la fièvre.
In vitro, à des concentrations équivalentes à celles atteintes chez lhomme, le diclofénac sodique ninhibe pas la biosynthèse des protéoglycanes dans le cartilage.
Effets pharmacodynamiques
Dans les maladies rhumatismales, les propriétés anti-inflammatoires et analgésiques du diclofénac se traduisent sur le plan clinique par un soulagement marqué de signes et symptômes tels que douleurs au repos et à la mobilisation, raideur matinale, gonflement des articulations, ainsi que par une amélioration de la capacité fonctionnelle.
Dans les états inflammatoires post-traumatiques et post-opératoires, DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée soulage rapidement les douleurs spontanées et à la mobilisation et réduit ldème dorigine inflammatoire ainsi que ldème dorigine traumatique.
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée est particulièrement adapté aux patients pour lesquels une dose quotidienne de 75 mg est appropriée face au tableau clinique. La possibilité de prescrire un médicament en une dose unique quotidienne simplifie considérablement le traitement à long terme et permet déviter la survenue potentielle derreurs de dosage.
DICLOFENAC MYLAN LP 75 mg, comprimé enrobé à libération prolongée, permet également dadministrer la dose maximale de 150 mg/jour, en deux prises distinctes réparties dans la journée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
A en juger par les concentrations urinaires de diclofénac inchangé et de ses métabolites, la même quantité de diclofénac est libérée et absorbée après administration de diclofénac LP, comprimé enrobé à libération prolongée, et diclofénac, comprimé enrobé gastro-résistant. Néanmoins, la biodisponibilité du diclofénac après administration de diclofénac LP, comprimé enrobé à libération prolongée, est en moyenne égale à 82 % de la biodisponibilité observée avec la même dose de diclofénac, comprimés enrobé gastro-résistants (probablement en raison du taux de libération dépendant du métabolisme de premier passage). En raison dune libération plus lente de la substance active, les pics de concentrations obtenus après administration de diclofénac LP, comprimé enrobé à libération prolongée, sont atteints moins rapidement quaprès ladministration de diclofénac, comprimé gastro-résistant.
Les concentrations plasmatiques moyennes maximales de 0,5 microgrammes/mL ou 0,4 microgrammes/mL (1,6 ou 1,25 micromoles/L) sont atteintes environ 4 heures après ladministration dun comprimé LP à 100 ou à 75 mg.
Lalimentation na pas dinfluence cliniquement prouvée sur labsorption et la biodisponibilité de diclofénac LP, comprimé enrobé à libération prolongée.
Dun autre côté, des concentrations plasmatiques moyennes de 13 nanogrammes/mL (40 nanomoles/L) peuvent être atteintes en 24 heures (16 heures) après administration de diclofénac LP comprimés enrobés à libération prolongée 100 mg ou 75 mg. La quantité absorbée est proportionnelle (relation linéaire) à la dose administrée.
Lors du premier passage hépatique (effet de premier passage), 50 % de la dose de diclofénac sont métabolisés.
Laire sous la courbe (AUC) qui suit ladministration par voie orale ou rectale est égale à environ la moitié de celle obtenue après ladministration dune dose équivalente par voie intraveineuse ou intramusculaire.
Ladministration de doses répétées ne modifie pas les données de pharmacocinétique. Aucune accumulation du produit nest attendue si les délais dattente entre les différentes prises sont respectés.
Les concentrations basses habituellement observées lors dun traitement avec diclofénac LP, comprimé enrobé à libération prolongée, 75 mg 2 fois/jour, se situent autour de 22 nanogrammes/mL ou 25 nanogrammes/mL (70 nanomoles/L ou 80 nanomoles/L).
Distribution
Le diclofénac est fortement lié aux protéines plasmatiques (> 99 %), majoritairement à lalbumine (99,4 %). Le calcul du volume de distribution apparent donne des valeurs se situant entre 0,12 et 0,17 L/kg.
Le diclofénac diffuse dans le liquide synovial où les concentrations maximales sont atteintes 2 à 4 heures après le pic plasmatique. La demi-vie apparente délimination du liquide synovial est de 3 à 6 heures. Les concentrations de substance active dans le liquide synovial sont plus élevées que les concentrations plasmatiques déjà deux heures après le pic plasmatique ; elles le restent pendant une période pouvant aller jusquà 12 h.
Une faible concentration de diclofénac (100 ng/mL) a été détectée une fois dans le lait maternel dune femme en période dallaitement. La dose ingérée par lenfant nourri avec ce lait maternel a été estimée à une dose équivalente à 0,03 mg/kg/jour.
Biotransformation
Le diclofénac est métabolisé rapidement et pratiquement totalement, essentiellement au niveau du foie.
La biotransformation du diclofénac seffectue en partie par glucuroconjugaison de la molécule inchangée mais surtout par hydroxylation et par méthoxylation simples et multiples entraînant la formation de différents métabolites phénoliques (3-hydroxy, 4-hydroxy, 5-hydroxy, 4,5-dihydroxy et 3-hydroxy-4-méthoxy diclofénac) qui sont éliminés pour la plupart sous forme glycuroconjuguée. Deux de ces métabolites phénoliques sont pharmacologiquement actifs mais à un degré nettement moindre que le diclofénac.
Élimination
La demi-vie délimination plasmatique du diclofénac inchangé est denviron 1 à 2 heures. La clairance plasmatique totale est denviron 263 ± 56 mL/minute (valeur moyenne ± écart-type). Quatre des métabolites, dont les deux biologiquement actifs, ont également une demi-vie plasmatique brève de 1 à 3 heures. Un autre métabolite, le 3-hydroxy-4-méthoxy diclofénac, a en revanche une demi-vie nettement plus longue mais il est pratiquement inactif.
Lexcrétion est à la fois urinaire et fécale.
Environ 60 % de la quantité administrée est éliminée dans les urines sous forme de conjugué glucuronide de la molécule native et de métabolites, dont la plupart sont convertis en conjugués glucuronides.
Moins de 1 % du principe actif est éliminé inchangé dans les urines. Le reste est éliminé sous forme de métabolites, par voie biliaire dans les fèces.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
La cinétique du diclofénac est linéaire dans lintervalle de doses 25 à 150 mg.
Populations spécifiques
Population gériatrique
Aucune relation significative na été observée entre lâge des patients et labsorption, le métabolisme ou lexcrétion du médicament.
Insuffisance rénale
Chez les insuffisants rénaux, la cinétique de dose unique ne permet pas de conclure à une accumulation de la substance active inchangée quand on applique le schéma posologique habituel. Lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 10 mL/min, la concentration plasmatique théorique des métabolites à létat stationnaire est approximativement 4 fois supérieure à celle quon enregistre chez les sujets sains. Cependant, les métabolites sont finalement éliminés par voie biliaire.
Insuffisance hépatique
En présence dune altération de la fonction hépatique (hépatite chronique, cirrhose non décompensée), la cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients dont le foie est intact.
5.3. Données de sécurité préclinique
Ladministration dAINS (dont le diclofénac) a inhibé lovulation chez le Lapin, la nidation et le développement du placenta chez le Rat, et a conduit à la fermeture prématurée du canal artériel chez la Rate gestante. A des doses toxiques de diclofénac pour la mère, il a été observé des dystocies, des gestations prolongées, des diminutions de la survie ftale et des retards de développement intra-utérin chez le Rat. Les faibles effets du diclofénac sur les paramètres de la reproduction, sur la naissance ainsi que sur la constriction du canal artériel in utero sont des conséquences pharmacologiques de cette classe dinhibiteurs de la synthèse des prostaglandines (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Saccharose, alcool cétylique, silice colloïdale anhydre, povidone K30, stéarate de magnésium.
Pelliculage : (Opadry rose 12A54003) : hypromellose, polysorbate 80, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), talc.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 20 ou 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 allee des parcs
69800 saint-priest
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 198 6 0 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC-Aluminium).
· 34009 301 198 7 7 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC-Aluminium).
· 34009 301 198 8 4 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC-Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ANTALCALM 140 mg, emplâtre médicamenteux
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ADANCOR 10 mg, comprimé sécable
- DEFERASIROX BIOGARAN 180 mg, comprimé pelliculé
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- COLOFOAM, mousse rectale
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.