ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN 50 mg/20 mg, gélule
CIS 66663373
Informations à jour au 29 janvier 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 29/01/2020
ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN 50 mg/20 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Aténolol............................................................................................................................ 50,00 mg
Comprimé de nifédipine
Nifédipine.......................................................................................................................... 20,00 mg
Pour une gélule.
Ce médicament contient 10 mg de lactose monohydraté et 0,26 mg de sodium pour une gélule cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule à tête violette et corps rose remplie dune poudre granuleuse blanche et dun comprimé pelliculé rouge.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Une gélule par jour. Plus rarement, si le contrôle tensionnel est insuffisant, la posologie pourra être augmentée à 1 gélule deux fois par jour.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS être utilisé en cas :
· dhypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· dasthme et bronchopneumopathies chroniques obstructives, dans leurs formes sévères ;
· dinsuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement ;
· de syndromes coronaires aigus datant de moins de 1 mois (infarctus du myocarde avec ou sans sus‑décalage du segment ST et angor instable) ;
· de choc cardiogénique ;
· de blocs auriculo‑ventriculaires des seconds et troisièmes degrés non appareillés ;
· de sténose aortique sévère (voir rubrique 4.4) ;
· dangor de Prinzmétal (dans les formes pures et en monothérapie) ;
· de maladie du sinus (y compris bloc sino‑auriculaire) ;
· de bradycardie (< 45 ‑ 50 battements par minute) ;
· de phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques, dans leurs formes sévères ;
· de phéochromocytome non traité ;
· dhypotension ;
· dacidose métabolique ;
· daltération sévère de la fonction rénale, DFG < 30 ml/min ;
· dinsuffisance hépatique sévère ;
· dantécédent de réaction anaphylactique ;
· de traitement par le diltiazem (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
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Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : larrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite. |
Ce médicament est généralement déconseillé :
· en cas dassociation au dantrolène (perfusion), à la ciclosporine, au vérapamil et au fingolimod (voir rubrique 4.5) ;
· pendant la grossesse ou lallaitement (voir rubrique 4.6).
Précautions demploi
Arrêt du traitement
Le traitement ne doit pas être interrompu brutalement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. La posologie doit être diminuée progressivement, cest-à-dire idéalement sur une à deux semaines, en commençant en même temps, si nécessaire, le traitement substitutif, pour éviter une aggravation de langor.
Liées à laténolol
Asthme et bronchopneumopathies chroniques obstructives
Les patients atteints de maladie broncho spastique ne doivent généralement pas recevoir de bêtabloquants en raison de la résistance accrue des voies aériennes. Laténolol est un bêtabloquant bêta-1 sélectif, mais cette sélectivité nest pas absolue.
La posologie la plus faible possible dATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN doit donc être utilisée et la plus grande prudence simpose.
Il est recommandé de faire pratiquer des épreuves fonctionnelles respiratoires avant la mise en route du traitement.
En cas de crise le traitement par ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN doit être interrompu et un bronchodilatateur peut être administré si nécessaire.
Insuffisance cardiaque
ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN ne doit pas être administré dans linsuffisance cardiaque (ladministration progressive des doses nétant pas possible).
Bradycardie
ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN réduira la fréquence cardiaque. Cet effet est toutefois contré par les propriétés de la nifédipine.
Si la fréquence sabaisse au-dessous de 50 ‑ 55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée. Cet effet est cependant contré par les propriétés de la nifédipine contenue dans ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN.
Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré
Etant donné leur effet dromotrope négatif, les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. Cet effet est cependant contré par les propriétés de la nifédipine contenue dans ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN.
Angor de Prinzmetal
Les bêta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises chez les patients souffrant dun angor de Prinzmetal. Lutilisation dun bêta-bloquant cardiosélectif est possible, dans les formes mineures et associées, à condition dadministrer conjointement un vasodilatateur.
Troubles artériels périphériques
Chez les patients souffrant de troubles artériels périphériques (maladie ou syndrome de Raynaud, artérites ou artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs), les bêta-bloquants peuvent entraîner une aggravation de ces troubles. Dans ces situations, en dehors des cas sévères (voir rubrique 4.3), il convient de privilégier un bêta-bloquant cardiosélectif et doté dun pouvoir agoniste partiel, que lon administrera avec prudence.
Phéochromocytome
Lutilisation des bêta-bloquants dans le traitement de lhypertension due au phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle. Chez ces patients, ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN doit être administré uniquement après blocage des récepteurs alpha.
Sujet âgé
Chez le sujet âgé, le respect absolu des contre-indications est impératif. On veillera à initier le traitement par une posologie faible et à assurer une surveillance étroite.
Insuffisant rénal
En cas dinsuffisance rénale, (en dehors des situations sévères (voir rubrique 4.3)), il convient dadapter la posologie à létat de la fonction rénale : en pratique, il suffit de surveiller le rythme cardiaque, de façon à diminuer les doses sil apparaît une bradycardie excessive (< 50 ‑ 55 battements/min au repos).
Sujet diabétique
Laténolol doit être utilisé avec prudence chez les diabétiques sujets à des épisodes fréquents dhypoglycémie.
Prévenir le malade et renforcer en début de traitement lautosurveillance glycémique. Les signes annonciateurs dune hypoglycémie peuvent être masqués, en particulier tachycardie, palpitations et sueurs.
Psoriasis
Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquants, lindication mérite dêtre pesée.
Réactions allergiques
Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle quen soit lorigine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou la floctafénine (voir rubrique 4.5) ou au cours de traitements désensibilisants, le traitement bêta-bloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son traitement par ladrénaline aux posologies habituelles.
Anesthésie générale
Il conviendra dêtre prudent en cas dutilisation danesthésiques avec ATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN.
Les bêta-bloquants vont entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque dhypotension. La poursuite du traitement par bêta-bloquant diminue le risque darythmie, dischémie myocardique et de poussées hypertensives. Lanesthésiste doit être informé que le patient est traité par un bêtabloquant et le choix de lanesthésique doit se porter sur un agent ayant lactivité inotrope négative la plus faible possible.
Il est préférable déviter les anesthésiques responsables dune dépression myocardique.
Si larrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures est considérée comme suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines.
Dans certains cas le traitement bêta-bloquant ne peut être interrompu :
· chez les malades atteints dinsuffisance coronaire, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusquà lintervention, étant donné le risque lié à larrêt brutal des bêta-bloquants ;
· en cas durgence ou dimpossibilité darrêt, le patient doit être protégé dune prédominance vagale par une prémédication suffisante datropine renouvelée selon les besoins. Lanesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées ;
· le risque anaphylactique devra être pris en compte.
Thyrotoxicose
Les bêta-bloquants sont susceptibles den masquer les signes cardiovasculaires.
Sportifs
Lattention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Liées à la nifédipine
La prudence est recommandée chez les patients dans des conditions hémodynamiques précaires (hypovolémie, collapsus, dysfonctionnement systolique sévère du ventricule gauche, choc cardiogénique).
La nifédipine naffecte pas la conduction cardiaque. Cependant, par référence aux autres antagonistes calciques, la prudence simpose en cas de dysfonctionnement sinusal et danomalie de la conduction.
Du fait de son métabolisme hépatique, la nifédipine doit être administrée avec précaution chez les sujets insuffisants hépatiques.
En cas de constipation sévère, il est conseillé dadministrer des lubrifiants pour éviter laggravation excessive de la constipation.
Excipient :
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par gélule cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Liées à la nifédipine
Associations contre-indiquées
+ Diltiazem
Augmentation importante des concentrations de nifédipine par diminution de son métabolisme hépatique par le diltiazem, avec risque dhypotension sévère.
+ Ciclosporine
Risque daddition deffets indésirables à type de gingivopathies. Utiliser une autre dihydropyridine.
+ Dantrolène
Avec le dantrolène administré par perfusion : chez lanimal des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de ladministration de vérapamil et de dantrolène par voie IV.
Lassociation dun antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu lassociation nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques
Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par lanticonvulsivant et après son arrêt.
+ Idélalisib
Majoration des effets indésirables de lantagoniste des canaux calciques, à type dhypotension orthostatique, notamment chez le sujet âgé.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lantagoniste calcique pendant le traitement par lidélalisib et après son arrêt.
Avec la cimétidine utilisée à des doses supérieures ou égales à 800 mg/j : augmentation de leffet hypotenseur de la nifédipine par inhibition de son métabolisme hépatique par la cimétidine. Surveillance clinique accrue : adapter la posologie de la nifédipine pendant le traitement par la cimétidine et après son arrêt.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4
Majoration des effets indésirables de lantagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type dhypotension notamment chez le sujet âgé. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.
Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Bêtabloquants (sauf Esmolol)
Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs). Le bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Bêtabloquants dans linsuffisance cardiaque
Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines plus ou moins marqué et susceptibles de sadditionner aux effets inotropes négatifs des bêtabloquants). La présence dun traitement bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
Liées à laténolol
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. Cest le cas notamment des antiarythmiques de classe Ia, des bêtabloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques, etc.
Associations déconseillées
+ Diltiazem
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sinoauriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.
+ Fingolimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêtabloquants sont dautant plus à risque quils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique. Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.
+ Vérapamil
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Troubles de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG.
+ Anesthésiques volatils halogénés
Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants. Linhibition bêta-adrénergique peut être levée durant lintervention par les bêta-mimétiques.
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêtabloquant et, de toute façon, éviter larrêt brutal. Informer lanesthésiste de ce traitement.
+ Antiarythmiques classe I (sauf Lidocaïne)
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG.
+ Antihypertenseurs centraux
Augmentation importante de la pression artérielle en cas darrêt brutal du traitement par lantihypertenseur central.
Eviter larrêt brutal par lantihypertenseur central. Surveillance clinique.
+ Insuline, glinides, gliptines et sulfamides hypoglycémiants
Tous les bêtabloquants peuvent masquer certains symptômes de lhypoglycémie : palpitations et tachycardie.
Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, lautosurveillance glycémique.
+ Lidocaïne
Avec la lidocaïne utilisée par voie IV : augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne avec possibilité deffets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne). Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant lassociation et après larrêt du bêta-bloquant. Adaptation si besoin de la posologie de la lidocaïne.
+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
Surveillance clinique et ECG.
+ Topiques gastro‑intestinaux, antiacides et adsorbants
Diminution de labsorption de ces substances.
Prendre les topiques ou antiacides, adsorbants à distance de ces substances (plus de 2 heures, si possible).
Associations à prendre en compte
+ Anti‑inflammatoires non stéroïdiens
Réduction de leffet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les anti‑inflammatoires non stéroïdiens).
+ Dihydropyridines
Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs). Le bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Dipyridamole
Avec le dipyridamole par voie injectable : majoration de leffet antihypertenseur.
+ Autres bradycardisants
Risque de bradycardie excessive (addition des effets).
Liées à la nifédipine et à laténolol
Associations à prendre en compte
+ Alphabloquants à visée urologique
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Antihypertenseurs alpha‑bloquants
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Dérivés nitrés et apparentés
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique
+ Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique (alfuzosine, alimemazine, alizapride, amantadine, amitriptyline, amoxapine, apomorphine, aripiprazole, avanafil, baclofene, bromocriptine, chlorpromazine, clomipramine, clozapine, cyamemazine, dinitrate disosorbide, dosulepine, doxazosine, doxepine, droperidol, entacapone, flupentixol, fluphenazine, haloperidol, imipramine, isosorbide, levodopa, levomepromazine, lisuride, loxapine, maprotiline, metopimazine, molsidomine, nicorandil, olanzapine, oxomemazine, paliperidone, penfluridol, pergolide, pimozide, pipamperone, pipotiazine, piribedil, pramipexole, prazosine, promethazine, propericiazine, quetiapine, rasagiline, riociguat, risperidone, ropinirole, selegiline, sildenafil, silodosine, sulpiride, tadalafil, tamsulosine, terazosine, tiapride, tolcapone, trimipramine, trinitrine, vardenafil, vortioxétine, zuclopenthixol)
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation dATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN doit être évitée par mesure de précaution au cours du premier trimestre de la grossesse et peut être envisageable si nécessaire aux second et troisième trimestres de la grossesse.
En cas de traitement jusquà laccouchement, une surveillance attentive du nouveau-né pendant les 3 à 5 premiers jours de vie est recommandée.
Aténolol
Les études chez lanimal ont montré une absence de tératogénicité et dautres effets délétères pour le ftus après usage daténolol à doses thérapeutiques.
Chez lHomme, aucun effet tératogène na été observé et aucune malformation na été rapportée dans les études prospectives menées chez les bêtabloquants.
Chez le nouveau-né de mère traitée par laténolol laction bêtabloquante peut persister plusieurs jours après la naissance, avec les signes cliniques suivants : bradycardie, détresse respiratoire ou hypoglycémie, mais le plus souvent la persistance de leffet nest cliniquement pas visible. Cependant, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique 4.9) peut survenir par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation. Dans ce cas, les solutés de remplissage doivent être évités (risque dOAP).
Nifédipine
Les études réalisées chez lanimal ont mis en évidence le potentiel reprotoxique de la nifédipine mais lanalyse dun nombre limité de grossesses exposées na révélé aucun effet malformatif particulier.
Aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse, les données sont nombreuses et rassurantes.
Des cas ddème pulmonaire aigu ont été observés avec les inhibiteurs calciques, dont la nifédipine, utilisés comme agents tocolytiques pendant la grossesse (voir rubrique 4.8), en particulier en cas de grossesse multiple (jumeaux ou plus), avec la voie intraveineuse et/ou lutilisation concomitante dagonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques.
Lutilisation de lATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN au cours de lallaitement doit saccompagner dune attention particulière.
Aténolol
Les concentrations en aténolol dans le lait maternel sont trois fois plus importantes que dans le sang. Au cours de lallaitement, seuls des faibles niveaux daténolol ont été retrouvés chez lenfant. Néanmoins, lapparition de propriétés bêtabloquantes chez lenfant ne peut être exclue.
Nifédipine
Le passage de la nifédipine dans le lait maternel est très faible.
Fertilité
Des anomalies réversibles de la réaction acrosomique des spermatozoïdes pouvant entrainer une altération de la fécondation ont été rapportées chez quelques patients sous antagonistes calciques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Il est peu probable que lutilisation dATENOLOL/NIFEDIPINE BIOGARAN ait une influence sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, il doit être pris en considération que des sensations vertigineuses ou de la fatigue peuvent survenir.
Les effets indésirables suivants, mentionnés par classe de systèmes dorganes, ont été rapportés avec les fréquences suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Thrombopénie* |
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Fréquence indéterminée |
Agranulocytose**, leucopénie**, purpura |
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Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
Réaction allergique**, dème allergique (y compris dème laryngé)** |
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Fréquence indéterminée |
Réaction anaphylactique/anaphylactoïde** |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Rare |
Hypoglycémie* |
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Fréquence indéterminée |
Hyperglycémie** |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Troubles du sommeil du type de ceux observés avec dautres bêtabloquants*, réactions danxiété**, troubles du sommeil** |
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Rare |
Modifications de lhumeur (y compris dépression)*, cauchemars*, confusion*, psychoses et hallucinations* |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées** |
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Peu fréquent |
Vertige**, migraine**, sensations vertigineuses**, tremblement**, syncope** |
|
|
Rare |
Sensations vertigineuses*, céphalées*, paresthésie*, |
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Fréquence indéterminée |
Hypoesthésie**, somnolence**, sensation vertigineuse, céphalées |
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Affections oculaires |
Peu fréquent |
Trouble de la vision** |
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Rare |
Sécheresse oculaire*, troubles de la vision* |
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Fréquence indéterminée |
Douleur oculaire** |
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Affections cardiaques |
Fréquent |
Bradycardie* |
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Peu fréquent |
Tachycardie**, palpitations** |
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Rare |
Insuffisance cardiaque*, ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire* ou intensification dun bloc auriculo-ventriculaire existant*, détérioration dune insuffisance cardiaque*, aggravation dun bloc conductif cardiaque* |
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Fréquence indéterminée |
Douleurs thoraciques (angine de poitrine)**, bouffée congestive, dème |
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Affections vasculaires |
Fréquent |
Refroidissement des extrémités*, vasodilatation** |
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Peu fréquent |
Hypotension** |
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Rare |
Hypotension posturale pouvant être associée à une syncope*, aggravation d'une claudication intermittente existante chez des patients sujets au phénomène de Raynaud* |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent |
Epistaxis**, congestion nasale** |
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Rare |
Bronchospasme possible chez des patients avec un asthme bronchique ou un antécédent de manifestations asthmatiques* |
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Fréquence indéterminée |
Dyspnée**, dème pulmonaire*** |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Troubles gastro-intestinaux*, constipation** |
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Peu fréquent |
Douleurs gastro-intestinales et abdominales**, nausées**, dyspepsie**, flatulence**, sécheresse de la bouche** |
|
|
Rare |
Hyperplasie gingivale**, sécheresse de la bouche* |
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Fréquence indéterminée |
Vomissements**, insuffisance du sphincter pylorien**, constipation*, troubles gastro-intestinaux |
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Affections hépatobiliaires |
Peu fréquent |
Elévations transitoires des enzymes hépatiques** |
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Rare |
Toxicité hépatique, y compris hépatite et cholestase intra‑hépatique* |
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Fréquence indéterminée |
Ictère** |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Angio-dème**, érythème** |
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Rare |
Alopécie*, réaction cutanée psoriasiforme*, exacerbation dun psoriasis*, éruptions cutanées*, prurit**, urticaire**, rash** |
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Fréquence indéterminée |
Nécrose épidermique toxique**, réaction photo-allergique**, purpura palpable**, dermatite exfoliatrice** |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Peu fréquent |
Crampes musculaires**, tuméfaction articulaire** |
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Fréquence indéterminée |
Arthralgie**, myalgie**, syndrome de type lupus |
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Affections rénales |
Peu fréquent |
Polyurie**, dysurie** |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Peu fréquent |
Dysfonction érectile** |
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Rare |
Impuissance* |
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Fréquence indéterminée |
Impuissance |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Fréquent |
Fatigue*, sensation de malaise**, dème** |
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Peu fréquent |
Douleurs non spécifiques**, frissons** |
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Investigations |
Peu fréquent |
Elévations des taux de transaminases* |
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Très rare |
Une augmentation des AAN (anticorps antinucléaires) a été observée, dont la pertinence clinique nest toutefois pas élucidée* |
* Fréquence rapportée pour le composant individuel aténolol.
** Fréquence rapportée pour le composant individuel nifédipine.
*** Des cas ont été signalés lors dune utilisation comme tocolytique pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).
Des cas exceptionnels de syndrome extrapyramidal ont été rapportés.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
La toxicité de chacun des deux composants est potentialisée par lautre composant.
La toxicité de la nifédipine varie dun individu à lautre. Le risque deffets sévères en présence dun surdosage simultané en bêtabloquant doit toutefois être souligné. Laténolol a été associé à une légère intoxication chez ladulte à des doses de 300 à 350 mg et à une intoxication modérée à sévère chez un enfant de 15 ans à la dose de 500 mg.
Symptômes
Compte tenu des propriétés liées à la formulation à libération prolongée, les symptômes de lintoxication par lassociation de nifédipine et daténolol peuvent apparaître 12 à 18 heures après la prise et des effets sévères peuvent apparaître après plusieurs jours.
Les effets circulatoires sont les principaux risques liés aux affections suivantes : insuffisance cardiaque, y compris dème pulmonaire et choc, bradyarythmie et tachyarythmie (y compris asystoles et fibrillation ventriculaire), troubles de la conduction cardiaque tels que dissociations AV et blocs AV, hypotension.
Effets neurologiques
Diminution de la conscience, convulsions, coma, céphalées, bouffées vasomotrices avec hypothermie.
Des effets métaboliques et respiratoires ont été observés :
Bronchospasme, dyspnée avec dème pulmonaire non cardiogénique, SDRA, acidose, hypokaliémie, hyperglycémie, hypocalcémie, altération de la fonction rénale, rhabdomyolyse, nausées et vomissements.
Traitement
Lavage gastrique pouvant également être justifié tardivement après la prise (agglutination des comprimés à libération prolongée : envisager une gastroscopie). Envisager ladministration de charbon activé. Administrer de latropine avant le lavage gastrique afin de contrer les risques de stimulation vagale. Envisager le recours à une hémodialyse et une plasmaphérèse (nifédipine).
Surveiller létat du patient, y compris son rythme cardiaque. Envisager la mise sous ventilation mécanique.
Corriger les troubles de léquilibre acido‑basique et les désordres électrolytiques.
Les bradyarythmies peuvent être traitées par latropine (des doses répétées peuvent être nécessaires). En cas de bradyarythmies plus sévères, recourir sans tarder à une stimulation cardiaque.
En cas de défaillance circulatoire, surveiller les paramètres hémodynamiques pour guider le traitement et ladministration de liquides de substitution. Un traitement vasoconstricteur par noradrénaline ou phényléphrine peut être instauré. En labsence de réponse aux mesures ci‑dessus, administrer du glucagon, éventuellement suivi dun inhibiteur des phosphodiestérases (milrinone) ou de dobutamine. Une perfusion dinsuline-glucose peut aussi être utilisée. Une augmentation de la dose des médicaments sympathomimétiques sera probablement nécessaire pour contrer les effets β‑bloquants :
· le bronchospasme peut habituellement être inversé par des bronchodilatateurs ;
· des mesures de réanimation prolongée, sur plusieurs heures, peuvent être nécessaires ;
· les convulsions peuvent être traitées par benzodiazépines.
Traitement symptomatique
En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par bêtabloquants :
· glucagon ;
· hospitalisation en soins intensifs ;
· isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Laténolol se caractérise par 3 propriétés pharmacologiques :
· activité bêta-bloquante bêta 1 cardiosélective ;
· effet anti‑arythmique ;
· absence de pouvoir agoniste partiel (ou dactivité sympathomimétique intrinsèque).
La nifédipine inhibe à de très faibles concentrations la pénétration et la diffusion des ions calcium dans les cellules du muscle lisse.
Le calcium joue un rôle sur lactivation du couplage excitation-contraction. En inhibant le tonus artériel par ce mécanisme, la nifédipine entraîne une vasodilatation, en abaissant les résistances artériolaires et le niveau de pression artérielle.
Cette vasodilatation saccompagne :
· dune augmentation du diamètre artériel ;
· dune préservation, voire dune augmentation des flux sanguins périphériques et des débits locorégionaux (rénal, cérébral) ;
· dune augmentation de la compliance artérielle (distensibilité).
En administration chronique :
· il na pas été observé de variation nette du système rénine-angiotensine-aldostérone, ni de prise de poids sous traitement prolongé ; ces éléments sont en faveur dune absence de rétention hydrosodée ;
· laccélération de la fréquence cardiaque nest pas observée ;
· en administration aiguë la réduction de pression artérielle est liée au niveau du taux plasmatique de nifédipine.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Biodisponibilité denviron 50 %, avec une très faible variabilité inter-individuelle.
La demi‑vie délimination est de 9 heures mais lactivité antihypertensive couvre le nycthémère.
Le volume de distribution est denviron 75l/1,73 m2 et la clairance rénale est de 100 ml/min/1,73 m2.
La molécule est hydrophile et pénètre peu dans le LCR.
Laténolol est lié aux protéines de façon négligeable (< 10 %). La fraction absorbée est excrétée pratiquement inchangée par le rein, ce qui nécessite un ajustement posologique chez linsuffisant rénal (rubrique 4.4/Précautions demploi et 4.2/Posologie).
Laténolol traverse le placenta et se retrouve dans le sang du cordon (concentrations supérieures de 50 % à celle du sang maternel).
Laténolol passe dans le lait où on le retrouve à une concentration trois à cinq fois supérieure à la concentration maternelle.
Liées à la nifédipine
Dans sa forme L.P. la nifédipine se trouve sous forme microcristalline à vitesse de dissolution lente. Sa résorption est donc plus lente que celle de la forme à libération immédiate.
Après administration orale, la nifédipine est presque entièrement absorbée (95 %). La concentration plasmatique est maximale 2 à 4 heures après ladministration.
Un écrêtement du pic de la concentration et un ralentissement de lélimination par rapport à une forme à libération immédiate sont la conséquence de la réduction de vitesse de résorption. La demi-vie apparente délimination de la forme LP varie de 6 à 11 h.
La biodisponibilité absolue de la nifédipine administrée par voie orale est denviron 50 % en raison dun effet de premier passage hépatique. La prise simultanée de nourriture conduit à ralentir mais non à diminuer labsorption.
La fixation protéique est de 90 à 95 %.
Chez lhomme, la nifédipine est presque entièrement métabolisée au niveau du foie en plusieurs métabolites inactifs.
80 à 90 % de la substance sont éliminés par le rein, plus de 90 % de cette quantité se retrouvent dans les urines des 24 heures ; 15 % environ sont éliminés par les fèces.
Il ny a donc pas daccumulation de la molécule dans lorganisme après prise répétée de la forme LP.
La nifédipine nest pas dialysable.
5.3. Données de sécurité préclinique
Cellulose microcristalline, amidon de maïs, lactose monohydraté, polysorbate 80, stéarate de magnésium.
Composition de lopadry 03B550008 : hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), macrogol, oxyde de fer rouge (E172).
Granulés daténolol
Carbonate de magnésium lourd, amidon de maïs, stéarate de magnésium, laurilsulfate de sodium, gélatine.
Enveloppe de la gélule
Tête : gélatine, dioxyde de titane (E171), érythrosine (E127), bleu brillant (E133).
Corps : gélatine, dioxyde de titane (E171), érythrosine (E127).
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 28, 30, 50, 84, 90 ou 100 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15, BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 638 1 1 : 28 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 638 2 8 : 30 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 638 3 5 : 50 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 638 4 2 : 84 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 638 5 9 : 90 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 638 6 6 : 100 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATENOLOL ACCORD HEALTHCARE 100 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- ISOPTO PILOCARPINE 2 POUR CENT, collyre
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- PROPAFENONE ACCORD 300 mg, comprimé pelliculé sécable
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.