ATROVENT 20 microgrammes/dose, solution pour inhalation en flacon pressurisé
CIS 66698997
Informations à jour au 9 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 09/09/2020
ATROVENT20 microgrammes/dose, solution pour inhalation en flacon pressurisé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Bromure dipratropium anhydre.......................................................................... 20,00 microgrammes
Sous forme de bromure dipratropium monohydraté
Pour une dose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution pour inhalation en flacon pressurisé.
Liquide limpide, incolore et dépourvu de particules en suspension.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des exacerbations au cours de la maladie asthmatique ou de la bronchopneumopathie chronique obstructive, en complément d'un bêta2 mimétique d'action rapide et de courte durée par voie inhalée.
Traitement symptomatique continu du bronchospasme réversible au cours de la bronchopneumopathie chronique obstructive.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie doit être adaptée aux besoins individuels et le traitement doit être administré aux patients sous surveillance médicale. Il est conseillé de ne pas dépasser la dose quotidienne recommandée, que ce soit pendant la phase aiguë de traitement ou dentretien.
Si le traitement napporte pas damélioration significative ou si létat clinique du patient saggrave, il convient de demander conseil à un médecin afin détablir un nouveau plan de traitement. Le patient doit être informé quen cas de dyspnée aiguë ou présentant une aggravation rapide, un médecin doit être consulté immédiatement.
Les posologies recommandées sont les suivantes:
Traitement de la crise d'asthme et des exacerbations en association à un bêta2 mimétique d'action rapide et de courte durée par voie inhalée : dès les premiers symptômes, inhaler 1 à 2 bouffées. Cette dose est généralement suffisante. En cas de persistance des symptômes, elle peut être renouvelée quelques minutes plus tard.
Traitement symptomatique continu de la bronchopneumopathie chronique obstructive : inhalation de 1 à 2 bouffées 2 à 4 fois par jour réparties régulièrement dans la journée.
La dose quotidienne ne doit habituellement pas dépasser 16 bouffées par 24 heures.
Mode dadministration
Veuillez lire attentivement les instructions dutilisation pour une administration correcte.
Inhalation par distributeur avec embout buccal.
Pour une utilisation correcte, il est souhaitable que le médecin sassure du bon usage de lappareil par le patient.
En cas de mise en évidence chez le patient d'une mauvaise synchronisation main/poumon empêchant la coordination des mouvements inspiration/déclenchement de l'appareil, l'utilisation d'une chambre d'inhalation est indiquée.
Lors de la première utilisation du flacon pressurisé, appuyer deux fois sur lembout buccal après avoir ôté le capuchon protecteur, et cela sans inhaler les deux bouffées expulsées.
Si le flacon pressurisé n'a pas été utilisé pendant trois jours, réamorcer la valve en appuyant une fois sur lembout buccal, sans inhaler la bouffée expulsée.
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1. Après avoir enlevé le capuchon le patient devra : |
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2. Expirer profondément |
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3. Présenter lembout buccal à lentrée de la bouche, le fond de la cartouche métallique dirigé vers le haut. |
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4. Commencer à inspirer et presser sur la cartouche métallique tout en continuant à inspirer lentement et profondément. Retirer lembout buccal et retenir sa respiration pendant au moins 10 secondes. Lembout buccal de lappareil de propulsion doit, par mesure dhygiène, être nettoyé après emploi. |
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5. Replacer le capuchon protecteur après utilisation. |
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6. Lorsque linhalateur na pas été utilisé pendant trois jours, la valve doit être actionnée une fois. |
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Le récipient nétant pas transparent, il nest pas possible de voir lorsquil est vide. Linhalateur délivrera 200 bouffées (200 doses indiquées sur létiquette). Lorsque les 200 doses ont été utilisées (en général, après 3 semaines dutilisation comme recommandé), la cartouche peut sembler contenir encore une petite quantité de liquide. Linhalateur doit toutefois être remplacé afin dêtre certain dobtenir la bonne quantité délivrée de médicament à chaque utilisation.
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Nettoyer lembout buccal de votre inhalateur au moins une fois par semaine. Il est important de maintenir lembout buccal de linhalateur propre, afin déviter laccumulation de médicament qui peut bloquer le pulvérisateur. Pour le nettoyage, commencer par retirer le capuchon antipoussière, puis retirer la cartouche de lembout buccal. Rincer lembout buccal abondamment à leau chaude jusquà ce quaucune accumulation de médicament ni de poussière ne soit visible. |
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Une fois le nettoyage terminé, secouer lembout buccal et laisser-le sécher à lair sans utiliser de système de chauffage. Lorsque lembout buccal est sec, replacer la cartouche et le capuchon antipoussière. |
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Lembout buccal en plastique est spécifiquement conçu pour être utilisé avec laérosol doseur ATROVENT, solution pour inhalation en flacon pressurisé afin de garantir ladministration de la quantité correcte de médicament. Lembout buccal ne doit jamais être utilisé avec un autre aérosol doseur et laérosol doseur ATROVENT® ne doit jamais être utilisé avec un embout buccal autre que celui fourni avec le produit. Le récipient est sous pression et ne doit en aucun cas être ouvert de force ni exposé à des températures supérieures à 50 °C.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Laction bronchodilatatrice de lipratropium est moins puissante que celle des bêta2 mimétiques par voie inhalée. Il convient en cas de crise dasthme de ne pas lutiliser en première intention ou seul et par conséquent de bien rappeler au patient davoir recours aux bronchodilatateurs bêta2 mimétiques par voie inhalée de courte durée daction pour traiter les symptômes aigus.
Informer le patient quune consultation médicale immédiate est nécessaire si, en cas de crise dasthme, le soulagement habituellement obtenu nest pas rapidement observé après inhalation de ces traitements.
Si un patient développe en quelques jours une augmentation rapide de sa consommation en bronchodilatateurs bêta2 mimétiques à action rapide et de courte durée par voie inhalée, on doit craindre (surtout si les valeurs du débitmètre de pointe sabaissent et/ou deviennent très irrégulières) une décompensation de sa maladie et la possibilité dune évolution vers un état de mal asthmatique. Le médecin devra donc prévenir le patient de la nécessité dans ce cas, dune consultation immédiate, sans avoir au préalable, dépassé les doses maximales prescrites. La conduite thérapeutique devra alors être réévaluée.
Chez les patients asthmatiques adultes, lassociation à un traitement anti-inflammatoire continu doit être envisagée dès quil est nécessaire de recourir plus de 1 fois par semaine aux bêta2 mimétiques. Le patient doit, dans ce cas, être averti que lamélioration de son état clinique ne doit pas conduire à une modification de son traitement, en particulier à larrêt de la corticothérapie par voie inhalée sans avis médical.
En raison de son activité anticholinergique, la projection accidentelle dipratropium dans lil provoque une mydriase par effet parasympatholytique. Les patients prédisposés à un risque de glaucome par fermeture de langle devront se protéger des risques de projections intraoculaires de ce médicament.
Lapparition de signes de glaucome par fermeture de langle (douleur ou gêne oculaire, vision trouble, perception dimages colorées, rougeur conjonctivale, congestion de la cornée) nécessite linterruption du traitement et un avis médical spécialisé immédiat.
Comme avec les autres médicaments inhalés, ATROVENT peut entrainer un bronchospasme paradoxal pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Si un bronchospasme paradoxal survient, ATROVENT doit être arrêté immédiatement et un autre traitement doit être instauré.
Précautions demploi
En cas dinfection bronchique ou de bronchorrhée abondante, un traitement approprié est nécessaire afin de favoriser la diffusion optimale du produit dans les voies respiratoires.
Le traitement par le bromure dipratropium doit être prescrit avec prudence chez les personnes âgées, notamment chez les sujets masculins présentant des antécédents dobstruction des voies urinaires (par exemple, un adénome prostatique ou une obstruction urétrale).
Le bromure dipratropium sera utilisé avec prudence chez les patients atteints de mucoviscidose plus souvent sujets à des troubles de la motilité gastro-intestinale.
Veillez à éviter la pénétration du brumisat dans les yeux. Laérosol doseur étant utilisé par lintermédiaire dun embout buccal et commandé manuellement, le risque de pénétration de brumisat dans les yeux est limité.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Association à prendre en compte
+ Médicaments atropiniques
Ladministration concomitante chronique dATROVENT avec dautres médicaments anticholinergiques na pas été étudiée et nest donc pas recommandée.
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
+ Médicaments anticholinestérasiques
Risque de moindre efficacité de lanticholinestérasique par antagonisme des récepteurs de lacétylcholine par latropine
+ Morphiniques
Risque important dakinésie colique, avec constipation sévère
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En labsence deffet tératogène chez lanimal, un effet malformatif dans lespèce humaine nest pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans lespèce humaine se sont révélées tératogènes chez lanimal au cours détudes bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet malformatif ou ftotoxique particulier nest apparu à ce jour. Toutefois, le suivi de grossesses exposées au bromure dipratropium est insuffisant pour exclure tout risque.
En conséquence, lutilisation du bromure dipratropium ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire. En cas dadministration en fin de grossesse, tenir compte des répercussions possibles pour le nouveau-né des propriétés atropiniques de cette molécule.
En labsence de données sur le passage dans le lait de lipratropium, et compte tenu de ses propriétés atropiniques son utilisation est déconseillée durant lallaitement sauf nécessité absolue.
Fertilité
Les études précliniques réalisées avec le bromure dipratropium nont pas mis en évidence deffets néfastes sur la fertilité (voir rubrique 5.3). Les données cliniques sur la fertilité ne sont pas disponibles pour le bromure dipratropium.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Toutefois, les patients doivent être informés de la possibilité de développement deffets indésirables de type vertiges, troubles de laccommodation, mydriase et vision trouble au cours du traitement par ATROVENT. Par conséquent, il convient de faire preuve de prudence lors de la conduite dun véhicule ou de lutilisation dune machine.
Beaucoup deffets indésirables listés peuvent être attribués aux propriétés anticholinergiques dATROVENT.
Comme tous les traitements par inhalation, ATROVENT peut engendrer des symptômes d'irritation locale. Résumé du profil de sécurité demploi
Les effets indésirables les plus fréquemment signalés lors des essais cliniques étaient les céphalées, les irritations de la gorge, la toux, la sécheresse de la bouche, les troubles de la motilité gastro-intestinale (constipation, diarrhée et vomissement), les nausées et les vertiges.
Tableau résumé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans les essais cliniques menés avec ATROVENT et de lexpérience acquise depuis la commercialisation.
Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur fréquence en utilisant la classification suivante :
Très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1000, < 1/100) ; rare (³ 1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Terme usuel MedDRA |
Fréquence |
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Affections du système immunitaire Hypersensibilité Réaction anaphylactique |
Peu fréquent Peu fréquent |
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Affections du système nerveux Céphalées Sensations vertigineuses |
Fréquent Fréquent |
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Affections oculaires Glaucome par fermeture de langle Augmentation de la pression intraoculaire Mydriase Douleur oculaire dème cornéen Hyperémie conjonctivale Vision de halo Vision trouble Troubles de laccommodation visuelle |
Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Rare |
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Troubles cardiaques Tachycardie supraventriculaire Palpitations Fibrillation auriculaire Tachycardie |
Peu fréquent Peu fréquent Rare Rare |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux Irritation pharyngée Bronchospasme Bronchospasme Laryngospasme dème pharyngé Sécheresse de la gorge |
Fréquent Fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent |
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Affections gastro-intestinales Sécheresse de la bouche Nausées Troubles de la motilité gastro-intestinale Constipation Vomissements Diarrhées dème buccal Stomatite |
Fréquent Fréquent Fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané Rashs cutanés Prurit dème de Quincke Urticaire |
Peu fréquent Peu fréquent Peu fréquent Rare |
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Affections du rein et des voies urinaires Rétention urinaire |
Peu fréquent |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
L'emploi à des doses très supérieures aux doses recommandées est le reflet d'une aggravation de l'affection respiratoire nécessitant une consultation médicale rapide pour réévaluation thérapeutique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : anticholinergiques, code ATC : R03BB01.
Ce médicament est un bronchodilatateur anticholinergique par voie inhalée.
Administré par voie inhalée, le bromure d'ipratropium exerce une action compétitive préférentielle au niveau des récepteurs cholinergiques du muscle lisse bronchique entraînant par effet parasympatholytique une relaxation de celui-ci et une bronchodilatation. Son effet bronchodilatateur est moins puissant que celui des bêta2 mimétiques par voie inhalée.
L'action bronchospasmolytique apparaît rapidement (environ 3 minutes) et persiste pendant 4 à 6 heures.
Les anticholinergiques préviennent laugmentation de la concentration intracellulaire de Ca++ provoquée par linteraction de lacétylcholine avec les récepteurs muscariniques du muscle lisse bronchique. La libération de Ca++ a pour médiateur le système de second messager constitué dIP3 (inositol triphosphate) et de DAG (diacylglycérol).
La bronchodilatation faisant suite à linhalation dATROVENT (bromure dipratropium) est principalement locale et spécifique au poumon, et non systémique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La quantité absorbée après administration par voie inhalée est minime et les taux sériques faibles correspondraient à labsorption intestinale partielle de la fraction déglutie très faiblement absorbée par voie digestive. Après administration orale, cette absorption peut être évaluée entre 15 et 30 % de la quantité administrée. La demi-vie délimination est de lordre de 3,5 à 4 heures. Lexcrétion se fait essentiellement par voie urinaire.
Après administration par voie inhalée, le passage de la barrière hémato-encéphalique est très faible.
Lexcrétion rénale cumulée (0 à 24 heures) du composé parent est denviron 46 % dune dose administrée par voie intraveineuse, de moins de 1 % dune dose orale et environ 3 à 13 % dune dose inhalée. Sur la base de ces données, la biodisponibilité systémique totale de doses orales et inhalées de bromure dipratropium est estimée à respectivement 2 % et 7 à 28 %.
De ce fait, les portions de dose de bromure dipratropium avalées ne contribuent pas de manière importante à lexposition systémique.
Distribution
Les paramètres cinétiques décrivant le sort de lipratropium ont été calculés à partir des concentrations plasmatiques après administration par voie intraveineuse. Une baisse biphasique rapide des concentrations plasmatiques est observée. Le volume de distribution apparent à léquilibre (Vdss) est denviron 176 L (environ 2,4 L/kg). Le médicament se lie de manière minimale (moins de 20 %) aux protéines plasmatiques. Les données précliniques indiquent que lamine quaternaire ipratropium ne traverse pas le placenta ni la barrière hématoencéphalique.
Biotransformation
Après administration intraveineuse, environ 60 % de la dose sont métabolisés, probablement la majeure partie dans le foie par oxydation.
Les métabolites connus, qui sont formés par hydrolyse, deshydratation ou élimination du groupe hydroxy-méthyle dans le fragment acide tropique, montrent très peu ou pas daffinité pour les récepteurs muscariniques et doivent être considérés comme inefficaces.
Élimination
La demi-vie de la phase délimination terminale est denviron 1,6 heure.
Lipratropium possède une clairance totale de 2,3 L/min et une clairance rénale de 0,9 L/min.
Dans une étude du bilan dexcrétion, lexcrétion rénale cumulée (6 jours) de la radioactivité liée au médicament (incluant le composé parent et tous ses métabolites) a représenté 72,1 % après administration intraveineuse, 9,3 % après administration orale et 3,2 % après inhalation. La radioactivité totale excrétée via les selles était de 6,3 % après administration intraveineuse, de 88,5 % après administration orale et de 69,4 % après inhalation. En ce qui concerne lexcrétion de la radioactivité liée au médicament après administration intraveineuse, lexcrétion principale se produit via les reins. La demi-vie délimination de la radioactivité liée au médicament (composé parent et métabolites) est de 3,6 heures.
5.3. Données de sécurité préclinique
Toxicité à dose unique
La toxicité aiguë par inhalation, administration orale et administration intraveineuse a été évaluée dans plusieurs espèces de rongeurs et de non-rongeurs.
En cas dinhalation, la dose létale minimale chez le cochon dInde mâle est de 199 mg/kg.
Chez le rat, aucune mortalité na été observée jusquaux doses les plus élevées techniquement possibles (cest-à-dire 0,05 mg/kg après 4 h dadministration ou 160 bouffées de bromure dipratropium, 0,02 mg/bouffée).
Les valeurs de DL 50 orale chez la souris, le rat et le lapin sont respectivement de 1 585, 1 925 et 1 920 mg/kg. La DL 50 intraveineuse chez la souris, le rat et le chien est, respectivement, de 13,6, 15,8 et environ 18,2 mg/kg. Les signes cliniques incluent une mydriase, une sécheresse de la muqueuse buccale, une dyspnée, des tremblements, des spasmes et/ou une tachycardie.
Toxicité à dose répétée
Des études de toxicité à dose répétée ont été menées chez des rats, des lapins, des chiens et des singes Rhésus.
Dans les études dinhalation dune durée allant jusquà 6 mois chez des rats, des chiens et des singes Rhésus, la NOAEL (dose sans effet indésirable observé) était de respectivement 0,38 mg/kg/jour, 0,18 mg/kg/jour et 0,8 mg/kg/jour. Une sécheresse de la muqueuse buccale et une tachycardie ont été notées chez les chiens. Aucune lésion histopathologique liée à la substance na été observée dans lappareil bronchopulmonaire ni aucun autre organe. Chez le rat, la NOAEL après 18 mois dadministration orale était de 0,5 mg/kg/jour.
Des études de toxicité de linhalation à dose répétée, dune durée allant jusquà 6 mois chez des rats et 3 mois chez des chiens, utilisant dautres formulations (intranasale, avec propulseur HFA 134a et avec poudre de lactose) nont révélé aucune information supplémentaire sur le profil général de toxicité du bromure dipratropium.
Ladministration intranasale pendant une durée allant jusquà 6 mois a révélé une NOEL (dose sans aucun effet) > 0,20 mg/kg/jour chez les chiens et a confirmé de précédentes études portant sur une administration intranasale pendant une durée allant jusquà 13 semaines. Des études de toxicité à dose répétée du bromure dipratropium ont montré que les profils toxicologiques de la formulation au HFA et de la préparation classique au CFC sont similaires.
Tolérance locale
Une solution aqueuse de bromure dipratropium (0,05 mg/kg) a été bien tolérée localement lors de ladministration à des rats par inhalation (administration unique sur 4 h). Dans les études de toxicité à dose répétée, le bromure dipratropium a été bien toléré localement.
Immunogénicité
Aucune anaphylaxie active ni réaction anaphylactique cutanée passive na été démontrée chez des cochons dInde.
Génotoxicité et carcinogénicité
Il na pas été observé de génotoxicité in vitro (test dAmes), ni in vivo (test du micronoyau, test létal dominant chez la souris, essai cytogénétique sur des cellules de moelle osseuse de hamsters chinois).
Aucun effet tumorigène ni carcinogène na été démontré lors détudes à long terme chez des souris et des rats.
Toxicité de la reproduction et du développement
Des études visant à explorer linfluence possible du bromure dipratropium sur la fertilité, la toxicité embryonnaire et ftale et le développement péri-/postnatal ont été conduites chez des souris, des rats et des lapins.
Des niveaux de dose orale élevés, cest-à-dire de 1 000 mg/kg/jour chez le rat et de 125 mg/kg/jour chez le lapin, ont été associés à une toxicité maternelle dans les deux espèces et à une toxicité embryonnaire/ftale chez le rat, où le poids des ftus a été réduit. Il na pas été observé de malformations liées au traitement.
Les doses les plus élevées techniquement possibles pour linhalation au moyen de laérosol doseur, de 1,5 mg/kg/jour chez les rats et de 1,8 mg/kg/jour chez les lapins, nont été associées à aucun effet indésirable sur la reproduction.
Acide citrique anhydre, eau purifiée, éthanol anhydre.
Gaz de pressurisation : tétrafluoroéthane (HFA 134a).
3 ans en zones climatiques I et II
18 mois en zones climatiques III et IV
6.4. Précautions particulières de conservation
· à protéger des rayons du soleil et à ne pas exposer à une température supérieure à 25°C,
· ne pas percer ou brûler même après usage.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
200 doses en flacon pressurisé (acier inoxydable) de 17 mL avec valve doseuse et embout buccal (polypropylène).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-104 AVENUE DE FRANCE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATROVENT 0,25 mg/1 ml ENFANTS, solution pour inhalation par nébuliseur en récipient unidose
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
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