SCANDONEST 30 mg/mL, solution injectable à usage dentaire
CIS 66701169
Informations à jour au 27 avril 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/04/2020
SCANDONEST 30 mg/mL, solution injectable à usage dentaire
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 mL de solution injectable contient 30 mg de chlorhydrate de mépivacaïne.
Une cartouche de 1,7 mL de solution injectable contient 51 mg de chlorhydrate de mépivacaïne.
Une cartouche de 2,2 mL de solution injectable contient 66 mg de chlorhydrate de mépivacaïne.
Excipient à effet notoire :
Chaque mL de solution injectable contient 0,11 mmoL de sodium (2,467 mg/mL).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution translucide et incolore.
pH : 6,0-6,8
4.1. Indications thérapeutiques
SCANDONEST 30 mg/mL, solution injectable à usage dentaire, est indiqué dans lanesthésie locale ou loco-régionale en pratique odonto-stomatologique chez ladulte, ladolescent et lenfant de plus de 4 ans (cest à dire pesant plus de 20 kg).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Comme labsence de douleur dépend de la sensibilité de chaque patient, la plus petite dose efficace danesthésique doit être utilisée. Lors dune intervention plus importante une cartouche ou plus peut savérer nécessaire, sans dépasser la dose maximale recommandée.
Chez les adultes, la dose maximale recommandée est de 4,4 mg par kg de poids corporel, la dose maximale recommandée étant de 300 mg chez les patients pesant plus de 70 kg, soit 10 mL de solution.
A noter : la quantité maximale doit prendre en compte le poids corporel du patient. Comme chaque patient a un poids différent, la dose maximale tolérée de mépivacaïne sera différente chez chacun. De plus, il existe des variations individuelles quant au début et à la durée de laction.
Le tableau ci-dessous indique les doses maximales autorisées chez ladulte dans les techniques danesthésie les plus courantes ainsi que leur équivalent en nombre de cartouches :
Poids corporel (kg) |
Dose de chlorhydrate de mépivacaïne (mg) |
Volume (mL) |
Nombre équivalent* de cartouches (1,7 mL) |
Nombre équivalent* de cartouches (2,2 mL) |
|
50 |
220 |
7,3 |
4,0 |
3,0 |
|
60 |
264 |
8,8 |
5,0 |
4,0 |
|
≥70 |
300 |
10,0 |
5,5 |
4,5 |
* Arrondi à la demi cartouche approchante
Population pédiatrique
SCANDONEST 30 mg/mL, solution injectable à usage dentaire ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 4 ans (cest à dire de moins de 20 kg) (voir rubrique 4.3).
Dose thérapeutique recommandée :
La quantité injectée dépend de l'âge, du poids de l'enfant et du type d'intervention à réaliser. La dose moyenne à prévoir est de 0,75 mg/kg = 0,025 mL de solution de mépivacaïne par kilogramme de poids corporel : ~ ¼ cartouche (15 mg de chlorhydrate de mépivacaïne) chez un enfant pesant 20 kg.
Dose maximale recommandée :
La dose maximale recommandée dans la population pédiatrique est de 3 mg de mépivacaïne/kg (0,1 mL mépivacaïne/kg).
Le tableau ci-dessous indique les doses maximales autorisées chez les enfants ainsi que leur équivalent en nombre de cartouches :
|
Poids corporel (kg) |
Dose de chlorhydrate de mépivacaïne (mg) |
Volume (mL) |
Nombre équivalent* de cartouches (1,7 mL) |
Nombre équivalent* de cartouches (2,2 mL) |
|
20 |
60 |
2 |
1,2 |
0,9 |
|
35 |
105 |
3,5 |
2,0 |
1,5 |
|
45 |
135 |
4,5 |
2,5 |
2,0 |
* Arrondi à la demi cartouche approchante
Populations spéciales
En labsence de données cliniques, des précautions spéciales doivent être prises afin dadministrer les plus petites doses qui permettent de procurer une anesthésie efficace chez:
· les personnes âgées,
· les insuffisants rénaux ou hépatiques.
La mépivacaïne est métabolisée au niveau du foie et il peut y avoir des taux plasmatiques élevés chez des patients souffrant de troubles hépatiques, surtout en cas dusage répété. Sil faut réinjecter, le patient doit être surveillé, afin didentifier tout signe de surdosage relatif.
Usage concomitant de sédatifs pour réduire lanxiété du patient :
Si un sédatif est administré, la dose maximale tolérée de mépivacaïne doit être réduite à cause de leffet additif de cette association sur la dépression du système nerveux central (voir rubrique 4.5).
Mode dadministration
Infiltration et voie périneurale.
A usage unique
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament
Ce produit ne doit pas être utilisé sil est trouble ou coloré.
La vitesse dinjection ne doit pas dépasser 1 mL de solution par minute
Les anesthésiques locaux doivent être injectés avec précaution lorsquil y a des signes dinflammation et/ou infection au site dinjection. La vitesse dinjection doit être très lente (1 mL/min).
Risques associés à une injection intravasculaire accidentelle
Une injection intravasculaire accidentelle (cest à dire une injection intraveineuse par inadvertance dans la circulation systémique, linjection intra artérielle ou intraveineuse par inadvertance dans la région de la tête ou du cou) pourrait être associée à certains effets indésirables sévères comme des convulsions suivies dune dépression du système nerveux central ainsi que du système cardiorespiratoire et dun coma, allant jusquà larrêt respiratoire, résultant dune montée soudaine et élevée du taux du chlorure de mépivacaïne dans la circulation systémique.
Ainsi, afin de sassurer que laiguille ne pénètre pas dans un vaisseau sanguin durant linjection, il faut effectuer une aspiration avant dinjecter lanesthésique local. Cependant, labsence de sang dans la seringue ne garantit pas quune injection intravasculaire ait bien été évitée.
Risque associé à une injection intraneurale
Une injection intraneurale accidentelle peut entraîner la progression rétrograde du produit le long du nerf. Afin déviter une injection intraneurale et de prévenir les dommages neurologiques liés aux blocs neuronaux, laiguille doit toujours être retirée si une sensation de choc électrique est ressentie par le patient durant linjection ou si linjection est particulièrement douloureuse. Si des dommages neurologiques dus à laiguille surviennent, leffet neurotoxique peut être aggravé par la neurotoxicité chimique potentielle de la mépivacaïne car cela peut perturber la circulation sanguine périneurale et empêcher lélimination locale de la mépivacaïne.
· Hypersensibilité à la substance active (ou à tout autre anesthésique local de type amide) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Enfants de moins de 4 ans (moins de 20 kg),
· Troubles sévères de la conduction auriculo-ventriculaire non stabilisés par un pacemaker,
· Epilepsie non contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Sil y a un risque de réaction allergique, choisir un autre produit anesthésique (voir rubrique 4.3).
La mépivacaïne doit être utilisée de manière sûre et efficace dans les conditions appropriées :
Les effets de lanesthésie locale peuvent être réduits lorsque SCANDONEST 30 mg/mL est injecté dans une zone inflammatoire ou infectée.
Un risque de morsure (lèvres, joues, muqueuses et langue) existe, surtout chez lenfant; il faut conseiller au patient déviter de mâcher des chewing-gums ou des aliments jusquà ce que les sensations normales soient rétablies.
La mépivacaïne doit être utilisée avec précaution chez les:
Patients souffrant de troubles cardiovasculaires :
· Troubles vasculaires périphériques,
· Arythmies, particulièrement dorigine ventriculaire,
· Troubles de la conduction auriculo-ventriculaire,
· Insuffisance cardiaque,
· Hypotension.
La mépivacaïne doit être administrée avec précaution chez les patients souffrant de troubles cardiaques car ils pourraient ne pas compenser les changements liés à la prolongation de la conduction auriculo-ventriculaire.
Patients épileptiques:
En raison de leurs effets convulsivants, tous les anesthésiques locaux doivent être utilisés avec précaution chez ces patients. Pour les épilepsies non-contrôlées voir rubrique 4.3.
Patients souffrant de troubles hépatiques:
La plus petite dose efficace qui procure une anesthésie efficace doit être utilisée.
Patients souffrant de troubles rénaux:
La plus petite dose efficace qui procure une anesthésie efficace doit être utilisée.
Patients souffrant de porphyrie:
SCANDONEST 30 mg/mL ne doit être utilisé chez des patients souffrant de porphyrie aigue que sil nexiste pas dalternative plus sûre. Tous les patients souffrant de porphyrie doivent être traités avec précaution car ce médicament peut déclencher une porphyrie.
Patients souffrant dacidose :
Ces spécialités doivent être employées avec précaution en cas dacidose comme lors dune aggravation dune insuffisance rénale sévère ou de diabète de type 1 mal équilibré.
Patients âgés :
Les doses doivent être réduites chez les patients âgés (en labsence de données cliniques).
La mépivacaïne doit être administrée avec précaution chez les patients utilisant des traitements antiplaquettaires/anticoagulants ou souffrants de troubles de la coagulation, en raison dun risque accru de saignement. Le risque accru dhémorragie est plus en rapport avec la procédure quavec le médicament.
Précautions demploi
Les anesthésiques locaux ne doivent être utilisées que par des professionnels de santé bien entraînés au diagnostic et au traitement de la toxicité dose dépendante et à dautres situations durgence suite à lusage dun bloc neuronal. Il faut sassurer de la disponibilité immédiate doxygène, dautres médicaments de réanimation, dappareils de réanimation cardio-pulmonaire et de personnel qualifié, pour une gestion efficace des réactions toxiques et des situations durgence (voir rubrique 4.2). Des délais dans le traitement de la toxicité dose-dépendante, lhypoventilation, quelle que soit son origine, et/ou une sensibilité modifiée, peuvent entraîner le développement dune acidose, un arrêt cardiaque voire même la mort.
Lhypoxémie et lacidose métabolique peuvent potentialiser la toxicité cardiovasculaire. Le contrôle précoce des convulsions et une oxygénothérapie agressive pour traiter lhypoxémie et lacidose peuvent prévenir larrêt cardiaque.
Lusage concomitant dautres médicaments peut nécessiter une surveillance rigoureuse (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient 24,67 mg de sodium pour 10 mL (dose maximale recommandée), équivalent à 1,23 % de la dose quotidienne maximale recommandée par lOMS, soit 2 g de sodium chez ladulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions additives avec dautres anesthésiques locaux
La toxicité des anesthésiques locaux est additive. La dose totale de mépivacaïne administrée ne doit pas dépasser la dose maximale recommandée.
H2 antihistaminiques (cimétidine)
Des taux sériques accrus danesthésiques de type amide ont été rapportés suite à ladministration concomitante de cimétidine. La cimétidine réduit lélimination de la mépivacaïne.
Sédatifs (dépresseurs du système nerveux central)
Si les sédatifs sont utilisés pour réduire lappréhension du patient, des doses réduites danesthétiques doivent être employées car les anesthésiques locaux, comme les sédatifs, sont des dépresseurs du système nerveux central et leur association peut avoir un effet additif.
Antiarythmiques
Les patients traités par des antiarythmiques peuvent subir une accumulation deffets indésirables après ladministration de la mépivacaïne, leurs structures étant similaires (comme les médicaments de Classe I, cest à dire la lidocaïne).
Inhibiteurs de la CYP1A2
La mépivacaïne est métabolisée principalement par lenzyme CYP1A2. Les inhibiteurs des cytochromes (cest à dire ciprofloxacine, énoxacine, fluvoxamine) peuvent ralentir son métabolisme, augmenter le risque deffets indésirables et contribuer aux taux sanguins élevés ou toxiques. Des taux sériques élevés danesthésiques de type amide ont également été rapportés après ladministration concomitante de cimétidine, ce qui est probablement dû à linhibition par la cimétidine de la CYP1A2. Il faut faire attention en associant le médicament concerné avec ces médicaments car les vertiges peuvent durer plus longtemps (voir rubrique 4.7.).
Propranolol
Lélimination de la mépivacaïne peut être réduite lorsquelle est associée au propranolol et les taux sériques de cet anesthésique peuvent être plus élevés. Il faut prendre des précautions lorsque la mépivacaïne est administrée de manière concomitante avec du propranolol.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune étude clinique na été effectuée chez les femmes enceintes et aucun cas de femme enceinte ayant reçu une injection de 30 mg/mL de mépivacaïne na été rapporté dans la littérature. Les études chez les animaux nont pas indiqué deffets toxiques directs ou indirects sur la reproduction. Il est donc préférable, par précaution, déviter lusage de la mépivacaïne durant la grossesse, sauf sil savère nécessaire.
Aucune mère allaitante na été incluse dans les études cliniques de SCANDONEST 30 mg/mL, solution injectable à usage dentaire. Cependant, étant donné labsence de données pour la mépivacaïne, un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Il est donc conseillé aux mères de ne pas allaiter dans les 10 heures qui suivent une anesthésie par SCANDONEST 30 mg/mL.
Fertilité
Aucun effet toxique de la mépivacaïne sur la fertilité na été rapporté dans les études chez les animaux. Il nexiste pas de données chez lhomme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables suivant ladministration de SCANDONEST 30 mg/mL sont semblables à ceux observés avec dautres anesthésiques locaux de type amide. Ces effets indésirables sont surtout dose dépendant et proviennent de forts taux plasmatiques suite à un surdosage, une absorption rapide ou une injection intravasculaire accidentelle. Ils peuvent également survenir en cas dhypersensibilité, didiosyncrasie ou de tolérance réduite. Les effets indésirables sévères sont habituellement systémiques.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés proviennent de rapports spontanés et de publications.
La classification des fréquences suit cette convention : Très fréquent (≥ 1/10), Fréquent (≥1/100 - <1/10), Peu fréquent (≥1/1,000 - <1/100), Rare (≥1/10,000 - <1/1,000) et Très rare (<1/10,000), « Fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée à partir des données disponibles). »
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Classes de systèmes ou organes MedDRA |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Hypersensibilité Choc anaphylactique/ réactions anaphylactoïdes Angioedème (visage/langue/lèvres/ gorge / larynx1 /dème périorbital) Bronchospasme / asthme2 Urticaire |
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Affections psychiatriques |
Indéterminée |
Euphorie Anxiété/Nervosité3 |
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Affections du système nerveux
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Fréquent |
Maux de tête |
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Rare |
Neuropathie4 Névralgie (douleur neuropathique) Paresthésie (cest à dire sensations locales de brûlures, de fourmillements, de picotements, de chaud ou de froid sans cause physique apparente) des structures buccales et péribuccales Hypoesthésie / engourdissement (buccal et péribuccal) Dysesthésie (buccale et péribuccale), incluant la dysgueusie cest à dire goût métallique, distorsion du goût) et agueusie Vertiges (étourdissements) Dépression sévère du SNC : Présyncope, syncope Confusion, désorientation Difficultés délocution3 (cest à dire, dysarthrie, logorrhée) Agitation3 Pertes déquilibre (déséquilibre) Somnolence |
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Indéterminée |
Nystagmus |
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Affections oculaires |
Rare |
Moindre acuité visuelle Vision trouble Problème daccommodation |
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Indéterminée |
Syndrome dHorner Ptose de la paupière Enophtalmie Diplopie (paralysie des muscles oculomoteurs) Amaurose (cécité) Mydriase Myosis |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Rare |
Vertiges |
|
Indéterminée |
Inconfort dans loreille Acouphènes Hyperacousie |
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Affections cardiaques |
Rare |
Arrêt cardiaque Bradyarythmie Bradycardie Tachyarythmies (incluant les extrasystoles ventriculaires et la fibrillation ventriculaire)5 Angine de poitrine 6 Troubles de la conduction (bloc auriculo-ventriculaire) Tachycardie Palpitations |
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Indéterminée |
Insuffisance myocardique |
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Affections vasculaires |
Rare |
Hypotension (avec possibilité de collapsus vasculaire) |
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Très rare |
Hypertension |
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Indéterminée |
Vasodilatation Hyperémie locale/régionale |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Dépression respiratoire Bradypnée Apnée (arrêt respiratoire) Bâillements Dyspnoée2 Tachypnée |
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Indéterminée |
Hypoxie7 (y compris cérébrale) Hypercapnie7 Dysphonie (Enrouement1) |
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Affections gastro-intestinales |
Rare |
Nausées Vomissements Exfoliations gingivales/buccales (décollement) / ulcérations Gonflement8 de la langue, des lèvres et des gencives |
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Indéterminée |
Stomatite, glossite, gingivite Hypersalivation |
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Affections de la peau et du tissu sous cutané |
Rare |
Eruption Erythème Prurit Gonflement du visage Hyperhidrose (transpiration) |
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Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
Rare |
Fasciculations musculaires Frissons |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Rare |
dème local dème au site dinjection |
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Indéterminée |
Douleurs thoraciques Fatigue, asthénie (faiblesse) Sensation de chaud Douleur au site dinjection |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Indéterminée |
Lésions nerveuses |
Description de quelques effets indésirables
1 Ldème laryngo-pharyngé est typiquement accompagné denrouement et/ou de dysphagie ;
2 Un bronchospasme (bronchoconstriction) survient typiquement avec la dyspnée ;
3 Certains effets indésirables comme lagitation, lanxiété/nervosité, les troubles de lélocution peuvent être des signes dalerte avant la dépression du SNC. En présence de ces signes, il faut demander aux patients dhyperventiler et instaurer une surveillance rigoureuse (voir rubrique 4.9.) ;
4 Certains troubles neurologiques peuvent survenir avec différents symptômes de sensations anormales (cest à dire, paresthésie, hypoesthésie, dysesthésie, hyperesthésie, etc.) des lèvres, de la langue, et des tissus buccaux. Ces données proviennent de rapports post-AMM, surtout suite aux blocs nerveux de la mâchoire, impliquant différentes branches du nerf trijumeau ;
5 Cela survient surtout chez des patients ayant un trouble cardiaque sous-jacent ou prenant certains médicaments;
6 Cela survient surtout chez les patients ayant des facteurs de risque de maladie cardiaque ischémique ;
7 Lhypoxie et lhypercapnie sont secondaires à une dépression respiratoire et/ou des crises dépilepsie et les contractions musculaires prolongées ;
8 Cela survient par morsure accidentelle ou mâchage des lèvres ou de la langue alors que lanesthésie persiste.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Types de surdosage
Le surdosage danesthésiques locaux peut être absolu, suite à linjection de doses excessives, ou relatif, suite à linjection de doses normalement non-toxiques dans certaines circonstances ; injection par inadvertance dans un vaisseau sanguin ou absorption rapide anormale dans la circulation systémique ou ralentissement du métabolisme et de lélimination du médicament.
Symptômes
En cas de surdosage relatif, les patients montrent généralement des symptômes après 1-3 minutes. En cas de surdosage absolu, les sites de toxicité, selon le site dinjection peuvent apparaître 20-30 minutes après linjection.
Ces effets toxiques sont dose-dépendants et de sévérité progressive au niveau des manifestations neurologiques, suivies de toxicité vasculaire, respiratoire et finalement cardiaque comme lhypotension, la bradycardie, larythmie et larrêt cardiaque.
Les effets toxiques sur le SNC surviennent progressivement avec des symptômes et des réactions de sévérité croissante. Les symptômes initiaux comprennent lagitation, une sensation dintoxication, une sensation dengourdissement des lèvres et de la langue, une paresthésie autour de la bouche, des étourdissements, des troubles de la vue et de louïe et des bourdonnements doreilles. La présence de ces manifestations durant linjection du produit est un signe dalerte et linjection doit être stoppée immédiatement.
Les symptômes cardiovasculaires surviennent à des taux plasmatiques supérieurs à ceux des symptômes neurologiques et sont généralement précédés par ceux-ci sauf si le patient est sous anesthésie générale ou sédation (cest à dire sous benzodiazépines ou barbituriques). La perte de connaissance et la survenue de convulsions généralisées peuvent être précédées de symptômes annonciateurs comme une rigidité des articulations et des muscles ou des tremblements. Les convulsions peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes et conduisent rapidement à lhypoxie et lhypercapnie, suite à une activité musculaire accrue et une ventilation insuffisante. Dans les cas les plus sévères, il peut y avoir un arrêt respiratoire.
Les effets indésirables peuvent survenir à des concentrations plasmatiques supérieures à 5 mg/l, les convulsions surviendraient à des concentrations supérieures ou égales à 10 mg/l. Il nexiste que des données limitées sur le surdosage.
Lacidose exacerbe les effets toxiques des anesthésiques locaux.
En cas dinjection intravasculaire rapide, une forte concentration sanguine de mépivacaïne dans les coronaires peut entrainer une insuffisance cardiaque, probablement suivie dun arrêt cardiaque, avant que le SNC soit affecté. Les données disponibles restent discutables (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Traitement
Si des signes de toxicité aigüe apparaissent, linjection de cet anesthésique local doit être stoppée immédiatement.
Les symptômes liés au SNC (convulsions, dépression) doivent être très rapidement traités par une ventilation appropriée et ladministration danticonvulsivants.
Il est vital dassurer une oxygénation et une ventilation optimales, un soutien circulatoire et de traiter lacidose.
Si une dépression cardiovasculaire survient (hypotension, bradycardie), il faut éventuellement administrer des fluides intraveineux, de vasopresseurs et/ou dinotropes. Les enfants doivent recevoir des doses adaptées à leur âge et à leur poids.
En cas darrêt cardiaque, obtenir sa récupération peut nécessiter des efforts de réanimation prolongés.
La dialyse nest pas efficace dans le traitement du surdosage de la mépivacaïne. Lélimination peut être accélérée en acidifiant les urines.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La mépivacaïne est un anesthésique local de type amide.
La mépivacaïne inhibe de manière réversible la conduction nerveuse en réduisant ou bloquant le flux de sodium (Na+) durant la propagation du potentiel daction nerveux. Au fur et à mesure que lanesthésie sinstalle le long du nerf, le seuil dexcitabilité électrique augmente progressivement, lélévation du potentiel daction et la propagation de linflux nerveux diminuent. La mépivacaïne a un bref délai daction, une forte puissance anesthésique et une faible toxicité.
La mépivacaïne montre de légères propriétés vasoconstrictrices entrainant une plus longue durée daction que les autres anesthésiques locaux administrés sans vasoconstricteurs. Ces propriétés vasoconstrictrices ont été mises en évidence par plusieurs études. Elles seraient bénéfiques lorsque linjection dun vasoconstricteur est contre-indiquée. Plusieurs facteurs comme le pH tissulaire, le pKa, la solubilité lipidique, la concentration de lanesthésique local, la diffusion nerveuse de lanesthésique local, etc., peuvent influencer la survenue et la durée de lanesthésie locale.
Installation de laction
En cas de bloc nerveux périphérique dentaire, leffet de la mépivacaïne sinstalle rapidement (généralement en 3 à 5 minutes).
Durée de lanalgésie
Lanesthésie de la pulpe dure généralement 25 minutes après linfiltration maxillaire et environ 40 minutes après un bloc alvéolaire inférieur tandis que lanesthésie des tissus mous sera maintenue jusquà 90 minutes après linfiltration maxillaire et environ 165 minutes après un bloc alvéolaire inférieur.
Biodisponibilité
La biodisponibilité est de 100% au site daction.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Suite à linjection péribuccale dune solution de mépivacaïne 30 mg/mL durant des procédures odonto-stomatologiques de routine, les pics des taux plasmatiques ont été mesurés dans différentes études cliniques. Le pic plasmatique maximal de mépivacaïne est atteint après 30-60 minutes, approximativement. 30 minutes environ après injection intrabuccale, les concentrations maximales de mépivacaïne rapportées variaient entre 0,4 et 1.2 µg/mL suite à linjection dune cartouche et entre 0,95 et 1,70 µg/mL avec deux cartouches. Le ratio entre les concentrations plasmatiques moyennes suite à linjection de 1 ou 2 cartouches était de 50% environ, montrant une proportionnalité liée aux doses. Ces concentrations plasmatiques se situent bien en dessous des seuils rapportés de toxicité pour le SNC et le système cardiovasculaire, respectivement 10 à 25 fois moins.
Distribution
La mépivacaïne est distribuée dans tous les tissus. Les plus fortes concentrations ont été retrouvées dans des tissues fortement vascularisés comme le foie, les poumons, le cur et le cerveau. La mépivacaïne se lie à 75% aux protéines plasmatiques et peut franchir la barrière placentaire par simple diffusion.
Métabolisme
Tous les anesthésiques locaux de type amide sont principalement métabolisés au niveau du foie par les enzymes microsomaux (cytochrome P450 1A2 (CYP1A2)). Ainsi, les inhibiteurs des isozymes P450 peuvent ralentir son métabolisme et augmenter le risque deffets indésirables (voir rubrique 4.5.). Plus de 50% de la dose est excrétée sous forme de métabolites dans la bile ; mais il existe probablement une circulation entéro-hépatique car seulement une petite quantité apparait dans les selles.
Élimination
La demi-vie délimination est de 2 heures chez ladulte. Lélimination des amides dépend de la vascularisation hépatique. La demi-vie plasmatique est prolongée si le patient souffre dinsuffisance hépatique ou rénale. La durée de lanesthésie locale nest pas liée à la demi-vie car son action cesse dès que le médicament se sépare du récepteur. Les métabolites sont excrétés dans les urines avec moins de 10% de mépivacaïne inchangée.
Lélimination peut être accélérée en acidifiant les urines (voir rubrique 4.9).
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune des études de la toxicité de la mépivacaïne sur la reproduction ou le développement na démontré deffet tératogène.
Aucune étude spécifique cardiogénique na été effectuée.
Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)
Eau pour préparations injectables.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Cartouche à usage unique en verre de type I, obturée à sa base par un piston mobile en caoutchouc synthétique type I et maintenu en place par un anneau en aluminium.
Cartouches de 1,7 mL ou 2,2 mL.
Boîtes de 50 cartouches.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les cartouches sont à usage unique. Linjection du médicament doit être effectuée immédiatement après louverture de la cartouche.
Comme pour toute cartouche, le diaphragme doit être désinfecté juste avant emploi. Il sera tamponné soigneusement soit avec de l'alcool éthylique à 70 %, ou de l'alcool isopropylique pur à 90%, pour usage pharmaceutique.
Les cartouches ne doivent en aucun cas être submergées dans quelque solution que ce soit.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
58, RUE DU PONT DE CRETEIL
94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 559 364 8 0 : 1,7 mL en cartouche (verre) - étui carton de 50 cartouches.
· 34009 550 719 5 2 : 2,2 mL en cartouche (verre) - étui carton de 50 cartouches.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicament réservé à lusage professionnel selon larticle R.5121-80 du code de la santé publique.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- CIFLOX 200 mg/100 mL, solution pour perfusion (IV)
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
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