PHYSIOGINE 1 mg, comprimé sécable
CIS 66771751
Informations à jour au 22 octobre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 22/10/2020
PHYSIOGINE 1 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Estriol.................................................................................................... 1,00 mg pour un comprimé
Excipient(s) à effet notoire : lactose
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
PHYSIOGINE 1 mg, comprimé sécable est un produit, ne contenant que des strogènes, qui peut être administré aux femmes avec ou sans utérus.
La posologie doit être ajustée selon les besoins de chaque patiente :
· 4-8 mg par jour pendant les premières semaines, puis diminution progressive en fonction des symptômes, jusquà atteindre la posologie dentretien (par exemple, 1 à 2 mg/jour). La plus petite dose efficace doit être utilisée. En cas dun traitement de longue durée chez des femmes dont lutérus est intact, un contrôle de lendomètre ou lutilisation simultanée dun progestatif est recommandé (voir aussi rubrique 4.4).
· Chez les femmes dont lutérus est intact, un progestatif prévu pour compléter le traitement par strogènes, doit être administré en supplément pendant 12 à 14 jours par mois/cycle de 28 jours. Les seuls progestatifs recommandés, sont ceux qui ont été approuvés dans le cadre dun traitement combiné avec strogènes. Pour ce qui est de l'utilisation du progestatif, se référer à l'information sur la préparation considérée.
· Chez les femmes ayant subi une hystérectomie, il est déconseillé de compléter le traitement avec un progestatif, si aucun diagnostic dendométriose na été préalablement établi.
· En cas doubli dune dose: si la dose suivante est à moins de 12 heures prendre la dose manquée immédiatement. Si la prochaine dose est à plus de 12 heures, attendre le moment de la prochaine dose et la prendre à lheure habituelle. Loubli dune dose peut augmenter la survenue de métrorragie et des « spottings ».
Mode dadministration
Les comprimés de Physiogine doivent être pris oralement, de préférence avec un liquide.
Il est important que la totalité de la dose journalière soit prise en une seule fois au même moment dans la journée.
Ce médicament ne doit pas être pris au cours d'un repas riche en graisses.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
· Tumeurs malignes strogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple: cancer de l'endomètre) ;
· Hémorragies génitales non diagnostiquées,
· Hyperplasie de lendomètre non traitée ;
· Accident thromboembolique veineux idiopathique, ancien ou en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
· Affections thrombophiliques connues (p. ex. déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
· Maladie thromboembolique artérielle en évolution ou récente (p. ex. angine de poitrine, infarctus du myocarde) ;
· Affection hépatique aiguë ou antécédents daffection hépatique, aussi longtemps que les tests de la fonction hépatique restent anormaux ;
· Porphyrie ;
· Problèmes héréditaires rares dintolérance au galactose, de déficit en lactase ou de malabsorption du glucose et du galactose (voir rubrique 6.1).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· Les données concernant le risque associé aux THS dans le traitement de la ménopause prématurée sont limitées. Toutefois, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfice/risque pour ces femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique/surveillance
· Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable de recueillir les antécédents médicaux personnels et familiaux de la patiente. Un examen clinique et gynécologique complet (avec examen mammaire et pelvien) doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente ainsi que des contre-indications et des mises en garde concernant le traitement. Il est recommandé d'effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme. Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires à signaler à leur médecin ou à leur infirmière (voir « Cancer du sein »). Il est recommandé, que ces examens médicaux, y compris une mammographie, soient pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Conditions nécessitant une surveillance
· Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Ces affections pouvant réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par PHYSIOGINE 1mg, comprimé sécable, en particulier:
- léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose;
- antécédent ou présence de facteurs de risque thromboemboliques (voir rubrique «Accidents thromboemboliques veineux» ci-dessous)
- facteurs de risque de tumeurs strogéno-dépendantes, par exemple: 1er degré d'hérédité pour le cancer du sein;
- hypertension artérielle;
- troubles hépatiques (par exemple: adénome hépatique);
- diabète avec ou sans atteinte vasculaire;
- lithiase biliaire;
- migraines ou céphalées (sévères);
- lupus érythémateux disséminé (LED);
- antécédents d'hyperplasie endométriale (voir rubrique « hyperplasie endométriale »);
- épilepsie;
- asthme;
- otospongiose.
Arrêt immédiat du traitement
Le traitement doit être arrêté immédiatement, dans le cas où une contre-indication est découverte, et dans les cas suivants:
- ictère ou altération de la fonction hépatique;
- augmentation significative de la pression artérielle;
- céphalée de type migraine inhabituelle;
- grossesse.
Hyperplasie de lendomètre et carcinome
· Chez les femmes dont lutérus est intact, le risque dhyperplasie endométriale et de carcinome est augmenté, lorsque les strogènes sont administrés seuls pendant des périodes prolongées. Laugmentation déclarée du risque de cancer de lendomètre, chez les patientes prenant uniquement des strogènes, est de 2 à 12 fois plus élevé que chez les patientes non traitées ; en fonction de la durée du traitement et de la dose dstrogènes utilisée (voir rubrique 4.8). Après l'arrêt du traitement, le risque peut rester élevée pendant au moins 10 ans.
· Lajout dun progestatif pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours, dun traitement combiné continu dstrogène-progestérone chez les femmes non hystérectomisées, permet de prévenir lexcès du risque associé au THS par strogènes seuls.
· La survenue de métrorragies ou des « spottings » peut se produire pendant les premiers mois de traitement. Des examens médicaux complémentaires sont nécessaires, si la métrorragie ou les « spottings » surviennent après une certaine durée de traitement ou sils continuent après larrêt du traitement. Ces examens peuvent nécessiter dune biopsie de lendomètre afin dexclure la présence dune tumeur maligne de lendomètre.
· La stimulation strogénique non compensée (THS par strogènes seuls) peut conduire à une transformation prémaligne ou maligne des foyers résiduels d'endométriose. Ce médicament doit donc être prescrit en combinaison avec des progestatifs, chez les femmes ayant subi une hystérectomie suite à une endométriose, notamment chez celles ayant une endométriose résiduelle.
Cancer du sein
Lensemble des données disponibles montre un risque accru de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement oestroprogestatif, ou chez celles prenant un THS à base doestrogènes seuls, ce risque étant dépendant de la durée du traitement.
Traitement oestroprogestatif combiné
Lessai randomisé contrôlé versus placebo Womens Health Initiative study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent tous deux une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS oestroprogestatif combiné, apparaissant au bout denviron 3 (1-4) ans de traitement (voir rubrique 4.8).
Traitement par oestrogènes seuls
Létude Womens Health Initiative (WHI), randomisée contrôlée contre placebo, na pas montré daugmentation du risque de cancer du sein chez les femmes hystérectomisées prenant un THS par strogènes seuls. Les études observationnelles ont généralement rapporté une légère augmentation du risque de cancer du sein diagnostiqué, ce risque étant plus faible que chez les utilisatrices dassociation estrogènes-progestatifs (voir rubrique 4.8).
Les résultats dune importante méta-analyse ont montré quaprès avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour quil revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsquun THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Le THS, surtout celui associant strogènes et progestatifs, augmentent la densité des images mammographiques, ce qui peut compromettre la détection radiologique du cancer du sein.
Cancer de lovaire
Le cancer de lovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein.
Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par strogènes seuls ou par combinaison d'strogènes et de progestatifs. Ce risque apparaît dans les cinq ans suivant le début du THS et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.
D'autres études, y compris l'essai WHI (Women's Health Initiative), suggèrent qu'un risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation du THS combinée (voir rubrique 4.8).
Accidents thrombo-emboliques veineux
· Les THS sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé daccidents thromboemboliques veineux (TEV), cest-à-dire, la thrombose veineuse ou lembolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année dutilisation (voir rubrique 4.8).
· Les patientes souffrant détats thrombophiliques connus ont un risque accru de TEV et la prise dune THS peut augmenter ce risque. La prise dun THS est donc contre-indiquée chez ces patientes (voir rubrique 4.3).
· Les facteurs de risque généralement reconnus pour le TEV comprennent lutilisation dstrogènes, un âge avancé, une chirurgie majeure, une immobilisation prolongée, lobésité (IMC> 30kg/m2), une grossesse / post-partum, un lupus érythémateux systémique et un cancer. Il ny a pas de consensus sur le rôle possible des varices dans les TEV.
· Comme chez tous les patients postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir la survenue de TEV après une chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, il est recommandé darrêter temporairement le THS 4 à 6 semaines avant lintervention. Le traitement ne doit être repris quaprès mobilisation complète de la patiente.
· Chez les femmes nayant pas dantécédents personnels de TEV, mais avec un parent au premier degré ayant des antécédents de thrombose présenté à un jeune âge, le dépistage peut être proposé après un rappel attentif de ses limites (seule une partie des anomalies thromboemboliques peuvent être dépistée). Si un défaut thrombophilique autre que la thrombose est identifiée chez les membres de la famille ou si le défaut est « sévère » (par exemple déficit en protéine C, en protéine S, en antithrombine ou une combinaison de ces défauts), les THS sont contre-indiqués.
· Les femmes ayant déjà un traitement anticoagulant chronique exigent un examen attentif de la balance bénéfice/risque avant de commencer le traitement.
· Si un TEV se développe après l'initiation du traitement, il faut immédiatement arrêter le traitement. Les patientes doivent être informées qu'elles doivent contacter leur médecin immédiatement si elles remarquent les symptômes éventuels d'un TEV (en particulier gonflement douloureux d'un membre inférieur, douleur thoracique soudaine ou dyspnée).
Maladie des artères coronaires (AVC)
· Il ny a aucune donnée provenant détudes contrôlées et randomisées concernant une protection contre linfarctus du myocarde, chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne existante, qui ont reçu un THS combiné ou par strogènes seuls.
· Les données des études contrôlées nont montré aucune augmentation de risque de survenue de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées prenant un THS par strogènes seuls.
Accident vasculaire cérébral ischémique
· Les traitements combinant strogènes et progestérones sont associés à un risque jusqu'à 1,5 fois du risque dAVC ischémique. Le risque relatif ne varie pas en fonction de lâge ou de la durée écoulée depuis le début de la ménopause. Cependant, comme le risque dAVC dépend fortement de lâge, le risque dAVC chez les femmes qui prennent un THS augmentera avec lâge (voir rubrique 4.8).
Autres précautions demploi
· Les strogènes peuvent provoquer une rétention de liquides. Les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou rénale doivent, par conséquent, être surveillées de près.
· Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être surveillées de près pendant le traitement substitutif oestrogénique ou hormonal, en effet de rares cas avec une élévation importante des taux plasmatiques de triglycérides entraînant une pancréatite ont été observés.
· Les oestrogènes augmentent la globuline liée à la thyroïde (TBG), ce qui conduit à une augmentation de lhormone thyroïdienne totale circulante, mesurée par le taux diode lié aux protéines (PBI), le taux de T4 (par colonne ou par radio-immunodosage) ou le taux de T3 (par radio-immunodosage). Labsorption de T3 sur la résine est diminuée, reflétant une TBG élevée. Les concentrations de T3 libre et de T4 libre sont inchangées. Dautres protéines de liaison peuvent avoir un taux sérique élevé, comme la globuline liée aux corticoïdes (CBG), la protéine liée aux hormones sexuelles (SHBG), ce qui entraîne une augmentation du taux des corticostéroïdes circulants et du taux des stéroïdes sexuels. Les concentrations dhormones actives libres sont inchangées. Dautres taux de protéines plasmatiques peuvent être augmentés (angiotensine, alpha-I-antitrypsine, céruloplasmine).
· Lutilisation dun THS naméliore pas la fonction cognitive. Il existe des données concernant une augmentation du risque de démence chez les femmes après lâge de 65 ans, qui ont commencé à prendre un THS combiné en continu ou un THS par strogènes seuls.
· Lutilisation dstriol induit une faible diminution de FSH et LH. Linfluence de lstriol sur les autres résultats des tests endocriniens de laboratoire est inconnue.
· Au cours d'essais cliniques menés sur le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les augmentations du taux d'ALAT dépassant par plus de cinq fois la limite normale supérieure étaient significativement plus fréquentes chez les femmes qui recevaient des médicaments contenant de l'éthinylestradiol. D'autre part, les femmes qui utilisaient une autre forme d'strogène que l'éthinylestradiol (par exemple, stradiol, striol ou strogènes conjugués) présentaient une augmentation du taux d'ALAT comparable à celles qui ne prenaient aucun strogène. Cependant, en raison du nombre limité de sujets qui utilisent ces autres formes d'strogène, la prudence est de mise lorsqu'elles sont administrées en combinaison avec le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au lactose.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le métabolisme des strogènes (et des progestatifs) peut être augmenté par lutilisation simultanée dinducteurs enzymatiques, notamment les enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine) et les anti-infectieux (par exemple, la rifampicine, la rifabutine, la névirapine, et léfavirenz).
Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme des inhibiteurs enzymatiques puissants, se comportent comme des inducteurs quand ils sont utilisés de façon concomitante avec des hormones stéroïdiennes.
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent induire le métabolisme des strogènes.
Cliniquement, une augmentation du métabolisme des strogènes et des progestatifs peut conduire à un effet diminué et à des modifications du profil de saignement utérin.
Au cours d'essais cliniques menés sur le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les augmentations du taux d'ALAT dépassant par plus de cinq fois la limite normale supérieure étaient significativement plus fréquentes chez les femmes qui recevaient des médicaments contenant de l'éthinylestradiol. D'autre part, les femmes qui utilisaient une autre forme d'strogène que l'éthinylestradiol (par exemple, stradiol, striol ou strogènes conjugués) présentaient une augmentation du taux d'ALAT comparable à celles qui ne prenaient aucun strogène. Cependant, en raison du nombre limité de sujets qui utilisent ces autres formes d'strogènes, la prudence est de mise lorsqu'elles sont administrées en combinaison avec le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir (voir rubrique 4.5).
Associations déconseillées
La prise simultanée de rifampicine, barbituriques, griséofulvine, anticonvulsivants (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone...) risque de compromettre, par induction enzymatique et accélération de la dégradation hépatique, l'efficacité du traitement par voie orale.
Associations à prendre en compte
Augmentation possible des taux circulants de ciclosporine, de la créatininémie et des transaminases. Mécanisme invoqué : diminution de l'élimination hépatique de la ciclosporine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En clinique, à la différence du diéthylstilbestrol, les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter à ce jour, un risque malformatif des estrogènes seuls ou en association en début de grossesse.
Allaitement
PHYSIOGINE 1mg, comprimé sécable, n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La plupart des incidents sévères suivants ont essentiellement été observés, bien que rarement, avec les strogènes de synthèse. Cependant, même si l'striol est un strogène naturel, par mesure de prudence, interrompre le traitement si l'un des phénomènes suivants apparait :
- accidents cardio-vasculaires et thrombo-emboliques,
- ictères cholestatiques,
- tumeurs du sein, tumeurs utérines,
- céphalées importantes et inhabituelles, migraines, vertiges, altération brutale de la vision,
- exacerbation d'une comitialité,
- adénome hépatique : il peut donner lieu à des accidents hémorragiques intra-abdominaux,
- galactorrhée : son apparition doit faire rechercher l'existence d'un adénome hypophysaire.
- Lithiase biliaire : augmentation éventuelle du risque.
Incidents plus fréquents mais mineurs n'empêchant pas habituellement la poursuite du traitement après adaptation des doses et de la séquence :
- saignements intermenstruels devant faire rechercher une pathologie sous-jacente,
· signes d'hyperestrogénie :
o tension mammaire.
Des effets indésirables tels quun spotting ou de légères métrorragies ont été observés chez quelques femmes au cours de certaines études réalisées avec PHYSIOGINE 1mg, comprimé sécable. Dautres effets indésirables, survenus de manière sporadique et souvent transitoires, étaient une hypersécrétion cervicale, une tension ou une douleur dans les seins, des nausées et une rétention hydrique.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans la littérature et pendant la surveillance post-marketing.
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) |
Rétention hydrique Rétention liquidienne |
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Affections gastro-intestinales |
Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) |
Nausées |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) |
Sensibilité mammaire, inconfort ou douleur dans les seins Saignements post-ménopausiques Sécrétions cervicales |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) |
Irritation et prurit local |
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Fréquence indéterminée |
Symptômes pseudo-grippaux |
Ces effets indésirables sont généralement transitoires mais ils peuvent également indiquer lutilisation dune posologie trop élevée.
Risque de cancer du sein
Les femmes prenant un traitement combinant strogènes et progestatifs pendant plus de 5 ans ont un risque jusquà deux fois supérieur davoir un cancer du sein diagnostiqué.
Laugmentation du risque est plus faible chez les utilisatrices doestrogènes seuls comparativement aux utilisatrices dassociations oestroprogestatives.
Le niveau de risque dépend de la durée dutilisation (voir rubrique 4.4).
Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus large essai randomisé, contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus large méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-dessous.
Plus importante méta-analyse détudes épidémiologiques prospectives
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
|
Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1000 patientes nayant jamais pris de THS pendant plus de 5 ans (50-54 ans)* |
Risque relatif |
Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un après 5 ans |
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THS strogénique |
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50 |
13,3 |
1,2 |
2,7 |
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THS combinant strogènes et progestatifs |
||
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50 |
13,3 |
1,6 |
8,0 |
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Note : Etant donné que lincidence du cancer du sein varie dun pays de lUE à lautre, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein changera proportionnellement. |
|||
*Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez dans les pays développés des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
|
Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1000 patientes nayant jamais pris de THS pendant plus de 10 ans (50-59 ans)* |
Risque relatif |
Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un après 5 ans |
|
|
THS par oestrogènes seuls |
||
|
50 |
26,6 |
1,3 |
7,1 |
|
|
Association oestroprogestative |
||
|
50 |
26,6 |
1,8 |
20,8 |
*Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez dans les pays développés des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Etude WHI US risque augmenté de cancer du sein après 5 ans de prise
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Age (année) |
Incidence pour 1000 patientes prenant un placebo pendant plus de 5 ans |
Risque relatif & IC95% |
Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un THS plus de 5 ans (IC95%) |
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|
strogène seul |
||
|
50-79 |
21 |
0.8 (0.7-1.0) |
-4 (-6-0)** |
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|
strogène et progestatif |
||
|
50-79 |
17 |
1.2 (1.0-1.5) |
+4 (0-9) |
**Etude WHI chez des femmes hystérectomisées, qui ne montre pas daugmentation du risque de cancer du sein
Quand lanalyse est limitée aux femmes qui nont pas pris de THS avant létude, il ny a pas daugmentation du risque apparent pendant les 5 années de traitement : après 5 ans, le risque est plus élevé que chez les non-traitées.
Risque de cancer endométrial
Femmes ménopausées avec un utérus
Le risque de cancer endométrial est denviron 5/1000 femmes avec un utérus ne prenant pas de THS.
Chez les femmes avec un utérus, la prise de THS avec strogènes seuls nest pas recommandée car cela augmente le risque de cancer endométrial (voir rubrique 4.4).
Les études epidemiologiques ont montré que laugmentation du risque de cancer endométrial varie entre 5 et 55 cas diagnostiqués supplémentaires pour 1000 femmes âgées entre 50 et 65 ans, en fonction de la durée de traitement par strogènes seuls et en fonction de la dose dstrogènes
Lajout dun progestatif au traitement par strogènes seuls pendant au moins 12 jours par cycle peut prévenir cette augmentation du risque. Létude MWS, a montré que la prise dun THS combiné (séquentiel ou continu) pendant 5 ans naugmentait pas le risque de cancer endométrial (RR de 1.0 (0.8-1.2)).
Cancer de lovaire
L'utilisation d'un THS par strogènes seuls ou par une combinaison d'strogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).
Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a démontré un risque accru de cancer de lovaire chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes nayant jamais pris de traitement (RR 1.43, IC 95 % 1.31-1.56).
Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, la prise dun THS pendant cinq ans entraîne l'apparition d'un cas supplémentaire pour 2000 utilisatrices. Chez les femmes âgées entre 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, environ 2 femmes sur 2000 auront un diagnostic de cancer de lovaire sur une période de cinq ans.
Risque daccidents thromboemboliques veineux
Les THS sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé dévènements thromboemboliques veineux (TEV), comme la thrombose veineuse ou lembolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année dutilisation (voir rubrique 4.4).
Etude WHI Risque augmenté de TEV après 5 ans de prise
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Age (années) |
Incidence pour 1000 patientes prenant un placebo pendant plus de 5 ans |
Risque relatif et IC95% |
Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un THS |
|
strogènes seuls per os* |
|||
|
50-59 |
7 |
1.2 (0.6-2.4) |
1 (-3-10) |
|
Combinaison strogènes et progestatifs per os |
|||
|
50-59 |
4 |
2.3 (1.2-4.3) |
5 (1-13) |
*Etude chez les femmes hystérectomisées
Risque de maladie coronarienne
Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les femmes de plus de 60 ans prenant des THS combinant strogènes et progestatifs (voir rubrique 4.4).
Risque dAVC ischémique
Le traitement strogénique seul ou les traitements associant strogènes et progestatifs sont associés à une augmentation du risque relatif dAVC ischémique denviron 1,5 fois. Le risque dAVC hémorragique nest pas augmenté par la prise de THS.
Ce risque relatif ne dépend pas de lâge ou de la durée de traitement, mais comme le risque de référence est fortement lié à lâge, le risque global dAVC ischémique chez les femmes qui prennent un THS augmente avec lâge (voir rubrique 4.4).
Etudes combinées WHI Risque supplémentaire dAVC ischémique* pour une durée de traitement de plus de 5 ans
|
Age (années) |
Incidence pour 1000 patientes prenant un placebo pendant plus de 5 ans |
Risque relatif et IC95% |
Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un THS |
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50-59 |
8 |
1.3 (1.1-1.6) |
3 (1-5) |
|
*Aucune différence na été faite entre les AVC ischémique et hémorragique |
|||
Dautres effets indésirables ont été rapportés lors de ladministration dun traitement stroprogestatif.
Thromboembolie veineuse (c.-à-d.: thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs et embolie pulmonaire) est plus fréquente chez les femmes sous THS que chez les non-utilisatrices. En labsence de données on ne sait pas si PHYSIOGINE 1mg, comprimé sécable est différent à cet égard. Pour des informations complémentaires, voir rubriques 4.3 Contre-indications et 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions demploi »;
Infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral;
Affections biliaires;
Troubles cutanés et sous cutanés: chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire;
Démence probable (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
La toxicité aiguë de l'estriol est faible : nausées, vomissement et éventuellement hémorragies génitales après l'arrêt du traitement.
Aucun antidote spécifique nest connu. Si nécessaire, un traitement symptomatique peut être administré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Physiogine contient de l'estriol, hormone naturelle féminine. Contrairement aux autres strogènes, lestriol a une courte durée daction parce quil a un temps de rétention dans les noyaux des cellules endométriales court. Pendant et après la ménopause (naturelle ou consécutive à une ovariectomie), lestriol peut être utilisé pour traiter les plaintes dues à une carence en strogènes. Lestriol est entre autres efficace pour le traitement des symptômes urogénitaux. En cas datrophie du tractus urogénital inférieur, lestriol favorise la normalisation de lépithélium urogénital et assure le rétablissement de la microflore normale et du pH physiologique du vagin. La résistance aux infections et à linflammation des cellules de lépithélium urogénital sen trouve augmentée.
Effets pharmacodynamiques
Par rapport aux autres estrogènes, l'estriol est un strogène d'action courte. Ceci est dû d'une part, à une courte rétention de l'hormone au niveau du noyau des cellules des organes-cibles et d'autre part, à son peu d'affinité pour les protéines plasmatiques et à son métabolisme rapide.
En conséquence, Physiogine est capable d'induire des effets estrogéniques sans provoquer de prolifération de l'endomètre à condition d'être administré en une seule prise journalière, quotidienne destriol car ce processus nécessite une occupation prolongée des récepteurs nucléaires à strogènes. Par conséquent, les saignements vaginaux indésirables sont rares pendant le traitement par estriol et un risque accru de carcinome de lendomètre est peu probable.
Administrés per os, les estrogènes naturels (ou conjugués) peuvent présenter des risques métaboliques et thrombo-emboliques :
· Modification de la synthèse lors du premier passage hépatique de protéines synthétisées par le foie : augmentation des triglycérides, des VLDL, ainsi qu'une augmentation de l'angiotensiogène peuvent être observées. Dans certaines études, une diminution de l'antithrombine III est notée.
Par contre l'augmentation du HDL et la diminution du LDL pourraient être considérées comme favorables.
Cependant, de tels effets sont essentiellement le fait des estrogènes synthétiques.
Efficacité et sécurité cliniques
· Un soulagement des symptômes de ménopause était obtenu pendant les premières semaines du traitement
· Des saignements vaginaux nont été que rarement signalés après le traitement par PHYSIOGINE 1 mg, comprimé sécable.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, lestriol est rapidement et pratiquement entièrement absorbé au niveau du tractus gastro-intestinal.
Distribution
Les concentrations plasmatiques maximales destriol non conjugué sont atteintes dans lheure suivant ladministration. Après administration orale de 8 mg dstriol la Cmax est environ 200 ng/ml, la Cmin environ 20 ng/ml et la Cmoyenne environ 40 ng/ml.
Biotransformation
Lestriol se lie presque en totalité (90 %) à lalbumine plasmatique. Contrairement à dautres strogènes, lestriol se lie très peu à la SHBG (sex hormone binding globulin). Le métabolisme de lestriol consiste essentiellement en conjugaison et déconjugaison au cours du cycle entéro-hépatique.
Élimination
Lestriol, qui est un produit final de dégradation métabolique, est essentiellement excrété dans les urines sous forme conjuguée. Une petite partie (2 % environ) est excrétée dans les fèces, principalement sous forme destriol non conjugué.
Linéarité/non-linéarité
La pharmacocinétique de la substance active est linéaire en fonction de la dose et du temps.
5.3. Données de sécurité préclinique
Amylopectine, amidon de pomme de terre, stéarate de magnésium, lactose.
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précaution particulière de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3016 Lake Drive
Citywest Business Campus
Dublin 24
Irlande
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· CIP 338 263-4 ou 34009 338 263 4 5: 30 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation:14 juin 1995
Date de dernier renouvellement:
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- PHYSIOGINE 0,1 POUR CENT, crème vaginale
- BLISSEL 50 microgrammes/g, gel vaginal
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.