CHIROCAÏNE 2,5 mg/ml, solution injectable ou solution à diluer pour perfusion
CIS 66840005
Informations à jour au 8 juin 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 08/06/2021
CHIROCAINE 2,5 mg/ml, solution injectable ou solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml contient 2,5 mg de lévobupivacaïne sous forme de chlorhydrate de lévobupivacaïne.
Une ampoule de 10 ml contient 25 mg de lévobupivacaïne sous forme de chlorhydrate de lévobupivacaïne.
Excipient à effet notoire : 3,5 mg/ml de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable ou solution à diluer pour perfusion.
Solution incolore, limpide.
4.1. Indications thérapeutiques
· Anesthésie chirurgicale :
o Majeure : péridurale (y compris césarienne), intrathécale, bloc nerveux périphérique.
o Mineure : infiltration locale, bloc péribulbaire en chirurgie ophtalmique.
· Traitement de la douleur
o Perfusion péridurale continue ou administration par bolus unique ou répété pour le traitement de la douleur (en particulier douleurs post-opératoires ou de l'accouchement).
Population pédiatrique
Analgésie par infiltration (blocs ilioinguinal/iliohypogastrique).
Aucune donnée nest disponible pour la population pédiatrique dont lâge est inférieur à 6 mois.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le tableau ci-dessous donne, à titre indicatif, les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Pour l'analgésie (administration par voie péridurale pour le traitement de la douleur), il est recommandé d'utiliser les concentrations et les posologies les plus faibles. Pour une anesthésie plus profonde ou prolongée, associée à un bloc moteur important (anesthésie péridurale ou bloc péribulbaire), les concentrations plus élevées peuvent être utilisées.
Les données de sécurité dun traitement par lévobupivacaïne pendant une période excédant 24 heures sont limitées. Afin de minimiser le risque de complications neurologiques sévères, il est recommandé de surveiller étroitement le patient et la durée dadministration de lévobupivacaïne (voir rubrique 4.4).
Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée dans le but de prévenir toute injection intravasculaire.
L'aspiration devra être répétée avant et pendant l'administration de la dose principale, qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes, à une vitesse de 7,5 à 30 mg/min, tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant le contact verbal avec lui.
Si des symptômes de toxicité apparaissent, l'injection devra être arrêtée immédiatement.
Dose maximale
La dose maximale dépend de la taille, du poids et de létat clinique du patient ainsi que de la concentration de lanesthésique et de la zone et voie dadministration. Des variations interindividuelles du délai dinstallation et de la durée du bloc peuvent exister. Lexpérience acquise au cours des études cliniques montre que le délai dinstallation dun bloc sensitif adapté à la chirurgie est de 10 à 15 minutes après administration péridurale et le temps de régression de 6 à 9 heures.
La dose maximale recommandée en injection unique est de 150 mg. Pour une intervention longue, lorsqu'un bloc moteur et sensitif prolongé est nécessaire, des doses supplémentaires peuvent être requises. La dose maximale recommandée sur une période de 24 h est de 400 mg. Pour le traitement des douleurs post-opératoires, la dose ne doit pas dépasser 18,75 mg/heure.
Obstétrique
Dans les césariennes, la concentration utilisée ne doit pas dépasser 5 mg/ml (voir rubrique 4.3). La dose maximale recommandée est de 150 mg.
Pour lanalgésie obstétricale par perfusion péridurale, la dose ne doit pas dépasser 12,5 mg/heure.
Population pédiatrique
Chez l'enfant, la dose maximale recommandée pour l'analgésie par infiltration (blocs ilioinguinal/iliohypogastrique) est de 1,25 mg/kg/côté.
La dose maximale doit être ajustée en fonction de la taille, du poids et de létat clinique du patient/de lenfant.
L'efficacité et la tolérance de la lévobupivacaïne chez l'enfant n'ont pas été établies dans les autres indications.
Populations particulières
Chez les patients fragilisés, âgés ou présentant une pathologie aiguë, les doses de lévobupivacaïne devront être réduites en fonction de leur état clinique.
Dans la prise en charge des douleurs post-opératoires, les doses administrées au cours de la chirurgie doivent être prises en compte.
Il ny a pas de données pertinentes chez le patient insuffisant hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Tableau de doses
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Concentration (mg/ml)1 |
Dose |
Bloc Moteur |
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Anesthésie chirurgicale |
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Bolus péridural (lent)2 pour chirurgie |
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Adulte |
5,0 |
10-30 ml (50-150 mg) |
Modéré à complet |
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Injection péridurale lente3 pour césariennes |
5,0 |
15-30 ml (75-150 mg) |
Modéré à complet |
|
Intrathécale |
5,0 |
3 ml (15 mg) |
Modéré à complet |
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Bloc nerveux périphérique |
2,5-5,0 |
1-40 ml (2,5-150 mg max.) |
Modéré à complet |
|
Blocs ilioinguinal/iliohypogastrique chez lenfant < 12 ans4
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2,5 |
0,5 ml/kg/côté (1,25 mg/kg/côté) |
Sans objet |
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5,0 |
0,25 ml/kg/côté (1,25 mg/kg/côté) |
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|
Ophtalmique (bloc péribulbaire) |
5,0 |
7,5-22,5 ml (37,5-112,5 mg) |
Modéré à complet |
|
Infiltration locale Adulte |
2,5 |
1-60 ml (2,5-150 mg max.) |
Sans objet |
|
Traitement de la douleur5 |
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Accouchement (bolus péridural6) |
2,5 |
6-10 ml (15-25 mg) |
Faible à modéré |
|
Accouchement (perfusion péridurale) |
1,257 |
4-10 ml/h (5-12,5 mg/h) |
Faible à modéré |
|
Douleur post-opératoire |
1,257 |
10-15 ml/h (12,5-18,75 mg/h) |
Faible à modéré |
|
|
2,5 |
5-7,5 ml/h (12,5-18,75 mg/h) |
|
1 La lévobupivacaïne est disponible en solutions injectables à 2,5 et 5,0 mg/ml.
2 Administré en 5 minutes (voir aussi texte).
3 Administré en 15 à 20 minutes.
4 Aucune donnée nest disponible chez la population pédiatrique (enfant de moins de 6 mois)
5 Dans les cas où la lévobupivacaïne est associée à d'autres produits tels que les opiacés pour le traitement de la douleur, la dose de lévobupivacaïne devra être réduite et il sera préférable dutiliser une concentration faible (1,25 mg/ml).
6 L'intervalle minimum recommandé entre les injections est de 15 minutes.
7 Pour les informations sur la dilution, voir rubrique 6.6.
Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées chez les patients ayant une hypersensibilité connue à cette substance active, aux anesthésiques locaux à liaison amide ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 (voir rubrique 4.8).
Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées pour l'anesthésie locorégionale intraveineuse (Bloc de Bier).
Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées chez les patients ayant une hypotension sévère (choc cardiogénique ou hypovolémique).
Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées pour lutilisation en bloc paracervical en obstétrique (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La lévobupivacaïne peut provoquer des réactions allergiques aiguës, des effets cardiovasculaires et des lésions neurologiques (voir rubrique 4.8).
Après commercialisation, des cas de chondrolyse ont été rapportés chez des patients recevant une perfusion continue intra-articulaire d'anesthésiques locaux en post-opératoire. La majorité des cas rapportés de chondrolyse concernait l'articulation de l'épaule. Aucun lien de causalité n'a été établi, en raison des nombreux facteurs favorisants ainsi que des données non concordantes de la littérature scientifique concernant le mécanisme d'action. La perfusion continue intra-articulaire nest pas une indication approuvée pour la lévobupivacaïne.
La lévobupivacaïne doit être utilisée avec prudence lors d'une anesthésie locorégionale chez les patients présentant une altération de la fonction cardiovasculaire telle quune arythmie cardiaque sévère (voir rubrique 4.3).
Chez les patients ayant une maladie du système nerveux central, lintroduction danesthésiques locaux par voie péridurale dans le système nerveux central peut potentiellement exacerber cette maladie. Par conséquent, une évaluation clinique doit être réalisée lorsquune anesthésie péridurale est envisagée chez ce type de patients.
Anesthésie péridurale
Lors de ladministration péridurale de lévobupivacaïne, les solutions concentrées (0,5 %) doivent être administrées à doses croissantes de 3 à 5 ml avec des intervalles entre les doses suffisants pour permettre de détecter des signes de toxicité liés à une injection intravasculaire ou intrathécale accidentelle. Des cas sévères de bradycardie, dhypotension et de dépression respiratoire avec arrêt cardiaque (dont certains ont été fatals) ont été rapportés avec des anesthésiques locaux, incluant la lévobupivacaïne. Lorsquune dose importante doit être injectée, par exemple lors dun bloc péridural, il est recommandé dadministrer une dose test de 3 à 5 ml avec de la lidocaïne adrénalinée.
Une injection intravasculaire accidentelle peut être identifiée par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachianesthésie.
Des aspirations à laide dune seringue doivent être réalisées avant et pendant chaque injection supplémentaire dans les techniques par cathéter en continu (intermittent). Une injection intravasculaire est toujours possible même si les aspirations de sang sont négatives. Au cours de lanesthésie péridurale, il est recommandé dadministrer une dose test initiale et de surveiller les effets avant dadministrer la dose thérapeutique.
L'anesthésie péridurale peut provoquer une hypotension et une bradycardie quel que soit l'anesthésique local utilisé. Tous les patients doivent disposer d'une voie dabord intraveineuse. Un équipement de réanimation ainsi qu'un personnel qualifié doivent être disponibles, de même que des solutés de remplissage, des vasopresseurs, des anesthésiques ayant des propriétés anticonvulsivantes, des myorelaxants et de latropine (voir rubrique 4.9).
Analgésie péridurale
On a observé après commercialisation des cas de syndrome de la queue de cheval et des événements indiquant une neurotoxicité transitoire associés à ladministration de lévobupivacaïne pendant 24 heures ou plus lors dune analgésie péridurale (voir rubrique 4.8). Ces effets ont été plus sévères et ont conduit dans certains cas à des séquelles permanentes lorsque la lévobupivacaïne était administrée pendant plus de 24 heures. Par conséquent, la perfusion de lévobupivacaïne sur une période dépassant 24 heures doit être soigneusement évaluée et ne doit être utilisée que si le bénéfice pour le patient est clairement supérieur au risque.
Il est primordial deffectuer une aspiration du sang ou du liquide céphalo-rachidien (le cas échéant) avant linjection de tout anesthésique local, quil sagisse de la dose initiale ou des doses suivantes, afin déviter une injection intravasculaire ou intrathécale. Cependant, une aspiration négative nécarte pas la possibilité dune injection intravasculaire ou intrathécale. La lévobupivacaïne doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant dautres anesthésiques locaux ou des médicaments apparentés sur le plan de la structure aux anesthésiques locaux à liaison amide car les effets toxiques de ces médicaments sont additifs.
Principaux blocs nerveux régionaux
Le patient devra disposer dune voie dabord intraveineuse fonctionnelle. Il est recommandé dutiliser la plus petite dose danesthésique local qui produit une anesthésie efficace afin déviter des concentrations plasmatiques élevées et des effets indésirables graves. Linjection rapide de grands volumes danesthésique local devra être évitée et lutilisation de doses fractionnées (croissantes) est recommandée lorsque cela est réalisable.
Injection au niveau de la tête et du cou
Linjection de petites doses danesthésiques locaux au niveau de la tête et du cou, y compris les blocs rétrobulbaire, dentaire et bloc des ganglions stellaires peut produire des réactions indésirables semblables aux signes de toxicité systémique observés avec des injections intravasculaires accidentelles de doses plus importantes. Les techniques dinjection nécessitent le plus grand soin. Les réactions peuvent être dues à une injection intraartérielle de lanesthésique local avec un flux rétrograde vers la circulation cérébrale. Elles peuvent être aussi dues à une ponction de la gaine du nerf optique lors du bloc rétrobulbaire avec diffusion de lanesthésique local le long de lespace sous-dural vers lencéphale. Ces blocs nécessitent un monitorage des fonctions circulatoires et respiratoires et une surveillance constante des patients. Un équipement de réanimation et un personnel compétent pour la prise en charge des effets indésirables doivent être immédiatement disponibles.
Utilisation en chirurgie ophtalmique
Les médecins qui réalisent des blocs rétrobulbaires doivent être informés que des arrêts respiratoires ont été observés suite à une injection danesthésique local. Avant tout bloc rétrobulbaire, comme pour toute technique locorégionale, il faut sassurer de la disponibilité immédiate de léquipement, des médicaments et du personnel compétent pour la prise en charge dune dépression ou dun arrêt respiratoire, de convulsions ou dune dépression ou stimulation cardiaque. Comme pour toutes les autres techniques danesthésie, les patients doivent être sous surveillance constante après un bloc ophtalmique afin de détecter les signes de ces réactions indésirables.
Populations particulières
Patients fragilisés, âgés ou présentant une pathologie aiguë : la lévobupivacaïne doit être utilisée avec prudence (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique : la lévobupivacaïne étant métabolisée par le foie, elle doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant de troubles hépatiques ou d'une réduction du débit sanguin hépatique comme chez les patients alcooliques ou cirrhotiques (voir rubrique 5.2).
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 3,5 mg/ml de sodium. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les études in vitro ont montré que les isoformes CYP3A4 et CYP1A2 interviennent dans le métabolisme de la lévobupivacaïne. Bien quil nait pas été réalisé détudes cliniques, il est possible que le métabolisme de la lévobupivacaïne soit altéré par les inhibiteurs du CYP3A4 comme le kétoconazole et les inhibiteurs du CYP1A2 comme les méthylxanthines.
La lévobupivacaïne doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant des antiarythmiques ayant une activité anesthésique locale (méxilétine ou antiarythmiques de classe III), car leurs effets toxiques peuvent être additifs.
Il na pas été réalisé détudes cliniques évaluant lassociation de lévobupivacaïne et dadrénaline.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les solutions de lévobupivacaïne sont contre-indiquées pour lutilisation en bloc paracervical en obstétrique. En se basant sur lexpérience acquise avec la bupivacaïne, il est possible quune bradycardie ftale survienne après un bloc paracervical (voir rubrique 4.3).
Pour la lévobupivacaïne, il ny a pas de données cliniques sur les grossesses exposées au premier trimestre. Les études conduites chez lanimal, au cours desquelles lexposition systémique était de même ordre que celle obtenue en clinique, nont pas mis en évidence deffet tératogène mais ont révélé une toxicité embryo-ftale (voir rubrique 5.3). Les conséquences dans lespèce humaine ne sont pas connues. La lévobupivacaïne ne doit par conséquent pas être utilisée en début de grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Toutefois, à ce jour, les données cliniques relatives à l'utilisation de la bupivacaïne en chirurgie obstétricale (au terme de la grossesse ou pour laccouchement) sont nombreuses et nont pas mis en évidence de ftotoxicité.
Il ny a pas de données disponibles sur lexcrétion de la lévobupivacaïne ou ses métabolites dans le lait maternel.
Comme la bupivacaïne, la lévobupivacaïne est probablement faiblement excrétée dans le lait maternel. Par conséquent, lallaitement est possible après une anesthésie locale.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les patients ne doivent pas conduire de véhicule ni utiliser de machine jusqu'à disparition totale des effets de l'anesthésie et des effets immédiats de la chirurgie.
Les effets indésirables observés avec la lévobupivacaïne sont comparables à ceux connus pour la classe de médicaments à laquelle il appartient.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont : hypotension, nausées, anémie, vomissements, étourdissements, céphalées, fièvre, douleur liée à la procédure, douleur dorsale et détresse ftale en utilisation en obstétrique (voir tableau ci-dessous).
Les effets indésirables rapportés spontanément ou observés au cours dessais cliniques sont présentés dans le tableau ci-dessous. Au sein de chaque classe de système-organe, les effets indésirables sont présentés par fréquence, selon la convention suivante : très fréquents (≥1/10), fréquents (≥ 1/100 à <1/10), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de système-organe |
Fréquence |
Effet indésirable |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
Anémie |
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Affections du système immunitaire |
Fréquence indéterminée |
Réactions allergiques (dans des cas graves choc anaphylactique) |
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Hypersensibilité |
||
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Etourdissements |
|
Céphalées
|
||
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Fréquence indéterminée |
Convulsions |
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Perte de conscience |
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Somnolence |
||
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Syncope |
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Paresthésie |
||
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Paraplégie |
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Paralysie1 |
||
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Affections oculaires |
Fréquence indéterminée |
Vision trouble |
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Ptose2 |
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Myosis2 |
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Enophtalmie2 |
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Affections cardiaques
|
Fréquence indéterminée |
Bloc auriculo-ventriculaire |
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Arrêt cardiaque |
||
|
Tachyarythmie ventriculaire |
||
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Tachycardie |
||
|
Bradycardie |
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Affections vasculaires |
Très fréquent |
Hypotension |
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Fréquence indéterminée |
Vasodilatation2 |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquence indéterminée
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Arrêt respiratoire |
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dème laryngé |
||
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Apnée |
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Eternuements |
||
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Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Nausées |
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Fréquent |
Vomissements |
|
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Fréquence indéterminée |
Hypoesthésie orale |
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Perte de contrôle sphinctérien1 |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquence indéterminée
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Angideme |
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Urticaire |
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Prurit |
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Hyperhidrose |
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Anhidrose2 |
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Erythème |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent |
Douleurs dorsales |
|
Fréquence indéterminée |
Contractions musculaires |
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Faiblesse musculaire |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquence indéterminée |
Dysfonctionnement vésical1 |
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Affections gravidiques puerpérales et périnatales |
Fréquent |
Détresse ftale |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Fréquence indéterminée
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Priapisme1 |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent |
Fièvre |
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Investigations |
Fréquence indéterminée |
Diminution du débit cardiaque |
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Modifications de l'ECG |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Fréquent
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Douleur liée à la procédure |
1Peut être un signe ou symptôme dun syndrome de la queue de cheval (voir ci-dessous texte complémentaire de la rubrique 4.8).
2Peut être un signe ou symptôme dun syndrome de Horner transitoire (voir ci-dessous texte complémentaire de la rubrique 4.8).
Les effets indésirables sont rares avec les anesthésiques locaux à liaison amide, mais ils peuvent survenir suite à un surdosage ou à une injection intravasculaire accidentelle et peuvent être graves.
Une sensibilité croisée au sein du groupe des anesthésiques locaux à liaison amide a été rapportée (voir rubrique 4.3).
Une injection intrathécale accidentelle peut entraîner une anesthésie rachidienne haute.
Les effets cardiovasculaires sont liés à la dépression de la conduction cardiaque, à une réduction de l'excitabilité et de la contractibilité du myocarde. Généralement, ces symptômes sont précédés par des signes majeurs de toxicité neurologique (convulsions) mais, dans de rares cas, l'arrêt cardiaque peut se produire sans prodromes neurologiques.
Les lésions neurologiques sont rares mais bien connues comme conséquence de l'anesthésie loco-régionale, particulièrement péridurale et rachidienne. Elles peuvent être dues à une lésion directe de la moelle épinière ou des nerfs rachidiens, au syndrome de l'artère spinale antérieure, à l'injection d'une substance irritante ou d'une solution non stérile. Ces lésions sont rarement permanentes.
Des cas de faiblesse prolongée ou de troubles sensoriels, dont certains ont pu être permanents, ont été rapportés en association avec ladministration de lévobupivacaïne. Il est difficile de déterminer si les effets à long terme ont été dus à une toxicité du médicament ou à un traumatisme non détecté pendant lintervention chirurgicale ou à dautres facteurs mécaniques, tels que linsertion et la manipulation dun cathéter.
Des cas de syndrome de la queue de cheval ou de signes ou symptômes de lésion potentielle de la base de la moelle épinière ou des racines des nerfs rachidiens (incluant paresthésie, faiblesse ou paralysie des membres inférieurs, incontinence fécale et/ou urinaire et priapisme) associés à ladministration de lévobupivacaïne ont été rapportés. Ces effets ont été plus graves et dans certains cas non réversibles lorsque la lévobupivacaïne a été administrée pendant plus de 24 heures (voir rubrique 4.4). Cependant, il nest pas possible de déterminer si ces événements sont dus à un effet de la lévobupivacaïne, à un traumatisme mécanique de la moelle épinière ou des racines nerveuses rachidiennes, ou à une collection de sang à la base du rachis.
Des cas de syndrome de Horner transitoire (ptose, myosis, énophtalmie, sudation et/ou vasodilatation unilatérale) ont été rapportés en association avec lutilisation danesthésiques locorégionaux incluant la lévobupivacaïne. Cet événement se résout après larrêt du traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les effets indésirables systémiques liés à un surdosage ou à une injection intravasculaire accidentelle décrits avec les anesthésiques locaux de longue durée d'action, affectent à la fois le système cardiovasculaire et le SNC.
Effets sur le SNC
Les convulsions seront traitées immédiatement par administration IV de thiopental ou de diazépam à la dose requise. Le thiopental et le diazépam possèdent également un effet dépresseur sur le système nerveux central ainsi que sur les fonctions respiratoires et cardiaques. Leur utilisation peut donc entraîner une apnée. Les agents provoquant un bloc neuro-musculaire ne pourront être utilisés que si le clinicien est capable d'effectuer une intubation trachéale et de prendre en charge un patient totalement paralysé.
Si elles ne sont pas traitées rapidement, les convulsions, l'hypoxie et l'hypercapnie qui s'en suivent ainsi que la dépression myocardique liée aux effets cardiaques de l'anesthésique local, peuvent provoquer une arythmie, une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque.
Effets cardiovasculaires
L'hypotension peut être évitée ou limitée par des mesures préventives telles que remplissage vasculaire et/ou utilisation de vasopresseurs. Si une hypotension survient, elle sera prise en charge par administration intraveineuse d'un soluté cristalloïde ou colloïde et/ou par administration de doses croissantes de vasopresseur tel que l'éphédrine (5-10 mg). Tout facteur associé d'hypotension devra être rapidement pris en charge.
En cas de survenue d'une bradycardie sévère, un traitement par atropine (0,3 à 1 mg) assure en général le retour du rythme cardiaque à un niveau acceptable.
Une arythmie cardiaque sera prise en charge de façon appropriée et une fibrillation ventriculaire sera traitée par cardioversion.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques locaux, amide, code ATC : N01B B10.
Mécanisme daction
La lévobupivacaïne est un anesthésique local et un analgésique de longue durée d'action. Elle bloque la conduction des nerfs sensitifs et moteurs principalement par action sur les canaux sodiques de la membrane cellulaire, mais aussi en bloquant les canaux potassiques et calciques.
De plus, la lévobupivacaïne interfère sur la transmission et la conduction de l'influx nerveux, ce qui peut donner lieu à des effets indésirables au niveau du système cardiovasculaire et du SNC.
Effets pharmacodynamiques
La dose de lévobupivacaïne est exprimée sous forme de base alors que la dose de bupivacaïne (racémate) est exprimée sous forme de chlorhydrate. Par comparaison avec la bupivacaïne, les solutions de lévobupivacaïne contiennent environ 13% de plus de substance active. Dans les études cliniques, aux mêmes concentrations nominales, leffet clinique de la lévobupivacaïne est similaire à celui de la bupivacaïne.
Dans une étude de pharmacologie clinique sur le nerf cubital, la lévobupivacaïne a eu une puissance égale à celle de la bupivacaïne.
Efficacité et sécurité clinique
Les données de sécurité concernant ladministration de lévobupivacaïne pendant des périodes excédant 24 heures sont limitées.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La concentration plasmatique de la lévobupivacaïne après ladministration dépend de la dose et de la voie dadministration. Labsorption au site dinjection étant affectée par la vascularisation tissulaire. Lexpérience acquise lors des études cliniques indique lapparition dun bloc sensoriel suffisant pour une chirurgie dans un délai de 10-15 minutes suivant ladministration par voie péridurale, avec un délai de régression de lordre de 6 à 9 heures.
Distribution
Chez l'homme, la distribution de la lévobupivacaïne, après administration IV, est similaire à celle de la bupivacaïne.
La liaison aux protéines plasmatiques de la lévobupivacaïne chez l'homme a été étudiée in vitro et a été évaluée à plus de 97 % pour des concentrations allant de 0,1 à 1 µg/ml. Le volume de distribution après administration intraveineuse était de 67 litres.
Biotransformation
La lévobupivacaïne subit une importante métabolisation et il nest pas retrouvé de lévobupivacaïne sous forme inchangée dans les urines ou les fèces. La 3-hydroxylévobupivacaïne, métabolite principal de la lévobupivacaïne, est excrétée dans les urines sous forme de glucurono et sulfo - conjugués. Les études in vitro ont montré que les isoformes CYP3A4 et CYP1A2 interviennent dans le métabolisme de la lévobupivacaïne en desbutyl-lévobupivacaïne et en 3-hydroxylévobupivacaïne respectivement. Ces études indiquent que le métabolisme de la lévobupivacaïne est essentiellement similaire à celui de la bupivacaïne.
Il n'existe aucune preuve de racémisation in vivo de la lévobupivacaïne.
Élimination
Après administration intraveineuse, lélimination de la lévobupivacaïne est quantitativement importante, avec une quantité totale moyenne denviron 95 % retrouvés dans les urines (71 %) et les fèces (24 %) en 48 heures.
Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique totale moyenne et la demi-vie terminale de la lévobupivacaïne étaient de 39 litres/heure et de 1,3 heures respectivement.
Après administration de 40 mg de lévobupivacaïne par voie intraveineuse, la demi-vie moyenne était d'environ 80 ± 22 minutes, la Cmax de 1,4 ± 0,2 µg/ml et l'ASC de 70 ± 27 µg.min/ml.
Linéarité/non-linéarité
La Cmax moyenne et lASC (0-24h) de la lévobupivacaïne étaient approximativement proportionnelles à la dose après administration péridurale de 75 mg (0,5 %) et 112,5 mg (0,75 %) et après administration de 1 mg/kg (0,25 %) et 2 mg/kg (0,5 %) pour un bloc du plexus brachial. Après administration péridurale de 112,5 mg (0,75 %), les valeurs de la Cmax moyenne et de lASC étaient de 0,81 µg/ml et 4,93 µg.h/ml respectivement.
Insuffisant hépatique et insuffisant rénal
Il ny pas de données pertinentes chez linsuffisant hépatique (voir rubrique 4.4).
Il ny pas de données chez linsuffisant rénal. La lévobupivacaïne est très fortement métabolisée et il ny a pas dexcrétion de lévobupivacaïne sous forme inchangée dans les urines.
5.3. Données de sécurité préclinique
La lévobupivacaïne ne s'est pas montrée génotoxique lors d'une série de tests standards évaluant le pouvoir mutagène et clastogène. Aucune étude de carcinogénicité n'a été réalisée.
Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, acide chlorhydrique et eau pour préparations injectables.
La lévobupivacaïne peut précipiter si elle est diluée dans des solutions alcalines ; elle ne doit être ni diluée ni co-administrée avec du bicarbonate de sodium.
Après première ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.
Après dilution dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % : la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 7 jours entre 20°C et 22°C. La stabilité physico-chimique avec la clonidine, la morphine ou le fentanyl a été démontrée pendant 40 heures entre 20°C et 22°C.
Toutefois, dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, la durée et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Chirocaïne est disponible sous deux présentations :
10 ml en ampoule (polypropylène). Boîte de 5, 10 ou 20.
10 ml en ampoule (polypropylène), sous plaquette stérile. Boîte de 5, 10 ou 20.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
A usage unique. Toute solution non utilisée doit être jetée.
La solution/dilution doit être vérifiée visuellement avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particule visible seront utilisées.
Le conditionnement sous plaquette stérile doit être utilisé quand la stérilité extérieure de lampoule est nécessaire. La surface de l'ampoule n'est pas stérile si la plaquette stérile est percée.
Les solutions standards de lévobupivacaïne seront diluées avec une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %), en respectant les règles usuelles d'asepsie.
Il a été montré que la clonidine à 8,4 µg/ml, la morphine à 0,05 mg/ml et le fentanyl à 4 µg/ml étaient compatibles à la lévobupivacaïne dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %).
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
10, RUE D'ARCUEIL
94528 RUNGIS CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 565 699 8 4: 10 ml en ampoule (polypropylène) ; boîte de 5
· 34009 565 700 6 5 : 10 ml en ampoule (polypropylène) ; boîte de 10
· 34009 565 701 2 6: 10 ml en ampoule (polypropylène) ; boîte de 20
· 34009 565 702 9 4: 10 ml en ampoule (polypropylène) sous plaquette stérile ; boîte de 5
· 34009 565 703 5 5 : 10 ml en ampoule (polypropylène) sous plaquette stérile ; boîte de 10
· 34009 565 704 1 6 : 10 ml en ampoule (polypropylène) sous plaquette stérile ; boîte de 20
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- MEXILETINE AP-HP 200 mg, gélule
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- CATAPRESSAN 0,15 mg, comprimé sécable
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.