IODURE (131 I) DE SODIUM POUR THERAPIE CURIUMPHARMA 37-7 400 MBq, gélule
CIS 67041506
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ANSM - Mis à jour le : 11/03/2022
IODURE (131I) DE SODIUM POUR THERAPIE CURIUMPHARMA 37-7 400 MBq gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Une gélule contient 37 à 7 400 MBq diodure (131I) de sodium à la date et heure de calibration.
Liode (131I) est produit à partir de la fission de luranium (235U). Liode (131I) a une période de 8,02 jours. Il décroît en xénon (131Xe) stable par émission de rayonnements gamma de 365 keV (81,7 %), 637 keV (7,2 %) et 284 keV (6,1 %) et de rayonnements béta moins dénergie maximale de 606 keV.
Excipients à effet notoire :
Une gélule contient 63,5 mg de sodium et 23 mg de saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule en gélatine, transparente contenant une poudre de couleur blanche à brun clair.
4.1. Indications thérapeutiques
· Hyperthyroïdie : maladie de Basedow, goitre multinodulaire toxique ou nodules autonomes.
· Carcinome thyroïdien vésiculaire et/ou papillaire, y compris en cas de métastases.
Le traitement par l'iodure (131I) de sodium est fréquemment associé à une intervention chirurgicale ou aux anti-thyroïdiens de synthèse.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
L'activité à administrer est appréciée par le clinicien. L'effet thérapeutique n'apparaît qu'au bout de plusieurs semaines. Lactivité de la gélule doit être déterminée avant utilisation.
Adultes
Traitement de l'hyperthyroïdie
En cas déchec ou dimpossibilité de poursuivre le traitement médical, l'iode radioactif pourra être utilisé pour traiter l'hyperthyroïdie. Dans la mesure du possible, il faut sefforcer dobtenir au préalable une euthyroïdie par des moyens pharmacologiques.
Lactivité administrée dépend de lorigine de lhyperthyroïdie, de la taille de la thyroïde, de la fixation thyroïdienne et de la clairance de liode. Celle-ci se situe généralement entre 200 et 800 MBq pour un patient de masse corporelle moyenne (70 kg), mais il peut être nécessaire de répéter le traitement jusqu'à une activité cumulée maximale de 5 000 MBq. En cas dhyperthyroïdie persistante, le traitement peut être répété après 6 à 12 mois.
Lactivité à administrer peut être définie par des protocoles de dose fixe ou peut être calculée selon léquation suivante :
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Avec les conditions suivantes :
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La dose cible |
est la dose absorbée au niveau de la glande thyroïde entière ou de ladénome. |
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Le volume cible |
est le volume de la glande thyroïde entière (maladie de Basedow, goitre multinodulaire toxique). |
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La fixation 131I max |
est la fixation maximale diode (131I) au niveau de la glande thyroïde ou des nodules en pourcentage de lactivité administrée, établie à partir dune dose traceuse. |
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T ½ efficace |
est la demi-vie efficace de liode (131I) dans la thyroïde exprimée en jours. |
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K |
est égal à 24,67. |
Les doses absorbées au niveau de lorgane cible suivantes peuvent être utilisées :
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nodule autonome |
300-400 Gy |
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goitre multinodulaire toxique |
150-200 Gy |
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maladie de Basedow |
200 Gy |
Dans la maladie de Basedow et dans le goitre multinodulaire toxique, les doses aux organes cibles, mentionnées ci-dessus, sont fonction du volume global de la glande thyroïde ; cependant en cas de nodule autonome, la dose à lorgane cible nest liée quau volume de ladénome. Pour les doses recommandées aux organes cibles, voir rubrique 11.
Dautres méthodes dosimétriques peuvent également être utilisées telles que les tests de fixation thyroïdienne au pertechnétate (99mTc) de sodium afin de déterminer la dose absorbée la plus appropriée à délivrer à lorgane cible (Gy).
Thyroïdectomie et traitement des métastases
Après une thyroïdectomie totale ou partielle, lactivité à administrer pour éliminer le reliquat de tissu thyroïdien est comprise entre 1 850 et 3 700 MBq. Cette activité est fonction de limportance du reliquat et de la fixation de liode radioactif. Pour le traitement de métastases, lactivité administrée varie entre 3 700 et 11 100 MBq.
Populations spécifiques
Insuffisance rénale
L'activité à administrer doit être déterminée avec soin, car une exposition accrue aux radiations est possible chez les patients dont la fonction rénale est altérée. Lutilisation thérapeutique de liodure (131I) de sodium chez les patients présentant une insuffisance rénale significative nécessite une attention particulière (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
L'utilisation de ce médicament chez l'enfant et l'adolescent doit être décidée à l'issue d'une évaluation soigneuse des besoins cliniques et du rapport bénéfice/risque dans cette population.
Dans certains cas, lactivité à administrer chez les enfants et les adolescents doit être déterminée après avoir effectué une dosimétrie individuelle (voir rubrique 4.4).
Chez les enfants et les adolescents, le traitement par liode radioactif daffections thyroïdiennes bénignes est possible dans des cas justifiés, en particulier en cas de récidive après lutilisation de médicaments antithyroïdiens ou en cas de réactions indésirables graves aux médicaments antithyroïdiens (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
LIODURE (131I) DE SODIUM POUR THERAPIE CURIUMPHARMA 37-7 400 MBq est administré par voie orale. La gélule doit être ingérée lestomac vide. Elle doit être avalée entière, en buvant abondamment pour faciliter le passage dans lestomac et lintestin grêle.
En cas dadministration à un enfant, en particulier à un jeune enfant, il convient de sassurer que la gélule peut être avalée entière sans être mâchée. Il est recommandé de donner la gélule avec des aliments écrasés.
Pour la préparation du patient, voir la rubrique 4.4.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6).
· Patients présentant une dysphagie, une sténose sophagienne, un rétrécissement de lsophage, un diverticule de lsophage, une gastrite évolutive, des lésions gastriques érosives ou un ulcère gastroduodénal.
· Patients présentant une suspicion de ralentissement de motilité gastrointestinale.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Possibilité de réactions d'hypersensibilité ou anaphylactique
En cas de réactions dhypersensibilité ou anaphylactique, ladministration du produit doit être immédiatement interrompue et un traitement par voie intraveineuse doit être débuté, si nécessaire. Afin de permettre une prise en charge rapide en cas durgence, il convient davoir à disposition immédiate les médicaments et le matériel nécessaires, notamment des sondes dintubation trachéale et du matériel de ventilation.
Justification individuelle de la balance bénéfice/risque
Pour chaque patient, l'exposition aux radiations ionisantes doit être justifiée par le bénéfice attendu. L'activité à administrer doit correspondre à la plus faible dose de radiation possible compatible avec l'obtention de leffet thérapeutique escompté.
Chez les patients traités par liode radioactif pour une affection thyroïdienne bénigne, il n'existe pas d'arguments pour une fréquence plus élevée de cancers, de leucémies ou de mutations, malgré une large utilisation de l'iode radioactif.
Une étude menée chez des patients traités pour des affections thyroïdiennes malignes avec des activités d'iodure (131I) de sodium supérieures à 3 700 MBq a révélé une incidence plus élevée de cancer de la vessie. Une autre étude a mis en évidence une légère augmentation des cas de leucémie chez les patients recevant de très fortes doses. Par conséquent, des activités cumulées supérieures à 26 000 MBq ne sont pas recommandées.
Hyponatrémie
Des manifestations graves d'hyponatrémie ont été rapportées après un traitement par l'iodure (131I) de sodium chez des patients âgés ayant subi une thyroïdectomie totale. Les facteurs de risque comprennent l'âge avancé, le sexe féminin, l'utilisation de diurétiques thiazidiques et une hyponatrémie au début du traitement par l'iodure (131I) de sodium. Des dosages réguliers des électrolytes sériques doivent être envisagés chez ces patients.
Fonction gonadique chez lhomme
Une cryoconservation du sperme peut être envisagée pour prévenir le risque de dommage potentiellement réversible de la fonction gonadique provoqué par des activités thérapeutiques élevées diode radioactif, dans le cas de patients présentant une maladie disséminée.
Chez les patients dont la fonction rénale est réduite
Chez les patients dont la fonction rénale est réduite, une attention particulière doit être portée au rapport bénéfice/risque de l'examen car l'irradiation peut être plus forte chez ces patients du fait de la plus faible excrétion rénale. Chez ces patients, un ajustement de la posologie peut être nécessaire.
Population pédiatrique
Chez l'enfant, une attention particulière doit être portée à l'indication car la dose efficace par MBq est plus élevée que chez l'adulte (voir rubrique 11).
Chez lenfant et ladulte jeune, il convient de prendre en compte la sensibilité plus importante des structures tissulaires et lespérance de vie plus longue de ces patients. Les risques doivent également être comparés à ceux des autres traitements possibles (voir rubriques 4.2 et 11).
Chez les enfants et les adolescents, le traitement par liode radioactif d'affections thyroïdiennes bénignes est possible uniquement dans des cas justifiés, en particulier en cas de récidive après utilisation de médicaments antithyroïdiens ou en cas de réactions indésirables graves aux médicaments antithyroïdiens.
Chez les patients traités par liode radioactif pour une affection thyroïdienne bénigne, il nexiste pas darguments en faveur dune fréquence plus élevée de cancers, de leucémies ou de mutations, malgré une large utilisation de liode radioactif.
Les personnes ayant reçu une radiothérapie de la thyroïde pendant leur enfance et leur adolescence doivent être réexaminées une fois par an.
Préparation du patient
Afin de limiter l'irradiation vésicale, il doit être recommandé aux patients de boire abondamment et d'uriner le plus souvent possible, en particulier après administration dune activité élevée dans le cas par exemple du traitement d'un carcinome thyroïdien. Une sonde urinaire devra être mise en place avant l'administration d'activités élevées d'iode radioactif chez les patients présentant des troubles mictionnels. Pour réduire l'irradiation du côlon, l'utilisation de laxatifs (autres que les ramollisseurs de selles qui naccélèrent pas le transit intestinal) peut s'avérer nécessaire chez les patients ayant moins dune selle par jour.
Pour éviter une sialoadénite qui peut survenir après administration d'activités élevées diode radioactif, il faut recommander au patient de consommer des bonbons ou des boissons contenant de lacide citrique (jus de citron, vitamine C) afin de stimuler la sécrétion salivaire avant le traitement. Dautres mesures de protection pharmacologiques peuvent être utilisées en complément.
Une surcharge en iode dorigine alimentaire ou médicamenteuse doit être recherchée avant ladministration diode radioactif (voir rubrique 4.5). Un régime pauvre en iode avant le traitement est recommandé pour améliorer labsorption par le tissu thyroïdien fonctionnel.
En cas de carcinome thyroïdien, le traitement substitutif de l'insuffisance thyroïdienne doit être arrêté avant ladministration diode radioactif afin d'assurer une fixation suffisante. Il doit être interrompu 14 jours avant pour la triiodothyronine et 4 semaines avant pour la thyroxine. Le traitement substitutif sera repris 2 jours après ladministration diode radioactif. De même, il convient darrêter les traitements par carbimazole ou propylthiouracile une semaine avant ladministration diode radioactif pour traiter l'hyperthyroïdie, et de ne les reprendre que plusieurs jours après.
Le traitement par liode radioactif de la maladie de Basedow doit être accompagné dune corticothérapie, notamment en présence dune ophtalmopathie endocrine.
Chez les patients présentant une pathologie digestive, la gélule diodure (131I) de sodium doit être administrée avec prudence. Il est recommandé dassocier un traitement par des antihistaminiques H2 ou des inhibiteurs de la pompe à protons.
Après ladministration du traitement
Il convient déviter les contacts rapprochés avec les femmes enceintes et les jeunes enfants pendant le temps nécessaire.
En cas de vomissements, le risque de contamination doit être pris en compte.
Les patients ayant reçu un traitement par iode radioactif pour leur glande thyroïde doivent être réexaminés à intervalles appropriés.
Mises en garde spécifiques
Ce médicament contient 63,5 mg de sodium par gélule, ce qui équivaut à 3% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium pour un adulte. Il convient den tenir compte chez les patients ayant une alimentation à apport réduit en sodium.
Ce médicament contient 23 mg de saccharose par gélule. Les patients ayant des problèmes héréditaires rares dintolérance au fructose, de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase ne doivent pas prendre ce médicament.
Pour les précautions liées au risque environnemental, voir la rubrique 6.6.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
A titre dexemple, les médicaments suivants doivent être arrêtés :
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Principes actifs |
Période de sevrage avant administration diodure (131I) de sodium |
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Médicaments antithyroïdiens (tel que le carbimazole, méthimazole, propylthiouracile), perchlorate |
1 semaine avant le traitement jusquà plusieurs jours après |
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Salicylés, corticostéroïdes**, nitroprussiate de sodium, bromosulfophtaléine sodique, anticoagulants, antihistaminiques, antiparasitaires, pénicillines, sulfamides, tolbutamide, thiopental |
1 semaine |
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Phénylbutazone |
1 à 2 semaines |
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Préparations vitaminées et fluidifiants bronchiques contenant de liode |
Environ 2 semaines |
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Produits de substitution hormonale thyroïdienne |
Triiodothyronine : 2 semaines Thyroxine : 4 semaines |
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Benzodiazépines et lithium |
Environ 4 semaines |
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3 à 6 mois |
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Produits iodés pour application locale |
1 à 9 mois |
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Produits de contraste iodés hydrosolubles |
6 à 8 semaines |
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Produits de contraste iodés liposolubles |
Jusquà 6 mois |
*Une diminution de la fixation de liode par les tissus thyroïdiens peut perdurer sur plusieurs mois, en raison de la longue demi-vie de lamiodarone.
** Non approprié dans le cas de la maladie de Basedow
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge davoir des enfants
Lorsquil est nécessaire dadministrer des produits radioactifs à une femme en âge davoir des enfants, il est important de déterminer si elle est enceinte ou non. Toute femme nayant pas eu ses règles doit être considérée comme enceinte jusquà preuve du contraire. En cas de doute quant à une éventuelle grossesse (en cas daménorrhée, de cycles irréguliers, etc.), dautres techniques nutilisant pas les rayonnements (si elles existent) doivent être proposées à la patiente. Les patientes traitées par liodure (131I) de sodium doivent être informées de limpossibilité dentreprendre une grossesse pendant 6 à 12 mois après ladministration diode radioactif.
Contraception chez les hommes et les femmes
Après traitement thérapeutique à liodure (131I) de sodium, une contraception efficace sera mise en place et maintenue chez lhomme et la femme jusquà 6 mois après traitement dune affection bégnine et jusquà 12 mois après traitement dun cancer thyroïdien. Il doit être recommandé aux hommes traités par liode radioactif dattendre 6 à 12 mois avant de procréer, le temps que les spermatozoïdes irradiés soient remplacés par des non irradiés. Une cryoconservation du sperme doit être envisagée chez les adultes présentant une maladie disséminée nécessitant ladministration dactivités thérapeutiques élevées diodure (131I) de sodium.
Grossesse
L'iodure (131I) de sodium est contre-indiqué en cas de grossesse avérée, de suspicion de grossesse, ou lorsque cette éventualité n'a pas été exclue, du fait du passage transplacentaire de liodure (131I) de sodium qui peut induire chez le nouveau-né une hypothyroïdie sévère et potentiellement irréversible (la dose de radiations absorbée au niveau de l'utérus pour ce produit se situe vraisemblablement entre 11 et 511 mGy, de plus, la thyroïde ftale présente une avidité particulière pour l'iode au cours des 2ème et 3ème trimestres) (voir rubrique 4.3).
Allaitement
Avant d'administrer un produit radiopharmaceutique à une femme souhaitant poursuivre l'allaitement maternel, il faut envisager la possibilité de retarder le traitement après la fin de lallaitement et de choisir le produit radiopharmaceutique le plus approprié, compte tenu du passage de la radioactivité dans le lait maternel. Si ladministration est considérée comme indispensable, lallaitement maternel doit être interrompu au moins 8 semaines avant ladministration diodure (131I) de sodium et ne doit pas être repris (voir rubrique 4.3).
Pour des raisons de radioprotection, après ladministration de doses thérapeutiques, il convient déviter les contacts rapprochés entre mère et jeune enfant pendant au moins 1 semaine.
Fertilité
Après traitement à liode radioactif dun carcinome thyroïdien, une altération dose-dépendante de la fertilité peut survenir chez lhomme et la femme. Une altération réversible de la spermatogénèse peut survenir à des doses supérieures à 1 850 MBq. Des effets cliniques notoires tels quune oligospermie, une azoospermie et laugmentation des taux sériques de FSH ont été décrits après administration dune dose supérieure à 3 700 MBq.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les fréquences des réactions indésirables signalées sont issues de la littérature médicale. Le profil de sécurité de liodure (131I) de sodium varie considérablement selon les activités administrées, tandis que les activités à administrer dépendent du type de traitement (traitement dune affection bénigne ou dun carcinome).Par ailleurs, le profil de sécurité dépend des doses cumulées délivrées et du schéma posologique utilisé. Par conséquent, les réactions indésirables signalées ont été groupées selon quelles surviennent lors du traitement dune affection bénigne ou dune affection maligne.
Les réactions indésirables fréquentes sont les suivantes : hypothyroïdie, hyperthyroïdie transitoire, affections des glandes salivaires et lacrymales, et réactions locales post-radiques. Lors du traitement dun carcinome, des réactions indésirables gastro-intestinales et une myélo-suppression surviennent aussi fréquemment.
Liste tabulée des réactions indésirables
Les tableaux suivants présentent les réactions indésirables signalées, triées par classe de systèmes dorganes. Les symptômes qui sont plutôt secondaires à un syndrome (par exemple, syndrome de Sjögren) sont mentionnés entre parenthèses au niveau du syndrome correspondant.
La signification des fréquences indiquées dans cette rubrique est présentée ci-dessous :
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Très fréquent (³ 1/10) |
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Fréquent (³ 1/100 à < 1/10) |
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Peu fréquent (³ 1/1 000 à < 1/100) |
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Rare (³ 1/10 000 à < 1/1 000) |
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Très rare (< 1/10 000) |
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Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Pour chaque groupe de fréquences, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Réactions indésirables après le traitement dune affection bénigne :
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Classe de système dorganes |
Réaction indésirable |
Fréquence |
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Affections du système immunitaire |
Réaction anaphylactoïde |
Fréquence indéterminée |
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Affections endocriniennes |
Hypothyroïdie permanente Hypothyroïdie |
Très fréquent |
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Hyperthyroïdie transitoire |
Fréquent |
|
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Crise thyrotoxique Thyroïdite Hypoparathyroïdie (calcium sanguin diminué, tétanie) |
Fréquence indéterminée |
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Affections du système nerveux |
Paralysie des cordes vocales |
Très rare |
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Affections oculaires |
Ophtalmopathie endocrine (dans la maladie de Basedow) |
Très fréquent |
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Syndrome de Sjögren |
Fréquence indéterminée |
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Affections gastro-intestinales |
Sialoadénite |
Fréquent |
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Affections hépato-biliaires |
Fonction hépatique anormale |
Fréquence indéterminée |
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Affections de la peau et du tissu sous -cutané |
Acné due à liode (iodo-acné) |
Fréquence indéterminée |
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Affections congénitales, familiales et génétiques |
Hypothyroïdie congénitale |
Fréquence indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Tuméfaction locale |
Fréquence indéterminée |
Réactions indésirables après le traitement dune affection maligne :
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Classe de système dorganes |
Réaction indésirable |
Fréquence |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inclus kystes et polypes) |
Leucémie |
Peu fréquent |
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Tumeur maligne (ex. cancer de la vessie, cancer du côlon, cancer gastrique, cancer du sein) |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Erythropénie, insuffisance de la moelle osseuse |
Très fréquent |
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Leucopénie Thrombocytopénie |
Fréquent |
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Anémie aplasique Insuffisance permanente ou sévère de la moelle osseuse |
Fréquence indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
Réaction anaphylactoïde |
Fréquence indéterminée |
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Affections endocriniennes |
Crise thyrotoxique Hyperthyroïdie transitoire |
Rare |
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Thyroïdite (leucocytose transitoire) Hypoparathyroïdie (baisse de la calcémie, tétanie) Hypothyroïdie Hyperparathyroïdie |
Fréquence indéterminée |
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Affections du système nerveux |
Parosmie Anosmie |
Très fréquent |
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dème cérébral |
Fréquence indéterminée |
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Affections oculaires |
Syndrome de Sjögren (conjonctivite, sécheresse oculaire et nasale) |
Très fréquent |
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Dacryosténose acquise (augmentation de la sécrétion lacrymale) |
Fréquent |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Fréquent |
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Sensation de gorge serrée* Fibrose pulmonaire Détresse respiratoire Troubles obstructifs des voies aériennes Pneumonie Trachéite Dysfonctionnement des cordes vocales (paralysie des cordes vocales, dysphonie, enrouement) Douleurs oropharyngées Stridor |
Fréquence indéterminée |
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Affections gastro-intestinales |
Sialoadénite (sécheresse buccale, douleur des glandes salivaires, augmentation de la taille des glandes salivaires, caries dentaires, chute de dents) Syndrome de la maladie radique Nausée Agueusie Dysgueusie Appétit diminué |
Très fréquent |
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Vomissements |
Fréquent |
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Gastrite Dysphagie |
Fréquence indéterminée |
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Affections hépato-biliaires |
Fonction hépatique anormale |
Fréquence indéterminée |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Cystite radique |
Fréquence indéterminée |
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Affections des organes de la reproduction et du sein |
Insuffisance ovarienne Trouble menstruel |
Très fréquent |
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Azoospermie Oligospermie Fécondité masculine diminuée |
Fréquence indéterminée |
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Affections congénitales, familiales et génétiques |
Hypothyroïdie congénitale |
Fréquence indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Syndrome pseudogrippal Céphalées Fatigue Cervicalgie |
Très fréquent |
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Tuméfaction locale |
Fréquent |
* : en particulier en cas de sténose trachéale existante
Description détaillée des effets indésirables :
Mise en garde dordre général
Lexposition aux radiations ionisantes peut induire des cancers et potentiellement développer des anomalies congénitales. La dose de radiation résultant de lirradiation thérapeutique peut augmenter lincidence de cancers et de mutations. Dans tous les cas, il convient de sassurer que les risques liés à lirradiation sont inférieurs à ceux quentraine la maladie. La dose efficace après administration diodure (131I) de sodium à des doses thérapeutiques est de 3 108 mSv lorsque lactivité maximale recommandée de 11 100 MBq est administrée (avec une fixation thyroïdienne de 0%).
Affections de la glande thyroïde et des parathyroïdes
Le traitement de lhyperthyroïdie par liode radioactif peut entraîner une hypothyroïdie tardive dont la sévérité est dose-dépendante.
Dans le traitement daffections malignes, lhypothyroïdie est souvent signalée en tant que réaction indésirable ; toutefois, le traitement des affections malignes par liode radioactif fait généralement suite à une thyroïdectomie.
La destruction des follicules thyroïdiens causée par lexposition aux rayonnements ionisants de liodure (131I) de sodium peut entraîner lexacerbation dune hyperthyroïdie déjà existante après 2 à 10 jours, ou même une crise thyrotoxique. Parfois, une hyperthyroïdie auto-immune peut se développer après une normalisation initiale (la période de latence est de 2 à 10 mois).
Un à 3 jours après ladministration dactivités élevées diode radioactif, le patient peut présenter de façon transitoire une thyroïdite et une trachéite inflammatoires, avec possibilité de constriction trachéale sévère, notamment en cas de sténose trachéale existante.
Dans de rares cas, une hyperthyroïdie transitoire peut être observée même après le traitement dun carcinome thyroïdien fonctionnel.
Des cas dhypoparathyroïdie transitoire ont été observés après ladministration diode radioactif, qui doit faire lobjet dune surveillance appropriée et dun traitement de substitution.
Conséquences tardives
Une hypothyroïdie tardive dose-dépendante peut survenir après un traitement de l'hyperthyroïdie par liode radioactif. Cette hypothyroïdie peut se manifester des semaines ou des années après le traitement, et nécessite une surveillance de la fonction thyroïdienne ainsi quun traitement hormonal substitutif approprié. L'hypothyroïdie n'apparaît généralement pas avant 6 à 12 semaines après le traitement par l'iode radioactif.
Affections oculaires
Lophtalmopathie endocrine peut progresser ou une nouvelle ophtalmopathie peut apparaître après traitement par liode radioactif dune hyperthyroïdie ou dune maladie de Basedow. Le traitement de la maladie de Basedow par liode radioactif doit être associé aux corticostéroïdes.
Effets locaux de lirradiation
Un dysfonctionnement et une paralysie des cordes vocales ont été décrits après ladministration diodure (131I) de sodium ; toutefois, dans certains cas, il nest pas possible détablir si le dysfonctionnement des cordes vocales a été causé par lirradiation ou par le traitement chirurgical.
Une fixation tissulaire élevée de liode radioactif peut entrainer des douleurs locales, une gêne et des dèmes locaux ; par exemple, en cas de traitement par liode radioactif de reliquat thyroïdien, une douleur diffuse et sévère des tissus mous au niveau de la tête et du cou est possible.
Une pneumonie et une fibrose pulmonaire radiques ont été observées chez des patients présentant des métastases pulmonaires diffuses dun cancer différencié de la thyroïde, secondaires à la destruction du tissu métastatique. Cela survient essentiellement après traitement par liode radioactif à dose élevée.
Pour le traitement des carcinomes thyroïdiens avec des métastases au niveau du système nerveux central, il faut prendre en compte léventualité de lapparition dun dème cérébral et/ou laggravation dun dème pré-existant.
Affections gastro-intestinales
Les activités élevées de radioactivité peuvent entrainer des troubles digestifs, qui apparaissent généralement au cours des premières heures ou des premiers jours après ladministration. Pour la prévention des troubles digestifs se reporter à la rubrique 4.4.
Affections des glandes salivaires et lacrymales
Une sialoadénite associée à un dème et des douleurs au niveau des glandes salivaires, à une agueusie partielle et une sécheresse de la bouche peut survenir. La sialoadénite est généralement résolutive, soit spontanément, soit après traitement anti-inflammatoire, mais des cas occasionnels dagueusie et de sécheresse de la bouche persistantes et dose dépendantes ont été observés. Le manque de salive peut entraîner des infections, en particulier des caries, pouvant aller jusqu'à la chute de dents. Pour la prévention des affections salivaires, se reporter à la rubrique 4.4.
Un dysfonctionnement des glandes lacrymales et/ou salivaires conduisant à un syndrome de Sjögren est également possible quelques mois (jusquà deux ans) après un traitement par liode radioactif. Bien que le syndrome de Sjögren soit un effet transitoire dans la plupart des cas, il peut, chez certains patients, persister pendant plusieurs années.
Dépression de la moelle osseuse
Une dépression de la moelle osseuse tardive et réversible peut se développer, à type de thrombocytopénie isolée ou dérythrocytopénie pouvant être fatale. La dépression de la moelle osseuse est plus susceptible de se produire après une administration unique de plus de 5 000 MBq ou après ladministration répétée à un intervalle inférieur à 6 mois.
Cancers induits
Une augmentation de lincidence des cas de leucémie a été observée après l'administration d'activités élevées, telles que celles utilisées dans le traitement des affections thyroïdiennes malignes.
Une augmentation de la fréquence des cas de tumeurs malignes induites par ladministration dactivités élevées (supérieure à 7,4 GBq) a été mise en évidence.
Population pédiatrique
Les réactions indésirables attendues chez lenfant sont identiques à celles de ladulte. En raison de la sensibilité accrue des tissus aux rayonnements ionisants (voir rubrique 11) et de lespérance de vie supérieure de cette population, la fréquence et la sévérité des réactions indésirables peuvent être différentes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas dadministration dune activité trop élevée, la dose délivrée au patient doit être réduite autant que possible en augmentant lélimination du radionucléide de lorganisme par une diurèse forcée et des mictions fréquentes. En complément, un blocage immédiat de la glande thyroïde (par exemple avec du perchlorate de potassium ou de liodure de potassium) doit être recommandé pour diminuer son exposition aux radiations. Des émétiques peuvent être administrés pour réduire la fixation de l'iodure (131I) de sodium.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme d'action
La substance pharmacologiquement active est liode (131I) sous la forme diodure de sodium, qui est fixé par le tissu fonctionnel thyroïdien. La décroissance radioactive a lieu essentiellement au niveau de la glande thyroïde, où liodure (131I) de sodium présente un temps de résidence élevé, ce qui induit lirradiation sélective de cet organe.
Effets pharmacodynamiques
Aux concentrations utilisées, aucun effet pharmacologique de liodure (131I) de sodium nest attendu.
Les effets de lirradiation sont dus à plus de 90% aux rayonnements bêta moins (b-) dont le parcours moyen dans les tissus est de 0,5 mm. Les rayonnements bêta moins (b-) diminuent de manière dose-dépendante la fonction cellulaire et la division cellulaire, conduisant à la destruction des cellules. Le faible parcours moyen et la quasi-absence de fixation de liodure (131I) de sodium hors de la glande thyroïde conduisent à une irradiation négligeable des tissus non thyroïdiens.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, liodure (131I) de sodium est rapidement absorbé au niveau de la partie haute du tube digestif (90% en 60 minutes). Labsorption est influencée par la vidange gastrique. Elle est augmentée par lhyperthyroïdie et diminuée par lhypothyroïdie.
Les études portant sur les niveaux de radioactivité sériques ont montré quaprès un premier temps daugmentation rapide, entre 10 et 20 minutes, un équilibre est atteint au bout de 40 minutes environ. Après administration orale dune solution diodure (131I) de sodium, un équilibre est obtenu après un délai identique.
Distribution et fixation dans les organes
La pharmacocinétique est identique à celle de liodure non radioactif. Après passage dans la circulation sanguine, liodure circulant se distribue dans le compartiment extra-thyroïdien, à partir duquel il est essentiellement fixé par la thyroïde qui capte environ 20% de liodure en un seul passage, ou est éliminé par voie rénale.
La fixation de liodure par la thyroïde atteint un maximum après 24 à 48 heures et 50% du pic maximal est atteint en 5 heures. La fixation est influencée par plusieurs facteurs : lâge du patient, le volume de la glande thyroïde, la clairance rénale, la concentration plasmatique diodure et des autres médicaments (voir rubrique 4.5). La clairance de liodure par la glande thyroïde est généralement comprise entre 5 à 50 mL/min. Elle peut atteindre 100 mL/min en cas de carence en iode, et 1 000 mL/min en cas dhyperthyroïdie. En cas de surcharge iodée, la clairance peut diminuer à 2 à 5 mL/min. Liodure saccumule également dans les reins.
De petites quantités diodure (131I) de sodium sont fixées par les glandes salivaires et la muqueuse gastrique et peuvent également être retrouvées dans le lait maternel, le placenta et les plexus choroïdes.
Biotransformation
Liodure fixé par la glande thyroïde suit le métabolisme connu des hormones thyroïdiennes et est incorporé dans les substances organiques à partir desquelles les hormones thyroïdiennes sont synthétisées.
Élimination
L'élimination est urinaire à 37-75% et fécale à 10% environ, avec une excrétion par voie sudorale quasiment négligeable. Lexcrétion urinaire est caractérisée par la clairance rénale, qui constitue environ 3% du flux rénal et est relativement constante dune personne à une autre. La clairance est plus faible en cas dhypothyroïdie et daltération de la fonction rénale, et plus élevée en cas dhyperthyroïdie. Chez des patients euthyroïdiens ayant une fonction rénale normale, 50 à 75% de lactivité administrée est excrétée dans les urines dans les 48 heures.
Demi-vie
La période efficace de liode radioactif est denviron 12 heures dans le plasma et denviron 6 jours dans la glande thyroïde. Ainsi, après administration diodure (131I) de sodium, la période efficace est de 6 heures pour 40% environ de l'activité administrée, et de 8 jours pour les 60% restants.
Insuffisance rénale
Les patients atteints d'insuffisance rénale peuvent présenter une diminution de la clairance de l'iode radioactif, qui peut entraîner l'augmentation de l'exposition aux rayonnements par l'iodure (131I) de sodium. Une étude a, par exemple, montré que les patients insuffisants rénaux sous dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) avaient une clairance de l'iode radioactif 5 fois inférieure à celle des patients ayant une fonction rénale normale.
5.3. Données de sécurité préclinique
Il nexiste pas de données concernant la toxicité par ladministration réitérée diodure (131I) de sodium. Aucune étude des effets sur la reproduction chez lanimal, de mutagénicité à long terme ou du pouvoir carcinogène na été effectuée.
Thiosulfate de sodium
Phosphate disodique dihydraté
Hydroxyde de sodium
Chlorure de sodium
Hydrogénocarbonate de sodium
Saccharose
Eau pour préparations injectables
Enveloppe de la gélule :
Gélatine
La durée de conservation de lIODURE DE SODIUM (131I) POUR THERAPIE CURIUMPHARMA est de 2 à 6 semaines après la date et heure de calibration.
La date de péremption et lheure de calibration sont indiquées sur létiquette du conditionnement extérieur.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25ºC.
A conserver dans le conditionnement dorigine pour éviter une exposition aux radiations.
Le stockage des produits radiopharmaceutiques doit être effectué conformément aux réglementations nationales relatives aux produits radioactifs.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en polyéthylène avec fermeture à vis contenant une gélule.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Mises en garde dordre général
Les produits radiopharmaceutiques ne doivent être réceptionnés, utilisés et administrés que par des personnes autorisées dans les services agréés. Leur réception, leur stockage, leur utilisation, leur transfert et leur élimination sont soumis aux réglementations et aux autorisations appropriées des autorités compétentes.
Les produits radiopharmaceutiques doivent être préparés de manière à satisfaire à la fois aux normes de radioprotection et de qualité pharmaceutique. Les précautions appropriées d'asepsie doivent être prises.
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament
L'administration d'iodure (131I) de sodium à des fins thérapeutiques implique généralement une dose dirradiation relativement élevée chez la plupart des patients. Elle peut donc entraîner un risque environnemental important et des risques de radiations externes ou de contamination par les urines, les vomissures, etc. Selon lactivité administrée, ces risques peuvent se limiter à lentourage immédiat du patient ou s'intéresser à une population plus large. Des précautions appropriées doivent donc être prises conformément à la réglementation nationale afin déviter toute contamination par lactivité éliminée par le patient.
Les procédures d'administration doivent être effectuées de manière à minimiser les risques de contamination du médicament et d'irradiation des opérateurs. Un blindage adéquat est obligatoire
Le personnel doit être alerté de la détection éventuelle dune contamination radioactive lors de louverture du conditionnement. Cette radioactivité est due à la présence de xénon (131mXe) émis lors de la décroissance radioactive de liode (131I) (1,17%). Bien que mis en évidence par les appareils de mesure, cette contamination radioactive ne présente pas de risque significatif pour le personnel. La dose efficace résultant de linhalation du xénon (131mXe) représente 0,1% du débit de dose mesuré à 1 m du conditionnement plombé contenant la gélule.
Précautions et données dactivité
1,3 % de liode (131I) décroit en xénon (131mXe) (demi-vie 12 jours) et une faible quantité de xénon (131mXe) peut diffuser dans lemballage. Il est recommandé douvrir le conteneur de transport sous hotte ventilée et de laisser lemballage après utilisation de la capsule pendant une nuit dans cette hotte avant dêtre éliminé afin de laisser séchapper le xénon (131mXe).
Il peut également exister une diffusion diode (131I) volatile à partir de la gélule.
Lactivité de la gélule à 12h GMT après la date de calibration peut être calculée en utilisant le tableau 1 ci-dessous
Tableau 1
|
Jour |
Coefficient |
Jour |
Coefficient |
|
-6 |
1,677 |
5 |
0,650 |
|
-5 |
1,539 |
6 |
0,596 |
|
-4 |
1,412 |
7 |
0,547 |
|
-3 |
1,295 |
8 |
0,502 |
|
-2 |
1,188 |
9 |
0,460 |
|
-1 |
1,090 |
10 |
0,422 |
|
0 |
1,000 |
11 |
0,387 |
|
1 |
0,917 |
12 |
0,355 |
|
2 |
0,842 |
13 |
0,326 |
|
3 |
0,772 |
14 |
0,299 |
|
4 |
0,708 |
|
|
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
WESTERDUINWEG 3
1755 LE PETTEN
PAYS-BAS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 561 228 0 6 : une gélule conditionnée en flacon (polyéthylène)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Les données présentées ci-dessous sont issues de la publication n° 128 de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique).
Le modèle biocinétique est décrit comme un modèle compartimental comprenant l'iodure inorganique ainsi que l'iode organique libéré par la thyroïde dans les tissus. Le modèle retenu de la CIPR repose sur une administration par voie orale.
Pour évaluer le rapport bénéfice risque, il est recommandé de calculer la dose efficace et les doses absorbées au niveau de chaque organe cible avant ladministration. Lactivité pourra ainsi être ajustée en fonction du volume de la thyroïde, de la période biologique et de facteurs prenant en compte létat physiologique du malade (y compris une éventuelle carence en iode) et la pathologie sous-jacente.
Les doses absorbées au niveau de l'organe cible suivantes peuvent être utilisées :
|
Nodule autonome |
Dose à l'organe cible 300 400 Gy |
|
Goitre multinodulaire toxique |
Dose à l'organe cible 150 200 Gy |
|
Maladie de Basedow |
Dose à l'organe cible 200 Gy |
L'exposition aux rayonnements ionisants affecte principalement la thyroïde et est environ mille fois moins importante pour les autres organes. Elle dépend de l'apport alimentaire en iode (l'absorption de l'iode radioactif peut augmenter jusqu'à 90% dans les zones géographiques carencées en iode et être réduite à 5% dans les zones géographiques riches en iode). Elle dépend aussi de la fonction thyroïdienne (eu-, hyper- ou hypothyroïdie) et de la présence de tissus capteurs diode dans le corps (par exemple, après thyroïdectomie, la présence de métastases fixant liode ou après blocage thyroïdien). Lexposition aux radiations des autres organes est proportionnellement plus élevée ou plus faible en fonction du degré de fixation de liode par la thyroïde.
Après blocage de la thyroïde, fixation 0%, administration orale
|
Organes |
Dose absorbée par unité dactivité administrée (mGy/MBq) |
||||
|
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 an |
|
|
Surrénales |
0,044 |
0,054 |
0,086 |
0,14 |
0,25 |
|
Surfaces osseuses |
0,03 |
0,037 |
0,059 |
0,092 |
0,18 |
|
Cerveau |
0,021 |
0,026 |
0,043 |
0,071 |
0,14 |
|
Seins |
0,02 |
0,025 |
0,042 |
0,069 |
0,13 |
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,037 |
0,048 |
0,085 |
0,13 |
0,21 |
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
Paroi gastrique |
0,87 |
1,1 |
1,6 |
2,8 |
5,9 |
|
Paroi de lintestin grêle |
0,035 |
0,044 |
0,07 |
0,11 |
0,19 |
|
Paroi du côlon Paroi côlon supérieur |
0,14 0,12 |
0,18 0,15 |
0,3 0,25 |
0,5 0,42 |
0,92 0,75 |
|
Paroi côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,37 |
0,61 |
1,2 |
|
Paroi cardiaque |
0,062 |
0,08 |
0,13 |
0,2 |
0,37 |
|
Reins |
0,27 |
0,32 |
0,46 |
0,69 |
1,2 |
|
Foie |
0,05 |
0,065 |
0,1 |
0,16 |
0,3 |
|
Poumons |
0,053 |
0,068 |
0,11 |
0,18 |
0,36 |
|
Muscles |
0,026 |
0,032 |
0,051 |
0,08 |
0,15 |
|
sophage |
0,024 |
0,03 |
0,049 |
0,079 |
0,15 |
|
Ovaires |
0,038 |
0,049 |
0,076 |
0,11 |
0,2 |
|
Pancréas |
0,06 |
0,073 |
0,11 |
0,16 |
0,28 |
|
Moelle rouge |
0,031 |
0,038 |
0,061 |
0,095 |
0,18 |
|
Rate |
0,064 |
0,077 |
0,12 |
0,19 |
0,34 |
|
Glandes salivaires |
0,27 |
0,33 |
0,44 |
0,59 |
0,86 |
|
Peau |
0,019 |
0,023 |
0,038 |
0,062 |
0,12 |
|
Testicules |
0,025 |
0,033 |
0,055 |
0,084 |
0,15 |
|
Thymus |
0,024 |
0,03 |
0,049 |
0,079 |
0,15 |
|
Thyroïde |
2,2 |
3,6 |
5,6 |
13 |
25 |
|
Paroi de la vessie |
0,54 |
0,70 |
1,1 |
1,4 |
1,8 |
|
Utérus |
0,045 |
0,056 |
0,090 |
0,13 |
0,21 |
|
Autres organes |
0,029 |
0,037 |
0,06 |
0,1 |
0,18 |
|
Dose Efficace (mSv/MBq) |
0,28 |
0,40 |
0,61 |
1,2 |
2,3 |
Fixation thyroïdienne faible, administration orale
|
Organes |
Dose absorbée par unité dactivité administrée (mGy/MBq) |
||||
|
Adultes |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 an |
|
|
Surrénales |
0,051 |
0,067 |
0,12 |
0,2 |
0,44 |
|
Surfaces osseuses |
0,089 |
0,1 |
0,14 |
0,22 |
0,4 |
|
Cerveau |
0,093 |
0,1 |
0,13 |
0,18 |
0,3 |
|
Seins |
0,038 |
0,05 |
0,1 |
0,17 |
0,32 |
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,043 |
0,057 |
0,1 |
0,18 |
0,36 |
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
Paroi gastrique |
0,77 |
1,0 |
1,5 |
2,5 |
5,3 |
|
Paroi de lintestin grêle Paroi du côlon |
0,033 0,14 |
0,043 0,18 |
0,073 0,32 |
0,11 0,58 |
0,22 1,3 |
|
Paroi côlon supérieur |
0,12 |
0,15 |
0,27 |
0,49 |
1,0 |
|
Paroi côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,39 |
0,71 |
1,6 |
|
Paroi cardiaque |
0,089 |
0,12 |
0,21 |
0,36 |
0,77 |
|
Reins |
0,27 |
0,34 |
0,5 |
0,84 |
1,8 |
|
Foie |
0,093 |
0,14 |
0,24 |
0,46 |
1,2 |
|
Poumons |
0,1 |
0,13 |
0,22 |
0,38 |
0,79 |
|
Muscles |
0,084 |
0,11 |
0,17 |
0,27 |
0,48 |
|
sophage |
0,1 |
0,15 |
0,3 |
0,58 |
1,1 |
|
Ovaires |
0,037 |
0,049 |
0,08 |
0,13 |
0,28 |
|
Pancréas |
0,064 |
0,08 |
0,13 |
0,21 |
0,41 |
|
Moelle rouge |
0,072 |
0,086 |
0,12 |
0,19 |
0,37 |
|
Glandes salivaires |
0,22 |
0,27 |
0,36 |
0,49 |
0,72 |
|
Peau |
0,043 |
0,053 |
0,08 |
0,12 |
0,25 |
|
Rate |
0,069 |
0,089 |
0,15 |
0,26 |
0,55 |
|
Testicules |
0,024 |
0,032 |
0,056 |
0,095 |
0,2 |
|
Thymus |
0,1 |
0,15 |
0,3 |
0,59 |
1,1 |
|
Thyroïde |
280 |
450 |
670 |
1400 |
2300 |
|
Paroi de la vessie |
0,45 |
0,58 |
0,89 |
1,2 |
1,6 |
|
Utérus |
0,042 |
0,054 |
0,09 |
0,15 |
0,28 |
|
Autres organes |
0,084 |
0,11 |
0,17 |
0,25 |
0,44 |
|
Dose Efficace (mSv/MBq) |
14 |
23 |
34 |
71 |
110 |
Fixation thyroïdienne moyenne, administration orale
|
Organes |
Dose absorbée par unité dactivité administrée (mGy/MBq) |
||||
|
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 an |
|
|
Surrénales |
0,055 |
0,074 |
0,13 |
0,24 |
0,55 |
|
Surfaces osseuses |
0,12 |
0,14 |
0,19 |
0,3 |
0,52 |
|
Cerveau |
0,13 |
0,14 |
0,18 |
0,24 |
0,39 |
|
Seins |
0,048 |
0,063 |
0,13 |
0,23 |
0,43 |
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,046 |
0,063 |
0,12 |
0,21 |
0,45 |
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
Paroi gastrique |
0,71 |
0,95 |
1,4 |
2,4 |
5 |
|
Paroi de lintestin grêle Paroi du côlon |
0,032 0,14 |
0,043 0,18 |
0,075 0,34 |
0,11 0,63 |
0,24 1,4 |
|
Paroi côlon supérieur |
0,12 |
0,15 |
0,28 |
0,53 |
1,2 |
|
Paroi côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,4 |
0,76 |
1,8 |
|
Paroi cardiaque |
0,1 |
0,14 |
0,25 |
0,45 |
1 |
|
Reins |
0,27 |
0,34 |
0,53 |
0,93 |
2,1 |
|
Foie |
0,12 |
0,18 |
0,31 |
0,62 |
1,7 |
|
Poumons |
0,13 |
0,16 |
0,28 |
0,5 |
1 |
|
Muscles |
0,12 |
0,15 |
0,24 |
0,38 |
0,66 |
|
sophage |
0,14 |
0,22 |
0,45 |
0,87 |
1,7 |
|
Ovaires |
0,036 |
0,049 |
0,082 |
0,15 |
0,33 |
|
Pancréas |
0,066 |
0,084 |
0,14 |
0,24 |
0,49 |
|
Moelle rouge |
0,095 |
0,11 |
0,15 |
0,24 |
0,48 |
|
Glandes salivaires |
0,19 |
0,24 |
0,32 |
0,43 |
0,64 |
|
Peau |
0,057 |
0,07 |
0,1 |
0,16 |
0,33 |
|
Rate |
0,072 |
0,096 |
0,16 |
0,29 |
0,68 |
|
Testicules |
0,023 |
0,032 |
0,056 |
0,1 |
0,23 |
|
Thymus |
0,14 |
0,22 |
0,45 |
0,87 |
1,7 |
|
Thyroïde |
430 |
690 |
1000 |
2200 |
3600 |
|
Paroi de la vessie |
0,39 |
0,51 |
0,79 |
1,1 |
1,5 |
|
Utérus |
0,04 |
0,053 |
0,089 |
0,15 |
0,32 |
|
Autres organes |
0,11 |
0,15 |
0,23 |
0,33 |
0,58 |
|
Dose Efficace (mSv/MBq) |
22 |
35 |
53 |
110 |
180 |
Fixation thyroïdienne importante, administration orale
|
Organe |
Dose absorbée par unité dactivité administrée (mGy/MBq) |
||||
|
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 an |
|
|
Surrénales |
0,059 |
0,082 |
0,15 |
0,28 |
0,66 |
|
Surfaces osseuses |
0,16 |
0,18 |
0,24 |
0,37 |
0,65 |
|
Cerveau |
0,17 |
0,18 |
0,23 |
0,3 |
0,49 |
|
Seins |
0,058 |
0,077 |
0,17 |
0,28 |
0,54 |
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,49 |
0,068 |
0,13 |
0,24 |
0,54 |
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
Paroi gastrique |
0,66 |
0,88 |
1,3 |
2,2 |
4,7 |
|
Paroi de lintestin grêle Paroi du côlon |
0,032 0,14 |
0,043 0,19 |
0,077 0,35 |
0,12 0,68 |
0,26 1,6 |
|
Paroi côlon supérieur |
0,12 |
0,16 |
0,3 |
0,58 |
1,4 |
|
Paroi côlon inférieur |
0,16 |
0,22 |
0,42 |
0,81 |
2,0 |
|
Paroi cardiaque |
0,12 |
0,16 |
0,3 |
0,55 |
1,2 |
|
Reins |
0,27 |
0,35 |
0,55 |
1,0 |
2,4 |
|
Foie |
0,14 |
0,22 |
0,39 |
0,79 |
2,2 |
|
Poumons |
0,15 |
0,2 |
0,35 |
0,61 |
1,3 |
|
Muscles |
0,15 |
0,19 |
0,31 |
0,49 |
0,86 |
|
sophage |
0,19 |
0,28 |
0,59 |
1,2 |
2,3 |
|
Ovaires |
0,035 |
0,049 |
0,084 |
0,16 |
0,37 |
|
Pancréas |
0,068 |
0,088 |
0,15 |
0,27 |
0,57 |
|
Moelle rouge |
0,12 |
0,14 |
0,19 |
0,29 |
0,59 |
|
Glandes salivaires |
0,16 |
0,2 |
0,27 |
0,37 |
0,55 |
|
Peau |
0,071 |
0,087 |
0,13 |
0,19 |
0,41 |
|
Rate |
0,075 |
0,1 |
0,18 |
0,33 |
0,8 |
|
Testicules |
0,022 |
0,031 |
0,057 |
0,11 |
0,27 |
|
Thymus |
0,19 |
0,28 |
0,59 |
1,2 |
2,3 |
|
Thyroïde |
580 |
940 |
1400 |
3000 |
4900 |
|
Paroi de la vessie |
0,35 |
0,44 |
0,68 |
0,95 |
1,3 |
|
Utérus |
0,038 |
0,051 |
0,089 |
0,16 |
0,36 |
|
Autres organes |
0,15 |
0,19 |
0,29 |
0,42 |
0,74 |
|
Dose Efficace (mSv/MBq) |
29 |
47 |
71 |
150 |
250 |
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
La gélule est prête à lemploi. Mesurer lactivité avant utilisation.
Protocole dadministration
1. Retirer la boîte métallique de lemballage et en sortir le pot de plomb.
2. Tourner doucement la partie supérieure du pot plombé dans le sens des aiguilles dune montre jusqu'à rencontrer une légère résistance puis soulever. Le flacon plastique contenant la gélule demeure solidaire de la base du pot de plomb.
3. Placer le flacon contenant la gélule dans lactivimètre pour déterminer la radioactivité.
4. Remettre le flacon dans le pot de plomb et replacer la partie supérieure du pot plombé sans tourner.
5. Demander au patient de dévisser la partie supérieure du pot de plomb en tournant 3 fois dans le sens inverse des aiguilles dune montre, ce qui dévissera simultanément le bouchon du flacon contenant la gélule. Il convient de sassurer que le flacon plastique est bien solidaire de la base du pot plombé.
6. Le patient retire le bouchon du flacon plastique en soulevant la partie supérieure du pot de plomb. Puis il prend dans sa main la partie inférieure du pot plombé contenant la gélule dans le flacon plastique désormais ouvert, et sen sert comme dun verre pour avaler la gélule.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM.
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Les produits radiopharmaceutiques ne doivent être utilisés que par des personnes qualifiées. Ils ne peuvent être délivrés quà des praticiens ayant obtenu lautorisation spéciale prévue à larticle
R.1333-24 du Code de la Santé Publique.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NEO-MERCAZOLE 20 mg, comprimé
- PROPYLEX 50 mg, comprimé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
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