ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN 20 mg/10 mg, comprimé pelliculé
CIS 67415847
Informations à jour au 11 mai 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 11/05/2021
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN 20 mg/10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé contient 20 mg de maléate dénalapril et 10 mg de chlorhydrate de lercanidipine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN 20 mg/10 mg sont des comprimés pelliculés ronds, biconvexes, de diamètre denviron 9 mm et de couleur légèrement jaune à jaunâtre.
4.1. Indications thérapeutiques
Lassociation fixe ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN 20 mg/10 mg ne doit pas être utilisée en initiation de traitement de lhypertension.
4.2. Posologie et mode d'administration
Chez les patients dont la pression artérielle est insuffisamment contrôlée par lénalapril 20 mg seul, la posologie dénalapril peut être augmentée, en monothérapie ou le traitement peut être remplacé par lassociation fixe ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN 20 mg/10 mg.
Ladaptation individuelle de la posologie de chacun des composants est recommandée. Le passage direct de la monothérapie à lassociation fixe peut être envisagé sil est cliniquement justifié.
La posologie usuelle recommandée est dun comprimé par jour.
Sujets âgés :
La posologie doit être adaptée à la fonction rénale du patient (voir « Utilisation en cas dinsuffisance rénale »).
Utilisation en cas dinsuffisance rénale :
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est contre-indiqué chez les patients atteints dune insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ou chez les patients sous hémodialyse (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement doit être initié avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée.
Utilisation en cas dinsuffisance hépatique :
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est contre-indiqué en cas dinsuffisance hépatique sévère. Le traitement doit être initié avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de ce médicament nayant pas été établie chez les patients âgés de moins de 18 ans, son utilisation dans ce groupe dâge nest pas recommandée.
Mode dadministration
Précautions à prendre avant de manipuler ou dadministrer le médicament :
Les comprimés doivent être administrés au moins 15 minutes avant le repas, de préférence le matin.
Ce médicament ne doit pas être administré avec du jus de pamplemousse (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN ne doit pas être pris en cas de :
· hypersensibilité aux inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC) ou aux inhibiteurs calciques de type dihydropyridines ou à lun des excipients.
· au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· obstacle à léjection du ventricule gauche.
· insuffisance cardiaque congestive non traitée.
· angor instable.
· infarctus du myocarde datant de moins dun mois.
· insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min), y compris les patients dialysés.
· insuffisance hépatique sévère.
· association avec :
o les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir rubrique 4.5).
o la ciclosporine (voir rubrique 4.5).
o le pamplemousse ou le jus de pamplemousse (voir rubrique 4.5).
· en association avec de laliskiren chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux (DFG < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubrique 4.5 et 5.1).
· antécédents dangidème lié à un traitement antérieur par un IEC.
· angidème héréditaire ou idiopathique.
· association avec sacubitril/valsartan. Il doit y avoir un intervalle minimum de 36 heures entre la dernière prise de sacubitril/valsartan et la première prise dénalapril (voir rubriques 4.4 et 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Une hypotension symptomatique est rarement observée en cas dhypertension non compliquée. Une hypotension symptomatique est plus susceptible de survenir chez les patients hypertendus traités par énalapril en cas de déplétion hydrique préalable (traitement par diurétique, régime hyposodé, dialyse, diarrhées ou vomissements) (voir rubrique 4.5). Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque, avec ou sans insuffisance rénale associée, des cas dhypotension symptomatique ont été observés. Le risque est plus important chez les patients présentant des degrés plus sévères dinsuffisance cardiaque, se caractérisant par lutilisation de doses élevées de diurétique de lanse, une hyponatrémie ou une insuffisance rénale fonctionnelle.
Chez ces patients, le traitement doit être commencé sous contrôle médical et les patients doivent être suivis étroitement à chaque fois que la posologie dénalapril et/ou du diurétique est ajustée. Des précautions similaires doivent sappliquer aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une maladie vasculaire cérébrale, chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension survient, le patient doit être allongé et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse de solution saline isotonique. Une réaction hypotensive transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui peut être continué sans difficulté, dès laugmentation de la pression artérielle, après remplissage vasculaire.
Chez certains patients atteints dinsuffisance cardiaque mais présentant une pression artérielle normale ou faible, une diminution supplémentaire de la pression artérielle peut survenir avec lénalapril. Cet effet est prévisible et ne constitue généralement pas une raison pour interrompre le traitement. Si lhypotension devient symptomatique, une réduction de la posologie et/ou linterruption du diurétique et/ou de lénalapril peuvent être nécessaires.
Maladie sinusale
Des précautions particulières sont recommandées lors de lutilisation de la lercanidipine chez les patients présentant une maladie sinusale (non porteurs dun stimulateur cardiaque).
Dysfonction ventriculaire gauche
Même si des études hémodynamiques contrôlées nont révélé aucune altération de la fonction ventriculaire, des précautions doivent être prises chez des patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche.
Cardiopathie ischémique
Il a été suggéré que les patients atteints de cardiopathie ischémique présentent un risque cardiovasculaire élevé sous traitement par certaines dihydropyridines à courte durée daction. Même si la lercanidipine est une molécule à longue durée daction, la prudence est recommandée chez ces patients.
Dans de rares cas, certaines dihydropyridines peuvent entraîner des douleurs précordiales ou un angor. Dans de très rares cas, des patients ayant une angine de poitrine préexistante peuvent subir une augmentation de la fréquence, de la durée ou de la gravité des crises angineuses. Des cas isolés dinfarctus du myocarde peuvent être observés (voir rubrique 4.8).
Utilisation en cas dinsuffisance rénale
Le traitement avec lénalapril doit être initié avec une prudence particulière chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée. Le contrôle systématique de la kaliémie et de la créatinémie au cours dun traitement par énalapril, fait partie de la surveillance normale chez ces patients.
Des cas dinsuffisance rénale ont été rapportés avec lénalapril, surtout chez des patients ayant une insuffisance cardiaque sévère ou une maladie rénale sous-jacente, y compris une sténose de lartère rénale. Si elle est diagnostiquée rapidement et traitée de façon appropriée, linsuffisance rénale, sous énalapril, est habituellement réversible.
Chez certains patients hypertendus, sans altération rénale préexistante, lassociation dénalapril avec un diurétique peut entraîner une augmentation de lurémie et de la créatininémie. Une diminution de la dose dénalapril et/ou larrêt du diurétique peuvent être nécessaires. Cette situation devrait évoquer la possibilité dune sténose des artères rénales sous-jacente (voir rubrique 4.4 Hypertension réno-vasculaire).
Hypertension réno-vasculaire
Il existe un risque accru dhypotension et dinsuffisance rénale, si les patients, présentant une sténose bilatérale de lartère rénale ou une sténose de l'artère de leur seul rein fonctionnel sont traités avec des IEC. La perte de la fonction rénale peut survenir avec des modifications même mineures de la créatinémie. Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite, par de faibles doses puis en augmentant prudemment la posologie. La fonction rénale doit être évaluée au départ puis surveillée étroitement pendant la durée du traitement.
Transplantation rénale
Il ny a aucune expérience concernant lutilisation de lercanidipine ou dénalapril chez les patients ayant récemment subi une transplantation rénale. Par conséquent, le traitement de ces patients par ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est déconseillé.
Insuffisance hépatique
Leffet antihypertenseur de la lercanidipine peut être potentialisé chez les patients ayant une dysfonction hépatique.
Rarement, un syndrome débutant par un ictère choléstatique ou une hépatite et progressant vers une nécrose hépatique fulminante (parfois fatale) a été observé avec un traitement par les IEC. Le mécanisme de ce syndrome na pas été clairement élucidé. Les patients qui développent un ictère ou une augmentation marquée des enzymes hépatiques avec les IEC, doivent arrêter la prise de lIEC et recevoir un traitement approprié.
Dialyse péritonéale
Chez les patients sous dialyse péritonéale, la lercanidipine a été associée à des liquides de dialyse troubles. La turbidité est due à une augmentation de la concentration des triglycérides dans le liquide de dialyse. Bien que le mécanisme ne soit pas expliqué, la turbidité saméliore après larrêt de la lercanidipine. Il sagit dun effet important à reconnaître car un liquide de dialyse trouble peut être confondu avec une péritonite infectieuse et causer inutilement une hospitalisation et une administration dantibiotiques.
Neutropénie/agranulocytose
Des cas de neutropénie, dagranulocytose, de thrombocytopénie ou danémie ont été rapportés chez des patients recevant des IEC. La neutropénie survient rarement chez les patients ayant une fonction rénale normale et ne présentant aucun facteur de risque particulier. Lénalapril doit être administré avec une extrême prudence chez les patients ayant une collagénose vasculaire, recevant un traitement immunosuppresseur, de lallopurinol, de la procaïnamide ou sils présentent plusieurs de ces facteurs de risque, particulièrement en cas daltération préexistante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont développé des infections graves qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si lénalapril est utilisé chez ce type de patients, un contrôle régulier de la numération leucocytaire est recommandé et les patients doivent signaler tout signe dinfection à leur médecin.
Hypersensibilité / angidème
Un angidème avec atteinte du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rapporté chez des patients traités par IEC, dont lénalapril. Ceci peut survenir à nimporte quel moment au cours du traitement. Dans de tels cas, lénalapril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être surveillé étroitement afin de sassurer de la disparition complète des symptômes avant de le laisser sortir de lhôpital.
Même dans les cas où seul un gonflement de la langue, sans détresse respiratoire, est observé, une observation prolongée peut être nécessaire pour ces patients car un traitement, par antihistaminiques ou corticostéroïdes, peut ne pas être suffisant. Dans de très rares cas, des décès ont été rapportés à la suite d'angidème avec atteinte laryngée ou linguale. Les patients présentant un dème de la langue, de la glotte ou du larynx sont susceptibles de présenter une obstruction des voies respiratoires, en particulier ceux ayant des antécédents de chirurgie des voies respiratoires.
En cas datteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, susceptible dentraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement approprié qui peut comporter une injection sous-cutanée dadrénaline à 1:1000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures visant à assurer la liberté des voies aériennes doivent être entrepris rapidement.
Une incidence plus élevée dangidème sous traitement par IEC a été rapportée chez les populations noires.
Les patients ayant un antécédent dangidème non lié à la prise dIEC, peuvent avoir un risque accru dangidème sils reçoivent un IEC (voir également rubrique 4.3).
Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque accru dangidème (par exemple gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).
Lassociation dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison dun risque accru dangioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN. En cas darrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Lutilisation concomitante dautres inhibiteurs de la NEP (par exemple le racécadotril) avec un IEC peut également accroître le risque dangidème (voir rubrique 4.5). Par conséquent, une évaluation prudente du rapport bénéfice / risque est nécessaire avant d'initier un traitement avec des inhibiteurs de la NEP (par exemple racécadotril) chez des patients recevant de lENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation aux venins dinsectes
Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes avec menace du pronostic vital se sont produites au cours dun traitement de désensibilisation aux venins dinsectes chez des patients prenant concomitamment un IEC. Ces réactions peuvent être évitées en arrêtant temporairement le traitement par lIEC avant chaque désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes au cours dune aphérèse des LDL
Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes avec menace du pronostic vital se sont produites au cours dune aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) avec du sulfate de dextran chez des patients prenant concomitamment un IEC. Ces réactions peuvent être évitées en arrêtant temporairement le traitement par lIEC avant chaque aphérèse.
Patients diabétiques
Une surveillance étroite de la glycémie doit être initiée, en particulier, au cours du premier mois de traitement par un IEC chez les patients diabétiques traités par des antidiabétiques oraux ou de linsuline (voir rubrique 4.5).
Toux
Une toux a été rapportée avec lutilisation dIEC. De façon caractéristique, cette toux est non productive, persistante et disparaît à larrêt du traitement. Une toux induite par un IEC doit être également envisagée lors du diagnostic différentiel dune toux.
Intervention chirurgicale/anesthésie
Chez les patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou au cours dune anesthésie pratiquée avec des agents hypotenseurs, lénalapril inhibe la formation dangiotensine II en réponse à la libération de rénine. Si une hypotension résultant de ce mécanisme se produisait, elle pourrait être corrigée par un remplissage vasculaire.
Hyperkaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Lassociation du lithium et de lénalapril nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Inducteurs du CYP3A4
Les inducteurs de CYP3A4 tels que les antiépileptiques (p.ex. phénytoïne, carbamazépine) et la rifampicine peuvent réduire les concentrations sériques de lercanidipine et ainsi, lefficacité du médicament peut être diminuée (voir rubrique 4.5).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Des cas dhypotension, dhyperkaliémie et de modifications de la fonction rénale (notamment linsuffisance rénale aiguë) ont été rapportés chez des patients, en cas dassociation dun IEC ou dun inhibiteur des récepteurs de langiotensine II ou de laliskiren. Le double blocage du SRAA en associant un IEC et un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou de l'aliskiren est donc déconseillé (voir rubriques 4.5. et 5.1).
Si le double blocage du SRAA est absolument nécessaire, le traitement doit être initié par un spécialiste et une surveillance fréquente de la fonction rénale, des électrolytes et de la pression artérielle doit être mise en place.
Lassociation dun IEC avec un ARA II est contre-indiquée chez les patients avec une néphropathie diabétique.
Différences ethniques
Comme avec les autres IEC, lénalapril est apparemment moins efficace pour diminuer la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients. Ceci peut être éventuellement expliqué par des concentrations plasmatiques de rénine souvent plus faibles dans la population noire hypertendue.
Grossesse
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN nest pas recommandé pendant la grossesse.
Les IEC, tels que lénalapril ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que la poursuite du traitement par IEC ne soit considérée comme essentielle, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Le traitement par lercanidipine est déconseillé pendant la grossesse et chez les femmes souhaitant être enceintes (voir rubrique 4.6).
Allaitement
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est déconseillé pendant lallaitement (voir rubrique 4.6).
Alcool
Lalcool doit être évité car il peut potentialiser leffet des antihypertenseurs vasodilatateurs (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique
En labsence de données cliniques, lefficacité et la sécurité demploi nont pas été démontrées chez les enfants.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De plus, les interactions suivantes ont été observées avec lun ou lautre des constituants de cette association fixe.
Maléate dénalapril
Médicaments augmentant le risque dangidème
Lutilisation concomitante dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN avec le sacubitril/valsartan est contre-indiquée, car linhibition concomitante de la néprilysine (NEP) et de lECA peut augmenter le risque dangidème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN. Le traitement par ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN ne doit être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir les rubriques 4.3 et 4.4). Lutilisation concomitante dautres inhibiteurs de la NEP (p. ex., racécadotril) et dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN peut également accroître le risque dangidème (voir la section 4.4).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine‑angiotensine‑aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteur de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévènements indésirables, tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques
Bien que la kaliémie reste habituellement dans les limites normales, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par énalapril. Les diurétiques épargneurs potassiques (ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments de potassium ou les sels de remplacement contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie.
Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration dénalapril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Si leur utilisation concomitante est indiquée, ils devront être administrés avec prudence et nécessiteront un contrôle fréquent de la kaliémie (voir rubrique 4.4).
Ciclosporine
La ciclosporine augmente le risque dhyperkaliémie avec les IEC.
La surveillance de la kaliémie est recommandée.
Lassociation des IEC avec lhéparine peut provoquer une hyperkaliémie.
La surveillance de la kaliémie est recommandée.
Diurétiques (thiazidiques et diurétiques de lanse)
Un traitement préalable avec des doses élevées de diurétiques peut entraîner une déplétion de la volémie et un risque dhypotension lors de linstauration dun traitement par énalapril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être diminués par un arrêt du diurétique, en corrigeant la volémie, par lapport de sel ou en instaurant un traitement avec une dose faible dénalapril.
Autres antihypertenseurs
Ladministration concomitante dénalapril et dautres antihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs de lénalapril. Ladministration concomitante de trinitrine et dautres nitrates ou dautres vasodilatateurs peut réduire davantage la pression artérielle.
Lithium
Les effets réversibles suivants ont été rapportés lors de ladministration simultanée de lithium et dIEC: augmentation des concentrations sériques de lithium et effets toxiques. Ladministration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter les concentrations sériques de lithium et accroître la toxicité avec les IEC. De ce fait, ladministration dénalapril et de lithium est déconseillée. Cependant, si cette association est nécessaire, une surveillance étroite des concentrations sériques de lithium doit être mise en place (voir rubrique 4.4).
Antidépresseurs tricycliques / neuroleptiques / anesthésiques / narcotiques
Ladministration concomitante de certains médicaments anesthésiques, dantidépresseurs tricycliques, de neuroleptiques et dIEC peut entraîner une réduction supplémentaire de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 (COX-2)
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 (inhibiteurs de la COX-2), peuvent réduire leffet des diurétiques et dautres antihypertenseurs. Par conséquent, les effets antihypertenseurs des ARA II ou des IEC peuvent être diminués par les AINS notamment les inhibiteurs sélectifs de la COX-2.
L'administration chronique d'AINS pourrait réduire l'effet antihypertenseur des IEC. Lassociation dAINS et dICE exerce un effet additif sur l'augmentation de la kaliémie et pourrait induire une altération de la fonction rénale. Ces effets sont en principe réversibles. Rarement, une insuffisance rénale aiguë peut survenir, particulièrement chez les patients dont la fonction rénale est altérée, tels que les sujets âgés ou déshydratés y compris ceux sous traitement diurétique.
Par conséquent, lassociation doit être administrée avec prudence chez les patients ayant une fonction rénale altérée. Les patients doivent être hydratés en conséquence et leur fonction rénale surveillée, après linitiation dun traitement concomitant, et de façon régulière ensuite.
Sels dor
Des réactions nitritoïdes (caractérisées par des symptômes à type de bouffées vasomotrices du visage, de nausées, de vomissements et dhypotension) ont été notifiées dans quelques rares cas de patients recevant un traitement par des sels dor injectables (aurothiomalate sodique) et un traitement concomitant par un IEC, notamment lénalapril.
Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC. Une diminution de réponse aux amines vasopressives (p.ex. adrénaline) est possible mais insuffisante pour écarter leur emploi.
Antidiabétiques
Des études épidémiologiques ont suggéré que ladministration concomitante dIEC et dantidiabétiques (insuline, antidiabétiques oraux) peut entraîner un effet hypoglycémiant plus important, voire un risque dhypoglycémie. Ces cas sont plus susceptibles de survenir dans les premières semaines du traitement associé, ainsi que chez des patients ayant une insuffisance rénale.
Alcool
Lalcool augmente leffet hypotenseur des IEC.
Acide acétylsalicylique, thrombolytiques, bêta-bloquants
Lénalapril peut être administré sans problème en association avec lacide acétylsalicylique (à des doses appropriées pour une prophylaxie cardiovasculaire) ou avec des thrombolytiques et des β-bloquants.
LIEES A LA Lercanidipine
Associations contre-indiquées
Inhibiteurs du CYP3A4
La lercanidipine étant métabolisée par lenzyme CYP3A4, ladministration simultanée dinhibiteurs et dinducteurs du CYP3A4 peut interagir avec le métabolisme et lexcrétion de la lercanidipine.
Lassociation de lercanidipine avec de puissants inhibiteurs du CYP3A4 (ex. kétoconazole, itraconazole, ritonavir, érythromycine, troléandomycine) est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Une étude dinteraction avec le kétoconazole, un puissant inhibiteur du CYP3A4, a montré une augmentation marquée des concentrations plasmatiques de lercanidipine (une augmentation dun facteur 15 de laire sous la courbe (ASC) et une augmentation dun facteur 8 de la Cmax de lénantiomère S-lercanidipine).
Ciclosporine
La ciclosporine et la lercanidipine ne doivent pas être administrées simultanément (voir rubrique 4.3).
Ladministration concomitante de lercanidipine et de ciclosporine a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques des deux médicaments. Une étude sur des volontaires jeunes et sains a montré que les concentrations plasmatiques de lercanidipine restent inchangées lorsque la ciclosporine est administrée 3 heures après la prise de lercanidipine, alors que lASC de la ciclosporine augmente de 27%. Ladministration simultanée de lercanidipine et de ciclosporine a entraîné une élévation des concentrations plasmatiques de lercanidipine dun facteur 3 et une augmentation de 21% de lASC de la ciclosporine.
Pamplemousse ou jus de pamplemousse
La lercanidipine ne doit pas être prise avec du jus de pamplemousse (voir rubrique 4.3).
Comme pour les autres dihydropyridines, le métabolisme de la lercanidipine peut être inhibé par la prise de jus de pamplemousse, ce qui entraîne une augmentation de la biodisponibilité systémique et de leffet hypotenseur de la lercanidipine.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Alcool
Lalcool doit être évité compte tenu quil peut potentialiser leffet des antihypertenseurs vasodilatateurs (voir rubrique 4.4).
Inducteurs du CYP3A4
En cas dadministration concomitante de lercanidipine et dinducteurs du CYP3A4, comme les anticonvulsivants (ex phénytoïne, phénobarbital, carbamazépine) et la rifampicine, une attention particulière est requise car leffet anti-hypertenseur de la lercanidipine peut être diminué. La pression artérielle doit donc être contrôlée plus fréquemment.
Précautions, y compris lajustement de la dose
Substrats du CYP3A4
Une attention particulière est nécessaire en cas dassociation de lercanidipine avec des substrats du CYP3A4 comme la terfénadine, lastémizole, les antiarythmiques de classe III (ex : amiodarone, quinidine).
Midazolam
Après administration orale simultanée de 20 mg de midazolam chez des volontaires âgés, labsorption de la lercanidipine augmente (denviron 40%) et son pic dabsorption diminue (tmax passant de 1,75 à 3 heures). Les concentrations de midazolam sont restées inchangées.
Métoprolol
Lors de ladministration simultanée de lercanidipine et de métoprolol, un b-bloquant éliminé majoritairement par voie hépatique, la biodisponibilité du métoprolol est restée inchangée, alors que celle de la lercanidipine a été réduite de 50%. Cet effet peut être causé par la diminution du flux sanguin hépatique par les ß-bloquants et pourrait donc également se produire avec dautres spécialités de cette classe thérapeutique. Néanmoins, ladministration concomitante de lercanidipine et des β-bloquants est sans danger.
Digoxine
Ladministration simultanée de 20 mg de lercanidipine chez des patients sous traitement chronique par la ß-méthyldigoxine na mis en évidence aucun signe dinteraction pharmacocinétique. Lors dun traitement par digoxine chez des volontaires sains après administration de 20 mg de lercanidipine, une augmentation moyenne de 33% de la Cmax de la digoxine a été mise en évidence, alors que ni lASC ni la clairance rénale nont été significativement modifiées. Les signes cliniques dune intoxication à la digoxine doivent être étroitement surveillés chez les patients sous traitement concomitant par digoxine.
Utilisation concomitante avec dautres médicaments
Cimétidine
Ladministration concomitante dune dose quotidienne de 800 mg de cimétidine nentraîne aucune modification significative des concentrations plasmatiques de lercanidipine. À doses plus élevées, la prudence est de rigueur car la biodisponibilité de la lercanidipine, et par conséquent son effet hypotenseur, peuvent être augmentés.
Fluoxétine
Une étude dinteraction avec la fluoxétine (un inhibiteur du CYP2D6 et du CYP3A4), réalisée chez des volontaires sains âgés de 65 ± 7 ans (moyenne, écart-type), na pas montré de modification clinique significative de la pharmacocinétique de la lercanidipine.
Simvastatine
Ladministration répétée dune dose de 20 mg de lercanidipine simultanément à 40 mg de simvastatine, na entraîné aucune modification significative de lASC de la lercanidipine mais a entraîné une augmentation de 56% de lASC de la simvastatine et une augmentation de 28% de lASC de son principal métabolite actif, le ß-hydroxyacide. Il est peu probable que de telles modifications soient pertinentes sur le plan clinique. Aucune interaction nest attendue si la lercanidipine est administrée le matin et la simvastatine le soir, tel quil est indiqué pour ce type de médicaments.
Warfarine
Ladministration simultanée de 20 mg de lercanidipine à des volontaires sains à jeun na pas modifié la pharmacocinétique de la warfarine.
Diurétiques et inhibiteurs de lenzyme de conversion
La lercanidipine a été administrée en toute sécurité avec des diurétiques et des inhibiteurs de lenzyme de conversion.
Autres médicaments agissant sur la pression artérielle
Comme avec tous les médicaments antihypertenseurs, une augmentation des effets hypotenseurs peut être observés quand la lercanidipine est administrée avec dautres médicaments agissant sur la pression artérielle tels que les alpha-bloquants utilisés dans le traitement des symptômes urinaires, les antidépresseurs tricycliques et les neuroleptiques.
Au contraire, une baisse de la pression artérielle peut être observée avec des corticostéroïdes.
Population pédiatrique
Les études dinteraction ont été réalisées uniquement chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Pour lénalapril
Lutilisation des IEC (énalapril) est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des IEC (énalapril) est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être immédiatement arrêté et si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). Un oligohydramnios, signe probable dune fonction rénale ftale diminuée, a été signalé et peut entraîner des contractures des membres, des déformations crânio-faciales et une hypoplasie pulmonaire. En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Pour la lercanidipine
Il ny a pas de donnée sur l'utilisation de la lercanidipine pendant la grossesse. Les études effectuées chez lanimal avec la lercanidipine nont pas mis en évidence deffets tératogènes, mais ceux-ci ont été observés avec dautres composés de type dihydropyridine.
Aucune donnée clinique sur des grossesses exposées à la lercanidipine nest disponible. Par conséquent, son utilisation nest pas recommandée au cours de la grossesse ou chez les femmes qui envisagent une grossesse.
Pour lassociation de lénalapril et de la lercanidipine
Il ny a pas ou peu de données sur lutilisation du maléate dénalapril/ chlorhydrate de lercanidipine chez la femme enceinte. Les études de toxicité effectuées chez lanimal sur la reproduction sont insuffisantes (voir rubrique 5.3.). Par conséquent, lutilisation dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est déconseillée au cours du 1er trimestre de la grossesse et contre-indiquée à partir du 2ème trimestre.
Pour lénalapril
Des données pharmacocinétiques limitées montrent de très faibles concentrations dans le lait maternel (voir rubrique 5.2). Bien que ces concentrations ne semblent pas avoir de réelles conséquences cliniques, ladministration dénalapril est déconseillée chez les femmes qui allaitent des enfants prématurés et au cours des premières semaines qui suivent laccouchement, en raison du risque hypothétique deffets secondaires au niveau cardiovasculaire et rénal chez lenfant et de lexpérience clinique insuffisante.
Dans le cas de lallaitement dun enfant plus âgé, ladministration dénalapril peut être envisagée chez une femme qui allaite, si ce traitement est nécessaire pour la mère et que lenfant est surveillé dans le but de détecter déventuels effets secondaires.
Pour la lercanidipine
Lexcrétion de la lercanidipine dans le lait maternel est inconnue. Un risque chez le nouveau-né ou le nourrisson ne peut être exclu. La lercanidipine ne doit pas être utilisée pendant lallaitement.
Pour lassociation de lénalapril et de la lercanidipine
En conséquence, lutilisation dENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est déconseillée pendant lallaitement.
Fertilité
Il ny a pas de donnée disponible pour la lercanidipine. Les inhibiteurs calciques ont été associés à des modifications biochimiques réversibles dans la région céphalique des spermatozoïdes, ce qui peut nuire à la fertilité. En cas déchecs répétés de fécondations in vitro, et en labsence dune autre explication, la possibilité que les inhibiteurs calciques soient à lorigine de ces échecs doit être envisagée.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
La tolérance dénalapril/lercanidipine avait été évaluée dans cinq études cliniques contrôlées, en double aveugle et dans deux phases ouvertes d'extension à long terme. Au total, 1 141 patients ont reçu de lénalapril/lercanidipine à la dose de 10 mg/10 mg, 20 mg/10 mg et 20 mg/20 mg. Les effets indésirables de cette association fixe sont comparables à ceux observés lors de ladministration de lun ou de lautre de ses constituants. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement avec énalapril/lercanidipine sont la toux (4,03%), les sensations vertigineuses (1,67%) et les maux de tête (1,67%).
Dans le tableau ci-dessous, les effets indésirables rapportés dans les études cliniques avec énalapril/lercanidipine 10 mg/10 mg, 20 mg/10 mg et 20 mg/20 mg et pour lesquels il existe un lien de causalité, sont décrits dans le tableau suivant, selon le système de classe organes MedDRA et par fréquence : très fréquent (> 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), non connus (impossibles à estimer d'après les données disponibles) :
|
Classe de système dorganes |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
Thrombocytopénie |
Diminution de lhémoglobine |
|
Affections du système immunitaire |
|
Hypersensibilité |
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
Hyperkaliémie |
|
|
Affections psychiatriques |
|
Anxiété |
|
|
Affections du système nerveux |
Céphalées Étourdissements |
Étourdissement postural |
|
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
|
Vertiges |
Acouphènes |
|
Affections cardiaques |
|
Palpitations Tachycardies |
|
|
Affections vasculaires |
Hypotension Bouffées vasomotrices |
Défaillance circulatoire |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux |
|
Sécheresse de la gorge, douleur oro-pharyngée |
|
Affections gastro-intestinales |
|
Douleur abdominale Constipation Nausée |
Dyspepsie, dème des lèvres, Atteinte linguale, Diarrhée, Sécheresse buccale, Gingivite |
|
Affections hépato-biliaires |
|
Augmentation ALAT Augmentation ASAT |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
|
Erythème |
Angidème, Gonflement du visage, Dermatite, Eruption cutanée, Urticaire |
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
|
Arthralgie |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
|
Pollakiurie |
Nycturie, Polyurie |
|
Affections du système de reproduction et du sein |
|
|
Dysfonction érectile |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie Fatigue Sensation de chaleur dème périphérique |
|
|
|
Les effets indésirables survenus chez un seul patient sont déclarés à des fréquences rares. |
|||
Autres informations sur les composants seuls
Les effets indésirables observés avec l'énalapril ou la lercanidipine peuvent être aussi rapportés avec énalapril/lercanidipine même sils nont pas été observés dans les essais cliniques ou pendant la période de commercialisation.
Énalapril seul
Les effets indésirables rapportés avec lénalapril sont notamment :
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Peu fréquent : anémie (y compris formes aplasiques et hémolytiques).
Rare : neutropénie, thrombocytopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, pancytopénie, lymphadénopathie, diminution de lhémoglobine, diminution de lhématocrite, maladies auto-immunes.
Affections endocrines
Inconnu : syndrome de la sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH).
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Peu fréquent : hypoglycémie (voir rubrique 4.4), anorexie.
Affections psychiatriques :
Fréquent : dépression.
Peu fréquent : état confusionnel, somnolence, insomnie, nervosité.
Rare : cauchemars, troubles du sommeil.
Affections du système nerveux :
Fréquent : étourdissements.
Peu fréquent : céphalées, syncope, dysgueusie.
Rare : paresthésies, somnolence, vertiges.
Affections oculaires :
Très fréquent : vision trouble.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent acouphène
Affections cardiaques :
Fréquent : douleur thoracique, arythmie, angor, tachycardie.
Peu fréquent : palpitations, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral* probablement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4)
* Lincidence est comparable aux groupes placebo et aux groupes comparateurs actifs dans les essais cliniques.
Affections cardiaques cardio-vasculaires :
Fréquent : hypotension (y compris hypotension orthostatique
Peu fréquent : bouffées vasomotrices, hypotension orthostatique
Rare : syndrome de Raynaud
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Très fréquent : toux.
Fréquent : dyspnée.
Peu fréquent : rhinorrhée, douleur pharyngo-laryngée et dysphonie, bronchospasme/asthme.
Rare : infiltration pulmonaire, rhinite, alvéolite allergique / pneumonie à éosinophiles.
Affections gastro-intestinales :
Très fréquent : nausées.
Fréquent : diarrhées, douleurs abdominales.
Peu fréquent : iléus, pancréatite, vomissements, dyspepsie, constipation, anorexie, irritation gastrique, bouche sèche, ulcère gastro-duodénal.
Rare : stomatite, stomatite aphteuse, glossite.
Très rare : angioedème intestinal.
Affections hépatobiliaires :
Rare : insuffisance hépatique, hépatite : soit hépatite cholestatique soit nécrose hépatique, cholestase (y compris ictère).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent : éruption cutanée, hypersensibilité / dème angioneurotique : angidème du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rapportés (voir rubrique 4.4).
Peu fréquent : hyperhydrose, prurit, urticaire, alopécie.
Rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, dermatite exfoliatrice, nécrolyse épidermique toxique, pemphigus, érythrodermie.
Un cortège de symptômes, pouvant inclure un ou lensemble des symptômes suivants a été rapporté : fièvre, sérite, vascularite, myalgie / myosite, arthralgie / arthrite, anticorps antinucléaires (ANA) positifs, élévation de la vitesse de sédimentation érythrocytaire (VSE), éosinophilie et leucocytose. Une éruption cutanée, une photosensibilité et dautres manifestations dermatologiques peuvent survenir.
Affections musculosquelettiques et systémiques
Peu fréquent : spasmes musculaires
Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquent : atteinte rénale, insuffisance rénale, protéinurie.
Rare : oligurie.
Affections des organes de reproduction et du sein :
Peu fréquent : dysfonction érectile.
Rare : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration :
Très fréquent : asthénie.
Fréquent : fatigue.
Peu fréquent : malaise, fièvre.
Investigations :
Fréquent : augmentation de la kaliémie, augmentation de la créatinémie.
Peu fréquent : augmentation de lurémie, hyponatrémie.
Rare : diminution de lhémoglobinémie, diminution de lhématocrite, augmentation des enzymes hépatiques, augmentation de la bilirubinémie.
Lercanidipine seule
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours dessais cliniques contrôlés ont été céphalées, bouffées vasomotrices, dèmes périphériques, tachycardie, palpitations .
Affections du système immunitaire
Très rare : hypersensibilité.
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées.
Peu fréquent : vertiges.
Rare : somnolence, syncope.
Affections cardiaques
Fréquent : tachycardie, palpitations.
Rare : angor.
Affections vasculaires
Fréquent : bouffées vasomotrices.
Peu fréquent : hypotension.
Affections gastro-intestinales
Peu fréquent : nausées, dyspepsie, douleurs abdominales hautes.
Rare : diarrhées, vomissements.
Fréquence inconnue : hypertrophie gingivale1, liquide de dialyse péritonéale trouble1.
Affections hépato-biliaires
Fréquence inconnue : transaminases augmentées1.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : éruption cutanée, prurit.
Rare : urticaire.
Fréquence inconnue : angidème1
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : polyurie.
Rare : pollakiurie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : dèmes périphériques.
Peu fréquent : asthénie, fatigue.
Rare : douleurs thoraciques.
1 Effets indésirables issus de notifications spontanées après commercialisation internationale.
Certaines dihydropyridines peuvent, dans de rares cas, provoquer des douleurs précordiales ou un angor. Dans de très rares cas, des patients ayant un angor préexistant peuvent subir une augmentation de la fréquence, de la durée ou de la gravité des crises angineuses. Dans des cas isolés, un infarctus du myocarde peut survenir.
La lercanidipine ne parait pas modifier le bilan glycémique ou lipidique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Depuis la commercialisation, quelques cas de surdosage intentionnel ayant nécessité une hospitalisation ont été notifiés sous énalapril/lercanidipine, avec les doses comprises entre 100 mg à 1000 mg pour chacun de ces principes actifs.Les symptômes rapportés (diminution de la pression artérielle systolique, bradycardie, agitation, somnolence, douleur latérale) pourraient être également dus à ladministration concomitante de doses élevées dautres médicaments (ex : β-bloquants).
Symptômes du surdosage avec lénalapril ou la lercanidipine seuls
Les caractéristiques les plus importantes dun surdosage rapportées à ce jour avec lénalapril ont été une hypotension sévère (débutant environ 6 heures après lingestion des comprimés) associée à un blocage du système rénine-angiotensine et une stupeur.
Dautres symptômes associés à un surdosage dIEC peuvent comporter : choc circulatoire, troubles électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, étourdissements, anxiété et toux. Des concentrations sériques dénalaprilate 100 et 200 fois supérieures à celles généralement observées après ladministration de doses thérapeutiques, ont été rapportées après lingestion de respectivement 300 mg et 440 mg dénalapril.
Comme avec dautres dihydropyridines, un surdosage avec la lercanidipine pourrait provoquer une vasodilatation périphérique excessive avec hypotension marquée et tachycardie réflexe. Cependant, à très fortes doses, la sélectivité vasculaire nest pas maintenue, provoquant une bradycardie et un effet inotrope négatif. Les effets indésirables les plus fréquents lors dun surdosage sont lhypotension, les sensations vertigineuses, les céphalées et les palpitations.
Traitement des cas de surdosages avec lénalapril ou la lercanidipine seuls :
Le traitement recommandé du surdosage est une perfusion intraveineuse de solution saline isotonique. En cas dhypotension, le patient doit être allongé les pieds surélevés. Si possible, un traitement avec une perfusion dangiotensine II et/ou des catécholamines par voie intraveineuse peut également être envisagé. Si lingestion des comprimés est récente, des mesures visant à éliminer le maléate dénalapril doivent être prises (ex : vomissements, lavage gastrique, administration dabsorbants ou de sulfate de sodium). Lénalaprilate peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Lutilisation dun stimulateur cardiaque est indiquée en cas de bradycardie résistante au traitement. Les signes vitaux, les électrolytes sériques et la créatinine doivent être surveillés en continu.
Pour la lercanidipine, une hypotension cliniquement significative nécessite une prise en charge cardio-vasculaire active avec une surveillance fréquente de la fonction cardiaque et respiratoire, une surélévation des jambes et un contrôle du volume liquidien circulatoire et du débit urinaire.
Compte tenu de laction pharmacologique prolongée de la lercanidipine, létat cardiovasculaire des patients ayant subi un surdosage doit être surveillé pendant au moins 24 heures. Ce médicament étant fortement lié aux protéines plasmatiques, une dialyse sera vraisemblablement inefficace.
Les patients chez qui on prévoit une intoxication modérée à grave doivent être observés dans un milieu de soins intensifs.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE MYLAN est une association fixe dun inhibiteur de lenzyme de conversion (énalapril) et dun inhibiteur calcique (lercanidipine), deux composés antihypertenseurs avec un mécanisme daction complémentaire permettant le contrôle de la pression artérielle chez les patients atteints dune hypertension essentielle
Enalapril
Le maléate dénalapril est un sel de lénalapril, un dérivé de deux acides aminés, la L-alanine et la L-proline. Lenzyme de conversion de langiotensine (ECA) est une peptidyl-dipeptidase qui catalyse la conversion de langiotensine I en angiotensine II, substance vasopressive.
Après absorption, lénalapril est hydrolysé en énalaprilate qui inhibe lECA. Linhibition de lECA entraîne une diminution de langiotensine II plasmatique, ce qui entraîne une augmentation de lactivité de la rénine plasmatique (par suppression du rétrocontrôle négatif de la sécrétion de rénine) et une diminution de la sécrétion daldostérone.
Puisque lECA est identique à la kininase II, lénalapril peut également inhiber la dégradation de la bradykinine, un puissant peptide vasodépresseur. Cependant, le rôle de ce mécanisme dans les effets thérapeutiques de lénalapril nest pas encore compris.
Bien que le mécanisme par lequel lénalapril réduit la pression artérielle soit principalement attribué à linhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, lénalapril a un effet antihypertenseur même chez les patients ayant des concentrations de rénine basses.
Ladministration dénalapril à des patients hypertendus entraîne une diminution de leur pression artérielle en position debout et allongée, sans augmentation significative de leur fréquence cardiaque.
Une hypotension orthostatique symptomatique est rare. Chez certains patients, un contrôle optimal de la pression artérielle nest obtenu quaprès plusieurs semaines de traitement. Une interruption brutale du traitement par énalapril nest pas associée à une augmentation rapide de la pression artérielle.
Une inhibition efficace de lactivité de lECA se produit normalement entre 2 et 4 heures après ladministration orale dune dose unique dénalapril. Le début de leffet antihypertenseur est généralement observé après une heure et la réduction maximale de la pression artérielle est observée entre 4 et 6 heures après ladministration. La durée de leffet est dose-dépendante, cependant, aux doses recommandées, les effets antihypertenseurs et hémodynamiques persistent pendant au moins 24 heures.
Des études hémodynamiques chez des patients atteints dhypertension artérielle essentielle ont démontré que la réduction de la pression artérielle était associée à une diminution de la résistance artérielle périphérique et une augmentation du débit cardiaque avec peu ou pas de modification de la fréquence cardiaque. Suite à ladministration dénalapril, le débit sanguin rénal a augmenté tandis que le taux de filtration glomérulaire est resté inchangé. Il ny a pas eu de signe de rétention sodée ou hydrique. Cependant, chez les patients ayant des taux faibles de filtration glomérulaire avant traitement, ces taux ont généralement augmenté.
Des études cliniques à court terme chez des patients diabétiques et non diabétiques ayant une affection rénale, ont mis en évidence des diminutions de lalbuminurie et de lexcrétion urinaire des IgG et de la protéinurie totale après ladministration dénalapril.
Deux larges essais cliniques randomisés, contrôlés ONTARGET (Ongoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes) ont étudié l'utilisation d'une association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II.
Létude ONTARGET a été réalisée chez les patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale ou atteints dun diabète de type 2 avec une atteinte des organes cibles.
Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints d'une néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez les patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévènements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les évènements indésirables et certains évènements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Lercanidipine
La lercanidipine est un antagoniste calcique du groupe des dihydropyridines qui inhibe le flux transmembranaire de calcium vers le muscle cardiaque et les muscles lisses. Le mécanisme de leffet antihypertenseur est basé sur un effet relaxant direct sur les muscles lisses vasculaires, diminuant ainsi la résistance périphérique totale. En raison de son coefficient de partage membranaire élevé, la lercanidipine possède un effet antihypertenseur prolongé et est dépourvue deffet inotrope négatif en raison de sa forte sélectivité vasculaire.
Puisque la vasodilatation est induite très progressivement par la lercanidipine, une hypotension aiguë avec tachycardie réflexe na été observée que dans de rares cas chez les patients hypertendus.
Comme avec dautres 1,4-dihydropyridines asymétriques, leffet antihypertenseur de la lercanidipine résulte principalement de son énantiomère S.
Enalapril / lercanidipine
Lassociation de ces deux molécules a un effet anti-hypertensif additif, baissant la pression artérielle de façon plus importante que chacun des 2 composants pris séparément.
Enalapril / Lercanidipine 10 mg/10 mg
Dans une étude pivotale de phase III, en double aveugle, en add-on dassociation thérapeutique réalisée chez 342 patients non répondeurs à la lercanidipine 10 mg (définis par une pression artérielle diastolique comprise entre 95 et 114 mmHg et une pression artérielle systolique comprise entre 140 et 189 mmHg), la réduction de la pression artérielle systolique a été supérieure de 5,4 mmHg avec lassociation énalapril 10 mg / lercanidipine 10 mg, par rapport au groupe sous lercanidipine 10 mg seule (- 7,7 mmHg versus - 2,3 mmHg, p<0,001), après 12 semaines de traitement ; la réduction de la pression artérielle diastolique a été supérieure de 2,8 mmHg pour le groupe sous association fixe (- 7,1 mmHg versus - 4,3 mmHg, p<0,001) pour le groupe sous monothérapie.
Le taux de répondeurs a été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport à la monothérapie : 41% contre 24% (p<0,001) pour la pression artérielle systolique et 35% contre 24%, (p=0,032) pour la pression artérielle diastolique. Un pourcentage supérieur significatif de patients sous association fixe a présenté une normalisation de la pression artérielle systolique (39% versus 22%, p<0,001) et de la pression artérielle diastolique (29% versus 19%, p=0,023) par rapport aux patients sous monothérapie.
Pendant la phase de suivi à long terme de cette étude, réalisée en ouvert, une titration avec lassociation fixe énalapril 20 mg / lercanidipine 10 mg était possible si la pression artérielle restait supérieure à 140/90 mmHg ; 133 patients sur 221 ont eu cette titration et la pression artérielle diastolique a été normalisée pour un tiers des cas.
Enalapril / Lercanidipine 20 mg/10 mg
Dans une étude pivotale de phase III, en double aveugle, en add-on dassociation thérapeutique, réalisée chez 327 patients non répondeurs à lénalapril 20 mg (définis par une pression artérielle diastolique comprise entre 95 et 114 mmHg et une pression artérielle systolique comprise entre 140 et 189 mmHg), la réduction de la pression artérielle systolique a été de - 9,8 mmHg avec lassociation énalapril 20 mg / lercanidipine 10 mg, par rapport au groupe sous monothérapie (- 6,7 mmHg, p=0,013) ; la réduction de la pression artérielle diastolique a été de - 9,2 mmHg pour le groupe sous association fixe contre - 7,5 mmHg (p=0,015) pour le groupe sous monothérapie.
Le taux de répondeurs na pas été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport à la monothérapie : 53% contre 43% (p=0,076) pour la pression artérielle diastolique et 41% contre 33% (p=0,116) pour la pression artérielle systolique. Un pourcentage supérieur, mais non significatif de patients sous association fixe a présenté une normalisation de la pression artérielle diastolique (48% versus 37% (p=0,055) et de la pression artérielle systolique (33% versus 28%, p=0,325) par rapport aux patients sous monothérapie.
Enalapril / Lercanidipine 20 mg/20 mg
Dans une étude contrôlée, randomisée, en double aveugle, versus placebo et comparateur actif, avec un plan factoriel, menée sur 1 039 patients atteints dhypertension artérielle modérée (définie par une pression artérielle diastolique (PAD) entre 100 et 109 mmHg et confirmée par une PAD ≥ 85 mmHg au domicile, et une pression artérielle systolique (PAS) < 180 mmHg en consultation), les patients sous énalapril 20 mg/lercanidipine 20 mg ont eu une diminution significative des pressions artérielles diastolique et systolique comparée au placebo (p<0,001) en consultation et à domicile.
En consultation, des différences ont été observées dans la variation de la PAD par rapport à linclusion avec lassociation 20 mg/ 20 mg (-15,2 mmHg, n=113) comparativement à lénalapril 20 mg seul (-11,3 mmHg, p=0,004, n=113) ou à la lercanidipine 20 mg seule (-13,0 mmHg, p=0,092, n=113).
De même, en consultation, des différences ont été observées dans la variation de la PAS par rapport à linclusion entre lassociation 20 mg/ 20 mg (-19,2 mmHg) et la lercanidipine 20 mg seule (-13,0 mmHg, p=0,002) ou lénalapril 20 mg seul (-15,3 mmHg, p=0,055). Des différences ont aussi été observées pour les pressions artérielles diastoliques et systoliques à domicile.
Le taux de patients répondeurs a été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport au placebo (p<0,001) et aux 2 monothérapies (p<0,01) pour la PAD (75%) et la PAS (71%).
La normalisation de la pression artérielle a été atteinte par un pourcentage plus élevé de patients traités par lassociation 20 mg/ 20 mg (42%) que par le placebo (22%).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Pharmacocinétique de lénalapril
Absorption
Lénalapril, par voie orale, est rapidement absorbé, avec des pics de concentration plasmatique atteints en une heure. En se basant sur lélimination urinaire, la quantité dénalapril absorbée après administration orale de maléate dénalapril est denviron 60%. Labsorption dénalapril par voie orale nest pas influencée par la présence daliments dans le tube digestif.
Distribution
Après absorption par voie orale, lénalapril est rapidement et largement hydrolysé en énalaprilate, un puissant inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine. Des pics de concentrations sériques dénalaprilate sont atteints environ 3 à 4 heures après la prise de maléate dénalapril par voie orale.
La demi-vie efficace daccumulation de lénalaprilate après administration de doses multiples dénalapril par voie orale est de 11 heures. Chez les patients avec une fonction rénale normale, la concentration plasmatique à létat déquilibre de lénalaprilate est atteinte après 4 jours de traitement.
Dans la fourchette de concentrations liées aux doses thérapeutiques, la liaison aux protéines plasmatiques de lénalaprilate chez lhomme ne dépasse pas 60%.
Biotransformation
Hormis la transformation en énalaprilate, il na pas été mis en évidence de métabolisme significatif de lénalapril.
Élimination
Lélimination de lénalaprilate est essentiellement rénale. Les principaux composés retrouvés dans lurine sont lénalaprilate, qui représente environ 40% de la dose, et de lénalapril sous forme inchangée (environ 20%).
Insuffisance rénale
Lexposition à lénalapril et lénalaprilate est augmentée chez les patients atteints dinsuffisance rénale. Après administration de 5 mg/jour chez des patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine entre 40 et 60 ml/min), lASC de lénalaprilate à létat déquilibre a été environ deux fois plus élevée que chez les patients ayant une fonction rénale normale. En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine £ 30 ml/min), lASC a été augmentée denviron 8 fois. La demi-vie effective de lénalaprilate après administration de doses multiples de maléate dénalapril est prolongée à ce degré dinsuffisance rénale et le délai pour atteindre létat déquilibre est retardé (voir rubrique 4.2). Lénalapril peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse, à une clairance de 62 ml/min.
Allaitement
Après administration dune dose unique de 20 mg dénalapril administré par voie orale chez 5 femmes allaitant, les concentrations maximales moyennes dénalapril dans le lait maternel étaient de 1,7 microg/L (0,54 microg/L à 5,9 microg/L), 4 à 6 heures après la prise. Les concentrations maximales moyennes dénalaprilate dans le lait maternel étaient de 1,7 microg/L (1,2 microg/L à 2,3 microg/L) ; ces concentrations maximales étaient obtenues à des moments divers au cours de la période de 24h.
A partir de ces données observées dans le lait maternel, on estime quun enfant allaité exclusivement à partir du lait maternel serait exposé à une dose maximale correspondant à 0,16% de la dose quotidienne de la mère après ajustement au poids. Une femme qui avait reçu par voie orale 10 mg par jour dénalapril pendant 11 mois présentait des concentrations maximales dénalapril dans le lait de 2 microg/L, 4 heures après la prise et des concentrations maximales dénalaprilate dans le lait de 0,75 microg/L, 9 heures environ après la prise.
La concentration totale dénalapril et dénalaprilate mesurée dans le lait maternel au cours de la période de 24 heures était de respectivement 1,44 microg/L et de 0,63 microg/L, la concentration dénalaprilate nétait plus détectable dans le lait (< 0,2 microg/L) 4 heures après ladministration dune dose unique de 5 mg dénalapril chez une mère et de 10 mg dénalapril chez 2 mères. Les concentrations dénalapril nont pas été dosées.
Pharmacocinétique de la lercanidipine
Absorption
La lercanidipine est totalement absorbée après administration orale et les pics de concentration plasmatique sont atteints après 1,5 à 3 heures environ.
Les deux énantiomères de la lercanidipine ont un profil pharmacocinétique similaire. Le délai pour atteindre le pic plasmatique est identique et le pic plasmatique et lASC sont, en moyenne, 1,2 fois plus élevés pour lénantiomère S. La demi-vie délimination des deux énantiomères est pratiquement identique. Aucune interconversion des deux énantiomères na été observée in vivo.
En raison de leffet de premier passage important, la biodisponibilité absolue de lercanidipine après administration orale et après prise de nourriture est denviron 10%. Cependant, la biodisponibilité après administration à des volontaires sains à jeun est réduite à 1/3.
La biodisponibilité orale de la lercanidipine augmente de 4 fois lorsquelle est administrée dans les 2 heures suivant un repas riche en graisses. Par conséquent, le médicament doit être pris avant les repas.
Distribution
La distribution depuis le plasma dans les tissus et organes est rapide et importante.
La liaison de la lercanidipine aux protéines plasmatiques est supérieure à 98%. Comme les taux de protéines plasmatiques sont diminués chez les patients atteints dune insuffisance rénale ou hépatique sévère, la fraction libre du médicament peut être plus élevée chez ces patients.
Biotransformation
La lercanidipine est largement métabolisée par le CYP3A4. On ne retrouve aucune substance mère dans lurine ou les selles. La lercanidipine est principalement métabolisée en métabolites inactifs et environ 50% de la dose est éliminée dans lurine.
Les essais in vitro sur des microsomes hépatiques humains ont démontré que la lercanidipine montre une légère inhibition des deux enzymes CYP3A4 et CYP2D6 à des concentrations 160 fois et 40 fois supérieures aux pics de concentration plasmatique obtenus après ladministration dune dose de 20 mg.
De plus, des études dinteraction chez lhomme ont montré que la lercanidipine ne modifie pas les concentrations plasmatiques du midazolam, un substrat typique du CYP3A4 ou du métoprolol, un substrat typique du CYP2D6. Par conséquent, aux doses thérapeutiques, une inhibition par la lercanidipine de la biotransformation des substances métabolisées par le CYP3A4 ou le CYP2D6, nest pas attendue.
Élimination
Lélimination se fait essentiellement par biotransformation.
La demi-vie délimination terminale moyenne est de 8 à 10 heures, et du fait de la forte liaison aux membranes lipidiques, leffet thérapeutique dure 24 heures. Aucune accumulation na été mise en évidence après administration répétée.
Linéarité/non-linéarité
Ladministration orale de la lercanidipine entraîne des concentrations plasmatiques non directement proportionnelles à la dose (cinétique non linéaire). Après ladministration de 10, 20 ou 40 mg, les pics de concentration plasmatique étaient dans les proportions de 1:3:8 et les aires sous les courbes des concentrations plasmatiques en fonction du temps dans les proportions de 1:4:18, ce qui évoque une saturation progressive de leffet de premier passage. Par conséquent, la biodisponibilité augmente avec laccroissement de la dose.
Autres informations sur des populations particulières
Le comportement pharmacocinétique de la lercanidipine chez les patients âgés et chez les patients atteints dinsuffisance rénale ou hépatique légère à modérée est similaire à celui observé dans la population générale. Des concentrations plus élevées du médicament (environ 70%) ont été mises en évidence chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère ou dialysés. Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée à sévère, la biodisponibilité systémique de la lercanidipine est probablement augmentée car le médicament est largement métabolisé par le foie.
5.3. Données de sécurité préclinique
Association énalapril et lercanidipine
La toxicité potentielle de lassociation fixe dénalapril et de lercanidipine a été étudiée chez le rat après administration orale et ce jusquà 3 mois, lors de 2 études génotoxiques. Lassociation na pas modifié le profil toxicologique de chacun des 2 composants.
Les données suivantes sont disponibles pour chaque composant (énalapril et lercanidipine) :
Énalapril
Les données précliniques ne révèlent aucun risque particulier pour lHomme daprès les études conventionnelles de pharmacologie sur la sécurité demploi, de toxicité à doses répétées, de génotoxicité et de potentiel carcinogène.
Les études de toxicité sur la reproduction suggèrent que lénalapril na aucun effet sur la fertilité et les performances reproductives chez le rat, et quil nest pas tératogène. Dans une étude au cours de laquelle des rates ont été traitées avant la période allant de laccouplement à la gestation, une augmentation de lincidence de la mortalité de la descendance est survenue au cours de lallaitement. Il a été montré que ce composé traversait la barrière placentaire et était excrété dans le lait maternel. Les IEC induisent globalement des effets indésirables sur le développement ftal tardif, provoquant une mortalité ftale et des effets congénitaux, en particulier au niveau du crâne. Une ftotoxicité, des retards de croissance intra-utérins et une persistance du canal artériel ont été notifiés.
Ces anomalies du développement semblent être dues pour partie à laction directe des IEC sur le système rénine-angiotensine du ftus, et pour partie à lischémie provenant de lhypotension maternelle et à la diminution de lirrigation sanguine fto-placentaire avec pour conséquence une réduction de lapport en oxygène et en nutriments au ftus.
Lercanidipine
Les données non cliniques ne révèlent aucun danger particulier pour les humains, daprès les études classiques de pharmacologie dinnocuité, de toxicité à doses répétées, de génotoxicité, de potentiel cancérogène et de toxicité pour la reproduction.
Des effets significatifs observés au cours détudes à long terme chez le rat et le chien ont été imputés, directement ou indirectement, aux effets connus de doses élevées dinhibiteurs calciques, reflétant principalement une activité pharmacodynamique exagérée.
Le traitement par la lercanidipine na eu aucun effet sur la fertilité ou les performances générales de reproduction chez le rat, mais à hautes doses, il induit des pertes survenant avant et après limplantation et des retards du développement ftal. Il nexiste aucun élément attestant dun effet tératogène chez le rat et le lapin, mais dautres dihydropyridines ont provoqué des effets tératogènes chez lanimal. La lercanidipine a induit une dystocie lorsquelle a été administrée à doses élevées (12 mg/kg/jour) au cours de la parturition.
La distribution de la lercanidipine et/ou de ses métabolites chez les femelles gestantes et leur excrétion dans le lait maternel na pas été étudiée chez lanimal.
Bicarbonate de sodium, cellulose microcristalline, amidon de maïs prégélatinisé, carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium
Pelliculage :
Hypromellose, macrogol, talc, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172)
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
Boîte de 14, 28, 30, 56 ou 90 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 304 7 6 : 14 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
· 34009 301 304 8 3 : 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
· 34009 301 305 0 6 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
· 34009 301 305 1 3 : 56 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
· 34009 301 305 2 0 : 90 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ENALAPRIL ARROW LAB 20 mg, comprimé sécable
- LERCAN 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- DIARFIX 100 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.