EMLAPATCH 5 POUR CENT, pansement adhésif cutané
CIS 67458460
Informations à jour au 26 février 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/02/2019
EMLAPATCH 5 POUR CENT, pansement adhésif cutané
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lidocaïne ..........................................................................................................................25 mg
Prilocaïne ........................................................................................................................ 25 mg
1 g d'émulsion pour un pansement adhésif de 10 cm2
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1
4.1. Indications thérapeutiques
· Anesthésie topique de la peau saine lors de :
o linsertion daiguilles, par exemple insertion de cathéters intraveineux ou prélèvements sanguins
o procédures chirurgicales superficielles.
chez les adultes et dans la population pédiatrique.
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes et adolescents
Les détails des indications ou des procédures dutilisation, ainsi que la dose et la durée dapplication sont fournis dans les Tableaux 1 et 2.
Pour plus de renseignements sur lutilisation appropriée du produit selon de telles procédures, veuillez-vous référer au Mode dadministration.
Tableau 1 Adultes et adolescents de 12 ans et plus
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Indication/Procédure |
Dose et durée dapplication |
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Peau |
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Petites interventions, par exemple insertion daiguilles et traitement chirurgical de lésions localisées. |
1 ou plusieurs patch(s) sont appliqués sur la (les) zone(s) de la peau sélectionnée(s) pendant 1 à 5 heures1 |
1) Après une période dapplication plus longue lanesthésie diminue.
Population pédiatrique
Tableau 2 Patients pédiatriques âgés de 0 à 11 ans
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Groupe dâge |
Procédure |
Dosage et temps dapplication |
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Petites interventions, par exemple insertion daiguilles et traitement chirurgical de lésions localisées. |
1 ou plusieurs patch(s) pendant 1 heure (voir détails ci-dessous) |
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Nouveau‑nés et nourrissons 0‑2 mois 1) 2) 3) 7) |
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Ne pas dépasser 1 patch pendant 1 heure. 4) |
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Nourrissons 3‑11 mois 1) 2) 7) |
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Jusquà 2 patchs pendant une heure5) |
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Jeunes enfants et enfants |
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Jusquà 10 patchs pendant 1‑5 heures6) |
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Enfants |
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Jusquà 20 patchs pendant 1‑5 heures6) |
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Patients pédiatriques avec dermatite atopique |
Avant curetage de molluscum |
Temps dapplication : 30 minutes |
1) Chez les nouveau‑nés nés à terme et les nourrissons de moins de 3 mois, une unique dose devra seulement être appliquée sur une période de 24 heures. Pour les enfants âgés de 3 mois et plus, un maximum de 2 doses, séparées dau moins 12 heures, peut être donné sur une période de 24 heures, voir rubriques 4.4 et 4.8.
2) EMLA ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 12 mois qui sont traités par des médicaments inducteurs de méthémoglobinémie pour des raisons de sécurité, voir rubriques 4.4 et 4.8.
3) EMLA ne doit pas être utilisé chez les prématurés de moins de 37 semaines dâge gestationnel pour des raisons de sécurité voir rubrique 4.4.
4) Un temps dapplication > 1 heure na pas été étudié.
5) Aucune augmentation cliniquement significative des taux de méthémoglobine na été observée après application de 2g dEMLA crème pendant un maximum de 4 heures sur 16 cm2.
6) Après une période dapplication plus longue, lanesthésie diminue.
7) La taille du patch le rend moins adapté pour lutilisation sur certaines parties du corps chez les nouveaux nés et les nourrissons.
Patients âgés
Aucune réduction de dose nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubriques 5.1 et 5.2)
Atteinte de la fonction hépatique
Une réduction de dose unique nest pas nécessaire chez les patients présentant une atteinte de la fonction hépatique (voir rubrique 5.2)
Atteinte de la fonction rénale
Une réduction de dose nest pas nécessaire chez les patients présentant une fonction rénale diminuée.
Mode dadministration
Voie cutanée.
Après séparation de la couche protectrice et application du patch sur la peau, une pression doit être appliquée uniquement aux bords extérieurs. Ne pas appuyer sur le centre du patch. Cela peut provoquer la propagation de lémulsion dEMLA sous l'adhésif et diminuer l'adhérence.
EMLAPATCH doit être appliqué au moins 1 heure avant l'intervention. Si nécessaire, enlever les poils dans la zone avant l'application. Le patch ne doit pas être coupé ou divisé en parties plus petites.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les patients souffrant dun déficit congénital en glucose-6-phosphate-déhydrogénase ou de méthémoglobinémie idiopathique sont plus susceptibles de présenter des signes de méthémoglobinémie induite par la substance active. Chez les patients présentant un déficit en glucose‑6‑phosphate déshydrogénase, lantidote bleu de méthylène est inefficace pour réduire le taux de méthémoglobine et peut oxyder lhémoglobine elle-même. Par conséquent, une thérapie par le bleu de méthylène ne peut pas être effectuée.
En raison de données insuffisantes sur labsorption, EMLA ne doit pas être appliqué sur les blessures ouvertes.
Il faut faire attention lors de lapplication d'EMLA chez les patients atteints de dermatite atopique. Un temps dapplication réduit à 15 à 30 minutes peut être suffisant (voir rubrique 5.1). Des temps dapplication supérieurs à 30 minutes, chez des patients atteints de dermatite atopique peuvent conduire à une augmentation de lincidence des réactions vasculaires locales, en particulier une rougeur au site dapplication, et dans certains cas des pétéchies et un purpura (voir rubrique 4.8.). Avant curetage de molluscum chez les enfants atteints de dermatites atopiques un temps dapplication de 30 minutes est recommandé.
Lors dune application à proximité des yeux, EMLA doit être utilisé avec précaution car cela peut provoquer des irritations au niveau des yeux. La perte des réflexes de protection des yeux peut également conduire à une irritation de la cornée et à une potentielle abrasion. En cas de contact oculaire, les yeux doivent être immédiatement rincés avec de leau ou une solution saline et protégés jusquau retour de la sensibilité.
La lidocaïne et la prilocaïne ont des propriétés bactéricides et antivirales pour des concentrations supérieures à 0.5 2 %. Cest pourquoi, bien que les résultats dune étude clinique suggèrent que lutilisation dEMLA avant une vaccination contre la tuberculose (BCG) ninfluence pas la réponse immunitaire, évaluée par la formation dune papule locale, il est nécessaire de suivre les résultats dinjections intradermiques concernant les vaccins vivants.
EMLA contient de l hydroxystéarate de macrogolglycérol qui peut causer des réactions cutanées.
Population pédiatrique
Lors détudes, lefficacité dEMLA lors des prélèvements capillaires au talon chez les nouveau-nés na pas été démontrée.
Chez les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 3 mois, une augmentation transitoire dépourvue de signification clinique des taux de méthémoglobine est couramment observée, jusquà 12 heures après application de la dose recommandée dEMLA.
Si la dose recommandée est dépassée, le patient doit être surveillé en cas de survenue deffets indésirables systémiques secondaires à une méthémoglobinémie (voir rubriques 4.2, 4.8 et 4.9).
EMLA ne doit pas être utilisé
· chez les nouveau-nés/nourrissons jusquà 12 mois traités par des médicaments inducteurs de méthémoglobine ;
· chez les nouveau‑nés prématurés de moins de 37 semaines dâge gestationnel car ils risquent de développer des taux élevés de méthémoglobine.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De fortes doses de prilocaïne peuvent augmenter les taux de méthémoglobine, en particulier chez des patients traités par des médicaments inducteurs de méthémoglobine (ex : les sulfamides, nitrofurantoïne, phénytoïne, phénobarbital). Cette liste nest pas exhaustive.
Avec des doses élevées d'EMLA, le risque de toxicité systémique supplémentaire doit être envisagé chez les patients recevant d'autres anesthésiques locaux ou des médicaments de structure apparentée aux anesthésiques locaux, puisque les effets toxiques sont additifs.
Les médicaments qui réduisent la clairance de la lidocaïne (par exemple la cimétidine ou les bétabloquants) peuvent causer des concentrations plasmatiques potentiellement toxiques lorsque la lidocaïne est administrée à fortes doses répétées sur une longue période. De telles interactions devraient cependant être sans conséquence clinique lors dun traitement de courte durée avec la lidocaïne aux doses recommandées (par exemple : EMLAPATCH).
Population pédiatrique
Des études dinteraction spécifiques chez les enfants nont pas été réalisées. Les interactions semblent similaires à celles de la population adulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Bien quune application topique soit uniquement associée à un faible taux dabsorption systémique, lutilisation dEMLA chez les femmes enceintes doit être considérée avec précaution car les données disponibles concernant lutilisation dEMLA chez les femmes enceintes sont insuffisantes. Cependant, des études chez lanimal nont pas montré deffets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire/ftal, laccouchement ou le développement postnatal. Une toxicité de reproduction a été montrée lors dune administration sous cutanée/intramusculaire de fortes doses de lidocaïne ou de prilocaïne excédant considérablement lexposition lors dune application topique (voir rubrique 5.3).
La lidocaïne et la prilocaïne traversent la barrière placentaire, et peuvent être absorbées par les tissus ftaux. Il est raisonnable de penser que la lidocaïne et la prilocaïne ont été utilisées chez de nombreuses femmes enceintes ou en âge de procréer. Jusquà présent, aucun trouble spécifique de la fonction reproductrice na été rapporté, par exemple : une incidence accrue de malformations ou autres effets directement ou indirectement nocifs pour le ftus.
La lidocaïne et en toute probabilité la prilocaïne sont excrétées dans le lait, mais en quantités si faibles quil ny a généralement pas de risque que lenfant soit affecté à des doses thérapeutiques. EMLA peut être utilisé pendant lallaitement en cas de nécessité clinique.
Fertilité
Des études chez lanimal nont montré aucune altération de la fertilité des rats mâles ou femelles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont liés au site dadministration (réactions locales transitoires au site dapplication) et sont rapportés comme fréquents.
Liste des réactions indésirables sous forme de tableau
Les incidences des effets indésirables (EIs) associés à un traitement par EMLA sont présentées dans le tableau ci-dessous. Le tableau est basé sur les évènements indésirables rapportés pendant les essais cliniques et/ou lutilisation post-commercialisation. Les effets indésirables sont listés par ordre de fréquence, selon la terminologie MedDRA par Classe de Système dOrgane (SOC), au niveau des termes préférés.
Dans chaque Classe de Système dOrgane, les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, <1/1000) et très rare (< 1/10 000). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés dans un ordre de sévérité décroissante.
Tableau 3 Effets indésirables
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Classe de Système dOrgane |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Méthémoglobinémie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Affections oculaires |
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Irritation de la cornée |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Purpura, pétéchies (en particulier après des durées dapplication plus longues chez les enfants souffrant de dermatite atopique ou de molluscum contagiosum) |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Erythème au site dapplication dème au site dapplication Pâleur au site dapplication |
Sensation de brûlure Prurit au site dapplication Chaleur au site dapplication |
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Population pédiatrique
La fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables sont similaires dans les groupes dâges pédiatriques et adultes, excepté en ce qui concerne la méthémoglobinémie qui est observée plus fréquemment, souvent en relation avec un surdosage (voir la rubrique 4.9), chez les nouveau‑nés et les nourrissons âgés de 0 à 12 mois.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
De rares cas de méthémoglobinémie cliniquement significative ont été rapportés.
La prilocaïne à fortes doses peut entrainer une augmentation du taux de méthémoglobine en particulier chez les individus sensibles (voir rubrique 4.4), avec une administration trop fréquente chez les nouveau‑nés et les nourrissons de moins de 12 mois (voir rubrique 4.2) et traités par des médicaments inducteurs de méthémoglobinémie (ex. sulfamides, nitrofurantoïne, phénytoïne et phénobarbital). Il convient de tenir compte du fait que les valeurs de saturation à loxymètre de pouls peuvent surestimer la saturation réelle en oxygène dans le cas dune augmentation de la fraction de méthémoglobine ; par conséquent, si une méthémoglobinémie est suspectée, il peut être plus utile de surveiller la saturation doxygène par co‑oxymétrie.
Une méthémoglobinémie cliniquement significative doit être traitée par une injection intraveineuse lente de bleu de méthylène dilué (voir également rubrique 4.4).
Si dautres symptômes de toxicité systémique survenaient, les signes devraient être similaires à ceux qui se produiraient suite à ladministration danesthésiques locaux par dautres voies dadministration. La toxicité dun anesthésique local se manifeste par des symptômes nerveux centraux : excitation et, dans les cas sévères, dépression du système nerveux central et cardiovasculaire.
Des symptômes neurologiques graves (convulsions, dépression du système nerveux central) doivent être traités symptomatiquement par assistance respiratoire et par administration de médicaments anticonvulsivants, les signes circulatoires sont traités suivant les recommandations de réanimation.
Le taux dabsorption du produit sur peau intacte étant lent, un patient montrant des signes de toxicité doit être maintenu sous observation pendant plusieurs heures après le traitement durgence.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : anesthésiques, local ; amides ; Code ATC N01B B20.
Mécanisme daction
EMLA produit une anesthésie de la peau par la libération de lidocaïne et de prilocaïne dans les couches de la peau et à proximité de récepteurs dermiques de la douleur et des terminaisons nerveuses.
La lidocaïne et la prilocaïne sont des anesthésiques locaux de type amide. Ces deux composants stabilisent les membranes neuronales en inhibant les flux ioniques nécessaires à linitiation et à la conduction des influx, produisant ainsi une anesthésie locale. La qualité de lanesthésie dépend du temps dapplication et de la dose utilisée.
Peau
EMLA Patch est appliqué sur la peau intacte Le temps nécessaire pour obtenir une anesthésie fiable de la peau intacte est de 1 à 2 heures, en fonction du type dintervention. Leffet anesthésique local est renforcé avec des durées dapplication plus longues de 1 à 2 heures sur la plupart des parties du corps, à lexception de la peau du visage. Compte tenu de la finesse de la peau du visage et dune irrigation sanguine élevée des tissus, un effet anesthésique local maximal est obtenu après 30 à 60 minutes sur le front et les joues. La durée de lanesthésie après lapplication dEMLA pendant 1 à 2 heures est dau moins 2 heures après le retrait du pansement, excepté sur le visage où ce délai est plus court. EMLA est tout aussi efficace et a le même temps de déclenchement de leffet anesthésiant quel que soit le niveau de pigmentation de la peau de claire à foncée (types de peau de I à VI).
Au cours des études cliniques avec application dEMLA sur la peau intacte, aucune différence en termes de sécurité demploi ou d'efficacité (y compris pour le délai dinstallation de lanesthésie) na été mise en évidence entre les patients âgés (65-96 ans) et les patients plus jeunes.
EMLA produit une réponse vasculaire biphasique impliquant une vasoconstriction initiale suivie dune vasodilatation au site d'application (voir rubrique 4.8). Indépendamment de la réponse vasculaire, EMLA facilite linsertion de l'aiguille par rapport au placebo.
Chez les patients atteints de dermatite atopique, une réaction vasculaire similaire mais plus courte a été observée, avec survenue dun érythème dans les 30-60 minutes, ce qui indique une absorption plus rapide par la peau (voir rubrique 4.4). EMLA peut causer une augmentation transitoire de lépaisseur cutanée, provoquée en partie par lhydratation de la peau sous le pansement occlusif. Lépaisseur de la peau se réduit au cours des 15 minutes suivant lexposition à lair.
La profondeur de l'anesthésie cutanée augmente avec le temps d'application. Chez 90 % des patients, l'anesthésie est suffisante pour l'insertion d'un poinçon de biopsie (de 4 mm de diamètre) à une profondeur de 2 mm après 60 minutes et 3 mm après 120 minutes de traitement par EMLA.
Population pédiatrique
Des études cliniques impliquant plus de 2300 patients pédiatriques de tout âge ont démontré une efficacité pour la douleur liée à laiguille (prélèvement sanguin veineux, cathétérisme, vaccination sous‑cutanée et intramusculaire, ponction lombaire), pour le traitement des lésions vasculaires au laser, et le curetage des molluscum contagiosum. EMLA a diminué la douleur lors de linsertion daiguilles et lors de linjection de vaccins. Lefficacité analgésique a augmenté dune application de 15 minutes à une application de 90 minutes sur une peau normale ; mais sur des lésions vasculaires, une application de 90 minutes na pas fourni de bénéfice supérieur à une application de 60 minutes. EMLA ne montre pas de bénéfice versus placebo concernant la cryothérapie à lazote liquide des verrues communes.
Onze études cliniques réalisées chez des nouveau‑nés et des nourrissons ont montré que les pics de concentrations de méthémoglobine qui survenaient environ 8 heures après ladministration épicutanée dEMLA, étaient cliniquement non significatifs au dosage recommandé et reviennent à des valeurs normales après environ 12‑13 heures. La formation de méthémoglobine est associée à la quantité cumulée de prilocaïne absorbée par voie percutanée et peut donc augmenter en fonction de lallongement de la durée dapplication dEMLA.
Lutilisation dEMLA avant une vaccination rougeole‑oreillons‑rubéole ou avant ladministration intramusculaire dun vaccin inactivé diphtérie‑coqueluche‑tétanos‑poliovirus ‑Haemophilus influenzae b ou dun vaccin contre lhépatite B na pas affecté la moyenne des titres en anticorps, le taux de séroconversion ou la proportion de patients obtenant des titres danticorps protecteurs ou positifs après immunisation, par rapport aux patients traités par un placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption, distribution, biotransformation et élimination
L'absorption systémique de la lidocaïne et de la prilocaïne à partir dEMLA est fonction de la dose, de la surface d'application et du temps dapplication. Des facteurs additionnels incluent lépaisseur de la peau (qui varie selon les parties du corps) ainsi que dautres facteurs tels que les maladies de la peau, et le rasage. Les concentrations plasmatiques après traitement par EMLA sont de 20 à 60 % inférieures pour la prilocaïne par rapport à la lidocaïne en raison dun volume de distribution supérieur et dune clairance plus rapide. La voie délimination principale de la lidocaïne et de la prilocaïne est le métabolisme hépatique et les métabolites sont éliminés par voie rénale. Toutefois, les taux de métabolisation et délimination des anesthésiques locaux après une application topique dEMLA dépendent de la vitesse dabsorption. Par conséquent, une réduction de la clairance, notamment chez les patients présentant une atteinte sévère de la fonction hépatique, a des effets limités sur les concentrations plasmatiques systémiques après administration dune dose unique dEMLA et après administrations réitérées une fois par jour de doses uniques à court terme (jusquà 10 jours).
Les symptômes de toxicité anesthésique locale deviennent de plus en plus marqués lorsque la concentration plasmatique de lune ou lautre des substances actives augmente de 5 à 10 μg/ml. Il convient de considérer que la toxicité de la lidocaïne et celle de la prilocaïne sont additives.
Peau intacte
Les données pharmacocinétiques disponibles se réfèrent à lapplication dEMLA crème 5% sur la peau saine.
Après l'application sur les cuisses chez les adultes (60 g de crème /400 cm2 pendant 3 heures), le taux d'absorption était d'environ 5 % de la lidocaïne et de la prilocaïne. Les concentrations plasmatiques maximales (en moyenne de 0,12 et 0,07 µg / ml) ont été atteintes environ 2-6 heures après l'application.
Le degré d'absorption systémique était d'environ 10% après l'application sur le visage (10 g/100 cm2 pendant 2 heures). Les concentrations plasmatiques maximales (en moyenne de 0,16 et 0,06 µg / ml) ont été atteintes après environ 1,5 à 3 heures.
Populations spéciales
Patients âgés
Après application dEMLA sur la peau intacte de patients gériatriques ou sur dautres patients non gériatriques, les taux plasmatiques de lidocaïne et de prilocaïne sont très faibles et nettement inférieures aux niveaux toxiques potentiels.
Après application dEMLA répétée quotidiennement pendant 10 jours consécutifs, les concentrations plasmatiques maximales ne dépendent pas de lâge du patient, mais sont significativement (p<0,01) liées à la surface de la zone traitée.
Population pédiatrique
Les concentrations plasmatiques maximales de lidocaïne et de prilocaïne après application dEMLA chez les patients pédiatriques de différents âges étaient également en dessous des niveaux potentiellement toxiques. Voir tableau 4.
Tableau 4. Concentrations plasmatiques de lidocaïne et de prilocaïne dans les groupes pédiatriques âgés de 0 mois à 8 ans
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Age |
Quantité de crème appliquée |
Temps dapplication de la crème sur la peau |
Concentration plasmatique [ng/ml] Lidocaïne Prilocaïne |
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0 ‑ 3 mois |
1 g/10 cm2 |
1 heure |
135 107 |
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3 ‑ 12 mois |
2 g/16 cm2 |
4 heures |
155 131 |
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2 ‑ 3 ans |
10 g/100 cm2 |
2 heures |
315 215 |
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6 ‑ 8 ans |
10 16 g/100‑160 cm2 (1 g/ 10 cm2) |
2 heures |
299 110 |
5.3. Données de sécurité préclinique
Lorsque la lidocaïne et la prilocaïne étaient administrés en association, seuls des effets additifs ont été observés, sans effet synergique et sans toxicité inattendue.
Après ingestion involontaire dEMLA, les deux substances actives présentaient une faible toxicité orale aiguë avec une bonne marge de sécurité.
Dans des études de toxicité sur la reproduction, des effets embryotoxiques ou foeto‑toxiques ont été détectés à des doses de 25 mg/kg de lidocaïne par voie sous‑cutanée chez le lapin ; et à partir des doses de 100 mg/kg de prilocaïne par voie intramusculaire chez le rat. A des doses inférieures à la dose maternelle toxique chez le rat, la lidocaïne na pas deffet sur le développement postnatal des petits. La fertilité chez les rats mâles ou femelles traités par la lidocaïne ou la prilocaïne na pas été altérée. La lidocaïne passe la barrière placentaire par diffusion simple. Le rapport entre la dose embryo‑ftale et les concentrations sériques de la mère est de 0,4 à 1,3.
Aucun des deux anesthésiques locaux na montré un potentiel génotoxique lors des tests in vitro ou in vivo. Etant donné lindication et la durée dutilisation thérapeutique de ces substances actives, aucune étude de carcinogénicité na été réalisée avec la lidocaïne ou la prilocaïne, seules ou en association.
Un métabolite de la lidocaïne, la 2,6-diméthylaniline, et un métabolite de la prilocaïne, lσ-toluidine, ont fait preuve dune activité génotoxique. Au cours détudes précliniques toxicologiques évaluant lexposition chronique, ces métabolites ont montré un potentiel carcinogène. Les évaluations du risque comparant lexposition humaine maximale calculée lors de lutilisation intermittente de lidocaïne et de prilocaïne à lexposition au cours des études précliniques, indique une marge importante de sécurité lors de lutilisation clinique.
Les études de tolérance locale utilisant un mélange de lidocaïne et de prilocaïne 1:1 (m/m) sous forme d'émulsion, de crème ou de gel ont indiqué que ces formulations sont bien tolérées sur la peau intacte et endommagée et sur les membranes des muqueuses.
Lors dune étude chez lanimal, une réaction irritative prononcée a été observée après application unique dans lil dune émulsion contenant 50 mg/g de lidocaïne + prilocaïne 1:1 (m/m). La concentration en anesthésiques locaux était identique et de la formulation était similaire à celle dEMLA.
Cette réaction oculaire peut avoir été influencée par le pH élevé (environ 9) de la formulation de lémulsion mais cest probablement aussi en partie le résultat du potentiel d'irritation des anesthésiques locaux eux-mêmes.
Les études précliniques sur ladhésif utilisé dans le patch nont pas mis en évidence de problème.
Composition du pansement adhésif cutané : feuille stratifiée (aluminium/plastique), disque absorbant (cellulose), bande circulaire de mousse adhésive (PE), adhésif (acrylate).
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25° C.
Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Le pansement adhésif est compose d'un pansement occlusif contenant 1 g d'émulsion et d'un revêtement protecteur. Le pansement est constitué d'une feuille stratifiée aluminium/plastique, d'un disque absorbant en cellulose contenant les anesthésiques locaux et d'une bande circulaire de mousse adhésive. Cette bande est du polyéthylène recouverte d'un adhésif en acrylate. Boîte de 1, 2 ou 20.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Le pansement adhésif doit être appliqué au moins une heure avant l'intervention.
S'assurer que la surface cutanée à anesthésier est propre et sèche.
Pour ouvrir le pansement adhésif, prendre le coin aluminium prévu à cet effet.
La partie blanche du pansement adhésif contient la crème anesthésique, ne pas la toucher.
Appliquer le pansement adhésif de manière à ce que la pastille blanche recouvre la surface à anesthésier.
Ne pas appuyer sur la partie centrale du pansement adhésif, pour éviter une fuite sous l'adhésif.
Assurer la bonne adhésion du pansement adhésif en appuyant fermement sur le pourtour.
Indiquer l'heure d'application à même le pansement adhésif. Celui-ci doit rester en place au minimum 60 minutes chez l'adulte et l'enfant de plus de 3 mois.
Chez le nourrisson de 0 à 2 mois, la durée d'application maximale est de 1 heure pour une surface de 10 cm2 maximum.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3016 Lake Drive
Citywest Business Campus
DUBLIN 24
IRLANDE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 340 007 1 3 ou 340 007-1 : boîte de 1 pansement adhésif cutané.
· 34009 339 110 7 2 ou 339 110-7 : boîte de 2 pansements adhésifs cutanés.
· 34009 558 875 9 1 ou 558 875-9 : boîte de 20 pansements adhésifs cutanés.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation : 23 Janvier 1996
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- FURADANTINE 50 mg, gélule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
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