ZOFORA 20 mg/1 ml, solution injectable (I.M.)
CIS 67492391
Informations à jour au 4 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 04/03/2021
ZOFORA 20 mg/1 ml, solution injectable (I.M.)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour une ampoule de 1 ml
Excipients à effet notoire : éthanol, alcool benzylique, propylène glycol.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Le piroxicam est indiqué dans le traitement symptomatique de larthrose, la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante. En raison de son profil de tolérance (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4), le piroxicam ne doit pas être utilisé en traitement de première intention lorsquun traitement par AINS est indiqué.
La décision de prescrire une spécialité contenant du piroxicam doit être basée sur lévaluation de lensemble des risques spécifiques à chaque patient (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
La prescription de spécialités contenant du piroxicam doit être initiée par des médecins expérimentés dans le diagnostic et le traitement de patients atteints de maladies rhumatismales inflammatoires ou dégénératives.
La dose journalière maximale recommandée est de 20 mg.
La survenue deffets indésirables peut être minimisée par lutilisation de la dose nécessaire au soulagement des symptômes la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte. Le bénéfice et la sécurité demploi du traitement doivent être réévalués dans les 14 jours. Si la poursuite du traitement savère nécessaire, ce dernier devra être accompagné de réévaluations fréquentes.
Dans la mesure où le piroxicam a été associé à une augmentation du risque de complications gastro-intestinales, la possibilité de recourir à un traitement protecteur de la muqueuse gastrique (par ex., misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être sérieusement envisagée, en particulier pour les patients âgés.
Population pédiatrique
ZOFORA est contre indiqué chez les enfants de moins de 15 ans. (Voir rubrique 4.3)
Mode dadministration
Voie intra-musculaire.
Cette spécialité peut être injectée, soit avec une seringue en verre, soit avec une seringue (polypropylène) à usage unique.
Les injections doivent être faites dune façon rigoureusement aseptique dans la partie externe du quadrant supéro-externe de la fesse, profondément et lentement. Lorsquelles sont répétées, il est recommandé de changer de côté à chaque injection. Il est important daspirer avant dinjecter, afin de sassurer que la pointe de laiguille nest pas dans le vaisseau.
En cas de fortes douleurs au moment de linjection, arrêter celle-ci immédiatement.
En cas de prothèse de hanche, linjection doit être faite du côté opposé.
Fréquence d'administration
La durée de traitement est de 2 à 3 jours (ce délai permettant si nécessaire la mise en uvre du délai thérapeutique par voie orale ou rectale)
Le piroxicam injectable nest administré que lorsque la voie orale ou rectale ne peuvent être utilisés.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· antécédents de réaction cutanée (quelle quen soit la sévérité) au piroxicam, à dautres AINS et autres médicaments,
· antécédents dasthme déclenché par la prise de piroxicam ou de substances dactivité proche telles que autres AINS, aspirine,
· grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines daménorrhée) (voir rubrique 4.6),
· antécédents de réactions médicamenteuses allergiques graves de tout type, en particulier réactions cutanées telles quérythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell),
· utilisation concomitante avec dautres AINS, y compris AINS sélectifs de la COX-2 et acide acétylsalicylique, à doses analgésiques,
· utilisation concomitante danticoagulants,
· antécédents dulcère, dhémorragie ou de perforation gastro-intestinale,
· patients présentant des antécédents de troubles gastro-intestinaux prédisposant à des troubles hémorragiques tels que rectocolite hémorragique, maladie de Crohn, cancers gastro-intestinaux ou diverticulite,
· patients présentant un ulcère peptique évolutif, un trouble gastro-intestinal inflammatoire ou une hémorragie gastro-intestinale,
· insuffisance hépato-cellulaire sévère,
· insuffisance cardiaque sévère
· insuffisance rénale sévère,
· enfant de moins de 15 ans.
· troubles de lhémostase ou traitement anticoagulant en cours (contre-indication liée à la voie intra-musculaire.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
ATTENTION : LE TITRE ALCOOLIQUE DE LA SOLUTION EST DE 12,6° (V/V°) SOIT 100MG DALCOOL PAR AMPOULE.
La survenue deffets indésirables peut être minimisée par lutilisation de la dose nécessaire au soulagement des symptômes la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et les paragraphes « manifestations gastro-intestinales » et « Effets cardiovasculaire et cérébro-vasculaires ci-dessous).
Le bénéfice clinique et la sécurité demploi doivent faire lobjet dune réévaluation périodique. Le traitement devra être immédiatement interrompu dès les premiers signes de réactions cutanées ou dévénements gastro-intestinaux symptomatiques.
Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à une sinusite chronique et/ou à une polypose nasale, ont un risque de manifestation allergique lors de la prise daspirine et/ou danti-inflammatoires non stéroïdiens, plus élevé que le reste de la population. Ladministration de ce médicament peut entraîner une crise dasthme, notamment chez certains sujets allergiques à l'aspirine ou à un AINS (voir rubrique 4.3 Contre-indications).
Manifestations gastro-intestinales (GI) : risque dulcères, dhémorragies et de perforations GI.
Les AINS, y compris le piroxicam, peuvent provoquer des effets indésirables gastro-intestinaux graves notamment des hémorragies, ulcérations et perforations de lestomac, de lintestin grêle ou du gros intestin, certaines dentre elles pouvant être fatales. Ces événements indésirables graves peuvent se produire à tout moment, sans quil y ait eu nécessairement de signes dalerte, chez tous patients traités par des AINS.
Quil soit de courte ou de longue durée, tout traitement par AINS entraîne une augmentation du risque deffets indésirables GI graves. Des études ont suggéré que le piroxicam pourrait être associé à un risque plus élevé de toxicité gastro-intestinale grave par rapport à dautres AINS.
Les patients présentant des facteurs de risque pour les effets indésirables GI graves ne doivent être traités par piroxicam quaprès une évaluation attentive du rapport bénéfice / risque (voir rubrique 4.3 et ci-dessous).
La possibilité de recourir à un traitement protecteur de la muqueuse gastrique (par ex., misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être sérieusement envisagée (voir rubrique 4.2).
Complications GI graves
Identification des sujets à risque
Lincidence des complications GI graves augmente avec lâge. Au-delà de 70 ans, il existe un risque élevé de complications. Une administration chez des patients âgés de plus de 80 ans doit être évitée.
Les patients recevant des traitements associés, tels que les corticoïdes administrés par voie orale, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou les antiagrégants plaquettaires tels que lacide acétylsalicylique à faible dose, encourent un risque accru de complications GI graves (voir ci-dessous et la rubrique 4.5). Comme avec les autres AINS, lutilisation du piroxicam en association avec un traitement protecteur de la muqueuse gastrique (par ex., misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être envisagée pour ces patients à risque.
La vigilance est de rigueur pour les patients et les médecins de façon à détecter déventuels signes et symptômes dulcère et/ou dhémorragie digestive au cours du traitement par piroxicam. Il convient de demander aux patients de signaler tout symptôme abdominal nouveau ou inhabituel pendant le traitement. Si une complication gastro-intestinale est suspectée au cours du traitement, le piroxicam doit être immédiatement interrompu. Une évaluation clinique complémentaire ainsi quune alternative thérapeutique doivent être envisagés.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et ddème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que lutilisation de certains AINS (surtout lorsquils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Les données sont actuellement insuffisantes pour écarter cette augmentation du risque pour le piroxicam.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou ayant un antécédent daccident vasculaire cérébral (y compris laccident ischémique transitoire) ne devront être traités par le piroxicam quaprès une évaluation attentive du rapport bénéfice /risque.
Une attention similaire doit être portée avant toute initiation dun traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une consommation tabagique).
Réactions cutanées
Des cas dérythème pigmenté fixe (FDE) ont été rapportés avec le piroxicam. Le piroxicam ne doit pas être réintroduit chez les patients présentant des antécédents de FDE liée au piroxicam. Une réactivité croisée potentielle pourrait survenir avec dautres oxicams.
Des réactions cutanées graves, dont certaines dévolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été très rarement rapportées lors de traitement par AINS (voir rubrique 4.8). Des études ont suggéré que le piroxicam pourrait être associé à un risque plus élevé de réactions cutanées graves par rapport aux autres AINS non dérivés des oxicams. Lincidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai dapparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement. Le traitement par piroxicam doit être interrompu dès lapparition dun rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe dhypersensibilité.
Insuffisance rénale fonctionnelle :
Les AINS, en inhibant laction vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire.
En début de traitement, une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :
· sujets âgés,
· médicaments associés tels que : IEC, sartans, diurétiques (voir rubrique 4.5),
· hypovolémie quelle quen soit la cause,
· insuffisance cardiaque,
· insuffisance rénale chronique,
· syndrome néphrotique,
· néphropathie lupique,
· cirrhose hépatique décompensée.
Rétention hydro-sodée :
Rétention hydrosodée avec possibilité ddèmes, dHTA ou de majoration dHTA, daggravation dinsuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire en début de traitement en cas dHTA ou dinsuffisance cardiaque. Une diminution de leffet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.5).
Hyperkaliémie :
Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement par des médicaments hyperkaliémiants (voir rubrique 4.5).
Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.
Lors de la prescription, le médecin devra prendre en compte le fait que des cas d'infertilité secondaire anovulatoire par non rupture du follicule De Graaf, réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrits chez les patientes traitées au long cours par certains inhibiteurs de synthèse des protaglandines.
Précautions demploi
Ce médicament existe sous forme d'autres dosages qui peuvent être plus adaptés.
La survenue de crise d'asthme chez certains sujets peut être liée à une allergie à l'aspirine ou aux AINS (voir rubrique 4.3).
Une attention particulière doit être portée aux patients présentant des antécédents dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque, des cas de rétention hydrosodée et ddème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Ce médicament contient 12,6 % de volume d'éthanol (alcool), cest-à-dire 100 mg par ampoule, ce qui équivaut à 2,47 ml de bière, 1,03 ml de vin par ampoule. La faible quantité dalcool contenue dans ce médicament nest pas susceptible dentrainer deffet notable.
Ce médicament contient 20 mg dalcool benzylique par ampoule.
Lalcool benzylique peut provoquer des réactions allergiques.
Lalcool benzylique est associé à un risque deffets secondaires graves y compris des problèmes respiratoires (appelés « syndrome de suffocation ») chez les jeunes enfants.
Ce médicament doit être utilisé avec prudence en cas dinsuffisance hépatique ou rénale en raison du risque daccumulation et de toxicité (acidose métabolique) de lalcool benzylique.
Chez la femme enceinte et la femme allaitante, il existe un risque daccumulation et de toxicité de lalcool benzylique pouvant entraîner une acidose métabolique.
Ce médicament contient 1,0ml (400 mg) de propylène glycol par ampoule et peut provoquer des symptômes semblables à ceux provoqués par l'alcool.
Même si le propylène glycol na pas démontré de toxicité pour la reproduction ou le développement chez les animaux ou les humains, il peut atteindre le ftus et a été observé dans le lait. En conséquence, ladministration de propylène glycol aux patientes enceintes ou allaitantes doit être considérée au cas par cas.
Une surveillance médicale est requise chez les patients souffrant dinsuffisance rénale ou de troubles de la fonction hépatique, car divers effets indésirables attribués au propylène glycol ont été rapportés tels quun dysfonctionnement rénal (nécrose tubulaire aiguë), une insuffisance rénale aiguë et une dysfonction hépatique.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Population pédiatrique
ZOFORA est contre indiqué chez lenfant de moins de 15 ans.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Risque lié à lhyperkaliémie :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue dune hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de lenzyme de conversion, les inhibiteurs de langiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.
La survenue dune hyperkaliémie peut dépendre de lexistence de facteurs co-associés.
Ce risque est majoré en cas dassociation des médicaments sus cités.
Associations contre indiquées
+ Autres AINS (y compris laspirine et les autres salicylés)
Comme pour tous les AINS, lassociation du piroxicam à lacide acétylsalicylique ou à dautres AINS, ainsi que lassociation de plusieurs spécialités contenant du piroxicam, doit être évitée.
Aucune données na permis de montrer le bénéfice de telles associations par rapport au piroxicam seul ; en outre, lincidence des effets indésirables est alors augmentée (voir rubrique 4.4).
Des études chez lhomme ont fait apparaître une réduction de la concentration plasmatique de piroxicam denviron 80 % de la valeur habituelle lors de ladministration concomitante de piroxicam et dacide acétylsalicylique.
+ Anticoagulants
Les AINS, y compris le piroxicam, sont susceptibles de majorer les effets des anti-coagulants, tels que la warfarine. Par conséquent, lutilisation concomitante du piroxicam et danticoagulants tels que la warfarine doit être évitée (voir rubrique 4.3).
Associations déconseillées :
+ Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaires et apparentés (à doses curatives ou chez le sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les AINS).
Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique étroite. Ne pas dépasser quelques jours de traitement par les AINS.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si lassociation ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'AINS.
+ Méthotrexate, utilisé à des doses supérieures à 15 mg/semaine
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale faible à modérée, clairance de la créatinine comprise entre 45 ml / min et 80 ml /min))
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale par les AINS).
Associations nécessitant des précautions d'emploi :
+ Diurétiques, inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), inhibiteurs de langiotensine II :
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS).
Par ailleurs, réduction de leffet anti-hypertenseur.
Hydrater le malade. Surveiller la fonction rénale en début de traitement.
+ Méthotrexate, utilisé à des doses inférieures à 15 mg/semaine :
Augmentation de la toxicité notamment hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association.
Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale par les AINS.
Surveillance biologique de la fonction rénale.
Associations à prendre en compte :
+ Acide acétylsalicylique à doses anti-agrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Glucocorticoïdes administrés par voie orale (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)
Augmentation du risque dulcération et dhémorragie gastro-intestinale (cf. rubrique 4.4)
+ Agents antiplaquettaires et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Augmentation du risque dhémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
+ Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaires (doses préventives)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).
+ Ciclosporine, tacrolimus
Risque daddition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par lAINS.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Linhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lembryon ou du ftus.
Risques associés à lutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lanimal, il a été montré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dorganogénèse de la gestation.
Risques associés à lutilisation à partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
A partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance, tous les AINS, par linhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le ftus à une atteinte fonctionnelle rénale :
· in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse ftale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
· à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés à lutilisation au-delà de la 24ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
Au-delà de la 24ème semaine daménorrhée, les AINS peuvent exposer le ftus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir à partir du début du 6ème mois (au-delà de la 24ème semaine daménorrhée) et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire à une mort ftale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
· un allongement du temps de saignement du fait dune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament ;
· une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence :
Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être prescrit chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines daménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines d'aménorrhée): toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, ftale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.
Allaitement
Les A.I.N.S. passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé chez la femme qui allaite.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine en agissant sur lovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Prévenir les patients de l'apparition possible de vertiges et de somnolence.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé, (voir rubrique 4.4). Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, stomatite ulcérative, douleur abdominale, melæna, hématémèse, exacerbation dune recto-colite ou dune maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportées à la suite de ladministration dAINS. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.
dème, hypertension et insuffisance cardiaque ont été rapportés en association au traitement par AINS.
Effets gastro-intestinaux : ont été rapportés des troubles gastro-intestinaux à type d'anorexie, pesanteurs épigastriques, nausées, vomissements, constipation, douleurs abdominales, flatulences, diarrhée, ulcères, perforations, hémorragies digestives occultes ou non. Celles-ci sont d'autant plus fréquentes que la posologie utilisée est élevée.
Réactions d'hypersensibilité :
dermatologiques : éruption, rash, prurit, aggravation durticaire chronique,
· respiratoires : la survenue de crise d'asthme a été observée chez certains sujets notamment allergiques à l'aspirine et aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens,
· générales : anaphylaxie, oedème de Quincke, vascularites, maladie sérique ont été exceptionnellement rapportés.
Effets sur le système nerveux central :
· céphalées, somnolence et vertiges ont été rapportés, ainsi que bourdonnements d'oreille,
· des cas isolés de baisse de l'acuité auditive ont été exceptionnellement rapportés,
· il n'a pas été signalé de perturbations oculaires aux examens ophtalmologiques de routine et lors des contrôles à la lampe à fente.
Réactions cutanéo-muqueuses :
· stomatites,
· éruption, prurit, rares cas de photosensibilisation,
· ont été rapportés de rares cas de réactions cutanées bulleuses à type d'érythème polymorphe, d'ectodermose pluri-orificielle ou de nécrolyse épidermique (Stevens-Johnson, Lyell).
· Fréquence indéterminée : érythème pigmenté fixe (voir rubrique 4.4)
Autres :
· oedèmes, notamment des membres inférieurs,
· Rétention hydrosodée, hyperkaliémie (voir rubriques 4.4 et 4.5)
· Insuffisance rénale aiguë (IRA) fonctionnelle chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4)
· Atteintes rénales organiques pouvant se traduire par une IRA : des cas isolés de néphrite interstitielle, de nécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique, de nécrose papillaire ont été rapportés.
· exceptionnels cas de pancréatite.
Quelques rares modifications biologiques ont pu être observées :
· rénales : élévation réversible du taux d'urée dans le sang et de la créatininémie,
· hématologiques :
o diminution de l'agrégabilité plaquettaire et allongement du temps de saignement, diminution du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite non associée à un saignement gastro-intestinal évident,
o exceptionnels cas d'anémie hémolytique,
o thrombocytopénie et purpura non thrombocytopénique (Schönlein-Henoch), leucopénie et éosinophilie,
o rares cas d'aplasie médullaire,
· hépatiques : quelques cas de modifications, le plus souvent transitoires ou réversibles, des paramètres hépatiques (transaminases sériques, bilirubine) ont pu être observés. Une atteinte hépatique plus sévère (ictère, hépatite grave ou fatale) a exceptionnellement été rapportée avec le piroxicam.
· Si des anomalies de la fonction hépatique persistent ou s'aggravent ou s'il survient des signes cliniques d'insuffisance hépatique ou des manifestations générales (éosinophilie, rash), le piroxicam doit être arrêté ;
· recherche d'anticorps antinucléaires positive : quelques rares cas anecdotiques ont été rapportés.
Effets indésirables liés à la voie dadministration
De rares cas de douleurs au point dinjection, minimes et transitoires ont été rapportés.
Des réactions locales (sensations de brûlures, altérations tissulaires) peuvent survenir de façon occasionnelle.
Population pédiatrique
Sans objet
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Transfert immédiat en milieu hospitalier.
Traitement symptomatique.
Population pédiatrique
Sans objet
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
ANTI-INFLAMMATOIRE NON STÉROÏDIEN
Code ATC : M01AC01
Le piroxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien du groupe des oxicams. Il possède les propriétés suivantes :
· activité antalgique,
· activité antipyrétique,
· activité anti- inflammatoire,
· inhibition des fonctions plaquettaires.
Lensemble de ces propriétés est lié à une inhibition de la synthèse des prostaglandines.
Population pédiatrique
Sans objet
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Une étude pharmacocinétique comparative entre les formes injectables et orale a montré :
· les taux plasmatiques de piroxicam après administration en intra-musculaire sont significativement plus élevés quaprès administration orale : pendant les 45 minutes, le premier jour et 30 minutes, le deuxième jour.
· une bioéquivalence entre les deux formes.
Distribution
Demi-vie d'élimination : environ 50 heures.
Après administration intramusculaire de piroxicam 40 mg, on obtient un Cmax de 3,80 µg/ml en 45 minutes (Tmax).
La fixation aux protéines plasmatiques est importante : de l'ordre de 99 pour cent.
Le piroxicam traverse rapidement la membrane synoviale ; les taux synoviaux sont, en moyenne, de 45 à 50 pour cent des taux sanguins.
La liaison aux protéines du liquide synovial est la même que la liaison aux protéines plasmatiques.
Une étude préliminaire a montré que le piroxicam est présent dans le lait maternel (environ 1 à 3 % des taux plasmatiques).
Métabolisme-Excrétion
Le piroxicam est éliminé lentement. Il est presque totalement métabolisé.
Moins de 5 pour cent de la dose ingérée sont éliminés inchangés dans les urines et les fécès.
Une des voies métaboliques importantes est l'hydroxylation du noyau pyridine de la chaîne latérale du piroxicam, suivie d'une glycuro conjugaison et d'élimination urinaire.
Les taux sériques contrôlés après un an d'administration orale continue de 20 mg/jour de piroxicam sont équivalents à ceux de l'état d'équilibre primitivement atteint.
5.3. Données de sécurité préclinique
Évaluation du risque environnemental
Sans objet
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Utilisation dans la population pédiatrique
Sans objet.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
179 Bureaux de la Colline
92210 Saint-Cloud
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 342 404 8 5 : 1 ml en ampoule bouteille (verre brun type I). Boîte de 2.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation : 06/01/1997
Date de renouvellement de lautorisation : durée illimitée
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- BREXIN 20 mg, comprimé effervescent
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.