KALINOX 50 %/50 %, gaz médicinal comprimé
CIS 67577233
Informations à jour au 21 novembre 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 21/11/2018
KALINOX 50%/50%, gaz médicinal comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque bouteille contient :
Protoxyde d'azote .......................................................................................................50 % (mole/mole)
Oxygène.......................................................................................................................50 % (mole/mole)
(Sous une pression de 170 bar à 15°C).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Incolore.
4.1. Indications thérapeutiques
· Sédation en soins dentaires, chez les nourrissons, les enfants et les adolescents, les patients anxieux ou les patients handicapés.
· Analgésie en obstétrique, en milieu hospitalier exclusivement, dans lattente dune analgésie péridurale, ou en cas de refus ou dimpossibilité de la réaliser.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le débit du mélange est déterminé uniquement par la ventilation spontanée du patient au travers dun masque facial, nasal ou oronasal.
Le débit de gaz est adapté en fonction de la capacité du patient à ventiler. Deux modes dadministration sont disponibles :
· Le débit contrôlé : le débit est sélectionné par le professionnel de santé à laide du débitmètre, au niveau du robinet de la bouteille KALINOX. Le débit est choisi et réglé par le professionnel de santé en fonction de la ventilation du patient qui est contrôlée grâce à un ballon réservoir placé au niveau du circuit dadministration. Dans ce cas, le débit en continu permet le remplissage du réservoir durant lexpiration du patient.
· Le débit à la demande ou débit libre : à la sortie du robinet de la bouteille KALINOX, est connecté un dispositif dauto administration appelé « valve à la demande » qui régule automatiquement le débit selon les besoins du patient pendant quil/elle inspire et qui interrompt le débit lorsque que le patient expire. Cela correspond à un débit discontinu.
Lors de lutilisation dun masque facial, une valve à la demande est recommandée. Dans ce cas, la respiration du patient permet, à linspiration, louverture de la valve, la sortie du flux de KALINOX et son ladministration au travers des voies aériennes du patient. Labsorption est transpulmonaire. Il doit être expliqué au patient de maintenir le masque sur son visage et de respirer normalement. Cette méthode dadministration est une mesure de sécurité supplémentaire qui permet de réduire un risque de surdosage. Si pour quelque raison que ce soit, le patient reçoit plus de KALINOX que nécessaire et que sa vigilance est altérée, il fera tomber le masque et ainsi ladministration sarrêtera. En respirant lair ambiant, les effets de KALINOX disparaitront rapidement et le patient reprendra totalement conscience.
Lors de lutilisation dun masque nasal, KALINOX est administré en débit continu.
Dans tous les cas ladministration nécessite une surveillance continue du patient. La présence dune tierce personne est recommandée.
Ladministration du mélange doit être immédiatement interrompue en cas de perte du contact verbal.
L'efficacité antalgique du mélange se manifeste pleinement après au moins 3 minutes d'inhalation.
La durée de l'inhalation du mélange est liée à la durée de lacte concerné et ne doit généralement pas dépasser 60 minutes en continu par jour. En cas de répétition, elle ne doit pas dépasser 15 jours.
A l'arrêt de l'inhalation, le retour à l'état initial est rapide sans effet rémanent.
Population pédiatrique
Le taux de succès chez les enfants de moins de 3 ans est plus faible car la concentration alvéolaire minimum efficace est supérieure à celle des enfants plus grands.
Mode dadministration
KALINOX doit être administré selon les exigences et les spécificités nationales. (Voir rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales »).
Le mélange est administré uniquement chez les patients en respiration spontanée.
La préférence est donnée à lauto-administration. Afin dobtenir la totale coopération du patient, il est nécessaire de lui expliquer le but et leffet du traitement, ainsi que son mode dadministration.
Chez les enfants et les autres patients qui sont dans lincapacité de comprendre et de suivre les instructions concernant lauto-administration de KALINOX, le mélange doit être administré sous la supervision dun professionnel de santé formé à la technique pour les aider à maintenir le masque en place et surveiller activement ladministration. Dans ce cas, KALINOX pourrait être administré en débit continu. Ladministration du gaz en débit continu présente un risque accru pour le patient dune sédation profonde et inconsciente et doit navoir lieu uniquement en présence dun professionnel de santé formé pour la prise en charge de la technique de la sédation consciente.
Ladministration par sonde endotrachéale nest pas recommandée.
· utilisation au cours des actes douloureux : avant la réalisation de lacte, le masque doit être maintenu pendant une période dau moins 3 minutes. Pendant ce délai, un contact verbal est maintenu avec le patient. Linhalation se poursuit pendant la durée de lacte, le patient est invité à respirer normalement.
Pendant ladministration, la surveillance est essentiellement clinique : le patient doit être détendu, respirer normalement et répondre aux ordres simples : en cas dapparition dune sédation importante avec perte du contact verbal, le masque sera retiré jusquà la reprise du contact.
· utilisation en odontologie : un masque nasal ou naso-buccal peut être utilisé, selon le mode de ventilation du patient.
Pour les patients dont le handicap ne permet pas de conserver le masque en place, celui-ci est maintenu par un aide opératoire, sans contrainte physique forte.
Après une période dau moins 3 minutes, lacte peut être réalisé, en continu si un masque nasal est utilisé, ou par périodes de 20 à 30 secondes en cas dutilisation dun masque naso-buccal, qui sera alors remonté sur le nez pendant ces périodes. A la fin des soins, le masque est ôté et le patient doit rester au repos sur le fauteuil 5 minutes.
· utilisation en obstétrique : linhalation doit débuter dès le début de la contraction, avant lapparition de la douleur. La parturiente doit respirer normalement pendant la durée de la contraction, et ne pas hyperventiler en raison du risque de désaturation en oxygène entre les contractions. Linhalation sera interrompue dès la diminution de la douleur.
En raison de la possibilité de désaturation en oxygène entre les contractions, il est souhaitable de surveiller la FiO2 en continu dans cette indication.
· Patients nécessitant une ventilation en oxygène à 100%.
· Hypertension intracrânienne.
· Toute altération de l'état de conscience, empêchant la coopération du patient.
· Toute condition où lair est piégé à lintérieur du corps et où son expansion pourrait être dangereuse, comme :
o Traumatisme crânien.
o Traumatismes maxillofaciales.
o Pneumothorax.
o Bulles d'emphysème.
o Embolie gazeuse.
o Suite à une récente plongée sous-marine.
o Accident de décompression.
o Suite à une encéphalographie gazeuse
o Au cours dune chirurgie de loreille moyenne, de loreille interne et des sinus.
o Distension gazeuse abdominale.
o Dans le cas où de lair a été injecté dans lespace épidural pour déterminer la position de laiguille lors dune anesthésie péridurale.
o Patient ayant reçu récemment un gaz ophtalmique (SF6, C3F8, C2F6) utilisé dans la chirurgie oculaire tant que persiste une bulle de gaz à lintérieur de lil et au minimum pendant une période de 3 mois. Des complications post-opératoires graves peuvent survenir en rapport avec laugmentation de la pression intraoculaire.
· Déficit connu et non substitué en vitamine B12 ou en acide folique.
· Anomalies neurologiques dapparition récente et non expliquées.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les locaux où KALINOX est fréquemment utilisé doivent disposer dun système de récupération des gaz usagés ou de ventilation satisfaisant pour maintenir la concentration de protoxyde dazote dans lair ambiant à un niveau minimum et en dessous des limites dexposition professionnelles définies au niveau national
Le mélange doit être stocké et administré à une température supérieure à 0°C ; à une température inférieure, il peut apparaître une séparation des deux gaz exposant au risque dhypoxie.
Population pédiatrique
Dans de rares cas, le protoxyde dazote peut être la cause dune dépression respiratoire chez les nouveau-nés. Lorsque KALINOX est utilisé lors dun accouchement, le nouveau-né doit être surveillé pour toute dépression respiratoire éventuelle.
Précautions demploi
Eviter lhyperventilation car elle peut entraîner des mouvements anormaux.
Lauto administration doit être privilégiée pour permettre lévaluation de létat de conscience.
Chez les patients prenant des médicaments dépresseurs du système nerveux central, principalement les morphiniques et les benzodiazépines, le risque de sédation profonde (Voir rubrique 4.5 « Interactions ») somnolence, de désaturation, de vomissements et de chute tensionnelle est accru nécessitant une surveillance renforcée.
Après larrêt de ladministration du mélange, et surtout si ladministration a été prolongée, les patients ambulatoires qui doivent conduire ou utiliser des machines devront être gardés sous surveillance jusquà la disparition des effets indésirables éventuellement survenus, et le retour à létat de vigilance antérieur à ladministration.
Le Protoxyde dazote provoque linactivation de la vitamine B12 (co-facteur de la méthionine synthétase) qui interfère avec le métabolisme des folates et la synthèse de la méthionine essentielle à la synthèse de la myéline. Lévaluation du taux de vitamine B12 doit être envisagé chez les personnes présentant un facteur de risque de carence en vitamine B12 avant lutilisation de KALINOX. La population à risque peut inclure les patients alcooliques, les patients souffrant danémie ou de gastrite atrophique, ceux ayant un régime végétarien ou ayant récemment utilisé des médicaments qui interfèrent avec le métabolisme de la vitamine B12 et/ou des folates (Voir rubriques 4.5 « Interactions » et 4.8 « Effets indésirables ». En cas dadministration répétée et prolongée, il est recommandé de supplémenter le patient en vitamine B12. (Voir rubrique 4.8 « Effets indésirables », « après une exposition prolongée ou répétée »).
Abus, mésusage et détournement : En raison des effets euphorisant du protoxyde dazote, KALINOX peut-être recherché et utilisé à des fins récréatives. Une administration prolongée et/ou répétée peut entraîner la survenue dabus ou de dépendance (Voir rubrique 4.8 « Effets indésirables »).
En cas de non perméabilité de la trompe dEustache, il peut être observé une otalgie par augmentation de la pression au niveau de la caisse du tympan (Voir rubrique 4.8 « Effets indésirables »). Des complications telles que des troubles de loreille moyenne et une perforation du tympan ne peuvent être exclues.
La pression intracrânienne doit être étroitement surveillée chez les patients présentant un risque dhypertension intracrânienne car une augmentation de la pression intracrânienne a été observées chez certains patients atteints de troubles intracrâniens (Voir rubriques 4.3 « Contre-indications » et 4.8 « Effets indésirables »)
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Gaz ophtalmiques (SF6, C3F8, C2F6) : une interaction entre le protoxyde dazote et le gaz ophtalmique incomplètement résorbé peut-être à lorigine de complications post-opératoires graves liées à la grande diffusion du protoxyde dazote. Les bulles de gaz ophtalmique incomplètement résorbées se trouvent alors regonflées entraînant une augmentation de la pression intraoculaire aux effets délétères. (Voir rubriques 4.3 « Contre-indications » et 4.8 « Effets indésirables »).
Associations à prendre en compte
Il existe un risque de potentialisation des effets hypnotiques des médicaments à action centrale (opiacés, benzodiazépines et autres psychotropes), en cas dassociation avec le protoxyde dazote. (Voir rubrique 4.4 « Précautions demploi »)
Les médicaments qui interfèrent avec le métabolisme de la vitamine B12 et/ou des folates, peuvent potentialiser linactivation de la vitamine B12 par le protoxyde dazote. (Voir rubriques 4.4 « Précautions demploi » et 4.8 « Effets indésirables »).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre important de données collectées chez des femmes enceintes (plus de 1000 grossesses exposées au premier trimestre) na pas mis en évidence deffet malformatif. En outre, aucune toxicité ftale ou néonatale na été spécifiquement associée à lexposition du protoxyde dazote durant la grossesse.
Par conséquent, KALINOX peut être utilisé pendant la grossesse en cas de besoin clinique.
Lorsque KALINOX est utilisé près de laccouchement, les nouveau-nés doivent être surveillés pour la survenue potentielle deffets secondaires. (Voir rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales »)
Pour les femmes enceintes exposées professionnellement au protoxyde dazote, voir les rubriques 4.4 « Mises en garde spéciales » et 6.6 « Précautions particulières délimination et de manipulation ».
Il nexiste aucune donnée sur la présence de protoxyde dazote dans le lait maternel. Cependant, après une courte période dadministration de protoxyde dazote, et considérant sa courte demi-vie, linterruption de lallaitement nest pas nécessaire.
Fertilité
Des études sur lanimal effectuées avec une faible concentration de protoxyde dazote (≤ 1%), ont montré une légère altération de la fertilité masculine et féminine (voir rubrique 5.3 « Données de sécurité préclinique »). Aucune donnée pertinente n'est disponible chez l'humain.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le Protoxyde dazote passe plus rapidement dans les espaces du corps contenant des gaz que lazote de ne sévacue. Lutilisation de KALINOX peut induire une dilatation et/ou une augmentation de la pression contenue dans les cavités du corps non ventilées et contenant des gaz.
Les effets indésirables suivants peuvent survenir au cours du traitement et disparaissent généralement dans les minutes qui suivent l'arrêt de l'inhalation du mélange :
Les effets indésirables sont listés selon la convention de fréquence MedDRA (très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à <1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à <1/100), rare (≥ 1 / 10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000), indéterminée (ne peut être estimé sur la base des données disponibles).
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Classes de systèmes dorganes |
Fréquence |
Effet secondaire |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Indéterminée |
Anémies mégaloblastiques avec leucopénies1,2 |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Indéterminée |
Carence en vitamine B12 1,2 |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Agitation, angoisse, euphorie, rêves, hallucinations. |
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Indeterminée |
Désorientation, abus et dépendance1 |
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Affections du système nerveux |
Peu fréquent |
Paraesthesie, sedation excessive. |
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Indéterminée |
Sensation vertigineuse, maux de tête, augmentation de la pression intracrânienne (chez les patients à risque dhypertension intracrânienne voir rubrique 4.3 « Contre-indications » et 4.4 « Précautions demploi »), convulsion. Des mouvements anormaux ont pu être parfois observés survenant le plus souvent dans un contexte dhyperventilation. Des troubles neurologiques et des myéloneuropathies1,2 |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Indéterminée |
Douleur de loreille (dans le cas de non perméabilité de la trompe dEustache voir rubrique 4.4 « Précautions demploi ») |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Nausée, vomissement. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Indéterminée |
Dépression respiratoire (chez les jeunes enfants) Dépression respiratoire (chez le nouveau-né quand KALINOX a été utilisé durant laccouchement au moment de la naissance (voir rubriques 4.4 « Précautions demploi » et 4.6 « Fertilité, grossesse et allaitement » |
1* Après une exposition prolongée ou répétée.
2 En raison de linactivation de la vitamine B12, de la méthionine synthétase impliquée dans la synthèse de la méthionine et de la myéline, du métabolisme des folates et de la synthèse des acides nucléiques (voir rubriques 4.3 « Contre-indications », 4.4 « Précautions demploi » et 4.5 « Interactions »).
Des cas sévères de troubles visuels ont été observés chez des patients ayant préalablement reçu une injection intraoculaire de gaz lors dune chirurgie oculaire (voir rubrique 4.3 « Contre-indications » et 4.5 « Interactions avec dautres médicaments et autres formes dinteractions »).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Un surdosage peut survenir en cas de stockage inapproprié à une température inférieure à 0°C : les deux gaz peuvent alors se dissocier, exposant le patient au risque de surdosage en protoxyde dazote, et donc dhypoxie.
Dans ces circonstances, si une cyanose apparaît lors de ladministration, il est impératif darrêter immédiatement le traitement et des mesures appropriées doivent être prises, entre autres si très rapidement la cyanose ne régresse pas, de ventiler le patient avec un ballon manuel rempli dair ambiant ou doxygène selon les besoins.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: AUTRES ANESTHESIQUES GENERAUX code ATC: N01AX63.
Le protoxyde d'azote à une concentration de 50% dans la fraction inspirée possède un effet analgésique, avec diminution de la perception de la douleur.
L'intensité de l'effet analgésique varie en fonction de l'état psychique des sujets.
A cette concentration, le protoxyde d'azote ne possède pas d'effet anesthésique. Il entraîne un état de sédation consciente : le patient est relaxé, détendu avec une attitude détachée de l'environnement.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Son élimination se fait sous forme inchangée, par voie pulmonaire.
La très forte diffusion du protoxyde d'azote dans les espaces aériens explique certaines de ses contre-indications (voir rubrique 4.3 « Contre-indications »).
5.3. Données de sécurité préclinique
Il a été montré quune exposition prolongée à une concentration de protoxyde dazote comprise entre 15% et 50% induit une neuropathie chez la chauve-souris, le cochon et le singe.
Le protoxyde dazote est tératogène chez le rat uniquement à forte concentration (≥ 50%), lors dexpositions répétées et de longue durée (24h dexposition journalière) pendant la gestation (Jours 6 à 12).
Cependant, après une exposition chronique à de faibles concentrations de protoxyde dazote (≤ 1%), il a été décrit de faibles altérations de la fertilité chez les rats mâles et femelles (de faibles doses de protoxyde dazote ont tendance à augmenter la résorption et à diminuer le taux de naissance).
Aucun effet tératogène na été décrit chez le lapin ou la souris.
Le degré d'incompatibilité des matériaux avec le mélange équimoléculaire protoxyde dazote-oxygène dépend des conditions de pression de mise en uvre du gaz. Néanmoins, les risques d'inflammation les plus importants en présence de ce mélange concernent les corps combustibles, notamment les corps gras (huiles, lubrifiants) et les corps organiques (tissus, bois, papiers, matières plastiques...) qui peuvent s'enflammer au contact de ce mélange soit spontanément soit sous l'effet d'une étincelle, d'une flamme ou dun point d'ignition, soit sous leffet de la compression adiabatique.
3 ans, à une température comprise entre 0°C et 50°C, à labri du gel.
6.4. Précautions particulières de conservation
Craint le gel. Le mélange est instable en-dessous de -5°C ; lapport de frigories peut entraîner la liquéfaction dune partie du protoxyde dazote donnant lieu à linhalation de mélanges inégaux, comportant trop doxygène en début dadministration (mélange peu analgésique) et trop de protoxyde dazote à la fin (mélange hypoxique).
Ne pas exposer les bouteilles à une température inférieure à 0°C
Respecter la position des bouteilles :
EN POSITION HORIZONTALE pour le stockage des bouteilles pleines avant leur utilisation, durant 48 h au moins à des températures comprises entre 10°C et 30°C, dans une zone tampon à lintérieur de la pharmacie et/ou dans le service utilisateur
EN POSITION VERTICALE avec arrimage systématique pour toutes les autres situations (stockage des bouteilles pleines dans le local de stockage des bouteilles de gaz, utilisation des bouteilles pleines, transport des bouteilles pleines dans les établissements de santé et dans les véhicules, stockage des bouteilles vides)
Stockage des bouteilles pleines dans le local de stockage des bouteilles de gaz
Les bouteilles pleines doivent être stockées EN POSITION VERTICALE dans un local aéré ou ventilé, protégé des intempéries, propre, sans matières inflammables, réservé au stockage des gaz à usage médical et fermant à clef.
Les bouteilles vides et les bouteilles pleines doivent être stockées séparément.
Les bouteilles pleines doivent être protégées des risques de chocs et de chute, des sources de chaleur ou dignition, des matières combustibles, des intempéries notamment du froid.
A la livraison par le fabricant, la bouteille doit être munie de son système de garantie dinviolabilité intact.
Stockage des bouteilles pleines durant les 48 heures précédant lutilisation
Les bouteilles pleines doivent être stockées EN POSITION HORIZONTALE durant 48 heures au moins avant leur utilisation, à des températures comprises entre 10°C et 30°C, dans une zone tampon à lintérieur de la pharmacie et/ou dans le service utilisateur.
La bouteille doit être installée dans un emplacement permettant de la protéger des risques de chocs, des sources de chaleur ou dignition, des matières combustibles.
Elle doit être maintenue solidement arrimée, robinets fermés.
Transport des bouteilles pleines
Les bouteilles vides doivent être maintenues EN POSITION VERTICALE, solidement arrimées.
Les robinets doivent être fermés.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les bouteilles ont une contenance de 2 l, de 5 l, de 11l, de 15l et de 20 l.
1 bouteille de 2 litres remplie à 170 bar contient léquivalent de 0,59 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C, ce qui correspond à 943 g.
1 bouteille de 5 litres remplie à 170 bar contient léquivalent de 1,47 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C, ce qui correspond à 2358 g.
1 bouteille de 11 litres remplie à 170 bar contient léquivalent de 3,23 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C, ce qui correspond à 5187 g.
1 bouteille de 15 litres remplie à 170 bar contient léquivalent de 4,4 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C, ce qui correspond à 7073 g.
1 bouteille de 20 litres remplie à 170 bar contient léquivalent de 5,9 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C, ce qui correspond à 9431 g.
Les bouteilles sont en acier ou en aluminium, munies d'un robinet en laiton à pression résiduelle avec raccord de sortie spécifique ou dun robinet en laiton avec manodétendeur et prise normalisée.
Couleur normalisée : corps peint en blanc, ogive peinte en blanc avec une bande bleue.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les bouteilles de mélange équimoléculaire protoxyde dazote-oxygène médicinal sont réservées exclusivement à lusage médical.
La FiO2 ne doit jamais être inférieure à 21%.
Les locaux où une utilisation fréquente de KALINOX est effectuée doivent disposer dun système de récupération des gaz usagés ou de ventilation satisfaisant (voir rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions demploi »).
Chez les femmes professionnellement exposées à une inhalation chronique de protoxyde d'azote en cours de grossesse, en particulier en l'absence de système de récupération des gaz, une augmentation des avortements spontanés et des malformations a été évoquée. Cependant ces effets sont contestables en raison des biais méthodologiques rencontrés, des conditions d'exposition concernées et de l'absence de risque observé dans des études ultérieures. (Voir aussi la rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions demploi » concernant lexposition professionnelle).
Pour éviter tout incident, respecter impérativement les consignes suivantes :
· Le personnel utilisateur doit être formé à la manipulation des gaz,
· Ne pas utiliser toute bouteille suspectée davoir été exposée à une température négative,
· Pour les bouteilles munies dun robinet :
o Sassurer de la conformité et de la compatibilité du dispositif de détente avec ce mélange de gaz ; vérifier notamment le bon état du joint du manodétendeur-débitmètre,
o Utiliser un manodétendeur-débitmètre spécifique du mélange équimoléculaire protoxyde dazote-oxygène médicinal conditionné à 170 bar (manodétendeur-débitmètre à double détente et muni dun raccord spécifique de type L conformément à la norme NF E 29-650),
o Utiliser un manodétendeur avec débitmètre pouvant admettre une pression au moins égale à 1,5 fois la pression maximale de service de la bouteille,
Pour les bouteilles munies dun manodétendeur : pour des raisons de sécurité, ces bouteilles ne peuvent être utilisées quavec :
o Un tuyau serti à un raccord spécifique dont la commande de verrouillage est bleue et blanche, et relié à une valve à la demande,
o ou un débitlitre muni dun raccord spécifique dont la commande de verrouillage est bleue et blanche.
Le raccord spécifique est celui du mélange protoxyde dazote-oxygène médicinal conforme à la norme NF S 90-116.
Après branchement, suivre les instructions figurant sur létiquetage du chapeau de la bouteille.
· Ne pas utiliser de raccord intermédiaire qui permettrait de raccorder deux dispositifs qui ne semboîtent pas,
· Ne pas manipuler une bouteille dont le robinet n'est pas protégé par un chapeau,
· Manipuler les dispositifs de raccordement avec des mains propres et exemptes de graisse, lors de leur branchement (sans gants et sans pince),
· Arrimer les bouteilles avec un moyen approprié (chaînes, crochets...) afin de les maintenir EN POSITION VERTICALE et d'éviter toute chute intempestive,
· Ne jamais forcer une bouteille dans un support où elle entre difficilement,
· Ne pas soulever la bouteille par son robinet,
· Purger brièvement le raccord de sortie de la bouteille avant le branchement du manodétendeur pour éliminer les poussières éventuelles. Maintenir propres les interfaces entre la bouteille et le manodétendeur.
· Toujours ouvrir progressivement et légèrement le robinet afin déviter le refroidissement source de dé-mélange,
· Ne jamais forcer le robinet pour louvrir, ni louvrir en butée,
· Ne jamais procéder à plusieurs mises en pression successives du manodétendeur,
· Ne jamais se placer face à la sortie du robinet, mais toujours du côté opposé au manodétendeur, derrière la bouteille et en retrait. Ne jamais exposer le patient au flux gazeux.
Ne pas fumer
Ne pas approcher une flamme
Ne pas graisser
Notamment :
a) ne jamais introduire ce gaz dans un appareil pouvant être suspecté de contenir des corps combustibles, et spécialement des corps gras,
b) ne jamais nettoyer avec des produits combustibles, et spécialement des corps gras, les appareils contenant ce gaz, les robinets, les joints, les garnitures, les dispositifs de fermeture et les soupapes,
· Ne pas enduire de corps gras (vaseline, pommades, ...) le visage des patients,
Ne pas utiliser de générateur daérosol (laque, désodorisant, ...), de solvant (alcool, essence, ...) sur le matériel ni à sa proximité,
· Fermer le robinet de la bouteille après usage, laisser chuter la pression du manodétendeur en laissant ouvert le débitmètre, fermer le débitmètre et desserrer ensuite la vis de réglage du manodétendeur,
· Ne pas tenter de réparer un robinet défectueux
· Ne pas serrer à la pince le manodétendeur-débitmètre sous peine de risque de détérioration du joint
· Ne pas transvaser de gaz sous pression dune bouteille à lautre,
· En cas de fuite, fermer le robinet présentant un défaut détanchéité. Ventiler fortement le local et lévacuer. Ne jamais utiliser une bouteille présentant un défaut détanchéité,
· En cas de givre au niveau de la bouteille, ne pas utiliser la bouteille et la rendre à la pharmacie. En cas de givre au niveau du manodétendeur, vérifier si le système débite toujours (ballon gonflé), compte tenu du risque de blocage du manodétendeur,
· Effectuer une ventilation du lieu dutilisation (local, véhicule, ...) en cas dutilisation prolongée et sassurer de la possibilité dévacuer les gaz en cas daccident ou de fuite intempestive. En cas dincendie, le risque de toxicité est accru du fait de la formation de vapeurs nitreuses,
· Conserver les bouteilles vides EN POSITION VERTICALE robinet fermé (pour éviter toute corrosion en présence dhumidité).
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
AIR LIQUIDE SANTE INTERNATIONAL
75 QUAI DORSAY
75007 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 396 422-4 ou 34009 396 422 4 6 : Bouteille de 2 l en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton avec manodétendeur et prise normalisée.
· 562 162-3 ou 34009 562 162 3 9 : Bouteille de 5 l en acier ou en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton à pression résiduelle avec raccord de sortie normalisé.
· 396 423-0 ou 34009 396 423 0 7 : Bouteille de 5 l en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton avec manodétendeur et prise normalisée.
· 218 408-5 ou 34009 218 408 5 8 : Bouteille de 11 l en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton avec manodétendeur et prise normalisée.
· 564 525-6 ou 34009 564 525 6 9 : Bouteille de 15 l en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton avec manodétendeur et prise normalisée.
· 562 164-6 ou 34009 562 164 6 8 : Bouteille de 20 l en acier ou en aluminium (corps et ogive peints selon des couleurs normalisées), munie d'un robinet en laiton à pression résiduelle avec raccord de sortie normalisé.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament réservé à lusage professionnel.