ACIDE TIAPROFENIQUE EG 100 mg, comprimé sécable
CIS 67587398
Informations à jour au 21 septembre 2017.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 21/09/2017
ACIDE TIAPROFENIQUE EG 100 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acide tiaprofénique............................................................................................................. 100 mg
Pour un comprimé sécable.
Excipient(s) à effet notoire : lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Elles sont limitées, chez ladulte et lenfant à partir de 15 kg (soit environ à partir de 4 ans), au :
· traitement symptomatique au long cours :
o des rhumatismes inflammatoires chroniques, notamment polyarthrite rhumatoïde ;
o de certaines arthroses douloureuses et invalidantes ;
· traitement symptomatique de courte durée :
o des poussées aiguës darthrose, de lombalgies ;
o des affections aiguës post‑traumatiques bénignes de lappareil locomoteur ;
· dysménorrhée après recherche étiologique ;
· traitement symptomatique de la douleur au cours des manifestations inflammatoires dans les domaines ORL et stomatologiques.
Dans cette indication, les risques encourus, en particulier lextension dun processus septique concomitant sont ceux des AINS. Ils doivent être évalués par rapport au bénéfice antalgique attendu.
4.2. Posologie et mode d'administration
La survenue deffets indésirables peut être minimisée par lutilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).
Adulte
· traitement dattaque : 2 comprimés à 100 mg, 3 fois par jour, soit 600 mg maximum par jour ;
· traitement dentretien : à partir du 4ème jour, il est possible de réduire la posologie à 3 ou 4 comprimés à 100 mg, soit 300 ou 400 mg par jour.
Population pédiatrique
Enfants à partir de 15 kg : la posologie est de 10 mg/kg/jour.
A titre indicatif :
· de 15 à 20 kg (environ 4 à 6 ans) : ½ comprimé à 100 mg 3 fois par jour à 1 comprimé à 100 mg, 2 fois par jour, soit 150 à 200 mg par jour ;
· de 20 à 30 kg (environ 6 à 10 ans) : 1 comprimé à 100 mg, 2 à 3 fois par jour, soit 200 à 300 mg par jour ;
· à partir de 30 kg (environ 10 ans) : 1 comprimé à 100 mg, 3 fois par jour, soit 300 mg par jour.
Les âges approximatifs en fonction du poids sont donnés à titre indicatif.
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés sont à avaler tels quels avec un grand verre deau ou dissous dans un grand verre deau.
Fréquence dadministration :
Les comprimés doivent être pris de préférence au cours des repas.
La posologie est à répartir en 2 à 3 prises par jour.
Ce médicament est contre indiqué dans les situations suivantes :
· au‑delà de 24 semaines daménorrhée (5 mois de grossesse révolus) (voir rubrique 4.6) ;
· antécédent dallergie ou dasthme déclenchés ou non par la prise dacide tiaprofénique ou de substances dactivité proche, telles que autres AINS, acide acétylsalicylique ;
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· antécédents dhémorragie ou de perforation digestive au cours dun précédent traitement par AINS ;
· hémorragie en cours, ulcère peptique évolutif, antécédents dulcère peptique ou dhémorragie récurrente (2 épisodes distincts, ou plus, dhémorragie ou dulcération objectivés) ;
· insuffisance hépatocellulaire sévère ;
· insuffisance rénale sévère ;
· insuffisance cardiaque sévère ;
· enfant de moins de 15 kg, soit environ de moins de 4 ans (en raison du caractère inadapté du dosage unitaire).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lutilisation concomitante dACIDE TIAPROFENIQUE EG avec dautres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo‑oxygénase 2 (cox‑2), doit être évitée.
La survenue deffets indésirables peut être minimisée par lutilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et paragraphes « Effets gastro‑intestinaux » et « Effets cardiovasculaires et cérébro‑vasculaires » ci‑dessous).
Effets allergiques :
Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à une sinusite chronique et/ou à une polypose nasale, ont un risque de manifestation allergique lors de la prise dacide acétylsalicylique et/ou danti‑inflammatoires non stéroïdiens plus élevé que le reste de la population.
Ladministration dacide tiaprofénique peut entraîner une crise dasthme notamment chez certains sujets allergiques à lacide acétylsalicylique ou à un AINS (voir rubrique 4.3).
Sujets âgés :
Les sujets âgés présentent un risque accru deffets indésirables aux AINS, en particulier dhémorragie gastro‑intestinale et de perforations pouvant être fatales (voir rubrique 4.2 et ci‑dessous).
Effets gastro‑intestinaux :
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro‑intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à nimporte quel moment du traitement, sans quil y ait eu nécessairement de signes dalerte ou dantécédents deffets indésirables gastro‑intestinaux graves.
Le risque dhémorragie, dulcération ou de perforation gastro‑intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédents dulcère, en particulier en cas de complication à type dhémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être débuté à la posologie la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faible dose dacide acétylsalicylique ou traités par dautres médicaments susceptibles daugmenter le risque gastro‑intestinal (voir ci‑dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents gastro‑intestinaux, surtout sil sagit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro‑intestinaux), notamment en début de traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles daugmenter le risque dulcération ou dhémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie orale, les anticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les antiagrégants plaquettaires comme lacide acétylsalicylique et le nicorandil (voir rubrique 4.5).
En cas dapparition dhémorragie ou dulcération survenant chez un patient recevant ACIDE TIAPROFENIQUE EG, le traitement doit être arrêté.
Les AINS doivent être administrés avec prudence et sous étroite surveillance chez les malades présentant des antécédents de maladies gastro‑intestinales (recto‑colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison dun risque daggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires :
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et ddème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que lutilisation de certains AINS (surtout lorsquils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque dévènements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Les données sont actuellement insuffisantes pour écarter cette augmentation du risque pour lacide tiaprofénique.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou ayant un antécédent daccident vasculaire cérébral (y compris laccident ischémique transitoire) ne devront être traités par lacide tiaprofénique quaprès une évaluation attentive du rapport bénéfice‑risque.
Une attention similaire doit être portée avant toute initiation dun traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une consommation tabagique).
Une augmentation du risque dévènements thromboemboliques artériels ont été rapportés chez des patients traités par des AINS (hors aspirine) pour des douleurs préopératoires dans le cadre de pontage aorto-coronarien.
Effets cutanés :
Des réactions cutanées graves dont certaines dévolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens‑Johnson et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par les AINS (voir rubrique 4.8).
Lincidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai dapparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement. ACIDE TIAPROFENIQUE EG devra être arrêté dès lapparition dun rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe dhypersensibilité.
Insuffisance rénale fonctionnelle :
Les AINS, en inhibant laction vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire. Cet effet indésirable est dose dépendant.
En début de traitement ou après une augmentation de la posologie, une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :
· sujets âgés ;
· médicaments associés tels que : IEC, sartans, diurétiques (voir rubrique 4.5) ;
· hypovolémie quelle quen soit la cause ;
· insuffisance cardiaque ;
· insuffisance rénale chronique ;
· syndrome néphrotique ;
· néphropathie lupique ;
· cirrhose hépatique décompensée.
Rétention hydro‑sodée :
Rétention hydro‑sodée avec possibilité ddèmes, dHTA ou de majoration dHTA, daggravation dinsuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire, dès le début du traitement en cas dHTA ou dinsuffisance cardiaque. Une diminution de leffet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.5).
Hyperkaliémie :
Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement concomitant par des médicaments hyperkaliémiants (voir rubrique 4.5).
Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.
Effets urinaires et cystites :
En cas de survenue de symptômes urinaires ou cystites, le traitement par acide tiaprofénique doit être immédiatement arrêté.
Précautions demploi
Lacide tiaprofénique, comme tout médicament inhibiteur de la synthèse des cyclo-oxygénases et des prostaglandines, peut altérer la fertilité. Son utilisation nest pas recommandée chez les femmes qui souhaitent concevoir un enfant. Chez les femmes qui présentent des difficultés à procréer ou pour lesquelles des examens sur la fertilité sont en cours, larrêt du traitement par AINS doit être envisagé.
Une augmentation du risque de fibrillation auriculaire a été rapportée en cas dassociation avec des traitements par des AINS.
La varicelle peut exceptionnellement être à lorigine de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous. A ce jour, le rôle favorisant des AINS dans laggravation de ces infections ne peut être écarté. Il est donc prudent déviter lutilisation dacide tiaprofénique en cas de varicelle (voir rubrique 4.8).
Lacide tiaprofénique doit être utilisé avec précaution dans les affections de nature infectieuse ou comportant un risque infectieux, même bien contrôlé ; en effet :
· il pourrait être susceptible de réduire les défenses naturelles de lorganisme contre linfection ;
· il pourrait être susceptible de masquer les signes et les symptômes habituels de linfection.
Des éruptions localisées de type bulleuse et dévolution régressive sont possibles (voir rubrique 4.8). Leur survenue doit imposer larrêt immédiat du traitement.
Lacide tiaprofénique existe sous forme dautres dosages qui peuvent être plus adaptés.
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Risques liés à l'hyperkaliémie :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II, les anti‑inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime. Lassociation de ces médicaments majore le risque dhyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsquils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que lassociation dun IEC et dun AINS, par exemple, est à moindre risque dès linstant que sont mises en uvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contraintes spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance.
Toutefois certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas lobjet dinteractions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisant lorsquils sont associés à dautres médicaments comme ceux sus mentionnés.
Ladministration simultanée dacide tiaprofénique avec les produits suivants nécessite une surveillance rigoureuse de létat clinique et biologique du malade.
+ Autres AINS
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Acide acétylsalicylique à des doses anti‑inflammatoires (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour), et à des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Anticoagulants : antivitamine K (comme la warfarine), inhibiteurs de la thrombine (comme le dabigatran), inhibiteurs direct du facteur Xa (comme lapixaban, le rivaroxaban, ledoxaban)
Augmentation du risque hémorragique
Si lassociation de ne peut être évitée, surveillance clinique étroite, voire biologique.
+ Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaire et apparentés (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique (agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si lassociation ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'AINS.
+ Méthotrexate (utilisé à des doses supérieures à 20 mg/semaine)
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti‑inflammatoires).
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale faible à modérée, clairance de la créatinine comprise entre 45 ml/min et 80 ml/min)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale par les AINS).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté, traitement associé avec diurétiques, altération de la fonction rénale) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS). Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant lassociation.
+ Diurétiques
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS).
Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.
+ Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté sous diurétiques, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS). Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant lassociation.
+ Méthotrexate utilisé à faibles doses (inférieures ou égales à 20 mg/semaine)
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti‑inflammatoires).
Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association. Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Nicorandil
Chez les patients recevant concomitamment du nicorandil et des AINS, que ce soit en prévention cardiovasculaire ou à des doses anti-inflammatoires, le risque de complications sévères telles que des ulcérations gastro-intestinales, des perforations et des hémorragies est majoré (voir rubrique 4.4).
+ Pemetrexed (chez les patients ayant une fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS). Surveillance biologique de la fonction rénale.
+ Ciclosporine, Tacrolimus
Risque daddition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par lAINS.
Associations à prendre en compte
+ Acide acétylsalicylique aux doses anti‑agrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)
Augmentation du risque dulcération et dhémorragie gastro‑intestinale (voir rubrique 4.4).
+ Anti‑agrégants plaquettaires
Augmentation du risque dhémorragie gastro‑intestinale (voir rubrique 4.4).
+ Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Augmentation du risque dhémorragie gastro‑intestinale (voir rubrique 4.4).
+ Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaires (doses préventives)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Bêta‑bloquants (sauf esmolol)
Réduction de leffet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec la phénylbutazone).
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Autres hyperkaliémiants
Risque de majoration de lhyperkaliémie, potentiellement létale.
+ Pentoxifylline
Augmentation du risque de saignement
Précautions demploi
+ Ténofovir disoproxil
Risque de majoration de la néphrotoxicité du ténofovir.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aspect malformatif : 1er trimestre
Les études chez lanimal nont pas mis en évidence deffet tératogène.
En labsence deffet tératogène chez lanimal, un effet malformatif dans lespèce humaine nest pas attendu. En effet à ce jour, les substances responsables de malformations dans lespèce humaine se sont révélées tératogènes chez lanimal au cours détudes bien conduites sur 2 espèces.
Dans lespèce humaine, aucun effet malformatif particulier, lié à une administration au cours du 1er trimestre de la grossesse, na été signalé. Cependant, des études épidémiologiques complémentaires sont nécessaires afin de confirmer labsence de risque.
Aspect ftotoxique et néonatal : 2ème et 3ème trimestre
Il sagit dune toxicité de classe concernant tous les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines.
Ladministration pendant le 2ème et 3ème trimestre expose à :
· Une atteinte fonctionnelle rénale :
o in utero pouvant sobserver dès 12 semaines daménorrhée (mise en route de la diurèse ftale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à larrêt du traitement), voir anamnios en particulier lors dune exposition prolongée.
o à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas dexposition tardive et prolongée (avec un risque dhyperkaliémie sévère retardée).
· Un risque datteinte cardiopulmonaire : constriction partielle ou complète in utero du canal artériel. La constriction du canal artériel peut survenir à partir de 5 mois révolus et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire une mort ftale in utero. Ce risque est dautant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
· Un risque dallongement du temps de saignement pour la mère et lenfant.
En conséquence :
· Jusquà 12 semaines daménorrhée : lutilisation dacide tiaprofénique est déconseillée.
· Entre 12 et 24 semaines daménorrhée (entre le début de la diurèse ftale et 5 mois révolus) : une prise brève ne doit être prescrite que si nécessaire. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
· Au‑delà de 24 semaines daménorrhée (5 mois révolus) : toute prise même ponctuelle est contre‑indiquée (voir rubrique 4.3). Une prise par mégarde au-delà de 24 semaines daménorrhée (5 mois révolus) justifie une surveillance cardiaque et rénale ; ftale et/ou néonatale selon le terme dexposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi‑vie délimination de la molécule.
Les AINS passant dans le lait maternel, par mesure de précaution, il convient déviter de les administrer chez la femme qui allaite.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Prévenir les patients de lapparition possible de vertiges.
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que lutilisation de certains AINS (surtout lorsquils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque dévènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
Affections gastro‑intestinales :
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro‑intestinale.
· très fréquent :
o douleur abdominale
· fréquent :
o nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhées, constipation, gastrites.
· fréquence indéterminée :
o flatulences, stomatite ulcérative, melaena, hématémèse, exacerbation dune rectocolite ou dune maladie de Crohn (voir rubrique 4.4).
o ces troubles digestifs ont été rapportés à la suite de ladministration dAINS.
Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro‑intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé (voir rubrique 4.4).
Affections cardiovasculaires :
· dème, hypertension et insuffisance cardiaque ont été rapportés en association au traitement par AINS.
· rarement ont été rapportés :
o élévation de la pression artérielle, tachycardie, douleur thoracique, arythmie, palpitations, hypotension, insuffisance cardiaque congestive.
Affections du système immunitaire :
· fréquent :
o la survenue de crise dasthme peut être liée chez certains sujets à une allergie à laspirine ou à un AINS (voir rubrique 4.3).
· fréquence indéterminée :
o malaise général avec hypotension, dème de Quincke, choc anaphylactique.
Affection de la peau et du tissu sous‑cutané :
· fréquent :
o rash, urticaire, aggravation durticaire chronique, prurit.
· rare :
o érythème polymorphe.
· très rare :
o réactions bulleuses (comprenant le syndrome de Stevens Johnson et le syndrome de Lyell)
· fréquence indéterminée :
o purpura, cas de photosensibilisation, dème de Quincke.
Affections du système nerveux :
· sensations vertigineuses.
Affections de loreille et du labyrinthe :
· fréquence indéterminée :
o vertiges, acouphène.
Affections du rein et des voies urinaires :
· fréquent : cystite ;
· insuffisance rénale aiguë (IRA) fonctionnelle chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ;
· atteintes rénales organiques pouvant se traduire par une IRA ; des cas isolés de néphrite interstitielle, de nécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique, de nécrose papillaire ont été rapportés ;
· des troubles urinaires de fréquence indéterminée (cystalgie, dysurie et pollakiurie), ou une hématurie peuvent survenir. Des cas graves ont été exceptionnellement rapportés lorsque le traitement a été poursuivi. Ces troubles sont réversibles à larrêt du traitement.
Autres :
· exceptionnellement, survenue de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous au cours de la varicelle (voir rubrique 4.4).
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
· fréquence indéterminée :
o rétention hydrosodée, hyperkaliémie (voir rubrique 4.4 et rubrique 4.5).
Investigations :
· fréquent :
o anomalie des tests hépatiques,
· fréquence indéterminée :
o allongement du temps de saignement.
Affections du sang et du système lymphatique :
· fréquence indéterminée :
o thrombocytopénie, anémie due à un saignement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
En cas dintoxication massive, le risque est surtout gastro‑intestinal.
Transfert immédiat en milieu hospitalier.
Évacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique.
Traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Lacide tiaprofénique est un anti‑inflammatoire non stéroïdien, appartenant au groupe des propioniques, dérivé de lacide aryl‑carboxylique.
Il possède les propriétés suivantes :
· activité antalgique ;
· activité anti‑pyrétique ;
· activité anti‑inflammatoire ;
· inhibition des fonctions plaquettaires.
Lensemble de ces propriétés est lié à une inhibition de la synthèse des prostaglandines
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale unique chez lhomme :
Absorption
Essentiellement duodénale, rapide, avec Cmax obtenue, en moyenne, 1 heure après lingestion.
Distribution
La demi‑vie délimination varie de 1,5 à 2,5 heures, indépendamment de la dose ingérée.
Lacide tiaprofénique ou ses métabolites se distribuent dans tout lorganisme.
Il y a un passage transplacentaire et il existe un faible passage dans le lait maternel.
Liaison aux protéines plasmatiques : 98%.
Élimination
Elle est essentiellement rénale. Il ny a pas daccumulation après absorption orale unique ou multiple dacide tiaprofénique chez les sujets à fonction rénale normale. Chez des sujets ayant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min, il y a une augmentation de la demi‑vie délimination atteignant 4 à 5 heures.
5.3. Données de sécurité préclinique
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
"LE QUINTET" - BATIMENT A
12, RUE DANJOU
92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 351 745 9 8 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- ADANCOR 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- COLOFOAM, mousse rectale
- DEFERASIROX BIOGARAN 180 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.