METHYLPHENIDATE MYLAN PHARMA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 67844330
Informations à jour au 26 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/11/2021
METHYLPHENIDATE MYLAN PHARMA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé à libération prolongée contient 54 mg de chlorhydrate de méthylphénidate (équivalent à 46,7 mg de méthylphénidate).
Excipient à effet notoire : chaque comprimé à libération prolongée contient 36,9 mg de saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
Comprimé pelliculé rouge à rougeâtre, oblong, biconvexe de 13,3 mm x 6,4 mm avec une barre de sécabilité sur chaque face.
Les comprimés peuvent être divisés en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH)
Méthylphénidate Mylan Pharma LP est indiqué dans le cadre d'une prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l'enfant âgé de 6 ans et plus lorsque des mesures correctives seules s'avèrent insuffisantes. Le traitement doit être suivi par un spécialiste des troubles du comportement de l'enfant. Le diagnostic doit être établi selon les critères actuels du DSM ou les recommandations ICD et doit se fonder sur l'anamnèse et sur une évaluation complète du patient. Le diagnostic ne peut reposer uniquement sur la présence d'un ou plusieurs symptômes.
L'étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n'existe pas de test diagnostique unique. Pour un diagnostic approprié, il est nécessaire d'utiliser des informations d'ordre médical, éducatif, social et psychologique.
Habituellement, une prise en charge globale comporte des mesures psychologiques, éducatives et sociales, ainsi qu'un traitement médicamenteux qui vise à stabiliser les enfants présentant des troubles du comportement caractérisés par des symptômes pouvant inclure : des antécédents de troubles de l'attention (attention limitée), une incapacité à se concentrer, une labilité émotionnelle, une impulsivité, une hyperactivité modérée à sévère, des signes neurologiques mineurs et un EEG anormal. Les capacités d'apprentissage peuvent être altérées.
Un traitement par méthylphénidate n'est pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision d'utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation approfondie de la sévérité et de la chronicité des symptômes de l'enfant, en tenant compte de son âge.
Une prise en charge éducative appropriée est indispensable et une intervention psychosociale est généralement nécessaire. Lorsque les mesures correctives seules s'avèrent insuffisantes, la décision de prescrire un psychostimulant devra se fonder sur une évaluation rigoureuse de la sévérité des symptômes de l'enfant. Le méthylphénidate devra toujours être utilisé dans l'indication autorisée et conformément aux recommandations de prescription et de diagnostic.
4.2. Posologie et mode d'administration
Dépistage avant traitement
Avant de prescrire le méthylphénidate, une évaluation initiale de l'état cardiovasculaire du patient, incluant la mesure de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque, est nécessaire. Une anamnèse complète devra documenter les traitements concomitants, les troubles ou symptômes associés médicaux et psychiatriques antérieurs et actuels, les antécédents familiaux de mort subite d'origine cardiaque ou de décès inexpliqué ; de plus, le poids et la taille du patient devront être mesurés de manière précise avant le début du traitement et être notés sur une courbe de croissance (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Surveillance continue
La croissance des patients ainsi que leur état psychiatrique et cardiovasculaire devront être surveillés en continu (voir rubrique 4.4).
· La pression artérielle et le pouls doivent être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ;
· La taille, le poids et l'appétit doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et notés sur la courbe de croissance ;
· L'apparition de nouveaux troubles psychiatriques ou l'aggravation de troubles psychiatriques préexistants doivent être suivies à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.
Il convient de surveiller les patients quant au risque d'usage détourné, de mésusage et d'abus de méthylphénidate.
Posologie
Adaptation posologique
L'augmentation de posologie sera réalisée avec prudence au début du traitement par méthylphénidate.
L'adaptation posologique devra débuter à la dose la plus faible possible.
Pour ladministration de posologies non réalisables avec ce médicament, dautres dosages de ce médicament ainsi que dautres médicaments sont disponibles.
La posologie doit être adaptée par paliers de 18 mg. En général, l'ajustement posologique se fait par paliers d'environ une semaine.
La posologie quotidienne maximale de méthylphénidate est de 54 mg.
Patients naïfs au méthylphénidate
L'expérience clinique avec le méthylphénidate est limitée chez ces patients (voir rubrique 5.1). Le traitement par méthylphénidate n'est pas indiqué chez tous les enfants présentant un syndrome de TDAH. L'administration de doses plus faibles de méthylphénidate à libération immédiate peut être suffisante pour traiter les patients naïfs au méthylphénidate. L'augmentation posologique sera réalisée avec prudence par le médecin traitant afin d'éviter l'administration inutile de doses élevées de méthylphénidate. Chez les patients non encore traités par le méthylphénidate ou chez les patients traités par d'autres psychostimulants, la dose initiale recommandée de méthylphénidate est de 18 mg en une prise unique par jour.
Patients déjà traités par méthylphénidate
Les doses de Méthylphénidate Mylan Pharma LP recommandées chez les patients en cours de traitement par le méthylphénidate à des doses comprises entre 15 et 45 mg/j en 3 prises sont indiquées dans le Tableau 1. Les recommandations posologiques sont basées sur le schéma posologique en cours et le jugement clinique.
TABLEAU 1
Recommandations de transposition de doses d'autres formulations de chlorhydrate de méthylphénidate en Méthylphénidate Mylan Pharma LP
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Dose journalière antérieure de chlorhydrate de méthylphénidate |
Dose recommandée de Méthylphénidate Mylan Pharma LP |
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Méthylphénidate 5 mg, 3 fois par jour |
18 mg, une fois par jour |
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Méthylphénidate 10 mg, 3 fois par jour |
36 mg, une fois par jour |
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Méthylphénidate 15 mg, 3 fois par jour |
54 mg, une fois par jour |
Lorsqu'une amélioration n'est pas observée après une adaptation posologique adéquate sur une période d'un mois, le traitement doit être arrêté.
Utilisation prolongée (plus de 12 mois) chez l'enfant et l'adolescent
Lefficacité et la sécurité demploi de lutilisation à long terme du méthylphénidate nont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il nest ni nécessaire ni souhaitable que la durée du traitement par méthylphénidate soit indéfinie. Le traitement est généralement interrompu pendant ou après la puberté. Le médecin qui décide dutiliser le méthylphénidate pendant des périodes de temps prolongées (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH devra réévaluer périodiquement lutilité à long terme du traitement pour le patient et ce, en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en labsence de celui-ci.
Il est recommandé d'interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin dévaluer létat de lenfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à larrêt du traitement, quil soit temporaire ou définitif.
Diminution de posologie ou arrêt du traitement
En l'absence d'amélioration des symptômes après une adaptation posologique adéquate sur une période d'un mois, le traitement devra être arrêté. En cas d'aggravation paradoxale des symptômes ou de survenue d'autres effets indésirables graves, la posologie sera réduite ou le traitement sera arrêté.
Adultes
Chez les adolescents dont les symptômes persistent à l'âge adulte et qui ont montré un bénéfice évident du traitement, il peut être approprié de poursuivre ce traitement à l'âge adulte. Cependant, l'initiation d'un traitement par Méthylphénidate Mylan Pharma LP chez l'adulte n'est pas appropriée (voir les rubriques 4.4 et 5.1).
Sujets âgés
Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.
Enfants de moins de 6 ans
Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 6 ans. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.
Mode dadministration
Le comprimé peut se diviser en doses égales. Méthylphénidate Mylan Pharma LP 54 mg, comprimé à libération prolongée doit être avalé en entier avec une boisson et ne doit être ni mâché ni écrasé (voir rubrique 4.4).
Méthylphénidate Mylan Pharma LP 54 mg, comprimé à libération prolongée peut être administré pendant ou en dehors des repas (voir rubrique 5.2).
· Hypersensibilité connue à la substance active ou à l'un des excipients listés en section 6.1.
· Glaucome.
· Phéochromocytome.
· En cas de traitement par les inhibiteurs irréversibles non sélectifs de la monoamine-oxydase (IMAO) ou pendant au minimum 14 jours suivant l'arrêt du traitement par un IMAO, en raison du risque de survenue de poussée hypertensive (voir rubrique 4.5).
· Hyperthyroïdie ou thyrotoxicose.
· Diagnostic ou antécédents de dépression sévère, anorexie mentale ou troubles anorexiques, tendances suicidaires, symptômes psychotiques, troubles de l'humeur sévères, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité psychopathique ou limite (borderline).
· Diagnostic ou antécédents de trouble bipolaire (affectif) épisodique et sévère (de type I) (et mal contrôlé).
· Troubles cardiovasculaires préexistants incluant hypertension sévère, insuffisance cardiaque, artériopathie occlusive, angine de poitrine, cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique, cardiomyopathie, infarctus du myocarde, arythmies et canalopathies (troubles causés par un dysfonctionnement des canaux ioniques) pouvant potentiellement mettre en jeu le pronostic vital.
· Préexistence de troubles cérébrovasculaires, anévrisme cérébral, anomalies vasculaires, y compris vascularite ou accident vasculaire cérébral.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Utilisation à long terme (plus de 12 mois) chez l'enfant et l'adolescent
Lefficacité et la sécurité demploi de lutilisation à long terme du méthylphénidate nont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il nest pas nécessaire ni souhaitable que la durée du traitement par méthylphénidate soit indéfinie. Le traitement par méthylphénidate est habituellement interrompu pendant ou après la puberté.
Les patients traités par à long terme (cest-à-dire plus de 12 mois) devront être surveillés attentivement et de façon continue conformément aux recommandations décrites dans les rubriques 4.2 et 4.4 relatives à létat cardiovasculaire, la croissance, lappétit, lapparition de nouveaux troubles psychiatriques ou laggravation de troubles psychiatriques préexistants. Les troubles psychiatriques devant faire lobjet dune surveillance sont décrits ci-dessous et incluent de manière non limitative : tics moteurs ou verbaux, comportement agressif ou hostile, agitation, anxiété, dépression, psychose, manie, délire, irritabilité, manque de spontanéité, retrait et persévération excessive.
Le médecin qui décide dutiliser le méthylphénidate pendant des périodes de temps prolongées (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH devra réévaluer périodiquement lutilité à long terme du traitement pour le patient et ce, en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en labsence de celui-ci. Il est recommandé d'interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin dévaluer létat de lenfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à larrêt du traitement, quil soit temporaire ou définitif.
Utilisation chez ladulte
La sécurité d'emploi et l'efficacité n'ont pas été établies pour l'initiation du traitement chez l'adulte ou pour la poursuite systématique du traitement au-delà de 18 ans. En cas de réapparition des symptômes à l'arrêt du traitement chez un adolescent ayant atteint 18 ans, il peut être nécessaire de continuer ce traitement à l'âge adulte.
Le besoin d'un traitement ultérieur chez ces adultes doit être revu régulièrement et fait annuellement.
Utilisation chez le sujet âgé
Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité demploi et son efficacité nont pas été établies dans cette classe dâge.
Utilisation chez lenfant de moins de 6 ans
Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez lenfant âgé de moins de 6 ans. Sa sécurité demploi et son efficacité nont pas été établies dans cette classe dâge.
Etat cardiovasculaire
Les patients chez lesquels un traitement par psychostimulants est envisagé devront être soigneusement interrogés quant à leurs antécédents (y compris des antécédents familiaux de mort subite cardiaque ou inexpliquée ou d'arythmie maligne) et être soumis à un examen médical rigoureux, afin de rechercher la présence dune cardiopathie. Un examen cardiaque spécialisé devra ensuite être réalisé si les résultats initiaux font suspecter une cardiopathie ou de tels antécédents. Un examen cardiaque par un spécialiste devra être rapidement réalisé chez les patients présentant, au cours du traitement par méthylphénidate, des symptômes tels que palpitations, douleurs thoraciques à l'effort, syncope inexpliquée, dyspnée ou tout autre symptôme évocateur d'une pathologie cardiaque.
Lanalyse des données issues des études cliniques du méthylphénidate chez lenfant ou ladolescent atteint de TDAH a montré que les patients traités par méthylphénidate peuvent fréquemment présenter des modifications des pressions artérielles systolique et diastolique de plus de 10 mm Hg par comparaison au groupe contrôle. Les conséquences cliniques, à court et à long terme, de ces effets cardiovasculaires chez lenfant et ladolescent ne sont pas connues.
La possibilité de complications cliniques résultant des effets observés dans les données des études cliniques ne peut être exclue, notamment lorsque le traitement pris pendant lenfance/ladolescence se poursuit à lâge adulte.
La prudence est indiquée lors du traitement des patients chez lesquels une augmentation de la pression artérielle ou de la fréquence cardiaque est susceptible dentraîner la décompensation dune pathologie sous-jacente. Voir en rubrique 4.3 les contre-indications au traitement par méthylphénidate.
Létat cardiovasculaire devra être surveillé soigneusement. La pression artérielle ainsi que le pouls devront être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au minimum tous les 6 mois.
Ladministration de méthylphénidate est contre-indiquée dans certains cas de troubles cardiovasculaires préexistants sous réserve de lobtention de lavis dun spécialiste en cardiologie pédiatrique (voir rubrique 4.3).
Mort subite et anomalies cardiaques structurelles préexistantes ou autres troubles cardiaques sévères
Des cas de mort subite ont été rapportés lors de lutilisation de stimulants du système nerveux central aux doses usuelles chez des enfants, dont certains présentaient des anomalies cardiaques structurelles ou dautres problèmes cardiaques sévères. Bien que certains problèmes cardiaques sévères puissent entraîner à eux seuls un risque accru de mort subite, les psychostimulants ne sont pas recommandés chez les enfants ou les adolescents présentant des anomalies cardiaques structurelles connues, une cardiomyopathie, des anomalies graves du rythme cardiaque ou d'autres problèmes cardiaques sévères qui pourraient les exposer à une vulnérabilité accrue vis-à-vis des effets sympathomimétiques des psychostimulants.
Mésusage et événements cardiovasculaires
Le mésusage des psychostimulants du système nerveux central peut être associé à une mort subite ou à d'autres événements indésirables cardiovasculaires sévères.
Troubles vasculaires cérébraux
Voir en rubrique 4.3 pour les troubles cérébrovasculaires pour lesquels un traitement par méthylphénidate est contre-indiqué. Les patients présentant des facteurs de risque supplémentaires (ex. antécédents de maladie cardiovasculaire, médicaments associés augmentant la pression artérielle) devront être surveillés à chaque visite après linitiation du traitement par méthylphénidate à la recherche de signes et de symptômes neurologiques.
La vascularite cérébrale semble être une réaction idiosyncrasique très rare due à lexposition au méthylphénidate. Il existe peu de preuves suggérant que les patients à risque accru puissent être identifiés et la survenue initiale de symptômes peut être la première manifestation d'un problème clinique sous-jacent. Un diagnostic précoce, fondé sur une forte suspicion, peut permettre larrêt rapide du méthylphénidate et linstauration dun traitement précoce. Le diagnostic devrait donc être envisagé chez tout patient développant de nouveaux symptômes neurologiques compatibles avec une ischémie cérébrale au cours d'un traitement par méthylphénidate. Ces symptômes peuvent inclure : céphalée sévère, engourdissement, faiblesse, paralysie, altération de la coordination, de la vision, de la parole, du langage ou de la mémoire.
Le traitement par le méthylphénidate nest pas contre-indiqué chez les patients atteints dhémiplégie cérébrale infantile.
Troubles psychiatriques
La co-morbidité des troubles psychiatriques concomitants sont fréquents dans le TDAH et doivent être pris en compte lors de la prescription de psychostimulants. En cas dapparition de symptômes psychiatriques ou dexacerbation de troubles psychiatriques préexistants, le méthylphénidate ne doit pas être administré à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques chez le patient.
La survenue ou laggravation de troubles psychiatriques doit être surveillée à chaque augmentation de posologie, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite. Larrêt du traitement peut alors être envisagé.
Aggravation de symptômes psychotiques ou maniaques préexistants
Les patients psychotiques traités par méthylphénidate peuvent présenter une aggravation des troubles du comportement et des troubles de la pensée.
Survenue de nouveaux symptômes psychotiques ou maniaques
Des symptômes psychotiques (hallucinations et illusions visuelles, tactiles, auditives) ou maniaques peuvent survenir après ladministration de méthylphénidate aux doses usuelles chez des enfants et des adolescents sans antécédents de maladie psychotique ou de manie. En cas dapparition de symptômes psychotiques ou maniaques, le rôle du méthylphénidate sera évalué et un arrêt du traitement pourra être envisagé.
Agressivité ou comportement hostile
Ladministration de psychostimulants peut provoquer lapparition ou laggravation dune agressivité ou dun comportement hostile. Des cas dagressivité ont été rapportés chez les patients traités par méthylphénidate (voir rubrique 4.8). Les patients traités par méthylphénidate devront être surveillés étroitement au début du traitement, à chaque ajustement de doses, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite afin de déceler la survenue ou une aggravation dun comportement agressif ou hostile. Le médecin devra évaluer la nécessité dajuster le schéma thérapeutique chez les patients présentant un changement dans leur comportement en gardant à l'esprit quune augmentation ou une diminution progressive de la posologie peut être appropriée. L'interruption du traitement peut être envisagée.
Tendances suicidaires
Les patients ayant des idées ou un comportement suicidaire au cours du traitement par TDAH devront être immédiatement examinés par leur médecin. Laggravation dune affection psychiatrique sous-jacente devra être prise en considération et un possible lien de causalité avec le méthylphénidate devra être envisagé. Le traitement dune affection psychiatrique sous-jacente pourra être nécessaire et il conviendra alors denvisager larrêt du traitement par méthylphénidate.
Tics
Le méthylphénidate peut provoquer lapparition ou une aggravation de tics moteurs ou verbaux. Une aggravation du syndrome de Gilles de la Tourette a également été rapportée. Une évaluation des antécédents familiaux ainsi quun examen clinique à la recherche de tics ou du syndrome de Gilles de la Tourette devront être réalisés chez lenfant avant ladministration de méthylphénidate.
Lapparition ou laggravation des tics devra être surveillée régulièrement au cours du traitement par méthylphénidate.
La surveillance devra être effectuée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.
Anxiété, agitation ou tension psychique
Des cas danxiété, dagitation et de tension psychique ont été rapportés chez les patients traités par méthylphénidate (voir rubrique 4.8). Le méthylphénidate est également associé à une aggravation de symptômes préexistants danxiété, dagitation ou de tension psychique, et cette anxiété a conduit à larrêt du traitement par méthylphénidate chez certains patients. Une évaluation clinique de lanxiété, de l'agitation ou de la tension psychique devra être réalisée avant ladministration de méthylphénidate. Une surveillance régulière de la survenue ou de laggravation de ces symptômes au cours du traitement devra être réalisée en évaluant les patients à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.
Formes de trouble bipolaire
Lors de l'utilisation de méthylphénidate pour le traitement d'un TDAH, une attention particulière devra être portée chez les patients présentant un trouble bipolaire associé (y compris un trouble bipolaire de type I non traité ou dautres formes de trouble bipolaire), en raison de la survenue possible d'un épisode mixte ou dun épisode maniaque chez ces patients. Avant dinitier un traitement par méthylphénidate, les patients présentant des symptômes dépressifs associés devront être dépistés correctement afin de déterminer s'ils présentent un risque accru de trouble bipolaire. Ce dépistage devra inclure une anamnèse psychiatrique détaillée, comportant les antécédents familiaux de suicide, de trouble bipolaire et de dépression.
Il est essentiel deffectuer un suivi étroit et continu de ces patients (voir le paragraphe ci-dessus « Troubles psychiatriques » et rubrique 4.2). L'apparition de symptômes doit être surveillée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.
Croissance
Un ralentissement staturo-pondéral modéré a été rapporté lors de ladministration sur une période prolongée de méthylphénidate chez lenfant.
À ce jour, les effets du méthylphénidate sur la taille et le poids définitifs de lenfant sont inconnus et sont actuellement étudiés.
Au cours du traitement par méthylphénidate, la croissance devra être surveillée : la taille, le poids et lappétit de lenfant doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et une courbe de croissance devra être tenue à jour. Il pourra être nécessaire d'interrompre le traitement chez les patients ne présentant pas la croissance ou la prise de poids attendue.
Convulsions
Le méthylphénidate doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints dépilepsie. Le méthylphénidate peut abaisser le seuil épileptogène chez les patients ayant des antécédents de convulsions, chez les patients ayant présenté des anomalies de lEEG en labsence de convulsions et rarement chez des patients sans antécédents de convulsions ni anomalies de lEEG. En cas daugmentation de la fréquence des convulsions ou dapparition de convulsions, le traitement par méthylphénidate devra être arrêté.
Priapisme
Des érections prolongées et douloureuses ont été signalées avec des produits à base de méthylphénidate, principalement en association avec une modification du schéma du traitement par méthylphénidate. Les patients qui développent des érections anormalement prolongées ou fréquentes et douloureuses doivent immédiatement demander conseil à un médecin.
Utilisation avec des médicaments sérotoninergiques
Un syndrome sérotoninergique a été rapporté après ladministration concomitante de méthylphénidate avec des médicaments sérotoninergiques. Si lutilisation concomitante de méthylphénidate avec un médicament sérotoninergique est justifiée, la reconnaissance rapide des symptômes du syndrome sérotoninergique est importante. Ces symptômes peuvent inclure des modifications de létat mental (par exemple, agitation, hallucinations, coma), une instabilité du système nerveux autonome (par exemple, tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (par exemple, hyperréflexie, mauvaise coordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (par exemple, nausées, vomissements, diarrhée). En cas de suspicion dun syndrome sérotoninergique, le traitement par méthylphénidate doit être arrêté le plus rapidement possible.
Abus, mésusage et usage détourné
Le risque dusage détourné, de mésusage ou dabus de méthylphénidate doit être étroitement surveillé.
Le méthylphénidate doit être administré avec précaution chez les patients ayant une dépendance connue aux drogues ou à l'alcool en raison du risque d'abus, de mésusage ou dusage détourné.
Une utilisation chronique abusive de méthylphénidate peut entraîner une accoutumance marquée et une dépendance psychique, associées à des troubles comportementaux dintensité variable. Des épisodes psychotiques caractérisés peuvent survenir, en particulier lors dune utilisation abusive par voie parentérale.
Lâge du patient, la présence de facteurs de risque de mésusage dune substance (tels qu'un trouble oppositionnel avec provocation, un trouble de la conduite ou un trouble bipolaire) ainsi quun abus de substances antérieur ou actuel par le patient doivent être pris en compte avant de décider linitiation dun traitement d'un TDAH.
Il est recommandé dêtre prudent chez les patients présentant une instabilité émotionnelle, comme chez ceux ayant des antécédents de dépendance aux drogues ou à lalcool, en raison dune augmentation possible des doses par les patients.
Pour les patients présentant un risque élevé dusage médicamenteux abusif, lutilisation du méthylphénidate et d'autres psychostimulants peut ne pas être adaptée. Un traitement par un médicament non stimulant devra alors être envisagé.
Sevrage
Il est indispensable de surveiller attentivement le patient à larrêt du médicament car une dépression ou une hyperactivité chronique peuvent alors être révélées. En conséquence, un suivi prolongé pourra savérer nécessaire chez certains patients.
Une surveillance attentive du patient devra être effectuée au cours dun sevrage pour utilisation abusive, en raison dun risque d'apparition d'une dépression sévère.
Fatigue
Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé pour la prévention ou le traitement d'états de fatigue normaux.
Choix de la formulation de méthylphénidate
Le choix de la formulation du médicament contenant du méthylphénidate devra être effectué par le médecin spécialiste au cas par cas ; ce choix dépendra de la durée de leffet souhaitée.
Contrôle antidopage
Le méthylphénidate peut donner des résultats faussement positifs lors de la recherche damphétamines, notamment avec les immuno-essais.
Insuffisance rénale ou hépatique
Il ny a pas de données sur lutilisation de méthylphénidate chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique.
Surveillance hématologique
La tolérance à long terme du méthylphénidate nest pas totalement connue. Un arrêt du traitement devra être envisagé en cas de leucopénie, thrombocytopénie, anémie ou autres modifications incluant celles indiquant une insuffisance rénale ou hépatique sévère.
Risque dobstruction gastro-intestinale
Les comprimés de méthylphénidate ne se déforment pas et ne changent pas significativement de forme au niveau du tractus gastro-intestinal (GI). En conséquence, les comprimés ne doivent généralement pas être administrés chez les patients présentant un rétrécissement gastro-intestinal (pathologique ou iatrogène) sévère ou chez les patients présentant une dysphagie ou ayant dimportantes difficultés à avaler des comprimés. De rares cas de symptômes obstructifs ont été rapportés chez des patients ayant des sténoses connues lors de lingestion de médicaments présentés sous une formulation à libération prolongée ne se déformant pas.
METHYLPHENIDATE MYLAN PHARMA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée
Le comprimé peut se diviser en deux doses égales. Les patients doivent être informés que le comprimé doit être avalé avec une boisson. Les comprimés ne doivent être ni mâchés, ni écrasé.
METHYLPHENIDATE MYLAN PHARMA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée contient du saccharose et du sodium.
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium par comprimé (23 mg), cest-à-dire « essentiellement sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacocinétiques
Leffet du méthylphénidate sur les concentrations plasmatiques de médicaments administrés de façon concomitante nest pas connu. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de lassociation de méthylphénidate avec dautres médicaments, notamment avec les médicaments à faible marge thérapeutique.
Le méthylphénidate nest pas métabolisé par le cytochrome P450 dans une mesure cliniquement significative. Une modification significative de la pharmacocinétique du méthylphénidate par ladministration dinducteurs ou dinhibiteurs du cytochrome P450 nest pas attendue. Inversement, les énantiomères d- et l- du méthylphénidate ninhibent pas de façon significative les cytochromes P450 1A2, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A.
Cependant, des cas dinhibition possible du métabolisme des anticoagulants coumariniques, des antiépileptiques (ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone) et de certains antidépresseurs (antidépresseurs tricycliques et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) ont été rapportés. À linitiation ou à larrêt du traitement par méthylphénidate, il peut être nécessaire d'adapter la posologie des médicaments associés et de doser leurs concentrations plasmatiques (ou, dans le cas des anticoagulants coumariniques, le temps de coagulation).
Interactions pharmacodynamiques
Antihypertenseurs
Le méthylphénidate peut diminuer lefficacité des médicaments utilisés pour traiter lhypertension.
Utilisation concomitante de médicaments augmentant la tension artérielle
La prudence est recommandée chez les patients traités par méthylphénidate et recevant un autre médicament pouvant augmenter la pression artérielle (voir également les paragraphes relatifs aux affections cardiovasculaires et vasculaires cérébrales de la rubrique 4.4).
En raison de la possibilité de poussée hypertensive, le méthylphénidate est contre-indiqué chez les patients traités (traitement en cours ou au cours des 2 semaines précédentes) par des inhibiteurs irréversibles et non sélectifs de la MAO (voir rubrique 4.3).
Consommation dalcool
Lalcool peut exacerber les effets indésirables sur le SNC des médicaments psychotropes, y compris du méthylphénidate. Il est donc recommandé aux patients de sabstenir de consommer de lalcool au cours du traitement.
Utilisation avec des médicaments sérotoninergiques
Des cas de syndrome sérotoninergique ont été rapportés après ladministration concomitante de méthylphénidate avec des médicaments sérotoninergiques. Si lutilisation concomitante de méthylphénidate avec un médicament sérotoninergique est justifiée, la reconnaissance rapide des symptômes du syndrome sérotoninergique est importante (voir rubrique 4.4). En cas de suspicion dun syndrome sérotoninergique, le traitement par méthylphénidate doit être arrêté le plus rapidement possible.
Utilisation dagents anesthésiques halogénés
Il existe un risque de poussée hypertensive peropératoire. En cas dintervention programmée, le traitement par méthylphénidate ne devra pas être administré le jour de lintervention.
Utilisation dagonistes alpha-2 adrénergiques centraux (ex. clonidine)
La sécurité à long terme de lutilisation du méthylphénidate en association avec la clonidine ou avec dautres agonistes alpha-2-adrénergiques centraux na pas été évaluée de manière systématique.
Utilisation en association avec des médicaments dopaminergiques
La prudence est recommandée lors de ladministration de méthylphénidate en association avec des médicaments dopaminergiques, y compris les antipsychotiques. Le méthylphénidate augmente principalement les taux extracellulaires de dopamine ; de ce fait, le méthylphénidate peut provoquer des interactions pharmacodynamiques lorsquil est administré avec des agonistes directs ou indirects de la dopamine (y compris la L-DOPA et les antidépresseurs tricycliques) ou avec les antagonistes de la dopamine (y compris les antipsychotiques).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les résultats dune étude de cohorte portant sur une large population denviron 3 400 femmes exposées au cours du premier trimestre de la grossesse ne montrent pas daugmentation du risque global danomalies congénitales. Par rapport aux grossesses non exposées, une faible augmentation de la fréquence de malformations cardiaques a été observée (risque relatif ajusté combiné, 1,3 ; IC à 95 %, 1,0 - 1,6), correspondant à trois enfants supplémentaires nés avec des malformations cardiaques pour 1 000 femmes exposées au méthylphénidate pendant le premier trimestre de grossesse.
Des cas de toxicité cardiorespiratoire néonatale, notamment des tachycardies et des détresses respiratoires ftales, ont été rapportés dans le cadre de notifications spontanées.
Les études chez lanimal nont mis en évidence quune toxicité sur la reproduction à doses maternotoxiques (voir rubrique 5.3).
Ladministration de méthylphénidate pendant la grossesse nest pas recommandée sauf si le médecin considère que le retard de linstauration du traitement représente un risque supérieur pour la grossesse.
Allaitement
Chez lHomme, le méthylphénidate est excrété dans le lait maternel. Sur la base des rapports danalyse déchantillons de lait maternel de cinq mères, les concentrations de méthylphénidate dans le lait maternel ont conduit à des doses chez le nourrisson de 0,16 % à 0,7 % de la dose maternelle ajustée selon le poids et un rapport entre le lait et le plasma maternel compris entre 1,1 et 2,7.
Le cas d'un nourrisson dont le poids corporel a diminué (chiffre indéterminé) pendant la période dexposition a été rapporté. Le nourrisson a retrouvé son poids, puis en a repris après linterruption du traitement de la mère par méthylphénidate. Un risque pour l'enfant allaité ne peut donc être exclu.
Il convient de décider darrêter lallaitement ou sabstenir/interrompre un traitement par méthylphénidate, en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Il n'y a pas eu d'effet pertinent observé au cours des études non cliniques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le tableau ci-dessous présente tous les événements indésirables (EI) rapportés au cours des études cliniques chez les enfants, adolescents et adultes, et les cas rapportés spontanément après la commercialisation de méthylphénidate, ainsi que les événements indésirables rapportés après administration dautres formes de chlorhydrate de méthylphénidate. Lorsque la fréquence des EI observée avec Méthylphénidate Mylan Pharma LP a été différente de la fréquence observée avec dautres formulations de méthylphénidate, la fréquence la plus élevée issue des deux bases de données a été retenue.
La fréquence des effets indésirables listée ci-dessous est définie en utilisant la convention suivante :
· Très fréquent (≥1/10)
· Fréquent (≥1/100 à <1/10)
· Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100)
· Rare (≥1/10 000 à <1/1 000)
· Très rare (<1/10 000)
· Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes |
Effets indésirables |
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Fréquence |
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Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Indéterminée |
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Infections et infestations |
Rhino-pharyngite, Infection des voies respiratoires supérieures#, Sinusites# |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Anémie, Leucopénie, thrombo-cytopénie, purpura thrombo-cytopénique |
Pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
Réactions dhypersensibilité telles que : dème angioneurotique, réactions anaphylactiques, dème auriculaire, réactions bulleuses, réactions exfoliatives, urticaire, prurit, rashs et éruptions cutanées |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition* |
Anorexie, Diminution de lappétit, diminution modérée de la prise de poids et de la croissance en cas de traitement prolongé chez l'enfant* |
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Affections psychiatriques* |
Insomnie, nervosité |
Labilité émotionnelle, Agressivité*, Agitation*, Anxiété*, dépression*#, Irritabilité, Comportement anormal, Sautes dhumeur, Tics,* Insomnie dendormis-sement#, Humeur dépressive#, Diminution de la libido#, Tension nerveuse#, bruxisme#, Attaque de panique# |
Troubles psychotiques*, Hallucination auditive, visuelle et tactile*, Colère, Idées suicidaires*, Altération de lhumeur, Impatience, Pleurs, Aggravation de tics préexistants du syndrome de Gilles de la Tourette*, Logorrhée, Hypervigilance, Troubles du sommeil |
Manie*, désorientation, trouble de la libido, état confusionnel |
Comportement suicidaire (y compris suicide)* ,
Etat dépressif transitoire*, Pensées anormales, apathie, comportements répétitifs, idées fixes |
Délires*, troubles de la pensée*, dépendance. Des cas dabus et de dépendance ont été décrits plus fréquemment avec les formulations à libération immédiate. |
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Affections du système nerveux |
Céphalée |
Sensation vertigineuse, dyskinésie, hyperactivité psychomotrice, somnolence, paresthésie#, céphalée de tension# |
Sédation, tremblements, léthargie# |
Convulsion, mouvements choréo-athétosiques, déficit neurologique ischémique réversible. Syndrome malin des neuroleptiques (SMN ; les cas étaient mal documentés et, dans la plupart des cas, les patients prenaient également dautres médicaments. Par conséquent, le rôle du méthylphénidate nest pas clair). |
Troubles cérébrovasculaires* (y compris vascularite, hémorragies cérébrales, accidents vasculaires cérébraux, artérite cérébrale, occlusion cérébrale), convulsion de type grand mal*, migraine, dysphémie |
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Affections oculaires |
Troubles de laccommodation# |
Vision floue, sécheresse oculaire# |
Difficultés daccom-modation, altération visuelle, diplopie |
Mydriase |
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Troubles de loreille et du labyrinthe |
Vertige# |
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Affections cardiaques * |
Arythmie, tachycardie palpitations |
Douleur thoracique |
Angine de poitrine |
Arrêt cardiaque, infarctus du myocarde |
Tachycardie supra-ventriculaire, bradycardie, extrasystoles ventriculaires, extrasystoles |
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Affections vasculaires * |
Hypertension |
Bouffées de chaleur# |
Artérite et/ou occlusion cérébrale, extrémités froides, phénomène de Raynaud |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux, douleur oropharyngée |
Dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales hautes, diarrhées, nausées, gêne abdominale, vomissements, sécheresse buccale, dyspepsie# |
Constipation |
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Affections hépatobiliaires |
Augmentation de lalanine aminotransférase# |
Augmentation des enzymes hépatiques |
Fonction hépatique anormale, y compris insuffisance hépatique aigüe et coma hépatique, augmentation de la phosphatase alcaline sanguine, augmentation de la bilirubine sanguine. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Alopécie, Prurit, Rash, Urticaire |
dème de Quincke, Réactions bulleuses, Réactions exfoliatrices. |
Hyperhidrose, éruption maculaire, Rash, Erythème |
Erythème polymorphe, dermatite exfoliatrice, érythème pigmenté fixe |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Arthralgie, tension musculaire#, contractures musculaires# |
Myalgie, secousses musculaires |
Crampes musculaires |
Trismus# |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Hématurie, pollakiurie |
Incontinence |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysfonction-nement érectile# |
Gynécomastie |
Priapisme, érection augmentée et érection prolongée |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Pyrexie, retard de croissance lors de traitements prolongés chez lenfant*, fatigue, irritabilité#, sensation de nervosité#, asthénie#, soif# |
Douleur thoracique |
Mort subite dorigine cardiaque* |
Gêne thoracique, Hyperthermie |
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Investigations |
Modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque (généralement une augmentation)*, perte de poids* |
Souffle cardiaque*, |
Diminution de la numération plaquettaire, numération leucocytaire anormale |
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*Voir Rubrique 4.4
# Fréquence issue des essais cliniques menés chez ladulte et non de données issues dessais menés chez lenfant et ladolescent ; peuvent également être appropriés aux enfants et adolescents.
Fréquence issue des essais cliniques menés chez lenfant et ladolescent et rapportée à une fréquence plus élevée dans des essais cliniques chez les patients adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
La libération retardée du méthylphénidate des formulations à durée d'action prolongée devra être prise en compte lors du traitement d'un surdosage.
Signes et symptômes
L'intoxication aiguë est due principalement à l'hyperstimulation du système nerveux central et du système sympathique, et peut se traduire par : vomissements, agitation, tremblements, hyperréflexie, secousses musculaires, convulsions (éventuellement suivies de coma), euphorie, confusion, hallucinations, délire, transpiration, réactions vasomotrices, céphalée, hyperthermie, tachycardie, palpitations, arythmies cardiaques, hypertension, mydriase et sécheresse des muqueuses.
Traitement
Il n'existe pas d'antidote spécifique en cas de surdosage au méthylphénidate.
Le traitement consiste en la mise en uvre de mesures symptomatiques appropriées.
Le patient devra être surveillé afin qu'il ne s'inflige pas de blessures et afin de le protéger contre les stimuli externes qui pourraient aggraver l'hyperstimulation déjà existante. Lefficacité du charbon actif na pas été établie.
Des soins intensifs devront être mis en uvre pour maintenir une circulation et des échanges respiratoires suffisants ; des moyens externes de refroidissement peuvent être nécessaires en cas d'hyperthermie.
L'efficacité de la dialyse péritonéale ou de l'hémodialyse extracorporelle n'a pas été établie lors d'un surdosage en méthylphénidate.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le méthylphénidate est un stimulant modéré du système nerveux central (SNC). La relation entre le mode daction et leffet thérapeutique dans les Troubles du Déficit de lAttention avec Hyperactivité (TDAH) nest pas connue. Le méthylphénidate bloquerait la recapture de la noradrénaline et de la dopamine au niveau des neurones présynaptiques et augmenterait la libération de ces monoamines dans lespace extraneuronal. Le méthylphénidate est un mélange racémique des isomères-d- et -l. Lisomère-d est pharmacologiquement plus actif que lisomère-l.
Efficacité clinique et sécurité demploi
Dans les études cliniques pivots, le méthylphénidate a été évalué chez 321 patients déjà stabilisés avec des formes à libération immédiate (LI) de méthylphénidate et chez 95 patients non précédemment traités par des formes à libération immédiate de méthylphénidate.
Les études cliniques ont montré que les effets du méthylphénidate étaient maintenus 12 heures après la prise lorsquil était administré une fois par jour, le matin.
Huit cent quatre-vingt-dix-neuf (899) adultes atteints de TDAH âgés de 18 à 65 ans ont été évalués dans trois études en double aveugle, contrôlées versus placebo pendant 5 à 13 semaines. Une certaine efficacité à court terme a été démontrée pour le méthylphénidate à des doses allant de 18 à 72 mg/jour mais cela na pas été démontré de manière constante au-delà de 5 semaines. Dans une de ces études, la réponse a été définie comme une réduction dau moins 30 % du score total des symptômes du TDAH sur léchelle Conners dévaluation du TDAH chez ladulte (Conners Adult ADHD Rating Scales CAARS) entre le début de létude et la Semaine 5. En considérant dans lanalyse que les sujets avec des données manquantes à leur dernière visite étaient des non-répondeurs, cette étude a montré une proportion significativement plus élevée de patients ayant répondu au traitement par méthylphénidate en à des doses de 18, 36, ou 72 mg/jour par comparaison au placebo.
Dans les deux autres études, les sujets ayant des données manquantes à la dernière visite ont été considérés comme non répondeurs. Les résultats ont montré des valeurs en faveur de méthylphénidate en comprimés à libération prolongée par comparaison au placebo, mais il ny avait pas de différence statistiquement significative entre méthylphénidate et le placebo pour les critères defficacité prédéfinis.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le méthylphénidate est rapidement absorbé.
Après ladministration dune dose unique par voie orale, la formulation de dosages multiples à libération prolongée (comprenant une partie LI et une partie LP) présente un profil biphasique de méthylphénidate. La fraction à libération immédiate atteint un premier pic de concentration plasmatique après 1h35 et la fraction à libération prolongée atteint un second pic après 5h30 environ.
Ladministration de méthylphénidate une fois par jour minimise les fluctuations entre les concentrations au pic et à la vallée associées à ladministration 3 fois par jour de méthylphénidate à libération immédiate. Limportance de labsorption du méthylphénidate administré en une prise par jour est généralement comparable à celle des formulations conventionnelles à libération immédiate administrées 3 fois par jour.
Daprès létude de bioéquivalence présentée, Méthylphénidate HCl 54 mg, comprimé LP est jugé bioéquivalent au produit dorigine, Concerta® 54 mg, comprimé à libération prolongée. Cette conclusion peut être extrapolée aux autres dosages de la gamme du produit.
Après ladministration de méthylphénidate 54 mg une fois par jour à 52 adultes à jeun, les paramètres pharmacocinétiques importants ci-après ont été les suivants : ASC(0-2,5h) 12,95 ng/mL*h et ASC(2,5-24h) 97,583 ng/mL*h, Cmax(0-2,5h) 6,6 ng/mL et Cmax(2,5-24h) 11,2 ng/mL, tmax(0-2,5h) 1,4 h et tmax(2,5-24h) 5,3 h.
Après administration dune dose unique de méthylphénidate (18, 36, 54 mg/jour) chez ladulte, la Cmax et lASC(0-inf) du méthylphénidate sont proportionnelles à la dose.
Distribution
Chez ladulte, les taux plasmatiques de méthylphénidate diminuent de façon biexponentielle après administration orale. Chez ladulte, après administration orale de méthylphénidate, la demi-vie du méthylphénidate est denviron 3,5 h. Le taux de liaison du méthylphénidate et de ses métabolites aux protéines plasmatiques est denviron 15 %. Le volume de distribution apparent du méthylphénidate est denviron 13 litres/kg.
Biotransformation
Chez lHomme, le méthylphénidate est métabolisé principalement par désestérification en acide alpha-phényl-pipéridine acétique (APP dont les taux plasmatiques sont environ 50 fois plus élevés que ceux du produit inchangé) qui possède peu ou pas dactivité pharmacologique. Chez ladulte, le métabolisme du méthylphénidate administré une fois par jour, évalué par la formation du métabolite APP, est similaire à celui du méthylphénidate administré 3 fois par jour. Le métabolisme du méthylphénidate est similaire après administrations quotidiennes uniques et réitérées.
Elimination
Chez ladulte, la demi-vie délimination du méthylphénidate après administration de méthylphénidate est denviron 3,5 heures. Après administration orale, environ 90 % de la dose est excrété dans les urines et 1 à 3 % dans les fèces sous forme de métabolites et ce, en 48 à 96 heures. On ne retrouve que de faibles quantités de méthylphénidate inchangé dans les urines (moins de 1 %). Le principal métabolite urinaire est lacide alpha-phényl-pipéridine acétique (60 à 90 %).
Chez lHomme, après administration orale de méthylphénidate radiomarqué, environ 90 % de la radioactivité sont retrouvés dans lurine. Le principal métabolite urinaire est lAPP, représentant environ 80 % de la dose administrée.
Effets de la nourriture
Chez les patients, aucune différence na été observée sur le plan pharmacocinétique ou pharmacodynamique après administration de méthylphénidate avec un petit déjeuner riche en graisses ou à jeun.
Populations particulières
Sexe
Chez ladulte sain, les valeurs de lASC(0-inf) moyenne ajustée à la dose de méthylphénidate sont de 36,7 ng.h/ml chez lhomme et de 37,1 ng.h/ml chez la femme. Aucune différence na été observée entre les 2 groupes.
Race
Chez ladulte sain traité par méthylphénidate, lASC(0-inf) ajustée à la dose est similaire dans tous les groupes ethniques ; cependant, la taille de léchantillon peut avoir été insuffisante pour mettre en évidence des variations pharmacocinétiques.
Population pédiatrique
La pharmacocinétique du méthylphénidate na pas été étudiée chez lenfant de moins de 6 ans. Chez les enfants de 7 à 12 ans, la pharmacocinétique de méthylphénidate après administration de 18 mg, 36 mg et 54 mg est (moyenne ±ET) : Cmax 6,0 ±1,3, 11,3 ±2,6 et 15,0 ±3,8 ng/ml, respectivement ; Tmax 9,4 ±0,02, 8,1 ±1,1 et 9,1 ±2,5 h, respectivement et ASC(0-11,5) 50,4 ±7,8, 87,7 ±18,2 et 121,5 ±37,3 ng.h/ml, respectivement.
Insuffisance rénale
Il nexiste pas de données sur lutilisation de Méthylphénidate Mylan Pharma LP chez linsuffisant rénal. Chez lHomme, après administration orale de méthylphénidate radiomarqué, le méthylphénidate est métabolisé de façon extensive et environ 80 % de la radioactivité sont excrétés dans les urines sous forme dAPP. La voie rénale nétant pas une voie importante pour lexcrétion du méthylphénidate, une insuffisance rénale aura peu de conséquences sur la pharmacocinétique de Méthylphénidate Mylan Pharma LP.
Insuffisance hépatique
Il nexiste pas de données sur lutilisation de méthylphénidate chez des patients présentant une insuffisance hépatique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de carcinogénicité réalisées chez la souris et le rat pendant toute leur vie ont montré une augmentation des tumeurs malignes hépatiques uniquement chez les souris mâles. L'extrapolation de ces résultats à l'espèce humaine n'est pas connue.
Le méthylphénidate n'a pas modifié les fonctions de reproduction ni la fertilité à des doses correspondant à de faibles multiples de la dose recommandée en clinique.
Grossesse développement embryonnaire et ftal
Le méthylphénidate n'est pas considéré comme étant tératogène chez le rat et le lapin. Une toxicité ftale (c'est-à-dire perte totale de la portée) et maternelle a été rapportée chez le rat à doses maternotoxiques.
Pelliculage : alcool polyvinylique, macrogol (3350), talc, acide chlorhydrique (ajustement pH), dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Cependant les comprimés à libération prolongée doivent être conservés dans le flacon dorigine avec bouchon sécurité-enfant.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon (PEHD) de 28 ou 30 comprimés et bouchon sécurité-enfant (PP).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 280 018 2 5 : 28 comprimés en flacon (PEHD).
· 34009 280 019 9 3 : 30 comprimés en flacon (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Stupéfiant.
Prescription sur ordonnance sécurisée, limitée à 28 jours.
Prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes en neurologie, en pédiatrie ou en psychiatrie.
Renouvellement non restreint.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CONCERTA LP 18 mg, comprimé à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- CATAPRESSAN 0,15 mg, comprimé sécable
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
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