METFORMINE MYLAN 850 mg, comprimé dispersible
CIS 68117871
Informations à jour au 26 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/11/2021
METFORMINE MYLAN 850 mg, comprimé dispersible
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé dispersible contient 850 mg de chlorhydrate de metformine correspondant à 662.90 mg de metformine base.
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé contient de lanhydride sulfureux (E220) et de la maltodextrine.
Chaque comprimé contient 11,05 mg de benzoate de sodium.
Comprimé dispersible blanc, marbré et rond.
4.1. Indications thérapeutiques
Chez l'adulte, METFORMINE MYLAN peut être utilisé en monothérapie ou en association avec d'autres antidiabétiques oraux ou avec l'insuline.
Chez l'enfant et l'adolescent de plus de 10 ans, METFORMINE MYLAN peut être utilisé en monothérapie ou en association avec l'insuline.
Une réduction des complications liées au diabète a été observée chez des patients adultes diabétiques de type 2 en surcharge pondérale traités par la metformine en première intention, après échec du régime alimentaire (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes dont la fonction rénale est normale (DFG ≥ 90 ml/min)
En monothérapie ou en association avec d'autres antidiabétiques oraux :
· La posologie initiale recommandée est de 500 mg ou 850 mg de chlorhydrate de metformine, 2 à 3 fois par jour, administrés au cours ou à la fin des repas.
· Au bout de 10 à 15 jours, la posologie sera adaptée en fonction de la glycémie. Une augmentation progressive de la posologie peut permettre d'améliorer la tolérance gastro-intestinale.
· Chez les patients prenant une dose élevée de chlorhydrate de metformine (2 à 3 g/jour), il est possible de remplacer deux comprimés de METFORMINE MYLAN 500 mg par 1 comprimé de METFORMINE MYLAN 1000 mg. La dose maximale recommandée de chlorhydrate de metformine est de 3 g par jour, en 3 prises distinctes.
· Si une substitution à un autre antidiabétique oral est envisagée, il convient d'arrêter le traitement précédent, et de le substituer par la metformine à la posologie indiquée ci-dessus.
En association avec l'insuline :
La metformine et l'insuline peuvent être associées afin d'obtenir un meilleur contrôle glycémique.
La posologie initiale recommandée du chlorhydrate de metformine est de 500 mg ou 850 mg, 2 à 3 fois par jour, et l'insuline sera adaptée en fonction de la glycémie.
Sujet âgé
Compte tenu de la diminution éventuelle de la fonction rénale chez le sujet âgé, la posologie du chlorhydrate de metformine doit être adaptée à la fonction rénale, et un contrôle régulier de celle-ci est nécessaire (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale :
Le DFG doit être évalué avant toute initiation de traitement par un médicament contenant de la metformine et au moins une fois par an par la suite. Chez les patients dont linsuffisance rénale risque de progresser et chez les patients âgés, la fonction rénale doit être évaluée plus fréquemment, par exemple tous les 3 à 6 mois.
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DFG ml/min |
Dose journalière totale maximale (à répartir en 2 à 3 prises quotidiennes) |
Autres éléments à prendre en compte |
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60-89 |
3 000 mg |
Une diminution de la dose peut être envisagée selon la détérioration de la fonction rénale. |
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45-59 |
2 000 mg |
Les facteurs susceptibles daugmenter le risque dune acidose lactique (voir rubrique 4.4) doivent être passés en revue avant denvisager linstauration de la metformine. La dose dinitiation ne peut dépasser la moitié de la dose maximale. |
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30-44 |
1 000 mg |
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< 30 |
/ |
La metformine est contre-indiquée |
Population pédiatrique
En monothérapie ou en association avec l'insuline :
METFORMINE MYLAN peut être utilisé chez l'enfant et les adolescents de plus de 10 ans.
La posologie initiale recommandée est de 500 mg ou 850 mg de chlorhydrate de metformine une fois par jour, administrés au cours ou à la fin des repas.
Après 10 à 15 jours, la posologie doit être ajustée en fonction de la glycémie. Une augmentation progressive de la posologie peut permettre d'améliorer la tolérance gastro-intestinale. La dose maximale recommandée de chlorhydrate de metformine est de 2 g par jour, en 2 ou 3 prises.
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés doivent être avalés avec de l'eau. Alternativement, chez les patients ayant des difficultés pour avaler, en particulier chez les enfants et les sujets âgés, les comprimés peuvent être dispersés dans de l'eau avant ingestion.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Tout type dacidose métabolique aiguë (telle que lacidose lactique, lacidocétose diabétique).
· Pré-coma diabétique.
· Insuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min).
· Affections aiguës susceptibles d'altérer la fonction rénale, telles que :
o déshydratation,
o infection grave,
o choc.
· Maladie (en particulier, maladie aiguë ou aggravation dune maladie chronique) pouvant entraîner une hypoxie tissulaire telle que :
o Insuffisance cardiaque en décompensation,
o insuffisance respiratoire,
o infarctus du myocarde récent,
o choc.
· Insuffisance hépatocellulaire, intoxication alcoolique aiguë, alcoolisme.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
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L'acidose lactique, une complication métabolique très rare mais grave survient le plus souvent lors dune dégradation aiguë de la fonction rénale, dune maladie cardio-respiratoire ou dune septicémie. Une accumulation de metformine se produit en cas de dégradation aiguë de la fonction rénale et augmente le risque dacidose lactique. En cas de déshydratation (diarrhée, vomissements sévères, fièvre ou diminution de lapport en liquides), la metformine doit être temporairement arrêtée et il est recommandé de contacter un professionnel de la santé. Les médicaments pouvant fortement altérer la fonction rénale (tels que les antihypertenseurs, les diurétiques et les AINS) doivent être instaurés avec prudence chez les patients traités par metformine. Dautres facteurs de risque de survenue dune acidose lactique sont une consommation excessive dalcool, une insuffisance hépatique, un diabète mal contrôlé, une cétose, un jeûne prolongé et toutes affections associées à une hypoxie, ainsi que lutilisation concomitante de médicaments pouvant provoquer une acidose lactique (voir rubriques 4.3 et 4.5). Les patients et/ou leurs soignants doivent être informés du risque dacidose lactique. Lacidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, des crampes musculaires, une asthénie et une hypothermie suivie dun coma. En cas de symptômes évocateurs, le patient doit arrêter la prise de metformine et immédiatement consulter un médecin. Le diagnostic biologique repose sur une diminution du pH sanguin (< 7,35), une augmentation du taux de lactates plasmatiques (> 5 mmol/L) ainsi quune augmentation du trou anionique et du rapport lactate/pyruvate. |
Fonction rénale
Le DFG doit être évalué avant le début du traitement et régulièrement par la suite (voir rubrique 4.2). La metformine est contre-indiquée chez les patients avec un DFG < 30 ml/min et doit être temporairement interrompue dans des situations pouvant altérer la fonction rénale (voir rubrique 4.3)
Chez le sujet âgé, une diminution de la fonction rénale est fréquente et asymptomatique. Des précautions particulières doivent être observées lorsque la fonction rénale est susceptible de s'altérer, comme en cas de déshydratation ou lors de la mise en place d'un traitement antihypertenseur ou diurétique, ainsi qu'au début d'un traitement par un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS).
Dans ces cas-là, il est également recommandé de contrôler la fonction rénale avant dinstaurer un traitement par metformine.
Fonction cardiaque
Les patients souffrant d'insuffisance cardiaque ont un plus grand risque d'hypoxie et d'insuffisance rénale. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque chronique stable, la metformine peut être utilisée avec une surveillance régulière de la fonction cardiaque et rénale.
La metformine est contre-indiquée chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque aiguë et instable (voir rubrique 4.3).
Administration de produits de contraste iodés
L'administration intravasculaire de produits de contraste iodés peut provoquer une néphropathie induite par le produit de contraste qui entrainera une accumulation de metformine et une augmentation du risque dacidose lactique. La metformine doit être arrêtée avant ou au moment de lexamen dimagerie et ne doit être reprise quaprès un délai minimum de 48 heures, à condition que la fonction rénale ait été réévaluée et jugée stable, voir rubriques 4.2 et 4.5.
Intervention chirurgicale
La metformine doit être interrompue au moment de lintervention chirurgicale sous anesthésie générale, rachidienne ou péridurale. Le traitement ne peut être repris que 48 heures au moins après l'intervention ou la reprise de lalimentation orale, et à condition que la fonction rénale ait été réévaluée et jugée stable.
Autres précautions
Tous les patients doivent poursuivre leur régime alimentaire, avec une répartition régulière de l'apport glucidique au cours de la journée. Les patients en surcharge pondérale doivent poursuivre le régime alimentaire hypo-calorique.
Les analyses biologiques recommandées pour la surveillance du diabète doivent être effectuées régulièrement.
La metformine administrée seule ne provoque pas d'hypoglycémie, mais des précautions doivent être observées lorsqu'elle est utilisée en association avec l'insuline ou dautres antidiabétiques oraux (comme les sulfamides hypoglycémiants ou les méglitinides).
Population pédiatrique
Le diagnostic d'un diabète de type 2 doit être confirmé avant d'initier le traitement par la metformine.
Aucun effet de la metformine sur la croissance et la puberté n'a été détecté au cours des études cliniques contrôlées d'une durée d'un an, mais aucune donnée à long terme sur ces points spécifiques n'est disponible. De ce fait, chez les enfants traités, et particulièrement les enfants pré-pubères, une surveillance attentive des effets de la metformine sur ces paramètres est recommandée.
Enfants âgés de 10 à 12 ans
Seulement 15 sujets âgés de 10 à 12 ans ont été inclus dans les études cliniques contrôlées menées chez l'enfant et l'adolescent. Bien que l'efficacité et la sécurité de la metformine chez ces enfants ne différaient pas de lefficacité et de la sécurité observées chez les enfants plus âgés et les adolescents, une attention particulière est recommandée lors de la prescription chez un enfant de 10 à 12 ans.
Excipients :
Ce médicament contient de la maltodextrine (une source de glucose). Les patients présentant un syndrome rare de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient de lanhydride sulfureux et peut provoquer des rares réactions dhypersensibilité sévères et un bronchospasme (voir rubrique 4.8).
Ce médicament contient 11,05 mg de benzoate de sodium par comprimé.
Le benzoate de sodium peut accroître le risque dictère (jaunissement de la peau et des yeux) chez les nouveau-nés (jusquà 4 semaines).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Alcool
Une intoxication alcoolique aiguë est associée à un risque accru dacidose lactique, particulièrement en cas de :
· jeûne, malnutrition ou insuffisance hépatique.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
+ Produits de contraste iodés
Survenue éventuelle d'une insuffisance rénale, liée à l'injection intravasculaire de produits de contraste iodés, pouvant entraîner une accumulation de metformine et exposer à un risque d'acidose lactique.
La metformine doit être arrêtée avant, ou au moment de lexamen dimagerie et ne doit être reprise quaprès un délai minimum de 48 heures, à condition que la fonction rénale ait été réévaluée et jugée stable, voir rubriques 4.2 et 4.4.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Médicaments avec une activité hyperglycémique intrinsèque (p. ex., les glucocorticoïdes [en utilisation locale ou par voie systémique] et les sympathomimétiques). Il peut être nécessaire de contrôler plus fréquemment la glycémie, spécialement au début du traitement. Ajustez si nécessaire la dose de metformine au cours du traitement en fonction du médicament concerné et lors de larrêt de celui-ci.
Certains médicaments peuvent altérer la fonction rénale, augmentant ainsi le risque dacidose lactique, par exemple les AINS, y compris les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase II (COX), les inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, les antagonistes du récepteur de langiotensine II et les diurétiques, en particulier les diurétiques de lanse. Lors de lintroduction ou de lutilisation de tels médicaments en association avec la metformine, une surveillance étroite de la fonction rénale est nécessaire.
Transporteurs de cations organiques (TCO)
La metformine est un substrat des deux transporteurs TCO1 et TCO2.
L'association de la metformine avec des :
· Inhibiteurs d'OCT1 (tels que le vérapamil) peut réduire l'efficacité de la metformine.
· Inducteurs d'OCT1 (tels que la rifampicine) peut augmenter l'absorption gastro-intestinale et l'efficacité de la metformine.
· Inhibiteurs d'OCT2 (tels que la cimétidine, le dolutégravir, la ranolazine, le triméthoprime, le vandétanib, lisavuconazole) peut diminuer l'élimination rénale de la metformine et entraîner ainsi une augmentation de la concentration plasmatique de la metformine.
· Inhibiteurs d'OCT1 et OCT2 (tels que le crizotinib, lolaparib) peut altérer l'efficacité et l'élimination rénale de la metformine.
La prudence est donc conseillée, en particulier chez les patients insuffisants rénaux, lorsque ces médicaments sont associés à la metformine, la concentration plasmatique en metformine pouvant augmenter. Si nécessaire, un ajustement posologique de la metformine peut être envisagé, étant donné que les inhibiteurs/inducteurs d'OCT peuvent altérer l'efficacité de la metformine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Le nombre limité de données sur lutilisation de la metformine chez la femme enceinte nindique pas une augmentation du risque danomalies congénitales. Les études chez l'animal n'ont pas montré deffets nocifs sur la grossesse, le développement embryonnaire ou ftal, l'accouchement ou le développement postnatal.
Lorsqu'une grossesse est envisagée ou pendant la grossesse, il est recommandé de ne pas traiter le diabète par la metformine mais dutiliser de l'insuline pour maintenir une glycémie aussi proche de la normale que possible, afin de réduire le risque de malformations ftales.
Allaitement
La metformine est excrétée dans le lait maternel humain. Aucun effet indésirable na été observé chez le nouveau-né et le nourrisson allaité. Cependant, les données disponibles étant limitées, lallaitement nest pas recommandé pendant le traitement par la metformine. La décision de poursuivre ou non l'allaitement doit être prise en tenant compte des bénéfices de lallaitement et du risque potentiel deffets indésirables pour lenfant.
Fertilité
La fertilité des rats mâles et femelles n'a pas été affectée par l'administration de doses de metformine allant jusqu'à 600 mg/kg/jour, ce qui correspond à environ 3 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez l'Homme rapportée à la surface corporelle.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Par contre, il convient dattirer lattention du patient sur les risques de survenue dhypoglycémie lorsque la metformine est utilisée en association avec d'autres antidiabétiques (comme les sulfamides hypoglycémiants, linsuline, les méglitinides).
Les effets indésirables suivants peuvent apparaître sous traitement par metformine. La fréquence est définie de la manière suivante : très fréquent : ³ 1/10 ; fréquent : ≥ 1/100, < 1/10 ; peu fréquent : ≥ 1/1000, < 1/100, rare : ≥ 1/10000, < 1/1000 ; très rare : < 1/10000 et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
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Système organe-classe / fréquence |
Effet indésirable |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Très rare |
Acidose lactique (voir rubrique 4.4) Diminution de labsorption de la vitamine B12 avec une réduction des taux sériques lors dun traitement de longue durée par la metformine. Il est recommandé denvisager une telle étiologie lorsquun patient présente une anémie mégaloblastique.
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Affections du système nerveux |
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Fréquent |
Perturbation du goût |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent |
Troubles gastro-intestinaux, notamment nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales et perte dappétit. Ces effets indésirables surviennent le plus souvent lors de linstauration du traitement, et régressent spontanément dans la plupart des cas. Pour les prévenir, il est recommandé dadministrer la metformine en 2 ou 3 prises dans la journée, au cours ou à la fin des repas. Une augmentation progressive de la posologie peut aussi permettre daméliorer la tolérance gastro-intestinale. |
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Affections hépatobiliaires |
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Très rare |
Cas isolés danomalies des tests de la fonction hépatique ou hépatite disparaissant à larrêt du traitement par la metformine. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Très rare |
Réactions cutanées comme érythème, prurit, urticaire |
Population pédiatrique
Dans les données publiées et post-marketing ainsi que dans les études cliniques contrôlées menées dans une population pédiatrique deffectif limité, âgée de 10 à 16 ans et traitée pendant un an, les effets indésirables rapportés étaient similaires à ceux rapportés chez les adultes en termes de nature et de sévérité
Liés aux excipients :
METFORMINE MYLAN contient de l'anhydride sulfureux (E220) qui, dans de rares cas, peut causer des réactions dhypersensibilité, y compris réactions anaphylactiques et bronchospasmes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes
Il n'a pas été observé d'hypoglycémie même avec des doses de chlorhydrate de metformine atteignant 85 g bien que dans de telles conditions une acidose lactique soit survenue. Un surdosage important de metformine ou l'existence de risques concomitants peuvent conduire à une acidose lactique.
Traitement
L'acidose lactique est une urgence médicale et doit être traitée en milieu hospitalier. La méthode la plus efficace pour éliminer les lactates et la metformine est lhémodialyse.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antidiabetiques oraux, Biguanides, code ATC : A10BA02.
Mécanisme daction
La metformine est un biguanide possédant des effets anti-hyperglycémiants, réduisant la glycémie basale et postprandiale. Elle ne stimule pas la sécrétion d'insuline, et par conséquent ne provoque pas d'hypoglycémie.
La metformine peut agir par l'intermédiaire de trois mécanismes :
(1) en réduisant la production hépatique de glucose en inhibant la néoglucogenèse et la glycogénolyse,
(2) au niveau musculaire, en augmentant la sensibilité à l'insuline, en favorisant la captation et l'utilisation périphérique du glucose,
(3) enfin, en retardant l'absorption intestinale du glucose.
La metformine stimule la synthèse intracellulaire du glycogène, en agissant sur la glycogène-synthase.
La metformine augmente la capacité de transport de tous les types de transporteurs membranaires du glucose (GLUT) connus à ce jour.
Effets pharmacodynamiques
Dans les études cliniques, lutilisation de la metformine était associée à une stabilité pondérale ou une modeste perte de poids.
Chez l'Homme, indépendamment de son action sur la glycémie, la metformine a des effets favorables sur le métabolisme lipidique. Ceci a été démontré à doses thérapeutiques au cours d'études cliniques contrôlées à moyen ou long terme : la metformine réduit le cholestérol total et le LDL-cholestérol, ainsi que les taux de triglycérides.
Efficacité et sécurité clinique
L'étude prospective randomisée UKPDS a permis d'établir le bénéfice à long terme d'un contrôle intensif de la glycémie chez les patients adultes présentant un diabète de type 2.
L'analyse des résultats chez des patients en surcharge pondérale, traités par la metformine après échec du régime alimentaire seul a montré :
· une réduction significative du risque absolu de tout type de complication liée au diabète dans le groupe metformine (29,8 événements pour 1000 années-patients), par rapport au régime seul (43,3 événements pour 1000 années-patients), p = 0,0023, et par rapport à des groupes combinés de monothérapies par sulfamides hypoglycémiants et insuline (40,1 événements pour 1000 années- patients), p = 0,0034 ;
· une réduction significative du risque absolu de mortalité liée au diabète : metformine 7,5 événements pour 1000 années-patients, régime seul 12,7 événements pour 1000 années-patients, p = 0,017 ;
· une réduction significative du risque absolu de mortalité globale : metformine 13,5 événements pour 1000 années-patients, par rapport au régime seul 20,6 événements pour 1000 années-patients (p = 0,011), et par rapport à des groupes combinés de monothérapies par sulfamides hypoglycémiants et insuline 18,9 événements pour 1000 années-patients (p = 0,021) ;
· une réduction significative du risque absolu d'infarctus du myocarde : metformine 11 événements pour 1000 années-patients, régime seul 18 événements pour 1000 années-patients (p = 0,01).
Le bénéfice clinique n'a pas été démontré lorsque la metformine a été utilisée en seconde intention en association avec un sulfamide hypoglycémiant.
Dans le diabète de type 1, l'association de la metformine avec l'insuline a été utilisée chez certains patients, mais le bénéfice clinique de cette association n'a pas été formellement démontré.
Population pédiatrique
Des études cliniques contrôlées, menées dans une population pédiatrique d'effectif limité, âgée de 10 à 16 ans et traitée pendant un an, ont montré une réponse glycémique similaire à celle observée chez l'adulte.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après une administration par voie orale dun comprimé de chlorhydrate de metformine, la concentration maximale plasmatique (Cmax) est atteinte en 2,5 heures environ (tmax).
La biodisponibilité absolue d'un comprimé de chlorhydrate de metformine de 500 mg ou de 850 mg est d'environ de 50 à 60 % chez le sujet sain. Après une administration orale, la fraction non absorbée retrouvée dans les fèces a été de 20 à 30 %.
Après une administration orale, l'absorption de la metformine est saturable et incomplète. Il semble que l'absorption de la metformine soit non linéaire.
Aux doses et schémas posologiques recommandés de metformine, les concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre sont atteintes en 24 à 48 heures, et restent généralement inférieures à 1 µg/ml.
Dans des essais cliniques contrôlés, les concentrations plasmatiques maximales de metformine (Cmax) n'ont pas excédé 5 µg/ml, même aux posologies maximales.
L'alimentation diminue et ralentit légèrement l'absorption de la metformine. Après administration orale d'un comprimé de 850 mg, il a été observé une diminution du pic de concentration plasmatique de 40 %, une diminution de 25 % de l'ASC (aire sous la courbe), et un allongement de 35 minutes du délai nécessaire pour atteindre le pic des concentrations plasmatiques. La pertinence clinique de ces diminutions reste inconnue.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est négligeable. La metformine diffuse dans les érythrocytes.
Le pic sanguin est inférieur au pic plasmatique et apparaît approximativement au même moment. Les érythrocytes représentent très probablement un compartiment secondaire de distribution.
Le volume de distribution (Vd) moyen est compris entre 63 et 276 L.
Biotransformation
La metformine est excrétée dans l'urine sous forme inchangée. Aucun métabolite n'a été identifié chez l'homme.
Elimination
La clairance rénale de la metformine est supérieure à 400 ml/min, ce qui indique une élimination de la metformine par filtration glomérulaire et par sécrétion tubulaire. Après une administration orale, la demi-vie apparente d'élimination terminale est d'environ 6,5 heures.
En cas d'altération de la fonction rénale, la clairance rénale est réduite de manière proportionnelle à celle de la créatinine. Ce phénomène conduit à un allongement de la demi-vie d'élimination, ce qui entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de metformine.
Caractéristiques dans des groupes de patients particuliers
Population pédiatrique
Etude à dose unique : après une dose unique de chlorhydrate de metformine 850 mg, le profil pharmacocinétique chez les patients pédiatriques était similaire à celui observé chez les adultes sains.
Etude à doses répétées : les données sont réduites à une étude. Après administration de doses répétées de 850 mg deux fois par jour pendant 7 jours à des les patients pédiatriques, la concentration plasmatique maximale (Cmax) et l'exposition systémique (ASC0-t) ont été réduites d'environ 33 % et 40 % respectivement en comparaison à des adultes diabétiques ayant reçu des doses répétées de 850 mg 2 fois par jour pendant 14 jours. Comme les posologies sont adaptées de façon individuelle en fonction du contrôle glycémique, ces résultats ont une pertinence clinique limitée.
5.3. Données de sécurité préclinique
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans l'emballage d'origine.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30, 50, 60, 90, 100, 150, 180 ou 270 comprimés dispersibles sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium) ou (Aluminium/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 380 102-5 ou 34009 380 102 5 1 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 380 103-1 ou 34009 380 103 1 2 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 380 104-8 ou 34009 380 104 8 0 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 380 105-4 ou 34009 380 105 4 1 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 570 916-3 ou 34009 570 916 3 7 : 150 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 570 911-1 ou 34009 570 911 1 8 : 180 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 570 912-8 ou 34009 570 912 8 6 : 270 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 380 114-3 ou 34009 380 114 3 2 : 30 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 380 117-2 ou 34009 380 117 2 2 : 50 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 380 118-9 ou 34009 380 118 9 0 : 60 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 380 119-5 ou 34009 380 119 5 1 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 570 918-6 ou 34009 570 918 6 6 : 150 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 570 914-0 ou 34009 570 914 0 8 : 180 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 570 915-7 ou 34009 570 915 7 6 : 270 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- GLUCOPHAGE 1000 mg, comprimé pelliculé sécable
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
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