COSIMPREL 5 mg/10 mg comprimé pelliculé sécable
CIS 68137895
Informations à jour au 10 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/01/2022
COSIMPREL 5 mg/10 mg comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
correspondant à bisoprolol.................................................................................................. 4,24 mg
Périndopril arginine.......................................................................................................... 10,000 mg
(correspondant à perindopril).............................................................................................. 6,790 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé bicouche , sécable, beige rosé, de forme oblongue, de 9.8 mm de long et 5.4 mm de large, gravé «
» sur une face et « 5/10 » sur lautre face.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
COSIMPREL est indiqué en substitution dans le traitement de lhypertension artérielle et/ou de la maladie coronaire stable (chez les patients ayant un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou de revascularisation), chez les patients adultes déjà contrôlés par périndopril et bisoprolol pris simultanément aux mêmes posologies.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie usuelle est de un comprimé une fois par jour.
Les patients doivent être contrôlés avec bisoprolol et périndopril pris simultanément aux mêmes posologies pendant au moins 4 semaines. Lassociation fixe nest pas adaptée pour le traitement initial.
Pour les patients contrôlés par bisoprolol 2.5 mg et périndopril 5 mg : la posologie est de ½ comprimé de COSIMPREL 5mg/10mg une fois par jour.
Si un changement de posologie est nécessaire, ladaptation posologique doit être effectuée avec chaque mono-composant pris séparément.
Population particulières
Patients insuffisants rénaux (voir rubriques 4.4 et 5.2)
En cas dinsuffisance rénale, la dose recommandée de COSIMPREL 5 mg/10 mg doit être ajustée en fonction de la clairance de la créatinine comme indiqué dans le tableau 1 ci-dessous :
Tableau 1 : adaptation posologique en cas dinsuffisance rénale
|
Clairance de la créatinine (ml/min) |
Posologie journalière recommandée |
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ClCR ≥ 60 |
1/2 comprimé de COSIMPREL 5 mg/ 10 mg |
|
ClCR < 60 |
Non approprié. Ladaptation posologique avec chaque mono-composant est recommandée |
Patients insuffisants hépatiques (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance hépatique.
Sujets âgés
COSIMPREL doit être administré selon la fonction rénale.
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité du COSIMPREL nont pas été établies chez les enfants et les adolescents. Aucune donnée nest disponible. De ce fait, lutilisation chez lenfant et ladolescent n'est pas recommandée.
Mode dadministration
Il est recommandé de prendre COSIMPREL en une prise quotidienne le matin avant le repas.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à un autre inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC).
· Insuffisance cardiaque aiguë ou épisodes de décompensation de linsuffisance cardiaque nécessitant un traitement inotrope par voie intraveineuse.
· Choc cardiogénique.
· Bloc auriculo-ventriculaire des 2ème et 3ème degrés (sans pacemaker).
· Maladie du sinus.
· Bloc sino-auriculaire.
· Bradycardie symptomatique.
· Hypotension symptomatique.
· Asthme sévère, ou broncho-pneumopathie chronique obstructive sévère.
· Troubles artériels périphériques occlusifs ou syndrome de Raynaud dans leurs formes sévères.
· Phéochromocytome non traité (voir rubrique 4.4).
· Acidose métabolique.
· Antécédent dangioedème lié à la prise dun IEC (voir rubrique 4.4).
· Angioedème héréditaire ou idiopathique.
· 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Lassociation de COSIMPREL à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1.73 m²) (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1).
· Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5).
· Traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5).
· Sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique 4.4).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypotension
Les IEC peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. Lhypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients ayant une déplétion volémique cest-à-dire traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, ayant des diarrhées ou vomissements, ou chez ceux ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubrique 4.5 et 4.8). Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque symptomatique, avec ou sans insuffisance rénale associée, une hypotension symptomatique a été observée. Elle se produit préférentiellement chez ces patients qui présentent un degré sévère dinsuffisance cardiaque, se traduisant par lutilisation de fortes doses de diurétiques de lanse, une hyponatrémie ou une insuffisance rénale fonctionnelle.
Linitiation du traitement et ladaptation posologique devront être réalisées sous stricte surveillance médicale chez les patients à haut risque dhypotension symptomatique. Les mêmes précautions sappliquent aux patients souffrant dischémie cardiaque ou de maladie cérébrovasculaire chez lesquels une chute tensionnelle excessive peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension se produit, le patient doit être placé en décubitus dorsal et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse dune solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0.9%). Une hypotension transitoire nest pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui pourra être généralement poursuivi sans problème une fois la pression artérielle remontée suite à laugmentation de la volémie.
Une diminution supplémentaire de la pression artérielle peut se produire avec le périndopril chez certains patients en insuffisance cardiaque, ayant une pression artérielle normale ou basse. Cet effet attendu ne nécessite généralement pas larrêt du traitement. Si lhypotension devient symptomatique, une diminution de la posologie ou un arrêt progressif du traitement, en utilisant les monocomposants, peut être nécessaire.
Hypersensibilité/ Angioedème
Des angioedèmes de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rarement signalés chez les patients traités par un IEC, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut se produire à nimporte quel moment du traitement. Dans de tels cas, COSIMPREL doit être arrêté immédiatement. Le traitement par béta-bloquant doit être poursuivi. Une surveillance appropriée doit être instaurée et poursuivie jusquà disparition complète des symptômes.
Lorsque ldème est limité à la face et aux lèvres, lévolution est en général régressive sans traitement, bien que des antihistaminiques aient été utiles pour soulager les symptômes.
Langioedème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsquil y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement durgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure ladministration dadrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusquà disparition complète et durable des symptômes.
Les patients ayant des antécédents dangioedème non liés à la prise dun IEC peuvent être sujets à un risque accru dangioedème sous IEC (voir rubrique 4.3).
Un angioedème intestinal a été rarement rapporté chez des patients traités par IEC. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce nétait pas précédé dangioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors dune chirurgie et les symptômes ont disparu à larrêt de lIEC. Langioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez les patients sous IEC.
Lassociation de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison dun risque accru dangioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas darrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). Lutilisation concomitante dIEC avec les inhibiteurs de lEPN (par exemple racécadotril), les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entrainer un risque accru dangio-dème (par exemple gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) chez un patient prenant déjà un IEC.
Insuffisance hépatique
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome nest pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent une jaunisse ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et bénéficier dune surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).
Particularités ethniques
Les IEC provoquent un plus grand taux dangioedème chez les patients noirs. De même que pour les autres IEC, le périndopril peut être moins efficace sur la diminution de la pression artérielle chez les patients noirs, en raison de la possibilité dune plus grande prévalence de faibles taux de rénine dans ce type de population.
Toux
Une toux a été rapportée avec lutilisation des IEC. Dune façon caractéristique, la toux est non-productive, persistante et disparaît à larrêt du traitement. La toux induite par les IEC devra faire partie du diagnostic différentiel de la toux.
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des IEC, dont le périndopril les IEC peuvent causer une hyperkaliémie parce quils inhibent la libération de laldostérone. Leffet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Les facteurs de risque dhyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, lâge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que la déshydratation, la décompensation cardiaque aiguë, lacidose métabolique, lutilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple : spironolactone, éplérénone, triamtérène, amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium ou la prise dautres traitements augmentant la kaliémie (par exemple : héparine, cotrimoxazole aussi connu sous le nom de triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier les antagonistes de laldostérone ou les antagonistes des récepteurs de langiotensine. Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. Lhyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées. Si lutilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5).
Lithium
Lassociation du lithium et du périndopril nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sels contenant du potassium
Lassociation du périndopril et de diurétiques épargneurs de potassium, de suppléments potassiques ou de substituts de sels contenant du potassium nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Antagonistes calciques, anti-arythmiques de classe I et antihypertenseurs daction centrale
Lassociation du bisoprolol avec les antagonistes calciques du type verapamil ou diltiazem, avec les anti-arythmiques de classe I, et avec les antihypertenseurs daction centrale nest en général pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Arrêt du traitement
Un arrêt brutal du traitement par béta-bloquant doit être évité, en particulier chez les patients ayant une cardiopathie ischémique, car cela peut entrainer une aggravation transitoire de la pathologie cardiaque. La posologie doit être diminuée progressivement, à laide de chaque monocomposant (périndopril et bisoprolol pris séparément), idéalement sur une période de deux semaines, en instaurant simultanément un traitement de remplacement si nécessaire.
Bradycardie
Si, durant le traitement, la fréquence cardiaque au repos chute en dessous de 50-55 battements par minute et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, une diminution de la posologie de COSIMPREL doit être effectuée en utilisant les monocomposants (périndopril et bisoprolol pris séparément) tout en sassurant quune dose optimale de bisoprolol est maintenue.
Bloc auriculoventriculaire du premier degré
En raison de leur effet dromotrope négatif, les béta-bloquants doivent être administrés avec précaution chez les patients ayant un BAV du 1er degré.
Sténose des valves aortique et mitrale / cardiomyopathie hypertrophique
Comme avec les autres IEC, le périndopril doit être donné avec précaution chez les patients ayant une sténose de la valve mitrale et une obstruction du débit ventriculaire gauche telle quune sténose aortique ou une cardiomyopathie hypertrophique.
Angor de Prinzmetal
Les béta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises chez les patients souffrant dangor de Prinzmetal. Lutilisation de béta-bloquants sélectifs des récepteurs béta-1-adrénergiques est possible dans les cas dangor modéré et uniquement en association avec des vasodilatateurs.
Insuffisance rénale
En cas dinsuffisance rénale, la posologie journalière de COSIMPREL doit être ajustée en fonction de la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2). Un contrôle périodique du potassium et de la créatinine fait partie des examens de routine chez ces patients (voir rubrique 4.8).
Une hypotension secondaire à linstauration du traitement par IEC peut conduire à des troubles de la fonction rénale chez les patients en insuffisance cardiaque symptomatique. Dans de tels cas, une insuffisance rénale aiguë, généralement réversible, a été observée.
Des augmentations de lurée sanguine et de la créatinine sérique, généralement réversibles à larrêt du traitement, ont été observées chez certains patients ayant une sténose bilatérale des artères rénales ou une sténose de lartère sur rein unique, traités par des IEC. Ceci a notamment été observé chez les insuffisants rénaux. Il existe un risque augmenté dhypotension sévère et dinsuffisance rénale si une hypertension rénovasculaire est aussi présente.
Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale stricte avec une posologie faible et une augmentation progressive de celle-ci. Le traitement par diurétiques étant un facteur supplémentaire de risque, celui-ci doit être arrêté et la fonction rénale surveillée pendant les premières semaines de traitement.
Des augmentations souvent faibles et transitoires des taux durée sanguine et de créatinine sérique, surtout lorsque le périndopril était associé à un diurétique, ont été observées chez certains patients hypertendus sans antécédent de maladie réno-vasculaire. Ceci concerne particulièrement les patients ayant une insuffisance rénale préexistante. Une réduction de la posologie et/ou un arrêt du diurétique et/ou du périndopril peut être nécessaire.
Hypertension rénovasculaire
Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque dhypotension et dinsuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale.
Transplantation rénale
Il nexiste pas de données relatives à ladministration de périndopril arginine chez des patients ayant subi une transplantation rénale récente.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez les patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité, et traités concomitamment par un IEC. Il conviendra dutiliser un autre type de membrane de dialyse ou un agent antihypertenseur de classe différente chez ces patients.
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Ont rarement été rapportées, des réactions anaphylactoïdes menaçant la vie du patient chez ceux recevant des IEC pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par lIEC avant chaque aphérèse.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Certains patients sous IEC pendant un traitement de désensibilisation (par exemple avec du venin dhyménoptère) ont eu des réactions anaphylactoïdes. Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant transitoirement lIEC lors de la désensibilisation, mais elles sont réapparues lors de la reprise par inadvertance du traitement.
Comme les autres béta-bloquants, le bisoprolol peut augmenter la sensibilité aux allergènes et lintensité des réactions anaphylactiques. Le traitement par ladrénaline ne produit pas toujours leffet thérapeutique attendu.
Neutropénie/Agranulocytose/Thrombocytopénie/Anémie
Des neutropénie/agranulocytose, thrombocytopénie et anémie ont été rapportées chez certains patients sous IEC. Chez les patients ayant une fonction rénale normale et sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême précaution chez les patients atteints de maladies du collagène vasculaire, chez les patients sous immunosuppresseur, chez les patients traités par allopurinol ou procaïnamide, ou chez les patients présentant une association de ces facteurs de risque, tout particulièrement en cas dinsuffisance rénale pré-existante. Certains de ces patients ont développé des infections sérieuses, qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si le périndopril est utilisé chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est conseillé et les patients doivent être informés afin de signaler tout signe dinfection (exemple : mal de gorge, fièvre).
Bronchospasme (asthme, maladies obstructives des voies aériennes)
Dans lasthme ou les autres broncho-pneumopathies chroniques obstructives, qui pourraient devenir symptomatiques, un traitement broncho-dilatateur peut être administré de manière concomitante. Chez les patients asthmatiques, une augmentation de la résistance des voies aériennes peut se produire occasionnellement, nécessitant une augmentation de la dose de bêta-2 stimulants.
Patients diabétiques
Une attention particulière est recommandée lorsque COSIMPREL est utilisé chez les patients diabétiques présentant des fluctuations importantes des valeurs de la glycémie. Les symptômes de lhypoglycémie peuvent être masqués par les béta-bloquants.
Jeûne strict
Une attention particulière est recommandée chez les patients en cas de jeûne strict.
Maladie occlusive des artères périphériques
Une aggravation des symptômes peut apparaître avec les béta-bloquants, en particulier au début du traitement.
Anesthésie
Chez les patients sous anesthésie générale, le béta-bloquant diminue lincidence des arythmies et des ischémies myocardiques pendant linduction de lanesthésie, lintubation et la période post-opératoire. Il est actuellement recommandé de poursuivre le traitement par bêta-bloquant pendant lintervention chirurgicale. Lanesthésiste doit être prévenu du traitement par bêta-bloquant du fait des interactions potentielles avec dautres médicaments, entraînant des brady-arythmies, une diminution de la tachycardie réflexe et de la capacité réflexe de compensation en cas de perte sanguine.
Si larrêt du traitement par bêta-bloquant paraît nécessaire avant lintervention, il devra être progressif et terminé environ 48 heures avant lanesthésie.
Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale majeure ou une anesthésie par des agents provoquant une hypotension, le périndopril peut bloquer la production de langiotensine II secondaire à la libération de rénine. Le traitement doit être interrompu un jour avant lintervention. Si une hypotension se produit et quelle est attribuée à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une augmentation de la volémie.
Psoriasis
Les patients ayant un psoriasis ou des antécédents de psoriasis ne doivent être traités par bêta-bloquants quaprès une évaluation minutieuse des bénéfices et des risques.
Phéochromocytome
Chez les patients présentant un phéochromocytome connu ou suspecté, le bisoprolol doit toujours être administré en association avec un médicament alpha-bloquant.
Thyrotoxicose
Les symptômes de thyrotoxicose peuvent être masqués lors du traitement par le bisoprolol.
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients atteints dhyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. De ce fait, lutilisation de ce médicament nest pas recommandée chez ces patients.
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Insuffisance cardiaque
Aucune donnée nest actuellement disponible sur le traitement de linsuffisance cardiaque par le bisoprolol chez les patients présentant les pathologies et états suivants :
· diabète insulino-dépendant (type I),
· insuffisance rénale sévère,
· insuffisance hépatique sévère,
· cardiomyopathie restrictive,
· cardiopathie congénitale,
· pathologie valvulaire organique ayant un retentissement significatif au plan hémodynamique,
· infarctus du myocarde de moins de 3 mois.
Excipients :
COSIMPREL contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune interaction entre le bisoprolol et le périndopril na été observée au cours dune étude réalisée chez des volontaires sains. Seules les informations concernant les interactions avec dautres produits connues pour les substances actives prises individuellement sont fournies ci-après.
Médicaments augmentant le risque dangio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de traitement contenant du périndopril. Le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4)
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entraîner un risque accru dangio-dème (voir rubrique 4.4).
Médicaments entrainant une hyperkaliémie :
Bien que la kaliémie reste généralement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités avec le COSIMPREL. Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter lapparition dhyperkaliémie comme : laliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium (par ex : spironolactone, triamtérène ou amiloride), les IEC, les ARA II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, et le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole), le triméthoprime étant connu pour agir comme un diurétique épargneur de potassium comme lamiloride. Lassociation de ces médicaments augmente le risque dhyperkaliémie. Par conséquent, lassociation de COSIMPREL avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
· Aliskiren
Le traitement concomitant de COSIMPREL avec laliskiren est contre-indiqué chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux en raison de laugmentation du risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire.
· Traitements par circulation extra-corporelle
Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou lhémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et laphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison dun risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, lutilisation dun autre type de membrane de dialyse ou dune classe dagent antihypertenseur différente doit être envisagée.
Associations déconseillées
LIEES AU BISOPROLOL
· Antihypertenseurs daction centrale comme la clonidine et dautres médicaments (par exemple méthyldopa, moxonidine, rilmenidine)
Lutilisation concomitante avec des antihypertenseurs daction centrale peut aggraver linsuffisance cardiaque par diminution du tonus central sympathique (diminution de la fréquence et du débit cardiaques, vasodilatation). Larrêt brutal du traitement, en particulier sil a lieu avant larrêt du bêta-bloquant, peut augmenter le risque «dhypertension rebond».
· Anti-arythmiques de classe I (par exemple quinidine, disopyramide, lidocaïne, phénytoïne, flécaïnide, propafenone)
Leffet sur le temps de conduction auriculo-ventriculaire peut être potentialisé et leffet inotrope négatif augmenté.
· Antagonistes calciques de type vérapamil, ou, dans une moindre mesure, de type diltiazem
Effet négatif sur la contractilité et la conduction auriculo-ventriculaire. Ladministration intraveineuse de vérapamil chez les patients sous bêta-bloquants peut induire une hypotension sévère et un bloc auriculo-ventriculaire.
LIEES AU PERINDOPRIL
· Aliskiren
Le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
· Traitement associant un IEC avec un ARA II
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints dathérosclérose diagnostiquée, dinsuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée dhypotension, de syncope, dhyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association dun IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle.
· Estramustine
Risque daugmentation des effets indésirables tel quun dème angioneurotique (angioedème).
· Diurétiques épargneurs de potassium (ex : triamtérène, amiloride ), potassium (sels)
Hyperkaliémie (potentiellement fatale), en particulier dans un contexte dinsuffisance rénale (effets hyperkaliémiants cumulés).
Lassociation de périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une utilisation concomitante est toutefois indiquée, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution et un contrôle périodique de la kaliémie doit être effectué. Pour lutilisation de la spironolactone dans linsuffisance cardiaque, voir ci-dessous.
· Lithium
Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et donc de sa toxicité ont été rapportées pendant ladministration concomitante de lithium avec des IEC. Lutilisation de périndopril avec le lithium nest pas recommandée, mais si lassociation savère nécessaire, un suivi attentif des taux de lithémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4).
Associations faisant lobjet de précautions demploi
LIEES AU BISOPROLOL ET PERINDOPRIL
· Antidiabétiques (Insuline et hypoglycémiants oraux)
Des études épidémiologiques ont suggéré que lassociation concomitante dIEC et dantidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec un risque dhypoglycémie. Ce phénomène semble se produire plus particulièrement au cours des premières semaines de lassociation de ces traitements et chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Lassociation du bisoprolol aux antidiabétiques oraux et à linsuline peut majorer leffet hypoglycémiant. Le blocage des récepteurs bêta-adrénergiques peut masquer les symptômes dhypoglycémie.
· Anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) (y compris lacide acétylsalicylique ³ 3 g/jour)
Quand le COSIMPREL est administré simultanément à des AINS (tels que lacide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, les inhibiteurs COX-2 et les AINS non sélectifs) une atténuation de leffet antihypertenseur du bisoprolol et du périndopril peut se produire.
La prise concomitante dIEC et dAINS peut conduire à un risque accru de dégradation de la fonction rénale, incluant un risque dinsuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération pré-existante de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement.
· Antihypertenseurs et vasodilatateurs
Lutilisation concomitante dantihypertenseurs, de vasodilatateurs (tels que la trinitrine, dautres dérivés nitrés ou dautres vasodilatateurs) ou dautres médicaments pouvant réduire la pression artérielle (ex : antidépresseurs tricycliques, barbituriques, phénothiazines) peut augmenter les effets hypotenseurs du périndopril et du bisoprolol.
· Antidépresseurs tricycliques/Antipsychotiques/Anesthésiques
Lutilisation concomitante de certains anesthésiques, antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques avec les IEC peut conduire à une accentuation de la diminution de la pression artérielle.
Lutilisation concomitante du bisoprolol avec les anesthésiques peut entrainer une diminution de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque dhypotension.
· Sympathomimétiques
Médicaments béta-sympathomimétiques (par exemple isoprénaline, dobutamine) : lassociation avec le bisoprolol peut diminuer leffet des deux médicaments.
Médicaments sympathomimétiques qui activent les récepteurs α et β-adrénergiques (par exemple noradrénaline, adrénaline) : lassociation avec le bisoprolol peut révéler leffet vasoconstricteur α-adrénergique de ces médicaments, conduisant à une hypertension et une aggravation dune claudication intermittente. Ces interactions sont considérées comme plus probables avec les bêta-bloquants non sélectifs.
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
LIEES AU BISOPROLOL
· Antagonistes calciques de type dihydropyridine, comme la felodipine et lamlodipine
Une majoration du risque dhypotension et du risque de détérioration de la fonction ventriculaire chez les patients souffrant dinsuffisance cardiaque ne peut être exclue.
· Anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone)
Leffet sur la conduction auriculo-ventriculaire peut être majoré.
· Médicaments parasympathomimétiques
Le temps de conduction auriculo-ventriculaire et le risque de bradycardie peuvent être augmentés.
· Bêta-bloquants dusage local (par exemple, collyre pour le traitement des glaucomes)
Les effets généraux du bisoprolol peuvent être potentialisés.
· Digitaliques
Diminution de la fréquence cardiaque, augmentation du temps de conduction auriculo-ventriculaire.
LIEES AU PERINDOPRIL
· Baclofène
Augmentation de leffet antihypertenseur. Si nécessaire, surveiller la pression artérielle et adapter la posologie de lantihypertenseur.
· Diurétiques non-épargneurs de potassium
Les patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujets à une forte diminution de la pression artérielle après linstauration du traitement par un IEC. Leffet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinstaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique antérieur peut avoir causé une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, soit le diurétique doit être interrompu avant dinstaurer un IEC ; dans ce cas, un diurétique non épargneur de potassium peut être ensuite réintroduit soit lIEC doit être instauré à une dose faible et augmentée progressivement.
Dans le traitement diurétique de linsuffisance cardiaque congestive, lIEC doit être instauré à une dose très faible et après avoir réduit la dose du diurétique non épargneur de potassium associé.
Dans tous les cas, la fonction rénale (taux de créatinine) doit être surveillée lors des premières semaines de traitement par IEC.
· Diurétiques épargneurs de potassium (éplérénone, spironolactone)
Avec léplérénone et la spironolactone à des doses comprises entre 12.5 mg et 50 mg par jour et avec de faibles doses dIEC :
Dans le traitement de linsuffisance cardiaque de classe II-IV (NYHA) avec une fraction déjection <40%, et précédemment traitée avec un IEC et un diurétique de lanse, il existe un risque dhyperkaliémie, potentiellement fatale, particulièrement en cas de non-respect des recommandations de prescription de cette association. Avant linstauration de lassociation, vérifier labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale. Un contrôle strict de la kaliémie et de la créatininémie est recommandé une fois par semaine le premier mois du traitement et par la suite une fois par mois.
Associations à prendre en compte
LIEES AU BISOPROLOL
· Méfloquine
Majoration du risque de bradycardie.
· Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (sauf les IMAO-B)
Majoration de leffet hypotenseur des bêta-bloquants, mais aussi risque de crise hypertensive.
LIEES AU PERINDOPRIL
· Or
Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant des bouffées vasomotrices au visage, nausées, vomissement et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Sur la base des données existantes concernant les monocomposants, COSIMPREL est déconseillé durant le 1er trimestre de la grossesse et contre-indiqué durant les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse.
Bisoprolol
Le bisoprolol possède des propriétés pharmacologiques susceptibles dentraîner des effets nocifs sur la grossesse et/ou le ftus/nouveau-né (une diminution de la perfusion placentaire associée à des retards de croissance, des morts intra-utérines, des avortements ou un travail précoce, et des effets indésirables (par exemple hypoglycémie et bradycardie) peuvent survenir chez le ftus et le nouveau-né). Si le traitement par bêta-bloquant est nécessaire, les agents bêta-1 sélectifs doivent être privilégiés.
Le bisoprolol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité. Si le traitement par le bisoprolol savère nécessaire, le flux sanguin utéro-placentaire et la croissance ftale doivent être surveillés. En cas deffets nocifs sur la grossesse ou sur le ftus, un traitement alternatif doit être envisagé. Le nouveau-né doit faire lobjet dune surveillance étroite. Les symptômes dhypoglycémie et de bradycardie apparaissent généralement dans les 3 premiers jours de la vie.
Périndopril
Lutilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de tératogénicité après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse.
En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
COSIMPREL est déconseillé durant lallaitement.
Lexcrétion du bisoprolol dans le lait maternel est inconnue. Par conséquent, lallaitement nest pas recommandé pendant ladministration du bisoprolol.
En raison de labsence dinformation disponible sur lutilisation du périndopril au cours de lallaitement, celui-ci est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement pour le nouveau-né ou le prématuré.
Fertilité
Aucune donnée sur la fécondité nest disponible par rapport à lutilisation de COSIMPREL.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
COSIMPREL na pas dinfluence directe sur laptitude à conduire des véhicules et à utilliser des machines, mais des sensations de vertiges ou de fatigue en relation avec une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients, en particulier au début ou en cas de changement du traitement, ainsi quen cas dassociation à lalcool.
Par conséquent, laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée.
Les effets indésirables les plus fréquents du bisoprolol sont : céphalées, étourdissements, aggravation de linsuffisance cardiaque, hypotension, sensation de froid dans les extrémités, nausée, vomissement, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, asthénie et fatigue.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les essais cliniques et observés avec le périndopril sont : céphalées, vertiges, étourdissement, paresthésie, troubles visuels, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, nausée, vomissement, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, dysgueusie, dyspepsie, rash, prurit, crampes musculaires et asthénie.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été observés lors des essais cliniques et/ou de lutilisation post-AMM du bisoprolol et du périndopril pris séparément et sont classés selon la classification MedDRA par système-organe et en fonction de leur fréquence.
Très fréquent (³ 1/10); fréquent (³ 1/100, < 1/10); peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100); rare (³ 1/10 000, < 1/1000); très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classification MedDRA Système Organe Classe |
Effets indésirables |
Fréquence |
|
|
Bisoprolol |
Périndopril |
||
|
Infection |
Rhinite |
Rare |
Très rare |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Eosinophilie |
- |
Peu fréquent* |
|
Agranulocytose (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Pancytopénie |
- |
Très rare |
|
|
Leucopénie |
- |
Très rare |
|
|
Neutropénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Anémie hémolytique chez les patients ayant un déficit congénital en G6PDH |
- |
Très rare |
|
|
Troubles endocriniens |
Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) |
- |
Rare |
|
Affections du métabolisme et de la nutrition |
Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Peu fréquent* |
|
Hyperkaliémie, réversible à larrêt du traitement |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Hyponatrémie |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Affections psychiatriques |
Humeur modifiée |
- |
Peu fréquent |
|
Troubles du sommeil |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Dépression |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
|
|
Cauchemars, hallucinations |
Rare |
- |
|
|
Confusion |
- |
Très rare |
|
|
Affections du système nerveux |
Céphalées** |
Fréquent |
Fréquent |
|
Etourdissements** |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Vertiges |
- |
Fréquent |
|
|
Dysgueusie |
- |
Fréquent |
|
|
Paresthésie |
- |
Fréquent |
|
|
Somnolence |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Syncope |
Rare |
Peu fréquent* |
|
|
Affections oculaires |
Troubles visuels |
- |
Fréquent |
|
Sécheresse lacrymale (à prendre en compte si le patient porte des lentilles). |
Rare |
- |
|
|
Conjonctivite |
Très rare |
- |
|
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Acouphènes |
- |
Fréquent |
|
Troubles de laudition |
Rare |
- |
|
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
- |
Peu fréquent* |
|
Tachycardie |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Bradycardie |
Très fréquent |
- |
|
|
Aggravation de linsuffisance cardiaque |
Fréquent |
- |
|
|
Troubles de la conduction auriculo-ventriculaire |
Peu fréquent |
- |
|
|
Arythmie |
- |
Très rare |
|
|
Angine de poitrine |
- |
Très rare |
|
|
Infarctus du myocarde, possiblement secondaire à une forte hypotension chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Affections vasculaires |
Hypotension et effets liés à une hypotension |
Fréquent |
Fréquent |
|
Sensation de froid ou dengourdissement dans les extrémités |
Fréquent |
- |
|
|
Hypotension orthostatique |
Peu fréquent |
- |
|
|
Vascularite |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Bouffée congestive |
- |
Rare* |
|
|
Accident vasculaire cérébral, possiblement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Syndrome de Raynaud |
- |
Indéterminée |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux |
- |
Fréquent |
|
Dyspnée |
- |
Fréquent |
|
|
Bronchospasme |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Pneumopathie à éosinophiles |
- |
Très rare |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales |
Fréquent |
Fréquent |
|
Constipation |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Diarrhée |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Nausée |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Vomissement |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Dyspepsie |
- |
Fréquent |
|
|
Sécheresse buccale |
- |
Peu fréquent |
|
|
Pancréatite |
- |
Très rare |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) |
Rare |
Très rare |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash |
- |
Fréquent |
|
Prurit |
- |
Fréquent |
|
|
Angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4) |
- |
Peu fréquent |
|
|
Urticaire |
- |
Peu fréquent |
|
|
Réactions de photosensibilité |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Pemphygoïde |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Hyperhidrose |
- |
Peu fréquent |
|
|
Réactions dhypersensibilité (démangeaisons, bouffée congestive, rash). |
Rare |
- |
|
|
Aggravation du psoriasis |
- |
Rare* |
|
|
Erythème multiforme |
- |
Très rare |
|
|
Alopécie |
Très rare |
- |
|
|
Les bêta-bloquants peuvent provoquer ou aggraver un psoriasis ou induire un rash psoriasiforme |
Très rare |
- |
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Crampes musculaires |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Faiblesse musculaire |
Peu fréquent |
- |
|
|
Arthralgie |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Myalgie |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Insuffisance rénale |
- |
Peu fréquent |
|
Insuffisance rénale aiguë |
- |
Rare |
|
|
Anurie/oligurie |
- |
Rare* |
|
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysérection |
- |
Peu fréquent |
|
Impuissance |
Rare |
- |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie |
Fréquent |
Fréquent |
|
Fatigue |
Fréquent |
- |
|
|
Douleur thoracique |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Malaise |
- |
Peu fréquent* |
|
|
dème périphérique |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Fièvre |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Investigations |
Augmentation de lurée sanguine |
- |
Peu fréquent* |
|
Elévation des enzymes hépatiques |
Rare |
Rare |
|
|
Elévation de la bilirubinémie |
- |
Rare |
|
|
Elévation des triglycérides |
Rare |
- |
|
|
Augmentation de la créatinine plasmatique |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Blessure, empoisonnement et complications d'une intervention |
Chute |
- |
Peu fréquent* |
*Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés après la commercialisation (notifications spontanées).
**Ces symptômes apparaissent plus particulièrement en début de traitement. Ils sont généralement légers et disparaissent en 1 à 2 semaines.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucune donnée nest disponible en cas de surdosage par COSIMPREL chez lHomme.
Bisoprolol
Symptômes
En général, les signes les plus couramment rencontrés en cas de surdosage d'un bêta-bloquant sont la bradycardie, l'hypotension, le bronchospasme, l'insuffisance cardiaque aiguë, et l'hypoglycémie. A ce jour, quelques cas de surdosage (maximum 2 000 mg) avec le bisoprolol ont été rapportés chez les patients souffrant d'hypertension et/ou de cardiopathie ischémique, et se sont traduits par une bradycardie et/ou une hypotension.
Tous les patients se sont rétablis. De larges variations inter-individuelles de la sensibilité à une dose unique élevée de bisoprolol peuvent être observées ; les patients insuffisants cardiaques étant probablement très sensibles.
Prise en charge
En cas de surdosage, le traitement par bisoprolol doit être arrêté et un traitement symptomatique doit être administré. Des données limitées suggèrent que le bisoprolol est peu dialysable. Compte-tenu des actions pharmacologiques attendues et des recommandations pour les autres bêta-bloquants, les mesures générales suivantes doivent être envisagées lorsqu'elles sont justifiées au plan clinique.
Bradycardie: administration d'atropine, par voie I.V. Si la réponse est inadaptée, l'isoprénaline ou un autre médicament ayant des propriétés chronotropes positives peut être administré avec précaution. Dans certaines circonstances, la pose d'un pacemaker peut s'avérer nécessaire.
Hypotension: des solutés intraveineux et des vasopresseurs doivent être administrés. Le glucagon par voie intraveineuse peut être utile.
Bloc auriculo-ventriculaire (du 2ème ou 3ème degré): les patients doivent être surveillés attentivement et traités par perfusion d'isoprénaline ou pose d'un pacemaker.
Aggravation aiguë de l'insuffisance cardiaque: administration, par I.V., de diurétiques, d'agents inotropes, de vasodilatateurs.
Bronchospasme: administration d'un traitement bronchodilatateur, tel que isoprénaline, médicaments bêta-2 sympathomimétiques et/ou aminophylline.
Hypoglycémie: administration I.V. de glucose.
Périndopril
Symptômes
Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez lHomme. Les symptômes associés à un surdosage aux IEC peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, une bradycardie, des étourdissements, de lanxiété et de la toux.
Prise en charge
Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse dune solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %). Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse dangiotensine II et/ou de catécholamines peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors dune bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de lenzyme de conversion, autres associations, code ATC : C09BX02.
Mécanisme daction
Bisoprolol
Le bisoprolol est un bêta-bloquant ayant une forte affinité pour les récepteurs β-1 adrénergiques, sans activité sympathomimétique intrinsèque, ni effet stabilisant de membrane. Il ne présente qu'une affinité faible pour les récepteurs bêta-2 des muscles lisses des bronches et des vaisseaux et pour les récepteurs bêta-2 intervenant dans la régulation métabolique. En conséquence, le bisoprolol ne modifie généralement pas la résistance des voies aériennes et n'a pas d'effets métaboliques liés à l'action sur les récepteurs bêta-2. La bêta-1 sélectivité du bisoprolol s'étend au-delà des doses thérapeutiques.
Périndopril
Le périndopril est un inhibiteur de lenzyme qui transforme langiotensine I en angiotensine II (Enzyme de Conversion de lAngiotensine ECA). Cette enzyme de conversion, ou kininase, est une exopeptidase qui permet la conversion de langiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice, provoquant la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif.
Linhibition de lECA induit une diminution de langiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de lactivité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et à une diminution de la sécrétion daldostérone. Comme lECA inactive la bradykinine, linhibition de lECA conduit aussi à une augmentation de lactivité des systèmes kallikreine-kinine locaux et circulants (et par conséquent aussi à une activation du système prostaglandines). Ce mécanisme peut contribuer à laction hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (comme la toux).
Le périndopril agit par lintermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne présentent pas dinhibition de lECA in vitro.
Effets pharmacodynamiques
Bisoprolol
Le bisoprolol na pas deffet inotrope négatif significatif.
Leffet maximal du bisoprolol est observé 3 à 4 heures après administration orale. La demi-vie délimination plasmatique de 10 à 12 heures permet un effet thérapeutique pendant 24h.
Leffet antihypertenseur maximal du bisoprolol est généralement atteint après deux semaines.
Lors d'une administration aiguë chez les patients présentant une cardiopathie ischémique sans insuffisance cardiaque chronique, le bisoprolol diminue la fréquence cardiaque et le volume d'éjection systolique, et donc le débit cardiaque et la consommation d'oxygène. En traitement chronique, les résistances périphériques initialement élevées diminuent. La diminution de lactivité rénine plasmatique est proposée notamment comme mécanisme daction sous-tendant leffet antihypertenseur des bêta-bloquants.
Le bisoprolol diminue la réponse sympatho-adrénergique en bloquant les récepteurs béta-adrénergiques cardiaques. Cela entraîne une diminution de la fréquence cardiaque et de la contractilité, et donc une réduction de la consommation doxygène myocardique, ce qui est leffet souhaité dans langor accompagné dune cardiopathie ischémique sous-jacente.
Périndopril
Hypertension :
Le périndopril est actif à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé.
Efficacité et sécurité clinique
Bisoprolol
2 647 patients au total ont été inclus dans l'étude CIBIS II. 83 % (n=2202) étaient en classe III de la NYHA et 17 % (n=445) en classe IV de la NYHA. Ils présentaient une insuffisance cardiaque systolique symptomatique stable (fraction d'éjection < 35 %, mesurée par échocardiographie). La mortalité totale a diminué de 17,3 % à 11,8 % (diminution relative de 34 %). Une baisse de la fréquence des morts subites (3,6 % versus 6,3 %, diminution relative de 44 %) et une réduction des épisodes d'insuffisance cardiaque nécessitant une hospitalisation (12 % versus 17,6 %, diminution relative de 36 %) ont été observées. Enfin, une amélioration significative de l'état fonctionnel selon la classification NYHA a été observée.
Pendant linstauration et la titration des doses de bisoprolol, des hospitalisations pour bradycardie (0,53 %), hypotension (0,23 %) ou décompensation aiguë (4,97 %) ont été observées, mais elles n'étaient pas plus fréquentes que dans le groupe placebo (0 %, 0,3 % et 6,74 % respectivement). Le nombre d'accidents vasculaires cérébraux fatals ou invalidants pendant la durée totale de l'étude a été de 20 dans le groupe bisoprolol et de 15 dans le groupe placebo.
L'étude CIBIS III a porté sur 1010 patients âgés de ≥ 65 ans, atteints d'insuffisance cardiaque chronique légère à modérée (ICC de classe II ou III de la NYHA) et présentant une fraction d'éjection ventriculaire gauche ≤ 35 %, n'ayant reçu antérieurement aucun inhibiteur de l'enzyme de conversion, de bêtabloquants ou d'antagonistes de l'angiotensine. Les patients ont été traités par l'association de bisoprolol et d'énalapril pendant 6 à 24 mois après un traitement initial de 6 mois par soit du bisoprolol, soit de l'énalapril.
On a observé une tendance à une aggravation de l'insuffisance cardiaque chronique plus fréquente lorsque le bisoprolol était utilisé lors du traitement initial de 6 mois. La non-infériorité entre le traitement initial par le bisoprolol et le traitement initial par l'énalapril n'a pas été prouvée dans l'analyse per-protocole, bien que les deux stratégies d'initiation du traitement de l'insuffisance cardiaque aient montré à la fin de l'étude un taux similaire dans la fréquence de survenue du critère primaire composite associant décès et hospitalisations (32,4 % dans le groupe initialement traité par le bisoprolol versus 33,1% dans le groupe initialement traité par l'énalapril, pour la population en per-protocole). L'étude montre que le bisoprolol peut aussi être utilisé chez les personnes âgées ayant une insuffisance cardiaque chronique légère à modérée.
Périndopril
Hypertension
Le périndopril est actif à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé.
Lactivité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le ratio vallée/pic est de lordre de 87 100 %.
La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le premier mois de traitement, et se maintient sans échappement.
Larrêt du traitement ne saccompagne pas dun effet rebond sur la pression artérielle.
Le périndopril réduit lhypertrophie ventriculaire gauche.
Chez lhomme, les propriétés vasodilatatrices du périndopril ont été confirmées. Il améliore lélasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères.
Lassociation à un diurétique thiazidique produit une synergie additive. Lassociation dun IEC et dun thiazidique diminue aussi le risque dhypokaliémie induit par le traitement diurétique.
Patients atteints dune maladie coronaire stable
Létude clinique EUROPA, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a duré 4 ans.
Douze mille deux cent dix-huit (12218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés sous périndopril tert-butylamine 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) (n=6110) ou sous placebo (n=6108).
Les patients de létude présentaient une maladie coronaire sans signe clinique dinsuffisance cardiaque. Au total, 90 % des patients avaient un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou un antécédent de revascularisation coronaire. La plupart des patients recevaient le traitement étudié en plus de leur thérapie usuelle incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêta-bloquants.
Le critère principal defficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, linfarctus du myocarde non fatal et/ou larrêt cardiaque récupéré. Le traitement par le périndopril tert-butylamine 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) une fois par jour a abouti à une réduction absolue significative du critère principal de 1,9 % (Réduction du Risque Relatif de 20 %, IC 95 % [9,4 ; 28,6] - p<0,001).
Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2 % correspondant à une RRR de
22,4 % (IC 95 % [12,0 ; 31,6] - p<0,001) du critère principal a été observée chez les patients ayant un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou de revascularisation.
Dans un sous-groupe de patients traités par béta-bloquants, défini dans une analyse post-hoc de létude EUROPA, lajout de périndopril au béta-bloquant (n=3789) a montré une réduction absolue significative du critère composite comprenant la mortalité cardiovasculaire, linfarctus du myocarde non fatal, et/ou larrêt cardiaque récupéré de 2.2% (réduction du risque relatif de 24%, IC 95% [9.5 ; 36.4]) en comparaison aux béta-bloquants sans périndopril (n=3745).
Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients diabétiques de type 2, atteints d'une insuffisance rénale chronique, de troubles cardio-vasculaires ou des deux. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Population pédiatrique
Aucune donnée dutilisation de COSIMPREL chez les enfants nest disponible.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec COSIMPREL dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de lhypertension artérielle, de la maladie coronaire stable chronique et dans linsuffisance cardiaque chronique (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lutilisation pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Bisoprolol
Absorption
Le bisoprolol est presque complètement (à plus de 90%) absorbé au niveau des voies gastro-intestinales et, du fait de son faible effet de premier passage hépatique (denviron 10%), sa biodisponibilité absolue est de lordre de 90 % après administration orale.
Distribution
Le volume de distribution est de 3,5 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques est denviron 30 %.
Biotransformation et élimination
Le bisoprolol est éliminé par deux voies : 50 % sont transformés en métabolites inactifs dans le foie, puis excrétés par les reins. Les 50 % restants sont excrétés sous forme inchangée par voie rénale. La clairance totale est de 15 l/h environ. La demi-vie délimination plasmatique de 10 12 heures permet dobtenir un effet durant 24 heures, après une seule prise quotidienne.
Populations particulières
Les paramètres pharmacocinétiques du bisoprolol sont linéaires et indépendants de lâge.
Du fait de cette élimination équilibrée entre la voie rénale et la voie hépatique, il nest pas nécessaire dadapter la posologie chez les insuffisants hépatiques ou rénaux. La pharmacocinétique chez les patients présentant une insuffisance cardiaque chronique stable et des troubles de la fonction rénale ou hépatique na pas été étudiée. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque chronique (classe III de la NYHA), les taux plasmatiques de bisoprolol sont plus élevés, et la demi-vie est prolongée par rapport aux volontaires sains. La concentration plasmatique maximale à létat déquilibre est de 64 + 21 ng/ml pour une dose quotidienne de 10 mg et la demi-vie est de 17 + 5 heures.
Périndopril
Absorption
Après administration orale, labsorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
Distribution
Le volume de distribution est approximativement de 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à lenzyme de conversion de langiotensine, et est concentration-dépendante.
Biotransformation
Le périndopril est une prodrogue.
27 % de la dose administrée du périndopril est retrouvé dans le compartiment sanguin sous forme de périndoprilate, métabolite actif. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
La prise daliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril arginine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Elimination
Le périndoprilate est éliminé dans lurine et la demi-vie terminale de la fraction libre est denviron 17 heures, permettant dobtenir un état déquilibre en 4 jours.
Linéarité/non-linéarité
Une relation linéaire a été démontrée entre la dose de périndopril et sa concentration plasmatique.
Populations particulières
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux. Une adaptation posologique en cas dinsuffisance rénale est souhaitable en fonction du degré de cette insuffisance (clairance de la créatinine).
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.
Les cinétiques du périndopril sont modifiées chez les cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée nest pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique nest nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction et de développement, nont pas révélé de risque particulier pour lHomme.
Selon les études sur la reproduction, le bisoprolol na pas deffet sur la fertilité ou sur les autres résultats concernant la reproduction.
Comme les autres bêta-bloquants, le bisoprolol a provoqué une toxicité maternelle (diminution de la prise alimentaire et perte de poids) et embryoftale (fréquence accrue des avortements spontanés, poids de naissance réduit, retard de développement intra-utérin) à des doses élevées, mais il n'a pas entraîné d'effets tératogènes.
Périndopril
Dans les études de toxicité chronique avec administration orale de périndopril (chez le rat et le singe), lorgane cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène na été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) nont montré aucun signe dembryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, induisent des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et le lapin : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées. La fécondité na pas été altérée chez les rats mâles ou femelles.
Aucune carcinogénicité na été observée lors des études à long terme chez les rats et les souris.
Evaluation du risque environnemental
COSIMPREL contient des substances actives connues, bisoprolol et périndopril. COSIMPREL sera prescrit en remplacement des prises individuelles de périndopril et de bisoprolol, donc il ny aura pas daugmentation de lexposition environnementale.
Noyau : cellulose microcristalline PH 102 (E460), carbonate de calcium (E170), amidon de maïs prégélatinisé, carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre (E551), stéarate de magnésium (E572), croscarmellose sodique (E468).
Pelliculage : glycérol (E422), hypromellose (E464), macrogol 6000, stéarate de magnésium (E572), dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172).
Pilulier en polypropylène de 10 comprimés pelliculés : 2 ans.
Pilulier en polypropylène de 28 ou 30 comprimés pelliculés : 30 mois.
Pilulier en polyéthylène de haute densité de 100 comprimés pelliculés : 30 mois.
Pilulier de 10 comprimés pelliculés : « Après première ouverture, le médicament doit être utilisé dans les 20 jours. »
Pilulier de 28 ou 30 comprimés pelliculés : « Après première ouverture, le médicament doit être utilisé dans les 60 jours. »
Pilulier de 100 comprimés pelliculés : « Après première ouverture, le médicament doit être utilisé dans les 100 jours. »
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Pilulier de 10, 28 ou 30 comprimés pelliculés : pilulier blanc en polypropylène, équipé dun réducteur de débit en polyéthylène de faible densité et dun bouchon blanc opaque contenant un gel dessicant.
Pilulier de 100 comprimés pelliculés : pilulier en polyéthylène de haute densité équipé dun bouchon en polypropylène contenant un gel dessicant.
Boites de 1 pilulier de 10 comprimés pelliculés.
Boites de 1 ou 3 piluliers de 28 comprimés pelliculés.
Boites de 1, 3 ou 4 piluliers de 30 comprimés pelliculés.
Boite de 1 pilulier de 100 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
50 rue CARNOT
92284 SURESNES CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 675 5 0 : 30 comprimés en pilulier (polypropylène) ; boite de 1 pilulier.
· 34009 300 675 6 7 : 30 comprimés en pilulier (polypropylène) ; boite de 3 piluliers.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- BISOCE 1,25 mg, comprimé pelliculé
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- COSIMPREL 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
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