FOSAMAX 10 mg, comprimé
CIS 68333591
Informations à jour au 3 septembre 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 03/09/2019
FOSAMAX 10 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acide alendronique............................................................................................................ 10,00 mg
sous forme dalendronate monosodique trihydraté.............................................................. 13,05 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de l'ostéoporose masculine (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique
La posologie recommandée est de 1 comprimé à 10 mg, une fois par jour.
Traitement de l'ostéoporose masculine
La posologie recommandée est de 1 comprimé à 10 mg, une fois par jour.
· L'alendronate doit être pris strictement au lever, à jeun, avec un grand verre d'eau du robinet (ou une eau minérale faiblement minéralisée en calcium et en magnésium), en position assise ou debout, au moins une demi-heure avant l'absorption des premiers aliments ou d'une autre boisson. Les autres boissons, les aliments et certains médicaments risquent de diminuer l'absorption de l'alendronate.
· Les patients doivent impérativement avaler le comprimé de FOSAMAX en entier. Les patients ne doivent ni écraser, ni croquer le comprimé ou le laisser se dissoudre dans la bouche en raison du risque d'ulcérations oropharyngées.
· Les patients ne doivent absolument pas s'allonger pendant au moins trente minutes après la prise du comprimé et, dans tous les cas, jusqu'à l'absorption des premiers aliments de la journée pour réduire le risque d'irritation sophagienne.
· FOSAMAX ne doit pas être pris au coucher.
Lexpérience clinique actuelle est de 4 ans dans le traitement de lostéoporose post-ménopausique et de 2 ans dans le traitement de l'ostéoporose masculine.
Personnes âgées
Les études cliniques nont révélé aucune différence liée à lâge dans les profils defficacité et de sécurité demploi de lalendronate. Par conséquent, aucune modification de posologie nest nécessaire chez les patients âgés.
Insuffisance rénale
Aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patients ayant un taux de filtration glomérulaire > 35 ml/min). En raison dun manque dexpérience, lalendronate est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale caractérisée par un taux de filtration glomérulaire < 35 ml/mn.
Population pédiatrique
La sécurité d'emploi et l'efficacité de FOSAMAX chez les enfants de moins de 18 ans nont pas été établies. Ce médicament ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 18 ans. Les données actuellement disponibles pour lacide alendronique dans la population pédiatrique sont décrites en rubrique 5.1.
Durée du traitement
La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour lostéoporose na pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Maladies de lsophage et autres facteurs qui retardent le transit sophagien telles que sténose et achalasie.
· Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 35 ml/min).
· Hypocalcémie.
· Incapacité de se mettre en position verticale ou de se tenir assis en position verticale pendant au moins 30 minutes.
· En cas de traitement par ce médicament, lallaitement est contre-indiqué.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur nimporte quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusquau-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou laine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la survenue de la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire.
Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. Larrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de lévaluation du bénéfice/risque pour le patient.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Effets indésirables au niveau de lsophage
Des sophagites, des ulcères et érosions sophagiens, rarement suivis de sténoses sophagiennes ont été rapportés chez des patients traités avec FOSAMAX. Dans certains cas, ces réactions ont été sévères et ont nécessité l'hospitalisation. Les médecins doivent par conséquent être vigilants quant à l'existence de tout signe ou symptôme indiquant une possible réaction sophagienne.
Ils doivent donner des instructions aux patients d'arrêter FOSAMAX et de consulter s'ils présentent une dysphagie, une odynophagie, une douleur rétrosternale ou l'apparition ou l'aggravation de brûlures rétrosternales.
Le risque d'effets indésirables sophagiens semble être plus important chez les patients qui s'allongent après avoir pris FOSAMAX et/ou qui n'avalent pas le comprimé avec un grand verre d'eau et/ou qui continuent à prendre FOSAMAX après avoir eu des symptômes évocateurs d'une irritation sophagienne.
Par conséquent, il est très important que toutes les instructions concernant l'administration de FOSAMAX soient données et comprises par les patients (voir rubrique 4.2).
De rares cas d'ulcères gastriques, duodénaux ou gastro-intestinaux ont été rapportés depuis la commercialisation, parfois graves et s'accompagnant de complications telles que hémorragie digestive (méléna, hématémèse) ou perforation.
En raison de la possibilité d'effets irritants de FOSAMAX sur la muqueuse so-gastro-intestinale et d'une aggravation d'une maladie sous-jacente, l'alendronate doit être prescrit avec prudence chez les patients ayant une affection gastro-intestinale évolutive, telle que dysphagie, maladies sophagiennes, gastrite, duodénite ou ulcère, ainsi que chez les malades prenant des AINS ou de l'aspirine.
Pour les patients chez lesquels un sophage de Barrett a été diagnostiqué, les prescripteurs doivent évaluer les bénéfices et les risques potentiels de l'alendronate au cas par cas.
Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou une infection locale (y compris une ostéomyélite), a été rapportée chez des patients cancéreux recevant un traitement par des bisphosphonates principalement administrés par voie intraveineuse. Un grand nombre de ces patients recevait aussi une chimiothérapie et des corticoïdes. Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patients traités pour ostéoporose recevant des bisphosphonates par voie orale.
Les facteurs de risque suivants doivent être pris en compte lors de lévaluation du patient à risque de développer une ostéonécrose de la mâchoire :
· La puissance du bisphosphonate (la plus forte étant celle de lacide zolédronique), la voie dadministration (voir ci-dessus) et les doses cumulées,
· Cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie, inhibiteurs de langiogenèse, tabagisme,
· Antécédent de maladie dentaire, mauvaise hygiène bucco-dentaire, maladie parodontale, interventions dentaires invasives et appareils dentaires mal ajustés.
Un examen dentaire avec des soins dentaires préventifs appropriés doit être envisagé avant un traitement par bisphosphonates par voie orale chez les patients ayant une dentition en mauvais état.
Pendant le traitement, ces patients doivent éviter, si possible, les interventions dentaires invasives. La chirurgie dentaire peut aggraver létat des patients développant une ostéonécrose de la mâchoire pendant un traitement par bisphosphonate. Pour les patients nécessitant une intervention dentaire, il ny a pas de données disponibles suggérant quune interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque dostéonécrose de la mâchoire.
Le jugement clinique du médecin traitant doit guider la conduite à tenir pour chaque patient basée sur lévaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Durant un traitement par bisphosphonates, chaque patient doit être incité à maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, à faire des contrôles dentaires réguliers et à informer de tout symptôme bucco-dentaire tel que mobilité des dents, douleur ou gonflement.
Ostéonécrose du conduit auditif externe
Lostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels dostéonécrose du conduit auditif externe comprennent lutilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels quune infection ou un traumatisme. La possibilité dostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patients recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, tels que des douleurs ou écoulements, ou des infections chroniques de loreille.
Chez les patients prenant des bisphosphonates, des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires ont été rapportées. Depuis la mise sur le marché, ces symptômes ont rarement été graves et/ou handicapants (voir rubrique 4.8).
Le délai dapparition se situait entre un jour et plusieurs mois après le début du traitement. Chez la plupart des patients, les symptômes ont disparu après larrêt du traitement. Chez certains dentre eux, les symptômes ont réapparu lors dun autre traitement avec le même médicament ou un autre bisphosphonate.
Depuis la commercialisation, de rares cas de réactions cutanées sévères y compris syndrome de Stevens-Johnson et de Lyell, ont été rapportés.
Calcium/Vitamine D
L'hypocalcémie doit être corrigée avant de commencer le traitement avec lalendronate (voir rubrique 4.3). De même les autres troubles du métabolisme osseux (tels que les déficits en vitamine D et lhypoparathyroïdisme) doivent être efficacement corrigés. Chez les patients présentant ces troubles, la calcémie et les symptômes dhypocalcémie doivent être surveillés lors du traitement par FOSAMAX.
En raison des effets positifs de lalendronate sur la masse osseuse, une diminution de la calcémie et de la phosphorémie peut survenir, plus particulièrement chez les patients prenant des glucocorticoïdes chez lesquels l'absorption du calcium peut être diminuée. Elle est habituellement faible et asymptomatique.
Cependant, il y a eu des cas dhypocalcémie symptomatique, parfois sévères et souvent survenus chez des patients ayant un terrain prédisposé (par exemple hypoparathyroïdisme, déficit en vitamine D et malabsorption du calcium).
Le fait d'assurer un apport adéquat en calcium et en vitamine D est donc particulièrement important chez les patients recevant des corticoïdes.
FOSAMAX 10 mg, comprimé doit être réservé au traitement de l'ostéoporose (post-ménopausique ou masculine) et non à sa prévention.
Excipients
En raison de la présence de lactose, ce médicament ne doit pas être administré en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Chez des volontaires sains, la prednisone administrée par voie orale (20 mg, 3 fois par jour pendant 5 jours) n'a pas entraîné de modification cliniquement significative de la biodisponibilité de l'alendronate (augmentation moyenne de 20 à 44 %).
En raison de l'irritation gastro-intestinale associée à la prise d'AINS, la prudence est de règle en cas de prise concomitante d'alendronate.
Au cours des études dans l'ostéoporose post-ménopausique, un certain nombre de patientes ont reçu des estrogènes (par voie vaginale, cutanée ou orale) alors qu'elles étaient traitées par FOSAMAX. Aucun effet indésirable lié à cette association n'a été observé.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il nexiste pas de données adéquates sur ladministration de lalendronate chez la femme enceinte. Les études chez lanimal nindiquent pas deffets directement néfastes sur la grossesse, le développement embryo-ftal, ou le développement post-natal. Lalendronate administré au cours de la grossesse chez le rat a provoqué une dystocie liée à une hypocalcémie (voir rubrique 5.3).
Il n'y a pas de données sur le passage de l'alendronate dans le lait maternel. FOSAMAX ne doit pas être utilisé chez la femme qui allaite.
En cas de traitement par ce médicament, lallaitement est contre-indiqué.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Les patients peuvent présenter certains effets indésirables (par exemple vision trouble, étourdissement et douleurs sévères osseuses, musculaires ou articulaires [voir rubrique 4.8]) qui peuvent avoir une influence sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Dans une étude clinique d'une durée d'1 an chez des femmes ménopausées ayant une ostéoporose, les profils globaux de sécurité d'emploi avec FOSAMAX 70 mg (n = 519) et l'alendronate 10 mg/jour (n = 370) ont été similaires.
Dans deux études cliniques d'une durée de 3 ans chez des femmes ménopausées (alendronate 10 mg : n = 196, placebo : n = 397) avec un protocole pratiquement identique, les profils globaux de sécurité d'emploi avec l'alendronate 10 mg/jour et un placebo ont été similaires.
Les événements indésirables rapportés par les investigateurs comme possiblement, probablement ou définitivement liés au médicament sont présentés ci-dessous s'ils sont survenus chez ≥ 1% des patientes traitées dans l'un ou l'autre des groupes thérapeutiques de l'étude d'1 an, ou chez ≥ 1% des patientes traitées par l'alendronate 10 mg/jour avec une incidence supérieure à celle des patientes sous placebo dans les études de 3 ans.
Les données de tolérance chez l'homme ont été limitées par l'effectif de l'étude clinique (N = 146 hommes). Toutefois le profil de sécurité d'emploi de FOSAMAX 10 mg, comprimé semble être similaire à celui observé chez les femmes ménopausées.
|
|
Etude sur 1 an |
Etude sur 3 ans |
||
|
|
FOSAMAX |
Alendronate |
Alendronate |
Placebo |
|
Gastro-intestinaux : |
|
|
|
|
|
Douleurs abdominales |
3,7 |
3,0 |
6,6 |
4,8 |
|
Dyspepsie |
2,7 |
2,2 |
3,6 |
3,5 |
|
Régurgitation acide |
1,9 |
2,4 |
2,0 |
4,3 |
|
Nausées |
1,9 |
2,4 |
3,6 |
4,0 |
|
Ballonnement abdominal |
1,0 |
1,4 |
1,0 |
0,8 |
|
Constipation |
0,8 |
1,6 |
3,1 |
1,8 |
|
Diarrhée |
0,6 |
0,5 |
3,1 |
1,8 |
|
Dysphagie |
0,4 |
0,5 |
1,0 |
0,0 |
|
Flatulence |
0,4 |
1,6 |
2,6 |
0,5 |
|
Gastrite |
0,2 |
1,1 |
0,5 |
1,3 |
|
Ulcère gastrique |
0,0 |
1,1 |
0,0 |
0,0 |
|
Ulcère sophagien |
0,0 |
0,0 |
1,5 |
0,0 |
|
Musculo-squelettiques : |
|
|
|
|
|
Douleurs ostéo-articulaires ou musculaires |
2,9 |
3,2 |
4,1 |
2,5 |
|
Crampes musculaires |
0,2 |
1,1 |
0,0 |
1,0 |
|
Neurologiques : |
|
|
|
|
|
Céphalées |
0,4 |
0,3 |
2,6 |
1,5 |
Les événements indésirables suivants ont également été rapportés au cours des études cliniques et/ou depuis la commercialisation :
Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), peu fréquents (≥1/1 000, <1/100), rares (≥1/10 000, <1/1 000), très rares (≤1/10 000 incluant les cas isolés).
|
Classes de systèmes dorgane |
Effets indésirables |
|
Affections du système immunitaire : |
Rare : réactions d'hypersensibilité dont urticaire et angio-dème. |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition : |
Rare : hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé§. |
|
Affections du système nerveux : |
Fréquent : céphalées, étourdissements. |
|
|
Peu fréquent : dysgueusie. |
|
Affections oculaires : |
Peu fréquent : inflammation de l'il (uvéite, sclérite ou épisclérite). |
|
Affections de l'oreille et du labyrinthe : |
Fréquent : vertige. Très rare : ostéonécrose du conduit auditif externe (effets indésirables de la classe des bisphosphonates). |
|
Affections gastro-intestinales : |
Fréquent : douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulence, ulcère sophagien*, dysphagie*, ballonnement abdominal, régurgitation acide. |
|
|
Peu fréquent : nausée, vomissements, gastrite, sophagite*, érosions sophagiennes*, méléna. |
|
|
Rare : sténose sophagienne*, ulcérations oropharyngées*, PUS (perforation, ulcères, saignement) de la partie haute du tractus gastro-intestinal§. |
|
Affections de la peau et du |
Fréquent : alopécie, prurit. |
|
tissu sous-cutané : |
Peu fréquent : rash, érythème. |
|
|
Rare : rash avec photosensibilité, réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique. |
|
Affections musculo-squelettiques, systémiques et des os : |
Très fréquent : douleurs ostéo-articulaires ou musculaires parfois sévères§. |
|
|
Fréquent : gonflement des articulations. |
|
|
Rare : ostéonécroses de la mâchoire§, fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effet de classe des bisphosphonates). |
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration : |
Fréquent : asthénie, dème périphérique. |
|
|
Peu fréquent : symptômes transitoires de type réaction aiguë (myalgies, malaise et rarement fièvre), généralement observés en début de traitement. |
|
§ Voir rubrique 4.4. La fréquence était similaire lors des études cliniques entre le groupe médicament et le groupe placebo. *Voir rubriques 4.2 et 4.4. Cet événement indésirable a été identifié par la pharmacovigilance depuis la commercialisation. La fréquence rare a été estimée d'après des essais cliniques appropriés. Depuis la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence rare) : fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effet de classe des bisphosphonates).
|
|
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Après l'administration à doses orales uniques, la mortalité observée a été significative chez les rats et les souris femelles à des doses d'environ 2 800 et 4 800 fois* respectivement la dose recommandée dans le traitement de l'ostéoporose chez la femme ménopausée. Chez les mâles, ces valeurs étaient légèrement plus élevées.
Une hypocalcémie, une hypophosphorémie, des troubles gastro-intestinaux hauts, tels que mauvaise digestion ou brûlures d'estomac, sophagite, gastrite ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale.
On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par l'alendronate.
Du lait ou des antiacides devraient être administrés. Il faut éviter d'induire des vomissements et le patient doit rester en position verticale.
* pour un poids de 50 kg chez la femme.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
L'alendronate est un amino-bisphosphonate. Dans les études réalisées chez l'animal, l'alendronate se localise préférentiellement dans les sites de résorption osseuse, à proximité des ostéoclastes. L'alendronate n'interfère pas avec le recrutement des ostéoclastes ni avec leur fixation mais inhibe leur activité. Sous alendronate, un os normal est formé incorporant l'alendronate dans sa matrice où il est pharmacologiquement inactif. C'est pour cette raison qu'un schéma d'administration en continu a été choisi. L'alendronate réduit la résorption de l'os sans effet direct sur la formation et diminue ainsi l'accélération du remodelage osseux. La formation osseuse subit une réduction (car la formation et la résorption osseuses sont liées) de moindre importance, entraînant ainsi un gain progressif de masse osseuse.
Chez des rats en période de croissance, la dose seuil à partir de laquelle l'alendronate altère la minéralisation (entraînant une ostéomalacie) est 6 000 fois la dose qui inhibe la résorption. Ces résultats indiquent qu'il est très improbable que l'alendronate administré à dose thérapeutique provoque une ostéomalacie.
L'administration d'alendronate chez des femmes ménopausées a entraîné des modifications des marqueurs biochimiques du remaniement cellulaire osseux (diminution des marqueurs de la résorption et de la formation osseuse) se maintenant pendant toute la durée d'administration du produit, avec une réascension ou un retour aux valeurs initiales après l'arrêt du traitement.
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique
Lostéoporose est définie par une densité minérale osseuse (DMO) au rachis ou au col du fémur à 2,5 écarts types en dessous de la valeur moyenne dune population normale jeune ou par un antécédent de fracture de fragilité osseuse, indépendamment de la DMO.
L'alendronate, à la dose de 10 mg par jour pendant 3 ans, a entraîné des augmentations moyennes de la densité minérale osseuse (DMO) des vertèbres lombaires, du col du fémur, et du trochanter de 8,8 %, 5,9 %, et 7,8 % respectivement par rapport au placebo. Ces études suggèrent que les augmentations de la masse osseuse des vertèbres lombaires et des hanches ne se sont pas faites aux dépens des autres parties du squelette.
L'essai FIT (Fracture Intervention Trial) comprenait 2 études contrôlées versus placebo avec lalendronate en utilisation quotidienne (5 mg par jour pendant 2 ans et 10 mg par jour pendant un à deux ans supplémentaires) :
· FIT 1 : une étude de 3 ans chez 2 027 patientes ayant au moins une fracture (tassement) vertébrale. Dans cette étude, ladministration quotidienne dalendronate a réduit l'incidence d'au moins une nouvelle fracture vertébrale de 47 % (alendronate 7,9 % et placebo 15,0 %). De plus, une réduction statistiquement significative a été observée sur l'incidence des fractures de la hanche (1,1 % et 2,2 %, soit une réduction de 51 %).
· FIT 2 : une étude de 4 ans chez 4 432 patientes ayant une masse osseuse basse mais sans fracture vertébrale préexistante. Dans cette étude, dans lanalyse du sous-groupe des femmes ostéoporotiques (37 % de la population globale qui correspond à la définition de lostéoporose ci-dessus), a été observée une différence significative de l'incidence des fractures de la hanche (alendronate 1,0 % et placebo 2,2 %, soit une réduction de 56 %) et de l'incidence d'au moins une fracture vertébrale (2,9 % et 5,8 %, soit une réduction de 50 %).
Les effets de larrêt du traitement ont été évalués 1 an après cet arrêt dans une étude chez des patientes traitées pendant un an ou deux ans ; le niveau de remodelage osseux est retourné progressivement aux valeurs avant traitement. A larrêt du traitement, il n'a pas été observé d'augmentation supplémentaire de la masse osseuse, ni de perte accélérée de celle-ci.
Chez des patientes ménopausées ayant une ostéoporose, traitées par alendronate à des doses allant jusqu'à 20 mg/jour pendant 1, 2 ou 3 ans, les examens histologiques osseux ont montré une minéralisation et une structure osseuse normales ainsi que la diminution attendue du remodelage osseux. Ces données, ainsi que l'histologie osseuse normale et la résistance osseuse accrue observées chez des rates et des babouins femelles ovariectomisées exposées à un traitement à long terme avec l'alendronate, sont en faveur d'une qualité normale de l'os formé pendant le traitement.
Traitement de l'ostéoporose masculine :
Le traitement par FOSAMAX 10 mg, comprimé concerne exclusivement des hommes répondant soit à la définition de l'O.M.S. de lostéoporose (Densité Minérale Osseuse inférieure à 2,5 DS) soit à un antécédent de fracture(s) ostéoporotique(s).
Dans tous les cas, ils devront avoir bénéficié au préalable dun bilan endocrinien à la recherche dune ostéoporose due à un hypogonadisme ou à un trouble du métabolisme phosphocalcique.
L'alendronate à la dose de 10 mg par jour pendant 2 ans a entraîné des augmentations moyennes de la DMO des vertèbres lombaires, du col du fémur et du trochanter de 5,3 %, 2,6 % et 3,1 % respectivement par rapport au placebo. Cette étude a été effectuée chez 241 hommes (dont 146 sous alendronate) ayant une ostéoporose idiopathique ou hypogonadique (36 % des patients). Ces hommes avaient une DMO diminuée caractérisée par T-score fémoral < -2 et T-score rachidien < -1 ou bien T-score fémoral < -1 avec une fracture ostéoporotique.
L'efficacité anti-fracturaire de l'alendronate chez l'homme n'a pas été démontrée.
Effets biologiques
Au cours des essais cliniques, une diminution transitoire asymptomatique de la calcémie et de la phosphorémie a parfois été observée.
Population pédiatrique
L'alendronate monosodique a été étudié chez un petit nombre de patients âgés de moins de 18 ans, souffrant d'ostéogenèse imparfaite. Les résultats sont insuffisants pour permettre son utilisation chez l'enfant souffrant d'ostéogenèse imparfaite.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Par rapport à une dose de référence administrée par voie intraveineuse, la biodisponibilité absolue de l'alendronate par voie orale est d'environ 0,7 % pour des doses allant de 5 à 40 mg lorsqu'on ladministre à jeun après une nuit et deux heures avant un petit déjeuner normal. Lorsque l'alendronate est administré une demi-heure ou une heure avant un petit déjeuner normal, la biodisponibilité est diminuée de façon identique (environ 40 %).
La biodisponibilité a été quasi-nulle lorsque l'alendronate a été administré au cours d'un petit déjeuner normal ou dans les deux heures qui ont suivi. L'administration concomitante d'alendronate avec du café ou du jus d'orange a réduit sa biodisponibilité d'environ 60 %. En pratique, il est recommandé de prendre l'alendronate au moins 1/2 heure avant le repas avec de l'eau du robinet (ou une eau minérale faiblement minéralisée en calcium et en magnésium).
Distribution
Les études chez le rat à la dose d'1 mg/kg IV montrent que l'alendronate initialement réparti dans les tissus mous, est ensuite rapidement redistribué au niveau de l'os ou excrété dans les urines. Le volume moyen de distribution à l'équilibre est au moins de 28 l chez l'Homme. Après administration d'alendronate per os à doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques sont trop faibles pour permettre une détection analytique (< 5 ng/ml). La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 78 %.
Biotransformation
Aucun métabolisme de l'alendronate n'a été mis en évidence, ni chez l'Homme ni chez l'animal.
Élimination
Après administration par voie IV d'une dose unique d'alendronate marqué au C14, environ 50 % de la radioactivité est excrétée dans les urines dans les 72 heures. Peu ou pas de radioactivité n'est retrouvée dans les fèces. A la suite d'une dose intraveineuse de 10 mg, la clairance rénale de l'alendronate est de 71 ml/mn, et la clairance systémique ne dépasse pas 200 ml/mn. Les concentrations plasmatiques diminuent de plus de 95 % dans les 6 heures qui suivent l'administration par voie intraveineuse. On estime que la demi-vie terminale chez l'Homme est de plusieurs années, reflétant ainsi la libération de l'alendronate à partir du squelette.
Caractéristiques des patients
Les études non-cliniques montrent que la fraction du médicament qui ne se dépose pas dans l'os est rapidement excrétée dans les urines. Chez l'animal, aucune preuve d'une saturation de la captation osseuse n'a été mise en évidence dans une étude à long terme après administration intraveineuse de doses répétées allant jusqu'à une dose totale de 35 mg/kg. Bien qu'aucune donnée ne soit disponible, il est vraisemblable que, comme chez l'animal, l'élimination d'alendronate par le rein soit diminuée chez les patients ayant une insuffisance rénale. Par conséquent, une accumulation d'alendronate est susceptible de se produire chez les patients ayant une insuffisance rénale.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données non-cliniques ne montrent pas de risque particulier pour l'Homme, sur la base des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, de toxicité à doses répétées, de génotoxicité, et du pouvoir carcinogène. Des études chez le rat ont montré que le traitement par l'alendronate pendant la grossesse a été associé à une dystocie chez les descendants à la mise bas, liée à une hypocalcémie. Dans les études, l'administration de doses élevées chez le rat a montré une augmentation de l'incidence d'une ossification ftale incomplète. Le risque chez l'Homme est inconnu.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes thermoformées (PVC/aluminium), boîtes de 14, 28, 30, 50, 84 ou 90 comprimés.
Plaquettes thermoformées (aluminium/aluminium), boîtes de 14, 28 ou 50 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
10-12 COURS MICHELET
92800 PUTEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 342 517 7 1 : 14 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 340 673 1 0: 28 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 372 281 1 4 : 30 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 559 591 4 4 : 50 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 372 282 8 2 : 84 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 372 283 4 3 : 90 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/aluminium)
· 34009 364 341 9 6 : 14 comprimés sous plaquette thermoformée (aluminium/aluminium)
· 34009 364 342 5 7 : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (aluminium/aluminium)
· 34009 565 464 0 4 : 50 comprimés sous plaquette thermoformée (aluminium/aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.