BENAZEPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 68447292
Informations à jour au 25 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 25/11/2021
BENAZEPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate de bénazépril................................................................................................... 5,00 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Excipients à effet notoire : chaque comprimé contient 76 mg de lactose monohydraté, de l'huile de ricin hydrogénée et est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé de forme ovale, jaune clair avec une barre de cassure sur les deux faces.
Le comprimé peut être divisé en deux demi-doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
· Ralentissement de la progression de l'insuffisance rénale chez les patients atteints d'une néphropathie glomérulaire avec hypertension et protéinurie et ayant une clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/mn. Le risque de survenue d'hyperkaliémie chez ces patients doit être pris en compte, une surveillance adaptée est indispensable.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le bénazépril, comprimés, peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise d'aliments ne modifiant pas la biodisponibilité mais retardant l'absorption.
Le bénazépril est administré en une prise quotidienne.
Posologie
Hypertension artérielle essentielle
Adultes
· En l'absence de déplétion hydrosodée préalable ou d'insuffisance rénale (soit en pratique courante) :
La posologie efficace est de 10 mg par jour en une prise unique.
Si nécessaire, un diurétique non hyperkaliémiant peut être associé, afin d'obtenir une baisse supplémentaire de la pression artérielle.
· Dans l'hypertension artérielle préalablement traitée par diurétiques :
o soit arrêter le diurétique 3 jours auparavant pour le réintroduire par la suite si nécessaire,
o soit administrer des doses initiales de 2,5 mg et les ajuster en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Il est recommandé de doser la créatinine plasmatique et la kaliémie avant le traitement et dans les 15 jours qui suivent la mise en route du traitement.
· Chez les sujets âgés de plus de 70 ans (voir rubrique 4.4, Précautions d'emploi), instaurer le traitement par une posologie plus faible (5 mg/jour), augmentée, si nécessaire, jusqu'à 10 mg/jour au bout d'un mois de traitement.
Larrêt brutal de bénazépril na pas été associé à une augmentation rapide de la pression artérielle (voir également rubrique 5.1).
· Dans l'hypertension rénovasculaire, il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de 2,5 mg/jour, pour l'ajuster par la suite à la réponse tensionnelle du patient.
La créatininémie et la kaliémie seront contrôlées afin de détecter l'apparition d'une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle (voir rubrique 4.4, Précautions d'emploi).
· En cas d'insuffisance rénale, la posologie de bénazépril est ajustée au degré de cette insuffisance :
o si la clairance de la créatinine est supérieure ou égale à 30 ml/min, il n'est pas nécessaire de modifier la posologie.
o si la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min, une posologie quotidienne de 5 mg par jour est recommandée.
Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique.
Les diurétiques à associer dans ce cas sont les diurétiques dits de l'anse.
Le bénazéprilate est faiblement dialysable (voir rubrique 4.4 : hémodialyse).
Dans le ralentissement de la progression de l'insuffisance rénale chez les patients atteints d'une néphropathie glomérulaire avec hypertension et protéinurie et ayant une clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/mn.
La dose recommandée est de 10 mg par jour. Une surveillance de la kaliémie est indispensable. D'autres thérapies anti hypertensives peuvent être associées au BENAZEPRIL ARROW si nécessaire.
Enfants de 7 à 16 ans atteints d'hypertension (poids corporel ≥ 25 kg)
La dose initiale habituellement recommandée de BENAZEPRIL ARROW est de 0,2 mg / kg (jusqu'à un maximum de 10 mg) une fois par jour. La posologie doit être ajustée en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Les comprimés de BENAZEPRIL ARROW ne sont pas recommandés pour les enfants de moins de 7 ans et pour les enfants plus âgés qui ne peuvent pas avaler les comprimés ou pour lesquels la dose calculée (mg/kg) ne correspond pas aux dosages disponibles. Le traitement avec BENAZEPRIL ARROW n'est pas recommandé chez les enfants ayant une clairance de la créatinine < 30 ml, car les données disponibles sont insuffisantes pour recommander une dose dans ce groupe de patients. Les effets à long terme de BENAZEPRIL ARROW sur la croissance et le développement n'ont pas été étudiés.
La sécurité et l'efficacité des comprimés pelliculés de BENAZEPRIL ARROW n'ont pas été établies chez les enfants atteints d'insuffisance rénale chronique.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Antécédent d'angio-dème (dème de Quincke) lié ou non à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion,
· Au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),
· Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. BENAZEPRIL ARROW ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
Lassociation de BENAZEPRIL ARROW à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Lassociation de BENAZEPRIL ARROW à des médicaments contenant du racécadotril est contre-indiquée chez les patients présentant des antécédents dangio-dème sous IEC (voir rubrique 4.5).
Ce médicament est généralement déconseillé en cas de :
· Associations avec laliskiren, les diurétiques épargneurs de potassium, les sels de potassium, l'estramustine et le lithium (voir rubrique 4.5),
· Sténose bilatérale de l'artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique,
· Hyperkaliémie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë).
En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Réactions anaphylactoïdes
Comme les inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) altèrent le métabolisme des eicosanoïdes et des polypeptides, y compris celui de la bradykinine endogène, les patients traités par IEC (comme bénazépril) peuvent rencontrer des problèmes de réactions anaphylactoïdes ou dautres réactions dhypersensibilité, certaines pouvant être graves.
Risque de neutropénie/agranulocytose sur terrain immunodéprimé
Des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression médullaire lorsqu'ils étaient administrés :
· à doses élevées,
· chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant.
Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un inhibiteur de l'enzyme de conversion doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.
Hypersensibilité / Angio-dème
Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, bénazépril inclus. Dans certains cas, les symptômes ont été observés jusquà deux ans après le début du traitement. Dans de tels cas, le bénazépril doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu'à disparition de l'dème.
Lorsque l'dème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes. Le patient doit être surveillé jusqu'à disparition de l'dème.
L'angio-dème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml), doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés doivent être appliqués.
La prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (voir rubrique 4.3).
L'incidence des angio-dèmes lors du traitement par enzyme de conversion est supérieure chez les patients noirs par rapport aux autres patients.
Les patients ayant un antécédent d'dème de Quincke non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un risque accru d'dème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion.
De rares cas d'angio-dème intestinal ont été rapportés chez les patients traités par IEC. Ces patients présentent des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas l'angio-dème intestinal n'est ni précédé d'un angio-dème de la face, ni associé à un taux de C-1 estérase anormal. L'angio-dème intestinal est diagnostiqué lors d'un scanner abdominal, d'une échographie ou lors d'une intervention chirurgicale.
Les symptômes disparaissent à l'arrêt du traitement. L'angio-dème intestinal doit être un diagnostic différentiel chez les patients traités par IEC se présentant pour douleur abdominale.
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d'angio-dème. Sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de BENAZEPRIL ARROW. Le traitement par BENAZEPRIL ARROW ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
Réactions anaphylactoïdes lors dun traitement de désensibilisation
Deux patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont éprouvé des réactions anaphylactoïdes, potentiellement mortelles, lors dun traitement de désensibilisation aux venins des insectes (hyménoptères).
Chez ces mêmes patients, de telles réactions ont pu être évitées grâce au retrait temporaire de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, mais elles sont réapparues lors d'une nouvelle exposition effectuée par inadvertance.
Réactions anaphylactoïdes chez les patients hémodialysés pendant lexposition aux membranes
Des réactions anaphylactoïdes (dèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez les patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est recommandé d'éviter cette association.
Des réactions anaphylactoïdes ont été également observées lors de l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL) par sulfate de dextran.
Hypotension symptomatique
Comme avec les autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion, de rares cas dhypotension symptomatique ont été signalés, en particulier chez des patients présentant une déplétion sodique ou plasmatique à la suite d'un traitement prolongé par des diurétiques, d'un régime alimentaire hyposodé, d'une dialyse, de diarrhée ou de vomissements.
La déplétion sodique et/ou plasmatique doit être corrigée avant de commencer le traitement par bénazépril. Si une hypotension se produit, le patient doit être mis en position allongée et une perfusion saline peut être administrée si nécessaire.
Le traitement par bénazépril peut se poursuivre lorsque la pression artérielle et la volémie ont été rétablies. Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive sévère, la thérapie par des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, peut provoquer une hypotension excessive accompagnée par une oligurie, et/ou azotémie progressive, et (rarement) une insuffisance rénale aiguë. Chez ces patients, le traitement doit débuter sous surveillance médicale étroite, en particulier pendant les 2 premières semaines de traitement et lors dune augmentation de dose de bénazépril ou du diurétique.
Agranulocytose/Neutropénie
Des cas dagranulocytose et daplasie médullaire ont été rapportés lors dun traitement par captopril, un autre inhibiteur de lenzyme de conversion. Ces effets surviennent plus fréquemment chez des patients présentant une insuffisance rénale, en particulier sils présentent en plus une maladie collagèno-vasculaire telle que le lupus érythémateux disséminé ou la sclérodermie. Les essais cliniques nont pas permis détablir lincidence de lagranulocytose associée au bénazépril. La surveillance du nombre de globules blancs chez des patients ayant une maladie collagèno-vasculaire, en particulier associée à une insuffisance rénale, est à considérer.
Hépatite et insuffisance hépatique
De rares cas d'hépatite cholestatique, et également des cas isolés d'insuffisance hépatique aiguë, parfois mortels, ont été rapportés chez les patients recevant des IEC. Le mécanisme nest pas élucidé.
Les patients recevant des IEC qui développent une jaunisse ou une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter les IEC et être placés sous surveillance médicale.
Fonction hépatique altérée
BENAZEPRIL ARROW doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique ou une maladie évolutive du foie car des modifications mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique (voir « Insuffisance hépatique »).
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions d'emploi
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement.
L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme.
Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc...)
· Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose démato-ascitique.
· Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë.
Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive (voir rubrique 4.2).
Sténose aortique ou mitrale
Comme avec tous les autres vasodilatateurs, une attention particulière est indiquée chez les patients présentant une sténose aortique ou mitrale.
Sujet âgé
La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (voir rubrique 4.2). La dose de départ est ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute hypotension de survenue brutale.
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), la posologie est réduite (voir rubrique 4.2).
Chez ces malades, et chez ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine (voir rubrique 4.2).Des modifications de la fonction rénale peuvent survenir chez des patients sensibles. Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive sévère et dont la fonction rénale peut dépendre de lactivité du système rénine-angiotensine, le traitement par IEC peut provoquer une oligurie, et/ou azotémie progressive, et (rarement) une insuffisance rénale aiguë. Dans une étude clinique de petite taille, le bénazépril a provoqué des hausses de lazote uréique sanguin et de la créatinine chez des patients hypertendus ayant une sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère rénale. Les hausses ont été réversibles à larrêt du traitement par bénazépril ou du traitement par diurétique ou des deux. Chez ces patients, la fonction rénale doit être surveillée pendant les premières semaines de traitement par IEC.
Chez certains patients hypertendus, sans signe apparent de maladie réno-vasculaire, des hausses (généralement mineures et transitoires) de lazote uréique sanguin et de la créatinine sérique ont été rapportées, en particulier quand bénazépril a été administré avec un diurétique. Ces effets surviennent plus fréquemment chez des patients ayant une insuffisance rénale préexistante. La réduction de la posologie de bénazépril et/ou larrêt du diurétique peuvent être nécessaires. Lévaluation dun patient hypertendu doit toujours inclure une évaluation de la fonction rénale (voir rubrique 4.2).
Sujet ayant une athérosclérose connue
Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.
Hypertension rénovasculaire
Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation.
Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l'attente de l'intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.
Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.
Anémie
Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées. Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.
Autres populations à risque
Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.
Chez un patient hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne, ne pas interrompre un traitement par bêta-bloquant : l'IEC sera ajouté au bêta-bloquant.
Intervention chirurgicale
En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont à l'origine d'une hypotension. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée l'avant-veille de l'intervention pour les inhibiteurs de l'enzyme de conversion à durée d'action longue, comme le bénazépril.
Kaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Liées aux excipients
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Huile de ricin
Ce médicament contient de lhuile de ricin et peut causer des maux destomac et la diarrhée.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.
La survenue d'une hyperkaliémie peut dépendre de l'existence de facteurs de risque associés.
Associations contre-indiquées
+ Médicaments augmentant le risque dangio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (voir rubrique 4.4).
Chez le patient diabétique ou insuffisant rénal (DFG< 60 mL/min/1,73 m²)
+ Aliskiren
Risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale, daugmentation de la morbi-mortalité cardio-vasculaire.
Associations déconseillées
+ Aliskiren
Risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale, daugmentation de la morbi-mortalité cardio-vasculaire.
+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par bénazépril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration de bénazépril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Par conséquent, lassociation du bénazépril avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
+ Estramustine
Risque de majoration des effets indésirables à type d'dème angio-neurotique (angio-dème)
+ Lithium
Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie.
En cas d'administration simultanée dun IEC et de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, une diminution de leffet antihypertenseur peut survenir. Lutilisation concomitante dun IEC et dun AINS peut induire un risque accru daltération supplémentaire de la fonction rénale, y compris de survenue éventuelle dune insuffisance rénale aiguë, et un risque accru daugmentation des taux sériques de potassium, en particulier chez les patients ayant une altération préalable de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, en particulier chez les patients âgés. Les patients doivent bénéficier dune hydratation correcte et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée après linstauration du traitement concomitant, puis dune manière périodique.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants)
L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants.
La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline ou sulfamides hypoglycémiants).
Renforcer l'autosurveillance glycémique.
+ Diurétiques hypokaliémiants
Risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration ou de laugmentation de la posologie dun traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée pré-existante.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :
· soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement,
· soit administrer des doses initiales réduites d'inhibiteur de l'enzyme de conversion et augmenter progressivement la posologie.
Dans l'insuffisance cardiaque congestive : traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'inhibiteur de l'enzyme de conversion, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion.
+ Ciclosporine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Héparine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de lhéparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris lacide acétylsalicylique utilisé en tant quagent anti-inflammatoire
En cas d'administration simultanée dun IEC et de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, une diminution de leffet antihypertenseur peut survenir. Lutilisation concomitante dun IEC et dun AINS peut induire un risque accru daltération supplémentaire de la fonction rénale, y compris de survenue éventuelle dune insuffisance rénale aiguë, et un risque accru daugmentation des taux sériques de potassium, en particulier chez les patients ayant une altération préalable de la fonction rénale.
Lassociation doit être administrée avec prudence, en particulier chez les patients âgés. Les patients doivent bénéficier dune hydratation correcte et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée après linstauration du traitement concomitant, puis dune manière périodique.
Majoration de l'effet antihypertenseur.
Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
Majoration du risque dhyperkaliémie, notamment chez le sujet âgé. Contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale pendant lassociation.
+ Spironolactone
Avec la spironolactone à la posologie de 12,5 à 50 mg par jour, et avec des doses faibles dIEC.
Dans le traitement de linsuffisance cardiaque de classe III ou IV (NYHA) avec fraction déjection < 35 % et préalablement traitée par lassociation inhibiteur de conversion + diurétique de lanse : risque dhyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription de cette association.
Vérifier au préalable labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale.
Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois ensuite).
Associations à prendre en compte
+ Amifostine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques, alphabloquants à visée urologiques, anti-hypertenseurs alpha-bloquants, médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II
Dans les indications où cette association est possible, risque accru de dégradation de la fonction rénale, voire insuffisance rénale aiguë, et majoration de l'hyperkaliémie, ainsi que de l'hypotension et des syncopes.
+ Autres hyperkalémiants
Risque de majoration de lhyperkaliémie, potentiellement létale.
+ Gliptines
Majoration du risque de la survenue dangio-dèmes, par réduction de lactivité de lenzyme dipeptidyl peptidase IV (DPP-IV) par la gliptine, chez les patients traités par inhibiteur de lenzyme de conversion.
+ Or
Avec les sels d'or administrés par voie IV : risque de réaction « nitritoïde » à lintroduction de lIEC (nausées, vomissements, effets vasomoteurs à type de flush, hypotension, éventuellement collapsus).
Les paramètres pharmacocinétique du bénazépril ne sont pas modifiés par les principes actifs suivants : hydrochlorothiazide, furosémide, chlorthalidone, digoxine, propranolol, aténolol, nifédipine, amlodipine, naproxène, acide acétylsalicylique, ou cimétidine. De même l'administration de bénazépril ne modifie pas substantiellement les paramètres pharmacocinétiques de ces médicaments à l'exception de possible augmentations des taux plasmatiques de digoxine (les paramètres pharmacocinétique de la cimétidine n'ont pas été étudiés).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Il a été signalé que lutilisation des IEC pendant la grossesse peut entraîner un décès ftal ou néonatal.
Allaitement
Des données pharmacocinétiques limitées ont montré des concentrations basses dans le lait maternel (voir rubrique 5.2). Bien que ces concentrations ne semblent pas avoir dincidence clinique, lutilisation de BENAZEPRIL ARROW nest pas recommandée pendant lallaitement denfants prématurés et pendant les premières semaines après laccouchement, à cause du risque éventuel deffets indésirables cardiovasculaires et rénaux et parce que lexpérience clinique est limitée.
Dans le cas dun enfant en bas âge plus âgé, lutilisation de BENAZEPRIL ARROW pendant lallaitement peut être considérée si ce traitement est nécessaire pour la mère, et que le suivi de la survenue du moindre effet indésirable chez lenfant est effectué.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables sont classés par ordre de fréquence, les plus fréquents d'abord, en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/ 100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de gravité.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rare : anémie hémolytique, thrombocytopénie
Fréquence inconnue : agranulocytose/neutropénie (voir la rubrique 4.4)
Affections du système immunitaire
Rare : angio-dème, dème de la lèvre, dème de la face
Fréquence inconnue : réactions anaphylactoïdes (voir la rubrique 4.4)
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence inconnue : hyperkaliémie (voir rubrique 4.4)
Affections psychiatriques
Rare : insomnie, nervosité, paresthésies
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées, étourdissements
Rare : somnolence
Très rare : dysgueusie
Affections de loreille et du labyrinthe
Très rare : acouphènes
Affections cardiaques
Fréquent : palpitations, symptômes orthostatiques
Rare : hypotension orthostatique, douleurs thoraciques, angine de poitrine, arythmie
Très rare : infarctus du myocarde
Affections vasculaires
Fréquent : rougeurs
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent : toux, symptômes d'infection des voies respiratoires supérieures
Affections gastro-intestinales
Fréquent : troubles gastro-intestinaux
Rare : diarrhée, constipation, nausées, vomissements, douleurs abdominales
Très rare : pancréatite
Fréquence inconnue : angio-dème intestinal (voir rubrique 4.4)
Affections hépatobiliaires
Rare : hépatite essentiellement cholestatique, ictère cholestatique (voir rubrique 4.4)
Troubles de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : rash, prurit, réaction de photosensibilité
Rare : pemphigus
Très rare : syndrome de Stevens-Johnson
Fréquence inconnue : aggravation du psoriasis
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rare : arthralgie, arthrite, myalgie
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent : pollakiurie
Rare : augmentation de lurée sanguine, élévation de la créatinine sérique
Très rare : insuffisance rénale (voir rubrique 4.4)
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : fatigue
Données biologiques :
Rares : augmentation des concentrations plasmatiques d'acide urique, durée et de créatinine, réversibles à larrêt du traitement. Les augmentations sont susceptibles de survenir plus fréquemment chez les patients recevant également des diurétiques ou chez les patients présentant une sténose de l'artère rénale (voir rubrique 4.4).
De faibles augmentations de lurée sanguine et de la créatinine sérique réversibles à larrêt du traitement ont été observées chez des patients recevant du bénazépril ou à posologie supérieure (voir rubrique 4.4). Une légère diminution du potassium sérique a été observée dans quelques études cliniques et seulement 0,2 % des patients traités par bénazépril ont présenté une hypokaliémie (plus de 0,5 mmol/L en dessous de la valeur normale).
Une hyponatrémie, une augmentation de lacide urique et une diminution de lhémoglobine ont également été rapportées chez des patients traités par bénazépril.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Même sil existe une expérience limitée concernant le surdosage de bénazépril, le principal signe auquel on doit sattendre est une hypotension marquée, qui peut être associée à des troubles électrolytiques et à une insuffisance rénale.
Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus, tête basse, et au besoin par une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d'expansion volémique.
Le bénazéprilate, forme active du bénazépril, est faiblement dialysable (voir rubrique 5.2).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le bénazépril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant de la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien.
Il en résulte :
· une diminution de la sécrétion d'aldostérone,
· une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif,
· une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.
L'action antihypertensive du bénazépril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.
Le bénazépril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le bénazéprilate, les autres métabolites étant inactifs.
Caractéristiques de l'activité antihypertensive
Le bénazépril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère, modérée ou sévère ; on observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme, sans modification du rythme cardiaque.
L'activité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 1ère heure, est maximale entre 2 et 4 heures et se maintient pendant 24 heures.
Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est très élevé : il se situe aux environs de 90 % à 95 %.
Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle se maintient sans échappement.
L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas de rebond de l'hypertension artérielle.
En cas de nécessité, l'adjonction d'un diurétique thiazidique entraîne une synergie de type additif. L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un thiazidique diminue en outre le risque d'hypokaliémie induite par le diurétique seul.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes). Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Une étude clinique a été menée chez des patients, hypertendus traités pour la plupart, atteints dune néphropathie glomérulaire avec protéinurie et dont la clairance de la créatinine était comprise entre 30 et 60 ml/mn, 583 patients ont été randomisés pour être traités en double aveugle soit par bénazépril 10 mg/jour soit par placebo pendant 24 voire 36 mois.
Le critère principal de jugement de l'efficacité était la progression de linsuffisance rénale : nombre de patients ayant soit un doublement de la créatininémie soit lindication à traitement rénal de suppléance.
Pendant la durée de létude, 88 patients ont atteint ce critère : 57 sous placebo, 31 sous bénazépril, (p < 0,01) : 14 % des patients ont eu, en cours détude, une kaliémie ≥ 6 mmol/l.
Dans une étude clinique portant sur 107 enfants, âgés de 7 à 16 ans, avec une pression systolique ou diastolique au-dessus du 95e percentile, les patients ont reçu 0,1 ou 0,2 mg/kg de chlorhydrate de bénazépril ensuite augmenté jusqu'à 0,3 ou 0,6 mg/kg.
Pendant l'augmentation de dose, les patients ont reçu une faible dose de chlorhydrate de bénazépril pendant 8 jours, une dose moyenne pendant 7 jours et une forte dose pendant 14 jours. La pression artérielle systolique en position couchée était significativement diminuée de 10,8 mm Hg par rapport à la valeur initiale pour tous les sujets. La pression artérielle diastolique en position couchée a également été diminuée de manière significative de 9,3 mm Hg pour tous les sujets.
Après quatre semaines de traitement, 85 patients dont la pression artérielle a été réduite grâce au traitement ont été ensuite randomisés pour recevoir soit un placebo soit bénazépril et ont été suivis pendant deux semaines supplémentaires. A la fin des deux semaines, la pression artérielle (systolique et diastolique) chez les enfants traités par placebo a augmenté de 4 à 6 mm Hg par rapport aux enfants recevant bénazépril. L'augmentation moyenne de pression artérielle systolique en position couchée était significativement plus élevée dans le groupe placebo (7,9 mm Hg) que dans le groupe recevant la dose moyenne (1,0 mm Hg), mais pas dans les groupes recevant la dose faible (3,9 mm Hg) ou la dose forte (2,2 mm Hg). Ainsi, aucune relation dose-réponse n'a été observée pour les trois doses.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Par voie orale, le bénazépril est rapidement absorbé.
La quantité absorbée représente au moins 37 % de la dose administrée et n'est pas influencée par la prise d'aliments, celle-ci retardant seulement l'absorption.
Distribution
La liaison du bénazéprilate aux protéines plasmatiques est de 95 %.
Après administration répétée de bénazépril en prise unique quotidienne, l'état d'équilibre est atteint en 2 à 3 jours en moyenne. La demi-vie effective d'accumulation du bénazéprilate est de 10 à 11 heures.
Biotransformation
Il est hydrolysé en bénazéprilate, qui est un inhibiteur spécifique de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Le pic de concentrations plasmatiques du bénazéprilate est atteint en 1 h 30.
Élimination
Le bénazéprilate est éliminé essentiellement par voie rénale.
Les concentrations plasmatiques de bénazéprilate sont significativement plus élevées chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 40 ml/min.
Chez le sujet âgé, les concentrations plasmatiques de bénazéprilate ne sont pas augmentées.
La cinétique et la biodisponibilité du bénazéprilate ne sont pas modifiées chez les patients atteints de cirrhose du foie.
Il existe un passage des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dans le placenta.
Le bénazépril passe dans le lait maternel.
Allaitement
Après administration d'une dose quotidienne de 20 mg de bénazépril administré par voie orale pendant 3 jours, chez 9 femmes (délais depuis laccouchement non précisé), les concentrations maximales de bénazépril dans le lait étaient de 0,9 µg/L 1 heure après la prise et de 2 µg/L pour le métabolite actif le bénazéprilate 1,5 heure après la prise. On estime qu'un enfant allaité exclusivement à partir du lait maternel serait exposé à une dose maximale correspondant à 0,14 % de la dose quotidienne de bénazépril de la mère après ajustement au poids.
Enfants
Chez des enfants (n = 45) hypertendus, âgés de 7 à 16 ans, recevant quotidiennement des doses multiples de chlorhydrate de bénazépril (0,1 à 0,5 mg/kg), la clairance du bénazéprilate chez les enfants de 7 à 12 ans était de 0,35 l/h kg, soit plus du double de celle rapportée chez des adultes en bonne santé, recevant une dose unique de 10 mg (0,13 l/h/kg). Chez les adolescents (âgés de 13 à 16 ans), elle était de 0,17 l/h/kg, 27 % plus élevé que celle des adultes en bonne santé. La demi-vie d'élimination terminale du bénazéprilate était environ 5 heures chez les patients pédiatriques, un tiers de celle observée chez les adultes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lactose monohydraté, amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, huile de ricin hydrogénée.
Pelliculage : OPADRY 03F22200 jaune : HPMC 2910/Hypromellose 6cP, dioxyde de titane (E171), macrogol PEG 8000, oxyde de fer jaune (E172), talc.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 14, 20, 28, 30, 42, 50, 84, 90, 98 ou 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (aluminium/aluminium).
10, 14, 20, 28, 30, 42, 50, 84, 90, 98 ou 100 comprimés en flacon (PP) muni d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 217 653 6 6 : 10 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 654 2 7 : 14 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 655 9 5 : 20 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 656 5 6 : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 657 1 7 : 30 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 658 8 5 : 42 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 659 4 6 : 50 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 660 2 8 : 84 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 661 9 6 : 90 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 581 432 2 9 : 98 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 580 961 1 2 : 100 comprimés sous plaquette thermoformée (alu/alu).
· 34009 217 662 5 7 : 10 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 663 1 8 : 14 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 664 8 6 : 20 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 665 4 7 : 28 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 666 0 8 : 30 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 667 7 6 : 42 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 668 3 7 : 50 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 670 8 7 : 84 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 217 671 4 8 : 90 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 581 433 9 7 : 98 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
· 34009 580 962 8 0 : 100 comprimés en flacon (polypropylène) munis d'un bouchon (PEBD) avec dessicant.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- BENAZEPRIL ARROW 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- CAPTOPRIL ARROW 25 mg, comprimé quadrisécable
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CHRONO-INDOCID 75 mg, gélule
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
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