SOPHIDONE L.P. 16 mg, gélule à libération prolongée
CIS 68450790
Informations à jour au 6 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/01/2022
SOPHIDONE L.P. 16 mg, gélule à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quantité correspondant à hydromorphone base.................................................................. 14,24 mg
Pour une gélule à libération prolongée.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule à libération prolongée.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie initiale
La posologie doit être adaptée en fonction de la sévérité de la douleur, de la réponse individuelle du patient et des besoins antérieurs en opioïde fort du patient. Les gélules d'hydromorphone à libération contrôlée doivent être administrées à 12 heures d'intervalle.
Une dose de 4 mg d'hydromorphone présente une activité antalgique approximativement équivalente à 30 mg de sulfate de morphine administrés par voie orale.
En raison de données cliniques et pré-cliniques insuffisantes, l'utilisation d'hydromorphone ne doit être envisagée que de manière exceptionnelle, et sous surveillance médicale attentive.
Certains patients prenant Sophidone L.P à intervalles réguliers peuvent nécessiter des interdoses danalgésique à libération immédiate comme médicament de "secours" lors des accès de douleur. La nécessité de prendre des interdoses plus de deux fois par jour indique que la posologie de SOPHIDONE L.P doit être augmentée.
Sophidone L.P est une formule à libération prolongée non destinée au traitement des accès de douleur.
Population pédiatrique
Chez les enfants de moins de 7 ans :
SOPHIDONE L.P est contre-indiqué chez les enfants de moins de 7 ans (voir rubrique 4.3).
Chez les enfants de 7 à 15 ans :
En raison de données cliniques et pré-cliniques insuffisantes, l'utilisation d'hydromorphone ne doit être envisagée que de manière exceptionnelle, et sous surveillance médicale attentive.
Populations particulières
Patients âgés :
Ladministration dhydromorphone doit être prudente. Débuter le traitement à la dose réduite et ajuster la posologie selon les besoins et la tolérance du patient.
Patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée :
Ladministration dhydromorphone doit être prudente. Débuter le traitement à la dose réduite et ajuster la posologie selon les besoins et la tolérance du patient.
Patients présentant une insuffisance rénale :
Ladministration dhydromorphone doit être prudente. Débuter le traitement à la dose réduite et ajuster la posologie selon les besoins et la tolérance du patient.
Adaptation de la posologie
L'adaptation posologique se justifie lorsque la posologie antérieurement prescrite se révèle insuffisante. Il ne faut pas s'attarder plus de 24 à 48 heures sur un palier qui s'avère inefficace. Le patient doit donc être vu de manière rapprochée tant que la douleur n'est pas contrôlée. En pratique, en début de traitement, une évaluation quotidienne est recommandée. Dans ce processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.
Arrêt de traitement
Il convient de réduire les doses dhydromorphone progressivement afin déviter un syndrome de sevrage.
Mode d'administration
Voie orale.
· Les gélules à libération prolongée ou leur contenu (les granules) doivent être avalés entiers sans être croqués, mâchés ou écrasés car cela peut entraîner une libération et une absorption rapides d'une dose potentiellement fatale d'hydromorphone.
· Dans le cas où les gélules ne peuvent être avalées, leur contenu peut être administré directement dans une alimentation semi-solide (purée, confiture, yaourt, compote).
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
· hypersensibilité à la substance active, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· douleur aiguë,
· insuffisance respiratoire décompensée,
· enfant de moins de 7 ans,
· insuffisance hépato-cellulaire sévère,
· épilepsie non contrôlée,
· allaitement,
· association avec les morphiniques agosnistes-antagonistes, les morphiniques antagonistes partiels et loxybate de sodium (voir rubrique 4.5),
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Cette forme pharmaceutique ne constitue pas un traitement d'urgence de la douleur.
Les gélules à libération prolongée ou leur contenu (les granules) doivent être avalés entiers sans être croqués, mâchés ou écrasés. Ladministration de granules dhydromorphone écrasés, sucés ou croqués conduit à une libération prolongée rapide et une absorption dune quantité dhydromorphone potentiellement fatale (voir rubrique 4.9).
Le principal risque en cas dabus d'opioïdes est la dépression respiratoire.
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil pouvant conduire à des éveils nocturnes et une somnolence diurne. L'utilisation d'opioïdes peut augmenter le risque dACS d'une manière dose-dépendante chez certains patients. Les opioïdes peuvent également provoquer laggravation dune apnée du sommeil préexistante (voir rubrique 4.8). Chez les patients qui présentent une ACS, une réduction de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.
Dans le contexte du traitement de la douleur, laugmentation des doses, même si celles-ci sont élevées, ne relève pas le plus souvent dun processus de dépendance. En effet, en cas dutilisation prolongée et répétée, le patient peut développer une tolérance au médicament et avoir besoin daugmenter progressivement les doses pour maintenir lanalgésie. Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment létat du patient. Elle témoigne le plus souvent dun authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.
Lhydromorphone est un stupéfiant qui présente un risque dabus équivalent aux autres opioïdes forts. Lhydromorphone peut donner lieu à une utilisation détournée (mésusage) et à un usage abusif par des personnes présentant un risque de troubles addictifs. Lhydromorphone, comme les autres opioïdes, doit donc être utilisée avec précaution chez les patients présentant des antécédents de toxicomanie ou dalcoolisme. Toutefois, des antécédents de toxicomanie ou dalcoolisme ne contre-indiquent pas la prescription de lhydromorphone si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur, mais une surveillance particulière du traitement est recommandée.
Lutilisation prolongée de ce médicament peut entraîner une dépendance physique et un syndrome de sevrage peut apparaître lors dun arrêt brutal du traitement. Le syndrome de sevrage est, caractérisé par les symptômes suivants : anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées, arthralgies. Lapparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.
Lhydromorphone nest pas adaptée au traitement des pharmacodépendances majeures aux opioïdes.
A des doses élevées, il peut apparaître de très rares cas dhyperalgésie ne répondant pas à une augmentation supplémentaire de la dose d'hydromorphone. Dans ce cas, une réduction posologique ou un changement d'antalgie peut s'avérer nécessaire.
Précautions d'emploi
L'hydromorphone doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants :
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique :
La posologie d'hydromorphone doit être prudente car son métabolisme et son élimination sont mal connus.
Lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément :
Il convient alors d'adapter les doses d'hydromorphone aux résultats du traitement appliqué.
Chez les patients présentant une insuffisance respiratoire ou de syndrome dapnée du sommeil :
La fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation. Il importe de diminuer les doses d'hydromorphone lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.
Chez les patients présentant une hypotension accompagnée dune hypovolémie :
En cas dhypovolémie, lhydromorphone peut induire un collapsus. Lhypovolémie sera donc corrigée avant ladministration dhydromorphone.
Risque lié à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou d'autres médicaments apparentés :
L'utilisation concomitante de SOPHIDONE LP et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une détresse respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels dautres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire SOPHIDONE LP en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée de traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.
À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin quils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Chez les personnes âgées :
Leur sensibilité particulière aux effets indésirables centraux (confusion) ou d'ordre digestif, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant notamment la posologie initiale.
Les co-prescriptions, lorsqu'elles comportent des antidépresseurs tricycliques notamment, augmentent a fortiori la survenue d'effets indésirables comme la confusion ou la constipation. Une pathologie urétro-prostatique, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire. L'usage de l'hydromorphone ne doit pas pour autant être restreint chez la personne âgée dès l'instant qu'il s'accompagne de ces précautions.
Troubles mictionnels :
Il existe un risque de dysurie ou de rétention durine, principalement en cas dadénome prostatique ou de sténose urétrale.
Constipation :
Il est impératif de rechercher et prendre en charge toute constipation ou syndrome occlusif avant et pendant le traitement.
Traumatisme crânien :
En raison du risque daugmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de l'hydromorphone devra être prudente.
Sportifs :
Lattention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient du chlorhydrate dhydromorphone et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations contre-indiquées
+ Morphiniques agonistes-antagonistes (alfentanil, fentanyl morphine, oxycodone, pethidine, remifentanil, sufentanil)
Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
+ Morphiniques antagonistes partiels
Risque de diminution de leffet antalgique.
+ Oxybate de sodium
Risque majoré de la dépression centrale, pouvant être fatale en cas de surdosage.
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des ces substances.
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Associations à prendre en compte
+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, codéine, dihydrocodéine, fentanyl, oxycodone, morphine, oxycodone, péthidine, , rémifentanil, sufentanil, tapentadol, tramadol)
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphine-like
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphiniques vrais
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Barbituriques
+ Médicaments sédatifs, tels que les benzodiazépines ou substances apparentées
Lutilisation concomitante dopioïdes avec des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison dun effet dépresseur additif sur le système nerveux central. La dose et la durée de lutilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).
+ Autres médicaments sédatifs
Majoration de la dépression centrale. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
+ Médicaments atropiniques
Risque important dakinésie colique, avec constipation sévère.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'existe pas actuellement de données pertinentes, ou en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou ftotoxique de l'hydromorphone lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
En conséquence, lutilisation de lhydromorphone est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument pour conseiller une interruption thérapeutique de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et une surveillance prénatale orientée.
Par ailleurs, des posologies élevées, même en traitement bref juste avant ou pendant laccouchement, sont susceptibles dentraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Par ailleurs, lusage prolongé dhydromorphone pendant la grossesse peut provoquer un syndrome de sevrage néonatal. Dans ces conditions dutilisation, une surveillance néonatale sera envisagée.
Allaitement
En raison de son administration chronique, ce médicament est contre-indiqué en cas d'allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur fréquence en utilisant la classification suivante :
Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, < 1/100) ; rare (≥1/10 000,<1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Affections du système immunitaire |
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Fréquence indéterminée |
Hypersensibilité (notamment dème oro-pharayngé), réaction anaphylactique. |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent |
Confusion, |
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Peu fréquent |
Excitation, hallucinations, cauchemars (plus spécialement chez le sujet âgé), |
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Fréquence indéterminée |
Pharmacodépendance (voir rubrique 4.4). |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent |
Somnolence, |
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Rare |
Sédation |
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Fréquence indéterminée |
Hyperalgésie (voir rubrique 4.4), augmentation de la pression intracrânienne ; quil convient de traiter dans un premier temps, syndrome dapnée du sommeil |
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Affections vasculaires |
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Fréquence indéterminée |
Bouffée congestive. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Rare |
Dépression respiratoire, |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent |
Constipation, nausées, |
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Fréquent |
Vomissements, |
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Affections hépatobiliaires |
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Peu fréquent |
Augmentation des enzymes hépatiques, |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Peu fréquent |
Rétention urinaire (notamment en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale), |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Peu fréquent |
Dysfonction érectile. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Peu fréquent |
Syndrome de sevrage médicamenteux (anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées, arthralgies). |
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Fréquence indéterminée |
Tolérance au médicament, syndrome de sevrage néonatal. |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
La somnolence constitue un signe d'appel précoce de l'apparition d'une décompensation respiratoire. Coma ou myosis extrême, hypotension, hypothermie sont également observés. Dans les cas les plus graves, ces situations peuvent évoluer vers le décès.
Conduite d'urgence :
· Stimulation-ventilation assistée, avant réanimation cardio-respiratoire en service spécialisé.
· Traitement spécifique par la naloxone : mise en place d'une voie d'abord avec surveillance pendant le temps nécessaire à la disparition des symptômes.
En raison de la forme à libération prolongée, SOPHIDONE L.P. continuera à augmenter la charge dhydromorphone pendant 12 heures après son administration ; la naloxone ayant une courte durée daction, le patient devra être surveillé jusquau rétablissement dune ventilation spontanée.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
(N : système nerveux central)
L'hydromorphone est un agoniste opioïde pur des récepteurs µ et δ. Les effets pharmacologiques de l'hydromorphone et de la morphine ne différent pas de façon notable.
Leffet thérapeutique est principalement analgésique, anxiolytique, antitussif et sédatif.
Le rapport entre la puissance analgésique, par voie orale, de l'hydromorphone par rapport à la morphine est d'environ 7,5.
L'hydromorphone et les opioïdes qui lui sont reliés agissent principalement sur le système nerveux central et sur l'intestin.
Les effets sont divers et incluent une analgésie, une somnolence, des changements de l'humeur, une dépression respiratoire, une diminution de la motilité gastro-intestinale, des nausées et vomissements, et une modification des systèmes endocrinien et neurovégétatif.
Système endocrinien :
Les opioïdes ont une action pharmacologique sur laxe hypothalamo-hypophysaire ou gonadique.
Certaines modifications ont été observées telles quune augmentation de la prolactinémie et une diminution du cortisol plasmatique et de la testostérone. Ces modifications hormonales peuvent se manifester par des symptômes cliniques.
Système hépatobiliaire :
Les opioïdes peuvent provoquer des spasmes des voies biliaires.
Autres effets pharmacologiques :
Les études animales et in vitro indiquent différents effets des opioïdes naturels, telle que la morphine, sur les composantes du système immunitaire. La conséquence clinique de ces observations nest pas connue.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'hydromorphone est absorbé par le tractus gastro-intestinal et subit une élimination pré-systémique. Sa biodisponibilité absolue par voie orale est d'environ 32%.
Distribution
Métabolisme
Élimination
Les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique modérée devront débuter le traitement avec une dose réduite et être étroitement surveillés pendant la titration de la dose.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucun effet mutagène n'a été mis en évidence in vitro dans un test sur bactéries, et in vivo dans le test du micronucleus chez la souris.
Les résultats des études de tératologie chez le rat et le lapin ont démontré que l'hydromorphone n'est pas tératogène à des doses inférieures ou égales aux doses maximales tolérées.
Composition de l'enveloppe de la gélule : gélatine, laurilsulfate de sodium, dioxyde de titane, oxyde de fer rouge, oxyde de fer jaune, oxyde de fer noir.
Composition de lencre dimpression de la gélule : gomme laque, oxyde de fer noir, propylène glycol.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température inférieure à 25° C et à l'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 28, 60, 100 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
13 RUE CAMILLE DESMOULINS
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 348 906 5 9 : 14 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium).
· 34009 348 907 1 0 : 28 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium).
· 34009 561 203 8 3 : 60 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium).
· 34009 561 204 4 4 : 100 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Stupéfiant
Prescriptions sur ordonnances sécurisées.
Prescription limitée à 28 jours.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- OXYBATE DE SODIUM KALCEKS 500 mg/mL, solution buvable
- ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual
- OXYCODONE AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable
- CODEDRILL SANS SUCRE 0,1 POUR CENT, solution buvable édulcorée à la saccharine
- DICODIN L.P. 60 mg, comprimé à libération prolongée
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
- ANDROGEL 16,2 mg/g, gel
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