PERSANTINE 10 mg/2 mL, solution injectable, ampoule
CIS 68572748
Informations à jour au 7 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 07/09/2020
PERSANTINE 10 mg/2 mL, solution injectable en ampoule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour une ampoule de 2 ml.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable en ampoule.
4.1. Indications thérapeutiques
Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
Explorations fonctionnelles cardiovasculaires :
La détection dune ischémie myocardique se fait idéalement par un test deffort électrocardiographique accompagné ou non dune scintigraphie myocardique. Lutilisation de Persantine Injectable est indiquée lorsquun test deffort ne peut être effectué ou nest pas contributif (bloc de branche gauche).
Par ailleurs le test scintigraphique à la Persantine Injectable peut être éventuellement combiné à une épreuve deffort selon différents protocoles afin doptimiser la détection de lischémie.
4.2. Posologie et mode d'administration
0,56 mg/kg à 0,80 mg/kg en perfusion IV en 4 minutes.
Cette dose peut éventuellement être augmentée sans dépasser 0,95 mg/kg en 6 minutes.
Mode dadministration
Perfusion I.V.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Contre-indications communes aux tests de provocation :
· infarctus récent < 5 jours
· angor instable
· sténose serrée du tronc commun connue non pontée
· troubles du rythme graves non contrôlés
· insuffisance cardiaque non contrôlée
· refus du patient
Contre-indications spécifiques au dipyridamole :
· hypotension artérielle systémique (PAS < 90 mmHg)
· asthme traité
· hypertension artérielle pulmonaire sévère
· bradycardie < 40 batt/min
· dysfonction sinusale
· bloc auriculo-ventriculaire de haut degré (2ème et 3ème degrés)
· allergie connue à la théophylline
Contre-indications relatives :
· bronchopathie chronique obstructive sévère
· accident vasculaire cérébral récent (< 1 mois)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les procédures darrêt du traitement doivent être suffisamment prolongées par rapport à la date du rendez-vous de scintigraphie pour tenir compte de la demi-vie biologique des médicaments.
Lexpérience clinique suggère que les patients traités par dipyridamole oral, qui nécessitent un test deffort au dipyridamole IV, doivent arrêter les traitements contenant du dipyridamole 24 heures avant le test. Ne pas le faire pourrait altérer la sensibilité du test.
Toutes les bases xanthiques (théophylline, théine, caféine ) inhibent leffet coronarodilatateur du dipyridamole. Le test peut savérer donc inefficace et inutile si lon na pas pris la précaution dinterrompre un traitement par théophylline depuis au moins 5 jours, ou lorsque le patient a consommé du café, thé, chocolat ou cola dans les 24 heures qui précèdent le test.
Un test de vasodilatation ne doit pas être substitué à lépreuve deffort classique lorsque celle-ci peut être valablement réalisée chez un patient qui na pas de retard dactivation ventriculaire gauche sur lECG.
Lépreuve doit être interrompue si survient :
· un effet secondaire grave (cf paragraphe « Effets indésirables »)
· une chute de la pression artérielle systolique < 100 mmHg
· une bradycardie < 40 battements/min
· un bloc auriculo-ventriculaire de haut degré
· des signes de bas débit (cyanose, pâleur, troubles cérébraux)
· ou à la demande impérative du patient.
La survenue de ces signes impose sans délai ladministration par voie intraveineuse lente (100 mg/min) daminophylline à la dose de 60 à 125 mg selon le poids du patient, sous contrôle de lECG (risque de troubles du rythme et de convulsions, en particulier si linjection est trop rapide).
Si et uniquement si létat clinique du patient le permet, laminophylline ne sera pas administrée avant la fin de la première minute suivant linjection du radiotraceur afin de conserver sa validité à lexamen isotopique.
En cas defficacité incomplète, linjection daminophylline peut être renouvelée au bout de 3 minutes.
En cas de manifestations ischémiques importantes (sous-décalage du segment ST > 2 mm, angor sévère), de la trinitrine peut être donnée par voie sublinguale, mais ladministration daminophylline reste la seule susceptible dinhiber à plus long terme laction du dipyridamole, et peut être utilisée en labsence de contre-indication.
La surveillance (clinique, PA et ECG 12 dérivations) doit être maintenue au moins jusquà la 5ème minute suivant la fin de la perfusion de dipyridamole, même en labsence de symptôme.
La demi-vie relativement longue du dipyridamole impose une surveillance prolongée, au mieux par scope ECG, des manifestations sévères tels que troubles du rythme ou syncopes pouvant survenir dans lheure suivant lépreuve, en particulier lors du lever de la table dexamen scintigraphique.
Le moindre symptôme suspect doit inciter à garder le patient en observation entre les 2 phases de lexamen scintigraphique, sauf sil est totalement et durablement résolu par ladministration daminophylline. La voie veineuse doit être conservée jusquà lobtention dun état clinique et hémodynamique stable et retirée sur avis du cardiologue présent pendant lépreuve.
Il nexiste pas dargument formel pour recommander ladministration systématique daminophylline. De même la survenue dune douleur thoracique sans modification électrique après dipyridamole ne doit pas entraîner une prescription systématique daminophylline. Cette attitude peut se révéler dangereuse du fait de leffet proarythmogène de laminophylline et de ses propriétés chronotrope et inotrope positives, à lorigine dune augmentation de la consommation doxygène myocardique.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le dipyridamole augmente les taux plasmatiques et les effets cardiovasculaires de ladénosine.
Chez les patients déjà traités par le dipyridamole par voie orale, lexpérience clinique suggère que la sensibilité du test au dipyridamole IV peut être altérée. Le traitement oral par le dipyridamole doit être arrêté 24 heures avant le test.
Associations faisant l'objet dune précaution demploi
+ Pentoxifylline
Augmentation du risque hémorragique. Renforcer la surveillance clinique et contrôle plus fréquent du temps de saignement.
+ Bases xanthiques (théophylline, théobromine, caféine) et par analogie aminophylline
Réduction de leffet vasodilatateur du dipyridamole par les bases xanthiques. Eviter la consommation de produits contenant ces bases (café, thé, chocolat ou cola) dans les 24 heures qui précèdent une imagerie myocardique avec le dipyridamole. Interrompre un éventuel traitement par une de ces bases au moins 5 jours avant une imagerie myocardique avec le dypiridamole.
Associations à prendre en compte
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Majoration de leffet antihypertenseur.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études de reproduction chez lanimal nont pas mis en évidence deffet tératogène ni ftotoxique (voir rubrique 5.3). Il nexiste pas actuellement de données en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou ftotoxique du dipyridamole lorsquil est administré chez la femme pendant la grossesse.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le dipyridamole pendant la grossesse, particulièrement pendant le premier trimestre, à moins que le bénéfice attendu soit supérieur au risque pour le ftus.
Allaitement
Des études chez lanimal suggèrent que le dipyridamole passe en faible quantité dans le lait maternel.
Lallaitement est déconseillé en particulier dans le contexte de la scintigraphie.
Fertilité
Aucune étude clinique sur leffet sur la reproduction na été menée avec PERSANTINE.
Des études non cliniques avec le dypiridamole nont pas montré deffets nocifs directs ou indirects sur la fécondité (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Cependant, les patients doivent être informés quils peuvent ressentir des effets indésirables tels que des sensations vertigineuses lors de ladministration de PERSANTINE. Par conséquent, une prudence particulière est recommandée lors de la conduite de véhicules ou lutilisation de machines.
Lors dune épreuve au dipyridamole, les incidences des décès (0,95/10 000) ou dinfarctus du myocarde non létal (1,8/10 000) sont faibles et équivalentes à celles observées lors dun test deffort.
Les effets indésirables mineurs (40 à 50 % des patients explorés) résultent le plus souvent de leffet vasodilatateur systémique du dipyridamole.
Les effets indésirables sont présentés ci-dessous par Système Organe Classe et par fréquence en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire :
· Rare : hypersensibilité,
· Très rare : réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde,
Affections du système nerveux :
· Très fréquent : céphalées, vertiges
· Fréquent : paresthésies
· Très rare : convulsions
Affections cardiaques :
· Très fréquent : douleur thoracique
· Fréquent : extrasystoles ventriculaires, tachycardie incluant les tachycardies sinusales, arythmie incluant les arythmies ventriculaires
· Peu fréquent : infarctus du myocarde, bradycardie
· Très rare : arrêt cardiaque, fibrillation ventriculaire
· Fréquence indéterminée : bloc auriculo-ventriculaire, arrêt sinusal, syncope
Affections vasculaires :
· Fréquent : hypotension artérielle, flushs, hypertension artérielle
· Rare : accident ischémique transitoire
· Très rare : accident vasculaire cérébral constitué
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
· Fréquent : dyspnée
· Peu fréquent : bronchospasme
· Fréquence indéterminée : laryngospasme
Affections gastro-intestinales :
· Fréquent : nausées, dyspepsie
· Peu fréquent : douleurs abdominales
· Fréquence indéterminée : diarrhée, vomissement
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
· Fréquence indéterminée : éruption cutanée, urticaire, angioedème
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif:
· Fréquence indéterminée : myalgie
Troubles généraux et anomalies au site dadministration :
· Fréquent : asthénie, douleur non spécifique
· Rare : décès dorigine cardiaque
· Fréquence indéterminée : dème
Investigations
· Fréquent : modification du segment ST-T à lélectrocardiogramme
· Fréquence indéterminée : modification de lélectrocardiogramme
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun cas de surdosage na été rapporté chez lhomme dans cette indication. En raison du type dutilisation (administration intraveineuse unique dans des conditions contrôlées), un surdosage est peu probable.
Les signes et symptômes décrits au paragraphe « Effets indésirables » devraient survenir en cas de surdosage et pourraient même être plus sévères dans des cas isolés.
Traitement
Un traitement symptomatique est recommandé.
En cas de survenue de douleurs thoraciques sévères ou de bronchospasmes, on pourra administrer de laminophylline à une dose pouvant aller jusquà 250 mg en injection intraveineuse lente environ 100 mg/min.
En raison de la distribution tissulaire importante et du métabolisme essentiellement hépatique, lélimination du dipyridamole ne semble pas pouvoir être accrue par les méthodes classiques dépuration sanguine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES MEDICAMENTS POUR DIAGNOSTIC, code ATC : V04CX
Le dipyridamole inhibe in vitro et in vivo le captage de ladénosine dans les plaquettes, les cellules endothéliales et les hématies. Cette inhibition atteint au maximum 80%, elle est dose-dépendante à concentrations thérapeutiques (0,5 à 2 µg/ml).
Ladénosine ainsi en quantité accrue agit sur le récepteur plaquettaire A2, stimulant ladénylcyclase et augmentant ainsi les concentrations dAMPc plaquettaire. La réponse plaquettaire à différents stimuli tels que le facteur dactivation plaquettaire (PAF), le collagène et ladénosine diphosphorique (ADP) est ainsi inhibée. La réduction de lagrégation plaquettaire diminue ainsi la consommation de plaquettes à des niveaux normaux.
Le dipyridamole ne modifie cependant pas le temps de saignement in vivo.
Le dipyridamole a surtout des propriétés vasodilatatrices coronariennes, avec augmentation du débit coronarien global par inhibition du captage de ladénosine et accroissement de lapport doxygène.
La vasodilatation induite par ce produit, administré par voie intraveineuse aux doses utilisées en scintigraphie myocardique, entraîne une redistribution régionale du débit sanguin coronarien, vraisemblablement par un phénomène de « vol » coronarien. Il peut en résulter des anomalies de la distribution du thallium et des fonctions ventriculaires chez des patients atteints de coronaropathie. Les vaisseaux normaux se dilatent, le débit augmente, laissant une pression et un débit relativement réduits au niveau des zones de sténoses coronariennes significatives sur le plan hémodynamique.
Le dipyridamole inhibe la phosphodiestérase (PDE) dans différents tissus.
Tandis que linhibition du couple AMPc-PDE est faible, le produit inhibe à concentrations thérapeutiques le couple GMPc-PDE, augmentant de ce fait le GMPc produit par action du monoxyde dazote.
Le dipyridamole stimule aussi la biosynthèse et le relargage de prostacycline par lendothélium.
Le dipyridamole réduit le pouvoir thrombogène des structures sous-endothéliales en augmentant la concentration du médiateur protecteur acide 13-hydroxy octadécadiènique (13-HODE).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration en perfusion intraveineuse, la décroissance des concentrations plasmatiques décrit celle dun modèle tricompartimental, avec une phase de distribution rapide de quelques minutes, suivie dune phase correspondant à la distribution de 70 % des quantités de médicament administrées et enfin une phase terminale délimination plus lente en représentant 30 %.
Distribution :
Le dipyridamole est lié à plus de 97 % aux protéines plasmatiques, albumine et alpha-1-glycoprotéines. Le volume apparent de distribution du compartiment central est de lordre de 5 litres et celui à létat déquilibre est de lordre de 1,5 à 2 l/kg.
Des données non cliniques ont montré que le dipyridamole peut être excrété dans le lait maternel.
Biotransformation :
Le dipyridamole est métabolisé dans le foie essentiellement en dérivé monoglycuroconjugué et très minoritairement en dérivé diglucuroconjugué.
Élimination :
Lélimination est essentiellement biliaire et fécale, sous forme de métabolites conjugués. Un cycle entéro-hépatique peu important a été décrit. Lélimination rénale est négligeable. La clairance totale est de 240 ml/min. La demi-vie délimination plasmatique est voisine de 12 heures.
Populations à risque : lélimination du dipyridamole nest pas modifiée par linsuffisance rénale. Elle peut être potentiellement modifiée chez linsuffisant hépatique et dans la lithiase biliaire. Chez le sujet âgé, les concentrations plasmatiques sont augmentées de 30 à 50 % par rapport à celles observées chez des sujets jeunes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez le chien, particulièrement sensible aux effets hémodynamiques du dipyridamole, il existe à partir de 20 mg/kg une toxicité cardiovasculaire et rénale, décrite pour la classe des inhibiteurs de phosphodiestérase et les vasodilatateurs.
Les études de reproduction nont pas révélé deffets embryo-ftotoxiques du produit pendant la phase dorganogenèse et la période péri et post natale. La fertilité du rat nest pas modifiée.
Les tests de génotoxicité in vivo et in vitro nont mis en évidence aucun effet mutagène ni clastogène.
Aucun effet cancérogène na été observé chez le rat et la souris.
Il a été évalué chez le lapin quenviron 0,032% dune dose de 25 mg de dypiridamole est excrété dans le lait.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10 ou 50 ampoules de verre de 2 mL.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Avant ladministration intraveineuse, la solution de Persantine doit être diluée avec du chlorure de sodium 0,45 % ou 0,9 %, ou avec du glucose 5 %, dans un ratio dau moins 1:2, pour atteindre un volume total dapproximativement 20 à 50 ml.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
PHARMAZEUTISCHE ERZEUGNISSE
ARABELLASTR. 17
81925 MUNICH
ALLEMAGNE
info@glenwood.de
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 562 340 9 7: 10 ampoules (verre)
· 34009 555 271 5 2 : 50 ampoules (verre)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
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