RISEDRONATE ZENTIVA K.S. 35 mg, comprimé pelliculé
CIS 68593411
Informations à jour au 28 août 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 28/08/2019
RISEDRONATE ZENTIVA K.S. 35 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Risédronate monosodique...................................................................................................... 35 mg
Équivalant à acide risédronique............................................................................................ 32,5 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé pelliculé contient 1,9 mg de lactose.
Chaque comprimé pelliculé contient 0,115 mmol (2,64 mg) de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc rond, biconvexe, mesurant 11,2 mm de diamètre et 5,0 mm dépaisseur avec « 35 » inscrit sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de lostéoporose chez lhomme à haut risque de fracture (voir rubrique 5.1)
4.2. Posologie et mode d'administration
Chez ladulte, la dose recommandée est dun comprimé à 35 mg, une fois par semaine, par voie orale. Le comprimé doit être pris le même jour de la semaine, chaque semaine.
Populations particulières
Sujets âgés
Aucun ajustement de la posologie nest nécessaire car la biodisponibilité, la distribution et lélimination sont identiques chez les sujets âgés (> 60 ans) et chez les sujets plus jeunes. Ceci a été démontré également chez les patientes ménopausées très âgées de 75 ans et plus.
Insuffisance rénale
Aucune modification de posologie nest nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée. Lutilisation du risédronate monosodique est contre-indiquée chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Population pédiatrique
Lutilisation du risédronate monosodique nest pas recommandée chez les enfants de moins de 18 ans, la sécurité et lefficacité nayant pas été démontrées (voir aussi la rubrique 5.1).
Mode dadministration
Lalimentation interfère avec labsorption du risédronate monosodique. Afin dobtenir une absorption optimale, les patients doivent prendre le risédronate monosodique :
· Avant le petit déjeuner : Au moins 30 minutes avant labsorption des premiers aliments, des autres médicaments ou boissons (autres que de leau plate) de la journée.
Les patients doivent être informés que s'ils oublient une prise de risédronate monosodique 35 mg, ils doivent la prendre le jour où ils s'en aperçoivent. Ensuite, ils doivent revenir à la prise hebdomadaire du comprimé en se basant sur le jour choisi initialement. Ils ne doivent pas prendre deux comprimés le même jour.
Le comprimé doit être avalé entier, sans être croqué et sans le laisser fondre dans la bouche. Le comprimé de risédronate monosodique doit être avalé en position redressée (assis ou debout), avec un grand verre d'eau plate (≥ 120 ml), pour faciliter le transit jusqu'à l'estomac. Les patients ne doivent pas sallonger au cours des 30 minutes qui suivent la prise du comprimé (voir rubrique 4.4).
Une supplémentation en calcium et en vitamine D sera à envisager, si lapport alimentaire est insuffisant.
La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour lostéoporose na pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels du risédronate, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Hypocalcémie (voir rubrique 4.4.).
Grossesse et allaitement.
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lefficacité des bisphosphonates dans le traitement de lostéoporose est liée à la présence dune densité minérale osseuse (DMO) basse et/ou dune fracture prévalente.
Un âge élevé ou des facteurs de risque clinique de fracture seuls ne sont pas des raisons suffisantes pour initier un traitement de lostéoporose par un bisphosphonate.
Les preuves étayant lefficacité des bisphosphonates (dont le risédronate), chez les patients très âgés (> 80 ans), sont limitées (voir rubrique 5.1).
Les bisphosphonates ont été associés à des sophagites, des gastrites, des ulcères sophagiens et gastroduodénaux. Par conséquent, une prudence devra être de mise :
· chez les patients qui ont des antécédents de troubles sophagiens pouvant retarder le transit ou la vidange sophagienne (ex : sténose ou achalasie) ;
· chez les patients qui sont dans lincapacité de se tenir en position verticale (assis ou debout) pendant au moins 30 minutes après la prise du comprimé ;
· si le risédronate est prescrit à des patients avec des problèmes gastro-intestinaux proximaux ou sophagiens, récents ou toujours actifs (y compris lsophage de Barrett connu).
Le prescripteur doit insister auprès des patients sur limportance de bien prendre connaissance des instructions posologiques et doit être vigilant quant à lexistence de signes ou symptômes indiquant une possible réaction sophagienne. Linformation de consulter sils présentent des symptômes dirritation sophagienne tels que dysphagie, odynophagie, douleur rétrosternale ou brûlures épigastriques nouvelles ou aggravées doit être donnée aux patients.
Toute hypocalcémie doit être corrigée avant de débuter un traitement par risédronate monosodique. Les autres troubles du métabolisme osseux et minéral (par exemple, dysfonctionnement parathyroïdien, hypovitaminose D) doivent être traités dès linitiation du traitement par risédronate monosodique.
Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou à une infection locale (y compris une ostéomyélite) a été rapportée chez des patients atteints de cancer et recevant des traitements médicamenteux comprenant des bisphosphonates administrés principalement par voie intraveineuse. La plupart de ces patients avaient également reçu une chimiothérapie et des corticoïdes. Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patients atteints dostéoporose traités par bisphosphonates per os.
Un examen dentaire ainsi que des soins dentaires préventifs appropriés doivent être envisagés avant linstauration dun traitement par bisphophonates chez les patients présentant des facteurs de risque associés (par exemple, cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie, mauvaise hygiène buccale).
Au cours du traitement, ces patients doivent éviter si possible toute intervention dentaire invasive. Chez les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours dun traitement par bisphophonates, une chirurgie dentaire pourrait aggraver la situation. Chez les patients nécessitant une intervention dentaire, aucune donnée ne permet de suggérer que larrêt du traitement par bisphosphonates réduit le risque dostéonécrose de la mâchoire.
Lappréciation de létat clinique par le médecin traitant doit orienter la prise en charge de chaque patient, en se basant sur lévaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur nimporte quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusquau-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou laine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la survenue de la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. Larrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de lévaluation du bénéfice/risque pour le patient.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Ostéonécrose du conduit auditif externe
Lostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels dostéonécrose du conduit auditif externe comprennent lutilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels quune infection ou un traumatisme. La possibilité dostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patients recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de loreille.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La prise simultanée de médicaments contenant des cations polyvalents (par exemple calcium, magnésium, fer et aluminium) peut interférer avec labsorption du risédronate monosodique (voir rubrique 4.4).
Le risédronate monosodique nest pas systémiquement métabolisé, nentraîne pas dinduction enzymatique du cytochrome P450 et a un faible taux de fixation aux protéines.
Respectivement 33 % et 45 % des patientes ayant participé aux études de Phase III dans lostéoporose avec le risédronate monosodique en prise quotidienne, ont utilisé de lacide acétylsalicylique ou des AINS. Dans les études de phase III en prise hebdomadaire chez les femmes ménopausées, respectivement 57 % et 40 % des patientes ont utilisé de lacide acétylsalicylique ou des AINS. Parmi les utilisatrices régulières dacide acétylsalicylique ou dAINS (≥ 3 jours par semaine), lincidence des événements indésirables gastro-intestinaux hauts a été identique chez les patientes traitées par le risédronate monosodique et les sujets contrôle.
Si nécessaire, le risédronate monosodique peut être utilisé en association à un traitement strogénique substitutif (pour les femmes uniquement).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Il nexiste pas de données sur lutilisation du risédronate monosodique chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez les femmes nest pas connu. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence quune petite quantité de risédronate monosodique est excrétée dans le lait maternel.
Le risédronate monosodique ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou lallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le risédronate monosodique a été étudié lors dessais cliniques de phase III sur plus de 15 000 patients.
Dans ces essais cliniques, la sévérité de la majorité des effets indésirables observés a été dintensité légère à modérée et na généralement pas nécessité linterruption du traitement.
Les événements indésirables rapportés dans les essais cliniques de phase III chez les femmes ménopausées ostéoporotiques traitées jusquà 36 mois par du risédronate monosodique 5 mg/jour (n = 5020) ou placebo (n = 5048) et considérés comme possiblement ou probablement liés au risédronate monosodique sont listés ci-dessous en utilisant la convention suivante (incidence des événements indésirables versus placebo notée entre parenthèses) :
Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système nerveux :
Fréquent : céphalées (1,8 % vs 1,4 %)
Affections oculaires :
Peu fréquent : iritis*
Affections gastro-intestinales :
Fréquent : constipation (5,0 % vs 4,8 %), dyspepsie (4,5 % vs 4,1 %), nausées (4,3 % vs 4,0 %), douleurs abdominales (3,5 % vs 3,3 %), diarrhée (3,0 % vs 2,7 %).
Peu fréquent : gastrite (0,9 % vs 0,7 %), sophagite (0,9 % vs 0,9 %), dysphagie (0,4 % vs 0,2 %), duodénite (0,2 % vs 0,1 %), ulcère sophagien (0,2 % vs 0,2 %).
Rare : glossite (< 0,1 % vs 0,1 %), sténose sophagienne (< 0,1 % vs 0,0 %).
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Fréquent : douleurs musculo-squelettiques (2,1 % vs 1,9 %).
Très rare : ostéonécrose du conduit auditif externe (effet indésirable de la classe des bisphosphonates).
Investigations :
Rare : anomalie des tests hépatiques*
* Incidence non significative dans les études de phase III sur lostéoporose ; fréquence basée sur les événements indésirables, les examens de laboratoire et les résultats du rechallenge dans les essais cliniques précoces.
Dans une étude multicentrique, en double aveugle, dune durée dun an comparant le risédronate monosodique 5 mg en prise quotidienne (n = 480) et le risédronate monosodique 35 mg en prise hebdomadaire (n = 485) chez les femmes ménopausées ostéoporotiques, les profils globaux de tolérance et de sécurité demploi ont été similaires. Les effets indésirables additionnels suivants, considérés comme possiblement ou probablement liés au produit par les investigateurs, ont été rapportés (incidence supérieure dans le groupe risédronate monosodique 35 mg par rapport au groupe risédronate monosodique 5 mg) : troubles gastro-intestinaux (1,6 % vs. 1,0 %) et douleurs (1,2 % vs. 0,8 %).
Dans une étude clinique dune durée de 2 ans chez des hommes ostéoporotiques, la tolérance et la sécurité demploi globales ont été similaires entre les groupes traitement et placebo. Les effets indésirables correspondent à ceux précédemment décrits chez les femmes ménopausées.
Examens biologiques :
Une diminution précoce, transitoire, légère et asymptomatique des taux plasmatiques de calcium et phosphate a été observée chez certains patients.
Les effets indésirables additionnels suivants ont été rapportés depuis la commercialisation :
Affections du système immunitaire :
Fréquence indéterminée : réaction anaphylactique
Affections oculaires :
Fréquence indéterminée : iritis, uvéite
Affections hépatobiliaires :
Fréquence indéterminée : Graves troubles hépatiques. Dans la plupart des cas rapportés, les patients étaient traités avec dautres produits connus pour causer des troubles hépatiques.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquence indéterminée : Hypersensibilité et réactions cutanées, incluant angio-dème, rash généralisé, urticaire, réactions cutanées bulleuses, parfois sévères incluant des cas isolés de syndrome de Stevens-Johnson, de nécrolyse épidermique toxique et de vascularite leucocytoclasique.
Alopécie.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Rare : fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effet indésirable de la classe des bisphosphonates).
Fréquence indéterminée : ostéonécrose de la mâchoire
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucune information spécifique sur le traitement du surdosage au risédronate monosodique nest disponible.
À la suite dun surdosage important, une diminution de la calcémie peut être observée. Chez certains patients, des signes et symptômes dhypocalcémie peuvent également être observés.
Afin de fixer le risédronate monosodique et de réduire son absorption, du lait ou des anti-acides contenant du magnésium, du calcium ou de laluminium doivent être administrés. En cas de surdosage important, un lavage gastrique peut être envisagé afin déliminer le risédronate monosodique non absorbé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Bisphosphonates, Code ATC : M05BA07.
Mécanisme daction
Le risédronate monosodique est un pyridinil bisphosphonate qui se fixe sur lhydroxyapatite osseuse et inhibe la résorption osseuse induite par lostéoclaste. Le remodelage osseux est réduit alors que lactivité ostéoblastique et la minéralisation osseuse sont préservées.
Effets pharmacodynamiques
Dans les études précliniques, le risédronate monosodique a révélé une puissante activité anti-ostéoclastique, anti-résorptive, augmentant la masse osseuse et la force biomécanique du squelette de façon dose-dépendante. Lactivité du risédronate monosodique a été confirmée par mesure des marqueurs biochimiques du remodelage osseux lors détudes pharmacodynamiques et cliniques. Dans les études chez des femmes ménopausées, les diminutions des marqueurs biochimiques du remodelage osseux ont été observées en 1 mois de traitement et ont atteint un pic maximal en 3 à 6 mois. Les diminutions des marqueurs biochimiques du remodelage osseux ont été similaires avec le risédronate monosodique 35 mg une fois par semaine et le risédronate monosodique 5 mg/jour à 12 mois.
Dans une étude chez des hommes ostéoporotiques, les diminutions des marqueurs biochimiques du remodelage osseux ont été observées au plus tôt après 3 mois de traitement, et se sont maintenues jusquau 24e mois.
Efficacité et sécurité clinique
Traitement de lostéoporose postménopausique
Les facteurs de risque fréquemment associés au développement de lostéoporose postménopausique sont essentiellement : masse osseuse basse, densité minérale osseuse basse, ménopause précoce, antécédent de tabagisme, antécédent familial dostéoporose. La fracture est la conséquence clinique de lostéoporose. Le risque de fracture saccroît avec le nombre de facteurs de risque.
Basée sur les résultats de la variation moyenne de la DMO au niveau lombaire, léquivalence de risédronate monosodique 35 mg/jour (n = 485) et de risédronate monosodique 5 mg/jour (n = 480) a été démontrée dans une étude multicentrique, en double-aveugle, dune durée de 1 an chez des femmes ménopausées ostéoporotiques.
Le développement clinique du risédronate monosodique administré quotidiennement a étudié leffet du risédronate monosodique sur le risque de fractures de hanche et de fractures vertébrales et a inclus des femmes récemment ménopausées ou ménopausées depuis longtemps, avec ou sans fracture. Des doses journalières de 2,5 mg et 5 mg ont été étudiées et tous les groupes, y compris les groupes placebo, ont reçu du calcium et de la vitamine D (lorsque les taux, à linclusion, étaient bas). Les risques absolu et relatif de nouvelles fractures vertébrales et de hanche ont été estimés par une analyse de type « date de survenue du premier événement ».
· Deux essais contrôlés contre placebo (n = 3 661) ont inclus des femmes ménopausées de moins de 85 ans présentant des fractures vertébrales à linclusion. Le risédronate monosodique 5 mg, administré quotidiennement pendant 3 ans a réduit le risque de nouvelles fractures vertébrales par rapport au groupe placebo.
Chez les femmes ayant au moins, soit 1, soit 2 fractures vertébrales, la réduction du risque relatif était respectivement de 41 et 49 % (incidence des nouvelles fractures vertébrales sous risédronate monosodique 11,3 % et 18,1 % sous placebo 16,3 % et 29,0 %, respectivement). Lefficacité du traitement a été observée tôt, dès la fin de la première année. Des effets bénéfiques ont aussi été démontrés chez les femmes présentant des fractures multiples à linclusion. Le risédronate monosodique, à raison de 5 mg par jour, a aussi réduit la perte de taille annuelle, comparativement à la population du groupe contrôle.
· Deux autres essais contrôlés contre placebo ont inclus des femmes ménopausées, de plus de 70 ans, avec ou sans fracture vertébrale à linclusion. Les femmes de 70 à 79 ans étaient incluses avec un T-score <-3 DS (norme fabricant) au niveau du col fémoral soit T-score <-2,5 DS (NHANES III) et avec au moins un facteur de risque additionnel. Les femmes de 80 ans ou plus pouvaient être incluses sur la base de lexistence dau moins un facteur de risque, dorigine non osseuse, de fracture de hanche ou dune DMO basse au col fémoral. Lefficacité du risédronate par rapport au placebo nest statistiquement significative que lorsque les données issues des 2 groupes de traitement (risédronate monosodique 2,5 et 5 mg) sont combinées. Les résultats suivants sont uniquement basés sur une analyse a posteriori de sous-groupes définis par la pratique clinique et les définitions actuelles de lostéoporose :
o Dans le sous-groupe de patientes avec un T-score au niveau du col fémoral ≤ -2,5 DS (NHANES III) et au moins une fracture vertébrale à linclusion, le risédronate monosodique administré pendant 3 ans a réduit le risque de fractures de hanche de 46 % par rapport au groupe placebo (incidence des fractures de hanche dans les groupes risédronate monosodique 2,5 et 5 mg combinés : 3,8 %, dans le groupe placebo : 7,4 %).
o Les données suggèrent que cette protection est moindre chez les personnes très âgées (≥ 80 ans). Cela peut être dû, avec lâge, à limportance croissante des facteurs de risque, dorigine non osseuse, de fracture de hanche.
o Dans ces essais, les données issues des critères secondaires, ont indiqué une diminution du risque de nouvelles fractures vertébrales chez les patientes avec une DMO basse au col fémoral, sans fracture vertébrale et chez les patientes avec une DMO basse au col fémoral, avec ou sans fracture vertébrale.
· Le risédronate monosodique 5 mg administré quotidiennement pendant 3 ans a augmenté la DMO par rapport à la population placebo au niveau du rachis lombaire, du col du fémur, du trochanter et du poignet et a maintenu la densité osseuse au niveau du radius distal.
· Après 3 ans de traitement (administration quotidienne de risédronate monosodique 5 mg), une année de suivi sans traitement a montré une réversibilité rapide de leffet suppresseur du risédronate monosodique sur le remodelage osseux.
· Des prélèvements de biopsies osseuses réalisés chez des femmes ménopausées traitées quotidiennement avec du risédronate monosodique 5 mg pendant 2 à 3 ans ont montré une réduction modérée attendue du remodelage osseux. Los formé pendant le traitement par risédronate monosodique était de structure lamellaire et de minéralisation osseuse normale. Ces données, associées à la réduction de lincidence des fractures vertébrales chez les femmes ostéoporotiques semblent indiquer quil ny a pas deffet délétère sur la qualité osseuse.
· Des résultats endoscopiques chez des patientes ayant présenté des effets indésirables gastro-intestinaux modérés à sévères, tant chez les sujets sous risédronate monosodique que dans la population contrôle, nont pas mis en évidence dulcère gastrique, duodénal ou sophagien lié au traitement dans aucun des groupes, bien quune duodénite ait été parfois observée dans le groupe de patientes sous risédronate monosodique.
Traitement de lostéoporose masculine
Le risédronate monosodique 35 mg une prise par semaine a démontré son efficacité chez des hommes présentant une ostéoporose (entre 36 et 84 ans) au cours dune étude clinique en double aveugle, versus placebo, regroupant 284 patients sur 2 ans (risédronate monosodique 35 mg n = 191). Tous les patients ont reçu une supplémentation en calcium et vitamine D.
Laugmentation de la DMO a été observée dès le 6e mois après linitiation du traitement par risédronate monosodique. Le risédronate monosodique 35 mg une prise par semaine a permis une augmentation moyenne de la DMO au niveau de la colonne vertébrale, du col du fémur, du trochanter et de la hanche, en comparaison au placebo après 2 ans de traitement. Lefficacité antifracturaire na pas été démontrée dans cette étude.
Leffet sur los (augmentation de la DMO et diminution des marqueurs du remodelage osseux) du risédronate monosodique est identique chez les hommes et les femmes.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité du risédronate monosodique ont été évaluées dans le cadre dune étude de 3 ans (étude randomisée en double aveugle, contrôlée contre placebo, multicentrique, avec groupes parallèles et dune durée dun an, suivie dun traitement ouvert pendant 2 ans) menée auprès de patients pédiatriques âgés de 4 ans à moins de 16 ans atteints dostéogenèse imparfaite légère à modérée. Dans cette étude, les patients pesant 10 à 30 kg ont reçu risédronate 2,5 mg par jour, alors que les patients pesant plus de 30 kg ont reçu risédronate 5 mg par jour.
À la fin de la période dun an, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, une augmentation statistiquement significative de la DMO de la colonne lombaire a été constatée dans le groupe risédronate par rapport au groupe placebo ; toutefois, une élévation du nombre dau moins 1 nouvelle fracture vertébrale morphométrique (identifiée par radiographie) a été observée dans le groupe risédronate par comparaison au placebo. Au cours de la période dun an en double aveugle, le pourcentage de patients ayant rapporté des fractures cliniques était de 30,9 % dans le groupe risédronate contre 49,0 % dans le groupe placebo.
Au cours de la période en ouvert, durant laquelle tous les patients ont reçu du risédronate (du mois 12 au mois 36), des fractures cliniques ont été signalées chez 65,3 % des patients randomisés au départ dans le groupe placebo et chez 52,9 % des patients randomisés au départ dans le groupe risédronate. De façon générale, ces résultats sont insuffisants pour soutenir lutilisation du risédronate monosodique chez les patients pédiatriques atteints dostéogenèse imparfaite légère à modérée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Labsorption après une prise orale est relativement rapide (tmax ≃ 1 heure) et indépendante des doses étudiées (étude en prise unique : de 2,5 à 30 mg ; études avec des prises multiples : de 2,5 à 5 mg/jour et jusquà 50 mg, une fois par semaine). La biodisponibilité orale moyenne du comprimé est de 0,63 % mais diminue en cas de prise alimentaire concomitante. La biodisponibilité est identique chez les hommes et les femmes.
Distribution
Le volume de distribution moyen à létat déquilibre est de 6,3 l/kg chez lêtre humain.
Le taux de fixation aux protéines plasmatiques est denviron 24 %.
Biotransformation
Aucun signe de métabolisme systémique du risédronate monosodique na été retrouvé.
Élimination
Environ 50 % de la dose ingérée est éliminée dans les urines en 24 heures ; 85 % dune dose intraveineuse sont retrouvés dans les urines en 28 jours. La clairance rénale moyenne est de 105 ml/min et la clairance totale moyenne est de 122 ml/min, la différence étant probablement due à une adsorption osseuse. La clairance rénale ne dépend pas de la concentration ; une relation linéaire entre la clairance rénale et la clairance de la créatinine a été retrouvée. Le risédronate monosodique non absorbé est éliminé tel quel dans les selles. Après administration orale, le profil de concentration plasmatique montre une élimination en trois temps, avec une demi-vie finale de 480 heures.
Populations particulières
Sujets âgés
Aucun ajustement de la posologie nest nécessaire.
Utilisateurs dacide acétylsalicylique/AINS
Parmi les utilisateurs réguliers dacide acétylsalicylique ou dAINS (≥ 3 jours par semaine), lincidence des événements indésirables de type gastro-intestinal supérieur est identique chez les patients traités par risédronate monosodique et les sujets contrôle (voir rubrique 4.5).
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études toxicologiques réalisées chez le rat et le chien ont montré des effets hépato-toxiques dose-dépendants sous risédronate monosodique, en particulier une augmentation enzymatique avec modifications histologiques chez le rat. La pertinence clinique de ces observations nest pas connue. Une toxicité testiculaire a été observée chez le rat et le chien à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à lexposition maximale observée chez lhomme. Une irritation des voies aériennes supérieures a été fréquemment observée chez les rongeurs. Des effets similaires ont également été observés avec les autres bisphosphonates. Des effets sur les voies aériennes inférieures ont également été observés dans des études à long terme chez les rongeurs ; la signification clinique de ces observations nest pas établie. Dans les études de toxicité de la reproduction, à des niveaux dexposition proches des niveaux dexposition cliniques, des modifications de lossification ont été observées au niveau du sternum et/ou du crâne du ftus de rats traités ; une hypocalcémie et une mortalité chez certaines femelles gravides autorisées à mettre bas ont également été observées. Aucun risque de tératogénicité à des doses de 3,2 mg/kg/jour chez le rat et 10 mg/kg/jour chez le lapin na été mis en évidence, bien que les données ne soient disponibles que pour un faible nombre de lapins. La toxicité maternelle a empêché de tester des doses supérieures. Les données des études de génotoxicité et de carcinogénèse nont pas révélé de risque particulier pour lhomme.
Amidon de maïs prégélatinisé
Cellulose microcristalline,
Crospovidone A,
Stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Lactose monohydraté
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 4000.
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes opaques en PVC/PE/PVDC/Aluminium dans une boîte en carton.
Boîte de 4 ou 12 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 885 4 5 : 4 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
· 34009 301 885 5 2 : 12 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACTONEL 30 mg, comprimé pelliculé
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
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