NOVOFEMME, comprimé pelliculé
CIS 68778431
Informations à jour au 25 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 25/11/2020
NOVOFEMME, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Un comprimé pelliculé rouge contient :
1 mg destradiol (sous forme destradiol hémihydraté).
Un comprimé pelliculé blanc contient :
1 mg destradiol (sous forme destradiol hémihydraté) et 1 mg dacétate de noréthistérone.
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté.
Chaque comprimé pelliculé rouge contient 37,3 mg de lactose monohydraté.
Chaque comprimé pelliculé blanc contient 36,8 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé blanc, biconvexe gravé avec NOVO 283 Diamètre : 6 mm.
Comprimé pelliculé rouge, biconvexe gravé avec NOVO 282 Diamètre : 6 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez la femme ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose (voir aussi rubrique 4.4).
Lexpérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Prendre un comprimé par jour dans lordre suivant :
· 1 comprimé rouge (estradiol seul) pendant 16 jours ;
· puis 1 comprimé blanc (associant estradiol et acétate de noréthistérone) pendant les 12 jours suivants.
Après la prise du dernier comprimé blanc, poursuivre le traitement avec le premier comprimé rouge de la plaquette suivante, sans interruption de traitement entre les plaquettes. Des saignements sapparentant aux règles surviennent habituellement au début dun nouveau cycle de traitement.
Sil sagit dune première prescription chez les femmes nayant jamais pris de THS ou sil sagit dun relais dun THS combiné continu, le traitement par NOVOFEMME peut être commencé nimporte quel jour. Par contre, sil sagit dun relais dun autre THS séquentiel, le traitement doit être commencé le lendemain du dernier jour du traitement précédent.
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans lindication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir aussi rubrique 4.4).
Un passage à un produit combiné plus fortement dosé peut être indiqué si après 3 mois de traitement le soulagement attendu des symptômes est insuffisant.
Si la patiente a oublié de prendre un comprimé, le comprimé doit être pris le plus tôt possible dans les 12 heures qui suivent lheure habituelle de la prise. Si plus de 12 heures se sont écoulées, le comprimé doit être jeté. Loubli dun comprimé peut augmenter la survenue de métrorragies et de « spottings ».
· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein
· Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées ou antécédent de tumeurs malignes estrogéno-dépendantes (exemple : cancer de lendomètre)
· Hémorragie génitale non diagnostiquée
· Hyperplasie endométriale non traitée
· Antécédent daccident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire)
· Troubles thrombophiliques connus (par exemple déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4)
· Antécédent daccident thrombo-embolique artériel ou accident thrombo-embolique artériel en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde)
· Affection hépatique aiguë ou antécédents daffection hépatique, jusquà la normalisation des tests hépatiques
· Hypersensibilité connue aux substances actives ou à lun des excipients
· Porphyrie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les données concernant les risques associés à la prise dun THS lors du traitement de la ménopause précoce sont limitées. Cependant, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfices-risques chez ces femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique et surveillance
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable deffectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et des précautions particulières demploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers sont recommandés, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type danomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant ou à linfirmière (voir « Cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris les outils dimagerie appropriée (mammographie), doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Conditions nécessitant une surveillance
Si lune des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou sest aggravée au cours dune grossesse ou dun précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou saggraver au cours du traitement par NOVOFEMME en particulier :
· Léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose.
· Facteurs de risque thrombo-emboliques (voir ci-dessous).
· Facteurs de risque de tumeurs estrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré dhérédité pour le cancer du sein.
· Hypertension artérielle.
· Troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique).
· Diabète avec ou sans atteinte vasculaire.
· Lithiase biliaire.
· Migraines ou céphalées (sévères).
· Lupus érythémateux disséminé.
· Antécédent dhyperplasie endométriale (voir ci-dessous).
· Epilepsie.
· Asthme.
· Otospongiose.
Arrêt immédiat du traitement
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue dune contre-indication ou dans les cas suivants :
· Ictère ou altération de la fonction hépatique.
· Augmentation significative de la pression artérielle.
· Céphalée inhabituelle de type migraine.
· Grossesse.
Hyperplasie endométriale et cancer de lendomètre
Chez les femmes non hystérectomisées, le risque dhyperplasie endométriale et de cancer de lendomètre augmente en cas dadministration prolongée destrogènes seuls. Le risque de cancer de lendomètre chez les utilisatrices destrogènes seuls est multiplié par 2 à 12 comparativement aux non-utilisatrices, selon la durée du traitement et la dose destrogène (voir rubrique 4.8). Après larrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
Lajout dun progestatif de manière cyclique pendant au moins 12 jours par mois/cycle de 28 jours ou un traitement combiné continu estroprogestatif chez les femmes non hystérectomisées prévient le risque supplémentaire associé au THS à base destrogènes seuls.
Des métrorragies et des « spottings » peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. Si ces évènements persistent après les premiers mois de traitement, débutent un certain temps après le début du traitement ou sils persistent après larrêt du traitement, leur cause doit être recherchée. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin déliminer une pathologie maligne.
Cancer du sein
Les données disponibles montrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement estroprogestatif ou chez celles prenant un THS à base destrogènes seuls, ce risque étant dépendant de la durée du traitement.
Lessai randomisé contrôlé versus placebo Womens Health Initiative Study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS estroprogestatif combiné qui devient significative après environ 3 (1-4) années dutilisation (voir rubrique 4.8).
Les résultats dune importante méta-analyse ont montré quaprès avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour quil revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsquun THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Les THS, particulièrement les traitements estroprogestatifs, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Cancer ovarien
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein.
Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par oestrogènes seuls ou par une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de l'utilisation du produit et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.
D'autres études, y compris l'essai WHI (Women's Health Initiative), suggèrent qu'un risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).
Thrombo-embolie veineuse
Le THS est associé à un risque multiplié par 1,3 à 3 de développer une thrombo-embolie veineuse (TEV), cest-à-dire une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. La probabilité de survenue dun tel événement est plus élevée au cours de la première année dutilisation du THS (voir rubrique 4.8).
Les patientes ayant une maladie thrombophilique connue ont un risque majoré de TEV, et les THS peuvent accroître ce risque. Par conséquent, lutilisation dun THS est contre-indiquée chez ces patientes (voir rubrique 4.3).
Les facteurs de risque de TEV généralement reconnus incluent lutilisation destrogènes, lâge avancé, une chirurgie lourde, limmobilisation prolongée, lobésité (IMC > 30 kg/m2), la période de grossesse/postpartum, le lupus érythémateux disséminé (LED) et le cancer. Il nexiste pas de consensus concernant le rôle possible des varices dans la TEV.
Comme chez tous les patients en période post-opératoire, des mesures prophylactiques doivent être appliquées pour prévenir une TEV après la chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, larrêt provisoire du THS 4 à 6 semaines avant lintervention est recommandé. Le traitement ne doit pas être réintroduit avant que la patiente ait retrouvé toute sa mobilité.
Chez les femmes sans antécédent personnel de TEV mais ayant un parent du premier degré avec un antécédent de thrombo-embolie veineuse à un âge jeune, un dépistage peut être proposé après une revue approfondie de ses limites (seules certaines anomalies thrombophiliques sont identifiées par dépistage).
Si une maladie thrombophilique est identifiée, associée à une thrombo-embolie veineuse chez des membres de la famille, ou si le déficit est « sévère » (par exemple déficit en antithrombine, en protéine S ou en protéine C, ou combinaison de déficits), le THS est contre-indiqué.
Chez les femmes sous traitement anticoagulant chronique, le rapport bénéfice/risque de lutilisation du THS doit être soigneusement évalué.
Si une TEV se développe après linitiation du traitement, ce dernier devra être arrêté. Il devra être recommandé aux patientes de contacter immédiatement leur médecin en cas de symptômes évoquant un événement thromboembolique (notamment gonflement douloureux dune jambe, douleur soudaine dans la poitrine ou dyspnée).
Maladie coronarienne
Il nexiste pas de données détudes contrôlées randomisées démontrant une protection contre linfarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne ayant reçu un THS estroprogestatif ou à base destrogènes seuls.
Le risque relatif de maladie coronarienne au cours de lutilisation dun THS estroprogestratif est légèrement augmenté. Le risque absolu de base de maladie coronarienne étant fortement dépendant de lâge, le nombre de cas supplémentaires dus à lutilisation dun THS estroprogestatif est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause, mais il augmente avec lâge.
Accidents vasculaires cérébraux ischémiques
Le traitement estroprogestatif et le traitement estrogénique seul sont associés à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral ischémique pouvant atteindre un facteur de 1,5. Le risque relatif névolue pas avec lâge ni avec le temps écoulé depuis la ménopause. Toutefois, le risque de base dAVC étant fortement âge-dépendant, le risque global dAVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec lâge (voir rubrique 4.8).
Hypothyroïdie
Les patientes nécessitant une hormonothérapie thyroïdienne substitutive doivent faire contrôler régulièrement leur fonction thyroïdienne pendant la prise du THS afin de sassurer que les taux d'hormones thyroïdiennes restent dans une mesure acceptable.
Angidème
Les estrogènes peuvent provoquer ou aggraver les symptômes dun angidème, en particulier chez les femmes ayant un angidème héréditaire.
Autres précautions demploi
Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.
Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement estrogénique substitutif ou pendant le traitement hormonal substitutif. De rares cas daugmentation importante du taux plasmatique des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurés par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesurée sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesurée par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant laugmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques dautres protéines de liaison telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticostéroïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. Dautres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine et céruloplasmine).
Le THS naméliore pas les fonctions cognitives. Certaines données indiquent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou à base destrogènes seuls après 65 ans.
Ce médicament contient du lactose monohydraté. Ce médicament ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut être augmenté par lutilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des iso-enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et les anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).
Le ritonavir, le télaprévir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes. Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) pourraient modifier le métabolisme des estrogènes et des progestatifs.
Laugmentation du métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut conduire à une diminution de leffet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.
Certaines analyses de laboratoire peuvent être modifiées par les traitements à base destrogènes, telles que les tests de tolérance au glucose ou de la fonction thyroïdienne.
Les médicaments qui inhibent les enzymes hépatiques microsomales, comme le kétoconazole, peuvent augmenter les taux circulants des principes actifs de NOVOFEMME.
Ladministration concomitante de ciclosporine et de NOVOFEMME peut entraîner une augmentation des taux sanguins de ciclosporine, de créatinine et des transaminases, suite à la diminution du métabolisme hépatique de la ciclosporine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
NOVOFEMME na pas dindication au cours de la grossesse.
La découverte dune grossesse au cours du traitement par NOVOFEMME impose larrêt immédiat du traitement.
Les données cliniques sur un nombre limité de grossesses exposées révèlent des effets indésirables de la noréthistérone sur le ftus. A des doses supérieures à celles habituellement contenues dans les contraceptifs oraux et les THS, des cas de masculinisation de ftus femelles ont été observés.
A ce jour, la plupart des études épidémiologiques nont pas mis en évidence deffet tératogène ou ftotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des doses thérapeutiques destrogènes et de progestatifs.
NOVOFEMME na pas dindication au cours de lallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
NOVOFEMME na pas deffet connu sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Expérience clinique
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours des essais cliniques réalisés avec un TSH similaire à NOVOFEMME étaient des tensions mammaires et des céphalées (rapportées chez au moins 10% des patientes).
Les effets secondaires ci-dessous peuvent également survenir lors dun traitement estroprogestatif.
Les fréquences sont issues dessais cliniques conduits avec une spécialité similaire à NOVOFEMME et dune étude de suivi après commercialisation de NOVOFEMME.
|
Système classe organe |
Très fréquent ≥ 1/10 |
Fréquent ≥ 1/100, <1/10 |
Peu fréquent ≥ 1/1 000, <1/100 |
Rare ≥ 1/10 000, <1/1 000
|
|
Infections et infestations |
|
Candidose vaginale |
|
|
|
Affections du système immunitaire |
|
|
|
Réaction allergique |
|
Affections psychiatriques |
|
|
|
Nervosité |
|
Affections du système nerveux |
Céphalée |
Etourdissement insomnie, dépression |
Migraine, troubles de la libido (non spécifiques) |
Vertiges |
|
Affections vasculaires |
|
Augmentation de la pression artérielle, aggravation dune hypertension arterielle |
Thrombose et embolie périphériques |
|
|
Affections gastro-intestinales |
|
Dyspepsie, douleur abdominale, flatulence, nausée |
Vomissement |
Diarrhées, ballonnement |
|
Affections hépatobiliaires |
|
|
Maladie de la vésicule biliaire, calculs biliaires |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
|
Rash, prurit |
Alopécie |
Acné |
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
|
|
Crampes musculaires |
|
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Tension mammaire |
Hémorragie vaginale, fibromes utérins aggravés |
|
Fibrome utérin |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
|
dème |
|
|
|
Investigations |
|
Prise de poids |
|
|
Expérience après commercialisation
En plus des événements ci-dessus, les effets indésirables présentés ci-après ont été rapportés spontanément et il est possible quils soient en relation avec le traitement par NOVOFEMME. La fréquence de ces effets indésirables ne peut être estimée sur la base des données disponibles :
· Tumeurs bénignes et malignes (dont kystes et polypes) : cancer de lendomètre
· Affections du système immunitaire : réactions dhypersensibilité généralisées (par exemple réaction/choc anaphylactique)
· Affections psychiatriques : anxiété
· Affections du système nerveux : accident vasculaire cérébral
· Affections visuelles : troubles visuels
· Affections cardiaques : infarctus du myocarde
· Affections vasculaires : aggravation de lhypertension arterielle
· Affections hépatobiliaires : aggravation de lithiase biliaire, réapparition de lithiase biliaire
· Affections cutanées et sous-cutanées : séborrhée, dème angioneurotique, hirsutisme
· Affections des organes de reproduction et du sein : hyperplasie endométriale, prurit vulvo-vaginal
· Investigations : perte de poids.
Dautres effets indésirables sont rapportés lors de ladministration dun traitement estroprogestatif :
· Troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, éruption hémorragique, purpura vasculaire
· Probable démence après 65 ans (voir rubrique 4.4)
· Sécheresse oculaire
· Changements de la composition du film lacrymal.
Risque de cancer du sein
Une augmentation jusquà 2 fois du risque de cancer a été rapportée chez les femmes ayant pris une association estroprogestative pendant plus de 5 ans.
Laugmentation du risque est plus faible chez les utilisatrices destrogènes seuls comparativement aux utilisatrices dassociations estroprogestatives.
Le niveau de risque dépend de la durée du traitement (voir rubrique 4.4).
Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus grand essai randomisé contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus grande méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-après :
Plus importante méta-analyse détudes épidémiologiques prospectives
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
|
Âge au début du THS (ans) |
Incidence pour 1 000 femmes non utilisatrices de THS sur une période de 5 ans (50-54 ans)* |
Risque relatif |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS après 5 ans |
|
Estrogènes seuls |
|||
|
50 |
13,3 |
1,2 |
2,7 |
|
Association estroprogestative |
|||
|
50 |
13,3 |
1,6 |
8,0 |
* Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2).
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
|
Âge au début du THS (ans) |
Incidence pour 1 000 femmes non utilisatrices de THS sur une période de 10 ans (50-59 ans)* |
Risque relatif |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS après 10 ans |
|
THS à base destrogènes seuls |
|||
|
50 |
26,6 |
1,3 |
7,1 |
|
Association estroprogestative |
|||
|
50 |
26,6 |
1,8 |
20,8 |
*Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Etudes WHI aux Etats-Unis Risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement
|
Age (ans) |
Incidence pour 1 000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %) |
|
Estrogènes seuls (estrogènes conjugués équins (CEE)) |
|||
|
50-79 |
21 |
0,8 (0,7-1,0) |
-4 (-6-0)* |
|
Estrogènes et progestatif (estrogènes conjugués équins (CEE) + acétate de médroxyprogestérone (MPA))** |
|||
|
50-79 |
17 |
1,2 (1,0-1,5) |
4 (0-9) |
* Etude WHI chez les femmes hystérectomisées, nayant pas montré daugmentation du risque de cancer du sein.
** Lorsque lanalyse était limitée aux femmes nayant pas utilisé de THS avant létude, il nétait pas observé daugmentation du risque au cours des 5 premières années de traitement. Après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices.
Risque de cancer de lendomètre
Le risque de cancer de lendomètre est denviron 5 pour 1 000 femmes ayant un utérus intact et nutilisant pas de THS.
Chez les femmes ayant un utérus intact, lutilisation dun THS à base destrogènes seuls nest pas recommandée car cela augmente le risque de cancer de lendomètre (voir rubrique 4.4).
Dans les études épidémiologiques, laugmentation du risque de cancer de lendomètre dépendait de la durée de traitement à base destrogènes seuls et de la dose destrogène et variait entre 5 et 55 cas supplémentaires diagnostiqués pour 1 000 femmes âgées de 50 à 65 ans.
Lajout dun progestatif au traitement par estrogènes seuls pendant au moins 12 jours par cycle permet de prévenir cette augmentation du risque. Dans létude « Million Women Study », lutilisation pendant 5 ans dun THS combiné (séquentiel ou continu) na pas augmenté le risque de cancer de lendomètre (RR de 1,0 (0,8-1,2)).
Risque de cancer ovarien
L'utilisation d'un THS par oestrogènes seuls ou par une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).
Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n'en ayant jamais pris (RR 1,43, IC 95 % 1,31-1,56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne l'apparition d'un cas supplémentaire pour 2 000 utilisatrices. Chez les femmes âgées entre 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2 000 sur une période de cinq ans.
Risque daccident thrombo-embolique veineux
Le THS est associé à une augmentation de 1,3 à 3 fois du risque de survenue dun accident thrombo-embolique veineux (TEV), cest-à-dire thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. La probabilité de survenue dun tel événement est plus élevée au cours de la première année dutilisation du THS (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés ci-après :
Etudes WHI Risque additionnel daccident thrombo-embolique veineux sur 5 ans de traitement
|
Age (ans) |
Incidence pour 1 000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %) |
|
Estrogènes seuls par voie orale* |
|||
|
50-59 |
7 |
1,2 (0,6-2,4) |
1 (-3-10) |
|
Association estroprogestative orale |
|||
|
50-59 |
4 |
2,3 (1,2-4,3) |
5 (1-13) |
* Etude chez les femmes hystérectomisées.
Risque de maladie artérielle coronarienne
Le risque de maladie artérielle coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS estro-progestatif au-delà de 60 ans (voir rubrique 4.4).
Risque daccident vasculaire cérébral ischémique
Lutilisation dun THS à base destrogènes seuls ou dune association estroprogestative est associée à une augmentation jusquà 1,5 fois du risque relatif dAVC ischémique. Le risque dAVC hémorragique nest pas augmenté lors de lutilisation dun THS.
Ce risque relatif ne dépend pas de lâge ni de la durée du traitement, mais comme le risque de base est fortement dépendant de lâge, le risque global dAVC chez les femmes prenant un THS augmente avec lâge (voir rubrique 4.4).
Etudes WHI combinées Risque additionnel dAVC* sur 5 ans de traitement
|
Age (ans) |
Incidence pour 1 000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %) |
|
50-59 |
8 |
1,3 (1,1-1,6) |
3 (1-5) |
* Sans distinction entre les AVC ischémiques et hémorragiques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes d'un surdosage en estrogènes oraux sont une tension mammaire, des nausées, des vomissements et/ou des métrorragies. Un surdosage en progestatifs peut entraîner une humeur dépressive, de la fatigue, de l'acné et de l'hirsutisme. Le traitement doit être symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Estradiol : le principe actif, 17β-estradiol de synthèse, est chimiquement et biologiquement identique à lestradiol endogène humain. Il remplace larrêt de production des estrogènes chez les femmes ménopausées et soulage les symptômes climatériques de la ménopause.
Les estrogènes préviennent la perte osseuse liée à la ménopause ou à une ovariectomie.
Lacétate de noréthistérone : Progestatif de synthèse. Les estrogènes stimulent la croissance de lendomètre et majorent le risque dhyperplasie et de cancer de lendomètre. Lassociation dun progestatif chez les femmes non hystérectomisées entraîne une réduction du risque dhyperplasie de lendomètre induit par les estrogènes.
Le soulagement des symptômes de la ménopause survient au cours des premières semaines de traitement.
Dans une étude après commercialisation, des saignements de privation réguliers dune durée moyenne de 3-4 jours sont survenus chez 91 % des femmes traitées par NOVOFEMME pendant 6 mois. Ces saignements surviennent habituellement quelques jours après le dernier comprimé de la phase progestative.
Le déficit en estrogène à la ménopause est associé à un renouvellement osseux accru et à une diminution de la masse osseuse. Leffet des estrogènes sur la densité minérale osseuse est dose-dépendant. Leffet protecteur est efficace aussi longtemps que le traitement est poursuivi. A larrêt du THS, la masse osseuse diminue à une vitesse similaire à celle observée chez les femmes non traitées.
Les résultats de létude WHI et dune méta-analyse de plusieurs études montrent que lutilisation dun traitement estrogénique substitutif, seul ou en association avec un progestatif principalement chez des femmes en bonne santé diminue le risque de fractures de la hanche, des vertèbres et dautres fractures ostéoporotiques. Des données limitées suggèrent que les THS pourraient également prévenir des fractures chez des femmes ayant une faible densité minérale osseuse et/ou une ostéoporose établie.
Des études randomisées en double aveugle versus placebo ont montré quune dose de 1 mg destradiol prévient la déminéralisation osseuse post-ménopausique et augmente la densité minérale osseuse. Après deux ans de traitement avec 1 mg de 17-β estradiol, laugmentation de la densité minérale osseuse est respectivement de 2,8 %, 1,6 % et 2,5 % au niveau vertébral, au niveau de la tête fémorale et au niveau du trochanter.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après ladministration orale de 17β-estradiol sous forme micronisée, labsorption digestive est rapide. Le métabolisme est important en raison de leffet de premier passage hépatique et du passage au niveau des autres organes entériques. Après administration orale dune dose unique de 1 mg, un pic de concentration plasmatique denviron 27 pg/ml (entre 13 et 40 pg/ml), est atteint en 6 heures. Laire sous la courbe (ASC(0-tz)) est de 629 h x pg/ml. La demi-vie du 17β-estradiol est denviron 25 heures. Il circule lié à la SHBG (37 %) et à lalbumine (61 %), alors quenviron 1-2 % sont sous forme non liée. Le métabolisme du 17β-estradiol seffectue principalement dans le foie et lintestin, mais également dans les organes cibles et il implique la formation de métabolites moins actifs ou inactifs, en particulier lestrone, les catécholestrogènes et plusieurs sulfates et glycuronides destrogènes. Les estrogènes sont éliminés avec la bile, où ils sont hydrolysés et réabsorbés (circulation entéro-hépatique), et principalement dans les urines sous forme biologiquement inactive.
Après administration orale, lacétate de noréthistérone est rapidement absorbé et transformé en noréthistérone (NET). Il subit un métabolisme de premier passage hépatique et des autres organes entériques. Après administration orale dune dose unique de 1 mg, un pic de concentration plasmatique denviron 9 ng/ml (entre 6 et 11 ng/ml) est atteint en 1 heure. Laire sous la courbe (ASC(0-tz)) est de 29 h x pg/ml. La demi-vie terminale de la NET est denviron 10 heures. La NET se lie à la SHBG (36 %) et à l'albumine (61 %). Les principaux métabolites sont les isomères de la 5α-dihydro-NET et de la tétrahydro-NET, principalement éliminés dans les urines sous forme de dérivés sulfo- et glucuro-conjugués.
La pharmacocinétique de lestradiol nest pas influencée par lacétate de noréthistérone.
Les propriétés pharmacocinétiques chez les personnes âgées nont pas été étudiées.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les comprimés rouges et blancs contiennent :
lactose monohydraté, amidon de maïs, hydroxypropylcellulose, talc, stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Comprimé blanc : hypromellose, triacétine, talc.
Comprimé rouge : hypromellose, oxyde de fer rouge (E172), dioxyde de titane (E171), propylèneglycol, talc.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 x 28 comprimés ou 3 x 28 comprimés dans un distributeur journalier.
Le distributeur journalier de 28 comprimés comporte 3 parties :
· un fond en polypropylène coloré opaque,
· un couvercle circulaire en polystyrène transparent,
· un cadran central en polystyrène coloré opaque.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
10-12 COURS MICHELET
92800 PUTEAUX
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 358 479-2 8 : 28 comprimés en distributeur journalier (Polypropylène/Polystyrène). Boîte de 1.
· 34009 358 480-0 0 : 28 comprimés en distributeur journalier (Polypropylène/Polystyrène). Boîte de 3.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- DEPO PRODASONE 500 mg, suspension injectable
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.