ILOPROST TEVA 100 microgrammes/mL, solution à diluer pour perfusion
CIS 69133241
Informations à jour au 18 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/03/2021
ILOPROST TEVA 100 microgrammes/mL, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Iloprost............................................................................................................... 100 microgrammes
Pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion.
Chaque ampoule de 0,5 mL contient 50 microgrammes diloprost.
Chaque ampoule de 1 mL contient 100 microgrammes diloprost.
Une dilution supplémentaire est nécessaire avant ladministration.
Excipient à effet notoire :
Ethanol :
Chaque ampoule contient 8,10 mg déthanol par mL de solution à diluer.
Sodium:
Chaque ampoule de 0,5 mL contient environ 1,75 mmol de sodium (environ 9 mg).
Chaque ampoule de 1 mL contient environ 0,15 mmol de sodium (environ 3,5 mg).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion
Solution limpide, incolore, exempte de particules
pH : 7,7 8,7
Osmolalité : 430 490 mOsmol/kg
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de la thromboangéite oblitérante (maladie de Buerger) avancée associée à une ischémie sévère des membres inférieurs, dans les cas où une revascularisation nest pas indiquée.
Traitement de lartériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) sévère, en particulier chez les patients ayant un risque damputation et chez lesquels la revascularisation par chirurgie ou angioplastie nest pas indiquée.
Traitement du syndrome de Raynaud sévère chez les patients qui ne répondent pas aux autres mesures thérapeutiques.
4.2. Posologie et mode d'administration
ILOPROST TEVA doit uniquement être utilisé en milieu hospitalier ou dans un cabinet médical disposant de léquipement permettant une surveillance étroite au cours du traitement.
Chez les femmes, léventualité dune grossesse doit être écartée avant linstauration du traitement.
Après dilution, ILOPROST TEVA doit être administré tous les jours pendant 6 heures sous forme de perfusion intraveineuse, par une veine périphérique ou un cathéter veineux central, comme décrit à la rubrique 6.6. La dose est fonction de la tolérance individuelle et se situe entre 0,5 et 2,0 ng diloprost/kg de poids corporel/minute.
La solution pour perfusion doit être préparée quotidiennement pour maintenir la stérilité.
Le contenu dune ampoule doit être soigneusement mélangé avec le diluant.
Le contrôle de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque doit être réalisé avant la mise en route de la perfusion, et à chaque palier d'augmentation de dose.
Pendant les 2 à 3 premiers jours de traitement, on recherche la dose maximum bien tolérée par le patient. Durant cette phase de recherche de dose, on commence la perfusion à une dose de 0,5 ng/kg/min pendant 30 minutes. Ensuite, on augmente la dose toutes les 30 minutes, par paliers de 0,5 ng/kg/min jusqu'à un maximum de 2,0 ng/kg/min. Le débit de perfusion doit être calculé d'après le poids du patient de façon à obtenir une valeur comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min (voir les tableaux ci-dessous pour savoir comment procéder avec une pompe à perfusion ou une seringue automatique).
Si des effets indésirables tels que céphalées, nausées, baisse de la pression artérielle surviennent, réduire le débit de perfusion jusqu'à trouver la dose maximale bien tolérée. Si les effets indésirables sont sévères, ladministration doit être interrompue.
Le traitement doit être poursuivi (en général pendant 4 semaines) à la dose tolérée déterminée pendant les 2 ou 3 premiers jours.
En fonction de la technique de perfusion utilisée, il existe deux façons différentes de diluer le contenu dune ampoule. L'une est 10 fois moins concentrée que l'autre (0,2 µg/mL contre 2 µg/mL) et peut être employée uniquement avec une pompe à perfusion. A l'inverse, la solution la plus concentrée ne peut être administrée quà l'aide d'une seringue automatique; voir rubrique 6.6.
Débits de perfusion [mL/heure] pour différentes doses administrées au moyen dune pompe à perfusion
En général, la solution pour perfusion prête à l'emploi (0,2 µg/mL) doit être administrée par voie intraveineuse à l'aide d'une pompe à perfusion (par exemple Infusomat®). Pour connaître les instructions pour la dilution avec une pompe à perfusion, voir rubrique 6.6.
Dans le cas d'une concentration dILOPROST TEVA de 0,2 µg/mL, le débit de perfusion nécessaire doit être défini selon le mode opératoire décrit plus haut de façon à aboutir à une dose comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min.
Le tableau ci-dessous peut être utilisé pour calculer le débit de perfusion correspondant au poids du patient et à la dose à perfuser. Pour déterminer le débit de perfusion correct (mL/h), le poids corporel réel du patient et la dose requise (ng/kg/min) doivent être sélectionnés à partir du tableau ci-dessous.
|
Poids corporel (kg) |
Dose (ng/kg/min) 0,5 1,0 1,5 2,0 |
|||
|
Débit de perfusion (mL/h) |
||||
|
40 |
6,0 |
12 |
18,0 |
24 |
|
50 |
7,5 |
15 |
22,5 |
30 |
|
60 |
9,0 |
18 |
27,0 |
36 |
|
70 |
10,5 |
21 |
31,5 |
42 |
|
80 |
12,0 |
24 |
36,0 |
48 |
|
90 |
13,5 |
27 |
40,5 |
54 |
|
100 |
15,0 |
30 |
45,0 |
60 |
|
110 |
16,5 |
33 |
49,5 |
66 |
Débits de perfusion [mL/heure] pour différentes doses administrées au moyen dune seringue automatique
Une seringue automatique (par exemple Perfusor®) avec une seringue de 50 mL peut également être utilisée. Pour connaître les instructions concernant la dilution à laide dune seringue automatique, voir rubrique 6.6.
Dans le cas d'une concentration dILOPROST TEVA de 2 µg/mL, le débit de perfusion nécessaire doit être défini selon le mode opératoire décrit plus haut de façon à aboutir à une dose comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min.
Le tableau ci-dessous peut être utilisé pour calculer le débit de perfusion correspondant au poids du patient et à la dose à perfuser. Pour déterminer le débit de perfusion correct (mL/h), le poids corporel réel du patient et la dose requise (ng/kg/min) doivent être sélectionnés à partir du tableau ci-dessous.
|
Poids corporel (kg) |
Dose (ng/kg/min) 0,5 1,0 1,5 2,0 |
|||
|
Débit de perfusion (mL/h) |
||||
|
40 |
0,60 |
1,2 |
1,80 |
2,4 |
|
50 |
0,75 |
1,5 |
2,25 |
3,0 |
|
60 |
0,90 |
1,8 |
2,70 |
3,6 |
|
70 |
1,05 |
2,1 |
3,15 |
4,2 |
|
80 |
1,20 |
2,4 |
3,60 |
4,8 |
|
90 |
1,35 |
2,7 |
4,05 |
5,4 |
|
100 |
1,50 |
3,0 |
4,50 |
6,0 |
|
110 |
1,65 |
3,3 |
4,95 |
6,6 |
La durée du traitement ne dépasse pas 4 semaines. En cas de syndrome de Raynaud, des périodes de traitement plus courtes (3 à 5 jours) suffisent souvent pour procurer une amélioration pendant plusieurs semaines.
La perfusion en continu pendant plusieurs jours n'est pas recommandée. En effet, bien qu'il n'y ait pas eu de conséquences cliniques, une tachyphylaxie, des effets sur les plaquettes ainsi qu'une hyper-agrégabilité à l'arrêt du traitement peuvent se produire.
Patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance rénale nécessitant une dialyse ou une cirrhose hépatique, lélimination de liloprost est diminuée. Chez ces patients, il est nécessaire de réduire la dose (par exemple à la moitié de la dose recommandée).
· Allaitement ;
· Affections où le risque hémorragique peut être accru à cause des effets de l'iloprost sur les plaquettes (par exemple ulcère gastrique ou duodénal en évolution, traumatisme, hémorragie intracrânienne) ;
· Troubles coronariens sévères ou angor instable ; infarctus du myocarde dans les six mois précédents ; insuffisance cardiaque congestive aiguë ou chronique (classe NYHA II-IV) ; arythmies sévères ;
· Suspicion de congestion pulmonaire ;
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ne pas retarder le recours à la chirurgie chez les patients nécessitant une amputation urgente (par exemple en cas de gangrène infectée).
L'arrêt du tabagisme reste une mesure indispensable.
Lélimination de liloprost est réduite chez les patients présentant une insuffisance hépatique et chez les patients présentant une insuffisance rénale nécessitant une dialyse (voir rubrique 4.2).
Chez les patients présentant une hypotension artérielle, des précautions particulières doivent être prises afin déviter une nouvelle diminution de la pression artérielle et les patients souffrant dune maladie cardiaque sévère doivent être surveillés étroitement.
Si liloprost est administré alors que le patient est en position allongée, le patient doit être prudent lorsquil se lèvera car il existe un risque dhypotension orthostatique.
Chez les patients ayant eu un accident vasculaire cérébral (par exemple accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral) au cours des 3 derniers mois, il convient dévaluer soigneusement le rapport bénéfice-risque du traitement (voir également rubrique 4.3).
On ne dispose à lheure actuelle que de données limitées concernant lutilisation de liloprost chez lenfant et ladolescent.
La perfusion extravasculaire dILOPROST TEVA non dilué peut entraîner des modifications locales au site dinjection.
L'ingestion et le contact avec les muqueuses doivent être évités. Mis en contact avec la peau, l'iloprost peut induire un érythème indolore, mais prolongé. Toute précaution en vue d'éviter un contact de l'iloprost avec la peau doit être prise. Dans l'éventualité d'un tel contact, laver abondamment et immédiatement avec de l'eau ou du soluté physiologique.
Teneur en éthanol :
Ce médicament contient de faibles quantités déthanol (alcool), inférieures à 100 mg par dose.
Teneur en sodium :
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Liloprost peut augmenter leffet antihypertenseur des bêtabloquants, des inhibiteurs calciques et des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine. Si une baisse significative de la pression artérielle se produit au cours du traitement, elle pourra être corrigée par une réduction de la dose diloprost.
Comme liloprost inhibe la fonction plaquettaire, ladministration concomitante danticoagulants (tels que lhéparine ou les dérivés coumariniques) ou dautres antiagrégants plaquettaires (tels que lacide acétylsalicylique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les inhibiteurs de la phosphodiestérase et les vasodilatateurs nitrés) peut augmenter le risque hémorragique.
Une prémédication orale avec de lacide acétylsalicylique jusquà la dose de 300 mg par jour sur une période de 8 jours na pas dimpact sur la pharmacocinétique de liloprost.
Les résultats dune étude chez lHomme ont montré que liloprost na dimpact ni sur la pharmacocinétique de doses orales multiples de digoxine, ni sur la pharmacocinétique de lactivateur tissulaire du plasminogène (t-PA) co-administré chez les patients.
Même si aucune étude clinique na été conduite, les études in vitro sur le potentiel dinhibition de liloprost sur lactivité des enzymes du cytochrome P450 ont montré quune inhibition significative du métabolisme de liloprost par ces enzymes nest pas à craindre.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
ILOPROST TEVA ne doit pas être administré chez la femme enceinte ou qui allaite (voir rubrique 4.3).
Grossesse
Les données concernant l'utilisation de l'iloprost au cours de la grossesse sont limitées. Les études précliniques ont fait apparaître une toxicité ftale chez le rat, mais pas chez le lapin ni chez le singe (voir rubrique 5.3).
Le risque éventuel lié à l'utilisation thérapeutique de l'iloprost au cours de la grossesse n'étant pas connu, les femmes en âge de procréer doivent avoir recours à un moyen de contraception efficace pendant le traitement.
Il n'existe pas de données sur le passage de l'iloprost dans le lait maternel humain. Un très faible passage de l'iloprost dans le lait maternel ayant été mis en évidence chez l'animal (rates), l'administration dILOPROST TEVA chez la femme qui allaite doit être exclue.
Fertilité
Non connu.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le profil global de sécurité de liloprost est basé sur les données de surveillance post-commercialisation et sur les données poolées d'essais cliniques. La fréquence est basée sur les données cumulées des 3 325 patients de la base de données ayant reçu de l'iloprost lors d'essais cliniques contrôlés ou non ou lors d'un programme de mise à disposition exceptionnelle à titre compassionnel, chez les patients généralement âgés présentant de multiples pathologies et atteints d'artériopathie oblitérante périphérique des membres inférieurs aux stades avancés III et IV et les patients atteints de thrombo-angéite oblitérante. Pour plus de détails voir le tableau ci-dessous.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés (≥ 10 %) chez les patients sous iloprost dans les études cliniques étaient des céphalées, des bouffées vasomotrices, des nausées, des vomissements et une hyperhidrose. Ces effets indésirables sont susceptibles de survenir pendant la phase dajustement de la dose, en début de traitement. Habituellement, ces effets indésirables disparaissent rapidement avec la réduction de la dose.
Les effets indésirables les plus sévères observés chez les patients recevant de liloprost sont : laccident vasculaire cérébral, linfarctus du myocarde, lembolie pulmonaire, linsuffisance cardiaque, les convulsions, lhypotension, la tachycardie, l'asthme, l'angine de poitrine, la dyspnée et ldème pulmonaire.
Un autre groupe d'effets indésirables est lié à des réactions locales au site de perfusion, telles que rougeurs et douleur au site de perfusion ou vasodilatation cutanée pouvant donner lieu à un érythème strié au-dessus de la veine de perfusion.
Les effets indésirables observés avec liloprost sont listés dans le tableau ci-dessous. Ils sont indiqués par classe de systèmes dorganes. Le terme MedDRA le plus approprié a toujours été utilisé pour décrire un certain effet indésirable ainsi que ses synonymes et les affections associées.
Les effets indésirables observés pendant les études cliniques sont classés selon leur fréquence. Les groupes de fréquence sont définis selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000).
Tableau : Effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques ou depuis la mise sur le marché chez les patients traités par perfusion diloprost
|
Classe de systèmes dorganes (MedDRA) |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
|
Thrombopénie |
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Affections du système immunitaire |
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|
Hypersensibilité |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
Appétit diminué |
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Affections psychiatriques |
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Apathie, état confusionnel |
Anxiété, dépression, hallucinations |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Sensations vertigineuses, vertige, paresthésie/sensation pulsatile, hyperesthésie, sensation de brûlure, nervosité, agitation, sédation, somnolence |
Convulsions*, syncope, tremblements, migraine |
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Affections oculaires |
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|
Vision trouble, irritation oculaire, douleur oculaire |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Trouble vestibulaire |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie*, bradycardie, angine de poitrine* |
Infarctus du myocarde*, insuffisance cardiaque*, arythmies/extrasystoles |
|
|
Affections vasculaires |
Bouffée vasomotrice |
Hypotension*, hypertension |
Accident cérébrovasculaire*/ ischémie cérébrale, embolie pulmonaire*, thrombose veineuse profonde |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dyspnée* |
Asthme*, dème pulmonaire* |
Toux |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées, vomissements |
Diarrhée, gêne abdominale/douleur abdominale |
Diarrhée hémorragique, hémorragie rectale, dyspepsie, ténesme rectal, constipation, éructation, dysphagie, sécheresse buccale, dysgueusie |
Proctite |
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Affections hépatobiliaires |
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Ictère |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Hyperhidrose |
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Prurit |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Douleur de la mâchoire, trismus, myalgie, arthralgie |
Tétanie, contracture musculaire, hypertonie |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Douleur rénale, ténesme vésical, anomalies urinaires, dysurie, affection des voies urinaires |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Douleur, augmentation de la température corporelle, asthénie, malaise, frissons, épuisement/fatigue, soif, érythème, douleur et phlébite au site de perfusion |
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* Des cas avec mises en jeu du pronostic vital ou ayant entrainé le décès ont été rapportés.
L'iloprost peut favoriser la survenue d'une angine de poitrine, en particulier chez les patients atteints de coronaropathie.
Le risque de saignement est accru chez les patients traités de façon concomitante avec des inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire, de l'héparine ou des anticoagulants de type coumarinique (voir également rubrique 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Réaction hypotensive, ainsi que céphalées, bouffées vasomotrices, nausées, vomissements et diarrhée. Augmentation de la pression artérielle, bradycardie ou tachycardie ainsi que douleurs dans les membres inférieurs ou le dos sont également possibles.
Prise en charge
Aucun antidote spécifique nest connu.
Larrêt de ladministration diloprost, une surveillance et ladoption de mesures symptomatiques sont recommandés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Liloprost est un analogue synthétique de la prostacycline. Les effets pharmacologiques suivants ont été observés in vitro :
· Inhibition de l'agrégation plaquettaire, de l'adhésion, et de la sécrétion plaquettaires ;
· Dilatation des artérioles et des veinules ;
· Augmentation de la densité capillaire et diminution de la perméabilité vasculaire augmentée par des médiateurs tels que la sérotonine ou lhistamine dans la microcirculation ;
· Activation de la fibrinolyse ;
· Inhibition de l'adhésion et de la migration des leucocytes après une lésion endothéliale, et diminution de la libération de radicaux libres d'oxygène.
Le mécanisme d'action exact n'est pas connu.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Distribution
L'état d'équilibre plasmatique de l'iloprost est atteint dès 10 à 20 minutes après le début de la perfusion intraveineuse. La concentration plasmatique atteinte lors de l'état d'équilibre est proportionnelle au débit de perfusion. Pour un débit de perfusion de 3 ng/kg/min, elle se situe autour de 135 ± 24 pg/mL. Les concentrations plasmatiques chutent très rapidement après la fin de la perfusion, en raison d'une métabolisation intense. La clairance plasmatique est d'environ 20 ± 5 mL/kg/min. La demi-vie d'élimination plasmatique terminale est de 30 minutes ; ainsi 2 heures après la fin de la perfusion, la concentration plasmatique retombe à un niveau inférieur à 10 % de l'état d'équilibre.
L'interaction pharmacocinétique à type de déplacement à partir des sites de liaison aux protéines plasmatiques est improbable parce que le taux de liaison aux protéines, en majeure partie à l'albumine, est relativement faible (60 %). Seules de très faibles concentrations plasmatiques diloprost libre sont atteintes. Un effet de l'iloprost sur la biotransformation d'autres médicaments est aussi improbable en raison des voies métaboliques du produit et de la faible dose administrée.
Biotransformation et élimination
L'iloprost est complètement métabolisé, essentiellement par β-oxydation de la chaîne latérale carboxylique. Aucune substance inchangée n'est éliminée. Le principal métabolite est le tétranor-iloprost que l'on trouve dans l'urine sous forme de 4 diastéréoisomères libres et conjugués. Le tétranor-iloprost est pharmacologiquement inactif. L'excrétion des métabolites se fait pour 80 % par voie urinaire et pour 20 % par voie biliaire. Les métabolites sont éliminés du plasma et de l'urine en deux phases, dont les demi-vies sont respectivement d'environ 2 et 5 heures (plasma) et 2 et 18 heures (urine).
Populations particulières
Insuffisance rénale :
Pour les patients insuffisants rénaux chroniques nécessitant des dialyses, la clairance de liloprost est 2 à 4 fois plus faible.
Insuffisance hépatique :
Pour les patients atteints dune cirrhose du foie, la clairance de liloprost est 2 à 4 fois plus faible.
Âge et sexe :
Lâge et le sexe nont pas une importance clinique significative pour la pharmacocinétique de liloprost.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogénèse nont pas révélé de risque particulier pour lHomme. Les effets précliniques nont été observés chez lanimal quà des expositions largement supérieures à lexposition maximale observée chez lHomme, et ont peu de signification clinique.
Toxicité systémique
Compte tenu des études chez lanimal, le risque de toxicité aiguë chez lHomme semble faible si la dose totale cumulée administrée aux patients pendant le traitement et la quantité maximale de substance contenue dans chaque flacon sont prises en considération, notamment dans la mesure où la préparation doit uniquement être administrée en milieu hospitalier.
Au cours des études de toxicité systémique ayant utilisé une perfusion répétée (en continu), on a constaté une légère réduction de la pression artérielle, pour des doses supérieures à 14 ng/min. Des effets indésirables sévères (hypotension, troubles respiratoires) ne sont apparus quà des doses très élevées, par rapport aux doses thérapeutiques (de lordre de 100 fois la dose thérapeutique).
Potentiel génotoxique et cancérogène
Les études in vitro et in vivo sur les effets génotoxiques nont pas mis en évidence de potentiel mutagène.
Aucun potentiel cancérogène de liloprost na été observé au cours des études menées chez le rat et la souris.
Toxicité sur la reproduction
Au cours des études de toxicité embryo-ftale chez le rat, ladministration intraveineuse continue diloprost a entraîné des anomalies non dose-dépendantes de phalanges uniques des pattes antérieures chez certains ftus/petits.
Ces altérations ne sont pas considérées comme des effets tératogènes, mais sont plus probablement liées à linduction par liloprost dun retard de croissance au cours de la phase finale de lorganogenèse, en raison de modifications hémodynamiques au niveau fto-placentaire. On peut présumer que ce retard de croissance est largement réversible lors du développement postnatal. Lors détudes comparables dembryotoxicité menées chez le lapin et le singe, aucune anomalie digitale de ce type ni aucune anomalie structurelle macroscopique na été observée, même après des doses considérablement plus élevées, dépassant de plusieurs fois la dose utilisée chez lêtre humain.
Ampoule non ouverte :
4 ans
La stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée pendant 24 heures à 25 °C en cas de dilution avec une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou une solution glucosée à 5 %.
Dun point de vue microbiologique, à moins que la méthode de dilution n'élimine le risque de contamination microbienne, le médicament doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation en cours dutilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Ampoule en verre de type IA contenant 0,5 mL ou 1,0 mL de solution à diluer pour perfusion.
Présenté en boîtes de 1 ampoule, 5 ampoules ou 10 ampoules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
ILOPROST TEVA ne peut être administré quaprès dilution. Compte tenu du risque dincompatibilité pharmaceutique, aucun autre médicament ne doit être ajouté à la solution pour perfusion prête à lemploi.
La solution pour perfusion doit être préparée chaque jour extemporanément afin den assurer la stérilité.
Instructions concernant la dilution
Le contenu de lampoule doit être soigneusement mélangé avec le diluant.
Dilution dILOPROST TEVA pour ladministration avec une pompe à perfusion :
Le contenu dune ampoule de 0,5 mL dILOPROST TEVA (50 microgrammes) doit être dilué avec une solution de sérum physiologique stérile ou dune solution glucosée à 5 % jusquà un volume finale de 250 mL.
Le contenu dune ampoule de 1,0 mL dILOPROST TEVA (100 microgrammes) doit être dilué avec une solution de sérum physiologique stérile ou dune solution glucosée à 5 % jusquà un volume final de 500 mL.
Dilution dILOPROST TEVA pour ladministration avec un pousse seringue :
Le contenu dune ampoule de 0,5 mL dILOPROST TEVA (50 microgrammes) doit être dilué avec une solution de sérum physiologique stérile ou dune solution glucosée à 5 % jusquà un volume final de 25 mL.
Le contenu dune ampoule de 1,0 mL dILOPROST TEVA (100 microgrammes) doit être dilué avec une solution de sérum physiologique stérile ou dune solution glucosée à 5 % jusquà un volume final de 50 mL.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
SWENSWEG 5
2031 GA HAARLEM
PAYS-BAS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 623 2 5 : Ampoules (verre) de 0,5 mL ; boîte de 5.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ILOMEDINE 0,1 mg/1 ml, solution à diluer pour perfusion
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
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