CURACNE 20 mg, capsule molle
CIS 69164379
Informations à jour au 15 juin 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/06/2020
Ce médicament fait lobjet dune surveillance supplémentaire qui permettra lidentification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique 4.8 pour les modalités de déclaration des effets indésirables.
CURACNÉ 20 mg, capsule molle
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Isotrétinoïne.......................................................................................................................... 20 mg
Pour une capsule molle.
Excipient(s) à effet notoire : 208,4 mg dhuile de soja raffinée par capsule molle.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Chaque capsule de 20 mg est constituée dune enveloppe de gélatine opaque bicolore rouge/brun et crème, renfermant une substance jaune brillant/orange et portant le logo « I20 » imprimé sur un des côtés.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Lisotrétinoïne doit être uniquement prescrite par ou sous la surveillance de médecins ayant lexpérience de lutilisation des rétinoïdes systémiques dans le traitement de lacné sévère ainsi quune parfaite connaissance des risques de lisotrétinoïne et de la surveillance quelle impose.
Posologie
Adolescents, adultes et personnes âgées :
Le traitement par isotrétinoïne doit être débuté à la posologie de 0,5 mg/kg/jour.
La réponse thérapeutique à lisotrétinoïne et certains des effets indésirables sont dose dépendants et varient dun patient à lautre. Cela nécessite un ajustement individuel de la dose au cours du traitement. Pour la plupart des patients, la dose se situe entre 0,5 et 1 mg/kg/jour.
Les taux de rémission prolongée et de rechute après une cure disotrétinoïne dépendent plus de la dose cumulée totale que de la durée de traitement ou de la posologie quotidienne. Il a été démontré que la poursuite du traitement au-delà dune dose cumulée de lordre de 120 à 150 mg/kg nentraînait aucun bénéfice supplémentaire notable. La durée de traitement dépend de la dose quotidienne individuelle. Une cure de traitement dune durée de 16 à 24 semaines suffit habituellement à atteindre la rémission.
Chez la majorité des patients, une guérison complète de lacné est obtenue après une seule cure. En cas de rechute confirmée, une nouvelle cure disotrétinoïne peut être envisagée avec la même posologie quotidienne et la même dose thérapeutique cumulée. Comme lamélioration de lacné peut se poursuivre jusquà 8 semaines après larrêt du traitement, une nouvelle cure avant la fin de ce délai ne doit pas être envisagée.
Patients en insuffisance rénale sévère
Chez les patients en insuffisance rénale sévère, le traitement doit être initié à une dose plus faible (ex : 10 mg/jour). La posologie sera ensuite augmentée progressivement, jusquà 1 mg/kg/jour, ou jusquà la dose maximale tolérée par le patient. (voir rubrique 4.4).
Patients intolérants
Chez les patients présentant une intolérance sévère à la dose recommandée, le traitement peut être poursuivi à une dose inférieure, exposant ainsi le patient à une plus longue durée et à un risque accru de rechute. Afin dassurer la meilleure efficacité possible chez ces patients, le traitement doit normalement être poursuivi à la dose maximale tolérée.
Population pédiatrique
Lisotrétinoïne nest pas indiquée dans le traitement de lacné prépubertaire et nest pas recommandée chez lenfant de moins de 12 ans.
Mode dadministration
Voie orale. Les capsules doivent être avalées au cours des repas, en une ou deux prises par jour.
Lisotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes enceintes ou qui allaitent (voir rubrique 4.6).
Lisotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions du « Programme de prévention de la grossesse » sont remplies (voir rubrique 4.4).
Lisotrétinoïne est également contre-indiquée en cas de :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· allergie à lhuile darachide ou à lhuile de soja car CURACNÉ contient de lhuile de soja.
· insuffisance hépatique ;
· hyperlipidémie ;
· hypervitaminose A ;
· association avec les tétracyclines (voir rubrique 4.5) ;
· prise concomitante de vitamine A (voir rubrique 4.5) ;
· prise concomitante dautres rétinoïdes (acitrétine, alitrétinoïne) (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
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CURACNÉ est un médicament tératogène puissant chez lHomme entraînant une incidence élevée danomalies congénitales sévères et potentiellement létales chez lenfant à naître. CURACNÉ est strictement contre-indiqué chez : · les femmes enceintes ; · les femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies. |
Programme de prévention de la grossesse
Ce médicament est TÉRATOGÈNE.
Lisotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies :
· La patiente présente une acné sévère (telle que acné nodulaire, acné conglobata ou acné susceptible dinduire des cicatrices définitives) résistante à des cures appropriées de traitement classique comportant des antibiotiques systémiques et un traitement topique (voir rubrique 4.1).
· Le risque de survenue dune grossesse doit être évalué pour toutes les patientes.
· La patiente comprend le risque tératogène.
· Elle comprend la nécessité dun suivi rigoureux chaque mois.
· Elle comprend et accepte la nécessité dune contraception efficace, sans interruption, à compter d1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant 1 mois supplémentaire après la fin du traitement. Lutilisation dau moins une méthode de contraception hautement efficace (dont lefficacité ne dépend pas de lutilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de lutilisatrice/eur), est nécessaire.
· Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies.
· Même en cas daménorrhée, elle doit suivre les recommandations en matière de contraception efficace.
· Elle doit être informée et avoir compris les conséquences potentielles dune grossesse et la nécessité de consulter rapidement un médecin en cas de risque de grossesse ou si elle pense être enceinte.
· Elle comprend et accepte la nécessité deffectuer des tests de grossesse réguliers : avant, dans la mesure du possible chaque mois pendant, et 1 mois après larrêt du traitement.
· Elle reconnaît avoir compris les risques et précautions nécessaires associées à lutilisation de lisotrétinoïne.
Ces conditions concernent également les femmes qui ne sont pas actuellement sexuellement actives, sauf si le prescripteur considère quil existe des raisons incontestables indiquant que le risque de grossesse est nul.
Le prescripteur doit sassurer que :
· La patiente respecte les conditions de prévention des grossesses décrites ci-dessus et qu'elle est en capacité de les comprendre.
· La patiente a pris connaissance des conditions mentionnées ci-dessus.
· La patiente comprend qu'elle doit utiliser correctement et en continu une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de lutilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur) et que cela est nécessaire pendant au moins 1 mois avant le début du traitement et quune contraception efficace doit être assurée pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement.
· Des résultats négatifs ont été obtenus aux tests de grossesse réalisés avant, pendant le traitement et 1 mois après la fin du traitement. Les dates et résultats des tests de grossesse doivent être tracés.
En cas de grossesse chez une femme traitée par isotrétinoïne, le traitement doit être interrompu et la patiente doit être orientée vers un médecin spécialisé ou expérimenté en tératologie pour évaluation et conseil.
Même si la grossesse survient après larrêt du traitement, il subsiste un risque de malformation sévère et grave du ftus. Le risque persiste jusquà ce que le médicament ait été complètement éliminé, cest-à-dire 1 mois après la fin du traitement.
Contraception
Les patientes doivent recevoir des informations complètes sur la prévention des grossesses et pouvoir bénéficier des conseils dun médecin spécialisé si elles nutilisent pas de méthode de contraception efficace. Si le prescripteur nest pas en mesure de fournir ce type dinformations, la patiente doit être orientée vers un autre professionnel de santé plus à-même de le faire.
Au minimum, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de lutilisatrice telle que dispositif intra-utérin ou implant), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur telles que contraceptif oral et préservatif). Une méthode de contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne, même en cas daménorrhée.
Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies.
Tests de grossesse
Avant le début du traitement
Visites de suivi
Fin du traitement
Un test de grossesse final doit être réalisé 1 mois après la fin du traitement.
Restrictions de prescription et de délivrance
Chez les femmes en âge de procréer, la durée de prescription de CURACNÉ devrait idéalement être limitée à 30 jours afin de faciliter un suivi régulier, y compris la réalisation des tests de grossesse et la surveillance à ce sujet. Idéalement, le test de grossesse, la prescription et la délivrance de CURACNÉ doivent avoir lieu le même jour.
Le suivi mensuel permettra de garantir la mise en uvre dune surveillance et la réalisation des tests de grossesse de façon régulière et de confirmer que la patiente nest pas enceinte avant de débuter un nouveau cycle de traitement.
La délivrance de lisotrétinoïne doit avoir lieu dans les 7 jours au maximum suivant sa prescription.
Hommes
Les données disponibles suggèrent que le niveau dexposition maternelle à partir du sperme des patients traités par CURACNÉ nest pas suffisant important pour être associé aux effets tératogènes de CURACNÉ. Il doit être rappelé aux patients quils ne doivent pas donner leur médicament à dautres personnes, en particulier à des femmes.
Précautions supplémentaires
Les patients ne doivent pas faire de don de sang au cours du traitement et pendant 1 mois après la fin du traitement par isotrétinoïne en raison du risque potentiel pour les ftus des femmes enceintes transfusées.
Documents dinformation
Afin daider les prescripteurs, les pharmaciens et les patients à éviter toute exposition ftale à lisotrétinoïne, le titulaire de lautorisation de mise sur le marché leur fournit des documents dinformation visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité de lisotrétinoïne, à donner des conseils pour la mise en place dune contraception préalable au traitement et à fournir des explications sur les tests de grossesse nécessaires .
Troubles psychiatriques
Des cas de dépression, dépression aggravée, anxiété, tendance agressive, changement dhumeur, symptômes psychotiques, et très rarement didées suicidaires, de tentatives et de suicides ont été rapportés chez des patients traités par isotrétinoïne (voir rubrique 4.8).
Des précautions particulières doivent être prises chez les patients ayant des antécédents de dépression et tous les patients doivent faire lobjet dun suivi pour détecter des signes éventuels de dépression et mettre en uvre les mesures thérapeutiques appropriées, le cas échéant. Cependant, larrêt du traitement par isotrétinoïne peut ne pas suffire à atténuer les symptômes et une évaluation psychiatrique ou psychologique complémentaire peut savérer nécessaire.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Une exacerbation aiguë de lacné est parfois observée en début de traitement ; elle samenuise avec la poursuite du traitement habituellement en 7 à 10 jours sans quil soit nécessaire dajuster les doses.
Lexposition intense au soleil ou aux rayons UV doit être évitée. Dans le cas contraire, il faut utiliser une crème solaire à haut coefficient de protection (SPF supérieur ou égal à 15).
Les dermabrasions chimiques agressives et le traitement par lasers dermatologiques doivent être évités au cours du traitement par isotrétinoïne, ainsi que durant les 5 à 6 mois qui suivent son arrêt en raison du risque de cicatrices hypertrophiques dans des zones atypiques et plus rarement du risque dhyper- ou dhypo-pigmentation post-inflammatoire au niveau des zones traitées. Lépilation à la cire doit être évitée pendant le traitement par isotrétinoïne et au moins 6 mois après son arrêt en raison dun risque de décollement épidermique.
Lapplication de kératolytiques locaux ou dantiacnéiques exfoliants doit être évitée pendant le traitement en raison dun risque accru dirritation locale.
Il est recommandé dappliquer régulièrement des crèmes hydratantes ainsi quun baume labial dès le début du traitement pour lutter contre la sécheresse cutanée et labiale induite par lisotrétinoïne.
Des cas de réactions cutanées sévères (tels que érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés chez des patients traités par isotrétinoïne. Ces réactions étant difficiles à distinguer des autres réactions cutanées pouvant survenir (voir rubrique 4.8), les patients doivent être avertis des signes et des symptômes, et être étroitement surveillés pour des réactions cutanées sévères. Si une réaction cutanée sévère est suspectée, le traitement par isotrétinoïne doit être interrompu.
Troubles oculaires
Sécheresse oculaire, opacités cornéennes, diminution de la vision nocturne et kératites disparaissent généralement après larrêt du traitement. La sécheresse oculaire peut être prévenue par lapplication dune pommade ophtalmique lubrifiante ou de larmes artificielles. Une intolérance au port des lentilles de contact peut nécessiter le recours aux lunettes pendant la durée du traitement.
Une diminution de la vision nocturne a également été observée, dinstallation brutale chez certains patients (voir rubrique 4.7). Les patients souffrant de troubles de la vision doivent être orientés vers une consultation spécialisée en ophtalmologie. Larrêt de lisotrétinoïne est parfois nécessaire.
Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Des myalgies, des arthralgies et une élévation du taux de créatine phosphokinase sérique (CPK) ont été observées chez des patients traités par isotrétinoïne, notamment en cas dactivité physique intense (voir rubrique 4.8).
Des altérations squelettiques telles que soudure prématurée des cartilages de conjugaison, hyperostoses et calcifications tendineuses ou ligamentaires sont survenues après administration de très fortes doses disotrétinoïne durant plusieurs années, en traitement de troubles de kératinisation. Les posologies quotidiennes, les durées de traitement et les doses cumulées dépassaient très largement chez ces patients celles habituellement recommandées dans le traitement de lacné.
Hypertension intra-crânienne bénigne
Des cas dhypertension intracrânienne bénigne ont été observés chez des patients traités par isotrétinoïne. Certains sont survenus lors de lutilisation concomitante de tétracyclines (voir rubriques 4.3 et 4.5). Les manifestations de lhypertension intracrânienne bénigne comportent des céphalées, des nausées et des vomissements, des troubles visuels et un dème papillaire. Le diagnostic dhypertension intracrânienne bénigne impose linterruption immédiate de lisotrétinoïne.
Troubles hépato-biliaires
Les enzymes hépatiques doivent être contrôlés avant et un mois après le début du traitement, puis tous les trois mois, sauf lorsque des circonstances médicales particulières justifient des contrôles plus fréquents. Des élévations transitoires et réversibles des transaminases hépatiques ont été observées. Très souvent, cette augmentation reste dans les limites de la normale et les taux regagnent leurs valeurs préthérapeutiques malgré la poursuite du traitement. Toutefois, en cas délévation significative et persistante des transaminases, une réduction de posologie voire une interruption de lisotrétinoïne, doivent parfois être envisagées.
Insuffisance rénale
Linsuffisance rénale ninfluence pas la pharmacocinétique de lisotrétinoïne. Le médicament peut donc être prescrit aux patients insuffisants rénaux. Toutefois, il est recommandé de débuter le traitement à faible dose et daugmenter progressivement jusquà la posologie maximum tolérable (voir rubrique 4.2).
Troubles du métabolisme lipidique
Les lipides sanguins doivent être contrôlés (à jeun) avant et un mois après le début du traitement, et par la suite tous les trois mois, sauf si une surveillance plus rapprochée est indiquée. Une élévation des taux de lipides sanguins peut être observée. Elle régresse habituellement après réduction des doses ou arrêt du traitement ; des mesures diététiques peuvent également être utiles.
Le traitement par isotrétinoïne peut entraîner une élévation des triglycérides sériques. Il doit être interrompu lorsquune hypertriglycéridémie ne peut pas être contrôlée à un niveau acceptable, ou en cas de survenue de signes de pancréatite (voir rubrique 4.8). Des taux de triglycérides supérieurs à 800 mg/dL (ou 9 mmol/L) peuvent être associés à des pancréatites aiguës, parfois fatales.
Troubles gastro-intestinaux
Le traitement par isotrétinoïne a été associé à des poussées de maladies inflammatoires digestives, notamment des iléites régionales, chez des patients sans antécédents digestifs. Lisotrétinoïne doit être immédiatement interrompue chez les patients présentant une diarrhée sévère (hémorragique).
Réactions allergiques
Exceptionnellement des réactions anaphylactiques ont été rapportées, parfois après exposition préalable aux rétinoïdes topiques. Des réactions cutanées allergiques sont rarement signalées. Des cas de vascularites allergiques sévères, souvent avec purpura (ecchymotique ou pétechial) des extrémités et manifestations systémiques, ont été rapportés. Les réactions allergiques sévères nécessitent linterruption du traitement et une surveillance étroite.
Patients à haut risque
Une surveillance plus fréquente des taux de lipides sanguins, et/ou de la glycémie est nécessaire chez certains patients à haut risque (diabète, obésité, alcoolisme ou troubles du métabolisme lipidique). Une élévation de la glycémie à jeun a été observée, et de nouveaux cas de diabète sont apparus durant le traitement par isotrétinoïne.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Risque de symptômes évocateurs dune hypervitaminose A.
+ Autres rétinoïdes (acitrétine, alitrétinoïne)
Risque de symptômes évocateurs dune hypervitaminose A.
+ Cyclines.
Risque dhypertension intra-cranienne.
Autres interactions :
Lapplication concomitante de kératolytiques locaux ou dantiacnéiques exfoliants doit être évitée pendant le traitement par isotrétinoïne en raison dun risque accru dirritation locale (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
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La grossesse est une contre-indication absolue au traitement par isotrétinoïne (voir rubrique 4.3 « Contre-indications »). La survenue, en dépit des mesures contraceptives, dune grossesse au cours dun traitement par isotrétinoïne ou dans le mois qui suit son arrêt, comporte un risque très élevé de malformations majeures et graves chez le ftus. |
Les malformations ftales associées au traitement par isotrétinoïne comportent des anomalies du système nerveux central (hydrocéphalie, malformations ou anomalies cérébelleuses, microcéphalie), des dysmorphies faciales, des fentes palatines, des anomalies de loreille externe (absence doreille externe, conduit auditif externe petit ou absent), des anomalies oculaires (microphtalmie), cardio-vasculaires (anomalies cono-truncales telles que tétralogie de Fallot, transposition des gros vaisseaux, communications interventriculaires), des anomalies du thymus et des glandes parathyroïdes. Il existe également une augmentation du risque davortement spontané.
En cas de survenue de grossesse chez une femme traitée par lisotrétinoïne, le traitement doit être interrompu et la patiente doit être adressée à un médecin spécialiste ou compétent en tératologie pour évaluation et conseil.
Femmes en âge de procréer / Contraception :
Au minimum, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de lutilisatrice telle que dispositif intra-utérin ou implant), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur telles que contraceptif oral et préservatif). Une méthode de contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne, même en cas daménorrhée (voir rubrique 4.4).
Etant une molécule hautement lipophile, lisotrétinoïne passe très probablement dans le lait maternel. Compte tenu des effets secondaires potentiels chez la mère et lenfant exposés, lisotrétinoïne est donc contre-indiquée au cours de lallaitement.
Fertilité
Lisotrétinoïne, aux doses thérapeutiques, naffecte pas le nombre, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes et ne compromet pas la formation et le développement de lembryon chez lhomme prenant de lisotrétinoïne.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Des cas de somnolence, vertiges et troubles visuels ont été très rarement rapportés. Les patients présentant ces effets doivent être avertis de ne pas conduire un véhicule, utiliser une machine ou participer à une activité qui pourrait les exposer ou exposer dautres personnes à un risque.
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables les plus fréquemment observés lors du traitement par isotrétinoïne sont une sécheresse des muqueuses, notamment labiale (chéilite), nasale (épistaxis) et oculaire (conjonctivite) ; et une sécheresse de la peau. Ces effets indésirables, ainsi que certains autres, sont dose-dépendants. Dune manière générale, la plupart des effets indésirables sont réversibles après diminution de la posologie ou interruption du traitement ; certains cependant persistent après larrêt du traitement.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables sont listés ci-dessous selon la base de données MedDRA et par Classes de Systèmes dOrganes et par fréquence. Les fréquences sont définies en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Infections : |
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Très rare |
Infection bactérienne (cutanéo-muqueuse) à germes Gram positif. |
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Troubles de la circulation sanguine et lymphatique : |
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Très fréquent |
Anémie, Augmentation de la vitesse de sédimentation, Thrombopénie, Thrombocythémie. |
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Fréquent |
Neutropénie. |
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Très rare |
Lymphoadénopathies. |
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Troubles du système immunitaire : |
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Rare |
Réactions allergiques cutanées, Réactions anaphylactiques, Hypersensibilité. |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition : |
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Très rare |
Diabète, Hyperuricémie. |
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Troubles psychiatriques : |
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Rare |
Dépression, dépression aggravée, tendance agressive, anxiété et changements de lhumeur. |
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Très rare |
Suicide, tentative de suicide, idées suicidaires, trouble psychotique, comportement anormal. |
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Troubles du système nerveux : |
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Fréquent |
Céphalées |
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Très rare |
Hypertension intracrânienne bénigne, Convulsions, Somnolence, Vertiges |
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Troubles oculaires : |
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Très fréquent |
Blépharite, Conjonctivite, Sécheresse oculaire, Irritation oculaire. |
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Très rare |
Vision floue, Troubles visuels, Cataracte, Achromatopsie (altération de la vision des couleurs), Intolérance au port des lentilles de contact, Opacités cornéennes, Baisse de la vision nocturne, Kératite, dème papillaire (témoignant dune hypertension intracrânienne bénigne), Photophobie. |
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Troubles de loreille et du conduit auditif : |
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Très rare |
Baisse de lacuité auditive |
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Troubles vasculaires : |
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Très rare |
Vascularite (par exemple maladie de Wegener, vascularite allergique) |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : |
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Fréquent |
Epistaxis, Sécheresse nasale, Rhinopharyngite. |
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Très rare |
Bronchospasme (en particulier chez les patients asthmatiques), Voix enrouée |
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Troubles gastrointestinaux : |
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Très rare |
Colite, Iléite, Sécheresse de la gorge, Hémorragie digestive, Diarrhée sanglante et maladie inflammatoire digestive, Nausées, Pancréatite (voir rubrique 4.4) |
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Troubles hépato-biliaires : |
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Très fréquent |
Elévation des transaminases (voir rubrique 4.4) |
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Très rare |
Hépatite |
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Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés : |
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Très fréquent
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Chéilite, Dermites, Sécheresse de la peau, Desquamation localisée, prurit, Eruption érythémateuse, Fragilité cutanée (lésions dues aux frottements). |
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Rare |
Alopécie. |
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Très rare |
Acné fulminans, Aggravation de lacné, Erythème (facial), Exanthème, anomalies de la texture des cheveux, Hirsutisme, Dystrophies unguéales, Péri-onyxis, Réactions de photosensibilité, Botriomycome, Hyperpigmentation, Hypersudation. |
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Fréquence indéterminée |
Erythème polymorphe, Syndrome de Stevens-Johnson, Nécrolyse épidermique toxique. |
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Effets musculosquelettiques et du tissu conjonctif : |
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Très fréquent |
Arthralgies, Myalgies, Douleurs dorsales (notamment chez les adolescents). |
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Très rare |
Arthrites, Calcifications (ligaments et tendons), Soudure prématurée des épiphyses, Exostoses (hyperostose), Réduction de la densité osseuse, Tendinites, Rhabdomyolyse. |
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Troubles rénaux et urinaires : |
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Très rare |
Glomérulonéphrite |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Indéterminée |
Dysfonctionnement sexuel, y compris dysfonctionnement érectile et baisse de la libido Gynécomastie Sécheresse vulvo-vaginale |
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Troubles généraux et accidents liés au site dadministration : |
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Très rare |
Formation accrue de tissus granulomateux, Malaise |
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Investigations : |
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Très fréquent |
Elévation des triglycérides sanguins, Diminution des HDL circulantes. |
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Fréquent |
Elévation du cholestérol sanguin, Elévation de la glycémie, Hématurie, Protéinurie. |
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Très rare |
Augmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase. |
Lincidence des événements indésirables a été calculée à partir de données détudes cliniques poolées ayant inclus 824 patients et à partir de données post-marketing.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : préparations antiacnéiques à usage systémique
Code ATC : D10BA01
Mécanisme daction
Lisotrétinoïne est un stéréo-isomère de lacide tout-trans rétinoïque (trétinoïne). Le mécanisme daction exact de lisotrétinoïne nest pas encore précisément élucidé, mais il a été établi que lamélioration observée dans le tableau clinique de lacné sévère est associée à une suppression de lactivité des glandes sébacées et à une diminution histologiquement prouvée de la taille de ces glandes. De plus, il a été démontré que lisotrétinoïne exerçait un effet anti-inflammatoire au niveau du derme.
Effets
La constitution des comédons et éventuellement des lésions inflammatoires de lacné passe par plusieurs étapes, dont une hyperkératinisation de lépithélium du follicule pilosébacé puis une obstruction de linfundibulum pilaire avec rétention de kératine et un excès de sébum. Lisotrétinoïne inhibe la prolifération des sébocytes et semble favoriser leur dé-différenciation en kératinocytes ; elle réduit donc la production de sébum, qui est le substrat essentiel à la croissance de Propionibacterium acnes, et de ce fait diminue la colonisation du canal pilaire par cette bactérie.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Labsorption digestive de lisotrétinoïne est variable, proportionnelle à la posologie pour les doses thérapeutiques. Sa biodisponibilité absolue na pas été mesurée car le médicament nest pas disponible pour la voie intraveineuse chez lhomme. Toutefois, lextrapolation des résultats obtenus chez le chien suggère une biodisponibilité systémique variable et plutôt faible. Lorsque lisotrétinoïne est prise au cours des repas, sa biodisponibilité est deux fois plus élevée quà jeun.
Distribution
Lisotrétinoïne est fortement liée aux protéines plasmatiques, principalement lalbumine (99,9%). Le volume de distribution disotrétinoïne chez lhomme na pas été déterminé, car lisotrétinoïne nest pas disponible sous forme intraveineuse pour lhomme. Peu dinformations sont disponibles concernant la distribution tissulaire de lisotrétinoïne chez lhomme. Les concentrations disotrétinoïne dans lépiderme représentent seulement la moitié des concentrations sériques. Les concentrations plasmatiques de lisotrétinoïne sont approximativement 1,7 fois celles retrouvées dans le sang, en raison de la faible pénétration de lisotrétinoïne dans les globules rouges.
Biotransformation
Après administration orale disotrétinoïne, trois métabolites principaux ont été identifiés dans le plasma : la 4-oxoisotrétinoïne, la trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque) et la 4-oxotrétinoïne. Ces métabolites ont montré une activité biologique dans plusieurs tests in vitro. Un essai thérapeutique avec administration de 4-oxoisotrétinoïne a confirmé limportante contribution de cette molécule à lefficacité thérapeutique de lisotrétinoïne (réduction du taux dexcrétion sébacée malgré labsence de modification des taux sanguins disotrétinoïne et de trétinoïne). Dautres métabolites mineurs comprennent des dérivés glycuro-conjugués. La 4-oxoisotrétinoïne est le métabolite majoritaire. A létat déquilibre, la concentration plasmatique de ce métabolite est de 2,5 fois supérieure à celle de la molécule mère.
La transformation de lisotrétinoïne en trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque) étant une réaction réversible (interconversion), le métabolisme de la trétinoïne est par conséquent lié avec celui de lisotrétinoïne. On estime que 20 à 30% de la dose disotrétinoïne est métabolisée par isomérisation.
La circulation entérohépatique peut jouer un rôle significatif dans la pharmacocinétique disotrétinoïne chez lhomme. Des études du métabolisme in vitro ont montré que plusieurs enzymes CYP sont impliquées dans le métabolisme de lisotrétinoïne en 4-oxo-isotrétinoïne et en trétinoïne. Aucun isomère ne semble avoir un rôle prédominant. Lisotrétinoïne et ses métabolites nont pas dinfluence significative sur lactivité CYP.
Élimination
Après administration orale disotrétinoïne marquée, des quantités approximativement équivalentes sont retrouvées dans les urines et dans les fèces. Après une administration orale disotrétinoïne à des patients atteints dacné, la demi-vie délimination de la substance inchangée est en moyenne de 19 heures. La demi-vie de la 4-oxo-isotrétinoïne est plus longue, avec une moyenne de 29 heures.
Lisotrétinoïne est présente dans lorganisme à létat physiologique et le retour à des concentrations endogènes de rétinoïdes est atteint environ deux semaines après larrêt du traitement par isotrétinoïne.
Pharmacocinétique dans des situations cliniques particulières
Lisotrétinoïne étant contre-indiquée chez les insuffisants hépatiques, peu de données sont disponibles sur la cinétique du médicament dans cette population de patients. Linsuffisance rénale ne réduit pas significativement la clairance plasmatique de lisotrétinoïne ou de la 4-oxo-isotrétinoïne.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité aiguë dune dose orale disotrétinoïne a été déterminée chez plusieurs espèces animales. La DL50 est denviron 2000 mg/kg chez le lapin, 3000 mg/kg chez la souris et plus de 4000 mg/kg chez le rat.
Toxicité chronique
Les effets de ladministration prolongée disotrétinoïne à des rats pendant plus de deux ans (aux posologies de 2, 8 et 32 mg/kg/jour) consistaient en une chute partielle de poils et une augmentation des triglycérides plasmatiques dans le groupe traité à forte posologie. Le spectre des effets secondaires de lisotrétinoïne chez les rongeurs ressemble étroitement à celui de la vitamine A, mais sans les calcifications massives observées avec la vitamine A chez le rat. Les altérations hépatocytaires observées avec la vitamine A nont pas été observées avec lisotrétinoïne.
Tous les effets secondaires évocateurs dhypervitaminose A ont été spontanément réversibles après interruption de lisotrétinoïne. Même laltération de létat général observée chez certains animaux a largement régressé en 1 à 2 semaines.
Tératogénicité
Comme dautres dérivés de la vitamine A, lisotrétinoïne a démontré chez lanimal des propriétés tératogènes et embryotoxiques.
Il est fondamental de tenir compte du caractère tératogène de lisotrétinoïne avant denvisager la prescription de ce médicament à une femme en âge de procréer (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.6).
Fertilité
L'isotrétinoïne administrée par voie orale à des rats à des doses allant jusqu'à 32 mg/kg/j (soit 5,3 fois la Dose Maximale Recommandée chez l'homme) n'a aucun effet indésirable sur la fonction gonadique, la fertilité, la gestation et la parturition.
Chez le chien, une atrophie testiculaire est constatée après administration disotrétinoïne par voie orale pendant environ 30 semaines à des doses de 20 ou 60 mg/kg/j (soit respectivement 10 ou 30 fois la Dose Maximale Recommandée chez l'homme). En général, on observe une dépression appréciable de la spermatogenèse au niveau microscopique, mais on retrouve toutefois des spermatozoïdes dans tous les testicules examinés et, aucun cas de tubules complètement atrophiques na été observé.
Néanmoins, les données précliniques savèrent dépendantes de lespèce et donc non pertinentes pour lhomme, pour lequel il a été montré que le traitement par lisotrétinoïne na aucune incidence sur la fertilité.
Mutagénicité
Lisotrétinoïne na pas montré chez lanimal deffets mutagènes in vitro ni deffets carcinogènes in vivo.
Huile de soja raffinée, huile végétale hydrogénée, cire dabeille jaune.
Composition de lenveloppe de la capsule : gélatine, glycérol, eau purifiée, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172), dioxyde de titane (E171) à 25% dans du glycérol.
Composition de lencre noire : alcool SDA 35, propylène glycol, oxyde de fer noir, acétate phtalate de polyvinyle, eau, alcool isopropylique, polyéthylène glycol, hydroxyde dammonium.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
Conserver dans lemballage dorigine. Maintenir lemballage bien fermé pour protéger de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30, 50, 56 et 60 capsules molles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC), scellées à une feuille daluminium.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
A la fin du traitement les patients et les patientes devront rapporter les capsules non utilisées à leur pharmacien.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
45, PLACE ABEL GANCE
92100 BOULOGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 358 135 1 0 : 28 capsules sous plaquettes (PVC/PE/PVDC) scellées à une feuille daluminium
· 34009 358 136 8 8 : 30 capsules sous plaquettes (PVC/PE/PVDC) scellées à une feuille daluminium
· 34009 358 115 0 9 : 50 capsules sous plaquettes (PVC/PE/PVDC) scellées à une feuille daluminium
· 34009 358 157 5 0 : 56 capsules sous plaquettes (PVC/PE/PVDC) scellées à une feuille daluminium
· 34009 358 158 1 1 : 60 capsules sous plaquettes (PVC/PE/PVDC) scellées à une feuille daluminium
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription initiale réservée aux spécialistes en dermatologie. Renouvellement non restreint.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Pour les femmes en âge de procréer (voir Programme de prévention de la grossesse) :
· la prescription nécessite préalablement le recueil de laccord de soins et de contraception de la patiente et la remise dune carte-patiente complétée ;
· la prescription est limitée à un mois de traitement dont la poursuite nécessite une nouvelle prescription ; elle est subordonnée à lobtention dun résultat négatif de test de grossesse, qui doit être réalisé tous les mois, dans les 3 jours précédant la prescription ; la date et le résultat du test de grossesse doivent être mentionnés sur la carte-patiente ;
· la délivrance doit être effectuée au plus tard 7 jours après la prescription ;
· la délivrance ne peut se faire quaprès avoir vérifié que toutes les mentions obligatoires suivantes figurent sur la carte-patiente :
o lors de la première prescription :
§ Signature de laccord de soins et de contraception
§ Mise en place dau moins une méthode de contraception efficace depuis au moins un mois
§ Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
§ Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)
o lors des prescriptions suivantes :
§ Poursuite dune contraception efficace
§ Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
§ Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)
§ La date de délivrance doit être mentionnée sur la carte-patiente.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CURACNE 10 mg, capsule molle
- CONTRACNE 10 mg, capsule molle
- SORIATANE 10 mg, gélule
- ALIZEM 10 mg, capsule molle
- EFFEDERM 0,05 %, crème
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