THERACAP131, Iodure(131I) de sodium pour thérapie, gélule
CIS 69279253
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ANSM - Mis à jour le : 12/10/2021
THERACAP131, Iodure (131I) de sodium pour thérapie, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Composition pour une gélule :
Iodure (131I) de sodium........................................................... 50 à 5 500 MBq, à la date de calibration
Pour une gélule.
L'iode-131 est produit par fission de l'uranium-235 ou par bombardement neutronique du tellure stable dans un réacteur nucléaire.
L'iode-131 a une période physique de 8,02 jours et décroit en xénon-131 stable par émission de rayonnements γ d'énergie 365 keV (81,7 %), 637 keV (7,2 %) et 284 keV (6,1 %) et rayonnements β d'énergie maximale 606 KeV.
Excipient(s) à effet notoire : 50 mg de sodium par gélule.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Enveloppe de gélatine jaune.
4.1. Indications thérapeutiques
Le traitement thyroïdien à l'iode radioactif est utilisé chez les adultes et les enfants pour :
Hyperthyroïdie : maladie de Basedow, goitre multinodulaire toxique ou nodules autonomes.
Carcinome thyroïdien vésiculaire et/ou papillaire, y compris en cas de métastases et de tissus thyroïdiens résiduels.
Le traitement par l'iodure (131I) de sodium est fréquemment associé à une intervention chirurgicale ou aux anti-thyroïdiens de synthèse.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce médicament ne doit être administré que par du personnel autorisé, voir rubrique 6.6.
Posologie
L'activité à administrer est appréciée par le clinicien. L'effet thérapeutique n'apparaît qu'au bout de plusieurs semaines. L'activité de la gélule doit être déterminée avant utilisation.
Adultes
Traitement de l'hyperthyroïdie
Dans la mesure du possible, il faut s'efforcer d'obtenir une euthyroïdie par des moyens pharmacologiques. En cas déchec ou dimpossibilité de poursuivre le traitement médical, l'iode radioactif pourra être administré pour traiter l'hyperthyroïdie.
L'activité nécessaire dépend de la cause de l'hyperthyroïdie, de la taille de la thyroïde, de la fixation thyroïdienne et de la clairance de l'iode.
L'activité administrée se situe généralement entre 200 et 800 MBq, mais il peut être nécessaire de répéter le traitement jusqu'à une activité cumulée maximale de 5 000 MBq. Un nouveau traitement après 6 à 12 mois est indiqué pour l'hyperthyroïdie persistante
Lactivité à administrer peut-être définie par des protocoles à dose fixe ou peut-être calculée à laide de léquation suivante :
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dose au niveau de lorgane cible (Gy) x volume cible (ml) |
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A (MBq) = |
------------------------------------------------------------------------ |
x K |
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fixation max. dI-131 (%) x T½ effectif (jours) |
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avec les conditions suivantes :
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Dose au niveau de lorgane cible
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dose absorbée par lorgane cible (ensemble de la thyroïde ou adénome). |
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Volume cible |
volume total de la thyroïde (maladie de Basedow, autonomie multifocale ou disséminée)
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Fixation max. dI-131 |
fixation maximale dI-131 pouvant être absorbée par la thyroïde ou les tumeurs en % de lactivité administrée telle que mesurée avec une dose de test.
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T ½ effective |
demi-vie effective de lI-131 dans la thyroïde exprimée en jours
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K |
24,67 |
Les doses suivantes pour les organes cibles peuvent être utilisées :
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Nodule unique |
300 - 400 Gy dose d'organe cible |
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Nodules multiples et disséminés |
150 - 200 Gy dose d'organe cible |
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Maladie de Basedow |
200 Gy dose d'organe cible |
Dans la maladie de Basedow, les nodules multiples ou disséminés, les doses aux organes cibles sont liées à la masse de la glande thyroïde ; cependant en cas de nodule unique, la dose à lorgane cible nest liée quà la masse de ladénome. Pour les doses recommandées aux organes cibles voir rubrique 11.
D'autres procédures dosimétriques peuvent également être utilisées, notamment des tests d'absorption thyroïdienne de pertechnétate de sodium (99mTc) pour déterminer la dose appropriée pour l'organe cible (Gy).
Thyroïdectomie et traitement des métastases
Après une thyroïdectomie totale ou partielle, l'activité administrée en vue d'éliminer le reliquat de tissu thyroïdien est comprise entre 1850 et 3700 MBq. Cette activité est fonction de l'importance du reliquat et de la fixation de l'iode-131. Pour le traitement ultérieur des métastases, l'activité administrée varie entre 3700 et 11100 MBq.
Populations particulières
Sujets âgés
Aucun ajustement de la dose en fonction de lâge nest recommandé.
Chez les patients dont la fonction rénale est réduite
Une attention particulière doit être accordée à la quantité d'activité à administrer, car une exposition accrue aux rayonnements est possible chez les patients présentant une insuffisance rénale. L'utilisation thérapeutique de l'iodure de sodium (131I) chez les patients présentant une insuffisance rénale significative nécessite une attention particulière (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Lutilisation de liodure de sodium (131I) chez lenfant et ladolescent doit être soigneusement évaluée, en fonction du besoin clinique et justifiée par le bénéfice attendu comparé au risque dans cette population de patients.
Dans certains cas, l'activité à administrer aux enfants et adolescents doit être déterminée après une dosimétrie adaptée à chaque patient (voir rubrique 4.4).
Chez les enfants et les adolescents, le traitement par liode radioactif daffections thyroïdiennes bénignes est possible dans des cas justifiés, en particulier en cas de récidive après lutilisation de médicaments antithyroïdiens ou en cas de réactions indésirables graves aux médicaments antithyroïdiens (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
THERACAP131 est administrée par voie orale. La gélule doit être prise à jeun. Elle doit être avalée entière avec une grande quantité de liquide pour garantir son transit dans lestomac et la partie supérieure de lintestin grêle.
Le patient doit être encouragé à boire abondamment les 24 premières heures, notamment les patients prenant de fortes doses pour le traitement du carcinome thyroïdien pour limiter lirradiation de la vessie par des mictions fréquentes.
Pour favoriser le passage de la gélule dans l'sophage et créer dans l'estomac un milieu favorable à sa dissolution, il est recommandé au patient de boire une boisson tiède rapidement après l'ingestion de la gélule. Il est recommandé dassocier un traitement par des antihistaminiques H2 ou des inhibiteurs de la pompe à protons.
En cas dadministration à un enfant, en particulier à un jeune enfant, il convient de sassurer que la gélule peut être avalée entière, sans être machée. Il est recommandé de la donner avec des aliments écrasés.
Pour la préparation du patient, voir la rubrique 4.4
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6).
· Patients présentant une dysphagie, une sténose sophagienne, un rétrécissement de lsophage, un diverticule de lsophage, une gastrite évolutive, des lésions gastriques érosives ou un ulcère gastroduodénal.
· Patients présentant une suspicion de ralentissement de la motricité gastro-intestinale.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Possibilité de réactions d'hypersensibilité ou anaphylactiques
En cas de réaction dhypersensibilité ou de réaction anaphylactique, un traitement par voie intraveineuse doit être débuté, si nécessaire. Afin de permettre une prise en charge rapide en cas durgence, il convient davoir à disposition immédiate les médicaments et le matériel nécessaires, notamment des sondes dintubation trachéale et du matériel de ventilation.
En cas d'hypersensibilité connue à la gélatine ou à ses métabolites, le traitement par la solution diodure (131I) de sodium doit être préféré.
Bénéfice individuel/justification du risque
Pour chaque patient, l'exposition aux rayonnements ionisants doit être justifiée par rapport au bénéfice attendu. L'activité injectée doit correspondre à la plus faible dose de radiation possible compatible avec l'obtention de leffet thérapeutique escompté.
Il existe peu de preuves d'une incidence accrue de cancer, de leucémie ou de mutations chez les patients suivant un traitement par iode radioactif pour une affection thyroïdienne bénigne, malgré une utilisation intensive. Dans le traitement des maladies thyroïdiennes malignes, une incidence plus élevée de cancer de la vessie a été rapportée dans une étude chez des patients ayant reçu plus de 3700 MBq d'iodure de sodium (131I). Dans une autre étude, une légère augmentation des cas de leucémie a été rapportée chez des patients recevant des doses très élevées. Par conséquent, les doses cumulées totales supérieure à 26000 MBq ne sont pas recommandées.
Fonction reproductive chez les hommes
Le recours à une banque de sperme pourrait être envisagé pour compenser d'éventuels dommages réversibles de la fonction reproductive chez les hommes en raison de la dose thérapeutique élevée d'iode radioactif en cas de maladie étendue.
Chez les patients dont la fonction rénale est réduite
Une justification du bénéfice/risque du traitement est particulièrement requise, car une exposition accrue aux radiations est possible. Chez ces patients, un ajustement de la posologie peut être nécessaire.
Population pédiatrique
Lindication nécessite une attention particulière car la dose efficace par MBq est plus élevée que chez l'adulte (voir rubrique 11). Pour lenfant et ladulte jeune, il convient toutefois de prendre en compte la sensibilité plus importante des structures tissulaires et lespérance de vie plus longue dans cette classe dâge. Les risques doivent également être comparés avec ceux des autres traitements possibles. Voir rubriques 4.2 et 11.
La maladie bénigne de la thyroïde chez les enfants et les adolescents ne doit être traitée par de l'iode radioactif que dans des cas justifiés, en particulier en cas de récidive après l'utilisation d'antithyroïdiens ou en cas de réactions indésirables graves liées aux médicaments antithyroïdiens. Il n'y a aucune preuve d'une augmentation de l'incidence du cancer, de la leucémie ou des mutations chez les patients traités par iode radioactif pour une maladie thyroïdienne bénigne, malgré une utilisation intensive.
Les adultes qui ont subi une radiothérapie thyroïdienne pendant leur enfance et leur adolescence doivent être surveillés une fois par an.
Préparation du patient
Il est recommandé au patient de boire abondamment et de limiter lirradiation vésicale par des mictions fréquentes, particulièrement lorsque des activités élevées sont administrées, par exemple pour le traitement du carcinome thyroïdien. Chez les patients ayant des difficultés mictionnelles, une sonde doit être posée avant ladministration dactivités élevées diode radioactif.
Afin de limiter l'exposition aux rayonnements du côlon, des laxatifs doux (mais pas des agents qui ramollissent les selles et qui ne stimulent pas l'intestin) peuvent être nécessaires pour les patients qui ont moins d'une selle par jour.
Une sialadénite peut survenir après l'administration d'une dose élevée d'iode radioactif. Pour éviter cela, il est conseillé au patient de prendre des sucreries ou des boissons (jus de citron, vitamine C) contenant de l'acide citrique pour stimuler la salivation avant le traitement. Des mesures de protection pharmacologiques supplémentaires peuvent également être prises.
Avant l'administration d'iodure, une surcharge iodée dorigine alimentaire ou médicamenteuse doit être recherchée avant administration diode (voir rubrique 4.5). Un régime pauvre en iode avant le traitement permet daugmenter la fixation de liode-131 par le tissu thyroïdien fonctionnel.
En cas de carcinome thyroïdien, le traitement substitutif doit être arrêté avant ladministration diode-131 afin de garantir une fixation suffisante. Il doit être arrêté 14 jours avant pour la triiodothyronine et 4 à 5 semaines avant pour la thyroxine. Le traitement par ces médicaments doit être repris deux jours après ladministration diode-131. De même, il convient darrêter les traitements par carbimazole et propylthiouracil une semaine avant ladministration diode-131 pour traiter l'hyperthyroïdie, et de ne les reprendre éventuellement que plusieurs jours après.
Hyponatrémie : des manifestations graves d'hyponatrémie ont été rapportées après un traitement par l'iodure de sodium (131I) chez des patients âgés ayant subi une thyroïdectomie totale. Les facteurs de risque comprennent l'âge avancé, le sexe féminin, l'utilisation de diurétiques thiazidiques et l'hyponatrémie au début du traitement par l'iodure de sodium (131I). Des dosages réguliers des électrolytes sériques doivent être envisagés chez ces patients.
Dans le traitement de la maladie de Basedow par de l'iode radioactif, une corticothérapie concomitante doit être instaurée, en particulier en cas d'ophtalmopathie endocrinienne.
Chez les patients présentant une pathologie digestive, les gélules diode-131 doivent être administrées avec prudence. Les gélules doivent être avalées entières avec une quantité suffisante de liquide pour garantir leur transit dans lestomac et la partie proximale de lintestin grêle. Il est recommandé dassocier un traitement par des antihistaminiques H2 ou des inhibiteurs de la pompe à protons.
Après ladministration du traitement
Pour des raisons de radioprotection, il convient déviter les contacts rapprochés avec les femmes enceintes et les enfants pendant le temps nécessaire.
En cas de vomissements, le risque de contamination doit être pris en compte.
Les patients ayant reçu une thérapie de leur glande thyroïde doivent être réexaminés à intervalles appropriés.
Mises en garde spécifiques
Ce médicament contient 50 mg de sodium par dose, ce qui équivaut à 2,5% de lapport quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium pour un adulte. Il convient den tenir compte chez les patients ayant une alimentation à apport réduit en sodium.
Pour les précautions liées au risque environnemental, voir la rubrique 6.6.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
A titre dexemple, les médicaments suivants doivent être arrêtés en fonction du contexte clinique :
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Principes actifs |
Période de sevrage avant administration dIode-131 |
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Antithyroïdiens (le carbimazole ou d'autres dérivés imidazolés tels que propylthiouracile), perchlorate |
1 semaine avant le traitement jusquà plusieurs jours après. |
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Salicylés, corticoïdes, nitroprussiate de sodium, bromosulfophthaléine sodique, anticoagulants, antihistaminiques, antiparasitaires, pénicillines, sulfamides, tolbutamide, thiopentane |
1 semaine |
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Phénylbutazone |
1 à 2 semaines |
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Préparations vitaminées et fluidifiants bronchiques contenant de liode |
Environ 2 semaines |
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Produits de substitution hormonale de synthèse ou naturels à visée thyroïdienne |
Triiodothyronine : 2 semaines Thyroxine : 4 à 5 semaines |
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Benzodiazépines et lithium |
Environ 4 semaines |
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3 à 6 mois |
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Produits iodés pour application locale |
1 à 9 mois |
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Produits de contraste iodés hydrosolubles |
6 à 8 semaines |
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Produits de contraste iodés liposolubles |
Jusquà 6 mois |
* Dans le cas de lamiodarone, une diminution de la captation de liode par la glande thyroïde peut perdurer sur plusieurs mois, notamment à cause de la longue demi-vie de ce médicament.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Lorsqu'il est nécessaire d'administrer un médicament radiopharmaceutique à la femme en âge de procréer, il est indispensable de sinformer de toute éventualité dune grossesse. Toute femme n'ayant pas eu ses règles doit être considérée comme enceinte jusqu'à preuve du contraire. En cas de doute sur une grossesse potentielle (si la femme na pas eu ses règles, si les règles sont très irrégulières, etc), l'utilisation de techniques de remplacement n'utilisant pas de rayonnements ionisants doit être envisagée. Il doit être recommandé aux femmes traitées par l'iodure (131I) de sodium de NE PAS être enceintes pendant les 6 à 12 mois suivant le traitement.
Contraception chez les hommes et les femmes
Après traitement thérapeutique à liode-131, une contraception efficace sera mise en place et maintenue chez lhomme et la femme jusquà 6 mois après traitement dune affection bégnine et jusquà 12 mois après traitement dun cancer thyroïdien. Les hommes traités par liode radioactif doivent attendre 6 mois avant de procréer, le temps que les spermatozoïdes irradiés soient remplacés par des spermatozoïdes non irradiés. Une cryoconservation du sperme doit être envisagée chez les hommes présentant une maladie disséminée nécessitant ladministration dactivités thérapeutiques élevées diodure (131I) de sodium.
Grossesse
L'iodure (131I) de sodium est contre-indiqué en cas de grossesse, de suspicion de grossesse, ou lorsque cette éventualité n'a pas été exclue (la dose de radiations absorbée au niveau de l'utérus pour ce produit se situe vraisemblablement entre 11 et 511 mGy ; de plus, la thyroïde ftale présente une avidité particulière pour l'iode au cours des 2ème et 3ème trimestres (voir rubrique 4.3).
Si le diagnostic d'un carcinome thyroïdien différencié est posé au cours de la grossesse, il convient donc de reporter le traitement par l'iode-131 après le terme de la grossesse.
Avant d'administrer un produit radiopharmaceutique à une femme souhaitant poursuivre l'allaitement maternel, il convient destimer si ce traitement peut être différé jusqu'à la fin de lallaitement et de choisir le produit radiopharmaceutique le plus approprié, compte tenu du passage de la radioactivité dans le lait maternel. Si ladministration est considérée comme indispensable, lallaitement maternel doit être interrompu au moins 8 semaines avant ladministration diodure (131I) de sodium et ne doit pas être repris (voir rubrique 4.3).
Pour des raisons de radioprotection, il convient déviter les contacts rapprochés entre mère et enfant pendant au moins 1 semaine.
Fertilité
Après traitement par l'iode radioactif d'un carcinome thyroïdien, une altération de la fertilité dose-dépendante peut survenir chez l'homme et la femme. Une altération réversible de la spermatogenèse peut survenir à des activités supérieures à 1 850 MBq. Des effets cliniques notoires, tels quune oligospermie, une azoospermie, et une augmentation du taux sérique de FSH ont été décrits après administration dune activité supérieure à 3 700 MBq.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Résumé du profil de sécurité
Les fréquences des réactions indésirables signalées sont issues de la littérature médicale. Le profil de sécurité de liodure (131I) de sodium varie considérablement selon les activités administrées, qui dépendent du type de traitement (traitement dune affection bénigne ou dun carcinome). Par ailleurs, le profil de sécurité dépend des doses cumulées délivrées et du schéma posologique utilisé. Par conséquent, les réactions indésirables signalées ont été groupées selon quelles surviennent lors du traitement dune affection bénigne ou dun carcinome.
Les réactions indésirables fréquentes sont les suivantes : hypothyroïdie, hyperthyroïdie transitoire, affections des glandes salivaires et lacrymales, et effets locaux des rayonnements. Lors du traitement dun carcinome, des réactions indésirables gastro-intestinales et une myélo-dépression peuvent aussi survenir fréquemment.
Liste tabulée des réactions indésirables
Les tableaux suivants présentent les réactions indésirables signalées, triées par classe de systèmes dorganes. Les symptômes secondaires à un syndrome (par exemple, syndrome sec) sont mentionnés entre parenthèses au niveau du syndrome correspondant.
La signification des fréquences indiquées dans cette rubrique est présentée ci-dessous :
Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Réactions indésirables après le traitement dune affection bénigne :
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Classe de système dorganes |
Symptôme |
Fréquence |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité incluant réaction anaphylactique |
Fréquence indéterminée |
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Affections endocriniennes |
Hypothyroïdie permanente, hypothyroïdie |
Très fréquent |
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Hyperthyroïdie transitoire |
Fréquent |
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Crise thyréotoxique, thyroïdite, hypoparathyroïdie (baisse de la calcémie, tétanie) |
Fréquence indéterminée |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyponatrémie |
Fréquence indéterminée |
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Affections oculaires |
Ophtalmopathie endocrinienne (dans la maladie de Basedow) |
Très fréquent |
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Syndrome sec |
Fréquence indéterminée |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Paralysie des cordes vocales |
Très rare |
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Affections gastro-intestinales |
Sialadénite |
Fréquent |
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Affections hépato-biliaires |
Anomalie de la fonction hépatique |
Fréquence indéterminée** |
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Affections congénitales, familiales et génétiques |
Hypothyroïdie congénitale |
Fréquence indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Tuméfaction locale |
Fréquence indéterminée |
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Affections de la peau et du tissu sous -cutané |
Acné iodo induit (acné- à type éruption cutanée) |
Fréquence indéterminée |
Réactions indésirables après le traitement dune affection maligne :
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Classe de système dorganes |
Symptôme |
Fréquence |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inclus kystes et polypes) |
Leucémie |
Peu fréquent |
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Cancers solides, (ex. cancer de la vessie, cancer du côlon, cancer gastrique) |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Erythropénie, dysfonctionnement de la moelle osseuse |
Très fréquent |
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Leucopénie, thrombocytopénie |
Fréquent |
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Anémie aplasique, insuffisance permanente ou sévère de la moelle osseuse |
Fréquence indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
Réaction anaphylactoïde |
Fréquence indéterminée |
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Affections endocriniennes |
Crise thyréotoxique, hyperthyroïdie transitoire |
Rare |
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Thyroïdite (leucocytose transitoire), hypoparathyroïdie (baisse de la calcémie, tétanie), hypothyroïdie, hyperparathyroïdie. |
Fréquence indéterminée |
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Affections du système nerveux |
Parosmie, anosmie |
Très fréquent |
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dème cérébral |
Fréquence indéterminée |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyponatrémie |
Fréquence indéterminée |
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Affections oculaires |
Syndrome sec (conjonctivite, sécheresse oculaire et nasale) |
Très fréquent |
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Obstruction du canal nasolacrymal (augmentation du larmoiement) |
Fréquent |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Fréquent |
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Constriction de la gorge*, fibrose pulmonaire, détresse respiratoire, troubles obstructifs des voies aériennes, pneumonie, trachéite, dysfonctionnement des cordes vocales (paralysie des cordes vocales, dysphonie, enrouement), douleurs oropharyngées, stridor |
Fréquence indéterminée |
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Affections gastro-intestinales |
Sialadénite (sécheresse buccale, douleur des glandes salivaires, gonflement des glandes salivaires, caries dentaires, chute des dents), mal des rayons, nausées, agueusie, anosmie, dysgueusie, diminution de lappétit |
Très fréquent |
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Vomissements |
Fréquent |
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Gastrite, dysphagie |
Fréquence indéterminée |
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Affections hépato-biliaires |
Anomalie de la fonction hépatique |
Fréquence indéterminée** |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Cystite radique |
Fréquence indéterminée |
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Affections des organes de la reproduction et du sein
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Insuffisance ovarienne, troubles menstruels |
Très fréquent |
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Azoospermie, oligospermie, baisse de la fécondité masculine |
Fréquence indéterminée |
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Affections congénitales, familiales et génétiques |
Hypothyroïdie congénitale |
Fréquence indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Syndrome pseudogrippal, céphalées, fatigue, douleurs du cou |
Très fréquent |
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Tuméfaction locale |
Fréquent |
* : en particulier en cas de sténose trachéale existante
** : observé avec dautres médicaments similaires mais pas avec THERACAP131.
Mises en garde dordre général
L'exposition aux radiations ionisantes peut théoriquement induire des cancers et/ou des anomalies héréditaires. La dose de radiations résultant de lirradiation thérapeutique peut augmenter lincidence de cancers ou de mutations. Dans tous les cas, il convient de sassurer que les risques liés à lirradiation sont inférieurs à ceux quentraîne la maladie. La dose efficace après administration diodure (131I) de sodium à des doses thérapeutiques est supérieure à 20 mSv.
En utilisation thérapeutique, les modifications physiopathologiques dues à lévolution de la maladie elle-même, peuvent influencer de façon significative les doses de radiations délivrées à des organes spécifiques, autre que lorgane cible. Dans le cadre de lévaluation des risques et des avantages, il est conseillé de calculer la dose efficace et les doses de radiations probables aux organes cibles avant ladministration. Lactivité pourra ainsi être ajustée en fonction de la taille de la thyroïde, de la demi-vie biologique et de facteurs prenant en compte l'état physiologique du malade (y compris une éventuelle carence en iode) et sa pathologie.
Affections de la glande thyroïde et des parathyroïdes
Le traitement de lhyperthyroïdie par liode radioactif peut entraîner une hypothyroïdie tardive dont la sévérité est dose-dépendante.
Dans le traitement daffections malignes, lhypothyroïdie est souvent signalée en tant que réaction indésirable ; toutefois, le traitement des affections malignes par liode radioactif fait généralement suite à une thyroïdectomie.
La destruction des follicules thyroïdiens causée par lexposition aux rayonnements ionisants de liodure (131I) de sodium peut entraîner lexacerbation dune hyperthyroïdie déjà existante après 2 à 10 jours, ou même une crise thyrotoxique. Parfois, une hyperthyroïdie immunitaire peut se développer après une normalisation initiale (période de latence de 2 à 10 mois).
Avec les activités élevées diode-131, le patient peut présenter de façon transitoire une thyroïdite et une trachéite inflammatoires entre le 1er et le 3ème jour après ladministration, avec possibilité de constriction trachéale sévère, notamment en cas de sténose trachéale.
Dans de rares cas, une hyperthyroïdie transitoire a été observée même après le traitement dun carcinome thyroïdien fonctionnel.
Une hypoparathyroïdie transitoire a été observée occasionnellement à la suite dun traitement par liode radioactif : elle doit faire lobjet dune surveillance et dun traitement appropriés.
Conséquences tardives
Une hypothyroïdie dose-dépendante tardive peut survenir à la suite dun traitement de l'hyperthyroïdie par liode radioactif. Cette hypothyroïdie peut se manifester des semaines voire des années après le traitement, et nécessite une surveillance de la fonction thyroïdienne ainsi quun traitement hormonal substitutif approprié. L'hypothyroïdie n'apparaît généralement pas avant 6 à 12 semaines après le traitement par l'iode radioactif.
Affections oculaires
Lophtalmopathie endocrinienne peut progresser ou une nouvelle ophtalmopathie peut apparaître après traitement par liode radioactif dune hyperthyroïdie ou dune maladie de Basedow. Le traitement de la maladie de Basedow par liode radioactif doit être associé aux corticostéroïdes.
Effets locaux de lirradiation
Un dysfonctionnement et une paralysie des cordes vocales ont été décrits après ladministration diodure (131I) de sodium ; toutefois, dans certains cas il nest pas possible détablir si le dysfonctionnement des cordes vocales est causé par lirradiation ou par le traitement chirurgical de la thyroïde.
Une fixation tissulaire élevée de liodure (131I) de sodium peut entrainer des douleurs locales, une gêne et des dèmes au niveau des tissus fixant le radionucléide ; par exemple, en cas de traitement par liode radioactif de reliquat de tissu thyroïdien, une douleur diffuse et sévère des tissus mous dans la région de la tête et du cou est possible.
Une pneumonie et une fibrose pulmonaire induites par les rayonnements ont été observées chez des patients présentant des métastases pulmonaires diffuses dun cancer différencié de la thyroïde, dues à la destruction du tissu métastatique. Cela survient essentiellement après traitement par liode radioactif à dose élevée.
Pour le traitement des cancers thyroïdiens avec des métastases au niveau du système nerveux central, il convient de prendre en compte léventualité de lapparition dun dème cérébral et/ou laggravation dun dème cérébral préexistant.
Affections gastro-intestinales
Les activités élevées peuvent entrainer des troubles digestifs, qui apparaissent généralement au cours des premières heures ou des premiers jours après ladministration. Pour la prévention des troubles digestifs se reporter à la rubrique 4.4.
Affections des glandes salivaires et lacrymales
Une sialadénite peut survenir, saccompagnant dun dème et de douleurs au niveau des glandes salivaires, dune agueusie partielle et dune sécheresse de la bouche. La sialadénite est généralement résolutive, soit spontanément, soit après traitement anti-inflammatoire, mais des cas occasionnels dagueusie et de sécheresse de la bouche persistantes et dose dépendantes, suivies de la perte des dents, ont été observés. Pour la prévention des affections salivaires, se reporter à la rubrique 4.4.
Un dysfonctionnement des glandes salivaires et/ou lacrymales, conduisant à un syndrome sec est également possible quelques mois et jusquà deux ans après un traitement par liode radioactif. Bien que le syndrome sec soit un effet transitoire dans la plupart des cas, il peut, chez certains patients, persister pendant plusieurs années.
Myélosuppression
Ladministration unique dune activité supérieure à 5 000 MBq ou la répétition de ladministration moins de 6 mois après le premier traitement, augmente la probabilité dapparition tardive dune insuffisance médullaire transitoire ou, très rarement, persistante, qui se traduit par une thrombopénie ou une érythropénie isolées, et qui peut entraîner le décès.
Cancers induits
Avec les activités élevées, correspondant aux activités utilisées dans le traitement des affections thyroïdiennes malignes, une augmentation de la fréquence des cas de leucémie a été observée.
Il a été également mis en évidence une augmentation de la fréquence des cas de cancers solides induits suite à ladministration dactivités élevées (supérieure à 7,4 GBq).
Population pédiatrique
Les types de réactions indésirables attendues chez lenfant sont identiques à celles chez ladulte. En raison de la sensibilité accrue des tissus aux rayonnements ionisants chez les enfants (voir rubrique 11) et de lespérance de vie supérieure, la fréquence et la sévérité pourraient être différentes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Ce produit doit être utilisé par du personnel autorisé en milieu hospitalier. Le risque de surdosage est donc théorique.
En cas dadministration dune activité trop élevée, la dose délivrée au patient doit être réduite autant que possible en augmentant lélimination du radionucléide de lorganisme par une diurèse forcée et des mictions fréquentes. En complément, un blocage immédiat de la glande thyroïde (par exemple avec du perchlorate de potassium) doit être recommandé afin de diminuer son exposition aux radiations. Pour réduire labsorption de liodure (131I) de sodium des émétiques peuvent être administrés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
La substance pharmacologiquement active est liode-131 sous la forme diodure de sodium, qui est fixé par le tissu fonctionnel thyroïdien. La décroissance radioactive ayant lieu essentiellement au niveau de la glande thyroïde, où liode-131 présente un temps de résidence élevé, une irradiation sélective de cet organe est induite.
Lors de lutilisation dactivité thérapeutique, étant donnée la quantité diode administrée aucun effet pharmacologique nest attendu.
Les effets de lirradiation sont dus à plus de 90% aux rayonnements bêta moins (β-) émis, dont le parcours moyen dans les tissus est de 0,5 mm. Les rayonnements β moins (β-) diminuent de manière dose-dépendante la fonction cellulaire et la division cellulaire, conduisant à la destruction des cellules. Le faible parcours moyen et la quasi-absence de fixation de liodure (131I) de sodium hors de la glande thyroïde conduisent à une irradiation négligeable des tissus non thyroïdiens.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, liodure (131I) de sodium est rapidement absorbé au niveau de la partie proximale du tube digestif (90% en 60 minutes). Labsorption est influencée par la vidange gastrique. Elle est augmentée par lhyperthyroïdie et diminuée par lhypothyroïdie.
Les études sur la dissolution des gélules diodure (131I) de sodium ont montré que celle-ci se produit dans les 5 à 12 minutes et que la radioactivité se répartit de manière homogène sur la muqueuse gastrique.
Les études portant sur les différents niveaux de radioactivité dans le sérum ont montré quaprès un premier temps daugmentation rapide, persistant entre 10 et 20 minutes, léquilibre est atteint au bout de 40 minutes environ. Après administration orale dune solution diodure (131I) de sodium, léquilibre est obtenu après un délai identique
Distribution et fixation aux organes
La pharmacocinétique est identique à celle de l'iodure non radioactif. Liodure circulant se distribue dans le compartiment extra-thyroïdien, à partir duquel il est essentiellement fixé par la thyroïde qui capte environ 20% de liodure en un seul passage ou éliminé par voie rénale.
La fixation de liodure par la thyroïde atteint un maximum après 24 à 48 heures et 50 % du pic maximal sont atteints après 5 heures. La fixation est influencée par plusieurs facteurs : lâge du patient, le volume de la glande thyroïde, la clairance rénale, la concentration plasmatique diodure et les autres médicaments (voir rubrique 4.5). La clairance de liodure par la glande thyroïde est généralement comprise entre 5 à 50 mL/min. En cas de carence en iode, elle est toutefois augmentée jusquà 100 mL/min, et en cas dhyperthyroïdie, jusquà 1 000 mL/min. En cas de surcharge iodée, elle peut diminuer à 2 à 5 mL/min. Liodure saccumule également dans les reins.
De petites quantités diodure (131I) de sodium sont fixées par les glandes salivaires, la muqueuse gastrique et peuvent également être retrouvées dans le lait maternel, le placenta et les plexus choroïdes.
Biotransformation
Liodure fixé par la glande thyroïde suit le métabolisme connu des hormones thyroïdiennes et est incorporé dans les substances organiques à partir desquelles les hormones thyroïdiennes sont synthétisées. Liodure fixé par la thyroïde entre dans la voie métabolique connue des hormones thyroïdiennes et est incorporé dans les substances organiques entrant dans la synthèse des hormones thyroïdiennes
Élimination
L'élimination urinaire est de 37-à 75%, l'excrétion fécale est de 10% environ, et lexcrétion par voie sudorale est pratiquement négligeable. Lexcrétion urinaire est caractérisée par la clairance rénale, qui constitue environ 3 % du flux rénal et est relativement constante dune personne à une autre. La clairance est plus faible en cas dhypothyroïdie et daltération de la fonction rénale, et plus élevée en cas dhyperthyroïdie. En présence dune euthyroïdie chez des patients ayant une fonction rénale normale, 50 à 75 % de lactivité administrée sont excrétés dans lurine dans les 48 heures.
Demi-vie
La demi- vie effective de liode radioactif est l'ordre de 12 heures dans le plasma et denviron 6 jours dans la glande thyroïde. Ainsi, après administration diodure (131I) de sodium environ 40% de lactivité a une demi-vie effective de 6 heures et les 60% restants de 8 jours Insuffisance rénale
Les patients atteints dinsuffisance rénale peuvent présenter une diminution de la clairance de liode radioactif, qui peut entraîner laugmentation de lexposition aux rayonnements par liodure (131I) de sodium. Une étude a montré par exemple, que les patients insuffisants rénaux sous dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) avaient une clairance de liode radioactif 5 fois inférieure à celle des patients ayant une fonction rénale normale.
5.3. Données de sécurité préclinique
Il n'existe pas de données concernant la toxicité par administration réitérée d'iodure de sodium. Aucune étude des effets sur la reproduction chez l'animal, de mutagénicité à long terme ou du pouvoir carcinogène na été effectuée.
Gélule de gélatine : oxyde de fer jaune (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine, lauryl sulfate de sodium, acide acétique.
22 jours à compter de la date de fabrication.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C dans son conteneur dorigine Ne pas congeler.
Le stockage doit être effectué conformément aux réglementations nationales relatives aux produits radioactifs.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 conteneur en polycarbonate placé dans un récipient blindé contient 1 gélule diodure (131I) de sodium de couleur jaune et un disque de charbon pour absorber liode-131.
Toutes les activités de gélule peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Mises en garde générales
Les produits radiopharmaceutiques ne doivent être réceptionnés, utilisés et administrés que par des personnes autorisées dans des services agréés. Leur réception, leur stockage, leur utilisation, leur transfert et leur élimination sont soumis aux réglementations et/ou aux autorisations appropriées des autorités compétentes.
Les produits radiopharmaceutiques doivent être préparés de manière à satisfaire à la fois aux normes de radioprotection et de qualité pharmaceutique. Les précautions appropriées d'asepsie doivent être prises.
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament
Lors de ladministration il convient de minimiser le risque de contamination du médicament et dirradiation de lopérateur. Lutilisation dune protection blindée est obligatoire.
L'administration de produits radiopharmaceutiques présente des risques pour l'entourage du patient en raison de l'irradiation externe ou de la contamination par les urines, les vomissements, les expectorations. Par conséquent, il faut prendre les mesures de protection contre les radiations conformément aux réglementations nationales.
Si à un moment de la préparation lintégrité du conteneur en polycarbonate est altérée, ne pas utiliser le produit (voir les rubriques 4.8 et 11).
L'administration d'iode-131 pour thérapie présente des risques pour l'environnement. Selon lactivité administrée, ces risques peuvent être importants pour l'entourage immédiat du patient ou pour le public. Il convient de prendre les mesures appropriées afin d'éviter toute contamination par l'activité éliminée par le patient.
Le personnel doit être alerté de la détection éventuelle dune contamination radioactive lors de louverture de la boîte métallique contenant le conteneur en polycarbonate. Il est recommandé d'ouvrir le conteneur de transport sous hotte ventilée. Cette radioactivité est due à la présence de Xénon-131m émis lors de la décroissance radioactive de liode-131 (1%). Le Xenon-133m est confiné dans la boîte métallique qui est scellée, mais nest pas retenu par le conteneur blindé.
Bien que mis en évidence par les appareils de mesure, cette contamination radioactive ne présente pas de risque significatif pour le personnel.
L'élimination des déchets radioactifs doit se faire en accord avec les réglementations nationales et internationales concernant les produits radioactifs.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Protocole dutilisation :
Suivre les étapes suivantes pour l'administration du produit au patient.
Etape 1 Vérifier l'activité et la date de calibration sur l'étiquette du récipient blindé.
Etape 2 Immédiatement avant la calibration ou l'administration, dévisser le capuchon dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
|
|
Etape 3 Retirer le capuchon en entier
|
|
Etape 4 Placer l'applicateur THERACAP131 au niveau de l'ouverture du récipient blindé. Tourner dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à sentir une légère résistance environ 1 tour 1/2.
Le récipient contenant la gélule est maintenant attaché à l'applicateur.
|
|
Etape 5 Confirmer l'activité de la gélule en plaçant l'applicateur THERACAP131 dans une chambre d'ionisation calibrée.
|
|
Etape 6 Replacer la gélule dans le récipient blindé en répétant les étapes précédentes en sens inverse
Etape 7 Lorsque le patient est prêt pour l'administration répéter les étapes 2, 3 et 4.
Etape 8 Demander au patient de retirer le bouchon de plastic à l'extrémité striée de l'applicateur en le soulevant.
|
|
Etape 9 Le patient peut maintenant avaler la gélule en portant l'extrémité striée de l'applicateur à sa bouche et en inclinant doucement l'applicateur de façon à ce que la gélule glisse le long de l'applicateur et tombe librement dans sa bouche.
|
|
Etape 10 Le patient prendra une boisson tiède avant ou avec la prise de la gélule (on lui demandera de veiller à ne pas croquer la gélule) suivi d'une autre boisson tiède après l'avoir avalée.
Précautions et caractéristiques nucléaires de l'iode-131
1,3% de l'iode-131 décroît en xénon-131 (demi-vie 12 jours) et une faible quantité de xénon-131m peut diffuser dans l'emballage. Il est recommandé d'ouvrir le conteneur de transport sous hotte ventilée et de laisser l'emballage après utilisation de la capsule pendant une nuit dans cette hotte avant d'être éliminé afin de laisser s'échapper le xénon-131m.
Il peut également exister une diffusion d'iode-131 volatile à partir de la gélule. Le capuchon du récipient blindé contient un petit disque de charbon pour l'absorption de l'iode qui diffuserait de la gélule. Le disque de charbon peut être contaminé à hauteur de 1,3 MBq (35 µCi) d'iode-131. De ce fait de très petites quantités d'iode en moyenne moins de 1,85 kBq (50 nCi) peuvent être présentes dans l'emballage.
Le débit de dose dans l'air à 1 m d'une source ponctuelle d'iode-131 de 1 gigabecquerel est de 5,7 10-2 mSv/hr dû aux rayonnements X et gamma.
L'activité d'une capsule à 12 h 00 GMT au jour avant, pendant et après la date de calibration peut être calculée en utilisant les cfficients indiqués dans le tableau 1.
Tableau 1
|
Jour |
Coefficient |
Jour |
Coefficient |
|
-6 |
1,677 |
5 |
0,650 |
|
-5 |
1,539 |
6 |
0,596 |
|
-4 |
1,412 |
7 |
0,547 |
|
-3 |
1,295 |
8 |
0,502 |
|
-2 |
1,188 |
9 |
0,460 |
|
-1 |
1,090 |
10 |
0,422 |
|
0 |
1,000 |
11 |
0,387 |
|
1 |
0,917 |
12 |
0,355 |
|
2 |
0,842 |
13 |
0,326 |
|
3 |
0,772 |
14 |
0,299 |
|
4 |
0,708 |
|
|
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
22/24, AVENUE DE L'EUROPE
78140 VELIZY VILLACOUBLAY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 571 495 1 2 : 1 gélule en flacon (polycarbonate)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Les données sur la dose absorbée, qui sont présentées dans les tableaux ci-dessous, ont été établies dans les publications 128 de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique). Le modèle biocinétique est décrit comme un modèle compartimental comprenant liodure inorganique ainsi que liode organique libéré par la thyroïde dans les tissus. Le modèle ICPR fait référence à ladministration orale
Pour évaluer le rapport bénéfice-risque, il est recommandé de calculer la dose efficace et les doses absorbées au niveau de chaque organe cible avant l'administration. Lactivité pourra ainsi être ajustée en fonction de la taille de la thyroïde, de la demi-vie biologique et de facteurs prenant en compte l'état physiologique du malade (y compris une éventuelle carence en iode) et sa pathologie.
Les doses à délivrer aux cibles suivantes peuvent être utilisées :
|
Nodule unique |
Dose au tissu cible 300 400 Gy |
|
Nodules multiples ou disséminés |
Dose aux tissus cibles 150 200 Gy |
|
Maladie de Basedow |
Dose aux tissus cibles 200 Gy |
L'exposition aux rayonnements affecte principalement la thyroïde et est environ mille fois moins importante pour les autres organes. Elle dépend de l'apport alimentaire en iode (la fixation de l'iode radioactif peut augmenter jusqu'à 90% dans les zones géographiques carencées en iode et être réduite à 5% dans les zones géographiques riches en iode). Elle dépend aussi de la fonction thyroïdienne (eu-, hyper- ou hypothyroïdie) et de la présence de tissus fixant l'iode dans le corps (par exemple, après thyroïdectomie, la présence de métastases fixant liode ou après blocage thyroïdien). Lexposition aux radiations des autres organes est proportionnellement plus élevée ou plus faible en fonction du degré de fixation de liode par la thyroïde.
Fixation thyroïdienne bloquée (fixation : 0 %), administration orale
|
Organe |
DOSE ABSORBEE PAR UNITE D'ACTIVITE ADMINISTREE mGy/MBq) |
||||
|
|
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 an |
|
Surrénales |
0,044 |
0,054 |
0,086 |
0,14 |
0,25 |
|
Surfaces osseuses |
0,030 |
0,037 |
0,059 |
0,092 |
0,18 |
|
Cerveau |
0,021 |
0,026 |
0,043 |
0,071 |
0,14 |
|
Seins |
0,020 |
0,025 |
0,042 |
0,069 |
0,13 |
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,037 |
0,048 |
0,085 |
0,13 |
0,21 |
|
Tractus gastro-intestinal Paroi gastrique |
0,87 |
1,1 |
1,6 |
2,8 |
5,9 |
|
-Paroi de lintestin grêle |
0,035 |
0,044 |
0,070 |
0,11 |
0,19 |
|
-Paroi du côlon |
0,14 |
0,18 |
0,30 |
0,50 |
0,92 |
|
-(Paroi du côlon supérieur |
0,12 |
0,15 |
0,25 |
0,42 |
0,75) |
|
-(Paroi du côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,37 |
0,61 |
1,2) |
|
Myocarde |
0,062 |
0,080 |
0,13 |
0,20 |
0,37 |
|
Reins |
0,27 |
0,32 |
0,46 |
0,69 |
1,2 |
|
Foie |
0,050 |
0,065 |
0,10 |
0,16 |
0,30 |
|
Poumons |
0,053 |
0,068 |
0,11 |
0,18 |
0,36 |
|
Muscles |
0,026 |
0,032 |
0,051 |
0,080 |
0,15 |
|
sophage |
0,024 |
0,030 |
0,049 |
0,079 |
0,15 |
|
Ovaires |
0,038 |
0,049 |
0,076 |
0,11 |
0,20 |
|
Pancréas |
0,060 |
0,073 |
0,11 |
0,16 |
0,28 |
|
Moelle osseuse |
0,031 |
0,038 |
0,061 |
0,095 |
0,18 |
|
Glandes salivaires |
0,27 |
0,33 |
0,44 |
0,59 |
0,86 |
|
Peau |
0,019 |
0,023 |
0,038 |
0,062 |
0,12 |
|
Rate |
0,064 |
0,077 |
0,12 |
0,19 |
0,34 |
|
Testicules |
0,025 |
0,033 |
0,055 |
0,084 |
0,15 |
|
Thymus |
0,024 |
0,030 |
0,049 |
0,079 |
0,15 |
|
Thyroïde |
2,2 |
3,6 |
5,6 |
13 |
25 |
|
Paroi vésicale |
0,54 |
0,70 |
1,1 |
1,4 |
1,8 |
|
Utérus |
0,045 |
0,056 |
0,090 |
0,13 |
0,21 |
|
Autres organes |
0,029 |
0,037 |
0,060 |
0,10 |
0,18 |
|
Dose Efficace (mSv/MBq) |
0,28 |
0,40 |
0,61 |
1,2 |
2,3 |
Fixation thyroïdienne faible, administration orale
|
|
Dose absorbée par unité d'activité administrée (mGy / MBq) |
|||||
|
Organe |
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 ans |
|
|
Surrénales |
0,051 |
0,067 |
0,12 |
0,20 |
0,44 |
|
|
Surface osseuse |
0,089 |
0,10 |
0,14 |
0,22 |
0,40 |
|
|
Cerveau |
0,093 |
0,10 |
0,13 |
0,18 |
0,30 |
|
|
Seins |
0,038 |
0,050 |
0,10 |
0,17 |
0,32 |
|
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,043 |
0,057 |
0,10 |
0,18 |
0,36 |
|
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
|
-Paroi de l'estomac |
0,77 |
1,0 |
1,5 |
2,5 |
5,3 |
|
|
-Paroi de l'intestin grêle |
0,033 |
0,043 |
0,073 |
0,11 |
0,22 |
|
|
-(paroi du côlon supérieur |
0,12 |
0,15 |
0,27 |
0,49 |
1,0) |
|
|
-(paroi du côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,39 |
0,71 |
1,6) |
|
|
Myocarde |
0,089 |
0,12 |
0,21 |
0,36 |
0,77 |
|
|
Reins |
0,27 |
0,34 |
0,50 |
0,84 |
1,8 |
|
|
Foie |
0,093 |
0,14 |
0,24 |
0,46 |
1,2 |
|
|
Poumons |
0,10 |
0,13 |
0,22 |
0,38 |
0,79 |
|
|
Muscles |
0,084 |
0,11 |
0,17 |
0,27 |
0,48 |
|
|
sophage |
0,10 |
0,15 |
0,30 |
0,58 |
1,1 |
|
|
Ovaires |
0,037 |
0,049 |
0,080 |
0,13 |
0,28 |
|
|
Pancréas |
0,064 |
0,080 |
0,13 |
0,21 |
0,41 |
|
|
Moelle osseuse |
0,072 |
0,086 |
0,12 |
0,19 |
0,37 |
|
|
Glandes salivaires |
0,22 |
0,27 |
0,36 |
0,49 |
0,72 |
|
|
Peau |
0,043 |
0,053 |
0,080 |
0,12 |
0,25 |
|
|
Rate |
0,069 |
0,089 |
0,15 |
0,26 |
0,55 |
|
|
Testicules |
0,024 |
0,032 |
0,056 |
0,095 |
0,20 |
|
|
Thymus |
0,10 |
0,15 |
0,30 |
0,59 |
1,1 |
|
|
Thyroïde |
280 |
450 |
670 |
1400 |
2300 |
|
|
Paroi vésicale |
0,45 |
0,58 |
0,89 |
1,2 |
1,6 |
|
|
Utérus |
0,042 |
0,054 |
0,090 |
0,15 |
0,28 |
|
|
Autres organes |
0,084 |
0,11 |
0,17 |
0,25 |
0,44 |
|
|
Dose efficace |
14 |
23 |
34 |
71 |
110 |
|
Fixation thyroïdienne moyenne, administration orale
|
|
Dose absorbée par unité d'activité administrée (mGy / MBq) |
|||||
|
Organe |
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 ans |
|
|
Surrénales |
0,055 |
0,074 |
0,13 |
0,24 |
0,55 |
|
|
Surface osseuse |
0,12 |
0,14 |
0,19 |
0,30 |
0,52 |
|
|
Cerveau |
0,13 |
0,14 |
0,18 |
0,24 |
0,39 |
|
|
Seins |
0,048 |
0,063 |
0,13 |
0,23 |
0,43 |
|
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,046 |
0,063 |
0,12 |
0,21 |
0,45 |
|
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
|
-Paroi de l'estomac |
0,71 |
0,95 |
1,4 |
2,4 |
5,0 |
|
|
-Paroi de l'intestin grêle |
0,032 |
0,043 |
0,075 |
0,11 |
0,24 |
|
|
-Paroi du côlon |
0,14 |
0,18 |
0,34 |
0,63 |
1,4 |
|
|
-(paroi du côlon supérieur |
0,12 |
0,15 |
0,28 |
0,53 |
1,2) |
|
|
-(paroi du côlon inférieur |
0,17 |
0,22 |
0,40 |
0,76 |
1,8) |
|
|
Myocarde |
0,10 |
0,14 |
0,25 |
0,45 |
1,0 |
|
|
Reins |
0,27 |
0,34 |
0,53 |
0,93 |
2,1 |
|
|
Foie |
0,12 |
0,18 |
0,31 |
0,62 |
1,7 |
|
|
Poumons |
0,13 |
0,16 |
0,28 |
0,50 |
1,0 |
|
|
Muscles |
0,12 |
0,15 |
0,24 |
0,38 |
0,66 |
|
|
sophage |
0,14 |
0,22 |
0,45 |
0,87 |
1,7 |
|
|
Ovaires |
0,036 |
0,049 |
0,082 |
0,15 |
0,33 |
|
|
Pancréas |
0,066 |
0,084 |
0,14 |
0,24 |
0,49 |
|
|
Moelle osseuse |
0,095 |
0,11 |
0,15 |
0,24 |
0,48 |
|
|
Glandes salivaires |
0,19 |
0,24 |
0,32 |
0,43 |
0,64 |
|
|
Peau |
0,057 |
0,070 |
0,10 |
0,16 |
0,33 |
|
|
Rate |
0,072 |
0,096 |
0,16 |
0,29 |
0,68 |
|
|
Testicules |
0,023 |
0,032 |
0,056 |
0,10 |
0,23 |
|
|
Thymus |
0,14 |
0,22 |
0,45 |
0,87 |
1,7 |
|
|
Thyroïde |
430 |
690 |
1000 |
2200 |
3600 |
|
|
Paroi vésicale |
0,39 |
0,51 |
0,79 |
1,1 |
1,5 |
|
|
Utérus |
0,040 |
0,053 |
0,089 |
0,15 |
0,32 |
|
|
Autres organes |
0,11 |
0,15 |
0,23 |
0,33 |
0,58 |
|
|
Dose efficace |
22 |
35 |
53 |
110 |
180 |
|
Fixation thyroïdienne élevée, administration orale
|
|
Dose absorbée par unité d'activité administrée (mGy / MBq) |
|||||
|
Organe |
Adulte |
15 ans |
10 ans |
5 ans |
1 ans |
|
|
Surrénales |
0,059 |
0,082 |
0,15 |
0,28 |
0,66 |
|
|
Surface osseuse |
0,16 |
0,18 |
0,24 |
0,37 |
0,65 |
|
|
Cerveau |
0,17 |
0,18 |
0,23 |
0,30 |
0,49 |
|
|
Seins |
0,058 |
0,077 |
0,17 |
0,28 |
0,54 |
|
|
Paroi de la vésicule biliaire |
0,049 |
0,068 |
0,13 |
0,24 |
0,54 |
|
|
Tractus gastro-intestinal |
|
|
|
|
|
|
|
-Paroi de l'estomac |
0,66 |
0,88 |
1,3 |
2,2 |
4.7 |
|
|
-Paroi de l'intestin grêle |
0,032 |
0,043 |
0,077 |
0,12 |
0,26 |
|
|
-Paroi du côlon |
0,14 |
0,19 |
0,35 |
0,68 |
1,6 |
|
|
-(paroi du côlon supérieur |
0,12 |
0,16 |
0,30 |
0,58 |
1,4) |
|
|
-(paroi du côlon inférieur |
0,16 |
0,22 |
0,42 |
0,81 |
2,0) |
|
|
Myocarde |
0,12 |
0,16 |
0,30 |
0,55 |
1,2 |
|
|
Reins |
0,27 |
0,35 |
0,55 |
1,0 |
2,4 |
|
|
Foie |
0,14 |
0,22 |
0,39 |
0,79 |
2,2 |
|
|
Poumons |
0,15 |
0,20 |
0,35 |
0,61 |
1,3 |
|
|
Muscles |
0,15 |
0,19 |
0,31 |
0,49 |
0,86 |
|
|
sophage |
0,19 |
0,28 |
0,59 |
1,2 |
2,3 |
|
|
Ovaires |
0,035 |
0,049 |
0,084 |
0,16 |
0,37 |
|
|
Pancréas |
0,068 |
0,088 |
0,15 |
0,27 |
0,57 |
|
|
Moelle osseuse |
0,12 |
0,14 |
0,19 |
0,29 |
0,59 |
|
|
Glandes salivaires |
0,16 |
0,20 |
0,27 |
0,37 |
0,55 |
|
|
Peau |
0,071 |
0,087 |
0,13 |
0,19 |
0,41 |
|
|
Rate |
0,075 |
0,10 |
0,18 |
0,33 |
0,80 |
|
|
Testicules |
0,22 |
0,031 |
0,057 |
0,11 |
0,27 |
|
|
Thymus |
0,19 |
0,28 |
0,59 |
1,2 |
2,3 |
|
|
Thyroïde |
580 |
940 |
1400 |
3000 |
4900 |
|
|
Paroi vésicale |
0,34 |
0,44 |
0,68 |
0,95 |
1,3 |
|
|
Utérus |
0,038 |
0,051 |
0,089 |
0,16 |
0,36 |
|
|
Autres organes |
0,15 |
0,19 |
0,29 |
0,42 |
0,74 |
|
|
Dose efficace |
29 |
47 |
71 |
150 |
250 |
|
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
La gélule est prête à lemploi.
Pour le protocole dadministration et de mesure de lactivité radioactive, voir la rubrique 6.6.
Lélimination des déchets radioactifs doit se faire en accord avec les réglementations nationales et internationales concernant les produits radioactifs.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM.
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Les produits radiopharmaceutiques ne doivent être utilisés que par des personnes qualifiées. Ils ne peuvent être délivrés qu'à des praticiens ayant obtenu l'autorisation spéciale prévue à l'article R 1333-24 du Code de la Santé Publique.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NEO-MERCAZOLE 20 mg, comprimé
- PROPYLEX 50 mg, comprimé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
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