BOSENTAN MYLAN 62,5 mg, comprimé pelliculé
CIS 69545056
Informations à jour au 26 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/11/2021
BOSENTAN MYLAN 62,5 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 62,5 mg de bosentan (sous forme de monohydrate).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés pelliculés ronds (environ 6,0 mm), biconvexes, aux bords biseautés, de couleur blanc orangé, gravés « M » sur une face du comprimé et «BNI » sur l'autre.
4.1. Indications thérapeutiques
Lefficacité a été démontrée dans :
· lhypertension artérielle pulmonaire primitive (idiopathique et héritable) ;
· lhypertension artérielle pulmonaire associée à une sclérodermie sans pathologie interstitielle significative associée ;
· lhypertension artérielle pulmonaire associée à une cardiopathie congénitale de type shunt gauche-droite avec syndrome dEisenmenger.
Certaines améliorations ont été également démontrées chez des patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire en classe fonctionnelle OMS II (voir rubrique 5.1).
Bosentan Mylan est également indiqué pour réduire le nombre de nouveaux ulcères digitaux chez les patients souffrant de sclérodermie systémique et dulcères digitaux évolutifs (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Hypertension artérielle pulmonaire
Le traitement sera initié et surveillé uniquement par un médecin expérimenté dans la prise en charge de lhypertension artérielle pulmonaire.
Adultes
Chez les adultes, le traitement par bosentan sera initié à la posologie de 62,5 mg deux fois par jour pendant 4 semaines et la posologie sera ensuite augmentée jusquà la posologie dentretien de 125 mg deux fois par jour. Les mêmes recommandations sappliquent lors de la réintroduction de bosentan après une interruption de traitement (voir rubrique 4.4)
Population pédiatrique
Les données pharmacocinétiques pédiatriques de bosentan chez des enfants âgés de 1 an à 15 ans présentant une hypertension artérielle pulmonaire ont montré que les concentrations plasmatiques du bosentan étaient en moyenne inférieures à celles observées chez les adultes et qu'elles nétaient pas augmentées lorsque la dose de bosentan était supérieure à 2mg/kg de poids corporel ou que le nombre de prises passait de deux fois par jour à trois fois par jour (voir rubrique 5.2). Aussi, il nest pas attendu de bénéfice clinique supplémentaire avec une augmentation de la dose ou du nombre de prises quotidiennes.
Au vu de ces résultats pharmacocinétiques, la posologie recommandée à linitiation du traitement et celle dentretien chez les enfants atteints dHTAP âgés de 1 an et plus est de 2mg/kg matin et soir.
Chez les nouveau-nés présentant une hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HTPPN), le bénéfice de l'ajout du bosentan dans la prise en charge thérapeutique standard n'a pas été établi. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être faite (voir rubriques 5.1 et 5.2).
Conduite à tenir en cas de détérioration clinique de lHTAP
En cas de détérioration clinique (telle que la diminution du test de marche de 6 minutes dau moins 10% par rapport à la mesure avant traitement) et ce malgré un traitement par bosentan pendant au moins 8 semaines (posologie dentretien administrée pendant au moins 4 semaines), un autre traitement devra être envisagé. Cependant, certains patients qui nont montré aucune réponse après 8 semaines de traitement par bosentan, peuvent répondre favorablement après 4 à 8 semaines supplémentaires de traitement.
En cas de détérioration clinique tardive malgré un traitement par bosentan (après plusieurs mois de traitement), la prise en charge thérapeutique devra être réévaluée. La tolérance à leffort de certains patients répondant insuffisamment à la dose de 125 mg deux fois par jour de bosentan peut parfois être légèrement améliorée après augmentation de la posologie à 250 mg deux fois par jour. Le rapport bénéfice/risque de la conduite thérapeutique envisagée devra alors être soigneusement évalué en tenant compte du fait que la toxicité hépatique du bosentan est dose-dépendante (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Interruption du traitement
Il existe peu de données concernant les conséquences de linterruption brutale du traitement par bosentan chez les patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire. Aucune observation na suggéré un effet rebond aigu. Toutefois, afin déviter une détérioration clinique conséquente dun potentiel effet rebond, une diminution progressive de la posologie (diminution de moitié de la dose pendant 3 à 7 jours) est recommandée. Une surveillance accrue est recommandée pendant la période dinterruption.
Si larrêt de traitement de bosentan est envisagé, cet arrêt doit être progressif, parallèlement à linitiation du nouveau traitement.
Sclérodermie systémique avec ulcères digitaux évolutifs
Le traitement sera initié et surveillé uniquement par un médecin expérimenté dans le traitement de la sclérodermie systémique.
La boite contient une Carte de Signal Patient contenant des informations importantes sur la sécurité demploi que les patients doivent connaître avant et pendant le traitement par Bosentan Mylan.
Adultes
Le traitement par bosentan sera initié à la posologie de 62,5 mg deux fois par jour pendant 4 semaines et la posologie sera ensuite augmentée jusquà la posologie dentretien de 125 mg deux fois par jour. Les mêmes recommandations sappliquent lors de la réintroduction de bosentan après une interruption du traitement (voir rubrique 4.4).
Lexpérience acquise dans cette indication, dans le cadre des études cliniques contrôlées, est limitée à 6 mois (voir rubrique 5.1).
La réponse du patient au traitement et la nécessité de poursuivre le traitement doivent être réévaluées sur une base régulière. Une évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque doit être faite en prenant en considération la toxicité hépatique du bosentan (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Population pédiatrique
Il ny a pas de données de sécurité demploi et defficacité chez les patients âgés de moins de 18 ans. La pharmacocinétique de bosentan na pas été étudiée chez les jeunes enfants atteints de cette pathologie.
Populations à risque
Insuffisance hépatique
Le bosentan est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2). Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère (classe A de la classification de Child-Pugh) (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale. Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients en dialyse (voir rubrique 5.2).
Patients âgés
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients âgés de plus de 65 ans.
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés seront pris par voie orale matin et soir, au cours ou en dehors dun repas. Les comprimés pelliculés doivent être avalés avec de leau.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Insuffisance hépatique modérée à sévère correspondant à la classe B ou C de la classification de Child-Pugh (voir rubrique 5.2).
· Taux sériques des aminotransférases hépatiques, aspartate aminotransférases (ASAT) et/ou alanine aminotransférases (ALAT), supérieurs à 3 fois la limite supérieure de la normale avant la mise en route du traitement (voir rubrique 4.4).
· Association à la ciclosporine A (voir rubrique 4.5).
· Grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Femmes en âge de procréer nutilisant pas de méthodes fiables de contraception (voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le rapport bénéfice/risque du bosentan na pas été établi chez les patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire de classe fonctionnelle OMS I.
Le traitement par bosentan ne sera initié que si la pression artérielle systémique systolique est supérieure à 85 mmHg.
Il na pas été démontré que le bosentan a un effet bénéfique sur la cicatrisation des ulcères digitaux existants.
Fonctions hépatiques
Les augmentations des taux sériques daminotransférases hépatiques, aspartate et alanine aminotransférases (ASAT et/ou ALAT), observée avec le bosentan est dose-dépendante. Ces anomalies du bilan hépatique apparaissent généralement au cours des 26 premières semaines de traitement mais peuvent également apparaître plus tardivement au cours du traitement (voir rubrique 4.8). Ces augmentations de lactivité sérique des transaminases pourrait être en partie liée à une inhibition compétitive de lélimination des sels biliaires par les hépatocytes. Dautres mécanismes qui nont pas encore été clairement déterminés, pourraient également être impliqués quand apparaît une perturbation des fonctions hépatiques. Un mécanisme immuno-allergique ou la possibilité dune accumulation de bosentan dans les hépatocytes entraînant une cytolyse et un risque potentiel datteinte hépatique sévère ne peuvent être écartés. De plus, la prise concomitante de médicaments inhibant la BSEP (Bile Salt Export Pump), tels que la rifampicine, le glibenclamide et la ciclosporine A (voir rubriques 4.3 et 4.5) peuvent augmenter le risque datteinte hépatique. Cependant peu de données sont disponibles.
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Les aminotransférases hépatiques sériques seront dosées avant le début du traitement puis tous les mois pendant toute la durée du traitement par bosentan. De plus, un dosage sérique des aminotransférases hépatiques doit être réalisé 2 semaines après toute augmentation de posologie. Recommandations en cas daugmentation des taux sériques dALAT/ASAT
Dans le cas de signes cliniques évocateurs dune atteinte hépatique : nausées, vomissements, fièvre, douleurs abdominales, ictère, asthénie, syndrome grippal (arthralgies, myalgies, fièvre), ladministration de bosentan doit être interrompue et le traitement ne doit pas être repris. Réintroduction du traitement : La réintroduction du traitement par bosentan ne doit être envisagée que si le bénéfice potentiel prévaut sur le risque encouru et lorsque les taux sériques des aminotransférases sont revenus à leurs valeurs de base. Lavis dun hépatologue est recommandé. Lors de la réintroduction de bosentan, il conviendra de respecter les recommandations détaillées dans la rubrique 4.2. Les taux daminotransférases sériques doivent être vérifiés dans les 3 jours suivant la reprise du traitement, puis après 2 semaines, puis selon les recommandations ci-dessus. |
LSN = Limite Supérieure de la Normale
Taux dhémoglobine
Des cas de diminutions dose-dépendantes du taux dhémoglobine, ont été observés au cours du traitement par le bosentan (voir rubrique 4.8). Dans les essais contrôlés contre placebo, les diminutions du taux dhémoglobine induites par le bosentan se stabilisaient dans les 4 à 12 premières semaines de traitement. Il est recommandé de contrôler les taux dhémoglobine avant le début du traitement, tous les mois pendant les 4 premiers mois de traitement puis tous les trimestres. Si une diminution cliniquement significative du taux dhémoglobine est observée, un bilan clinique et des examens complémentaires doivent être réalisés afin den préciser la cause et de déterminer la conduite thérapeutique à envisager. Depuis la commercialisation, des cas danémie nécessitant des transfusions sanguines ont été rapportés (voir rubrique 4.8)
Femmes en âge de procréer
Le bosentan peut rendre inefficace une contraception hormonale. Compte tenu, dune part, du risque daggravation de lhypertension artérielle pulmonaire par la grossesse et, dautre part, des effets tératogènes du bosentan chez lanimal :
· un traitement par le bosentan ne doit pas être initié chez les femmes en âge de procréer sauf si elles utilisent une méthode de contraception fiable et si le résultat du test de grossesse réalisé avant la mise sous traitement est négatif ;
· une contraception hormonale ne doit pas être la seule méthode contraceptive utilisée pendant le traitement par bosentan ;
· il est recommandé de réaliser un test de grossesse chaque mois afin de pouvoir détecter une éventuelle grossesse le plus précocement possible.
Pour plus dinformations, se référer aux rubriques 4.5 et 4.6.
Maladie pulmonaire veino-occlusive
Des cas ddèmes pulmonaires ont été rapportés lors de ladministration de médicaments vasodilatateurs (principalement des prostacyclines) chez des patients souffrant de maladie pulmonaire veino-occlusive. Par conséquent, si des signes ddèmes pulmonaires apparaissent au cours de ladministration de bosentan chez des patients souffrant dhypertension artérielle pulmonaire, la possibilité dune maladie veino-occlusive associée doit être évoquée. Lors de la période de surveillance post-commercialisation de rares cas ddème pulmonaire ont été rapportés chez des patients traités par bosentan chez qui un diagnostic de maladie pulmonaire veino-occlusive était suspecté.
Patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire associée à une insuffisance cardiaque ventriculaire gauche
Aucune étude spécifique na été réalisée chez des patients souffrant dhypertension artérielle pulmonaire associée à une insuffisance cardiaque ventriculaire gauche. Toutefois, 1611 patients (804 patients traités par le bosentan et 807 patients traités par placebo) souffrant dinsuffisance cardiaque chronique sévère ont été traités pendant une durée moyenne de 1,5 an dans un essai randomisé contre placebo (Essai AC-052-301/302 [ENABLE 1 & 2]). Dans cet essai, il a été observé une augmentation de lincidence des hospitalisations pour insuffisance cardiaque chronique au cours des 4 à 8 premières semaines de traitement par le bosentan, probablement en raison dune augmentation de la rétention hydrosodée. Les manifestations signalées dans cet essai témoignant dune rétention hydrosodée étaient une augmentation de poids à la phase précoce, une diminution du taux dhémoglobine et une augmentation de lincidence des dèmes des membres inférieurs.
A la fin de cet essai, il na été observé aucune différence sur le nombre total dhospitalisations pour insuffisance cardiaque ou sur la mortalité, entre le groupe de patients traités par le bosentan et le groupe de patients traités par placebo. Par conséquent, il est recommandé de surveiller les signes de rétention hydrosodée (ex : la prise de poids), en particulier chez les patients présentant une dysfonction systolique sévère.
En cas dapparition de signes évocateurs dune rétention hydrosodée, laugmentation ou la mise en route dun traitement diurétique sont recommandées. Un traitement diurétique doit être envisagé demblée chez les patients présentant des signes de rétention hydrosodée avant le début du traitement par bosentan.
Hypertension artérielle pulmonaire associée à linfection par le Virus de lImmunodéficience Humaine (VIH)
Il existe des données limitées provenant d'études cliniques sur l'utilisation de bosentan chez des patients souffrant d'HTAP associée à l'infection par le VIH, traités par des médicaments antirétroviraux (voir rubrique 5.1). Une étude spécifique d'interaction entre le bosentan et l'association lopinavir + ritonavir chez des volontaires sains a mis en évidence une augmentation des concentrations plasmatiques du bosentan, dont les valeurs maximums ont été observées au cours des 4 premiers jours de traitement (voir rubrique 4.5). Lors de l'initiation d'un traitement par bosentan chez des patients qui nécessitent un traitement par les inhibiteurs de protéase potentialisés par le ritonavir, la tolérance des patients à bosentan doit être étroitement surveillée, au début de la phase dinitiation tout particulièrement en ce qui concerne le risque éventuel d'hypotension ou d'altération du bilan hépatique. Une augmentation du risque de toxicité hépatique à long terme et des événements indésirables hématologiques ne peut être écartée quand bosentan est utilisé en association avec des médicaments antirétroviraux. En raison de la possibilité d'interactions liées à l'effet inducteur du bosentan sur le CYP450 (voir rubrique 4.5), susceptibles d'affecter l'efficacité du traitement antirétroviral, ces patients doivent également être surveillés attentivement en ce qui concerne le contrôle de leur infection par le VIH.
Hypertension pulmonaire due à une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)
Une étude exploratoire, non contrôlée, ayant pour objectif lévaluation de la sécurité et la tolérance de bosentan a été conduite pendant 12 semaines chez 11 patients atteints dhypertension pulmonaire due à une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sévère (stade III de la classification de GOLD).Une augmentation de la ventilation minute et une diminution de la saturation artérielle en oxygène ont été observées et lévénement indésirable le plus fréquent était la dyspnée régressant à larrêt du bosentan.
Utilisation concomitante avec dautres médicaments
Lutilisation concomitante de bosentan et de la ciclosporine A est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5)
Lutilisation concomitante du bosentan avec du glibenclamide, du fluconazole et de la rifampicine nest pas recommandée. Pour plus de détails, se référer à la rubrique 4.5.
Ladministration concomitante dun inhibiteur de CYP3A4 et dun inhibiteur de CYP2C9 doit être évitée pendant le traitement par bosentan (voir rubrique 4.5)
Bosentan Mylan contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium par comprimé (23 mg), cest-à-dire quil est « essentiellement sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le bosentan est un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), CYP2C9 et CYP3A4. Les données in vitro suggèrent également une induction du CYP2C19. En conséquence, les concentrations plasmatiques des substances métabolisées par ces isoenzymes peuvent être diminuées quand le bosentan est associé. Il conviendra alors de prendre en considération la possibilité dune diminution de lefficacité des médicaments métabolisés par ces isoenzymes. Une adaptation de la posologie de ces médicaments peut être nécessaire après linitiation, un changement de posologie ou larrêt du traitement concomitant par bosentan.
Le bosentan est métabolisé par les isoenzymes CYP2C9 et CYP3A4. Linhibition de ces isoenzymes peut augmenter la concentration plasmatique du bosentan (voir kétoconazole). Linfluence des inhibiteurs du CYP2C9 sur les concentrations plasmatiques du bosentan na pas été étudiée. La prudence est recommandée en cas dassociation de ce type de produits.
Fluconazole et autres inhibiteurs du CYP2C9 et CYP3A4 :
Ladministration concomitante de fluconazole, qui inhibe principalement le CYP2C9, mais également le CYP3A4 dans une moindre mesure, peut entraîner une augmentation importante des concentrations plasmatiques du bosentan. Cette association nest pas recommandée. Pour ces mêmes raisons, ladministration concomitante dun inhibiteur puissant du CYP3A4 (tel que le kétoconazole, litraconazole ou le ritonavir) et dun inhibiteur du CYP2C9 (tel que le voriconazole) au cours dun traitement par bosentan nest pas recommandée.
Ciclosporine A :
Lassociation de ciclosporine A (un inhibiteur de la calcineurine) et de bosentan est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Les études réalisées avec cette association ont révélé des taux plasmatiques résiduels du bosentan environ 30 fois supérieurs à ceux mesurés après administration du bosentan seul. A létat déquilibre, ces taux étaient 3 à 4 fois supérieurs à ceux mesurés avec bosentan administré seul. Le mécanisme de cette interaction sexplique très probablement par une inhibition des protéines de transport du bosentan dans les hépatocytes par la ciclosporine A. Les concentrations plasmatiques de ciclosporine A (un substrat du CYP3A4) étaient diminuées denviron 50 %. Cette observation est très probablement liée à leffet inducteur par le bosentan sur le CYP3A4.
Tacrolimus, sirolimus :
Lassociation de tacrolimus ou de sirolimus avec le bosentan na pas été étudiée chez lhomme. Néanmoins, de façon analogue à linteraction observée avec la ciclosporine A, une augmentation de la concentration plasmatique du bosentan est attendue en cas dadministration concomitante de tacrolimus ou de sirolimus avec le bosentan. Ladministration concomitante de bosentan peut réduire les concentrations plasmatiques de tacrolimus et de sirolimus. En conséquence, ladministration concomitante de bosentan et de tacrolimus ou de sirolimus nest pas recommandée. Chez les patients nécessitant une thérapie associant ces médicaments, il convient de rester particulièrement vigilants quant à la survenue deffets indésirables liés au bosentan et de surveiller étroitement les concentrations plasmatiques de tacrolimus ou sirolimus.
Glibenclamide :
Lassociation du bosentan 125 mg deux fois par jour pendant 5 jours diminue de 40% la concentration plasmatique du glibenclamide (un substrat du CYP3A4), pouvant entraîner une diminution de son effet hypoglycémiant. Les concentrations plasmatiques du bosentan sont également diminuées de 29%. De plus, une augmentation de la fréquence de lélévation des taux sériques daminotransférases est observée chez les patients recevant les deux médicaments associés.
Le glibenclamide et le bosentan inhibent tous deux la BSEP (Bile Salt Export Pump), ce qui pourrait expliquer lélévation des taux sériques daminotransférases hépatiques. Cette association ne doit pas être utilisée. Aucune donnée nest disponible sur lassociation avec les autres sulfonylurées.
Rifampicine :
Ladministration concomitante pendant 7 jours chez 9 volontaires sains de bosentan 125 mg, 2 fois par jour, et de rifampicine, un puissant inducteur du CYP2C9 et du CYP3A4, a entraîné une diminution de 58 % de la concentration plasmatique du bosentan. Cette diminution a atteint près de 90% chez lun des sujets. Par conséquent, une diminution significative de leffet du bosentan est attendue en cas dadministration concomitante avec la rifampicine. Lutilisation concomitante de rifampicine et de bosentan nest pas recommandée. Des données concernant lutilisation concomitante avec dautres inducteurs du CYP3A4 (par ex. : la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne et le millepertuis [hypericum perforatum]) font défaut. Néanmoins leur administration concomitante devrait conduire à une réduction de lexposition systémique du bosentan. Une réduction cliniquement significative de son efficacité ne peut être exclue dans ces situations.
Lopinavir + ritonavir (et autres inhibiteurs de protéase potentialisés par le ritonavir) :
Ladministration concomitante de bosentan 125 mg deux fois par jour et de lopinavir + ritonavir à la dose de 400 mg + 100 mg deux fois par jour pendant 9,5 jours chez des volontaires sains a entraîné des concentrations plasmatiques résiduelles de bosentan environ 48 fois supérieures aux concentrations plasmatiques mesurées après administration du bosentan seul. Au 9ème jour de traitement, les concentrations plasmatiques de bosentan nétaient plus quenviron 5 fois supérieures à celles obtenues avec le bosentan administré seul. Ces résultats sexpliquent très probablement par un effet inhibiteur du ritonavir sur les protéines de transport du bosentan dans les hépatocytes et le CYP3A4 ayant pour conséquence une diminution de la clairance sanguine du bosentan. La tolérance du traitement par bosentan devra donc être étroitement surveillée en cas de traitement concomitant par bosentan et lassociation lopinavir + ritonavir ou dautres inhibiteurs de protéase utilisés en association avec le ritonavir en tant que potentialisateur de leffet.
Après administration concomitante de bosentan pendant 9,5 jours, les concentrations plasmatiques de lopinavir et ritonavir ont diminué dans des proportions non cliniquement significatives (diminution denviron 14 % et 17 %, respectivement). Toutefois, leffet inducteur du bosentan peut ne pas avoir atteint son maximum, ce qui en pratique ne permet pas dexclure la possibilité dune diminution plus importante des concentrations plasmatiques des inhibiteurs de protéase. Par conséquent, il est recommandé de maintenir une étroite surveillance de lactivité antirétrovirale des traitements de linfection par le VIH. Des effets similaires peuvent être attendus avec les autres inhibiteurs de protéase potentialisés par le ritonavir (voir rubrique 4.4).
Autres médicaments antirétroviraux :
En labsence de données, aucune recommandation spécifique ne peut être formulée pour les autres antirétroviraux. Du fait de lhépatotoxicité marquée de la névirapine qui pourrait potentiellement sajouter à celle du bosentan, il est recommandé de ne pas associer ces traitements.
Contraceptifs hormonaux :
Lors de ladministration concomitante du bosentan 125 mg, 2 fois par jour pendant 7 jours, et dune dose unique dun contraceptif oral contenant 1 mg de noréthistérone + 35 mcg déthinylestradiol, il a été mis en évidence une diminution de laire sous la courbe (ASC) de la noréthistérone et de léthinylestradiol de respectivement 14% et 31%. Les réductions dexposition allaient respectivement jusquà 56% et 66%, pour certaines patientes. Par conséquent, une contraception uniquement hormonale quelle que soit sa voie dadministration (orale, injectable, transdermique ou implantable) ne peut être considérée comme fiable (voir rubriques 4.4 et 4.6)
Lassociation du bosentan, à la dose de 500 mg deux fois par jour pendant 6 jours, entraîne la diminution des concentrations plasmatiques de S-warfarine (un substrat du CYP2C9) et de R-warfarine (un substrat du CYP3A4) de 29% et de 38%, respectivement. Au cours des essais cliniques, ladministration concomitante du bosentan et de la warfarine chez des patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire na pas entraîné de variations cliniquement significatives de lINR ni de modifications de la dose efficace de warfarine (comparaison réalisée entre linclusion et la fin de lessai clinique). En outre, la fréquence des modifications de la dose de warfarine au cours des études cliniques en raison dun changement de lINR ou dun effet indésirable, était similaire chez les patients traités par bosentan et chez ceux traités par placebo.
Aucune adaptation de la posologie de la warfarine ou dautres anticoagulants oraux nest nécessaire lors de linitiation du traitement par bosentan, mais une surveillance accrue de lINR est recommandée, en particulier pendant les périodes dinitiation et daugmentation de posologie.
Lassociation du bosentan 125 mg deux fois par jour pendant 5 jours a entraîné une diminution des concentrations plasmatiques de simvastatine (un substrat du CYP3A4) et de son métabolite actif lacide β-hydroxylé, de 34% et de 46% respectivement. Les concentrations plasmatiques du bosentan nont pas été modifiées par ladministration concomitante de simvastatine. Une surveillance du taux de cholestérol ainsi quune adaptation de la posologie, si besoin, doivent être envisagées.
Kétoconazole :
Lassociation pendant 6 jours du bosentan 62,5 mg deux fois par jour avec le kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4, a augmenté dun facteur deux environ les concentrations plasmatiques du bosentan. En conséquence, aucune adaptation de la posologie de bosentan nest à prévoir.
Bien que non démontrée dans des études in vivo, une augmentation similaire des concentrations plasmatiques du bosentan est attendue avec dautres inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que litraconazole ou le ritonavir). Toutefois, lassociation à un inhibiteur du CYP3A4 expose les patients, faibles métaboliseurs du CYP2C9, à une augmentation du risque délévation des concentrations plasmatiques du bosentan pouvant entraîner des événements indésirables sévères.
Epoprosténol :
Des données limitées provenant dun essai (AC-052-356, BREATHE-3) au cours duquel 10 enfants ont reçu du bosentan associé à de lépoprosténol ont révélé des valeurs de concentrations maximales (Cmax) et daires sous la courbe (ASC) après des administrations uniques et répétées similaires chez les patients ayant reçu ou non de lépoprosténol par voie intraveineuse (voir rubrique 5.1).
Sildénafil :
Lors de lutilisation concomitante du bosentan 125 mg, 2 fois par jour (état déquilibre) et de sildénafil, 80 mg 3 fois par jour (état déquilibre), pendant 6 jours chez des volontaires sains, une diminution de 63% de laire sous la courbe du sildénafil et une augmentation de 50% de laire sous la courbe du bosentan ont été observées. La prudence est recommandée en cas dassociation.
Ladministration de bosentan (125 mg deux fois par jour) réduit l'exposition systémique au tadalafil (40 mg une fois par jour) de 42% et la Cmax de 27% suite à une administration concomitante à doses multiples. Le tadalafil n'affecte pas l'exposition (ASC et Cmax) du bosentan ou de ses métabolites.
Digoxine :
La co-administration pendant 7 jours de bosentan, à la dose de 500 mg deux fois par jour avec de la digoxine, diminue la ASC, la Cmax et la Cmin de la digoxine de 12%, 9% et 23%, respectivement. Le mécanisme de cette interaction peut être lié à une induction de la P-glycoprotéine. Cette interaction na a priori aucune incidence clinique.
Population pédiatrique
Les études dinteractions médicamenteuses ont été réalisées uniquement dans la population adulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études réalisées chez lanimal ont montré une toxicité du bosentan sur les fonctions de reproduction (tératogénicité, embryotoxicité, voir rubrique 5.3). Il nexiste pas de données fiables sur lutilisation du bosentan chez la femme enceinte. Le risque nest toujours pas connu dans la population humaine. Ladministration du bosentan est contre-indiquée durant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Femmes en âge de procréer
Avant linitiation dun traitement par bosentan chez la femme en âge de procréer, labsence de grossesse en cours devra être vérifiée, les conseils et informations appropriés pour le choix des méthodes de contraception devront être apportés aux patientes afin que soit mise en route une contraception fiable et adaptée.
Patients et prescripteurs doivent être informés quen raison de potentielles interactions pharmacocinétiques, le bosentan peut rendre inefficace une contraception hormonale (voir rubrique 4.5).
Par conséquent, les femmes en âge de procréer traitées par bosentan ne doivent pas utiliser pour seule contraception la méthode hormonale (incluant les contraceptifs oraux, injectables, implantables ou trans-dermiques) mais il conviendra de leur recommander dutiliser une méthode de contraception complémentaire ou davoir recours à une autre méthode de contraception fiable.
En cas de doute pour le choix du mode de contraception le mieux adapté en fonction de la patiente, lavis auprès dun gynécologue est recommandé. Il existe un risque déchec de la contraception hormonale au cours dun traitement par bosentan. De plus, la survenue dune grossesse constitue un facteur aggravant de lhypertension artérielle pulmonaire. Par conséquent, afin de détecter la survenue dune grossesse au stade le plus précoce possible, il est recommandé de réaliser un test de grossesse chaque mois.
Il nexiste pas de données sur le passage du bosentan dans le lait maternel. En conséquence, lallaitement nest pas recommandé pendant le traitement par bosentan.
Fertilité
Les études chez l'animal ont montré des effets du bosentan sur les testicules (voir rubrique 5.3). Dans une étude clinique évaluant les effets du bosentan sur la fonction testiculaire chez les patients de sexe masculin présentant une HTAP, 8 patients sur 24 ont montré une diminution de la concentration des spermatozoïdes d'au moins 42 % par rapport à la valeur à l'inclusion dans l'essai après 3 ou 6 mois de traitement par bosentan. Au vu de ces résultats ainsi que des données précliniques chez l'animal, il ne peut être exclu que le bosentan puisse avoir un effet néfaste sur la spermatogenèse chez lHomme. Chez les enfants de sexe masculin, un impact à long terme sur la fertilité après traitement par bosentan ne peut être exclu.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le traitement avec le bosentan a été associé à des élévations dose-dépendantes des aminotransférases hépatiques sériques et des diminutions du taux dhémoglobine (voir rubrique 4.4).
Les événements indésirables rapportés dans 20 études contrôlées étudiant le bosentan comparativement au placebo et depuis la commercialisation de bosentan sont classés par fréquence selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1.000 à <1/100) ; rare (≥ 1/10.000 à < 1/1.000) ; très rare (< 1/10.000) ; indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les événements indésirables sont présentés dans lordre décroissant de gravité. Il napparaît pas de différence cliniquement significative dans la survenue des effets indésirables en fonction de lindication dans laquelle le bosentan a été utilisé.
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Classe dorgane |
Fréquence |
Evènement indésirable |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Fréquent
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Anémie, diminution du taux dhémoglobine (voir rubrique 4.4.) |
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Peu fréquent
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Thrombocytopénie¹ Neutropénie, leucopénie¹ |
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Fréquence indéterminée1
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Anémie ou diminution du taux dhémoglobine nécessitant une transfusion sanguine¹
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Affections du système immunitaire
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Fréquent
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Réactions dhypersensibilité (incluant dermatites, prurit et rash cutané)² |
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Rare
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Anaphylaxie et/ou angioedème1.
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Affections du système nerveux
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Très fréquent
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Céphalées³
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Fréquent
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Syncope1,4
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Affections oculaires |
Fréquence indéterminée |
Vision floue |
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Affections cardiaques |
Fréquent |
Palpitations1,4 |
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Affections vasculaires
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Fréquent
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Bouffées vasomotrices, hypotension1,4
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Congestion nasale1 |
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Affections gastro-intestinales
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Fréquent
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Reflux gastro-sophagien Diarrhée
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Affections hépato-biliaires
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Très fréquent
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Anomalie du bilan hépatique (voir rubrique 4.4)
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Peu fréquent
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Elévation des aminotransférases hépatiques associée à une hépatite (incluant une possible aggravation dune hépatite sous-jacente) et/ou un ictère¹ (voir rubrique 4.4)
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Rare
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Cirrhose hépatique, insuffisance hépatique¹
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Affections de la peau et du tissu sous-cutanée
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Fréquent
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Erythème
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration
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Très fréquent
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dème, rétention hydrosodée5
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1Données provenant de lexpérience post-commercialisation de bosentan, les fréquences sont basées sur le modèle statistique des données des essais cliniques contrôlés versus placebo.
2 Des réactions dhypersensibilité ont été rapportées chez 9,9% des patients sous bosentan et 9,1% des patients sous placebo.
3Des céphalées ont été rapportées chez 11,5 % des patients sous bosentan et 9,8 % des patients sous placebo.
4 Ces types de réactions peuvent être également dûs à la pathologie sous-jacente.
5 Des dèmes ou une rétention hydrosodée ont été rapportés chez 13,2% des patients sous bosentan et 10,9% des patients sous placebo.
Depuis la commercialisation, de rares cas de cirrhose hépatique ont été rapportés après un traitement prolongé par bosentan chez des patients polymédicamentés et présentant des facteurs de co-morbidité multiples. De rares cas dinsuffisance hépatique ont également été rapportés. Ces cas soulignent limportance de la surveillance mensuelle de la fonction hépatique pendant toute la durée du traitement avec du bosentan et la nécessité de se conformer aux recommandations telles quelles figurent ci-dessus (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Etudes cliniques non contrôlées dans la population pédiatrique
Dans la première étude pédiatrique non contrôlée conduite en ouvert avec le bosentan en comprimés pelliculés (BREATHE-3 : n=19, médiane dâge 10 ans [3 à 15 ans], bosentan 2mg/kg deux fois par jour ; durée de traitement 12 semaines ; le profil de tolérance était similaire à celui observé dans les études pivot chez les adultes atteints dhypertension artérielle pulmonaire. Dans létude BREATHE-3, les effets indésirables les plus fréquents étaient les bouffées vasomotrices (21%), céphalées, et anomalies de la fonction hépatique (chacune 16%).
Une analyse groupée des études pédiatriques non contrôlées menées dans l'HTAP avec le bosentan 32 mg en comprimés dispersibles (FUTURE 1/2, FUTURE 3 / Extension) a inclus un total de 100 enfants traités par le bosentan 2 mg/kg deux fois par jour (n = 33), 2 mg/kg trois fois par jour (n = 31) ou 4 mg/kg deux fois par jour (n = 36). À l'inclusion, 6 enfants étaient âgés de 3 mois à 1 an, 15 enfants avaient entre 1 an et moins de 2 ans, et 79 étaient âgés de 2 à 12 ans. La durée médiane de traitement était de 71,8 semaines (allant de 0,4 à 258 semaines).
Le profil de tolérance, dans cette analyse groupée des études pédiatriques non contrôlées, a été similaire à celui observé dans les études pivots chez les patients adultes atteints d'HTAP, excepté pour les infections qui ont été rapportées plus fréquemment que chez les adultes (69,0 % vs 41,3 %). Cette différence dans la fréquence de survenue des infections peut être due en partie à une exposition médiane au traitement plus longue dans la population pédiatrique (médiane de 71,8 semaines) par rapport à la population adulte (médiane de 17,4 semaines). Les événements indésirables les plus fréquents étaient : infections des voies respiratoires supérieures (25 %), hypertension pulmonaire (artérielle) (20 %), rhinopharyngite (17 %), fièvre (15 %), vomissements (13 %), bronchite (10 %), douleurs abdominales (10 %) et diarrhée (10 %). Il n'y avait pas de différence dans la fréquence de survenue des événements indésirables entre les patients de moins et de plus de 2 ans, cependant ces observations ne reposent que sur 21 enfants de moins de 2 ans, dont 6 patients âgés de 3 mois à 1 an. Les événements indésirables de type anomalie du bilan hépatique et anémie/diminution du taux dhémoglobine sont survenus chez respectivement 9 % et 5 % des patients.
Dans une étude randomisée contrôlée contre placebo, conduite dans l'hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HTPPN) (FUTURE-4), un total de 13 nouveau-nés ont été traités avec le bosentan en comprimés dispersibles à la dose de 2 mg/kg deux fois par jour (contre 8 patients qui ont reçu du placebo).
La durée médiane de traitement par bosentan ou par le placebo a été respectivement de 4,5 jours (allant de 0,5 à 10,0 jours) et 4,0 jours (allant de 2,5 à 6,5 jours). Les événements indésirables les plus fréquents dans le groupe des patients traités par le bosentan et le groupe des patients recevant le placebo ont été, respectivement, l'anémie ou la diminution du taux d'hémoglobine (7 et 2 patients), ldème généralisé (3 et 0 patients) et les vomissements (2 et 0 patients).
Anomalies biologiques
Anomalies des tests hépatiques
Au cours des essais cliniques, des élévations dose-dépendantes des aminostransférases hépatiques ont été observées généralement au cours des 26 premières semaines de traitement, leur évolution était lente et elles restaient souvent asymptomatiques. Depuis la commercialisation, de rares cas de cirrhose hépatique et dinsuffisance hépatique ont été rapportés.
Le mécanisme de cet effet indésirable nest pas clairement établi. Ces augmentations de lactivité sérique des aminotransférases peuvent régresser spontanément malgré la poursuite du traitement par bosentan à la dose dentretien ou après réduction de la posologie, mais linterruption ou larrêt définitif du traitement peut savérer nécessaire (voir rubrique 4.4).
Sur lensemble des 20 études contrôlées contre placebo, des augmentations des aminotransférases hépatiques ≥ 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ont été observées chez 11,2% des patients traités par le bosentan contre 2,4 % des patients traités par placebo. Des élévations jusquà ≥ 8xLSN ont été observées chez 3,6% des patients traités par le bosentan et 0,4% des patients sous placebo. Les élévations des aminotransférases hépatiques étaient associées avec des augmentations de la bilirubine (≥ 2xLSN) sans preuve dobstruction biliaire chez 0,2% (5 patients) traités par le bosentan et 0,3% (6 patients) sous placebo.
Dans l'analyse groupée de 100 patients atteints d'HTAP inclus dans les études pédiatriques non contrôlées FUTURE 1/2 et FUTURE 3/Extension, des élévations des aminotransférases hépatiques ≥ 3 x LSN ont été observées chez 2 % des patients.
Dans l'étude FUTURE-4 incluant 13 nouveau-nés avec HTPPN traités par le bosentan à la posologie de 2 mg/kg deux fois par jour pendant moins de 10 jours (allant de 0,5 à 10,0 jours) il n'y a eu aucun cas délévation des aminotransférases hépatiques ≥ 3 x LSN pendant le traitement, mais un cas d'hépatite est survenu 3 jours après la fin du traitement par bosentan.
Hémoglobine
Dans les études contrôlées versus placebo chez des patients adultes, une diminution du taux dhémoglobine à moins de 10 g/dl par rapport à la valeur mesurée en début de traitement a été rapportée chez 8 ,0 % des patients traités par le bosentan et 3,9 % des patients sous placebo (voir rubrique 4.4).
Dans l'analyse groupée de 100 patients atteints d'HTAP inclus dans les études pédiatriques non contrôlées FUTURE-1/2 et FUTURE-3 /Extension, une diminution du taux d'hémoglobine en dessous de 10 g/dl par rapport à la valeur initiale a été rapportée chez 10,0 % des patients. Il n'a pas été rapporté de diminution en dessous de 8 g/dl.
Dans l'étude FUTURE-4, 6 des 13 nouveau-nés atteints de HTPPN traités par le bosentan ont montré une diminution du taux d'hémoglobine allant d'une valeur initiale dans les limites de la normale jusqu'à des valeurs en dessous de la limite inférieure de la normale pendant le traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un surdosage important est susceptible dentraîner une hypotension prononcée nécessitant une assistance cardio-vasculaire.
Depuis la commercialisation, il a été rapporté un cas de surdosage avec 10.000 mg de bosentan chez un adolescent de sexe masculin. Les symptômes ont été nausées, vomissements, hypotension, vertiges, sudation et troubles visuels. Avec le traitement de lhypotension artérielle, les symptômes ont régressé totalement dans les 24 heures.
Remarque : le bosentan n'est pas éliminé par la dialyse.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le bosentan est un antagoniste mixte des récepteurs de lendothéline (ERA) présentant une affinité pour les deux récepteurs ETA et ETB. Le bosentan diminue les résistances vasculaires pulmonaires et systémiques, et augmente ainsi le débit cardiaque sans accélérer la fréquence cardiaque.
Lendothéline (ET-1) est une neuro-hormone décrite comme lun des plus puissants vasoconstricteurs connus et est également impliquée dans les phénomènes de fibrose, de prolifération cellulaire ainsi que dans lhypertrophie et le remodelage cardiaque, la prolifération cellulaire et la réponse inflammatoire. Ces effets sont liés à la fixation de lendothéline aux récepteurs ETA et ETB situés sur lendothélium et sur les cellules musculaires vasculaires lisses. Les concentrations dET-1 dans les tissus et dans le plasma sont augmentées dans un certain nombre de pathologies cardio-vasculaires telles que lhypertension artérielle pulmonaire, la sclérodermie, linsuffisance cardiaque aiguë ou chronique, lischémie myocardique, lhypertension artérielle systémique et lathérosclérose, ainsi que dans des collagénoses comme la sclérodermie, suggérant un rôle pathogène de lET-1 dans ces affections. En labsence dantagoniste des récepteurs de lendothéline, les concentrations dET-1 sont fortement corrélées à la sévérité et au pronostic de lhypertension artérielle pulmonaire et de linsuffisance cardiaque.
Le bosentan agit par compétition avec la liaison dET-1 et dautres peptides ET à la fois sur les récepteurs ETA et ETB avec une affinité légèrement plus élevée pour les récepteurs ETA (Ki = 4,143 nanomolaire) que pour les récepteurs ETB (Ki = 38-730 nanomolaire). Le bosentan est un antagoniste spécifique des récepteurs ET ne se lie pas à dautres récepteurs.
Efficacité clinique et sécurité d'emploi
Modèles animaux
Dans les modèles animaux dhypertension pulmonaire, ladministration orale chronique du bosentan induit une diminution des résistances vasculaires pulmonaires et une régression de lhypertrophie vasculaire pulmonaire et ventriculaire droite. Dans un modèle animal de fibrose pulmonaire, le bosentan a réduit le dépôt de collagène dans les poumons.
Efficacité chez les patients adultes atteints dhypertension artérielle pulmonaire
Deux études contrôlées contre placebo, multicentriques, en double aveugle, randomisées, ont été réalisées chez 32 patients adultes (essai AC-052-351) et 213 patients adultes (essai AC-052-352 [BREATHE-1]) de classe fonctionnelle IIIIV de lOMS atteints dhypertension artérielle pulmonaire (hypertension pulmonaire primitive ou hypertension pulmonaire secondaire associée à une sclérodermie principalement). Après 4 semaines de traitement par le bosentan à la posologie de 62,5 mg deux fois par jour, la posologie dentretien étudiée dans ces essais était de 125 mg deux fois par jour dans létude AC-052-351 et de 125 et 250 mg deux fois par jour dans létude AC-052-352.
Le bosentan était administré en plus des traitements habituels incluant des anticoagulants, des vasodilatateurs (par exemple, des inhibiteurs calciques), des diurétiques, de loxygène et de la digoxine mais pas de lépoprosténol. Les patients traités par lépoprosténol étaient exclus. Dans le groupe témoin, les patients recevaient leur traitement habituel associé au placebo.
Le critère principal de chaque étude était la modification de la distance de marche de 6 minutes après 12 semaines pour la première étude et après 16 semaines pour la seconde étude. Les deux études ont montré une augmentation significative de la distance parcourue au cours du test de marche sous bosentan. Les augmentations de la distance de marche corrigées par rapport au placebo ont été de 76 mètres (p = 0,02 ; test-t) et de 44 mètres (p = 0,0002 ; test de Mann-Whitney U) pour le critère dévaluation principale, respectivement.
La différence entre les deux groupes, 125 mg deux fois par jour et 250 mg deux fois par jour, na pas été statistiquement significative mais il existe une tendance à une plus grande amélioration de la capacité à leffort dans le groupe traité à 250 mg deux fois par jour.
Lamélioration de la distance de marche avec bosentan est apparue dès la quatrième semaine de traitement, a été confirmée à la huitième semaine et sest maintenue jusquà la 28ème semaine de traitement en double aveugle pour un sous-groupe de patients.
Une analyse rétrospective de la réponse au traitement basée sur les modifications de la distance de marche, de la classe fonctionnelle OMS et de la dyspnée a été réalisée sur les 95 patients recevant du bosentan 125 mg deux fois par jour dans les études randomisées contre placebo. Cette analyse a montré quà la huitième semaine, 66 patients sétaient améliorés, 22 patients sétaient stabilisés et 7 patients sétaient détériorés. Parmi les 22 patients stables à la huitième semaine, 6 patients ont vu leur état saméliorer entre la douzième et seizième semaine et 4 ont vu leur état se détériorer par rapport à lévaluation faite à linclusion. Parmi les 7 patients qui se sont détériorés à la huitième semaine, 3 se sont améliorés entre la douzième et seizième semaine et 4 ont vu leur état se détériorer par rapport à leur état initial.
Les paramètres hémodynamiques invasifs ont été évalués seulement dans la première étude. Le traitement par bosentan a entraîné une amélioration significative de lindex cardiaque associée à une réduction significative de la pression artérielle pulmonaire, de la résistance vasculaire pulmonaire et de la pression moyenne de loreillette droite.
Une réduction des symptômes de lhypertension artérielle pulmonaire a été observée chez les patients traités par du bosentan. Une amélioration des scores dintensité de la dyspnée pendant les tests de marche a été observée chez les patients traités par du bosentan. Dans létude clinique AC-052-352, 92% des 213 patients étaient initialement classés dans la classe fonctionnelle OMS III et 8% dans la classe IV. Le traitement par du bosentan a conduit à une amélioration de la classe fonctionnelle chez 42,4% des patients (30,4% dans le groupe placebo). Le changement global de la classe fonctionnelle au cours des deux études a été significativement meilleur pour les patients traités par du bosentan que pour les patients traités par placebo.
Le traitement par du bosentan a réduit significativement la fréquence des aggravations cliniques à 28 semaines, comparé au groupe placebo (10,7% contre 37,1% respectivement ; p = 0,0015).
Dans une étude randomisée versus placebo, en double-aveugle, multicentrique (AC-052-364 [EARLY]), 185 patients souffrant dHTAP en classe fonctionnelle OMS II (distance de marche moyenne à 6 minutes de 435 mètres) ont reçu du bosentan 62,5 mg deux fois par jour pendant 4 semaines suivis par 125 mg deux fois par jour de bosentan (n=93), ou du placebo (n=92) pendant 6 mois. Les patients inclus dans létude étaient soit naïfs de traitement pour lHTAP (n=156) soit en état stable sous sildénafil (n=29). Les deux critères de jugement principaux étaient les changements après 6 mois de traitement par rapport à la valeur initiale à linclusion de la mesure des résistances vasculaires pulmonaires (RVP) et de la distance parcourue au test de marche de 6 minutes. Le tableau ci-dessous décrit les analyses réalisées conformément au protocole préspécifié.
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|
RVP (dyn.sec/cm5) |
Distance de marche à 6 minutes (mètres) |
||
|
|
Placebo (n=88) |
Bosentan (n=80) |
Placebo (n=91) |
Bosentan (n=86) |
|
Valeur initiale ; moyenne (DS)
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802 (365) |
851 (535) |
431 (92) |
443 (83) |
|
Modification par rapport à la valeur initiale ; moyenne (DS)
|
128 (465) |
-69 (475) |
-8 (79) |
11 (74) |
|
Effet traitement
|
-22,6% |
19 |
||
|
IC 95%
|
-34, -10 |
-4, 42 |
||
|
Valeur de p
|
<0,0001 |
0,0758 |
||
RVP = résistances vasculaires pulmonaires.
La fréquence des cas daggravation clinique, définie selon le critère composite incluant la survenue dun épisode de progression des symptômes ou dhospitalisation pour HTAP ou le décès, était significativement réduite dans le groupe traité par bosentan comparativement au placebo : réduction du risque relatif 77%, IC 95 % 20%-94%, p=0 ,0114. Cette réduction résultait dune moindre progression des symptômes dans le groupe bosentan par rapport au groupe placebo. Le nombre dhospitalisation pour aggravation de lHTAP était dune dans le groupe bosentan et trois dans le groupe placebo. Un seul décès sest produit dans chacun des 2 groupes pendant les 6 mois de létude en double aveugle, et aucune conclusion ne peut donc en être tirée concernant la survie.
Des données à long terme ont été obtenues à partir des 173 patients qui ont été traités par le bosentan durant la phase contrôlée et/ou qui étaient passés du placebo au traitement par le bosentan dans lextension en ouvert de létude EARLY. La durée moyenne dexposition au traitement par le bosentan était de 3,6 ans ± 1,8 ans (jusquà 6,1 ans), avec 73% de patients traités au minimum pendant 3 ans et 62% de patients traités au minimum pendant 4 ans. Les patients pouvaient recevoir dautres traitements de lHTAP conformément aux dispositions de létude en ouvert. Une hypertension artérielle pulmonaire idiopathique ou héréditaire avait été diagnostiquée chez la majorité des patients (61%). Au final, 78% des patients se sont maintenus en classe fonctionnelle OMS II ou ont amélioré leur classe fonctionnelle. Le taux de survie estimé selon la méthode de Kaplan-Meier était de 90% et 85% respectivement à 3 et 4 ans après linitiation du traitement. Sur ces mêmes périodes, 88% et 79 % des patients nont pas eu daggravation de leur HTAP (définie comme toute cause de décès, transplantation pulmonaire, atrioseptostomie ou mise en place dun traitement par prostanoïde par voie IV. ou sous-cutanée). Les contributions respectives du traitement précédent par placebo pendant la période en double aveugle et des autres traitements débutés pendant la période dextension en ouvert ne sont pas connues.
Dans un essai prospectif, multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo (AC-052- 405[BREATHE-5]), des patients présentant une hypertension artérielle pulmonaire de classe fonctionnelle OMS III, associée à une cardiopathie congénitale de type shunt gauche- droite avec syndrome dEisenmenger ont reçu du bosentan 62,5 mg deux fois par jour pendant 4 semaines suivi par du bosentan 125 mg deux fois par jour pendant les 12 semaines suivantes (n = 37, dont 31 avaient un shunt bi-directionnel prédominant droite - gauche) Lobjectif principal était détablir labsence daggravation de lhypoxie avec un traitement par le bosentan. Après 16 semaines de traitement, la moyenne de la saturation en oxygène était augmentée de 1% (IC 95% [-0,7 - 2,8%]) comparée au placebo (n= 17 patients), montrant ainsi que le bosentan navait pas aggravé lhypoxémie. Une réduction significative de la moyenne des résistances vasculaires pulmonaires était observée dans le groupe traité par Bosentan (avec un effet prédominant observé dans le sous-groupe de patients avec un shunt intracardiaque bidirectionnel).
Après 16 semaines, laugmentation moyenne de la distance parcourue au cours du test de marche de 6 minutes, corrigée par rapport au placebo, était de 53 mètres (p = 0,0079), traduisant lamélioration de la tolérance à leffort. Vingt-six patients ont continué à recevoir du bosentan pendant une phase dextension en ouvert (AC-052-409) de 24 semaines (durée moyenne de traitement = 24,4 ± 2,0 semaines) de létude BREATHE-5 avec, en général, un maintien de leffet.
Un essai en ouvert, non comparatif (AC-052-362[BREATHE-4]) a été réalisé chez 16 patients présentant une hypertension artérielle pulmonaire en classe fonctionnelle OMS III associée à une infection par le VIH. Les patients ont été traités par du bosentan 62,5 mg deux fois par jour pendant 4 semaines suivi par du bosentan 125 mg deux fois par jour pendant les 12 semaines suivantes. Après 16 semaines de traitement, une amélioration significative de la tolérance à leffort a été observée par rapport aux données initiales : laugmentation moyenne de la distance de marche pendant 6 minutes était de +91,4 mètres par rapport à la valeur moyenne de 332,6 mètres avant le début du traitement (p< 0,001). Il ne peut être tiré aucune conclusion formelle concernant les effets du bosentan sur lefficacité des traitements antirétroviraux. Une augmentation de la charge virale VIH a été observée chez 5 patients (voir rubrique 4.4).
Il nexiste pas détude démontrant leffet bénéfique dun traitement par bosentan sur la survie. Toutefois la survie à long terme a été évaluée chez les 235 patients qui ont été traités par du bosentan dans les 2 études pivots contrôlées contre placebo (essai AC-052-351 et essai AC-052-352) et/ou dans leurs 2 extensions, non contrôlées, en ouvert. La durée moyenne dexposition au bosentan a été de 1,9 ± 0,7 ans [(min : 0,1 an ; max. : 3,3 ans) et les patients ont été suivis en moyenne pendant 2,0 ans (± 0,6). La majorité de ces patients présentait une hypertension artérielle pulmonaire primitive (72%) et étaient en classe fonctionnelle OMS III (84%) à la mise en route du traitement par bosentan.
Le taux de survie estimé selon la méthode de Kaplan- Meier sur lensemble de cette population était de 93% et de 84% après respectivement un et deux ans depuis linitiation du traitement par le bosentan. La survie estimée dans le sous-groupe de patients souffrant dhypertension artérielle pulmonaire associée à une sclérodermie systémique était moindre. La valeur de ces taux de survie a pu être influencée par linitiation dun traitement par lépoprosténol chez 43 des 235 patients traités par le bosentan.
Etude réalisée chez les enfants atteints dhypertension artérielle pulmonaire
BREATHE-3 (AC-052-356)
Cet essai non contrôlé en ouvert a été conduit avec le bosentan en comprimés pelliculés chez 19 enfants présentant une hypertension artérielle pulmonaire âgés de 3 à 15 ans. Cet essai était essentiellement conçu pour une étude de la pharmacocinétique (voir rubrique 5.2). Les patients avaient une hypertension pulmonaire primitive (10 patients) ou une hypertension artérielle pulmonaire liée à une cardiopathie congénitale (9 patients). Ils étaient, à linclusion, en classe fonctionnelle OMS II (n = 15 patients, 79 %) ou en classe fonctionnelle OMS III (n = 4 patients, 21 %). Les patients étaient répartis en 3 groupes selon leur poids corporel et recevaient le bosentan à une dose denviron 2 mg/kg deux fois par jour pendant 12 semaines. A linclusion dans lessai, la moitié des patients de chacun des groupes était déjà traitée par lépoprosténol intraveineux. La dose dépoprosténol na pas été modifiée pendant toute la durée de létude. Lâge des patients était compris entre 3 et 15 ans.
Les paramètres hémodynamiques ont été mesurés chez 17 patients. Comparée aux données à linclusion, laugmentation moyenne de lindex cardiaque était de 0,5 l/min/m2, la diminution moyenne de la pression artérielle pulmonaire moyenne était de 8 mmHg, et la diminution moyenne des résistances vasculaires pulmonaires était de 389 dyn.sec.cm-5. Lamélioration de ces paramètres hémodynamiques par rapport aux valeurs à linclusion était du même ordre de grandeur avec ou sans administration concomitante dépoprosténol. Les résultats des tests à leffort à 12 semaines étaient extrêmement variables et aucune des variations par rapport aux valeurs à linclusion na été significative.
FUTURE 1/2 (AC-052-365 / AC-052-367)
FUTURE 1 était une étude en ouvert, non contrôlée conduite avec le bosentan en comprimés dispersibles administré à une dose d'entretien de 4 mg/kg deux fois par jour chez 36 patients âgés de 2 à 11 ans. Cette étude a été principalement conçue comme une étude de la pharmacocinétique (voir rubrique 5.2). A linclusion, les patients présentaient une HTAP idiopathique (31 patients [86 %]) ou familiale (5 patients [14 %]), et étaient en classe fonctionnelle OMS II (n = 23 patients, 64 %) ou en classe fonctionnelle OMS III (n = 13 patients, 36 %). Dans l'étude FUTURE 1, l'exposition médiane au traitement a été de 13,1 semaines (allant de 8,4 à 21,1 semaines). 33 de ces patients ont poursuivi le traitement par bosentan en comprimés dispersibles à la dose de 4 mg/kg deux fois par jour dans létude d'extension non contrôlée FUTURE-2 pendant une durée médiane de traitement de 2,3 ans (allant de 0,2 à 5,0 ans). A linclusion dans létude FUTURE-1, 9 patients étaient traités par lépoprosténol. Pendant l'étude, un traitement spécifique de lHTAP a été initié chez 9 patients. L'estimation par la méthode de Kaplan-Meier de labsence de survenue dévénement d'aggravation de l'HTAP (décès, transplantation pulmonaire, ou hospitalisation pour aggravation de lHTAP) était de 78,9 % à 2 ans. L'estimation par la méthode de Kaplan-Meier de la survie globale était de 91,2 % à 2 ans.
FUTURE 3 (AC-052-373)
Dans cette étude randomisée conduite en ouvert avec le bosentan 32 mg en comprimés dispersibles, 64 enfants âgés de 3 mois à 11 ans et présentant une HTAP stable ont été randomisés pour recevoir le bosentan pendant 24 semaines à la dose de 2 mg/kg deux fois par jour (n = 33) ou à la dose 2 mg/kg trois fois par jour (n = 31). 43 patients (67,2 %) étaient âgés de 2 à 11 ans, 15 (23,4 %) étaient âgés de 1 à 2 ans, et 6 (9,4 %) avaient entre 3 mois et 1 an. L'essai a été principalement conçu comme une étude de la pharmacocinétique (voir rubrique 5.2) et l'analyse de lefficacité était uniquement exploratoire. Les étiologies de l'HTAP, selon la classification de Dana Point, étaient idiopathique (46 %), héréditaire (3 %), et associée à une cardiopathie congénitale après chirurgie cardiaque réparatrice (38 %), ou avec shunts gauche-droit y compris des cas de syndrome dEisenmenger (13 %). Au moment de l'initiation des traitements à létude, les patients étaient en classe fonctionnelle OMS I (n = 19 patients, 29 %), II (n = 27 patients, 42 %) ou III (n = 18 patients, 28 %).
Certains d'entre eux étaient traités par des médicaments spécifiques de lHTAP (plus fréquemment un inhibiteur de la PDE-5 [sildénafil] seul [35,9 %], du bosentan seul [10,9 %], et une association de bosentan, iloprost et sildénafil pour 10,9 % des patients) qui ont été maintenus pendant l'étude.
Moins de la moitié des patients inclus (45,3 % = 29/64) ont reçu un traitement par bosentan seul, non associé à d'autres médicaments spécifiques de lHTAP. 40,6 % (26/64) sont restés en monothérapie sous bosentan pendant les 24 semaines de l'étude sans détérioration de leur état clinique. Basée sur l'analyse de la classe fonctionnelle OMS (non spécifique de l'enfant) dans la population entière de l'étude (64 patients), la majorité des patients sont restés au moins stables (cest-à-dire, sans détérioration) soit 97 % à la posologie de deux fois par jour et 100 % à la posologie de trois fois par jour. Il en était de même pour le critère « impression globale clinique » des médecins (pour 94 % des patients à la posologie de deux prises par jour, 93 % à la posologie de trois prises par jour) pendant la période de traitement. L'estimation par la méthode de Kaplan-Meier de labsence de survenue dévénement daggravation de l'HTAP (décès, transplantation pulmonaire, ou hospitalisation pour aggravation de lHTAP) a été dans les groupes deux fois par jour et trois fois par jour, respectivement de 96,9 % et 96,7 % à 24 semaines.
Il n'y a eu aucune preuve d'un avantage clinique avec l'utilisation d'une dose de 2 mg/kg trois fois par jour par rapport à celle de 2 mg/kg deux fois par jour.
Etude réalisée chez les nouveau-nés présentant une hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTPPN) :
FUTURE 4 (AC-052-391) :
Il sagit dune étude randomisée en double aveugle, contrôlée contre placebo, chez des nouveau-nés nés avant terme ou à terme (âge gestationnel de 36 à 42 semaines) avec HTPPN. Les patients n'ayant pas de réponse optimale à l'inhalation de monoxyde dazote (NO), malgré au moins quatre heures de traitement continu, ont été randomisés pour recevoir le bosentan en comprimés dispersibles comme traitement additionnel au NO, à la dose de 2 mg/kg deux fois par jour (N = 13) ou le placebo (N = 8), par sonde nasogastrique, jusqu'au sevrage complet du NO ou jusqu'à l'échec du traitement (défini comme la nécessité doxygénation extra-corporelle par membrane [ECMO] ou l'initiation dun traitement par vasodilatateur pulmonaire) et ceci pour une durée maximum de 14 jours.
La durée médiane de traitement était de 4,5 jours (allant de 0,5 à 10,0 jours) dans le groupe bosentan et de 4,0 jours (allant de 2,5 à 6,5 jours) dans le groupe placebo.
Les résultats nont pas révélé de bénéfice à l'ajout du bosentan dans cette population :
· la médiane de la durée jusqu'au sevrage du NO a été de 3,7 jours (IC à 95 % : 1,17 6,95) dans le groupe bosentan et 2,9 jours (IC à 95 % : 1,26 4,23) dans le groupe placebo (p = 0,34).
· la médiane de la durée jusqu'au sevrage de la ventilation mécanique a été de 10,8 jours (IC à 95% : 3,21 12,21) dans le groupe bosentan et 8,6 jours (IC à 95 % : 3,71 9,66) dans le groupe placebo (p = 0,24).
· un échec du traitement est survenu chez 1 patient traité par bosentan (nécessité d'ECMO selon la définition prévue dans le protocole), chez qui l'index doxygénation a augmenté dans les 8 heures après la première dose de bosentan. Ce patient a récupéré dans la période de suivi de 60 jours.
Association avec lépoprosténol
Lassociation du bosentan et de lépoprosténol a été étudiée dans deux études : AC-052-355 (BREATHE-2) et AC-052-356 (BREATHE-3). Létude AC-052-355 était une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, évaluant sur deux groupes parallèles un traitement par le bosentan versus un traitement par placebo chez 33 patients atteints dhypertension artérielle pulmonaire sévère qui recevaient un traitement concomitant par époprosténol. Létude AC-052-356 était une étude en ouvert, non contrôlée ; 10 parmi les 19 enfants de lessai ont reçu de lépoprosténol associé au bosentan pendant les 12 semaines de létude. Le profil de tolérance de lassociation na pas été différent de celui attendu avec chacun des médicaments et lassociation a été bien tolérée chez les adultes et chez les enfants. Le bénéfice clinique de lassociation na pas été démontré.
Sclérodermie systémique avec ulcères digitaux
Deux études randomisées, multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo, ont été réalisées respectivement chez 122 patients adultes (essai AC-052-101[RAPIDS-1) et 190 patients adultes (essai AC- 052-331[RAPIDS-2]) atteints de sclérodermie systémique et dulcères digitaux (soit des ulcères digitaux évolutifs, soit des antécédents dulcères digitaux au cours de lannée précédente). Dans lessai AC-052-331, les patients devaient avoir au moins un ulcère digital débuté récemment, et au cours des 2 essais 85 % des patients avaient un ulcère digital évolutif à létat initial. Après 4 semaines de traitement par bosentan à la posologie de 62,5 mg 2 fois par jour, la posologie dentretien étudiée dans les 2 études était de 125 mg 2 fois par jour. La durée du traitement en double aveugle était de 16 semaines dans lessai AC-052-401 et 24 semaines dans lessai AC-052-331.
Les traitements de fond pour la sclérodermie systémique et les ulcères digitaux étaient autorisés sils étaient utilisés avec le même schéma au moins 1 mois avant le début du traitement et pendant toute la période en double aveugle.
Le critère principal pour les 2 essais était le nombre de nouveaux ulcères digitaux survenus entre létat initial et la fin de lessai. Le traitement par bosentan a permis de réduire le nombre de nouveaux ulcères digitaux pendant la durée du traitement, comparé au groupe traité par le placebo. Dans lessai AC-052-401, pendant 16 semaines de traitement en double aveugle, les patients du groupe bosentan ont développé en moyenne 1,4 nouvel ulcère digital vs 2,7 nouveaux ulcères digitaux dans le groupe placebo (p = 0,0042). Dans lessai AC- 052-331, pendant les 24 semaines de traitement en double aveugle, les résultats correspondants étaient respectivement à 1,9 vs 2,7 nouveaux ulcères digitaux (p = 0,0351).
Dans les 2 études, les patients sous bosentan étaient moins susceptibles de développer de nouveaux ulcères digitaux multiples pendant lessai, et le délai dapparition entre 2 ulcères digitaux successifs était plus long que pour les patients traités par le placebo. Leffet du bosentan sur la réduction du nombre de nouveaux ulcères digitaux était plus prononcé chez les patients présentant des ulcères digitaux multiples.
Dans les 2 essais, aucun effet du bosentan sur le temps de cicatrisation des ulcères digitaux na été observé.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Chez les sujets sains, la pharmacocinétique du bosentan est dose et tempsdépendante. La clairance et le volume de distribution diminuent avec les doses intraveineuses croissantes et augmentent en fonction du temps. Après administration par voie orale, lexposition systémique est proportionnelle à la dose jusquà 500 mg. A des doses supérieures par voie orale, la Cmax et le ASC augmentent proportionnellement moins vite que la dose.
Absorption
Chez les sujets sains, la biodisponibilité absolue du bosentan est dapproximativement 50% et nest pas modifiée par la prise de nourriture. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 3 à 5 heures.
Distribution
Le bosentan est fortement lié aux protéines plasmatiques (> 98%), principalement lalbumine. Le bosentan ne pénètre pas dans les érythrocytes.
Un volume de distribution (Vss) denviron 18 litres a été déterminé après une administration intraveineuse de 250 mg.
Biotransformation et élimination
Après une administration unique par voie intraveineuse de 250 mg, la clairance est de 8,2 L/h. La demi-vie terminale délimination (t1/2) est de 5,4 h.
Après ladministration de doses répétées, les concentrations plasmatiques du bosentan diminuent progressivement à des niveaux correspondant à 50%65% des concentrations observées après ladministration dune dose unique. Cette diminution est probablement due à une auto-induction des enzymes hépatiques impliqués dans le métabolisme du bosentan. Léquilibre est obtenu en 3 à 5 jours.
Le bosentan est métabolisé au niveau du foie par les isoenzymes CYP3A4 et CYP2C9 du cytochrome P450, puis éliminé par excrétion biliaire. Moins de 3% de la dose orale administrée sont retrouvés dans les urines.
Le bosentan produit trois métabolites dont un seul est pharmacologiquement actif. Ce métabolite est principalement excrété sous forme inchangée par la bile. Chez les patients adultes, lexposition au métabolite actif est supérieure à celle observée chez les sujets sains. Chez les patients présentant des signes évocateurs de cholestase, lexposition au métabolite actif peut être augmentée.
Le bosentan est un inducteur des isoenzymes CYP2C9 et CYP3A4 et probablement aussi du CYP2C19 et de la P-glycoprotéine. In vitro, le bosentan inhibe la BSEP (Bile Salt Export Pump) dans des cultures dhépatocytes.
In vitro, le bosentan na pas deffet inhibiteur significatif sur les isoenzymes CYP testées (CYP1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2D6, 2E1, 3A4). En conséquence, il est vraisemblable que le bosentan naugmente pas les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par ces isoenzymes.
Pharmacocinétique dans des populations particulières
Compte tenu de lensemble des valeurs étudiées pour chacune des variables, le profil pharmacocinétique du bosentan ne semble pas être influencé de façon significative par le sexe, le poids, la race ou lâge dans la population adulte.
Population pédiatrique
Les paramètres pharmacocinétiques ont été étudiés dans la population pédiatrique dans quatre études cliniques (études BREATHE-3, FUTURE 1, FUTURE-3 et FUTURE-4, voir rubriques 5.1). En raison de données limitées chez les enfants âgés de moins de 2 ans, la pharmacocinétique dans cette catégorie d'âge n'est pas clairement établie.
Létude AC-052-356 (voir rubrique 5.1, [BREATHE-3]) a évalué la pharmacocinétique après ladministration unique ou répétée du bosentan en comprimés pelliculés chez 19 enfants âgés de 3 à 15 ans, présentant une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et ayant reçu une dose de bosentan de 2 mg/kg deux fois par jour déterminée en fonction de leur poids corporel. Les résultats ont montré une diminution de lexposition au bosentan en fonction du temps, en relation avec les propriétés connues dauto-inducteur enzymatique du bosentan. Les valeurs moyennes de laire sous la courbe (ASC (CV%)) de bosentan chez les enfants traités par 31,25, 62,5 ou 125 mg deux fois par jour étaient respectivement de 3496 (49), 5428 (79), et 6124 (27) ng.h.ml et étaient inférieures à la valeur de 8149 (47) ng.h/ml observée chez les patients adultes atteints dhypertension artérielle pulmonaire et recevant 125 mg de bosentan deux fois par jour. A létat déquilibre, lexposition systémique mesurée dans chacun des groupes denfants pesant 1020 kg, 2040 kg et > 40 kg correspondait respectivement à 43%, 67%, et 75% de la valeur observée chez ladulte.
Dans létude (AC-052-365 [FUTURE 1]), le bosentan en comprimés dispersibles a été administré à 36 enfants âgés de 2 à 11 ans atteints dHTAP. La pharmacocinétique du bosentan nétait pas linéaire à ces posologies. A létat déquilibre les concentrations plasmatiques de bosentan administré per os aux doses de 2 et 4 mg/kg étaient superposables. Laire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques était de 3577 ng.h.ml à la dose de 2 mg/kg deux fois par jour et 3371 ng.h.ml à la dose de 4 mg/kg deux fois par jour. Lexposition moyenne mesurée chez les enfants était environ la moitié de lexposition moyenne mesurée chez les adultes qui recevaient 125 mg deux fois par jour correspondant à la posologie dentretien préconisée chez les adultes, mais il apparaissait de larges zones de recouvrement avec les résultats de lexposition obtenus chez les adultes.
Dans létude AC-052-373 [FUTURE- 3]), utilisant des comprimés dispersibles, l'exposition au bosentan chez les patients traités avec 2 mg/kg deux fois par jour était comparable à celle observée dans l'étude FUTURE 1. Dans la population totale de l'étude (n = 31) la posologie de 2 mg/kg deux fois par jour a entraîné une exposition journalière de 8 535 ngh/ml ; lASC était de 4 268 ngh/ml (CV : 61 %). Chez les patients âgés de 3 mois à 2 ans, l'exposition quotidienne était de 7 879 ngh/ml ; lASC était de 3 939 ngh/ml ; (CV : 72 %). Chez les patients âgés de 3 mois à 1 an (n = 2), lASC était de 5 914 ngh/ml (CV : 85 %) et chez les patients âgés de plus de 1 an à 2 ans (n = 7), lASC était de 3 507 ngh/ml (CV : 70 %). Chez les patients de plus de 2 ans (n = 22) l'exposition journalière était de 8 820 ngh/ml, lASC était de 4 410 ngh/ml (CV : 58 %). Une dose de bosentan de 2 mg/kg trois fois par jour n'a pas augmenté l'exposition systémique (lexposition journalière était de 7 275 ngh/ml, CV : 83 % n = 27).
Au vu des résultats des études BREATHE-3, FUTURE 1 et FUTURE 3, il semble que, les concentrations plasmatiques de bosentan atteignent un plateau chez lenfant à partir de doses plus faibles que chez ladulte et quen conséquence ladministration de posologies supérieures à 2 mg/kg 2 fois par jour (4 mg/kg deux fois par jour ou 2 mg/kg trois fois par jour) chez lenfant nentraînera pas daugmentation des expositions systémiques.
Dans létude AC-052-391 [FUTURE- 4] menée chez les nouveau-nés, les concentrations sanguines en bosentan ont augmenté lentement et de façon continue sur le premier intervalle de dose, résultant en une faible exposition (lASC0-12 dans le sang total : 164 ngh/ml, n = 11). À l'état d'équilibre, laire sous la courbe des concentrations sanguines était de 6 165 ngh/ml (CV : 133 % n = 7), ce qui est correspond à l'exposition observée chez les patients adultes atteints dHTAP recevant 125 mg deux fois par jour et en tenant compte d'un rapport de distribution sang/plasma de 0,6.
Les conséquences de ces résultats en termes dhépatotoxicité ne sont pas connues. Il na pas été retrouvé deffet significatif en fonction du sexe ou de ladministration concomitante dépoprosténol sur le profil de pharmacocinétique de bosentan.
Insuffisance hépatique
Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère (Classe A de Child-Pugh), aucune modification significative du profil pharmacocinétique na été observée. Les ASC à létat déquilibre de bosentan et du métabolite actif Ro 48-5033 étaient augmentées de 9% et de 33% respectivement, chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère par rapport à celles des volontaires sains.
La pharmacocinétique du bosentan et de son métabolite principale Ro 48-5033 en cas dinsuffisance hépatique modérée (Classe B de Child-Pugh) a été évaluée au cours dune étude ayant inclus 5 patients présentant une hypertension pulmonaire associée à une hypertension portale et une insuffisance hépatique de la classe B de Child-Pugh, et chez 3 patients présentant une hypertension artérielle pulmonaire dorigine différente et une fonction hépatique normale. Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh), laire sous la courbe moyenne des concentrations plasmatiques de bosentan à létat déquilibre était de 360 [IC 95% :212-613] ng.h.ml, soit 4,7 fois supérieure à celle observée dans le groupe de patients ayant une fonction hépatique normale (76,1 [IC : 9,07-638] ng.h/ml). Laire sous la courbe moyenne des concentrations plasmatiques du métabolite actif Ro 48-053 était de 106 [IC 95% :58,4-192] ng.h/ml dans le groupe de patients atteints dinsuffisance hépatique modérée soit 12,4 fois supérieure à celle observée dans le groupe de patients ayant une fonction hépatique normale ( 8,57 [IC 95% :1,28 57,2] ng.h/ml).Bien que cette étude se rapporte à un nombre limité de patients, avec une importante variabilité, ces données reflètent une augmentation importante de lexposition systémique au bosentan et à son métabolite principal Ro 48-5033 chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh).
Le profil pharmacocinétique du bosentan na pas été étudié chez les patients atteints dinsuffisance hépatique de la classe C de Child-Pugh. Bosentan est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (classe B ou C de Child-Pugh) (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 30 ml/min), les concentrations plasmatiques du bosentan diminuent approximativement de 10%. Les concentrations plasmatiques des métabolites du bosentan augmentent denviron deux fois chez ces patients, comparées aux sujets présentant une fonction rénale normale. Aucune modification de la posologie nest nécessaire chez les patients souffrant dinsuffisance rénale. Il nexiste aucune expérience clinique chez les patients dialysés.
Considérant les propriétés physico-chimiques du bosentan et sa forte affinité pour les protéines plasmatiques, lélimination du bosentan par la dialyse est peu probable (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Leffet du bosentan sur la fonction mitochondriale nest pas connu.
Il a été démontré que le bosentan avait un effet tératogène chez le rat à des niveaux de concentration plasmatique supérieurs à 1,5 fois les concentrations plasmatiques obtenues chez lHomme à la dose thérapeutique. Des effets tératogènes tels que des malformations de la tête, de la face et des principaux vaisseaux étaient dose-dépendants. La similitude des malformations observées avec les autres antagonistes des récepteurs de lET chez la souris déficiente en ET endothelin knockout, indique quil sagit dun effet de classe. Des précautions appropriées doivent être prises chez les femmes en âge de procréer (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.6).
Le développement dune atrophie des tubes séminifères et une altération de la fertilité ont été liés à l'administration chronique d'antagonistes des récepteurs de l'endothéline chez les rongeurs.
Les études de fertilité conduites avec le bosentan chez le rat mâle et femelle, nont montré aucun effet sur le nombre, sur la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes, ni sur laccouplement ou sur la fertilité à des expositions correspondant à 21 et 43 fois les concentrations thérapeutiques attendues chez lHomme respectivement ; aucun effet indésirable na été rapporté sur le développement de la pré-implantation et de limplantation de lembryon.
Une légère augmentation de lincidence de l'atrophie des tubes séminifères a été observée chez les rats ayant reçu du bosentan par voie orale à des doses minimales de 125 mg/kg/jour (correspondant à environ 4 fois la dose maximale recommandée chez l'Homme et aux plus faibles doses testées) pendant deux ans, mais pas à des doses aussi élevées que 1 500 mg/kg/jour (correspondant à environ 50 fois la dose maximale recommandée chez l'Homme) pendant 6 mois. Au cours d'une étude de toxicité chez de jeunes rats traités dès le quatrième jour après la naissance et jusquà lâge adulte, une diminution du poids absolu des testicules et de l'épididyme, ainsi qu'une réduction du nombre de spermatozoïdes dans l'épididyme ont été observées après le sevrage. La dose maximale avant la survenue dun évènement indésirable (NOAEL) était respectivement de 21 fois (à 21 jours post-partum) et 2,3 fois (à 69 jours post-partum) le taux dexposition thérapeutique humain.
Cependant aucun effet sur le développement général, la croissance, les fonctions sensorielles, la fonction cognitive et les performances reproductives n'a été détecté à 7 fois (mâles) et 19 fois (femelles) le taux dexposition thérapeutique humaine au 21e jour post-partum. À l'âge adulte (69e jour post-partum) aucun effet du bosentan na été détecté à 1,3 fois (mâles) et 2,6 fois (femelles) le taux dexposition thérapeutique chez les enfants atteints d'HTAP.
Amidon de maïs, amidon (maïs) prégélatinisé, carboxyméthylamidon sodique (type A), povidone (K-
90), laurylsulfate de sodium, dibéhénate de glycérol, stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), triacétine, talc, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 56 ou 112 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVdC/PVC/Aluminium).
14x1, 28x1, 56x1 ou 112x1 comprimés pelliculés sous plaquettes prédécoupées unitaires
(PVdC/PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Prescription hospitalière.
Prescription réservée aux spécialistes et services CARDIOLOGIE.
Prescription réservée aux spécialistes et services DERMATOLOGIE.
Prescription réservée aux spécialistes et services MEDECINE INTERNE.
Prescription réservée aux spécialistes et services PNEUMOLOGIE.
Prescription réservée aux spécialistes et services RHUMATOLOGIE
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