ZOPICLONE TEVA SANTE 7,5 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 69624532
Informations à jour au 29 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 29/12/2021
ZOPICLONE TEVA SANTE 7,5 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Zopiclone............................................................................................................................ 7.5 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable de 173 mg.
Excipient à effet notoire : Chaque comprimé contient 31,37 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Ce médicament se présente sous forme de comprimés pelliculés sécables blancs, inodores, ronds, convexes. Les comprimés sont embossés « ZOC 7,5 » avec une barre de cassure sur une face et une ligne de séparation sur lautre face.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
Les indications sont limitées au traitement de courte durée des troubles sévères du sommeil chez ladulte :
· insomnie occasionnelle,
· insomnie transitoire.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Dose
Dans tous les cas, le traitement sera initié à la dose efficace la plus faible et la dose maximale ne sera pas dépassée.
ZOPICLONE TEVA SANTE 7,5 mg, comprimé pelliculé sécable doit être pris en une seule prise le soir au coucher au lit, et ne doit pas être ré-administré durant la même nuit.
Le dosage à 3,75 mg est plus particulièrement adapté au sujet âgé de plus de 65 ans et aux populations à risque.
La posologie habituelle est :
· Adulte de moins de 65 ans : 7,5 mg par jour.
· Patient âgé de plus de 65 ans : la posologie recommandée est de 3,75 mg par jour et ne peut être quexceptionnellement portée à 7,5 mg.
· Sujet insuffisant hépatique ou en cas dinsuffisance respiratoire modérée : la posologie recommandée est de 3,75 mg par jour (voir rubrique 5.2).
· Sujet insuffisant rénal : il est recommandé de commencer le traitement par 3,75 mg par jour (voir rubrique 5.2).
Dans tous les cas, la posologie ne doit pas dépasser 7,5 mg par jour.
Population pédiatrique
La tolérance et lefficacité de la zopiclone nont pas été démontrées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Par conséquent, la zopiclone nest pas recommandée dans cette population.
Durée
Le traitement doit être aussi bref que possible. Il ne doit pas excéder 4 semaines y compris la période de réduction de la posologie (voir rubrique 4.4).
La durée du traitement doit être présentée au patient :
· 2 à 5 jours en cas dinsomnie occasionnelle (comme par exemple lors dun voyage),
· 2 à 3 semaines en cas dinsomnie transitoire (comme lors de la survenue dun événement grave).
Dans certains cas, il pourra être nécessaire de prolonger le traitement au-delà des périodes préconisées; cette prolongation au-delà des périodes préconisées ne doit pas avoir lieu sans une réévaluation de létat du patient, puisque le risque d'abus et de dépendance augmente avec la durée du traitement (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Voie orale.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes:
· hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· insuffisance respiratoire sévère,
· syndrome d'apnée du sommeil,
· insuffisance hépatique sévère, aiguë ou chronique (risque de survenue d'une encéphalopathie),
· myasthénie,
· antécédents de comportements complexes du sommeil après la prise de zopiclone (voir rubrique 4.4).
· enfants et adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique 4.2).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde
Tolérance pharmacologique
Leffet sédatif ou hypnotique des benzodiazépines et apparentés peut diminuer progressivement malgré lutilisation de la même dose en cas dadministration durant plusieurs semaines.
Il na pas été observé de tolérance notable avec ZOPICLONE TEVA SANTE, pour des durées de traitement allant jusquà 4 semaines.
Dépendance
Tout traitement par les benzodiazépines et apparentés, et plus particulièrement en cas dutilisation prolongée, peut entraîner un état de pharmacodépendance physique et psychique.
Le risque de dépendance augmente avec la dose et la durée du traitement. Le risque d'abus et de dépendance est plus élevé chez les patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques et/ou dalcoolisme, de toxicomanie et dabus médicamenteux. La zopiclone doit être prescrite avec une extrême prudence chez les patients souffrant ou présentant des antécédents d'abus ou de dépendance à lalcool, aux drogues ou aux médicaments.
Une pharmacodépendance peut survenir à doses thérapeutiques et/ou chez des patients sans facteur de risque individualisé.
Avec la zopiclone, cet état de pharmacodépendance a été rapporté de façon exceptionnelle à doses thérapeutiques.
Si une dépendance physique sinstalle, une interruption soudaine du traitement sera accompagnée de symptômes de sevrage, pouvant être des maux de tête, douleurs musculaires, anxiété importante, tension, agitation, confusion et irritabilité.
Dans les cas sévères les symptômes suivants peuvent apparaitre, déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissements et picotements des extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit et au contact physique, hallucinations ou crises d'épilepsie.
Les symptômes du sevrage peuvent se manifester dans les jours qui suivent larrêt du traitement. Pour les benzodiazépines à durée daction brève, et surtout si elles sont données à doses élevées, les symptômes peuvent même se manifester dans lintervalle qui sépare deux prises.
Lassociation de plusieurs benzodiazépines risque, quelle quen soit lindication anxiolytique ou hypnotique, daccroître le risque de pharmacodépendance.
Des cas dabus ont également été rapportés.
Phénomène de rebond
Ce syndrome transitoire peut se manifester sous la forme dune exacerbation de linsomnie qui avait motivé le traitement par les benzodiazépines et apparentés.
Ce syndrome peut être accompagné dautres réactions, notamment des troubles de lhumeur, des troubles du sommeil, de lanxiété et de lagitation. Dans la mesure où le risque de phénomène de sevrage ou de rebond est plus élevé après un traitement prolongé ou une interruption brutale du traitement, il est recommandé de réduire progressivement la posologie.
Altérations des fonctions psychomotrices
Comme toute autre substance sédative/hypnotique, zopiclone est un dépresseur du système nerveux central.
Des altérations des fonctions psychomotrices sont susceptibles dapparaître dans les heures qui suivent la prise.
Le risque daltération des fonctions psychomotrices, dont laptitude à conduire, augmente dans les situations suivantes :
· Prise de ce médicament moins de 12 heures avant dexercer une activité qui requiert une vigilance (voir rubrique 4.7) ;
· Prise dune dose supérieure à la dose recommandée ;
· Coadministration avec dautres dépresseurs du système nerveux central, de lalcool, des substances illicites, ou dautres médicaments qui augmentent les concentrations sanguines de zopiclone (voir rubrique 4.5).
Prévenir les patients de ne pas entreprendre dactivités dangereuses requérant une vigilance totale ou une coordination motrice telles que lutilisation de machines ou la conduite de véhicules suite à la prise de zopiclone et en particulier durant les 12 heures suivant cette prise.
Amnésie
Une amnésie antérograde est susceptible dapparaître dans les heures qui suivent la prise, en particulier lorsque le sommeil est interrompu ou que le moment du coucher est retardé par rapport à la prise du comprimé.
Pour diminuer ces risques, il est conseillé de prendre le médicament immédiatement avant le coucher, voire au lit (voir rubrique 4.2), et de se mettre dans les conditions les plus favorables pour une durée de sommeil ininterrompue de plusieurs heures (7‑8 heures) (voir rubrique 4.8).
Troubles du comportement
Chez certains sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant à des degrés divers une altération de létat de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire.
Peuvent être observés :
· insomnie exacerbée, cauchemars, agitation, nervosité,
· idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique, symptômes de type psychotique,
· désinhibition avec impulsivité,
· euphorie, irritabilité,
· amnésie antérograde,
· suggestibilité.
Ce syndrome peut saccompagner de troubles potentiellement dangereux pour le patient ou pour autrui, à type de :
· comportement inhabituel pour le patient,
· comportement auto- ou hétéro-agressif, notamment si lentourage tente dentraver lactivité du patient,
· conduites automatiques avec amnésie post-événementielle.
Ces manifestations imposent larrêt du traitement.
Somnambulisme et comportements associés
Des comportements complexes du sommeil, notamment le somnambulisme et dautres comportements associés tels que conduire en état de somnambulisme, préparer et consommer des aliments, passer des appels téléphoniques ou avoir des relations sexuelles, accompagnés d'amnésie au réveil, ont été rapportés chez des patients qui ont pris de la zopiclone et nétaient pas totalement éveillés.
Ces évènements peuvent se produire après la première prise ou toute utilisation ultérieure de zopiclone. Le traitement par zopiclone doit être immédiatement arrêté si un patient présente un comportement complexe du sommeil, en raison du risque pour lui-même et son entourage (voir rubriques 4.3, 4.5 et 4.8). La consommation d'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (SNC) avec de la zopiclone semble augmenter le risque de tels comportements, tout comme la prise de zopiclone à des doses supérieures à la dose maximale recommandée.
Risque daccumulation
Les benzodiazépines et apparentés (comme tous les médicaments) persistent dans lorganisme pour une période de lordre de 5 demi-vies (voir rubrique 5.2).
Chez des personnes âgées ou souffrantes dinsuffisance hépatique, la demi-vie peut sallonger considérablement. Lors de prises répétées, le médicament ou ses métabolites atteignent le plateau déquilibre beaucoup plus tard et à un niveau beaucoup plus élevé. Ce nest quaprès lobtention dun plateau déquilibre quil est possible dévaluer à la fois lefficacité et la sécurité du médicament.
Une adaptation posologique peut être nécessaire (voir rubrique 4.2).
Ce phénomène na pas été observé en cas dinsuffisance rénale dans les études réalisées avec la zopiclone (voir rubrique 5.2)
Risques associés à lutilisation concomitante dopioïdes :
Lutilisation concomitante de ZOPICLONE TEVA SANTE et dopioïdes peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou médicaments apparentés comme ZOPICLONE TEVA SANTE avec des opioïdes doit être réservée aux patients pour lesquels les alternatives thérapeutiques sont inadéquates. Si la décision est prise de prescrire ZOPICLONE TEVA SANTE de façon concomitante avec des opioïdes, il convient dutiliser la dose efficace la plus faible et la durée du traitement doit être aussi courte que possible (voir également les recommandations posologiques générales à la rubrique 4.2).
Les patients doivent être suivis étroitement pour détecter des signes et symptômes éventuels de dépression respiratoire et de sédation. A ce sujet, il est fortement recommandé dinformer les patients et leurs soignants (le cas échéant) de faire attention à ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Sujet âgé
Les benzodiazépines et produits apparentés doivent être utilisés avec prudence chez le sujet âgé, en raison du risque de sédation et/ou deffet myorelaxant qui peuvent favoriser les chutes, avec des conséquences souvent graves dans cette population, et en raison de la fréquence plus importante des troubles du comportement.
Précautions particulières demploi
La plus grande prudence est recommandée en cas dantécédents dalcoolisme ou dautres dépendances, médicamenteuses ou non (voir rubrique 4.5).
Dans tous les cas, lévaluation de linsomnie doit être systématiquement réalisée, et ses causes traitées, avant la prescription dun hypnotique.
Une insomnie peut révéler un trouble physique ou psychiatrique sous-jacent. La persistance ou laggravation de linsomnie après une période courte de traitement rend nécessaire une réévaluation du diagnostic clinique.
Durée du traitement
Elle doit être clairement énoncée au patient, en fonction du type de linsomnie (voir rubrique 4.2).
La dose efficace la plus faible possible doit être utilisée et la durée de traitement doit être la plus courte possible (voir rubrique 4.2), et ne doit pas dépasser 4 semaines, y compris la période de réduction de la posologie. Cette durée ne peut être dépassée quaprès réévaluation de létat du patient.
Suicide-Dépression Episode dépressif majeur
Certaines études épidémiologiques montrent une augmentation de lincidence des idées suicidaires, des tentatives de suicide et des suicides chez les patients dépressifs ou non, et traités par des benzodiazépines et autres hypnotiques, y compris la zopiclone. Cependant, le lien de causalité na pas été établi.
Linsomnie pouvant être un des symptômes de la dépression, celle-ci doit être traitée. En cas de persistance de linsomnie, le patient doit être réévalué.
Chez le sujet présentant un épisode dépressif majeur :
Les benzodiazépines et apparentés ne doivent pas être prescrits seuls car ils laissent la dépression évoluer pour son propre compte avec persistance ou majoration du risque suicidaire.
Le risque suicidaire étant présent chez ces patients, la plus petite quantité de zopiclone doit être mise à disposition de ces patients (prescription et délivrance) afin de limiter la possibilité dun surdosage intentionnel.
Modalités darrêt progressif du traitement
Elles doivent être énoncées au patient de façon précise.
Outre la nécessité de décroissance progressive des doses, les patients devront être avertis de la possibilité dun phénomène de rebond, afin de minimiser linsomnie qui pourrait découler des symptômes liés à cette interruption, même progressive.
Le patient doit être prévenu du caractère éventuellement inconfortable de cette phase.
Population pédiatrique
La tolérance et lefficacité de la zopiclone nont pas été démontrées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Par conséquent, la zopiclone nest pas recommandée dans cette population.
Populations particulières
Insuffisant respiratoire
Chez linsuffisant respiratoire, il convient de prendre en compte leffet dépresseur des benzodiazépines et apparentés (dautant que lanxiété et lagitation peuvent constituer des signes dappel dune décompensation de la fonction respiratoire qui justifie le passage en unité de soins intensifs) (voir rubrique 4.8).
Sujet âgé, insuffisant rénal
Aucune accumulation de la zopiclone na été mise en évidence après utilisation prolongée. Cependant, par mesure de prudence, il est recommandé de réduire la posologie de moitié (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisant hépatique
Les benzodiazépines et apparentés ne sont pas adaptés au traitement des patients atteints dinsuffisance hépatique sévère, car ils peuvent provoquer une encéphalopathie.
Excipients
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement ≪ sans sodium ≫.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et lutilisation de machines. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Médicaments hypnotiques
Les hypnotiques actuellement prescrits sont soit des benzodiazépines et apparentés (zolpidem, zopiclone), soit des antihistaminiques H1. Outre une majoration de la sédation lorsqu'ils sont prescrits avec d'autres médicaments dépresseurs du SNC, ou en cas de consommation alcoolique, il faut prendre en compte également, pour les benzodiazépines, la possibilité de majoration de l'effet dépresseur respiratoire lorsqu'elles sont associées avec des morphinomimétiques, d'autres benzodiazépines, ou du phénobarbital, et cela notamment chez le sujet âgé.
Opioïdes
Lutilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés comme ZOPICLONE TEVA SANTE avec des opioïdes augmente le risque de sédation, dépression respiratoire, coma et décès en raison de leffet cumulatif de dépression du SNC. La posologie et la durée de lutilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par lalcool de leffet sédatif des benzodiazépines et apparentés. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool.
+ Sodium (oxybate de)
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de la zopiclone par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique. Utiliser éventuellement un autre hypnotique.
Associations à prendre en compte
+ Barbituriques
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Autres hypnotiques
Majoration de la dépression centrale.
+ Autres médicaments sédatifs
Majoration de la dépression centrale.
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Avec la buprénorphine utilisée en traitement de substitution : risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale.
Evaluer attentivement le rapport bénéfice/risque de cette association. Informer le patient de la nécessité de respecter les doses prescrites.
Risque accru de collapsus avec arrêt respiratoire et/ou cardiaque.
+ Clarithromycine, érythromycine, télithromycine
Légère augmentation des effets sédatifs de la zopiclone.
+ Kétoconazole, itraconazole, voriconazole
Légère augmentation des effets sédatifs de la zopiclone.
+ Nelfinavir, inhibiteur de protéase boosté par ritonavir
Légère augmentation des effets sédatifs de la zopiclone.
En cas dutilisation dantalgiques opiacés, une potentialisation du sentiment deuphorie peut apparaître, ce qui peut conduire à une augmentation de la dépendance psychologique.
Lassociation du zopiclone avec les myorelaxants peut augmenter la relaxation musculaire.
Les composés qui inhibent ou induisent certaines enzymes hépatiques (en particulier le cytochrome P450) peuvent augmenter ou réduire lactivité des benzodiazépines et apparentés.
Dans la mesure où le zopiclone est principalement métabolisé par le CYP3 A4, les niveaux plasmatiques de zopiclone, et de ce fait leffet du zopiclone, peuvent être augmentés lorsquil est utilisé en association avec des médicaments qui inhibent le CYP3 A4. Il faut envisager une réduction de dose si le zopiclone est co-administré avec des inhibiteurs du CYP3 A4. Les médicaments inducteurs du CYP3 A4 peuvent réduire les taux plasmatiques de zopiclone et ainsi en diminuer son effet.
Une étude à dose unique a mis en évidence que la prise concomitante de zopiclone et de carbamazépine augmente leffet sédatif. Cependant, étant donné que la carbamazépine est un inducteur puissant du CYP3A4, il est attendu que lutilisation prolongée de la carbamazépine puisse entraîner une diminution des taux plasmatiques de zopiclone et réduise par conséquent ses effets hypnotiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
La sécurité dutilisation chez la femme enceinte et pendant lallaitement na pas été établie.
Grossesse
De nombreuses données issues détudes de cohorte nont pas mis en évidence la survenue deffets malformatifs lors dune exposition aux benzodiazépines au cours du 1° trimestre de la grossesse. Cependant, dans certaines études épidémiologiques cas-témoins, une augmentation de la survenue de fentes labio-palatines a été observée avec les benzodiazépines. Selon ces données, lincidence des fentes labio-palatines chez les nouveau-nés serait inférieure à 2/1000 après exposition aux benzodiazépines au cours de la grossesse alors que le taux attendu dans la population générale est de 1/1000.
En cas de prise de benzodiazépines à fortes doses aux 2° et/ou 3° trimestres de grossesse une diminution des mouvements actifs ftaux et une variabilité du rythme cardiaque ftal ont été décrits.
Un traitement en fin de grossesse par benzodiazépines même à faibles doses, peut être responsable chez le nouveau-né de signes d'imprégnation tels qu'hypotonie axiale, troubles de la succion entraînant une faible prise de poids. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de la benzodiazépine prescrite. A doses élevées, une dépression respiratoire ou des apnées, et une hypothermie peuvent apparaître chez le nouveau-né. Par ailleurs, un syndrome de sevrage néo-natal est possible, même en l'absence de signes d'imprégnation. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations du nouveau-né survenant à distance de l'accouchement. Le délai de survenue dépend de la demi-vie d'élimination du médicament et peut être important quand celle-ci est longue.
Compte tenu de ces données, par mesure de prudence, l'utilisation de zopiclone est déconseillée au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme.
En cas de prescription de zopiclone à une femme en âge de procréer, celle-ci devrait être avertie de la nécessité de contacter son médecin si une grossesse est envisagée ou débutée afin quil réévalue lintérêt du traitement.
En fin de grossesse, s'il s'avère réellement nécessaire d'instaurer un traitement par zopiclone, éviter de prescrire des doses élevées et tenir compte, pour la surveillance du nouveau-né, des effets précédemment décrits.
Allaitement
Bien que la concentration de zopiclone dans le lait maternel soit très faible, ce médicament ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La zopiclone peut influer de façon conséquente laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Prévenir les conducteurs de véhicules et les utilisateurs des machines, comme avec tout autre hypnotique, du risque possible damnésie, de difficulté de concentration et faiblesse musculaire, de somnolence, dallongement du temps de réaction, de vertiges, de torpeur, de vision floue ou double, et dune diminution de la vigilance ainsi que dune altération de la conduite qui peuvent diminuer la capacité à conduire des véhicules et utiliser des machines particulièrement pendant les 12 heures suivants ladministration de zopiclone (voir rubrique 4.8).
Afin de minimiser ce risque, une période de repos ininterrompue de 12 heures minimum est recommandée entre la prise de zopiclone et la conduite automobile, lutilisation des machines ou tout travail en hauteur.
Laltération de laptitude à conduire et des comportements tels que lendormissement au volant peuvent apparaitre sous zopiclone utilisée seule à dose thérapeutique.
De plus, ces phénomènes sont accentués par la prise concomitante dalcool ou dautres dépresseurs du système nerveux central (voir rubriques 4.4 et 4.5). Les patients doivent être informés de ne pas prendre dalcool ou dautres substances psychoactives lors dun traitement par zopiclone.
L'association avec d'autres médicaments sédatifs doit être déconseillée ou prise en compte en cas de conduite automobile ou d'utilisation de machines (voir rubrique 4.5).
Si la durée de sommeil est insuffisante, le risque d'altération de la vigilance est encore accru.
Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur incidence en utilisant la classification suivante :
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000, <1/100) ; rare (≥1/10000< 1/1000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Ils sont en rapport avec la dose ingérée et la sensibilité individuelle du patient.
Affections psychiatriques
· Peu fréquent : agitation, cauchemars.
· Rare : sentiments dengourdissement, confusion, dépression, modifications de la conscience, modifications de la libido, irritabilité, agressivité, agression, hallucinations, psychoses et somnambulisme (voir rubrique 4.4).
· Très rare : diminution de la libido.
· Fréquence indéterminée : troubles du comportement, idées délirantes, accès de colère, nervosité, comportements complexes du sommeil incluant somnambulisme (voir rubrique 4.4), dépendance physique et psychique même à doses thérapeutiques avec syndrome de sevrage ou de rebond à larrêt du traitement (voir rubrique 4.4), confusion, insomnie, tension.
Des symptômes de type psychotique, comportement inapproprié et autres troubles du comportement sont possibles au cours de la prise de benzodiazépines et apparentées.
Dans de rares cas, elles peuvent être importantes.
Ces symptômes sont plus susceptibles d'apparaître chez le sujet âgé et chez l'enfant (voir rubrique 4.4).
Dépression
Une dépression latente peut se déclarer pendant un traitement par les benzodiazépines ou apparentées (voir rubrique 4.4).
Affections du système nerveux
· Fréquent : baisse de la vigilance voire somnolence (particulièrement chez le sujet âgé), dysgueusie (goût amer ou métallique).
· Peu fréquent : sensations ébrieuses, céphalées, vertiges.
· Rare : amnésie antérograde, qui peut survenir aux doses thérapeutiques, le risque augmentant proportionnellement à la dose. Lamnésie peut saccompagner de comportements inappropriés (voir rubrique 4.4).
· Fréquence indéterminée : ataxie, paresthésie, troubles cognitifs tels que troubles de la mémoire, de lattention et de la parole, incoordination.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Rare : dyspnée.
· Fréquence indéterminée : dépression respiratoire.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Rare : éruptions cutanées, prurit, urticaire.
· Très rare : angidème.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
· Fréquence indéterminée : hypotonie musculaire.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Rare : asthénie.
Affections du système immunitaire
· Très rare : angidème, réactions anaphylactiques.
Affections oculaires
· Fréquence indéterminée : diplopie.
Affections gastro-intestinales
· Fréquent : sécheresse buccale.
· Peu fréquent : nausée.
· Rare : dyspepsie, vomissement, troubles gastro-intestinaux.
Affections hépatobiliaires
· Très rare : augmentation des transaminases et/ou des phosphatases alcalines sanguines pouvant exceptionnellement réaliser un tableau datteinte hépatique.
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
· Rare : chute (particulièrement chez le sujet âgé) (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le pronostic vital peut être menacé, notamment dans les cas de polyintoxication impliquant d'autres dépresseurs du système nerveux central (y compris l'alcool).
En cas de prise massive, les signes de surdosage se manifestent principalement par une dépression du SNC pouvant aller de la somnolence jusqu'au coma, selon la quantité ingérée.
Les cas bénins se manifestent par des signes de confusion mentale, une léthargie.
Les cas plus sérieux se manifestent par une ataxie, une hypotonie, une hypotension, une méthémoglobinémie, une dépression respiratoire, exceptionnellement un décès.
En cas de surdosage oral antérieur à 1 heure, l'induction de vomissement sera pratiquée si le patient est conscient ou, à défaut, un lavage gastrique avec protection des voies aériennes. Passé ce délai, l'administration de charbon activé peut permettre de réduire l'absorption.
Une surveillance particulière des fonctions cardio-respiratoires en milieu spécialisé est recommandée. L'hémodialyse n'est pas utile pour traiter un surdosage, du fait du large volume de distribution de la zopiclone.
L'administration de flumazénil injectable peut être utile pour le diagnostic et/ou le traitement d'un surdosage intentionnel ou accidentel en benzodiazépines.
L'antagonisme par le flumazénil de l'effet des benzodiazépines peut favoriser l'apparition de troubles neurologiques (convulsions), notamment chez le patient épileptique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : HYPNOTIQUES ET SEDATIFS, code ATC : N05CF01.
(N: système nerveux central)
La zopiclone appartient à la famille chimique des cyclopyrrolones et est apparentée à la classe des benzodiazépines.
Elle a une activité pharmacodynamique qualitativement semblable à celle des autres composés de cette classe:
· myorelaxante,
· anxiolytique,
· sédative,
· hypnotique,
· anticonvulsivante,
· amnésiante.
Ces effets sont liés à une action agoniste spécifique sur un récepteur central faisant partie du complexe "récepteurs macromoléculaires GABA-OMEGA", également appelés BZ1 et BZ2 et modulant l'ouverture du canal chlore.
Chez l'homme, la zopiclone augmente la durée et améliore la qualité du sommeil, diminue le nombre de réveils nocturnes et de réveils précoces.
Ces effets sont associés à un profil électro-encéphalographique caractéristique, différent de celui des benzodiazépines. Les études d'enregistrement du sommeil ont montré que la zopiclone diminue le stade I, prolonge le stade II, respecte ou prolonge les stades de sommeil profond (III et IV) et respecte le sommeil paradoxal.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
L'absorption de la zopiclone est rapide: les concentrations maximales sont atteintes en 1 h 30 à 2 heures et s'élèvent à environ 30, 60 et 115 ng/mL respectivement après administration de 3,75 mg, 7,5 mg et 15 mg. La biodisponibilité est de l'ordre de 80 %.
L'absorption n'est pas modifiée par l'heure de la prise ou la répétition des doses ni selon le sexe.
Distribution
La distribution du produit est très rapide à partir du compartiment vasculaire. La fixation aux protéines plasmatiques est faible (environ 45 %) et non saturable. Le risque d'interaction médicamenteuse lié à une défixation protéique est très faible.
Décroissance plasmatique: entre 3,75 mg et 15 mg, la décroissance plasmatique est indépendante de la dose.
La demi-vie d'élimination est d'environ 5 heures.
Les benzodiazépines et molécules apparentées passent la barrière hémato-encéphalique ainsi que dans le placenta et le lait maternel. En cas d'allaitement, la cinétique de la zopiclone dans le lait maternel est superposable à celle du plasma. Le pourcentage estimé de la dose ingérée par le nourrisson n'excéderait pas 0,2 % de la dose administrée à la mère par 24 heures.
Biotransformation
La zopiclone est fortement métabolisée au niveau du foie.
Parmi les métabolites, les 2 principaux sont le dérivé N-oxyde (pharmacologiquement actif chez l'animal) et le dérivé N-déméthylé (pharmacologiquement inactif chez l'animal). Leurs demi-vies apparentes évaluées à partir des données urinaires, sont respectivement 4 h 30 et 7 h 30, en accord avec le fait qu'ils n'ont pas montré d'accumulation significative à doses répétées (15 mg) pendant 14 jours. Chez l'animal, il n'a pas été mis en évidence d'induction enzymatique, même à fortes doses.
Élimination
La faible valeur de la clairance rénale de la zopiclone inchangée (en moyenne 8,4 mL/mn) comparée à la clairance plasmatique (232 mL/mn) indique que la clairance de la zopiclone est essentiellement métabolique. Le produit est éliminé par voie urinaire, 80 % environ, sous forme de métabolites libres (dérivés N-oxyde et N-déméthylé) et par les fèces, 16 %environ.
Populations à risque
· Sujet âgé: le métabolisme hépatique diminue légèrement et la demi-vie a une valeur moyenne de 7 heures. Malgré cela, différentes études n'ont pas mis en évidence d'accumulation plasmatique de la zopiclone lors d'administrations répétées.
· Insuffisance rénale: aucune accumulation de la zopiclone ou de ses métabolites n'a été décelée après utilisation prolongée. La zopiclone franchit la membrane de dialyse.
L'hémodialyse n'est pas utile pour traiter un surdosage, du fait du large volume de distribution de la zopiclone.
· Cirrhose: la clairance plasmatique de la zopiclone est nettement diminuée par ralentissement de la déméthylation: la posologie devra donc être adaptée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Sans objet.
Lactose monohydraté, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, amidon de maïs, amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.
Pelliculage : dioxyde de titane (E171), hypromellose.
Sans objet.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C et conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
5 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
14 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
20 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
28 comprimés en flacon (verre).
30 comprimés en flacon (verre).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
TEVA SANTE
100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DÉFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 352 984 7 8 : 5 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 352 985 3 9 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 352 987 6 8 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 352 988 2 9 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 352 989 9 7 : 28 comprimés en flacon (verre).
· 34009 352 990 7 9 : 30 comprimés en flacon (verre).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
La durée de prescription de ce médicament ne peut dépasser 4 semaines.
Médicaments liés cités dans ce texte
- IMOVANE 3,75 mg, comprimé pelliculé
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIANSERINE ARROW 10 mg, comprimé pelliculé
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
- SURMONTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- THALIDOMIDE ACCORD 50 mg, gélule
- EDLUAR 10 mg, comprimé sublingual
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- OXYBATE DE SODIUM KALCEKS 500 mg/mL, solution buvable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
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