GLATIRAMER MYLAN 40 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie
CIS 69849244
Informations à jour au 30 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 30/09/2020
GLATIRAMER MYLAN 40 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml de solution injectable contient 40 mg d'acétate de glatiramère*, correspondant à 36 mg de glatiramère base par seringue préremplie.
*L'acétate de glatiramère est le sel acétate de polypeptides synthétiques comprenant 4 acides aminés naturels : acide L-glutamique, L-alanine, L-tyrosine et L-lysine avec une fraction molaire moyenne de respectivement 0,129 - 0,153, 0,392 - 0,462, 0,086 - 0,100 et 0,300 - 0,374. Le poids moléculaire moyen de l'acétate de glatiramère est compris entre 5 000 et 9 000 daltons. En raison de la complexité de sa composition, aucun polypeptide spécifié ne peut être totalement caractérisé, y compris en termes de séquence d'acides aminés bien que la composition finale de l'acétate de glatiramère ne soit pas entièrement aléatoire.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide, incolore à légèrement jaune/brunâtre exempte de particules visibles.
La solution injectable a un pH de 5,5 - 7,0 et une osmolarité d'environ 300 mOsmol/l.
4.1. Indications thérapeutiques
L'acétate de glatiramère nest pas indiqué dans le traitement des formes progressives demblée ou secondairement progressives de sclérose en plaques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie recommandée chez l'adulte est de 40 mg d'acétate de glatiramère (une seringue préremplie) administrés par voie sous-cutanée trois fois par semaine, à au moins 48 heures dintervalle.
En létat actuel des connaissances, la durée de traitement ne peut être précisée.
La décision dun traitement de longue durée sera prise sur la base dune évaluation clinique personnalisée au cas par cas par le médecin traitant.
Insuffisants rénaux
Lacétate de glatiramère na pas été étudié spécifiquement chez les patients atteints dune insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Personnes âgées
Lacétate de glatiramère na pas été étudié spécifiquement chez les personnes âgées.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de lacétate de glatiramère chez les enfants et les adolescents nont pas été établies.
Linformation disponible sur lutilisation de l'acétate de glatiramère 40 mg/ml trois fois par semaine chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans nest pas suffisante pour recommander son utilisation. Par conséquent, l'acétate de glatiramère 40 mg/ml trois fois par semaine ne doit pas être utilisé dans cette population.
Mode dadministration
GLATIRAMER MYLAN doit être administré par voie sous-cutanée.
Les patients doivent être formés aux techniques dauto-injection. Ils doivent être surveillés par un professionnel de santé lors de leur première auto-injection et pendant les 30 minutes qui suivent.
Un site dinjection différent doit être choisi pour chaque injection, ce qui réduira les risques dirritation ou de douleur au site dinjection. Les sites dauto-injection comprennent labdomen, les bras, les hanches et les cuisses.
Le dispositif MYJECT est à disposition des patients souhaitant effectuer leur injection à laide dun dispositif dinjection. Le dispositif MYJECT est un auto-injecteur qui doit être utilisé avec les seringues préremplies de GLATIRAMER MYLAN et il na pas été testé avec dautres seringues préremplies. Le dispositif MYJECT doit être utilisé selon le mode demploi fourni par le fabricant du dispositif.
Lacétate de glatiramère est contre-indiqué dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à la substance active (acétate de glatiramère) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le médecin traitant doit expliquer au patient que dans les minutes suivant l'injection de lacétate de glatiramère, une réaction peut survenir, associant un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitations ou tachycardie (voir rubrique 4.8). La majorité de ces symptômes est généralement transitoire et disparait spontanément sans séquelle. Si un effet indésirable sévère survient, le patient doit immédiatement arrêter le traitement par lacétate de glatiramère et contacter son médecin ou un service médical durgence. Un traitement symptomatique adapté pourra être instauré si nécessaire.
Il ny a pas de données suggérant quune population particulière de patients est plus à risque de présenter de telles réactions. Cependant, la prudence est requise lorsque l'on administre lacétate de glatiramère à des patients ayant des antécédents daffections cardiaques. Ces patients doivent être suivis régulièrement durant le traitement.
Des convulsions et/ou des réactions anaphylactoïdes ou allergiques ont été rarement rapportées.
Des réactions d'hypersensibilité sévères (telles que bronchospasme, anaphylaxie ou urticaire) peuvent rarement se produire. Dans le cas de réactions graves, un traitement approprié devra être instauré et le traitement par lacétate de glatiramère devra être arrêté.
Des anticorps anti-acétate de glatiramère ont été détectés dans le sérum de patients traités au long cours par lacétate de glatiramère. Les taux maximaux ont été atteints en moyenne après 3 à 4 mois de traitement, puis ces taux ont diminué et se sont stabilisés à un niveau légèrement supérieur par rapport à la valeur initiale.
Il ny a pas de données disponibles suggérant que ces anticorps anti-acétate de glatiramère soient de type neutralisant ou que leur production puisse altérer l'efficacité clinique de lacétate de glatiramère.
Chez les patients insuffisants rénaux, la fonction rénale doit être surveillée pendant la durée de traitement par lacétate de glatiramère. Bien que l'existence de dépôt glomérulaire de complexes immuns n'ait pas été démontrée, cette possibilité ne peut être exclue.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les interactions entre lacétate de glatiramère et d'autres médicaments n'ont pas été évaluées de façon systématique.
Il n'existe pas de données sur une éventuelle interaction avec linterféron bêta.
Une augmentation de l'incidence des réactions aux sites d'injection a été observée chez les patients traités par lacétate de glatiramère recevant simultanément des corticostéroïdes.
Des études in vitro suggèrent que l'acétate de glatiramère est fortement lié aux protéines plasmatiques mais nest pas déplacé par ou ne déplace pas la phénytoïne ou la carbamazépine. Néanmoins, dans la mesure où l'acétate de glatiramère possède théoriquement la capacité d'affecter la distribution des substances se liant aux protéines plasmatiques, lutilisation concomitante de tels médicaments doit être étroitement surveillée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données actuelles provenant de lutilisation de lacétate de glatiramère 20 mg/ml chez les femmes enceintes n'indiquent pas deffet malformatif ou une toxicité foeto/néonatale. Les données provenant de lutilisation de lacétate de glatiramère 40 mg/ml chez des femmes enceintes sont cohérentes avec ces résultats. A ce jour, aucune donnée épidémiologique pertinente nest disponible. Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de lacétate de glatiramère pendant la grossesse hormis dans les cas où le risque encouru par la mère est supérieur à celui encouru par le ftus.
Allaitement
On ne sait pas si lacétate de glatiramère ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez le rat, aucun effet significatif sur la progéniture n'a été observé, à l'exception d'une légère réduction du gain pondéral chez la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de l'allaitement (voir rubrique 5.3).
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement par lacétate de glatiramère, en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La plupart des données de sécurité demploi de lacétate de glatiramère ont été cumulées pour lacétate de glatiramère 20 mg/ml administré par injection sous-cutanée une fois par jour. Cette rubrique présente les données de sécurité cumulées issues de quatre études cliniques contrôlées versus placebo menées avec lacétate de glatiramère 20 mg/ml administré une fois par jour et dune étude clinique contrôlée versus placebo menée avec lacétate de glatiramère 40 mg/ml administré trois fois par semaine.
Une comparaison directe de la sécurité entre lacétate de glatiramère 20 mg/ml (administré une fois par jour) et lacétate de glatiramère 40 mg/ml (administré trois fois par semaine) dans la même étude na pas été effectuée.
Acétate de glatiramère 20 mg/ml (administré une fois par jour)
Dans toutes les études cliniques menées avec lacétate de glatiramère 20 mg/ml, les réactions aux sites dinjection ont été les effets indésirables les plus fréquents et ont été rapportées par une majorité de patients traités par lacétate de glatiramère. Dans les études contrôlées, le pourcentage de patients ayant rapporté ces réactions au moins une fois, était plus important dans les groupes traités par lacétate de glatiramère 20 mg/ml par rapport au groupe placebo (70 % versus 37 %). Les réactions aux sites d'injection rapportées plus fréquemment chez les patients traités par lacétate de glatiramère 20 mg/ml que chez ceux recevant le placebo étaient : érythème, douleur, induration, prurit, dème, inflammation et hypersensibilité.
Des réactions immédiates post-injection ont été décrites. Elles comprenaient au moins un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitation ou tachycardie (voir rubrique 4.4). Une telle réaction peut survenir dans les minutes qui suivent l'injection de lacétate de glatiramère. Au moins un des symptômes caractérisant cette réaction immédiate post-injection a été rapporté au moins une fois par 31 % des patients recevant lacétate de glatiramère 20 mg/ml comparé à 13 % dans le groupe placebo.
Tous les effets indésirables, rapportés plus fréquemment chez les patients traités par lacétate de glatiramère 20 mg/ml que chez ceux recevant le placebo, sont présentés dans le tableau ci-après. Ces résultats sont issus de 4 essais pivots en double aveugle contre placebo, au cours desquels 512 patients ont reçu lacétate de glatiramère 20 mg/jour et 509 ont reçu un placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois. Trois essais portant sur la SEP de type récurrente/rémittente (SEPRR) ont inclus un total de 269 patients traités par lacétate de glatiramère 20 mg/jour et 271 patients ayant reçu le placebo, pendant une durée allant jusqu'à 35 mois. Le quatrième essai, réalisé chez des patients qui avaient présenté un premier évènement clinique et qui étaient considérés comme présentant un risque élevé de développer une SEP cliniquement définie, incluait 243 patients traités par lacétate de glatiramère 20 mg/jour et 238 patients ayant reçu le placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois.
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Classe de systèmes dorganes (CSO) |
Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) |
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Infections et infestations |
Infection, grippe |
Bronchite, gastro-entérite, infection à herpès simplex, otite moyenne, rhinite, abcès dentaire, candidose vaginale* |
Abcès, cellulite, furoncle, zona, pyélonéphrite |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) |
Tumeur cutanée bénigne, tumeur |
Cancer cutané |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Lymphadénopathie* |
Leucocytose, leucopénie, splénomégalie, thrombocytopénie, anomalies morphologiques des lymphocytes |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité |
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Affections endocriniennes |
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Goitre, hyperthyroïdie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Anorexie, prise de poids* |
Intolérance à lalcool, goutte, hyperlipidémie, hypernatrémie, diminution de la ferritine sérique |
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Affections psychiatriques |
Anxiété*, dépression |
Nervosité |
Rêves anormaux, état confusionnel, état euphorique, hallucination, hostilité, manie, troubles de la personnalité, tentative de suicide |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Dysgueusie, hypertonie, migraine, trouble de lélocution, syncope, tremblements* |
Syndrome du canal carpien, trouble cognitif, convulsions, dysgraphie, dyslexie, dystonie, trouble moteur, myoclonie, névrite, blocage neuromusculaire, nystagmus, paralysie, paralysie du nerf sciatique, stupeur, déficit du champ visuel |
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Affections oculaires |
Diplopie, affection oculaire* |
Cataracte, lésion de la cornée, sécheresse oculaire, hémorragie oculaire, ptosis, mydriase, atrophie optique |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Affection de loreille |
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Affections cardiaques |
Palpitations*, tachycardie* |
Extrasystoles, bradycardie sinusale, tachycardie paroxystique |
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Affections vasculaires |
Vasodilatation* |
Varice |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée* |
Toux, rhinite saisonnière |
Apnée, épistaxis, hyperventilation, laryngospasme, affection pulmonaire, sensation détouffement |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées* |
Affection ano-rectale, constipation, caries dentaires, dyspepsie, dysphagie, incontinence fécale, vomissements* |
Colite, polype du colon, entérocolite, éructation, ulcère sophagien, parodontite, hémorragie rectale, augmentation du volume des glandes salivaires |
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Affections hépatobiliaires |
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Test de la fonction hépatique anormal |
Cholélithiase, hépatomégalie |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Eruption cutanée* |
Ecchymose, hyperhidrose, prurit, affection cutanée*, urticaire |
Angioedème, dermite de contact, érythème noueux, nodule cutané |
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Affections musculo- squelettiques et systémiques |
Arthralgie, dorsalgie* |
Cervicalgie |
Arthrite, bursite, douleur du flanc, atrophie musculaire, ostéoarthrite |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Miction impérieuse, pollakiurie, rétention urinaire |
Hématurie, néphrolithiase, affection du tractus urinaire, anomalie des urines |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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Avortement |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Engorgement mammaire, dysfonctionnement érectile, prolapsus pelvien, priapisme, affections prostatiques, frottis vaginal anormal, affections testiculaires, hémorragie vaginale, affection vulvo-vaginale |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie, douleur thoracique*, réactions au site dinjection*§, douleur* |
Frissons*, dème du visage*, atrophie au site dinjection♣, réaction locale*, dème périphérique, dème, fièvre |
Kyste, sensation de « gueule de bois », hypothermie, réaction immédiate post-injection, inflammation, nécrose au site dinjection, affection des muqueuses |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Syndrome post-vaccinal |
* Incidence supérieure de plus de 2 % (>2/100) dans le groupe traité par lacétate de glatiramère par rapport au groupe placebo. La différence dincidence des effets indésirables sans le symbole * est inférieure ou égale à 2 %.
§ Le terme « réactions au site dinjection » (différents types) reprend tous les effets indésirables survenant au site dinjection, à lexception de latrophie au site dinjection et de la nécrose au site dinjection, qui sont présentées séparément dans le tableau.
♣ Comprend des termes qui correspondent à une lipoatrophie localisée aux sites d'injection.
Dans le quatrième essai mentionné ci-dessus, une phase de traitement en ouvert a suivi la phase contrôlée versus placebo. Aucune modification du profil de sécurité connu de lacétate de glatiramère 20 mg/ml n'a été observée pendant la période dextension en ouvert allant jusqu'à 5 ans.
De rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000) cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés chez des patients souffrant de sclérose en plaques et traités par lacétate de glatiramère dans des essais cliniques non contrôlés et depuis la commercialisation de lacétate de glatiramère.
Acétate de glatiramère 40 mg/ml (administré trois fois par semaine)
La sécurité de lacétate de glatiramère 40 mg/ml a été évaluée à partir dune étude clinique en double aveugle, contrôlée versus placebo menée chez des patients atteints de SEP-RR incluant au total 943 patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml trois fois par semaine et 461 patients recevant le placebo pendant 12 mois.
Dune façon générale, les effets indésirables observés chez les patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml administré trois fois par semaine étaient déjà connus et déclarés pour lacétate de glatiramère 20 mg/ml administré une fois par jour. De façon plus particulière, les réactions au site dinjection (RSI) et les réactions immédiates post-injection (RIPI) ont été moins fréquemment rapportées avec lacétate de glatiramère 40 mg/ml administré trois fois par semaine quavec lacétate de glatiramère 20 mg/ml administré une fois par jour (respectivement 35,5 % versus 70 % pour les RSI et 7,8 % versus 31 % pour les RIPI).
Les réactions au site dinjection ont été rapportées chez 36 % des patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml contre 5 % des patients recevant le placebo. Les réactions immédiates post-injection ont été rapportées chez 8 % des patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml contre 2 % des patients recevant le placebo.
Quelques effets indésirables spécifiques ont pu être remarqués :
· Une réponse anaphylactique a été rarement observée (≥ 1/10 000, < 1/1 000) chez les patients souffrant de SEP traités par lacétate de glatiramère 20 mg/ml dans des études non contrôlées et depuis la commercialisation de lacétate de glatiramère. Elle a été rapportée chez 0,3 % des patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml (peu fréquent : ≥ 1/1 000 à < 1/100).
· Aucune nécrose au site dinjection na été rapportée.
· Des érythèmes cutanés et des douleurs aux extrémités, non déclarés pour lacétate de glatiramère 20 mg/ml, ont chacun été rapportés chez 2,1 % des patients traités par lacétate de glatiramère 40 mg/ml (fréquent : ≥ 1/100 à < 1/10).
· Une lésion hépatique dorigine médicamenteuse et une hépatite toxique, également rarement rapportés chez les patients souffrant de SEP traités par lacétate de glatiramère 20 mg/ml depuis la commercialisation, ont été rapportés chez un patient (0,1 %) traité par lacétate de glatiramère 40 mg/ml (peu fréquent : ≥ 1/1 000 à < 1/100).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Quelques cas de surdosage avec lacétate de glatiramère (jusquà 300 mg dacétate de glatiramère) ont été rapportés. Ces cas nont été associés à aucun effet indésirable autre que ceux mentionnés dans la rubrique 4.8.
Prise en charge
En cas de surdosage, les patients doivent être suivis et un traitement symptomatique approprié doit être instauré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Immunostimulants, autres immunostimulants, code ATC : L03AX13.
Mécanisme daction
Le mécanisme d'action par lequel l'acétate de glatiramère exerce ses effets thérapeutiques dans les formes rémittentes de SEP n'est pas entièrement élucidé mais lon suppose que lacétate de glatiramère impliquerait une modulation du système immunitaire. Des études menées chez lanimal et chez des patients atteints de SEP suggèrent que lacétate de glatiramère agit sur les cellules responsables de limmunité innée, notamment les monocytes, les cellules dendritiques et les lymphocytes B, qui modulent les fonctions adaptatives des lymphocytes B et T induisant une sécrétion anti-inflammatoire et régulatrice des cytokines. On ne sait pas si l'effet thérapeutique est médié par les effets cellulaires décrits ci-dessus car la physiopathologie de la SEP n'est que partiellement comprise.
Efficacité et sécurité clinique
Sclérose en plaques de type récurrente/rémittente
Des preuves étayant lefficacité de l'acétate de glatiramère 40 mg/ml administré par injection sous-cutanée trois fois par semaine dans la diminution de la fréquence des poussées sont issues dune étude clinique contrôlée versus placebo de 12 mois.
Dans lessai clinique pivot, la sclérose en plaques de type récurrente/rémittente était caractérisée soit par au moins une poussée documentée au cours des 12 derniers mois, soit par au moins deux poussées documentées au cours des 24 derniers mois, soit par une poussée documentée entre les 12 et 24 derniers mois avec au moins une lésion T1 rehaussée par le gadolinium mise en évidence sur une IRM (imagerie par résonance magnétique) réalisée au cours des 12 derniers mois.
La mesure du critère principal était le nombre total de poussées confirmées. Les critères secondaires mesurés par IRM incluaient le nombre cumulé de nouvelles lésions/lésions élargies en T2 à lIRM et le nombre cumulé de lésions élargies sur les images pondérées en T1, mesurées au 6ème et 12ème mois.
Au total, 1 404 patients ont été randomisés selon un ratio 2:1 pour recevoir soit l'acétate de glatiramère 40 mg/ml (n = 943) soit le placebo (n = 461). Les données démographiques à linclusion, les caractéristiques de la SEP et les paramètres IRM initiaux étaient similaires dans les deux groupes de traitement. Les patients présentaient une médiane de 2,0 poussées au cours des deux années précédant la sélection.
En comparaison avec le placebo, les patients traités par l'acétate de glatiramère 40 mg/ml administré trois fois par semaine avaient des réductions statistiquement significatives et pertinentes dans les mesures du critère principal et du critère secondaire qui étaient cohérentes avec leffet du traitement par l'acétate de glatiramère 20 mg/ml administré une fois par jour.
Le tableau ci-dessous présente les valeurs correspondant aux mesures du critère principal et du critère secondaire pour la population en intention de traiter :
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Mesure du critère |
Valeurs moyennes ajustées |
Valeur de p |
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Acétate de glatiramère (AG) (40 mg/ml) |
Placebo (N = 461) |
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Taux annualisé de poussée (TAP) |
0,331 |
0,505 |
p < 0,0001 |
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Différence de risque absolu* (intervalle de confiance à 95 %) |
-0.174 [-0.2841 à -0,0639] |
||
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Nombre cumulé de nouvelles lésions/lésions élargies en T2 à 6 et 12 mois |
3,650 |
5,592 |
p < 0,0001 |
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Rapport du nombre de lésions en T2** (intervalle de confiance à 95 %) |
0.653 [0.546 à 0,780] |
||
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Nombre cumulé de lésions élargies sur les images pondérées en T1 à 6 et 12 mois |
0,905 |
1,639 |
p < 0,0001 |
|
Rapport du nombre de lésions en T1 ** (intervalle de confiance à 95 %) |
0,552 [0,436 à 0,699] |
||
* La différence de risque absolu est définie comme la différence entre le TAP moyen ajusté de lAG 40 mg trois fois par semaine et le TAP moyen ajusté du placebo.
** Le rapport du nombre de lésions est défini comme le rapport entre les taux moyens ajustés de lAG 40 mg trois fois par semaine et du placebo.
Une comparaison directe de lefficacité et de la sécurité entre l'acétate de glatiramère 20 mg/ml (administré une fois par jour) et l'acétate de glatiramère 40 mg/ml (administré trois fois par semaine) dans la même étude na pas été effectuée.
Acétate de glatiramère 40 mg/ml : La proportion de patients présentant une progression confirmée du handicap à 3 mois est un critère dévaluation exploratoire au cours des 12 mois de létude contrôlée versus placebo (GALA). Une progression confirmée du handicap à 3 mois a été observée chez 3 % et 3,5 % des patients du groupe placebo et du groupe traité par lacétate de glatiramère respectivement (odds ratio, OR [IC à 95 %] : 1,182 [0,661, 2,117] (p = 0,5726)). Si lon prend en compte lextension en ouvert de létude (jusquà 7 ans), le délai avant confirmation dune progression du handicap à 6 mois constitue un critère dévaluation exploratoire. Le risque relatif [IC à 95 %] chez les patients en intention de traiter, entre le groupe traité par lacétate de glatiramère précocément et le groupe traité par lacétate de glatiramère de manière retardée a été de 0,892 [0,688, 1,157] (p = 0,3898).
Aucune donnée nest actuellement disponible concernant lutilisation de l'acétate de glatiramère dans le traitement des formes progressives d'emblée ou secondairement progressives.
GLATIRAMER MYLAN 40 mg/ml est un médicament hybride. Des informations détaillées sont disponible sur le répertoire des médicaments approuvés en procédure de reconnaissance mutuelle (MRI product index) ; http://mri.medagencies.org/Human/.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
5.3. Données de sécurité préclinique
Un dépôt de complexe immun dans les glomérules rénaux a été rapporté chez un petit nombre de rats et de singes traités pendant au moins 6 mois. Dans une étude d'une durée de 2 ans chez le rat, il n'a pas été observé de dépôt de complexes immuns dans les glomérules rénaux.
Une réaction anaphylactique a été rapportée après administration à des animaux sensibilisés (cobaye et souris). La pertinence de ces résultats pour l'Homme est inconnue.
Une toxicité au site d'injection après administration répétée a été observée fréquemment chez l'animal.
Chez le rat, on a observé une réduction légère mais statistiquement significative du gain pondéral de la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de lallaitement aux doses sous-cutanées ≥ 6mg/kg/jour (2,83 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez lHomme pour un adulte de 60 kg sur la base de mg/m2) par rapport au groupe témoin. Aucun autre effet significatif sur la croissance de la progéniture et le développement du comportement n'a été observé.
Mannitol, eau pour préparations injectables
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière.
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Ne pas congeler.
Si les seringues préremplies ne peuvent être conservées au réfrigérateur, elles peuvent être conservées entre 15°C et 25°C, une seule fois, jusquà 1 mois maximum.
Après cette période de 1 mois, si les seringues préremplies dacétate de glatiramère nont pas été utilisées et sont toujours dans leur emballage dorigine, elles doivent être remises au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Le médicament est conditionné en seringue préremplie à usage unique constituée dun cylindre en verre avec une aiguille intégrée. Un bouchon en caoutchouc (bromobutyle de type 1) est monté sur le cyclindre assurant la fermeture et agit comme piston lors de linjection. Une tige d'entraînement est vissée au bouchon en caoutchouc. L'aiguille est recouverte d'un capuchon protecteur.
Le volume de solution contenue dans une seringue est de 1.0 ml.
3 seringues préremplies.
12 seringues préremplies.
36 (3x12) seringues préremplies.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Réservé à un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 269 1 2 : 3 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml
· 34009 301 269 2 9 : 12 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml
· 34009 301 269 3 6 : 36 (3x12) seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en neurologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.