SINGULAIR 10 mg, comprimé pelliculé
CIS 69863646
Informations à jour au 9 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 09/08/2021
SINGULAIR 10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Un comprimé pelliculé contient 10 mg de montelukast sous forme de montelukast sodique.
Excipients à effet notoire : Ce médicament contient 89,3 mg de lactose monohydraté par comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Beige, carré à bords arrondis, pelliculé, dune taille de 7,9 mm x 7,9 mm avec SINGULAIR gravé sur une face, MSD 117 sur lautre.
4.1. Indications thérapeutiques
SINGULAIR est également indiqué en traitement préventif de lasthme induit par leffort.
4.2. Posologie et mode d'administration
Chez ladulte et ladolescent de 15 ans et plus, asthmatiques, avec ou sans rhinite allergique saisonnière associée, la posologie préconisée est de 1 comprimé à 10 mg par jour le soir.
Recommandations générales
Leffet thérapeutique de SINGULAIR sur les symptômes de lasthme apparaît dès le premier jour. SINGULAIR peut être pris avec ou sans aliments.
Informer les patients quils doivent poursuivre leur traitement même si lasthme est stabilisé, ainsi que durant les périodes dexacerbation des symptômes. SINGULAIR ne doit pas être utilisé de façon concomitante avec dautres médicaments contenant le même principe actif (le montelukast).
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les sujets âgés, les sujets présentant une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique légère à modérée. Il nexiste pas de données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. La posologie est la même quel que soit le sexe du patient.
Administration de SINGULAIR avec les autres traitements de lasthme
SINGULAIR peut sassocier au traitement en cours de lasthme.
Corticoïdes administrés par voie inhalée : SINGULAIR peut être ajouté au traitement en cours lorsque la corticothérapie inhalée et l'utilisation d'un bêta-2-mimétique de courte durée d'action «à la demande» pour le traitement des symptômes n'apportent pas un contrôle suffisant des symptômes. Le traitement par SINGULAIR ne doit pas se substituer brutalement à la corticothérapie par voie inhalée (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
SINGULAIR 10 mg, comprimé pelliculé ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 15 ans. La sécurité et lefficacité de SINGULAIR 10 mg, comprimé pelliculé chez les enfants de moins de 15 ans nont pas été établies.
Chez les enfants âgés de 6 à 14 ans, des comprimés à croquer dosés à 5 mg sont disponibles.
Chez les enfants âgés de 2 à 5 ans, des comprimés à croquer dosés à 4 mg sont disponibles.
Chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans, des granulés dosés à 4 mg sont disponibles.
Mode dadministration
Voie orale.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le montelukast ne doit pas se substituer brutalement aux corticoïdes administrés par voie inhalée ou par voie orale.
Il nexiste pas de données permettant de démontrer qu'il est possible de diminuer la dose de corticoïdes administrés par voie orale lorsqu'un traitement par le montelukast est instauré.
Rarement, il a été décrit chez des patients recevant des médicaments antiasthmatiques, dont fait partie le montelukast, la survenue dune hyperéosinophilie parfois associée à des symptômes de vascularite sinscrivant dans le syndrome de Churg-Strauss qui lui-même est souvent traité par la corticothérapie par voie systémique. Ces cas ont parfois été associés à la réduction ou larrêt dune corticothérapie orale. Bien quil nait pas été établi de lien de causalité avec les antagonistes des récepteurs aux leucotriènes, les médecins doivent rester vigilants lors de lapparition dune hyperéosinophilie, de signes de vascularite, dune aggravation des symptômes respiratoires, dune complication cardiaque et/ou de neuropathie chez leurs patients. Le cas des patients développant de tels symptômes doit être réévalué ainsi que les traitements administrés.
Le traitement par montelukast ne dispense pas les patients asthmatiques sensibles à laspirine déviter la prise daspirine et dautres anti-inflammatoires non-stéroïdiens.
Des évènements neuropsychiatriques ont été rapportés chez des adultes, des adolescents et des enfants prenant Singulair (voir rubrique 4.8). Les patients et les médecins doivent rester vigilants en cas de survenue dévénements neuropsychiatriques. Les patients et/ou les proches aidants doivent être avertis de la nécessité dinformer leur médecin si de tels changements apparaissent. Dans ces cas, les prescripteurs doivent évaluer avec attention les risques et les bénéfices de la poursuite du traitement par Singulair.
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le montelukast peut être administré avec les autres traitements habituellement utilisés en prévention et en traitement de fond de lasthme. Les études dinteractions réalisées aux doses préconisées de montelukast nont pas mis en évidence de conséquences cliniques importantes liées à un effet sur la pharmacocinétique des médicaments suivants : théophylline, prednisone, prednisolone, contraceptifs oraux (éthinylestradiol/noréthindrone 35/1), terfénadine, digoxine et warfarine.
Ladministration de phénobarbital chez les sujets traités par montelukast a entraîné une diminution d'environ 40 % de l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques du montelukast. Le montelukast est métabolisé par les CYP 3A4, 2C8 et 2C9. Par conséquent, la prudence est requise, en particulier chez les enfants, lors de l'administration concomitante de montelukast et de médicaments inducteurs des CYP 3A4, 2C8 et 2C9 comme la phénytoïne, le phénobarbital et la rifampicine.
Des études in vitro ont montré que le montelukast est un puissant inhibiteur du cytochrome CYP 2C8. Néanmoins, les résultats d'une étude clinique ayant pour objectif l'étude des interactions entre montelukast et rosiglitazone (substrat de référence du CYP 2C8) n'ont pas mis en évidence d'effet inhibiteur du montelukast sur le CYP 2C8 in vivo. Par conséquent, il n'est pas attendu d'interactions pharmacocinétiques significatives lorsque le montelukast est utilisé en association à des médicaments métabolisés par cette enzyme (par exemple, paclitaxel, rosiglitazone et répaglinide).
Des études in vitro ont montré que le montelukast est un substrat du CYP 2C8 et, dans une moindre mesure, du 2C9 et du 3A4. Dans une étude clinique dinteraction médicamenteuse réalisée avec le montelukast et le gemfibrozil (un inhibiteur des CYP 2C8 et 2C9), le gemfibrozil a augmenté lexposition systémique au montelukast dedun facteur 4,4 fois. Aucun ajustement de la posologie habituelle du montelukast nest nécessaire lors de ladministration concomitante du montelukast avec le gemfibrozil ou dautres inhibiteurs puissants du CYP 2C8 ; cependant, il convient de tenir compte du risque potentiel daugmentation des effets indésirables.
Daprès ces données in vitro, il nest pas attendu dinteractions médicamenteuses cliniquement significatives avec les inhibiteurs moins puissants du CYP 2C8 (par exemple, le triméthoprime). Ladministration concomitante de montelukast et ditraconazole, un inhibiteur puissant du CYP 3A4, a entraîné une augmentation non significative de lexposition systémique du montelukast.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études réalisées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères sur le déroulement de la grossesse ou le développement embryonnaire/ftal.
Les données disponibles provenant détudes de cohorte prospectives et rétrospectives publiées évaluant les malformations congénitales majeures observées lors de lutilisation de montelukast chez des femmes enceintes, n'ont pas établi de risque associé au médicament. Les études disponibles présentent des limites méthodologiques, notamment une petite taille déchantillon, dans certains cas le recueil de données rétrospectives et des groupes comparateurs non pertinents.
SINGULAIR ne sera utilisé au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement
Des études chez le rat ont montré que le montelukast est excrété dans le lait (voir rubrique 5.3). On ne sait pas si le montelukast/les métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
SINGULAIR ne sera utilisé au cours de l'allaitement que si nécessaire.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le montelukast a été étudié au cours dessais cliniques comme suit :
· en comprimés pelliculés à 10 mg chez environ 4 000 patients asthmatiques adultes et adolescents âgés de 15 ans et plus,
· en comprimés pelliculés à 10 mg chez environ 400 patients asthmatiques adultes et adolescents âgés de 15 ans et plus présentant une rhinite allergique saisonnière,
· en comprimés à croquer à 5 mg chez environ 1 750 enfants asthmatiques âgés de 6 à 14 ans.
Au cours des essais cliniques, les effets indésirables suivants, imputables au médicament, ont été rapportés fréquemment (≥ 1/100 à < 1/10) chez des patients asthmatiques traités par montelukast et avec une incidence supérieure à celle des patients traités par placebo :
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Classes organiques |
Adultes et adolescents âgés de 15 ans et plus (deux études de 12 semaines ; n = 795) |
Enfants âgés de 6 à 14 ans (une étude de 8 semaines ; n = 201) (deux études de 56 semaines ; n = 615) |
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Troubles du système nerveux |
céphalées |
céphalées |
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Troubles gastro-intestinaux |
douleurs abdominales |
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Dans les essais cliniques, le profil de sécurité ne sest pas modifié chez les quelques patients ayant reçu un traitement prolongé allant jusquà 2 ans pour des adultes et jusquà 12 mois pour des enfants de 6 à 14 ans.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables, rapportés depuis la mise sur le marché, sont présentés dans le tableau ci-dessous par classe de système d'organe et par effets indésirables. Les catégories de fréquence sont estimées sur la base des essais cliniques correspondants.
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Classe de système d'organe |
Effets indésirables |
Catégorie de fréquence* |
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Infections et infestations |
Infection des voies aériennes supérieures |
Très fréquent |
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Troubles hématologiques et du système lymphatique |
Augmentation du risque de saignement |
Rare |
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Thrombocytopénie |
Très rare |
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Troubles du système immunitaire |
Réactions d'hypersensibilité incluant anaphylaxie |
Peu fréquent |
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Infiltration éosinophile hépatique |
Très rare |
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Troubles psychiatriques |
Rêves anormaux, cauchemars, insomnie, somnambulisme, anxiété, agitation incluant agressivité ou comportement hostile, dépression, hyperactivité psychomotrice (incluant irritabilité, fébrilité, tremblements§) |
Peu fréquent |
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Troubles de lattention, troubles de la mémoire, tic |
Rare |
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Hallucinations, désorientation, idées suicidaires avec tentatives de suicide, symptômes obsessionnels compulsifs, dysphémie |
Très rare |
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Troubles du système nerveux |
Etourdissements, somnolence, paresthésie/hypoesthésie, convulsions |
Peu fréquent |
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Troubles cardiaques |
Palpitations |
Rare |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
Epistaxis |
Peu fréquent |
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Syndrome de Churg-Strauss (SCS) (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
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Eosinophilie pulmonaire |
Très rare |
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Troubles gastro-intestinaux |
Diarrhée, nausée, vomissements |
Fréquent |
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Sécheresse de la bouche, dyspepsie |
Peu fréquent |
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Troubles hépatobiliaires |
Augmentation des transaminases sériques (ALAT, ASAT) |
Fréquent |
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Hépatite (incluant atteinte hépatique cholestatique, cytolytique ou mixte) |
Très rare |
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Troubles de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash cutané |
Fréquent |
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Ecchymoses, urticaire, prurit |
Peu fréquent |
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Angio-dème |
Rare |
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Erythème noueux, érythème polymorphe |
Très rare |
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Troubles musculo-squelettiques et systémiques |
Arthralgie, myalgie, crampes musculaires |
Peu fréquent |
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Affections du rein et des voies urinaires |
énurésie chez lenfant |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Pyrexie |
Fréquent |
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Asthénie/sensation de fatigue, malaise, dème |
Peu fréquent |
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* Catégorie de fréquence : définie pour chaque effet indésirable par l'incidence rapportée dans la base des essais cliniques : Très fréquent (≥ 1/10), Fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10), Peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100), Rare (≥ 1/10 000, < 1 000), Très rare (< 10 000) Cet effet indésirable, rapporté comme Très fréquent chez les patients ayant reçu du montelukast, était déjà rapporté comme Très fréquent chez les patients recevant le placebo dans les essais cliniques Cet effet indésirable, rapporté comme Fréquent chez les patients ayant reçu du montelukast, était déjà rapporté comme Fréquent chez les patients recevant le placebo dans les essais cliniques § Catégorie de fréquence : Rare |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Au cours des études menées dans lasthme persistant, le montelukast a été administré aux patients adultes à des doses allant jusqu'à 200 mg par jour pendant 22 semaines et, dans des études à court terme, à des doses allant jusqu'à 900 mg/jour pendant 1 semaine environ, sans événements indésirables importants au plan clinique.
Des cas de surdosage aigu ont été rapportés depuis la mise sur le marché et au cours des études cliniques réalisées avec le montelukast. Ces cas concernaient des enfants et des adultes ayant absorbé des doses allant jusquà 1 000 mg (environ 61 mg/kg chez un enfant de 42 mois). Les données cliniques et les résultats biologiques correspondaient au profil de sécurité décrit chez les adultes et les enfants. Il na pas été rapporté deffet indésirable dans la majorité des cas décrits.
Symptômes dun surdosage
Les événements les plus fréquemment rapportés correspondaient au profil de sécurité connu du montelukast incluant douleurs abdominales, somnolence, soif, maux de tête, vomissements et hyperactivité psychomotrice.
Traitement dun surdosage
Il ny a pas de données spécifiques disponibles sur le traitement d'un surdosage par le montelukast. Aucune donnée permettant d'établir si le montelukast est dialysable par voie péritonéale ou par hémodialyse n'est disponible.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antagoniste des récepteurs aux leucotriènes, code ATC : R03DC03.
Mécanisme daction
Les leucotriènes sulfidopeptidiques ou cystéinyl-leucotriènes (LTC4, LTD4, LTE4) sont des eicosanoïdes exerçant un puissant effet inflammatoire ; ils sont produits par différentes cellules de l'organisme notamment les mastocytes et les éosinophiles. Ces importants médiateurs pro-asthmatiques se lient aux récepteurs des cystéinyl-leucotriènes (CysLT). Les récepteurs cystéinés de type I (CysLT1) sont présents dans les voies aériennes respiratoires de l'Homme (au niveau des cellules du muscle lisse et des macrophages des voies aériennes) et dans dautres cellules pro-inflammatoires (comme les éosinophiles et certaines cellules ciliées). Les leucotriènes cystéinés (CysLT) interviennent dans la physiopathologie de lasthme et de la rhinite allergique. Dans lasthme, les effets médiés par les leucotriènes comprennent la bronchoconstriction, la sécrétion de mucus, la perméabilité vasculaire et le recrutement des éosinophiles. Dans la rhinite allergique, les leucotriènes cystéinés (CysLT) sont libérés à partir de la muqueuse nasale après une exposition allergénique aussi bien à la phase précoce quen phase tardive et sont associés aux symptômes de la rhinite allergique. Lors des tests de provocation intranasale par les leucotriènes cystéinés, une augmentation de la résistance des voies aériennes nasales et des symptômes dobstruction nasale a été observée.
Effets pharmacodynamiques
Le montelukast est actif par voie orale et se lie sélectivement au récepteur CysLT1 avec une grande affinité. Dans les études cliniques réalisées, le montelukast a inhibé la bronchoconstriction induite par linhalation de LTD4 dès la dose de 5 mg. Une bronchodilatation a été observée dans les 2 heures suivant ladministration orale de montelukast. Lajout d'un bêta-2-agoniste a provoqué un effet additif sur la bronchodilatation induite par le montelukast. Le traitement par montelukast a inhibé la bronchoconstriction précoce et tardive induite par un test de provocation allergénique. Comparativement au placebo, l'administration de montelukast a entraîné une diminution du taux d'éosinophiles dans le sang périphérique chez les adultes et les enfants. Dans une autre étude, le traitement par montelukast a entraîné une diminution significative du taux d'éosinophiles mesuré dans l'expectoration et dans le sang périphérique tout en améliorant le contrôle clinique de lasthme.
Efficacité et sécurité cliniques
Dans les études cliniques menées chez les adultes, l'administration de montelukast 10 mg en une prise par jour a montré des améliorations significatives, par rapport au placebo, du volume expiratoire maximal seconde (VEMS) matinal (10,4 % contre 2,7 % par rapport aux valeurs initiales), du débit expiratoire de pointe (DEP) du matin (24,5 L/min contre 3,3 L/min par rapport aux valeurs initiales) et une diminution significative par rapport au placebo de la consommation totale de bêta-2-mimétique « à la demande » (-26,1 % contre -4,6 % par rapport aux valeurs initiales). Lamélioration des scores symptomatiques diurnes et nocturnes de lasthme a été significativement plus importante que sous placebo.
Les études menées chez les adultes ont montré que leffet clinique du montelukast sajoute à celui des corticoïdes administrés par voie inhalée (% de changement par rapport au début de létude pour l'association béclométasone inhalée et montelukast contre béclométasone concernant respectivement : le VEMS : 5,43 % contre 1,04 % ; la consommation de bêta-mimétiques à la demande : -8,70 % contre 2,64 %). Comparée à l'administration de béclométasone par voie inhalée (200 µg 2 fois par jour administrés par l'intermédiaire d'une chambre dinhalation), l'administration de montelukast a entraîné une réponse initiale plus rapide, bien quaprès 12 semaines un effet thérapeutique supérieur en moyenne ait été mis en évidence avec la béclométasone (% de changement par rapport au début de létude pour le montelukast contre la béclométasone concernant respectivement le VEMS : 7,49 % contre 13,3 % ; la consommation de bêta-2-mimétiques « à la demande » : -28,28 % contre -43,89 %).
Cependant, comparé à la béclométasone, chez un fort pourcentage de patients traités par montelukast, il a été observé une réponse clinique similaire (par exemple chez 50 % des patients traités par la béclométasone, il a été observé une amélioration du VEMS de lordre de 11 % ou plus par rapport aux valeurs initiales, alors quenviron 42 % des patients traités par montelukast ont obtenu la même réponse).
Une étude clinique a été menée chez des patients asthmatiques adultes et adolescents âgés de 15 ans ou plus présentant une rhinite allergique saisonnière. Cette étude a montré une amélioration statistiquement significative du score symptomatique journalier de rhinite dans le groupe de patients traités par montelukast 10 mg administré une fois par jour comparé au placebo. Le score symptomatique journalier de rhinite est la moyenne du score symptomatique nasal diurne (moyenne des scores de congestion nasale, de rhinorrhée, déternuement, de démangeaison nasale) et du score symptomatique nocturne (moyenne des scores de congestion nasale au réveil, de difficultés dendormissement et de réveil nocturne). Lévaluation globale de la rhinite allergique par le patient et par le médecin a été significativement améliorée comparée au placebo. Cette étude navait pas pour objectif principal lévaluation de lefficacité sur lasthme.
Dans une étude de 8 semaines menée chez des enfants âgés de 6 à 14 ans, le montelukast 5 mg administré en une prise par jour, a amélioré la fonction respiratoire (VEMS 8,71 % contre 4,16 % par rapport aux valeurs initiales ; débit expiratoire de pointe matinal 27,9 L/min contre 17,8 L/min par rapport aux valeurs initiales) et diminué la consommation de bêta-2-mimétiques « à la demande » ( -11,7 % contre +8,2 % par rapport aux valeurs initiales) de façon significative par rapport au placebo.
Une réduction significative par rapport au placebo de la bronchoconstriction induite par leffort a été mise en évidence dans une étude de 12 semaines menée chez les adultes (baisse maximale du VEMS de 22,33 % dans le groupe traité par montelukast contre 32,40 % dans le groupe traité par le placebo ; temps de retour à une valeur de VEMS proche dau moins 5 % du VEMS initial : 44,22 minutes contre 60,64 minutes). Cet effet a persisté pendant les 12 semaines de létude. Une réduction de la bronchoconstriction induite par leffort a également été mise en évidence dans une étude à court terme menée chez les enfants (chute maximale du VEMS de 18,27 % contre 26,11 % ; temps de retour à une valeur du VEMS proche d'au moins 5 % du VEMS initial : 17,76 minutes contre 27,98 minutes). Cet effet, retrouvé dans les deux études, a été observé au terme de lintervalle de 24 heures séparant chaque prise.
Chez les patients asthmatiques intolérants à laspirine recevant de façon concomitante un traitement par corticoïdes inhalés et/ou per os, le traitement par montelukast a entraîné une amélioration significative par rapport au placebo du contrôle de lasthme (VEMS +8,55 % contre -1,74 % par rapport aux valeurs initiales et diminution de la consommation totale de bêta-mimétique, -27,78 % contre 2,09 % par rapport aux valeurs initiales).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le montelukast est rapidement absorbé après administration orale. Pour le comprimé pelliculé à 10 mg, la concentration plasmatique maximale moyenne (Cmax) est atteinte 3 heures (Tmax) après administration chez des adultes à jeun. La biodisponibilité orale moyenne est de 64 %. La biodisponibilité orale et la Cmaxne sont pas influencées par un repas standard. La sécurité d'emploi et lefficacité ont été établies lors d'études cliniques durant lesquelles des comprimés pelliculés à 10 mg de montelukast ont été administrés sans tenir compte de l'heure des prises alimentaires.
Avec les comprimés à croquer à 5 mg, la Cmaxa été observée deux heures après administration chez des adultes à jeun. La biodisponibilité orale moyenne est de 73 % et est diminuée à 63 % par un repas standard.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est supérieure à 99 %. A léquilibre, le volume de distribution moyen est de 8 à 11 litres. Des études menées chez des rats ont montré un faible passage du montelukast radiomarqué à travers la barrière hémato-encéphalique. De plus, les concentrations des produits radiomarqués mesurées dans les autres tissus 24 h après la prise étaient faibles.
Biotransformation
Le montelukast est largement métabolisé. Dans les études menées aux doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques des métabolites du montelukast sont indétectables à létat déquilibre chez les adultes et chez les enfants.
Le cytochrome P450 2C8 est la principale enzyme intervenant dans le métabolisme du montelukast. De plus, les CYP 3A4 et 2C9 peuvent exercer un rôle mineur bien que litraconazole, un inhibiteur du CYP 3A4, nait pas mis en évidence de modification des variables pharmacocinétiques chez les volontaires sains ayant reçu 10 mg de montelukast par jour. D'après des résultats obtenus in vitro sur des microsomes hépatiques humains, les concentrations plasmatiques thérapeutiques du montelukast n'inhibent pas les cytochromes P450 3A4, 2C9, 1A2, 2A6, 2C19 ou 2D6. La contribution des métabolites à leffet thérapeutique du montelukast est minimale.
Elimination
La clairance plasmatique moyenne du montelukast est de 45 ml/min chez ladulte sain. Après l'administration orale dune dose de montelukast radiomarqué, 86 % de la radioactivité a été retrouvée dans les fèces recueillis sur 5 jours et moins de 0,2 % dans les urines. Ajouté aux estimations de la biodisponibilité orale du montelukast, ceci indique que le montelukast et ses métabolites sont excrétés quasi exclusivement par voie biliaire.
Patients à risque
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les sujets âgés ou présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il ny a pas eu détudes réalisées chez des patients atteints d'insuffisance rénale. Le montelukast et ses métabolites étant éliminés par voie biliaire, il ne semble pas nécessaire dajuster la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale. Aucune donnée de pharmacocinétique n'est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child-Pugh > 9).
Ladministration de doses élevées de montelukast (20 et 60 fois la dose recommandée chez ladulte) a entraîné une diminution des taux plasmatiques de théophylline. Cet effet na pas été observé à la posologie recommandée de 10 mg en une prise quotidienne.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune mortalité nest apparue chez les souris et les rats après une administration orale unique de doses de montelukast sodique allant jusquà 5 000 mg/kg (correspondant respectivement à 15 000 mg/m2 et 30 000 mg/m2 chez les souris et les rats), dose maximale testée. Cette dose est équivalente à 25 000 fois la dose quotidienne recommandée en clinique (soit pour un homme adulte dun poids de 50 kg).
Le montelukast ne sest pas révélé phototoxique chez les souris exposées aux UVA, UVB ou à la lumière visible, pour des doses allant jusquà 500 mg/kg/jour (plus de 200 fois environ lexposition systémique).
Le montelukast ne s'est pas révélé être mutagène lors des tests réalisés in vitro et in vivo. Le montelukast ne s'est pas révélé être carcinogène lors des études menées chez les rongeurs.
Pelliculage :
Hyprolose (E463), hypromellose, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge et oxyde de fer jaune (E172), cire de carnauba.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Conditionné sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium)
Plaquettes boîte de 7, 10, 14, 20, 28, 30, 50; 56, 84, 90, 98, 100, 140 et 200 comprimés.
Plaquettes (conditionnement unitaire) en boîte de : 49x1, 50x1 et 56x1 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
106 BOULEVARD HAUSSMANN
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 346 145 7 6 : 10 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
· 34009 346 140 5 7 : 14 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec indication des jours)
· 34009 346 146 3 7 : 20 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
· 34009 346 141 1 8 : 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec ou sans indication des jours)
· 34009 346 148 6 6 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
· 34009 561 310 9 9 : 49 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium)
(avec prédécoupage)
· 34009 561 166 5 2 : 50 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours - avec ou sans prédécoupage)
· 34009 346 142 8 6 : 56 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec indication des jours avec ou sans prédécoupage)
· 34009 375 745 9 4 : 84 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec indication des jours)
· 34009 375 747 1 6 : 90 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
· 34009 346 143 4 7 : 98 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec indication des jours)
· 34009 346 150 0 9 : 100 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
· 34009 346 144 0 8 : 140 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (avec indication des jours)
· 34009 346 151 7 7 : 200 comprimés sous plaquettes (Polyamide/PVC/Aluminium) (sans indication des jours)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- MONTELUKAST ACCORD 4 mg, comprimé à croquer
- CORTANCYL 1 mg, comprimé
- DETURGYLONE, poudre et solvant pour solution pour pulvérisation nasale
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- REPAGLINIDE ARROW LAB 0,5 mg, comprimé
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- BECLOMETASONE CHIESI 400 microgrammes/1 ml, suspension pour inhalation par nébuliseur
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.