CARBOPLATINE KABI 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
CIS 69921291
Informations à jour au 12 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 12/11/2020
CARBOPLATINE KABI 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml de solution à diluer pour perfusion contient 10 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 5 ml contient 50 mg de carboplatine
Chaque flacon de 15 ml contient 150 mg de carboplatine
Chaque flacon de 45 ml contient 450 mg de carboplatine
Chaque flacon de 60 ml contient 600 mg de carboplatine
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion
Solution limpide et incolore dépourvue de particules visibles.
pH : 5,0 à 7,0
Osmolalité : 200 à 300 mOsm/kg.
4.1. Indications thérapeutiques
Le carboplatine est indiqué dans le traitement :
· du carcinome avancé de lovaire dorigine épithéliale :
o en traitement de première ligne
o en traitement de seconde ligne, après léchec dautres traitements
· du cancer du poumon à petites cellules
4.2. Posologie et mode d'administration
Le carboplatine doit être uniquement administré par voie intraveineuse. La posologie recommandée du carboplatine chez un patient adulte précédemment non traité à fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 60 ml/min) est de 400 mg/m² par perfusion intraveineuse unique brève de 15 à 60 minutes. La formule de Calvert ci-dessous peut également être utilisée pour déterminer la dose :
Dose (mg) = AUC cible (mg/ml x min) x [DFG ml/min + 25]
|
AUC cible |
Chimiothérapie prévue |
Statut du patient vis-à-vis du traitement |
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5-7 mg/ml.min |
Carboplatine en monothérapie |
Précédemment non traité |
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4-6 mg/ml.min |
Carboplatine en monothérapie |
Précédemment traité |
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4-6 mg/ml.min |
Carboplatine plus cyclophosphamide |
Précédemment non traité |
Note : Avec la formule de Calvert, la dose totale est calculée en mg, et non en mg/m².
La formule de Calvert ne doit pas être utilisée pour les patients ayant été lourdement pré-traités**.
** Les patients sont considérés comme ayant été lourdement pré-traités sils ont reçu lun des traitements suivants :
· Mitomycine C
· Nitroso-urée
· Association doxorubicine/cyclophosphamide/cisplatine
· Polythérapie incluant cinq agents ou plus
· Radiothérapie ≥ 4 500 rad, centrée sur un champ de 20 x 20 cm ou sur plus d'un champ.
Le traitement par le carboplatine doit être arrêté en cas de non-réponse de la tumeur, de progression de la maladie et/ou de survenue deffets indésirables non tolérables.
Le traitement ne doit pas être répété moins de quatre semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusquau retour de la numération des neutrophiles à au moins 2 000 cellules/mm3 et de la numération plaquettaire à au moins 100 000 cellules/mm3.
Une réduction de 20 à 25% de la dose initiale est recommandée chez les patients exposés à des facteurs de risques tels un traitement précédent myélosuppresseur et un faible indice de performance (ECOG-Zubrod 2-4 ou Karnofsky inférieur à 80).
Une détermination du nadir hématologique par une numération de la formule sanguine hebdomadaire durant les cycles initiaux de traitement par le carboplatine est recommandée afin de permettre une future adaptation posologique.
Les aiguilles et les kits de perfusion contenant des éléments en aluminium entrant en contact avec le carboplatine ne doivent pas être utilisés durant la préparation ou l'administration du carboplatine. Laluminium interagit avec le carboplatine, ce qui peut provoquer la formation dun précipité et/ou une perte defficacité du carboplatine.
Les mesures de sécurité ayant trait à la manipulation des substances dangereuses doivent être respectées pour la préparation et ladministration. La préparation doit être réalisée par un personnel formé aux mesures de sécurité et portant des gants de protection, un masque facial et des vêtements de protection.
Insuffisance rénale :
Les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 60 ml/min sont exposés à un risque plus élevé de myélosuppression.
La fréquence de leucopénie, de neutropénie, ou de thrombocytopénie sévère a été maintenue à environ 25% avec les posologies suivantes :
|
Clairance de la créatinine |
Dose initiale (jour 1) |
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41-59 ml/min |
250 mg/m2 IV |
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16-40 ml/min |
200 mg/m2 IV |
Les données sur lutilisation du carboplatine injectable chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure ou égale à 15 ml/min, sont insuffisantes pour recommander ce traitement.
Les recommandations posologiques ci-dessus sappliquent au traitement initial. Les posologies suivantes doivent être ajustées selon la tolérance du patient et le degré de myélosuppression.
Traitement en association :
L'utilisation optimale du carboplatine associé à dautres agents myélosuppresseurs requiert des ajustements posologiques en fonction du protocole thérapeutique et du calendrier adoptés.
Personnes âgées :
Chez les patients âgés de plus de 65 ans, il est nécessaire dadapter la dose de carboplatine selon létat général du patient et de sa fonction rénale, durant le premier cycle de traitement et les cycles suivants.
Population pédiatrique
Les données disponibles chez lenfant sont insuffisantes pour pouvoir recommander une posologie dans cette population.
Mode dadministration
Le carboplatine doit être administré uniquement par voie intraveineuse.
Ce médicament doit être dilué avant la perfusion. Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Les règles de sécurité relatives aux substances dangereuses doivent être respectées pendant la préparation et ladministration. La préparation doit être réalisée par un personnel qualifié avec port de gants de protection, dun masque facial et de vêtements de protection.
Le carboplatine est contre-indiqué dans les cas suivants :
· hypersensibilité à la substance active ou à un autre composé contenant du platine
· myélosuppression sévère
· tumeur hémorragique
· insuffisance rénale sévère préexistante (clairance de la créatinine < 30 ml/min), sauf si le médecin et le patient jugent que les bénéfices éventuels sont supérieurs aux risques
· administration concomitante dun vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ladministration du carboplatine doit être supervisée par un médecin qualifié et expérimenté en matière de mise en uvre des traitements anticancéreux. Des numérations de la formule sanguine ainsi quun contrôle des fonctions rénales et hépatiques sont recommandés de façon régulière. Le médicament doit être arrêté si une myélosuppression anormale ou une altération anormale de la fonction rénale ou hépatique est observée.
Des moyens diagnostiques et thérapeutiques doivent être facilement disponibles pour la prise en charge du traitement et de ses complications éventuelles.
Toxicité hématologique
De façon générale, les cycles de perfusion de carboplatine ne doivent pas être répétés à des intervalles inférieurs à un mois.
Les leucopénies, neutropénies et thrombocytopénies sont dose-dépendantes et sont des facteurs limitant la posologie. La numération sanguine doit être contrôlée fréquemment au cours du traitement par CARBOPLATINE KABI et, en cas de toxicité hématologique, jusquà retour à la normale de la numération sanguine.
En moyenne, le nadir se situe au 21ème jour chez les patients recevant CARBOPLATINE KABI en monothérapie et au 15ème chez les patients recevant CABOPLATINE KABI en association avec une autre chimiothérapie.
En règle générale, les cures uniques dadministrations intermittentes de carboplatine par voie intraveineuse ne doivent pas être répétées avant le retour à la normale de la numération des leucocytes, des neutrophiles et des plaquettes. Le traitement ne doit pas être répété moins de quatre semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusquau retour de la numération des neutrophiles à au moins 2 000 cellules/mm3 et de la numération plaquettaire à au moins 100 000 cellules/mm3.
Lanémie est fréquente et cumulative et nécessite, dans de très rares cas, une transfusion.
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU)
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet secondaire qui peut engager le pronostic vital. Le traitement par Carboplatine doit être arrêté dès les premiers symptômes danémie hémolytique microangiopathique comme : une diminution rapide de lhémoglobinémie, avec concomitamment une thrombocytopénie, une augmentation de la bilirubinémie, de la créatininémie, de lurémie ou de la LDH. Linsuffisance rénale peut ne pas être réversible à larrêt du traitement et une dialyse peut être nécessaire.
La sévérité de la myélosuppression est aggravée chez les patients déjà traités (notamment avec du cisplatine) et/ou en cas dinsuffisance rénale.
Chez ces patients, les posologies initiales de CARBOPLATINE KABI doivent être réduites de manière appropriée (voir rubrique 4.2), et les effets thérapeutiques seront à surveiller par des contrôles sanguins fréquents entre les cycles.
Lassociation du carboplatine avec dautres molécules myélosuppressives doit être envisagée avec prudence en respectant les doses et intervalles afin de réduire leffet cumulatif des molécules. Des transfusions peuvent être nécessaires chez les patients souffrant de myélosuppression sévère.
Lanémie hémolytique, avec la présence danticorps induits par des médicaments sérologiques, a été rapportée chez des patients traités par le carboplatine. Cet évènement peut être fatal.
Des cas de leucémie promyélocytaire aiguë et de syndrome myélodysplasique (SMD)/leucémie myéloïde aiguë (LMA) ont été rapportés des années après le traitement par le carboplatine et autres traitements antinéoplasiques.
Des effets myélosuppresseurs peuvent sajouter chez des patients déjà traités par chimiothérapie. Les patients présentant des myélosuppressions sévères et persistantes ont de hauts risques de développer des complications infectieuses pouvant être fatales (voir la section 4.8). Si lun de ces effets se produisait, le traitement par Carboplatine doit être interrompu et une modification ou un arrêt de traitement doit être envisagé.
Insuffisance hépatique et/ou rénale
Le carboplatine peut entraîner une altération de la fonction hépatique et rénale. Des doses très élevées de carboplatine (≥ 5 fois la dose recommandée en monothérapie) ont induit des anomalies sévères de la fonction hépatique et/ou rénale. Il nest pas clairement déterminé si un programme dhydratation approprié permet de contrer les effets sur la fonction rénale. Une réduction de la dose ou un arrêt du traitement est nécessaire en cas daltération modérée à sévère des paramètres fonctionnels rénaux ou hépatiques (voir rubrique 4.8).
Chez les patients dont la fonction rénale est altérée, les effets du carboplatine sur le système hématopoïetique sont plus importants et durent plus longtemps que chez les patients dont la fonction rénale est normale. Dans ce groupe à risque, le traitement par carboplatine doit être envisagé avec une prudence particulière (voir rubrique 4.2). Même sil ny a aucune preuve clinique dune éventuelle néphrotoxicité cumulée, il est recommandé de ne pas associer le carboplatine avec des aminosides ou dautres produits néphrotoxiques (voir rubrique 4.5).
Une altération de la fonction rénale survient plus fréquemment chez les patients ayant déjà souffert de néphrotoxicité suite à un traitement par du cisplatine.
Maladie veino-occlusive hépatique
Des cas de maladie veino-occlusive hépatique (syndrome dobstruction sinusoïdale) ont été rapportés, dont certains étaient mortels. Les patients doivent être surveillés pour des signes et des symptômes de fonction hépatique anormale ou dhypertension portale ne résultant pas de manière évidente de métastases hépatiques.
Réactions allergiques
Comme avec les autres dérivés du platine, des réactions allergiques peuvent apparaître, le plus souvent durant la perfusion, et nécessiter larrêt de celle-ci et un traitement symptomatique approprié. Des réactions allergiques peu fréquentes au carboplatine ont été décrites, comme par exemple, une éruption cutanée érythémateuse, une fièvre sans cause apparente ou un prurit. Des cas rares danaphylaxie, angio-dème et réactions anaphylactoïdes, y compris un bronchospasme, une urticaire et un dème du visage ont été observés. Des réactions croisées parfois mortelles ont été rapportées avec tous les dérivés du platine (voir rubrique 4.3 et rubrique 4.8).
Les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche déventuelles réactions allergiques et doivent recevoir, le cas échéant, un traitement de soutien approprié, incluant des antihistaminiques, de ladrénaline et/ou des corticoïdes.
La fréquence et la sévérité des manifestations de la toxicité seront probablement plus élevées chez les patients ayant reçu un traitement précédent intensif pour leur maladie, présentant un indice de performance médiocre et âgés. Les paramètres de la fonction rénale doivent être évalués avant, pendant et après le traitement par carboplatine.
Neurotoxicité
Bien que généralement fréquente et dintensité modérée, limitée à des paresthésies ou à une diminution des réflexes ostéo-tendineux, la toxicité neurologique périphérique est plus fréquente chez les patients de plus de 65 ans et/ou chez les patients déjà traités par cisplatine. Une surveillance et un suivi neurologique réguliers sont recommandés.
Des troubles visuels et notamment une perte de la vue ont été rapportés chez des patients ayant une altération de la fonction rénale, après injection de carboplatine à des doses supérieures à celles recommandées. Ces troubles semblent se résoudre totalement ou de façon significative dans les semaines suivant larrêt de ces fortes doses.
Le syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible (SLPR)
Des cas de syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible (SLPR) ont été rapportés chez des patients traités par Carboplatine en association avec une chimiothérapie. Le SLPR, réversible après larrêt traitement, est une maladie neurologique rare qui évolue rapidement, vers un état convulsif, de lhypertension, des céphalées, de la confusion, une perte de la vue et autres désordres visuels et neurologiques (voir la section 4.8). Le diagnostic du SLPR est basé sur limagerie cérébrale, de préférence lIRM (Imagerie par Résonnance Magnétique).
Ototoxicité
Des déficits auditifs ont été rapportés au cours de traitements par carboplatine.
Ototoxicité chez lenfant
Lototoxicité peut être plus sévère chez lenfant. Des cas de perte daudition de survenue retardée ont été rapportés chez des patients pédiatriques. Un suivi audiométrique à long terme est recommandé dans cette population.
Syndrome de lyse tumorale (SLT)
Dans lexpérience de post-mise sur le marché, le syndrome de lyse tumorale (SLT) a été rapporté chez les patients suite à lutilisation de carboplatine seul ou en association avec dautres agents chimiothérapeutiques. Les patients à risque élevé de SLT, comme les patients présentant un taux prolifératif élevé, une charge tumorale élevée et une haute sensibilité aux agents cytotoxiques, doivent être étroitement surveillés et des précautions appropriées doivent être prises.
Population âgée
Dans des études où le carboplatine et le cyclophosphamide étaient administrés en association, les patients âgés traités par du carboplatine étaient plus susceptibles de présenter des thrombocytopénies sévères que les patients plus jeunes. La fonction rénale étant souvent altérée chez les patients âgés, elle doit être évaluée pour déterminer la posologie (voir rubrique 4.2).
Vaccins
Ladministration de vaccins vivants ou vivants atténués à des patients immuno-déprimés par des agents chimiothérapeutiques, dont le carboplatine, peut entraîner des infections graves ou mortelles. L'administration dun vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant le carboplatine. Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, mais la réponse à ces vaccins peut être plus faible.
Autre
Le potentiel carcinogène du carboplatine na pas été étudié mais des produits ayant des mécanismes daction et une mutagénicité similaires ont été décrits comme carcinogènes (voir rubrique 5.3).
La tolérance et l'efficacité de l'administration de carboplatine ne sont pas prouvées chez l'enfant.
Le carboplatine peut provoquer des nausées et des vomissements. Ladministration dune prémédication par antiémétiques est utile pour diminuer lincidence et lintensité de ces effets.
Aucun équipement contenant de laluminium ne doit être utilisé durant la préparation et l'administration du carboplatine (voir rubrique 6.2). Laluminium et le carboplatine peuvent interagir, et être à lorigine de la formation dun précipité et/ou dune perte defficacité du carboplatine.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lassociation du carboplatine à dautres composés immunosuppresseurs ou à la radiothérapie peut accroître leffet myélosuppresseur du carboplatine et/ou de ces autres composés.
Les patients traités simultanément par du carboplatine et dautres agents néphrotoxiques sont exposés à une myélotoxicité plus sévère et plus prolongée, dû à une diminution de la clairance du carboplatine.
Association contre-indiquée
· Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale mortelle (voir rubrique 4.3)
Associations déconseillées
· Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) : risque de maladie vaccinale généralisée, éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par leur maladie sous-jacente.
Utiliser un vaccin inactivé sil existe (poliomyélite).
· Phénytoïne, fosphénytoïne : risque dexacerbation des convulsions par diminution de labsorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique ou risque de majoration de la toxicité ou de perte defficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne.
Associations à prendre en compte
· Agents chélateurs diminuant leffet du carboplatine.
· Ciclosporine (et par extrapolation tacrolimus et sirolimus) : immunosuppression excessive avec risque de lymphoprolifération.
· Aminosides : lassociation du carboplatine avec des antibotiques de la classe des aminosides doit être prise en compte, en raison de la nephrotoxicité et de lototoxicité cumulées, en particulier chez les patients en insuffisance rénale sévère.
· Diurétiques de lanse : lutilisation simultanée de carboplatine avec un diurétique de lanse doit être prise en compte en raison de la nephrotoxicité et ototoxicité cumulées.
· En cas de pathologies tumorales, linstauration dun traitement par anticoagulants est fréquente en raison du risque thrombotique accru. La forte variabilité intra-individuelle de la coagulation au cours de ces maladies et la possible interaction entre les anticoagulants et la chimiothérapie nécessitent (si le patient est placé sous AVK), daugmenter la fréquence des dosages dINR. Il est recommandé dêtre prudent et de contrôler plus fréquemment lINR lorsque la warfarine et le carboplatine sont associés car il a été observé une augmentation de lINR.
Le carboplatine peut interagir avec laluminium et créer un précipité noir. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits dadministration IV contenant des parties en aluminium pouvant entrer en contact avec le carboplatine ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou ladministration de ce médicament.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Le carboplatine peut être nocif pour le ftus lorsquil est administré pendant la grossesse. Le carboplatine sest révélé embryotoxique et tératogène chez le rat recevant la molécule pendant lorganogénèse. Aucune étude contrôlée na été menée chez la femme enceinte.
En cas dutilisation de ce médicament pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte pendant quelle est sous traitement par ce médicament, elle doit être avertie des risques potentiels pour le ftus. Il doit être conseillé aux femmes en âge de procréer déviter toute grossesse.
Allaitement
Le passage du carboplatine dans le lait maternel nest pas connu.
Si le traitement est vraiment nécessaire pendant lallaitement, celui-ci doit être arrêté.
Fertilité
Une inhibition des gonades entraînant une aménorrhée ou une azoospermie peut survenir lors dun traitement antinéoplasique. Ces effets semblent être liés à la dose et à la durée du traitement et peuvent être irréversibles. La prévision du degré daltération de la fonction testiculaire ou ovarienne est compliquée par ladministration fréquente de lassociation de plusieurs antinéoplasiques, ce qui rend difficile lévaluation des effets des agents individuels.
Il est recommandé aux hommes en âge de procréer traités par le carboplatine de ne pas procréer durant le traitement et jusquà six mois après son arrêt et de demander des conseils relatifs à la conservation du sperme avant l'instauration du traitement en raison de la possibilité dune infertilité irréversible due au carboplatine.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées sur les moyens disponibles pour éviter une grossesse.
CARBOPLATINE KABI ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou aux femmes en âge de procréer susceptibles dêtre enceintes sauf si le bénéfice attendu pour la mère est plus important que le risque possible pour le ftus. Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte alors quelle est sous traitement par ce médicament, la patiente doit être informée du risque possible pour le ftus.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La liste est établie par classe de système dorganes et selon la terminologie MedDRA (termes préférentiels), et les fréquences présentées correspondent aux catégories ci-dessous :
Très fréquent (≥ 1/10)
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
Rare (≥ 1/10 000 à ≤1/1 000)
Très rare (< 1/10 000) ;
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
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Classe de système d'organes |
Fréquence |
Terme MedDRA |
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Infections et infestations |
Fréquents |
Infections* |
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Fréquence indéterminée |
Pneumonie |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) |
Peu fréquents |
Tumeur maligne secondaire liée au traitement |
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Affections du sang et du système lymphatique
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Très fréquents |
Thrombopénie, neutropénie, leucopénie, anémie |
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Fréquents |
Hémorragies* |
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Rares |
Neutropénie fébrile |
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Fréquence indéterminée |
syndrome hémolytique et urémique, insuffisance médullaire |
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Affections du système immunitaire |
Fréquents |
Hypersensibilité, réaction de type anaphylactoïde |
|
Rares |
Anaphylaxie, choc anaphylactique, angio-dème |
|
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Très fréquents |
Hyperuricémie |
|
Rares |
Hyponatrémie, anorexie |
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Fréquence indéterminée |
Déshydratation, syndrome de lyse tumorale |
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Affections du système nerveux |
Fréquents |
Neuropathie périphérique, paresthésies, diminution des réflexes ostéo-tendineux, troubles sensitifs, dysgueusie |
|
Très rares |
Accident vasculaire cérébral* |
|
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Fréquence indéterminée |
Syndrome leucoencéphalopathique postérieur réversible (SLPR) |
|
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Affections oculaires |
Fréquents |
Troubles visuels, Rares cas de perte visuelle |
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Rares |
Névrite optique |
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Affections de l'oreille & du labyrinthe |
Très fréquents |
Diminution infraclinique de l'acuité auditive, avec perte auditive dans les hautes fréquences (4 000-8 000 Hz) |
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Fréquents |
Acouphènes, ototoxicité |
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Affections cardiaques |
Fréquents |
Trouble cardiovasculaire* |
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Très rares |
Insuffisance cardiaque* |
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Affections vasculaires |
Très rares |
Embolie*, hypertension artérielle, hypotension artérielle |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquents |
Trouble respiratoire, pneumopathie interstitielle, bronchospasme |
|
Affections gastro-intestinales |
Très fréquents |
Vomissements, nausées, douleur abdominale |
|
Fréquents |
Diarrhée, constipation, pathologie de la muqueuse |
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Fréquence indéterminée |
Stomatite, pancréatite |
|
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Affections hépatobiliaires |
Rares |
Dysfonctionnement hépatique sévère |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquents |
Alopécie, affection cutanée, urticaire, éruption érythémateuse, prurit |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquents |
Troubles musculo-squelettiques |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquents |
Troubles urogénitaux |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Très fréquents |
Asthénie |
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Fréquents |
Syndrome de type grippal |
|
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Peu fréquents |
Fièvre et frissons sans signe d'infection, nécrose au site d'injection, réaction au site d'injection, extravasation au site d'injection, érythème au site d'injection, malaise |
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Investigations |
Très fréquents |
Clairance de la créatinine diminuée, urée sanguine augmentée, phosphatases alcalines sanguines augmentées, aspartate aminotransférase augmentée, explorations fonctionnelles hépatiques anormales, Natrémie diminuée, Kaliémie diminuée, Calcémie diminuée, Magnésémie diminuée |
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Fréquents |
Bilirubine sanguine augmentée, créatinine sanguine augmentée, acide urique sanguin augmenté |
* Mortel dans < 1% des cas, événements cardiovasculaires mortels dans < 1% incluant insuffisance cardiaque, embolie et accidents vasculaires cérébraux combinés.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Des affections malignes secondaires (dont une leucémie promyélocytaire survenue six ans après un traitement par le carboplatine en monothérapie et avant une radiothérapie) ont été rapportées à la suite de ladministration de carboplatine en monothérapie ou en association (relation de causalité non établie).
Hématologie
La myélosuppression est la toxicité dose-limitante du carboplatine. Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, il a été observé une thrombocytopénie avec des plaquettes inférieures à 50 000/mm3 chez 25% des patients, une neutropénie avec des neutrophiles inférieurs à 1 000/mm3 chez 18% des patients, et une leucopénie avec leucocytes inférieurs à 2 000/mm3 chez 14% des patients. Le nadir apparait généralement au 21ème jour.
La myélosuppression peut être aggravée par lassociation du carboplatine à dautres molécules myélosuppressives ou à dautres formes de traitements.
La myélotoxicité est plus sévère chez les patients déjà traités, en particulier chez les patients traités par du cisplatine et chez les patients insuffisants rénaux. Les patients ayant un faible indice de performance ont également présenté une leucopénie et une thrombocytopénie plus importantes. Ces effets, bien que généralement réversibles, ont provoqué des complications infectieuses et hémorragiques chez respectivement 4% et 5% des patients sous carboplatine. Ces complications ont été mortelles chez moins de 1% des patients.
Une anémie caractérisée par une hémoglobinémie inférieure à 8 g/dl a été observée chez 15% des patients ayant des valeurs initiales normales. Lincidence de lanémie augmente avec lexposition au carboplatine.
Affections du système immunitaire
Réactions allergiques :
Des réactions anaphylactiques, parfois mortelles, peuvent survenir le plus souvent dans les minutes suivant linjection du produit : dème facial, dyspnée, tachycardie, diminution de la pression artérielle, urticaire, choc anaphylactique, bronchospasme (voir rubrique 4.4).
Ces réactions sont similaires à celles observées après ladministration dautres dérivés du platine et doivent être prises en charge par un traitement de soutien approprié.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Électrolytes :
Des diminutions des taux sériques de sodium, potassium, calcium et magnésium apparaissent chez respectivement 29%, 20%, 22% et 29% des patients. En particulier, des cas dhyponatrémie précoce, ont été rapportés. Les pertes électrolytiques sont mineures et la plupart évoluent sans symptômes cliniques.
Troubles neurologiques :
Une neuropathie périphérique (principalement paresthésies et diminution des réflexes ostéo-tendineux) est apparue chez 4% des patients ayant reçu du carboplatine. Les patients âgés de plus de 65 ans et les patients déjà traités par du cisplatine ainsi que ceux recevant un traitement prolongé par du carboplatine sont plus susceptibles de présenter des troubles neurologiques.
Des troubles sensoriels cliniquement significatifs (troubles visuels et modifications du goût) ont été décrits chez 1% des patients.
La fréquence globale des effets indésirables neurologiques semble être augmentée chez les patients recevant du carboplatine en association. Cet effet peut aussi être dû à une exposition cumulée plus longue.
Affections de loreille et du labyrinthe
Ototoxicité : les examens audiométriques ont mis en évidence des déficits auditifs sur le langage chez 15% des malades, avec des anomalies situées au niveau des hautes fréquences (4 000-8 000 Hz). De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.
Chez les patients ayant des lésions antérieures de lappareil auditif dues au cisplatine, une aggravation du déficit auditif se produit parfois pendant le traitement par carboplatine.
Affections gastro-intestinales
Des vomissements se produisent chez 65% des patients et sont sévères chez un tiers de ces patients. Des nausées apparaissent chez 15% de ces patients. Le risque de vomissements est supérieur chez les patients déjà traités antérieurement (en particulier les patients ayant déjà reçu du cisplatine).
Les nausées et vomissements sont généralement retardés et apparaissent 6 à 12 heures après ladministration du carboplatine.
Ces effets disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement et sont généralement traités ou évités par un antiémétique. Les vomissements sont plus courants lorsque CARBOPLATINE KABI est administré en association à dautres molécules émétisantes.
Les autres effets indésirables gastro-intestinaux correspondent à des douleurs chez 8% des patients, des diarrhées et une constipation chez 6% des patients.
Affections hépatobiliaires
Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, une modification de la fonction hépatique a été observée, avec une augmentation de la bilirubine totale chez 5% des patients, une augmentation des ASAT chez 15% des patients, et des phosphatases alcalines chez 24% des patients. Ces modifications sont généralement légères et réversibles chez environ la moitié des patients.
Dans un petit groupe de patients recevant de très fortes doses de carboplatine et ayant subi une greffe de moelle osseuse autologue, il a été observé une élévation importante des tests hépatiques.
Rare : Des cas de nécroses cellulaires hépatiques fulminantes sont survenus après ladministration de carboplatine à forte dose.
Affections du rein et des voies urinaires
À des posologies habituelles, lapparition danomalies de la fonction rénale est peu fréquente même si le carboplatine est administré sans hyperhydratation et/ou diurèse forcée. Une augmentation de la créatinine sérique est observée chez 6% des patients, une augmentation de lazote uréique sanguin chez 14% des patients, et de lacide urique chez 5% des patients. Ces augmentations sont généralement faibles et réversibles chez environ la moitié des patients. La clairance de la créatinine est la mesure la plus sensible de la fonction rénale chez les patients recevant du carboplatine. 27% des patients ayant une valeur initiale supérieure ou égale à 60 ml/min présentent une diminution de la clairance de la créatinine pendant le traitement avec du carboplatine.
Lincidence et la sévérité de la néphrotoxicité peut augmenter chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale avant linstauration du traitement par carboplatine. Il nest pas clairement défini si un programme dhydratation approprié permet de contrecarrer les effets sur la fonction rénale mais une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement est nécessaire en présence dune altération modérée de la fonction rénale (clairance de la créatinine : 41-59 ml/min) ou dune insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine : 21-40 ml/min). Le carboplatine est contre-indiqué chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure ou égale à 20 ml/min.
Autres effets indésirables :
Des cancers secondaires aigus ont été décrits après des traitements dassociation cytostatiques contenant du carboplatine.
Des cas dalopécie, de fièvre et frissons, de mucite, dasthénie, de malaise et de dysgueusie ont été parfois observés.
Des cas isolés de syndrome hémolytique-urémique ont été rapportés.
Des cas isolés daccidents cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, embolie) et daccidents vasculaires cérébraux ont été rapportés.
Des cas dhypertension ont été rapportés.
Réactions locales :
Des réactions au site dinjection (brûlure, douleur, érythème, dème, urticaire, nécrose en relation avec une extravasation) ont été rapportées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Le carboplatine a été administré en intraveineuse à des doses allant jusquà 1 600 mg/m² par cure lors détudes de phase I. À ces doses, des effets indésirables hématologiques engageant le pronostic vital, avec granulopénie, thrombopénie et anémie, ont été observés. Le nadir de la numération des granulocytes, des plaquettes et de lhémoglobinémie a été observé des jours 9 à 25 (médiane : jours 12 à 17). La numération des granulocytes a atteint une valeur ≥ 500/μl au bout de 8 à 14 jours (médiane : 11) et celle des plaquettes une valeur ≥ 25 000/μl au bout de 3 à 8 jours (médiane : 7).
Les effets indésirables non hématologiques suivants sont également apparus : troubles de la fonction rénale avec diminution de 50% du débit de filtration glomérulaire, neuropathie, ototoxicité, perte de vision, hyperbilirubinémie, mucite, diarrhée, nausées et vomissements avec céphalées, érythème et infection sévère. Les troubles de laudition ont été transitoires et réversibles dans la majorité des cas.
Traitement dun surdosage
Il nexiste aucun antidote connu du carboplatine en cas de surdosage. Les complications anticipées dun surdosage pourraient être liées à une myélosuppression ainsi quà une altération des fonctions hépatique, rénale et auditive. Une transplantation médullaire et des transfusions (plaquettes, sang) peuvent être des mesures efficaces pour la prise en charge deffets indésirables hématologiques. Lutilisation de doses de carboplatine supérieures à celles recommandées ont été associées à des pertes de vision (voir rubrique 4.4).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Agents antinéoplasiques, dérivés du platine, code ATC : L01XA02
Le carboplatine est un agent antinéoplasique. Son activité a été démontrée sur plusieurs lignées murines et humaines.
Lactivité du carboplatine a été similaire à celle du cisplatine sur des tumeurs très diverses indépendamment du site de leur implantation.
Mécanisme daction
Des techniques délution alcaline et des études de liaison de lADN ont démontré les modes daction qualitativement similaires du carboplatine et du cisplatine. Le carboplatine, comme le cisplatine, induit des modifications de la conformation superhélicoïdale de lADN, ce qui est compatible avec un « effet de raccourcissement de lADN ».
Population pédiatrique
Patients pédiatriques : La tolérance et lefficacité nont pas été testées chez lenfant (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Des administrations réitérées pendant quatre jours consécutifs nont pas induit d'accumulation de platine dans le plasma.
Biotransformation
À la suite de ladministration de carboplatine, les valeurs rapportées pour les demi-vies terminales délimination du platine libre ultrafiltrable et du carboplatine ont été respectivement denviron 6 heures et 1,5 heure. Durant la phase initiale, la majorité du platine libre ultrafiltrable est présent sous forme de carboplatine. La demi-vie terminale du platine plasmatique total est de 24 heures. Environ 87% du platine plasmatique est lié aux protéines dans les 24 heures suivant ladministration.
Elimination
Le carboplatine est principalement éliminé dans lurine, avec une récupération du platine administré denviron 70% en 24 heures. La plus grande partie du médicament est excrétée durant les six premières heures. Les clairances corporelles totales et rénales du platine libre ultrafiltrable sont corrélées au débit de filtration glomérulaire, mais non à la sécrétion tubulaire.
Des variations de trois à quatre fois de la clairance du carboplatine ont été rapportées chez des patients pédiatriques (voir rubriques 4.2 et 4.4). Comme pour les patients adultes, des données de la littérature suggèrent que la fonction rénale peut contribuer aux variations de la clairance du carboplatine.
Linéarité/non-linéarité
A la suite de ladministration de carboplatine chez lhomme, il est observé une relation linéaire entre la dose et les concentrations plasmatiques de platine total et libre ultrafiltrable. La surface sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps pour le platine total présente également une relation linéaire avec la dose quand la clairance de la créatinine est ≥ 60 ml/min.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études toxicologiques ont montré que l'extravasation du carboplatine lors de son injection provoque une nécrose tissulaire.
Eau pour préparations injectables.
Le carboplatine peut interagir avec laluminium et former un précipité noir. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits pour administration IV contenant des parties en aluminium pouvant entrer en contact avec le carboplatine ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou ladministration de ce médicament. Une précipitation peut entraîner une réduction de lactivité antinéoplasique.
2 ans
Après dilution :
La stabilité physico-chimique de la solution diluée dans une solution de glucose à 5% a été démontrée pendant 96 heures entre 2°C et 8°C et entre 20°C et 25 °C.
La stabilité physico-chimique dans une solution de chlorure de sodium à 0,9% a été démontrée pendant 24 heures entre 2°C et 8°C et pendant 8 heures entre 20°C et 25 °C.
Toutefois, dun point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C sauf en cas de dilution réalisée dans des conditions dasepsie dûment contrôlées et validées.
6.4. Précautions particulières de conservation
Après dilution : Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
5 ml, 15 ml, 45 ml ou 60 ml en flacon (verre incolore de type 1), fermé par un bouchon en caoutchouc (Flurotec) serti d'une capsule (aluminium) flip-off vert (5 ml), bleu (15 ml), rouge (45 ml) ou jaune (60 ml).
Chaque flacon peut être suremballé sous film rétractable et peut être/ne pas être conditionné dans un récipient en plastique.
Boite de 1 flacon.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ce médicament est destiné à un usage unique. Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé.
Instruction pour la dilution
Le produit doit être dilué avant perfusion, soit dans une solution de glucose pour perfusion à 5%, soit dans une solution de chlorure de sodium à 0,9% afin dobtenir de faibles concentrations de lordre de 0,5 mg/ml (500 microgrammes/ml).
La solution doit faire lobjet dune inspection visuelle avant administration afin de sassurer de labsence de particules ou dun changement de coloration. La solution ne doit être administrée que si elle est limpide et dépourvue de particules.
Instructions pour la manipulation sûre des agents antinéoplasiques :
1 Le carboplatine ne doit être préparé pour administration que par des professionnels expérimentés à lutilisation sécurisée des agents chimiothérapeutiques.
2 Cette préparation doit être réalisée dans une zone dédiée.
3 Des gants de protection, un masque facial et des vêtements de protection doivent être portés.
4 Des précautions doivent être prises afin déviter un contact accidentel du produit avec les yeux. En cas de contact avec les yeux, laver à l'eau et/ou au sérum physiologique.
5 La préparation cytotoxique ne doit pas être manipulée par une femme enceinte.
6 Des soins et précautions adéquats doivent être pris pour lélimination du matériel (seringues, aiguilles, etc.) utilisé pour la reconstitution de médicaments cytotoxiques. Le matériel supplémentaire et les déchets organiques doivent être éliminés en les plaçant dans des doubles poches scellées en polyéthylène et incinérés à une température de 1 000 °C.
7 La surface de travail doit être recouverte de papier absorbant jetable à revers plastifié.
8 Utiliser des adaptateurs Luer-Lock sur la totalité des seringues et kits. Des aiguilles de gros calibre sont recommandées afin de minimiser la pression et la formation éventuelle dun aérosol. La formation dun aérosol peut également être réduite par lemploi dune aiguille ventilée.
Contamination
En cas de contact du carboplatine avec les yeux ou la peau, laver abondamment la zone touchée avec de leau ou du sérum physiologique. Une crème douce peut être utilisée pour soulager les picotements transitoires de la peau. En cas de contact oculaire, il convient de demander un avis médical.
Élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la règlementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
5 PLACE DU MARIVEL
92316 SEVRES CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 583 860 1 5 : 5 ml en flacon (verre). Boite de 1 flacon.
· 34009 583 861 8 3 : 15 ml en flacon (verre). Boite de 1 flacon.
· 34009 583 862 4 4 : 45 ml en flacon (verre). Boite de 1 flacon.
· 34009 583 863 0 5 : 60 ml en flacon (verre). Boite de 1 flacon.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.