CAPTOPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable
CIS 60214350
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ANSM - Mis à jour le : 14/12/2021
CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Captopril............................................................................................................................... 50 mg
Hydrochlorothiazide............................................................................................................... 25 mg
Pour un comprimé sécable.
Excipient à effet notoire : lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de l'hypertension artérielle essentielle.
Cette association à dose fixe est indiquée chez les patients dont la pression artérielle n'est pas suffisamment contrôlée par le captopril seul ou l'hydrochlorothiazide seul.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie maximum quotidienne de 50 mg de captopril/25 mg d'hydrochlorothiazide ne doit pas être dépassée.
Si une baisse satisfaisante de la pression artérielle n'a pas été obtenue, un autre traitement antihypertenseur peut être associé (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).
Adultes
L'administration d'une association fixe de captopril et d'hydrochlorothiazide est habituellement recommandée après titration des composants pris individuellement. La dose d'entretien habituelle est de 50 mg/25 mg une fois par jour, le matin. Lorsque cela est cliniquement justifié, un passage direct de la monothérapie à l'association fixe peut être envisagé.
Insuffisance rénale
Clairance de la créatinine entre 30 et 80 ml/min : la posologie initiale est habituellement de 25 mg/12,5 mg en une prise par jour, le matin.
Lassociation captopril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).
Populations particulières
Chez les patients présentant une déplétion hydrosodée, les patients âgés et les patients diabétiques, la posologie initiale habituelle est de 25 mg/12,5 mg en une prise par jour.
Population pédiatrique
Il n'y a aucune indication appropriée à l'utilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable chez l'enfant.
Mode dadministration
Voie orale.
· antécédent dangio-dème lié à la prise dun inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine ;
· angio-oedème héréditaire/idiopathique ;
· insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ;
· insuffisance hépatique sévère ;
· second et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;
· lassociation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1) ;
· utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par captopril/hydrochlorothiazide ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypotension
De rares cas d'hypotension ont été observés chez des patients présentant une hypertension non compliquée. Une hypotension symptomatique peut survenir plus particulièrement chez des patients hypertendus en état de déplétion hydrosodée suite à un traitement diurétique important, un régime hyposodé, une diarrhée, des vomissements ou une hémodialyse. La déplétion hydrosodée doit être corrigée avant dadministrer un inhibiteur de lenzyme de conversion et une dose initiale plus faible doit être envisagée.
Comme avec tout antihypertenseur, une baisse excessive de la pression artérielle peut augmenter le risque dinfarctus du myocarde ou daccident vasculaire cérébral chez les patients présentant une cardiopathie ischémique ou une pathologie vasculaire cérébrale.
Si une hypotension se développe, le patient doit être placé en position allongée. Un remplissage volémique par une solution saline administrée par voie intraveineuse peut être nécessaire.
Hypertension rénovasculaire
Le risque dhypotension et dinsuffisance rénale augmente chez les patients avec sténose bilatérale des artères rénales ou sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un inhibiteur de lenzyme de conversion. La perte de la fonction rénale peut survenir même en cas de modification légère de la créatinine sérique. Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite avec des posologies faibles, une titration prudente et un suivi de la fonction rénale.
Hypersensibilité/angio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-oedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de captopril. Le traitement par captopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Un dème angioneurotique de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et ou du larynx, a été rapporté chez les patients traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion, y compris par le captopril. Cet effet peut apparaître à n'importe quel moment au cours du traitement. Dans ce cas, le traitement par captopril doit être interrompu immédiatement et une surveillance appropriée doit être mise en place pour s'assurer de la complète résolution des symptômes avant la sortie du patient de l'hôpital. En cas de gonflement limité à la face et aux lèvres, ces effets disparaissent généralement sans traitement, toutefois les antihistaminiques ont été utiles à la résolution des symptômes.
Un dème angioneurotique associé à un dème du larynx peut être fatal. En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, susceptible d'obstruer les voies aériennes, un traitement approprié, pouvant inclure l'administration sous-cutanée d'une solution d'épinéphrine au 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures de maintien de la liberté des voies aériennes, doit être mis en place rapidement.
L'incidence de l'angio-dème est plus élevée chez les patients de couleur noire traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion par rapport aux autres patients.
Les patients ayant un antécédent d'angio-dème non lié à la prise d'IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-dème sous IEC (voir rubrique 4.3).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-oedème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
De rares cas d'angio-dème intestinal ont été rapportés chez les patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas il n'y avait pas d'angio-dème facial au préalable et le taux de C1-estérase était normal. L'angio-dème a été diagnostiqué lors d'examens tels que scanner abdominal, échographie ou au cours d'une chirurgie et les symptômes ont disparu à l'arrêt de l'IEC. L'angio-dème intestinal doit être un diagnostic différentiel chez les patients traités par IEC se présentant pour douleur abdominale (voir rubrique 4.8).
Toux
Une toux a été rapportée suite à lutilisation dinhibiteurs de lenzyme de conversion. Elle est non productive et caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à larrêt du traitement.
Insuffisance hépatique
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion ont été rarement associés à un syndrome débutant par un ictère cholestatique et progressant vers une nécrose hépatique fulminante et parfois une issue fatale. On ignore le mécanisme de ce syndrome. Les patients sous traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion présentant un ictère ou une augmentation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion et recevoir une surveillance médicale appropriée.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, ARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Kaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale.
Les patients à risque de développer une hyperkaliémie comprennent les patients insuffisants rénaux, les patients diabétiques, les patients atteints dhypoaldostéronisme ou ceux prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, des substances actives pouvant entraîner une augmentation de la kaliémie (par exemple lhéparine), du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II.
Si ladministration concomitante des produits susmentionnés est considérée comme nécessaire, il est recommandé de surveiller la kaliémie régulièrement (voir rubrique 4.5).
Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Rétrécissement aortique et mitral/myocardiopathie obstructive/choc cardiogénique
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un rétrécissement valvulaire ou un obstacle à léjection ventriculaire gauche et évités en cas de choc cardiogénique et d'obstruction hémodynamique significative.
Neutropénie/agranulocytose
Une neutropénie/agranulocytose, une thrombopénie et une anémie ont été rapportées chez les patients recevant des inhibiteurs de lenzyme de conversion, dont le captopril. La neutropénie survient rarement chez les patients à fonction rénale normale et ne présentant pas dautres facteurs de risque. Le captopril doit être utilisé avec une prudence extrême chez les patients ayant une collagénose, chez ceux recevant un traitement immunosuppresseur, en cas de traitement par allopurinol ou procaïnamide ou en cas dassociation de ces facteurs de risque, particulièrement en présence dune insuffisance rénale préexistante. Certains de ces patients ont présenté des infections graves qui, dans un petit nombre de cas, nont pas répondu à une antibiothérapie intensive.
Si le captopril est administré à ces patients, il est conseillé deffectuer une numération des globules blancs et de la formule leucocytaire avant le début du traitement, puis toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois du traitement par captopril et périodiquement par la suite. Pendant le traitement, chaque patient doit recevoir comme consigne de signaler tout signe dinfection (par exemple, maux de gorge, fièvre) et une numération de la formule leucocytaire doit être effectuée. Le captopril et tout autre traitement concomitant en cause (voir rubrique 4.5) seront interrompus si une neutropénie (granulocytes neutrophiles < 1000/mm3) est détectée ou suspectée.
Chez la plupart des patients, la numération des neutrophiles revient rapidement à la normale après arrêt du captopril.
Protéinurie
Une protéinurie peut survenir, notamment chez les patients présentant une insuffisance rénale préexistante ou recevant des doses relativement élevées dinhibiteur de lenzyme de conversion.
Une protéinurie totale excédant 1 g par jour a été observée chez environ 0,7 % des patients traités par captopril.
La majorité des patients avait une pathologie rénale préexistante ou avait reçu des doses relativement élevées de captopril (plus de 150 mg/jour) ou les deux. Un cinquième des patients protéinuriques ont présenté un syndrome néphrotique. Dans la plupart des cas, la protéinurie a diminué ou totalement régressé en six mois, que le traitement par captopril ait été poursuivi ou non.
Les patients atteints de protéinurie ont rarement présenté des altérations des paramètres de la fonction rénale, tels que lurée ou la créatinine.
Une estimation de la protéinurie (« test-bandelette » sur les premières urines du matin) doit être effectuée, avant le début du traitement et périodiquement par la suite, chez les patients avec antécédents de pathologie rénale.
Réactions anaphylactoïdes lors dune désensibilisation
Des réactions anaphylactoïdes prolongées, menaçant le pronostic vital, ont rarement été rapportées chez des patients suivant un traitement de désensibilisation au venin dhyménoptères alors quils recevaient un autre traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion. Chez les mêmes patients, larrêt temporaire de linhibiteur de lenzyme de conversion a permis déviter ces réactions mais celles-ci sont réapparues suite à une reprise involontaire. Par conséquent, une surveillance particulière doit être exercée chez les patients traités par inhibiteur de lenzyme de conversion qui suivent ce type de désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes lors dune dialyse à haut débit/aphérèse des lipoprotéines (LDL)
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients hémodialysés avec des membranes de dialyse à haut débit ou soumis à une aphérèse des lipoprotéines de faible densité par absorption sur dextrane sulfate. Chez ces patients, un changement de type de membrane de dialyse ou de classe de médicament doit être envisagé.
Intervention chirurgicale/anesthésie
Une hypotension peut survenir chez des patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou traités par un agent anesthésique. En cas dhypotension celle-ci pourra être corrigée par un remplissage volémique.
Patient diabétique
La glycémie fera lobjet dune surveillance particulière chez les patients diabétiques préalablement traités par antidiabétiques oraux ou par insuline, notamment pendant le premier mois de traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion.
Comme observé avec d'autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable est apparemment moins actif sur la pression artérielle chez les personnes de couleur noire que chez les autres personnes, probablement en raison d'une plus forte prévalence d'un taux de rénine bas dans la population noire hypertendue.
LiÉes À lhydrochlorothiazide
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints dune maladie rénale, les thiazidiques peuvent provoquer une augmentation de l'urémie. Des effets liés à l'accumulation du produit peuvent survenir chez les insuffisants rénaux. En cas de survenue d'une insuffisance rénale évolutive, révélée par une augmentation de l'urémie, le traitement sera soigneusement réévalué et l'arrêt du traitement diurétique sera discuté (voir rubrique 4.3).
Insuffisance hépatique
Les thiazidiques doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une hépatopathie évolutive, des altérations même discrètes de léquilibre hydro-électrolytique pouvant déclencher la survenue d'un coma hépatique (voir rubrique 4.3).
Cancer de la peau non mélanome
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de lHCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de lHCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate, devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation dHCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).
Effets métaboliques et endocriniens
Les thiazidiques sont susceptibles dentraîner une intolérance au glucose. Chez les patients diabétiques, une adaptation de la posologie de linsuline ou des hypoglycémiants oraux peut savérer nécessaire. Un diabète sucré latent peut se révéler pendant un traitement par thiazidiques.
Des augmentations des taux de cholestérol et de triglycérides ont été associées au traitement par diurétiques thiazidiques. Chez certains patients, un traitement thiazidique peut précipiter la survenue d'une hyperuricémie ou d'une goutte.
Déséquilibre électrolytique
Comme pour tout patient suivant un traitement diurétique, un dosage des électrolytes sériques doit être effectué à intervalles appropriés.
Les thiazidiques, dont lhydrochlorothiazide, peuvent provoquer un déséquilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Les signes dalerte dun déséquilibre hydroélectrolytique sont les suivants : sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs musculaires ou crampes, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastriques tels que nausées ou vomissements. Alors que lutilisation des diurétiques thiazidiques peut entraîner une hypokaliémie, le traitement concomitant par captopril peut réduire lhypokaliémie provoquée par les diurétiques.
Le risque dhypokaliémie est plus important chez les patients atteints dune cirrhose hépatique, chez les patients présentant une diurèse importante, chez les patients dont l'apport oral électrolytique est inadéquat et chez les patients traités simultanément par des corticostéroïdes ou par lACTH (voir rubrique 4.5).
Par temps chaud une hyponatrémie de dilution peut survenir chez les patients présentant des dèmes. En règle générale, le déficit en chlore est modéré et ne nécessite habituellement pas de traitement.
Les thiazidiques peuvent réduire lexcrétion urinaire de calcium et provoquer une élévation légère et transitoire de la calcémie en labsence de désordre connu du métabolisme calcique. Une hypercalcémie importante peut révéler une hyperparathyroïdie masquée. Le traitement par thiazidiques doit être interrompu avant dexplorer la fonction parathyroïdienne.
Une augmentation de lélimination urinaire du magnésium a été montrée avec les thiazidiques et peut entraîner une hypomagnésémie.
Contrôle anti-dopage
Lhydrochlorothiazide contenu dans ce médicament peut induire une réaction positive lors dun contrôle anti-dopage.
Autres
Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir chez des patients avec ou sans antécédents d'allergie ou dasthme bronchique.
La possibilité dexacerbation ou dactivation de lupus érythémateux disséminé a été rapportée.
Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé
Les sulfonamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Lhydrochlorothiazide étant un sulfonamide, seuls quelques cas isolés de glaucome aigu à angle fermé ont été rapportés à ce jour sans lien de causalité définitive avec la prise de lhydrochlorothiazide.
Les symptômes qui incluent une apparition soudaine de la diminution de lacuité visuelle ou les douleurs oculaires surviennent en général quelques heures ou quelques semaines qui suivent linitiation du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à la perte définitive de la vision. Le premier traitement consiste à arrêter aussi rapidement que possible lhydrochlorothiazide. Des mesures médicales ou chirurgicales doivent être envisagées si la pression intraoculaire demeure non contrôlée. Les facteurs de risque de développer un glaucome aigu à angle fermé pourraient inclure des antécédents dallergie à la pénicilline ou aux sulfonamides.
Toxicité respiratoire aiguë
De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise dhydrochlorothiazide. Ldème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise dhydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. Lhydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite dune prise dhydrochlorothiazide.
LiÉes À lassociation captopril/hydrochlorothiazide
Grossesse
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubrique 4.3 et 4.6).
Risque d'hypokaliémie
L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un diurétique thiazidique n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie. Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée.
Association avec le lithium
CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable est déconseillé en association avec le lithium en raison d'une potentialisation de la toxicité du lithium (voir rubrique 4.5).
LIÉES AUX EXCIPIENTS
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
LiÉes au captopril
+ Médicaments augmentant le risque dangio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-oedème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-oedème (voir rubrique 4.4).
+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion atténuent la perte potassique induite par les diurétiques.
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par captopril.
Les diurétiques épargneurs de potassium (par exemple spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie.
Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration de captopril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Par conséquent, lassociation du captopril avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée.
Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Héparine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de lhéparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Diurétiques (thiazidiques ou diurétiques de l'anse)
Un traitement préalable avec des diurétiques à dose élevée peut provoquer une hypovolémie et un risque dhypotension lors de linstauration du traitement par le captopril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être réduits par arrêt du diurétique, par augmentation de la prise sodée ou hydrique et l'initiation d'un traitement par une faible dose de captopril. Cependant, les études spécifiques avec lhydrochlorothiazide ou le furosémide nont pas mis en évidence dinteractions médicamenteuses cliniquement significatives.
+ Autres agents antihypertenseurs
Le captopril a été administré sans problème avec dautres antihypertenseurs communément utilisés (bêta-bloquants, inhibiteurs calciques à longue durée daction). Ladministration concomitante de ces agents peut potentialiser les effets hypotenseurs du captopril.
Un traitement concomitant par nitroglycérine et autres dérivés nitrés ou par vasodilatateurs devra être administré avec prudence.
+ Alpha-bloquants
L'administration concomitante d'alpha-bloquants peut potentialiser les effets antihypertenseurs du captopril et augmenter le risque d'hypotension orthostatique.
+ Traitement de l'infarctus aigu du myocarde
Le captopril peut être administré en association avec lacide acétylsalicylique (à doses cardiologiques), les thrombolytiques, les bêta-bloquants et/ou les dérivés nitrés chez des patients ayant subi un infarctus du myocarde.
+ Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion peuvent augmenter les effets hypotenseurs de certains antidépresseurs tricycliques et des antipsychotiques (voir rubrique 4.4). Il existe un risque dhypotension orthostatique.
+ Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques ou immunosuppresseurs
Ladministration concomitante dun inhibiteur de lenzyme de conversion peut augmenter le risque de leucopénie, et particulièrement lorsque ce dernier est utilisé à des doses supérieures à celles actuellement recommandées.
+ Sympathomimétiques
Ils peuvent réduire les effets antihypertenseurs des inhibiteurs de lenzyme de conversion ; les patients doivent être surveillés étroitement.
+ Antidiabétiques
Des études pharmacologiques ont montré que les inhibiteurs de lenzyme de conversion, dont le captopril, peuvent majorer les effets hypoglycémiants de linsuline et des antidiabétiques oraux comme les sulfonylurées chez les diabétiques. Lorsque cette interaction, très rare, survient, il peut savérer nécessaire de réduire la posologie de lantidiabétique pendant ladministration simultanée de linhibiteur de lenzyme de conversion.
+ Antagonistes des récepteurs de langiotensine II ou aliskiren
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tel que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
LiÉes À lhydrochlorothiazide
+ Amphotéricine B (voie parentérale), carbénoxolone, corticostéroïdes, corticotrophine (ACTH) ou laxatifs stimulants
Lhydrochlorothiazide peut majorer le déséquilibre électrolytique, particulièrement lhypokaliémie.
+ Sels de calcium
Une association avec les diurétiques thiazidiques peut entraîner une élévation de la calcémie suite à une réduction de lélimination.
+ Digitaliques
Lhypokaliémie induite par les thiazidiques peut augmenter le risque de toxicité digitalique.
+ Cholestyramine et colestipol
Ils peuvent retarder ou diminuer labsorption de lhydrochlorothiazide.
Ladministration des diurétiques sulfamides doit avoir lieu au moins une heure avant, ou entre quatre et six heures après celle de ces médicaments.
+ Myorelaxants non-dépolarisants (par exemple, chlorure de tubocurarine)
Les effets de ces produits peuvent être potentialisés par lhydrochlorothiazide.
+ Médicaments induisant des torsades de pointe
En raison du risque d'hypokaliémie, lhydrochlorothiazide doit être administré avec prudence en association avec les médicaments induisant des torsades de pointe, par exemple certains antiarythmiques, certains antipsychotiques et d'autres produits connus pour induire des torsades de pointe.
L'administration concomitante de carbamazépine et d'hydrochlorothiazide a été associée à un risque d'hyponatrémie symptomatique. Les taux d'électrolytes doivent être surveillés pendant l'administration concomitante. Si possible, une autre classe de diurétiques doit être utilisée.
LIÉES À LASSOCIATION CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE
+ Lithium
Une augmentation réversible de la lithémie et de la toxicité du lithium a été rapportée lors de ladministration concomitante de lithium et dun inhibiteur de lenzyme de conversion. Ladministration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter le risque de toxicité du lithium et amplifier le risque déjà accru avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de toxicité du lithium. Lassociation du captopril et de l'hydrochlorothiazide avec le lithium est donc déconseillée, mais si l'association est jugée nécessaire, une surveillance étroite de la lithémie doit être effectuée.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Il a été décrit un effet additif des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et des inhibiteurs de lenzyme de conversion sur laugmentation de la kaliémie, tandis que la fonction rénale peut décroître. En principe, ces effets sont réversibles. De rares cas d'insuffisance rénale aiguë peuvent survenir, particulièrement chez les patients à fonction rénale altérée comme les personnes âgées ou les personnes déshydratées. Une administration chronique d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peut réduire l'effet antihypertenseur de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion. L'administration d'AINS peut réduire l'effet diurétique, natriurétique et antihypertenseur des diurétiques thiazidiques.
+ Biochimie
Le captopril peut conduire à un faux positif lors de la recherche urinaire d'acétone.
Lhydrochlorothiazide peut provoquer des interférences lors de la recherche de bentiromide. Les thiazidiques peuvent diminuer les taux sanguins diode lié aux protéines, sans apparition de signes thyroïdiens.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
LiÉ au captopril
Compte tenu des effets des composants de l'association sur la grossesse, l'utilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable n'est pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4).
L'utilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable est contre-indiquée pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au cours du 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être étroitement surveillés sur le plan tensionnel (hypotension) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
LiÉ À lhydrochlorothiazide
L'expérience de l'hydrochlorothiazide durant la grossesse est limitée, particulièrement pendant le premier trimestre. Les études chez l'animal sont insuffisantes.
L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation pendant le second et le troisième trimestre de la grossesse peut altérer la circulation ftoplacentaire et peut induire des effets ftaux et néonataux comme un ictère, des altérations de l'équilibre électrolytique et une thrombocytopénie.
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter un dème gestationnel, une hypertension gestationnelle ou une prééclampsie, à cause du risque de diminution du volume plasmatique et de l'hypoperfusion placentaire sauf si un effet bénéfique est attendu sur l'évolution de la maladie.
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour l'hypertension essentielle chez la femme enceinte excepté dans de rares cas où aucun autre traitement ne peut être utilisé.
Allaitement
LiÉ au captopril
Des données limitées de pharmacocinétique ont mis en évidence de faibles concentrations dans le lait maternel (voir rubrique 5.2).
Bien que ces concentrations ne semblent pas être significatives sur le plan clinique, l'utilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable n'est pas recommandée en cas d'allaitement d'enfants prématurés et pendant les premières semaines après l'accouchement, du fait du risque hypothétique d'effets cardiovasculaire et rénal en l'absence d'une expérience clinique insuffisante.
En cas d'allaitement d'un enfant plus âgé, l'utilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable chez la mère peut être envisagée si celui-ci lui est nécessaire et si l'enfant est surveillé pour les effets indésirables.
LiÉ À lhydrochlorothiazide
Lhydrochlorothiazide est excrété dans le lait maternel en faibles quantités. Les thiazidiques à haute dose, provoquant une diurèse importante, peuvent inhiber la production de lait. Lutilisation de CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable durant lallaitement nest pas recommandée. Si CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable est utilisé au cours de lallaitement, les doses utilisées doivent être les plus faibles possibles.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La fréquence est définie en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) et inconnu (la fréquence ne peut être évaluée à partir des données disponibles).
LiÉs au captopril
Les effets indésirables rapportés lors du traitement par le captopril et/ou les inhibiteurs de lenzyme de conversion incluent les effets suivants :
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Très rare : neutropénie/agranulocytose (voir rubrique 4.4), pancytopénie particulièrement chez les patients avec une fonction rénale altérée (voir rubrique 4.4), anémie (y compris aplasique et hémolytique), thrombopénie, lymphadénopathie, éosinophilie, maladies auto-immune et/ou anticorps antinucléaires positifs.
Affections du métabolisme et de la nutrition
· Peu fréquent : anorexie.
· Très rare : hyperkaliémie, hypoglycémie (voir rubrique 4.4).
Affections psychiatriques
· Fréquent : troubles du sommeil.
· Très rare : confusion, dépression.
Affections du système nerveux
· Fréquent : altération du goût, sensations vertigineuses.
· Peu fréquent : céphalées, paresthésie.
· Rare : somnolence.
· Très rare : incidents cérébrovasculaires, y compris accident vasculaire cérébral, insuffisance vasculaire cérébrale et syncope.
Affections oculaires
· Très rare : vision trouble.
Affections cardiaques
· Peu fréquent : tachycardie ou tachyarythmie, angor, palpitations.
· Très rare : arrêt cardiaque, choc cardiogénique.
Affections vasculaires
· Peu fréquent : hypotension (voir rubrique 4.4), syndrome de Raynaud, flush, pâleur.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Fréquent : toux sèche et irritative, non productive (voir rubrique 4.4) et dyspnée.
· Très rare : bronchospasme, rhinite, alvéolite allergique/pneumopathie à éosinophiles.
Affections gastro-intestinales
· Fréquent : nausées, vomissements, irritations gastriques, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, sécheresse buccale, ulcère gastro-intestinal.
· Rare : stomatite/ulcération aphteuses, angio-dème intestinal (voir rubrique 4.4).
· Très rare : glossite, pancréatite.
Affections hépato-biliaires
· Très rare : troubles de la fonction hépatique, cholestase (incluant l'ictère), hépatite incluant la nécrose, élévations des enzymes hépatiques et de la bilirubine.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Fréquent : prurit, rash et alopécie.
· Peu fréquent : angio-dème (voir rubrique 4.4).
· Très rare : urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, photosensibilité, réactions pemphigoïdes, érythrodermie et dermatite exfoliatrice.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
· Très rare : myalgie, arthralgie.
Affections du rein et des voies urinaires
· Rare : troubles de la fonction rénale dont insuffisance rénale, polyurie, oligurie, augmentation de la fréquence des mictions.
· Très rare : syndrome néphrotique.
Affections des organes de reproduction et du sein
· Très rare : impuissance, gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Peu fréquent : douleur thoracique, fatigue, malaise.
· Très rare : fièvre.
Investigations
· Très rare : protéinurie, éosinophilie, hyperkaliémie, hyponatrémie, augmentation de lurémie, de la créatinine et de la bilirubine sériques, baisse de lhémoglobine, de lhématocrite, des leucocytes, des plaquettes, anticorps antinucléaires positifs, augmentation de la vitesse de sédimentation.
LiÉs À lhydrochlorothiazide
Infections et infestations
· Sialadénite.
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Leucopénie, neutropénie/agranulocytose, thrombopénie, anémie aplasique, anémie hémolytique, aplasie médullaire.
Affections du métabolisme et de la nutrition
· Anorexie, hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, déséquilibre électrolytique (notamment hyponatrémie et hypokaliémie), augmentation du cholestérol et des triglycérides.
Affections psychiatriques
· Agitation, dépression, troubles du sommeil.
Affections du système nerveux
· Perte dappétit, paresthésie, sensation de tête vide.
Affections oculaires
· Épanchement choroïdien (fréquence indéterminée), xanthopsie, vision trouble transitoire, myopie aiguë, glaucome aigu secondaire à angle fermé.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
· Vertiges.
Affections cardiaques
· Hypotension orthostatique, arythmie cardiaque.
Affections vasculaires
· Angéite nécrosante (vascularite, vascularite cutanée).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Détresse respiratoire (notamment pneumopathie inflammatoire et dème pulmonaire), syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique 4.4) (très rare).
Affections gastro-intestinales
· Irritation gastrique, diarrhée, constipation, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
· Ictère (ictère par cholestase intrahépatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Réaction de photosensibilisation, rash, réaction de type lupus érythémateux disséminé, réactivation dun lupus érythémateux disséminé, urticaire, réaction anaphylactique, nécrolyse épidermique toxique.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) (fréquence indéterminée)
· Cancer de la peau non mélanome (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde).
Affections musculo-squelettiques et systémiques
· Spasme musculaire.
Affections du rein et des voies urinaires
· Altération de la fonction rénale, néphrite interstitielle.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Fièvre, faiblesse.
Description de certains effets indésirables
Cancer de la peau non mélanome
D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Les symptômes de surdosage sont : une augmentation de la diurèse, un désordre électrolytique, une hypotension sévère, une altération de la conscience (incluant le coma), des convulsions, une parésie, des arythmies cardiaques, une bradycardie et une insuffisance rénale.
En cas dingestion récente, des mesures doivent être prises pour empêcher labsorption et accélérer lélimination, par exemple le lavage gastrique, ladministration dagents adsorbants et de sulfate de sodium dans les 30 minutes suivant lingestion.
En cas dhypotension, mettre le patient en position adaptée au choc et administrer rapidement un supplément de chlorure de sodium et soluté de remplissage. Un traitement par angiotensine II peut être envisagé.
La bradycardie ou une réaction vagale étendue doivent être traitées par ladministration datropine. La pose dun pacemaker peut être envisagée. Une surveillance constante de lhydratation, de léquilibre électrolytique et acido-basique, du glucose sanguin est essentielle. En cas d'hypokaliémie, une substitution potassique est nécessaire.
Le captopril est hémodialysable. Le degré délimination de l'hydrochlorothiazide par hémodialyse na pas été établi.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : captopril et diurétiques, code ATC : C09BA01.
CAPTOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 50 mg/25 mg, comprimé sécable est lassociation dun inhibiteur de l'enzyme de conversion, le captopril, et dun diurétique anti-hypertenseur, lhydrochlorothiazide. Lassociation de ces composants a un effet antihypertenseur additif, qui entraîne une baisse de la pression artérielle plus importante que chacun des composants utilisés seuls.
CAPTOPRIL
Le captopril est un inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC), cest à dire qu'il inhibe lenzyme de conversion de l'angiotensine, enzyme impliquée dans la conversion de langiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice stimulant la sécrétion daldostérone par le cortex surrénalien.
Il résulte de cette inhibition :
· une diminution de la sécrétion daldostérone ;
· une élévation de lactivité rénine plasmatique, laldostérone nexerçant plus de rétrocontrôle négatif ;
· une baisse des résistances périphériques totales (avec une action préférentielle sur les territoires musculaires et rénaux) sans que cette baisse saccompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe lors d'un traitement au long cours. Laction antihypertensive du captopril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations en rénine basses ou normales.
Le captopril est efficace à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme.
Lactivité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 15ème minute, et atteint un maximum entre 1 heure à 1 heure 30 après l'administration du produit. La durée daction est dose- dépendante et varie de 6 à 12 heures.
La normalisation tensionnelle (PAD assis < 90 mmHg) chez les patients intervient au bout de deux semaines à un mois de traitement, et l'efficacité du produit se maintient dans le temps. Les patients sont également considérés répondeurs lorsque la PAD assis a diminué de 10 % ou plus par rapport à la pression artérielle initiale.
Larrêt du traitement ne saccompagne pas dun rebond tensionnel.
Le traitement de lhypertension artérielle par le captopril entraîne une augmentation de la compliance artérielle, un accroissement du débit sanguin rénal sans baisse significative du débit de filtration glomérulaire, ainsi quune réduction de lhypertrophie ventriculaire gauche.
HYDROCHLOROTHIAZIDE
Lhydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique qui agit par inhibition de la réabsorption du sodium dans le segment cortical de dilution des tubules rénaux. Il augmente lélimination urinaire du sodium et du chlore, et à un degré moindre, lélimination du potassium et du magnésium, augmentant ainsi la diurèse et exerçant un effet antihypertenseur.
Le délai dapparition de lactivité diurétique est denviron 2 heures. Cette activité est maximale au bout de 4 heures et se maintient pendant 6 à 12 heures. Leffet thérapeutique des diurétiques thiazidiques atteint un plateau au-delà dune certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent daugmenter. En cas dinefficacité du traitement, l'augmentation des doses au-delà des posologies recommandées nest pas utile et favorise l'apparition d'effets indésirables.
Cancer de la peau non mélanome
D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71 533 cas de CB et de 8 629 cas de CE appariés à 1 430 833 et 172 462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée dHCTZ (dose cumulative ≥50 000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95 % : 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95 % : 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à lHCTZ : 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63 067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95 % : 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (~25 000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (~100 000 mg) (voir aussi rubrique 4.4).
captopril et hydrochlorothiazide
Ladministration concomitante de captopril et dhydrochlorothiazide a entraîné, au cours détudes cliniques, une réduction plus importante de la pression artérielle quavec chacun des produits administrés seuls.
Ladministration de captopril inhibe le système rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique induite par lhydrochlorothiazide.
Lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion et dun diurétique thiazidique entraîne un effet synergique et diminue en outre le risque dhypokaliémie induite par le diurétique seul.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque hyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Captopril
Les études animales démontrent que le captopril ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique de façon significative.
Hydrochlorothiazide
Labsorption orale de lhydrochlorothiazide est relativement rapide. La demi-vie plasmatique moyenne à jeun varie de 5 à 15 heures. Lhydrochlorothiazide est éliminé rapidement par le rein et est excrété inchangé (> 95 %) dans les urines.
Allaitement
Chez 12 femmes ayant reçu un traitement oral par captopril à la posologie de 100 mg 3 fois par jour, les concentrations maximales de captopril dans le lait étaient de 4,7 µg/l 3,8 heures après la prise. On estime à partir de ces données quun enfant allaité recevrait une dose quotidienne maximale inférieure à 0,002 % de la dose quotidienne de la mère.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données précliniques basées sur les études conventionnelles de sécurité pharmacologique, de toxicologie à dose répétée, de génototoxicité et du pouvoir carcinogène, nont pas révélé dautres risques spécifiques pour lhomme.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 84, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC).
28, 30, 84, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).
28 ou 100 comprimés en pilulier (Polypropylène) muni dun bouchon de sécurité (PEBD).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 363 188 2 3 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC).
· 34009 373 951 0 6 : 84 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC).
· 34009 373 952 7 4 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC).
· 34009 565 180 2 9 : 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC).
· 34009 363 189 9 1 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).
· 34009 385 371 4 7 : 30 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/ PVDC).
· 34009 565 181 9 7 : 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).
· 34009 373 953 3 5 : 84 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).
· 34009 373 955 6 4 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).
· 34009 363 190 7 3 : 28 comprimés en pilulier (Polypropylène).
· 34009 565 182 5 8 : 100 comprimés en pilulier (Polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CAPTOPRIL ARROW 25 mg, comprimé quadrisécable
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
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