RISPERDAL 2 mg, comprimé pelliculé
CIS 60260497
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ANSM - Mis à jour le : 23/07/2021
RISPERDAL 2 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Rispéridone ........................................................................................................................ 2,00 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipients à effet notoire
Chaque comprimé pelliculé contient 130 mg lactose monohydraté et 0,05 mg de laque aluminique de jaune orangé S (jaune orangé) E110.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé avec barre de cassure, orange, oblong, biconvexe de 10,5 mm x 5 mm.
La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en demi-doses égales.
Les comprimés pelliculés sont gravés sur un côté avec RIS 2. De plus, JANSSEN peut être gravé sur lautre côté.
4.1. Indications thérapeutiques
RISPERDAL est indiqué dans le traitement de la schizophrénie.
RISPERDAL est indiqué dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés aux troubles bipolaires.
RISPERDAL est indiqué dans le traitement de courte durée (jusquà 6 semaines) de lagressivité persistante chez les patients présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère ne répondant pas aux approches non-pharmacologiques et lorsquil existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou les autres.
RISPERDAL est indiqué dans le traitement symptomatique de courte durée (jusquà 6 semaines) de lagressivité persistante dans le trouble des conduites chez les enfants à partir de 5 ans et les adolescents présentant un fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne ou un retard mental diagnostiqués conformément aux critères du DSM-IV, chez lesquels la sévérité des comportements agressifs ou dautres comportements perturbateurs nécessitent un traitement pharmacologique. Le traitement pharmacologique doit faire partie intégrante dun programme de traitement plus large, incluant des mesures psychosociales et éducatives. Il est recommandé que la rispéridone soit prescrite par un spécialiste en neurologie de lenfant et en psychiatrie de lenfant et de ladolescent ou un médecin très familier du traitement du trouble des conduites de lenfant et de ladolescent.
4.2. Posologie et mode d'administration
Schizophrénie
Adultes
RISPERDAL peut être administré en une ou deux prises par jour.
Les patients doivent débuter le traitement par 2 mg/jour de rispéridone. La posologie peut être augmentée à 4 mg le 2ème jour. La posologie sera ensuite maintenue inchangée, ou adaptée individuellement, si nécessaire. La majorité des patients bénéficient de posologies journalières comprises entre 4 et 6 mg. Chez certains patients, une titration plus lente et une dose initiale et dentretien plus faibles peuvent savérer nécessaires.
Les posologies de plus de 10 mg/jour nont pas montré defficacité supérieure aux posologies plus faibles et peuvent entraîner une augmentation de lincidence des symptômes extrapyramidaux. La sécurité demploi de posologies supérieures à 16 mg/jour na pas été évaluée, et elles ne sont donc pas recommandées.
Patients âgés
Une posologie initiale de 0,5 mg deux fois par jour est recommandée. Cette posologie devra être adaptée individuellement par paliers journaliers de 0,5 mg deux fois par jour jusqu'à une posologie de 1 à 2 mg deux fois par jour.
Population pédiatrique
Lutilisation de la rispéridone nest pas recommandée chez les enfants de moins de 18 ans présentant une schizophrénie en labsence de données defficacité.
Épisodes maniaques associés aux troubles bipolaires
Adultes
RISPERDAL doit être administré une fois par jour, en débutant par 2 mg de rispéridone. Si nécessaire, les adaptations posologiques se feront par paliers de 1 mg par jour en respectant un délai minimum de 24 heures entre chaque palier de dose. La rispéridone peut être administrée à doses flexibles comprises entre 1 et 6 mg par jour afin doptimiser le niveau defficacité et de tolérance de chaque patient. Des doses journalières supérieures à 6 mg de rispéridone nont pas été étudiées chez des patients présentant des épisodes maniaques.
Comme pour tout traitement symptomatique, la poursuite de RISPERDAL doit faire lobjet dune ré-évaluation et être justifiée à intervalles réguliers.
Patients âgés
Une dose initiale de 0,5 mg deux fois par jour est recommandée. Cette posologie peut être adaptée individuellement par paliers de 0,5 mg deux fois par jour jusquà une posologie de 1 à 2 mg deux fois par jour. Lexpérience étant limitée chez le sujet âgé, la prudence est nécessaire.
Population pédiatrique
Lutilisation de la rispéridone nest pas recommandée chez les enfants de moins de 18 ans présentant des épisodes maniaques des troubles bipolaires en labsence de données defficacité.
Agressivité persistante chez le patient présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère
Une posologie initiale de 0,25 mg de solution buvable deux fois par jour est recommandée. La solution buvable est la forme pharmaceutique recommandée pour administrer 0,25 mg. La posologie peut être adaptée individuellement par paliers de 0,25 mg deux fois par jour, en respectant un délai minimum de deux jours, si nécessaire. La posologie optimale est de 0,5 mg deux fois par jour pour la majorité des patients. Toutefois, certains patients peuvent bénéficier de posologies allant jusquà 1 mg deux fois par jour.
RISPERDAL ne doit pas être utilisé pendant plus de 6 semaines chez les patients Alzheimer présentant une agressivité persistante. Au cours du traitement, les patients doivent faire lobjet dune ré-évaluation fréquente et régulière, et la nécessité de poursuivre le traitement doit être ré-évaluée.
Trouble des conduites
Enfants et adolescents de 5 à 18 ans
Pour les sujets ³50 kg, une posologie initiale de 0,5 mg une fois par jour est recommandée. Si nécessaire, cette posologie sera adaptée individuellement par paliers de 0,5 mg une fois par jour, au maximum tous les deux jours. Pour la majorité des patients, la posologie optimale est de 1 mg une fois par jour. Toutefois, chez certains patients une posologie de 0,5 mg une fois par jour peut suffire, dautres patients peuvent nécessiter une posologie de 1,5 mg une fois par jour.
Pour les patients <50 kg, une posologie initiale de 0,25 mg de solution buvable une fois par jour est recommandée. La solution buvable est la forme pharmaceutique recommandée pour administrer 0,25 mg. Si nécessaire, cette posologie sera adaptée individuellement par paliers de 0,25 mg une fois par jour, au maximum tous les deux jours. Pour la majorité des patients, la posologie optimale est de 0,5 mg une fois par jour. Toutefois, chez certains patients une posologie de 0,25 mg une fois par jour peut suffire alors que dautres patients peuvent nécessiter une posologie de 0,75 mg de solution buvable une fois par jour. La solution buvable est la forme pharmaceutique recommandée pour administrer 0,75 mg.
Comme pour tout traitement symptomatique, la poursuite du traitement par RISPERDAL doit faire lobjet dune ré-évaluation et être justifiée à intervalles réguliers.
RISPERDAL nest pas recommandé chez les enfants de moins de 5 ans, car il nexiste pas de données disponibles chez les enfants de moins de 5 ans dans ces troubles.
Insuffisance rénale et insuffisance hépatique
Les patients insuffisants rénaux ont une capacité moindre à éliminer la fraction antipsychotique active que les adultes avec une fonction rénale normale. Les patients insuffisants hépatiques présentent une augmentation des concentrations plasmatiques de la fraction libre de la rispéridone.
Indépendamment de lindication, les posologies initiale et dentretien doivent être divisées par deux, et laugmentation posologique des doses doit être plus lente chez les patients insuffisants rénaux ou insuffisants hépatiques.
RISPERDAL sera utilisé avec précaution chez ces groupes de patients.
Mode dadministration
RISPERDAL est destiné à ladministration orale. La nourriture ne modifie pas labsorption de RISPERDAL.
Lors de larrêt du traitement, une diminution progressive de la posologie est recommandée. Des symptômes aigus de sevrage, incluant nausée, vomissement, sudation, et insomnie ont été très rarement décrits lors de larrêt brutal de doses élevées de médicaments antipsychotiques (voir rubrique 4.8). La résurgence des symptômes psychotiques peut également survenir, et la survenue de mouvements anormaux involontaires (tels que akathisie, dystonie et dyskinésie) a également été rapportée.
Relais d'un traitement par dautres antipsychotiques
En cas de nécessité clinique, une diminution progressive du traitement antérieur est recommandée pendant linitiation du traitement par RISPERDAL. De même, lorsque la substitution dun traitement antipsychotique par voie parentérale à action prolongée savère nécessaire, le traitement par RISPERDAL sera mis en place le jour prévu pour la prochaine injection. La nécessité de poursuivre les médicaments antiparkinsoniens sera réévaluée à intervalles réguliers.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Augmentation de la mortalité chez les personnes âgées démentes
Dans une méta-analyse de 17 essais contrôlés réalisés avec des antipsychotiques atypiques, dont RISPERDAL, des patients âgés déments traités par des antipsychotiques atypiques ont présenté une augmentation de la mortalité comparativement au placebo. Dans des essais contrôlés versus placebo réalisés avec RISPERDAL oral dans cette population, lincidence de la mortalité était de 4,0% pour les patients traités par RISPERDAL comparée à 3,1% pour les patients traités par placebo. Lodd ratio (intervalle de confiance exact à 95%) était de 1,21 (0,7 ; 2,1). Lâge moyen (extrêmes) des patients décédés était de 86 ans (extrêmes 67-100 ans). Les données de deux études observationnelles conduites à grande échelle ont également montré que les personnes âgées démentes traitées par des antipsychotiques conventionnels présentaient un risque de mortalité légèrement augmenté comparativement à celles non traitées. Il nexiste pas de données suffisantes pour donner une estimation sûre de lampleur précise de ce risque. La cause de laugmentation de ce risque nest pas connue. Limputabilité de ces résultats daugmentation de la mortalité dans les études observationnelles au médicament antipsychotique plutôt quà certaine(s) caractéristique(s) des patients nest pas claire.
Utilisation concomitante avec le furosémide
Dans les essais contrôlés versus placebo réalisés avec RISPERDAL chez des patients âgés déments, une incidence plus élevée de la mortalité a été observée chez les patients traités par furosémide plus rispéridone (7,3% ; âge moyen 89 ans, extrêmes 75-97 ans) comparativement aux patients traités par la rispéridone seule (3,1% ; âge moyen 84 ans, extrêmes 70-96 ans) ou le furosémide seul (4,1% ; âge moyen 80 ans, extrêmes 67-90 ans). Laugmentation de la mortalité chez les patients traités par furosémide plus rispéridone a été observée dans deux des quatre essais cliniques. Lutilisation concomitante de rispéridone avec dautres diurétiques (principalement des diurétiques thiazidiques administrés à faible dose) na pas été associée à des observations similaires.
Aucun mécanisme physiopathologique na été identifié pour expliquer cet effet, et aucun motif cohérent de décès na été observé. Toutefois, la prudence est nécessaire et le rapport risque/bénéfice de cette association ou dun traitement concomitant par dautres diurétiques puissants doit être pris en compte préalablement à toute décision dutilisation.
Il na pas été observé daugmentation de la mortalité chez les patients prenant dautres diurétiques comme traitement concomitant à la rispéridone. Indépendamment du traitement, la déshydratation est un facteur de risque de mortalité et doit donc être soigneusement évitée chez les patients âgés déments.
Évènements indésirables cérébrovasculaires
Dans des essais cliniques randomisés, contrôlés versus placebo chez les patients déments traités par certains antipsychotiques atypiques, un risque de survenue dévènements indésirables cérébrovasculaires environ 3 fois supérieur a été observé. Lanalyse des données poolées de six essais contrôlés versus placebo menés avec RISPERDAL principalement chez des patients âgés (>65 ans) déments montre que les accidents cérébrovasculaires (graves et non graves, combinés) sont survenus chez 3,3% (33/1009) des patients traités par la rispéridone et chez 1,2% (8/712) des patients traités par placebo.
Lodd ratio (intervalle de confiance exact à 95%) était de 2,96 (1,34 ; 7,50). Le mécanisme de cette augmentation de risque nest pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue pour dautres antipsychotiques ou dautres populations de patients. RISPERDAL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risques daccident vasculaire cérébral.
Le risque dévènements indésirables cérébrovasculaires était significativement plus élevé chez les patients présentant une démence de type mixte ou vasculaire comparé aux patients présentant une maladie dAlzheimer. En conséquence, les patients présentant dautres types de démence que la maladie dAlzheimer ne doivent pas être traités par la rispéridone.
Il est recommandé aux prescripteurs dévaluer les risques et les bénéfices de ladministration de RISPERDAL chez les patients âgés déments, en prenant en compte les facteurs de risque prédictifs de survenue daccident vasculaire cérébral pour chaque patient. Les patients et personnels soignants doivent être avertis de la nécessité de rapporter immédiatement les signes et symptômes daccident cérébrovasculaire potentiel tels que faiblesse ou insensibilité soudaines au niveau du visage, des bras ou des jambes, ainsi que la survenue de troubles de lélocution ou de la vision. Toutes les options thérapeutiques doivent être envisagées sans délai, dont larrêt du traitement par la rispéridone.
RISPERDAL doit être utilisé uniquement à court terme dans lagressivité persistante chez le patient présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère en complément des mesures non-pharmacologiques qui ont montré un effet limité ou une inefficacité ou en cas de risque potentiel de préjudice pour le patient lui-même ou pour les autres.
Les patients doivent faire lobjet dune ré-évaluation régulière, et la nécessité de la poursuite du traitement doit être ré-évaluée.
Hypotension orthostatique
En raison des propriétés alpha-bloquantes de la rispéridone, une hypotension (orthostatique) peut survenir, principalement durant la période d'instauration progressive du traitement. Une hypotension cliniquement significative a été observée après commercialisation lors de lutilisation concomitante de rispéridone et dun traitement antihypertenseur. RISPERDAL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des risques cardiovasculaires connus (par exemple, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, anomalies de la conduction, déshydratation, hypovolémie ou maladie cérébrovasculaire), et la posologie doit être progressivement augmentée comme recommandé (voir rubrique 4.2). Une diminution de la posologie doit être envisagée en cas de survenue dune hypotension.
Leucopénie, neutropénie et agranulocytose
Des cas de leucopénie, neutropénie et agranulocytose ont été rapportés avec les antipsychotiques, dont RISPERDAL. Une agranulocytose a été très rarement rapportée (< 1/10 000 patients) lors de la surveillance après commercialisation.
Les patients ayant des antécédents cliniquement significatifs de faible numération des globules blancs (NGB) ou de leucopénie/neutropénie dorigine médicamenteuse doivent être surveillés pendant les tous premiers mois de traitement et l'arrêt de RISPERDAL doit être considéré au premier signe d'une baisse cliniquement significative de la NGB en l'absence d'autres facteurs causaux.
Les patients ayant une neutropénie cliniquement significative doivent être attentivement surveillés afin de dépister une fièvre ou d'autres symptômes ou signes d'infection et traités rapidement si de tels symptômes ou signes apparaissent. Les patients ayant une neutropénie sévère (numération absolue de neutrophiles < 1 x 109/L) doivent arrêter RISPERDAL et leur NGB doit être suivie jusqu'à rétablissement.
Dyskinésie tardive/Symptômes extrapyramidaux (DT/SEP)
Les médicaments qui possèdent des propriétés antagonistes dopaminergiques ont été associés à linduction de dyskinésie tardive caractérisée par des mouvements rythmiques involontaires, prédominant au niveau de la langue et/ou du visage. La survenue de symptômes extrapyramidaux est un facteur de risque de dyskinésie tardive. Si les signes et symptômes dune dyskinésie tardive apparaissent, larrêt de tous les antipsychotiques doit être envisagé.
La prudence est recommandée chez les patients recevant de façon concomitante des psychostimulants (par exemple, méthylphénidate) et de la rispéridone, car des symptômes extrapyramidaux peuvent apparaître lors de lajustement de lun ou des deux médicaments. Larrêt progressif du traitement stimulant est recommandé (voir rubrique 4.5).
Syndrome malin des neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques, caractérisé par une hyperthermie, une rigidité musculaire, une instabilité du système nerveux autonome, une altération de la conscience et une élévation des taux sériques de créatine phosphokinase a été rapporté avec les antipsychotiques.
Des signes cliniques supplémentaires peuvent inclure une myoglobinurie (rhabdomyolyse) et une insuffisance rénale aiguë. En cas de survenue, tous les antipsychotiques, dont RISPERDAL, doivent être arrêtés.
Maladie de Parkinson et démence à corps de Lewy
Les prescripteurs doivent évaluer le rapport risque/bénéfice lors de la prescription dantipsychotiques, dont RISPERDAL, chez des patients présentant une Maladie de Parkinson ou une Démence à Corps de Lewy. La Maladie de Parkinson peut saggraver sous rispéridone.
Ces deux groupes de patients peuvent présenter une augmentation du risque de survenue dun Syndrome Malin des Neuroleptiques ainsi quune sensibilité accrue aux médicaments antipsychotiques ; ces patients étaient exclus des essais cliniques. Les symptômes de cette sensibilité accrue peuvent inclure une confusion, une somnolence, une instabilité posturale avec chutes fréquentes, en plus des symptômes extrapyramidaux.
Hyperglycémie et diabète
Hyperglycémie, diabète et exacerbation dun diabète préexistant ont été rapportés au cours du traitement par RISPERDAL. Dans certains cas, une prise de poids antérieure a été rapportée, ce qui peut être un facteur prédisposant. Lassociation à une acidocétose a été très rarement rapportée et lassociation à un coma diabétique rarement rapportée. Une surveillance clinique adéquate est recommandée conformément aux recommandations relatives aux antipsychotiques. Les symptômes d'hyperglycémie (tels que polydipsie, polyurie, polyphagie et fatigue) doivent être recherchés chez les patients traités par antipsychotiques atypiques, y compris RISPERDAL. Une surveillance régulière doit être effectuée afin de détecter une aggravation de la glycémie chez les patients diabétiques.
Prise de poids
Une prise de poids cliniquement significative a été rapportée avec lutilisation de RISPERDAL. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Hyperprolactinémie
Lhyperprolactinémie est un effet indésirable fréquent du traitement par RISPERDAL. Lévaluation du taux plasmatique de prolactine est recommandée chez les patients présentant des effets indésirables potentiellement associés à la prolactine (par exemple, gynécomastie, troubles menstruels, anovulation, troubles de la fertilité, diminution de la libido, dysfonctionnement érectile, galactorrhée).
Les études sur cultures de tissus suggèrent que la croissance cellulaire dans les tumeurs du sein chez lHomme peut être stimulée par la prolactine. Bien quune association claire avec ladministration dantipsychotiques nait pas été établie à ce jour dans les études cliniques et épidémiologiques, la prudence est recommandée chez les patients présentant des antécédents médicaux significatifs. RISPERDAL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents dhyperprolactinémie et chez les patients présentant des tumeurs potentiellement prolactine-dépendantes.
Allongement de lintervalle QT
Un allongement de lintervalle QT a été très rarement rapporté après commercialisation. Comme avec dautres antipsychotiques, la prudence est nécessaire lorsque la rispéridone est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, des antécédents familiaux dallongement de lintervalle QT, une bradycardie, ou des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie), car ils peuvent augmenter le risque deffets arythmogènes, ainsi quen cas dutilisation concomitante de médicaments connus pour allonger lintervalle QT.
Convulsions
RISPERDAL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de convulsions ou dautres situations cliniques pouvant potentiellement abaisser le seuil épileptogène.
Priapisme
Un priapisme peut survenir au cours du traitement par RISPERDAL du fait de ses propriétés alpha-adrénergiques bloquantes.
Régulation de la température corporelle
Une altération de la capacité corporelle à diminuer la température corporelle centrale a été rapportée avec les médicaments antipsychotiques. La prudence est recommandée en cas de prescription de RISPERDAL à des patients susceptibles dêtre exposés à certaines situations pouvant contribuer à une augmentation de la température corporelle centrale, par exemple exercice physique intense, exposition à une température extrême, traitement concomitant par des médicaments ayant une activité anticholinergique ou tendance à la déshydratation.
Effet antiémétique
Un effet antiémétique a été observé au cours des études précliniques réalisées avec la rispéridone. Cet effet, lorsquil survient chez lhomme, peut masquer les signes et les symptômes de surdosage de certains médicaments ou certaines situations cliniques telles quune occlusion intestinale, un syndrome de Reye et une tumeur cérébrale.
Insuffisance rénale et hépatique
Les patients insuffisants rénaux ont une capacité moindre à éliminer la fraction antipsychotique active que les adultes avec une fonction rénale normale. Les patients insuffisants hépatiques présentent une augmentation des concentrations plasmatiques de la fraction libre de la rispéridone (voir rubrique 4.2).
Thromboembolie veineuse
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par RISPERDAL et des mesures préventives doivent être mises en uvre.
Syndrome de liris hypotonique peropératoire
Un syndrome de l'iris hypotonique peropératoire (SIHP) a été observé au cours dinterventions chirurgicales de la cataracte chez des patients traités par des médicaments antagonistes des récepteurs alpha1a-adrénergiques, y compris RISPERDAL (voir rubrique 4.8).
Le SIHP peut augmenter le risque de complications oculaires pendant et après l'opération. L'utilisation actuelle ou antérieure de médicaments ayant un effet antagoniste des récepteurs alpha1a-adrénergiques doit être portée à la connaissance du chirurgien ophtalmologiste avant l'intervention chirurgicale. Le bénéfice potentiel de l'arrêt du traitement par alpha1-bloquant avant lintervention chirurgicale de la cataracte n'a pas été établi et doit être mis en balance avec le risque d'arrêt du traitement antipsychotique.
Population pédiatrique
Avant de prescrire de la rispéridone à un enfant ou à un adolescent présentant des troubles des conduites, une évaluation complète des causes physiques et sociales du comportement agressif telles que douleur ou stimulations environnementales inappropriées est nécessaire.
Les effets sédatifs de la rispéridone doivent faire lobjet dun suivi rapproché dans cette population du fait des conséquences potentielles de la sédation sur les capacités dapprentissage des enfants et des adolescents. Une modification de lhoraire dadministration de la rispéridone peut améliorer limpact de la sédation sur les facultés attentionnelles des enfants et des adolescents.
La rispéridone a été associée à des augmentations moyennes du poids et de lindex de masse corporelle (IMC). Il est recommandé de mesurer le poids avant linstauration du traitement et de le contrôler ensuite régulièrement. Les modifications de la taille au cours des études dextension au long terme en ouvert étaient dans les limites normales attendues en fonction de lâge. Leffet dun traitement au long terme par la rispéridone sur la maturation sexuelle et la taille na pas été adéquatement étudié.
Du fait des effets potentiels dune hyperprolactinémie prolongée sur la croissance et la maturation sexuelle chez les enfants et les adolescents, une évaluation régulière des fonctions endocriniennes doit être envisagée, incluant une évaluation de la taille, du poids, de la maturation sexuelle, un suivi du cycle menstruel, et des autres effets potentiels liés à la prolactine.
Les résultats dune étude post-commercialisation observationnelle de faible ampleur ont montré que les sujets entre 8 et 16 ans, exposés à la rispéridone, étaient en moyenne environ 3,0 à 4,8 cm plus grand que ceux qui recevaient dautres médicaments anti-psychotiques atypiques. Cette étude ne permettait pas de déterminer si lexposition à la rispéridone avait un impact sur la taille adulte finale, ou si le résultat était dû à un effet direct de la rispéridone sur la croissance osseuse, ou un effet de la maladie sous-jacente sur la croissance osseuse, ou au résultat dun meilleur contrôle de la maladie sous-jacente, se traduisant par une augmentation proportionnelle de la croissance.
Au cours du traitement par la rispéridone, une évaluation régulière des symptômes extrapyramidaux et dautres troubles de la motricité doit également être réalisée.
Pour les recommandations posologiques spécifiques aux enfants et aux adolescents, se reporter à la rubrique 4.2.
Excipients
Les comprimés pelliculés contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes héréditaires rares dintolérance au galactose, de déficit total en lactase ou de syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient du jaune orangé S (E110) et peut provoquer des réactions allergiques.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacodynamiques
Médicaments connus pour allonger l'intervalle QT
Comme pour dautres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque la rispéridone est prescrite avec des médicaments connus pour allonger lintervalle QT, tels que les antiarythmiques (par exemple, quinidine, disopyramide, procaïnamide, propafénone, amiodarone, sotalol), les antidépresseurs tricycliques (amitriptyline), les antidépresseurs tétracycliques (maprotiline), certains antihistaminiques, dautres antipsychotiques, certains antipaludéens (quinine et méfloquine), et certains médicaments entraînant des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie), une bradycardie, ou ceux qui inhibent le métabolisme de la rispéridone. Cette liste est indicative et non exhaustive.
Médicaments agissant au niveau central et alcool
La rispéridone doit être administrée avec prudence en association avec dautres médicaments agissant au niveau central en particulier lalcool, les opiacés, les antihistaminiques et les benzodiazépines du fait dune augmentation du risque deffet sédatif.
Lévodopa et agonistes de la dopamine
RISPERDAL peut antagoniser leffet de la lévodopa et dautres agonistes dopaminergiques. Lorsque lassociation savère nécessaire, en particulier au stade terminal de la maladie de Parkinson, la dose minimale efficace de chaque traitement doit être prescrite.
Médicaments avec effet hypotenseur
Une hypotension cliniquement significative a été observée après commercialisation lors de lutilisation concomitante de rispéridone et dun traitement anti-hypertenseur.
Psychostimulants
Lutilisation concomitante de psychostimulants (par exemple, méthylphénidate) avec la rispéridone peut entraîner des symptômes extrapyramidaux lors de lajustement de lun ou des deux traitements (voir rubrique 4.4).
Palipéridone
Lutilisation concomitante de RISPERDAL oral avec la palipéridone nest pas recommandée car la palipéridone est le métabolite actif de la rispéridone et lassociation des deux peut entraîner une exposition additive à la fraction antipsychotique active.
Interactions pharmacocinétiques
La nourriture na pas dincidence sur l'absorption de RISPERDAL.
La rispéridone est principalement métabolisée par le CYP2D6 et dans une moindre mesure par le CYP3A4. La rispéridone et son métabolite actif 9-hydroxy-rispéridone sont des substrats de la P-glycoprotéine (P-gp). Les substances qui modifient l'activité du CYP2D6, ou les substances inhibitrices ou inductrices puissantes de lactivité du CYP3A4 et/ou de la P-gp peuvent influer sur la pharmacocinétique de la fraction antipsychotique active de la rispéridone.
Inhibiteurs puissants du CYP2D6
La co-administration de RISPERDAL avec un inhibiteur puissant du CYP2D6 peut augmenter les concentrations plasmatiques de rispéridone, mais à un moindre degré celles de la fraction antipsychotique active. Des doses plus élevées d'un inhibiteur puissant du CYP2D6 peuvent augmenter la concentration de la fraction antipsychotique active de rispéridone (par exemple, la paroxétine, voir ci-dessous). Il est attendu que d'autres inhibiteurs du CYP2D6 tels que la quinidine, sont susceptibles d'affecter les concentrations plasmatiques de la rispéridone de la même manière. Le médecin doit réévaluer la posologie de RISPERDAL lors dune instauration ou dun arrêt de traitement concomitant par paroxétine, quinidine ou un autre inhibiteur puissant du CYP2D6, particulièrement à des doses élevées.
Inhibiteurs du CYP3A4 et/ou de la P-gp
La co-administration de RISPERDAL avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 et/ou de la P-gp peuvent augmenter considérablement les concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active de la rispéridone. Le médecin doit réévaluer la posologie de RISPERDAL lors dune instauration ou dun arrêt de traitement concomitant par itraconazole ou un autre inhibiteur puissant du CYP3A4 et/ou de la P-gp.
Inducteurs du CYP3A4 et/ou de la P-gp
La co-administration de RISPERDAL avec un inducteur puissant du CYP3A4 et/ou de la P-gp peut diminuer les concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active de la rispéridone. Le médecin doit réévaluer la posologie de RISPERDAL lors dune instauration ou dun arrêt de traitement concomitant par carbamazépine ou un autre inducteur puissant du CYP3A4 et/ou de la P-gp. Les inducteurs du CYP3A4 exercent leur effet de façon dépendante du temps et peuvent prendre au moins 2 semaines pour atteindre l'effet maximal après introduction. À l'inverse, à l'arrêt du traitement, linduction du CYP3A4 peut prendre au moins 2 semaines à décliner.
Médicaments fortement liés aux protéines
Lorsque RISPERDAL est utilisé avec des médicaments fortement liés aux protéines, il n'y a aucun déplacement cliniquement pertinent de chacun des médicaments à partir des protéines plasmatiques. Lors dune co-administration de médicaments, les informations du produit correspondantes doivent être consultées pour plus d'informations sur la voie de métabolisation et la nécessité éventuelle d'adapter la posologie.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte. La pertinence des résultats de ces études dans la population pédiatrique nest pas connue.
Lutilisation concomitante de psychostimulants (par exemple, le méthylphénidate) avec RISPERDAL chez des enfants et des adolescents ne modifie pas la pharmacocinétique et lefficacité de RISPERDAL.
Exemples
Des exemples de médicaments qui peuvent potentiellement interagir avec la rispéridone ou qui se sont avérés ne pas interagir avec la rispéridone sont listés ci-dessous :
Effet des autres médicaments sur la pharmacocinétique de la rispéridone
Antibiotiques :
· L'érythromycine, un inhibiteur modéré du CYP3A4 et un inhibiteur de la P-gp, ne modifie pas la pharmacocinétique de la rispéridone ni de la fraction antipsychotique active.
· La rifampicine, un inducteur puissant du CYP3A4 et un inducteur de la P-gp, a diminué les concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active.
Anticholinestérasiques :
· Le donépézil et la galantamine, substrats à la fois des CYP2D6 et CYP3A4, ne montrent pas deffets cliniquement significatifs sur la pharmacocinétique de la rispéridone et de la fraction antipsychotique active
Antiépileptiques :
· La carbamazépine, un inducteur puissant du CYP3A4 et un inducteur de la P-gp, diminue les concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active de la rispéridone. Des effets similaires peuvent être observés par exemple avec la phénytoïne et le phénobarbital qui sont aussi des inducteurs du CYP 3A4 et de la P-glycoprotéine.
· Le topiramate réduisait modestement la biodisponibilité de la rispéridone, mais pas celle de la fraction antipsychotique active. Cette interaction nest donc probablement pas cliniquement significative.
Antifongiques :
· Litraconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4 et un inhibiteur de la P-gp, à la dose de 200 mg/jour augmente les concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active d'environ 70 %, à des doses de rispéridone de 2 à 8 mg/jour.
· Le kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4 et un inhibiteur de la P-gp, à la dose de 200 mg/jour augmentait les concentrations plasmatiques de la rispéridone et diminuait les concentrations plasmatiques de 9-hydroxy-rispéridone.
Antipsychotiques :
· Les phénothiazines peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de la rispéridone mais pas celles de la fraction antipsychotique active.
Antiviraux :
· Les inhibiteurs de la protéase : aucune donnée détude formelle nest disponible ; toutefois, étant donné que le ritonavir est un inhibiteur puissant du CYP3A4 et un faible inhibiteur du CYP2D6, le ritonavir et les inhibiteurs de la protéase boostés par le ritonavir peuvent augmenter potentiellement les concentrations de la fraction antipsychotique active de la rispéridone.
Bêtabloquants :
· Certains bêtabloquants peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de rispéridone mais pas celles de la fraction antipsychotique active.
Inhibiteurs des canaux calciques :
· Le vérapamil, un inhibiteur modéré du CYP3A4 et un inhibiteur de la P-gp, augmente la concentration plasmatique de la rispéridone et de la fraction antipsychotique active.
Médicaments gastro-intestinaux :
· Antagonistes des récepteurs H2 : la cimétidine et la ranitidine, deux faibles inhibiteurs du CYP2D6 et CYP3A4, augmentaient la biodisponibilité de la rispéridone, mais seulement marginalement celle de la fraction antipsychotique active.
ISRS et les antidépresseurs tricycliques :
· La fluoxétine, un inhibiteur puissant du CYP2D6, augmente la concentration plasmatique de la rispéridone, mais à un moindre degré celle de la fraction antipsychotique active.
· La paroxétine, un inhibiteur puissant du CYP2D6, augmente les concentrations plasmatiques de la rispéridone, mais, à des doses allant jusqu'à 20 mg/jour, à un moindre degré celles de la fraction antipsychotique active. Cependant, des doses plus élevées de paroxétine peuvent augmenter les concentrations de la fraction antipsychotique active de la rispéridone.
· Les antidépresseurs tricycliques peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de la rispéridone mais pas celles de la fraction antipsychotique active. Lamitriptyline na pas dincidence sur la pharmacocinétique de la rispéridone ou de la fraction antipsychotique active.
· La sertraline, un faible inhibiteur du CYP2D6 et la fluvoxamine, un faible inhibiteur du CYP3A4, à des doses allant jusqu'à 100 mg/jour ne sont pas associés à des modifications cliniquement significatives des concentrations de la fraction antipsychotique active de la rispéridone. Cependant, des doses supérieures à 100 mg/jour de sertraline ou de fluvoxamine peuvent augmenter les concentrations de la fraction antipsychotique active de la rispéridone.
Effet de la rispéridone sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Antiépileptiques :
· La rispéridone na pas montré deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du valproate ou du topiramate.
Antipsychotiques :
· Laripiprazole, substrat du CYP2D6 et CYP3A4 : la rispéridone en comprimés ou injectable n'a pas eu dincidence sur la pharmacocinétique de la somme d'aripiprazole et son métabolite actif, le déhydroaripiprazole.
Glucosides digitaliques :
· La rispéridone na pas montré deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de la digoxine.
Lithium :
· La rispéridone na pas montré deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du lithium.
Utilisation concomitante de rispéridone et de furosémide
Voir la rubrique 4.4 sur l'augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence recevant de façon concomitante du furosémide.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste pas de données adéquates sur lutilisation de la rispéridone pendant la grossesse.
La rispéridone na pas montré deffets tératogènes au cours des études effectuées chez lanimal mais dautres types de toxicité sur la reproduction ont été observés (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez lhomme nest pas connu.
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont RISPERDAL) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque de réactions indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après laccouchement. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, trouble de lalimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés. RISPERDAL ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf si manifestement nécessaire. Lorsque l'arrêt est nécessaire au cours de la grossesse, il ne doit pas être réalisé de façon soudaine.
Allaitement
Au cours des études animales, la rispéridone et la 9-hydroxy-rispéridone sont excrétées dans le lait. Il a été démontré que la rispéridone et la 9-hydroxy-rispéridone sont également excrétées dans le lait maternel en faibles quantités. Il ny a pas de données disponibles sur les effets indésirables chez le nourrisson allaité. En conséquence, les avantages de lallaitement doivent être évalués au regard des risques potentiels pour lenfant.
Fertilité
Comme avec d'autres médicaments antagonistes des récepteurs dopaminergiques D2, RISPERDAL augmente le taux de prolactine. L'hyperprolactinémie peut inhiber la GnRH hypothalamique, entrainant une diminution de la sécrétion des gonadotrophines pituitaires. Par la suite, cela peut inhiber la fonction de reproduction en altérant la stéroïdogenèse gonadique chez les patients hommes et femmes.
Aucun effet pertinent na été observé dans les études non cliniques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables (EI) les plus fréquemment rapportés (fréquence ³ 10%) sont : Parkinsonisme, sédation/somnolence, céphalée, et insomnie.
Les effets indésirables apparus dose-dépendants incluaient le parkinsonisme et lakathisie.
Les EI suivants sont tous les EI rapportés avec la rispéridone au cours des essais cliniques et après commercialisation par catégorie de fréquence estimée à partir des essais cliniques de RISPERDAL. Les termes et fréquences suivants sont utilisés : très fréquent (³1/10), fréquent (³1/100, <1/10), peu fréquent (³1/1 000, <1/100), rare (³1/10 000, <1/1 000) très rare (<1/10 000), et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
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Classes de Systèmes dOrganes |
Effet indésirable |
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Fréquence |
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Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Infections et infestations |
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pneumonie, bronchite, infection des voies respiratoires supérieures, sinusite, infection des voies urinaires, infection auriculaire, grippe |
infection des voies respiratoires, cystite, infection oculaire, amygdalite, onychomycose, cellulite, infection localisée, infection virale, acarodermatite |
infection |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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neutropénie, diminution de la numération des globules blancs, thrombocytopénie, anémie, diminution de lhématocrite, augmentation de la numération des éosinophiles |
agranulocytosec |
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Affections du système immunitaire |
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hypersensibilité |
réaction anaphylactiquec |
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Affections endocriniennes |
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hyperprolactinémiea |
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sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique, présence de glucose urinaire |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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prise de poids, augmentation de lappétit, diminution de lappétit |
diabèteb, hyperglycémie, polydipsie, perte de poids, anorexie, augmentation du cholestérol sanguin |
intoxication à leauc, hypoglycémie, hyperinsulinémiec, augmentation des triglycérides sanguins |
acidocétose diabétique |
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Affections psychiatriques
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insomnied |
trouble du sommeil, agitation, dépression, anxiété |
manie, état confusionnel, diminution de la libido, nervosité, cauchemar |
catatonie, somnambulisme, trouble des conduites alimentaires lié au sommeil, émoussement affectif, anorgasmie |
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Affections du système nerveux |
sédation/somnolence, parkinsonismed, céphalée |
akathisied, dystonied, sensation vertigineuse, dyskinésied, tremblement |
dyskinésie tardive, ischémie cérébrovasculaire, non réponse aux stimuli, perte de conscience, diminution du niveau de conscience, convulsiond, syncope, hyperactivité psychomotrice, trouble de léquilibre, coordination anormale, vertige orthostatique, perturbation de lattention, dysarthrie, dysgueusie, hypoesthésie, paresthésie |
syndrome malin des neuroleptiques, trouble cérébrovasculaire, coma diabétique, titubation céphalique |
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Affections oculaires |
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vision trouble, conjonctivite |
photophobie, sécheresse oculaire, augmentation du larmoiement, hyperémie oculaire |
glaucome, trouble du mouvement oculaire, révulsion oculaire, croûtes au bord de la paupière, syndrome de liris hypotonique (peropératoire)c |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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vertiges, acouphènes, douleur auriculaire |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie |
fibrillation auriculaire, bloc auriculo-ventriculaire, trouble de la conduction, allongement de lintervalle QT, bradycardie, électrocardiogramme anormal, palpitations |
arythmie sinusale |
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Affections vasculaires
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Hypertension |
hypotension, hypotension orthostatique, bouffées de chaleur |
embolie pulmonaire, thrombose veineuse |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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dyspnée, douleur pharyngolaryngée, toux, épistaxis, congestion nasale |
pneumonie daspiration, congestion pulmonaire, encombrement des voies respiratoires, râles, sifflements, dysphonie, trouble respiratoire |
syndrome dapnée du sommeil, hyperventilation |
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Affections gastro-intestinales |
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douleur abdominale, gêne abdominale, vomissement, nausée, constipation, diarrhée, dyspepsie, sécheresse buccale, douleur dentaire |
incontinence fécale, fécalome, gastro-entérite, dysphagie, flatulence |
pancréatite, occlusion intestinale, gonflement de la langue, chéilite |
iléus |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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rash, érythème |
urticaire, prurit, alopécie, hyperkératose, eczéma, sécheresse cutanée, décoloration de la peau, acné, dermatite séborrhéique, affection cutanée, lésion cutanée |
toxidermie, pellicules |
angioedème |
Syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique toxiquec |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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spasmes musculaires, douleur musculo-squelettique, douleur dorsale, arthralgie |
augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, posture anormale, raideur articulaire, enflure des articulations, faiblesse musculaire, douleur cervicale |
rhabdomyolyse |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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incontinence urinaire |
pollakiurie, rétention urinaire, dysurie |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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syndrome de sevrage médicamenteux néonatalc |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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dysfonctionnement érectile, trouble de léjaculation, aménorrhée, trouble menstrueld, gynécomastie, galactorrhée, dysfonctionnement sexuel, douleur mammaire, gêne mammaire, écoulement vaginal |
priapismec, menstruation retardée, engorgement mammaire, accroissement mammaire, écoulement mammaire |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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dèmed, pyrexie, douleur thoracique, asthénie, fatigue, douleur |
dème de la face, frissons, augmentation de la température corporelle, démarche anormale, soif, gêne thoracique, malaise, sensation anormale, gêne |
hypothermie, diminution de la température corporelle, froideur des extrémités, syndrome de sevrage médicamenteux, indurationc |
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Affections hépatobiliaires |
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augmentation des transaminases, augmentation des gamma-glutamyltransférases, augmentation des enzymes hépatiques |
jaunisse |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Chute |
douleur liée aux procédures |
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a Une hyperprolactinémie peut dans certains cas conduire à une gynécomastie, des troubles menstruels, une aménorrhée, une anovulation, une galactorrhée, des troubles de la fertilité, une diminution de la libido, un dysfonctionnement érectile.
b Dans les essais contrôlés versus placebo, un diabète a été rapporté chez 0,18% des sujets traités par la rispéridone comparé à un taux de 0,11% dans le groupe placebo. Lincidence globale de tous les essais cliniques était de 0,43% chez tous les sujets traités par la rispéridone.
c Non observé lors des études cliniques RISPERDAL mais observé dans lenvironnement post commercialisation avec la rispéridone.
d Le trouble extrapyramidal peut inclure : Parkinsonisme (hypersécrétion salivaire, rigidité musculo-squelettique, parkinsonisme, salivation, phénomène de la roue dentée, bradykinésie, hypokinésie, faciès figé, secousse musculaire, akinésie, rigidité de la nuque, rigidité musculaire, démarche parkinsonienne et réflexe palpébral anormal, tremblement parkinsonien de repos), akathisie (akathisie, impatiences, hyperkinésie, et syndrome des jambes sans repos), tremblement, dyskinésie (dyskinésie, secousse musculaire, choréoathétose, athétose, et myoclonie), dystonie.
La dystonie inclut dystonie, hypertonie, torticolis, contractions musculaires involontaires, contracture musculaire, blépharospasme, révulsion oculaire, paralysie de la langue, spasme facial, laryngospasme, myotonie, opisthotonus, spasme oropharyngé, pleurothotonus, spasme de la langue, et trismus. Il est à noter quun spectre plus large de symptômes est inclus, qui nont pas nécessairement une origine extrapyramidale.
Linsomnie inclut : insomnie initiale, insomnie du milieu de la nuit. La convulsion inclut : crise de Grand mal ; le trouble menstruel inclut : menstruation irrégulière, oligoménorrhée ; ldème inclut : dème généralisé, dème périphérique, dème qui prend le godet.
Effets indésirables observés avec les formulations à base de palipéridone
La palipéridone est le métabolite actif de la rispéridone, par conséquent, les profils des effets indésirables de ces composés (incluant les deux formulations orale et injectable) sappliquent lun à lautre. En plus des effets indésirables ci-dessus, les effets indésirables suivants ont été observés lors de lutilisation de produits à base de palipéridone et peuvent être attendus avec RISPERDAL.
Affections cardiaques : Syndrome de tachycardie en posture orthostatique
Effets de classe
Comme pour dautres antipsychotiques, de très rares cas dallongement du QT ont été rapportés après commercialisation avec la rispéridone. Les autres effets cardiaques de classe rapportés avec les antipsychotiques qui allongent lintervalle QT incluent arythmie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire, mort subite, arrêt cardiaque et torsade de pointes.
Thromboembolie veineuse
Des cas de thromboembolies veineuses, y compris des cas dembolies pulmonaires ainsi que de thromboses veineuses profondes, ont été rapportés avec les antipsychotiques (fréquence indéterminée).
Prise de poids
Les pourcentages de patients adultes schizophrènes traités par RISPERDAL et placebo et atteignant le critère de prise de poids ³ 7% ont été comparés dans une analyse poolée dessais contrôlés versus placebo dune durée de 6 à 8 semaines, montrant une incidence significativement plus élevée de prise de poids dans le groupe RISPERDAL (18%) comparé au placebo (9%). Dans un pool détudes cliniques contrôlées versus placebo dune durée de 3 semaines chez des adultes présentant un accès maniaque aigu, lincidence de prise de poids ³ 7% en fin détude était comparable dans les groupes RISPERDAL (2,5%) et placebo (2,4%), et était légèrement supérieure dans le groupe contrôle actif (3,5%).
Dans une population denfants et dadolescents présentant des troubles des conduites et dautres troubles de comportement perturbateur, dans les études à long terme, la prise de poids était en moyenne de 7,3 kg après 12 mois de traitement. Le gain de poids attendu pour des enfants normaux de 5-12 ans est de 3 à 5 kg par an. Entre 12-16 ans, une prise de poids de lordre de 3 à 5 kg par an est maintenue chez les filles, alors que les garçons prennent environ 5 kg par an.
Information complémentaire sur des populations particulières
Les effets indésirables qui ont été rapportés avec une incidence plus élevée chez les patients âgés déments ou chez les patients pédiatriques que dans la population adulte sont décrits ci-dessous :
Patients âgés déments
Les accidents ischémiques transitoires et les accidents vasculaires cérébraux sont des effets indésirables rapportés dans les essais cliniques avec une fréquence respective de 1,4% et 1,5%, chez les patients âgés déments. Les effets indésirables suivants ont également été rapportés avec une fréquence ³ 5% chez les patients âgés déments et avec une fréquence au moins double de la fréquence observée dans dautres populations adultes : infection urinaire, dème périphérique, léthargie, et toux.
Population pédiatrique
En règle générale, on peut présumer que les effets indésirables chez les enfants soient de nature similaire à ceux observés chez les adultes.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec une fréquence ³ 5% chez les patients pédiatriques (5 à 17 ans) et avec une fréquence au moins double de la fréquence observée dans les essais cliniques réalisés chez des adultes : somnolence/sédation, fatigue, céphalée, augmentation de lappétit, vomissement, infections respiratoires hautes, congestion nasale, douleurs abdominales, sensation de vertige, toux, pyrexie, tremblement, diarrhée, et énurésie.
Leffet dun traitement au long terme par la rispéridone sur la maturation sexuelle et la taille na pas été adéquatement étudié (voir rubrique 4.4, sous-rubrique « Population pédiatrique »).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
En général, les signes et symptômes rapportés sont ceux résultant dune exacerbation des effets pharmacologiques connus de la rispéridone. Ils incluent somnolence et sédation, tachycardie et hypotension, et symptômes extrapyramidaux. Au cours de surdosages, un allongement de lintervalle QT et des convulsions ont été rapportés. Des torsades de pointes ont été rapportées dans le cadre de surdosage associant RISPERDAL et la paroxétine.
En cas de surdosage aigu, limplication possible de plusieurs médicaments doit être prise en compte.
Traitement
Etablir et maintenir laccès aux voies aériennes supérieures et assurer une oxygénation et une ventilation adéquates. Ladministration de charbon activé ainsi quun laxatif doivent être envisagés uniquement lorsque la prise du médicament est intervenue moins dune heure avant. La surveillance cardiovasculaire doit commencer immédiatement et doit inclure un suivi éléctrocardiographique en continu pour détecter déventuelles arythmies.
Il nexiste pas dantidote spécifique à RISPERDAL. Des mesures appropriées de maintien des fonctions vitales doivent donc être mises en uvre. Lhypotension et le collapsus circulatoire doivent être traités par des mesures appropriées telles que ladministration de solutés de remplissage et/ou dagents sympathomimétiques. En cas dapparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un médicament anticholinergique doit être administré. Une supervision et un suivi médical rapprochés doivent être poursuivis jusquau rétablissement du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES ANTIPSYCHOTIQUES, code ATC : N05AX08.
Mécanisme daction
La rispéridone est un antagoniste monoaminergique sélectif possédant des propriétés uniques. Elle a une forte affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 et dopaminergiques D2. La rispéridone se lie également aux récepteurs alpha1-adrénergiques et, à un moindre degré, aux récepteurs histaminergiques H1 et alpha2-adrénergiques. La rispéridone na pas daffinité pour les récepteurs cholinergiques. Bien que la rispéridone soit un puissant antagoniste D2, qui est considéré comme responsable de leffet bénéfique sur les symptômes positifs de la schizophrénie, elle diminue moins la motricité et entraîne moins de catalepsie que les neuroleptiques conventionnels. Léquilibre entre lantagonisme sérotoninergique et lantagonisme dopaminergique peut diminuer la susceptibilité aux effets extrapyramidaux et élargit leffet thérapeutique aux symptômes négatifs et affectifs de la schizophrénie.
Effets pharmacodynamiques
Efficacité clinique
Schizophrénie
Lefficacité de la rispéridone dans le traitement de courte durée de la schizophrénie a été établie dans 4 études, dune durée de 4 à 8 semaines, dans lesquelles 2500 patients répondant aux critères de schizophrénie du DSM-IV ont été inclus. Dans une étude de 6 semaines, contrôlée versus placebo comprenant une adaptation posologique jusquà des doses de 10 mg/j administrées en 2 fois, la rispéridone était supérieure au placebo sur le score total à la Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS). Dans une étude de 8 semaines, contrôlée versus placebo portant sur 4 doses fixes de rispéridone (2, 6, 10, et 16 mg/j, administrées en 2 fois), les 4 groupes rispéridone ont été supérieurs au placebo sur le score total de la Positive and Negative Syndrome Scale (PANSS). Dans une étude de 8 semaines, comparant 5 doses fixes de rispéridone (1, 4, 8, 12, et 16 mg/j, administrées en 2 fois), les groupes rispéridone 4, 8 et, 16 mg/j étaient supérieurs au groupe rispéridone 1 mg/j sur le score total PANSS. Dans une étude de 4 semaines contrôlée versus placebo comparant deux doses fixes de rispéridone (4 et 8 mg/j administrées en 1 fois), les deux groupes rispéridone étaient supérieurs au placebo sur plusieurs items de la PANSS, incluant le score total PANSS et un critère de réponse (>20% de diminution du score total PANSS). Dans une étude à long terme, les patients ambulatoires répondant majoritairement aux critères de schizophrénie du DSM-IV et qui avaient été cliniquement stables pendant au moins 4 semaines sous un médicament antipsychotique ont été traités après randomisation par la rispéridone 2 à 8 mg/j ou à lhalopéridol pendant 1 à 2 ans pour évaluer les rechutes. Les patients recevant de la rispéridone ont présenté un délai avant rechute significativement plus long pendant cette période de temps que ceux recevant de lhalopéridol.
Episodes maniaques associés aux troubles bipolaires
Lefficacité de la rispéridone en monothérapie dans le traitement en aigu des épisodes maniaques associés au trouble bipolaire de type I a été démontrée dans 3 études en double aveugle, en monothérapie, contrôlées versus placebo portant sur environ 820 patients présentant un trouble bipolaire de type I, selon les critères du DSM-IV. Dans ces 3 études, la rispéridone 1 à 6 mg/j (dose initiale de 3 mg dans deux études et de 2 mg dans une étude) a été significativement supérieure au placebo sur le critère primaire dévaluation préalablement défini, cest-à-dire la variation du score total de léchelle de la Young Mania Rating Scale (YMRS) à 3 semaines par rapport à la valeur initiale.
Les résultats sur les critères secondaires defficacité étaient généralement cohérents avec les résultats sur le critère primaire. Le pourcentage de patients présentant une diminution ³ 50% du score total à la YMRS à 3 semaines par rapport au score initial était significativement plus élevé pour la rispéridone que pour le placebo. Une des 3 études comportait un bras halopéridol et une phase dentretien en double aveugle de 9 semaines. Lefficacité a été maintenue pendant la phase dentretien de 9 semaines en double aveugle. La variation du score total YMRS par rapport à la valeur initiale a montré une amélioration continue et a été comparable entre la rispéridone et lhalopéridol à la semaine 12.
Lefficacité de la rispéridone associée aux thymorégulateurs a été démontrée dans le traitement de laccès maniaque dans une des deux études de 3 semaines en double aveugle chez environ 300 patients répondant aux critères de trouble bipolaire de type I du DSM-IV. Dans une étude de 3 semaines, la rispéridone à la dose de 1 à 6 mg/j (dose initiale 2 mg/j), associée au lithium ou au valproate a été supérieure au lithium ou au valproate seuls en fin détude sur le critère primaire pré-défini, cest-à dire la variation du score total YMRS par rapport à la ligne de base à la 3ème semaine.
Dans une seconde étude de 3 semaines, la rispéridone à la dose de 1 à 6 mg/j (dose initiale 2 mg/j), associée au lithium, au valproate ou à la carbamazépine, na pas été supérieure au lithium, au valproate ou à la carbamazépine seuls dans la réduction du score total YMRS. Une explication possible de léchec de cette étude a été linduction par la carbamazépine de la clairance de la rispéridone et de la 9-hydroxy-rispéridone résultant en des taux sub-thérapeutiques de rispéridone et de 9-hydroxy-rispéridone. En excluant le groupe carbamazépine de lanalyse post-hoc, la rispéridone associée au lithium ou au valproate était supérieure au lithium ou valproate seuls sur la réduction du score total de la YMRS.
Agressivité persistante dans la démence
Lefficacité de la rispéridone dans le traitement des symptômes psycho-comportementaux de la démence (SCPD), qui inclus des troubles comportementaux tels que agressivité, agitation, psychose, déambulation et troubles affectifs a été démontrée dans 3 études, en double aveugle, contrôlées versus placebo chez 1150 patients âgés avec une démence modérée à sévère. Une étude a été réalisée à doses fixes de 0,5, 1 et 2 mg/j. Deux études à doses flexibles incluant des groupes de doses de rispéridone comprises entre 0,5 et 4 mg/j et 0,5 et 2 mg/j, respectivement. La rispéridone a montré une efficacité statistiquement et cliniquement supérieure dans le traitement de lagressivité, et à un moindre degré de lagitation et de la psychose chez des patients âgés déments (tels que mesurée par la Behavioural Pathology in Alzheimers Disease Rating Scale BEHAVE-AD [BEHAVE-AD] et au Cohen-Mansfield Agitation Inventory [CMAI]). Leffet thérapeutique de la rispéridone était indépendant du score du Mini-Mental State Examination (MMSE) (et par conséquent de la sévérité de la démence) ; des propriétés sédatives de la rispéridone ; de la présence ou de labsence de psychose ; et du type de démence, Maladie dAlzheimer, démence vasculaire ou mixte (voir également rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Trouble des conduites
Lefficacité de la rispéridone dans le traitement à court terme des comportements perturbateurs a été démontrée au cours détudes contrôlées versus placebo chez environ 240 patients âgés de 5 à 12 ans présentant des troubles de comportement perturbateur (TCP) selon les critères du DSM-IV et un fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne ou un retard mental léger ou modéré des troubles de lapprentissage. Dans les deux études, la rispéridone aux doses de 0,02 à 0,06 mg/kg/j était significativement supérieure au placebo sur le critère principal defficacité pré-établi, cest-à-dire, la variation par rapport à la valeur initiale de la sous-échelle Problème de Conduites de la Ninsonger-Child Behavior Rating Form (N-CBRF) à la semaine 6.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
RISPERDAL solution buvable est bioéquivalent à RISPERDAL comprimé pelliculé.
La rispéridone est métabolisée en 9-hydroxy-rispéridone, qui a une activité pharmacologique comparable à celle de la rispéridone (voir Biotransformation et élimination).
Absorption
La rispéridone est complètement absorbée après administration orale, atteignant le pic des concentrations plasmatiques en 1 à 2 heures. La biodisponibilité orale absolue de la rispéridone est de 70% (CV = 25%). La biodisponibilité relative de la rispéridone à partir du comprimé est de 94% (CV = 10%) comparé à une solution. Labsorption nest pas modifiée par la nourriture et en conséquence la rispéridone peut être prise avec ou en dehors des repas. Létat déquilibre de la rispéridone est atteint en 1 jour chez la majorité des patients. Létat déquilibre de la 9-hydroxy-rispéridone est atteint 4-5 jours après administration.
Distribution
La rispéridone se distribue rapidement. Le volume de distribution est de 1-2 l/kg. Dans le plasma, la rispéridone est liée à lalbumine et à lalpha1-glycoprotéine acide. La liaison aux protéines plasmatiques de la rispéridone est de 90%, celle de la 9-hydroxy-rispéridone de 77%.
Biotransformation et élimination
La rispéridone est métabolisée par le CYP2D6 en 9-hydroxy-rispéridone, dont lactivité pharmacologique est similaire à celle de la rispéridone. Lensemble rispéridone plus 9-hydroxy-rispéridone constitue la fraction antipsychotique active. Le CYP2D6 est soumis au polymorphisme génétique. Les métaboliseurs rapides du CYP2D6 métabolisent rapidement la rispéridone en 9-hydroxy-rispéridone, alors que les métaboliseurs lents du CYP2D6 la métabolisent beaucoup plus lentement. Bien que les métaboliseurs rapides aient des concentrations plus faibles en rispéridone et plus élevées en 9-hydroxy-rispéridone que les métaboliseurs lents, la pharmacocinétique de lensemble rispéridone et 9-hydroxy-rispéridone (cest-à-dire de la fraction antipsychotique active), après administrations uniques et réitérées, est similaire chez les métaboliseurs rapides et lents du CYP2D6.
Une autre voie métabolique de la rispéridone est la N-déalkylation. Les études in vitro sur microsomes de foies humains ont montré que la rispéridone à des concentrations plasmatiques cliniquement significatives ninhibe pas de manière substantielle le métabolisme des médicaments métabolisés par les isoenzymes du cytochrome P450, incluant le CYP1A2, CYP2A6, CYP2C8/9/10, CYP2D6, CYP2E1, CYP3A4, et CYP3A5. Une semaine après administration, 70% de la dose est excrétée dans les urines et 14% dans les fèces. Dans les urines, la rispéridone plus la 9-hydroxy-rispéridone représentent 35-45% de la dose. Le reste correspond à des métabolites inactifs. Après administration orale à des patients psychotiques, la rispéridone est éliminée avec une demi-vie denviron 3 heures. La demi-vie délimination de la 9-hydroxy-rispéridone et de la fraction antipsychotique active est de 24 heures.
Linéarité/non-linéarité
Les concentrations plasmatiques de la rispéridone sont dose-proportionnelles dans la gamme des doses thérapeutiques.
Sujet âgé, insuffisant hépatique et insuffisant rénal
Une étude pharmacocinétique après administration unique de rispéridone par voie orale a montré des concentrations plasmatiques de la fraction antipsychotique active en moyenne 43% plus élevées, une demi-vie 38% plus longue et une diminution de 30% de la clairance de la fraction antipsychotique active chez le sujet âgé.
Chez les adultes présentant une altération modérée de la fonction rénale, la clairance de la fraction active était denviron 48% de la clairance des jeunes adultes sains. Chez les adultes présentant une altération sévère de la fonction rénale, la clairance de la fraction active était denviron 31% de la clairance des jeunes adultes sains. La demi-vie de la fraction active était de 16,7 heures chez les jeunes adultes, de 24,9 heures chez les adultes présentant une altération modérée de la fonction rénale (soit environ 1,5 fois plus longtemps que chez les jeunes adultes), et de 28,8 heures chez ceux présentant une altération sévère de la fonction rénale (soit environ 1,7 fois plus longtemps que chez les jeunes adultes).
Les concentrations plasmatiques de rispéridone sont inchangées chez le patient insuffisant hépatique, mais la fraction libre moyenne de la rispéridone dans le plasma est augmentée de 37,1%.
La clairance orale et la demi-vie délimination de la rispéridone et de sa fraction active chez les adultes présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère nétaient pas significativement différentes par rapport à ces mêmes paramètres chez les jeunes adultes sains.
Population pédiatrique
La pharmacocinétique de la rispéridone, de la 9-hydroxy-rispéridone et de la fraction antipsychotique active chez lenfant est similaire à celle de ladulte.
Sexe, origine ethnique et tabagisme
Une analyse de pharmacocinétique de population a révélé labsence deffet apparent du sexe, de lorigine ethnique ou du tabagisme sur la pharmacocinétique de la fraction antipsychotique active.
5.3. Données de sécurité préclinique
De plus, les études sur culture de tissus suggèrent que la croissance cellulaire pourrait être stimulée par la prolactine dans les tumeurs du sein chez lHomme. La rispéridone nest pas tératogène chez le rat et le lapin.
Au cours des études de reproduction réalisées chez le rat avec la rispéridone, des effets indésirables ont été observés sur le comportement lors de laccouplement des parents et sur le poids de naissance et la survie de la progéniture. Chez les rats, une exposition intra-utérine à la rispéridone a été associée à des déficits cognitifs chez ladulte. Dautres antagonistes dopaminergiques, lorsquils ont été administrés à des animaux gravides, ont entraîné des effets délétères sur les capacités de développement moteur et dapprentissage de la progéniture. Dans une étude de toxicité chez de jeunes rats, une augmentation de la mortalité chez les petits et un retard du développement physique ont été observés. Dans une étude de 40 semaines chez de jeunes chiens, la maturation sexuelle a été retardée. Daprès lASC, la croissance des os longs chez les chiens na pas été affectée lors dune exposition 3,6 fois supérieure à la dose humaine maximale utilisée chez ladolescent (1,5 mg/jour) ; alors que des effets sur les os longs et la maturation sexuelle ont été observés lors dune exposition 15 fois supérieure à la dose humaine maximale utilisée chez ladolescent.
La rispéridone ne sest pas révélée génotoxique sur une batterie de tests. Dans les études de cancérogenèse orale réalisées avec la rispéridone chez le rat et chez la souris, il a été observé une augmentation de lincidence des adénomes hypophysaires (souris) et des adénomes du pancréas endocrine (rat), et de la glande mammaire (chez les deux espèces). Ces tumeurs peuvent être dues à un antagonisme D2 prolongé et à une hyperprolactinémie. La signification de ces données tumorales chez les rongeurs en termes de risque pour lespèce humaine est inconnue. In vitro et in vivo, les modèles animaux montrent que des doses élevées de rispéridone peuvent entraîner un allongement de lintervalle QT, qui a été associé à une augmentation théorique du risque de torsades de pointes chez les patients.
Lactose monohydraté, amidon de maïs, cellulose microcristalline (E460), hypromellose (E464), stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, laurylsulfate de sodium.
Pelliculage
Hypromellose (E464), propylèneglycol (E490), dioxyde de titane (E171), talc (E553B), laque aluminique de jaune orangé S (E 110).
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les comprimés pelliculés de RISPERDAL sont conditionnés sous plaquettes PVC/PEBD/PVDC/Aluminium.
Boîte de 20, 30 ou 60 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1, RUE CAMILLE DESMOULINS
TSA 91003
92787 ISSY-LES-MOULINEAUX CEDEX 9
[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 338 949 3 1 : 20 comprimés sous plaquette (PVC/PEBD/PVDC/Aluminium).
· 34009 343 264 5 5 : 30 comprimés sous plaquette (PVC/PEBD/PVDC/Aluminium).
· 34009 338 950 1 3 : 60 comprimés sous plaquette (PVC/PEBD/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- RISPERDAL 1 mg, comprimé pelliculé
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- CONCERTA LP 18 mg, comprimé à libération prolongée
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- PROPAFENONE ACCORD 300 mg, comprimé pelliculé sécable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- LUDIOMIL 25 mg, comprimé pelliculé
- LARIAM 250 mg, comprimé sécable
- DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
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