EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
CIS 66826009
Informations à jour au 27 février 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/02/2020
EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Erythromycine dihydratée
Quantité correspondant à érythromycine base................................................................... 250,00 mg
Pour une gélule.
Excipient à effet notoire : saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Microgranules gastro-résistants en gélule.
4.1. Indications thérapeutiques
Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :
· Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.
· Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêta-lactamine est impossible.
· Surinfections des bronchites aiguës.
· Exacerbations des bronchites chroniques.
· Pneumopathies communautaires chez des sujets :
o sans facteurs de risque,
o sans signes de gravité clinique,
o en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.
En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.
· Infections cutanées bénignes: impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermo-hypodermite infectieuse (en particulier, érysipèle), éythrasma, acné inflammatoire mineure à modérée et composante inflammatoire des acnés mixtes en alternative au traitement par les cyclines, lorsque celles-ci ne peuvent être utilisées.
· Infections stomatologiques.
· Infections génitales non gonococciques.
· Chimioprophylaxie des rechutes du RAA en cas d'allergie aux bêta-lactamines.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie recommandée est moitié de celle habituellement proposée du fait de la biodisponibilité double de cette forme pharmaceutique d'érythromycine base.
Adulte : 2 gélules à 250 mg matin et soir.
Dans le cas où la posologie doit être augmentée, les doses seront alors réparties en un plus grand nombre de prises.
La durée du traitement des angines est de 10 jours.
Cas particulier :
Acné : 500 mg par jour, soit 1 gélule matin et soir, pendant au moins 3 mois.
Population pédiatrique
Sans objet.
Mode dadministration
Voie orale.
La prise avant le repas assure les meilleurs taux sériques.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Lérythromycine est contre-indiquée chez les patients qui prennent de lastémizole, de la terfénadine, de la dompéridone, du cisapride ou du pimozide.
Lérythromycine ne doit pas être administrée aux patients ayant des antécédents dallongement de lintervalle QT (allongement de lintervalle QT congénital ou acquis) ou darythmie cardiaque ventriculaire, notamment des torsades de pointe (voir rubrique 4.4 et 4.5).
Lérythromycine ne doit pas être administrée aux patients présentant des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie en raison du risque dallongement de lintervalle QT).
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :
· association avec :
o les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs: dihydroergotamine, ergotamine,
o le bépridil.
o le cisapride,
o la colchicine
o la dronédarone
o livabradine
o la mizolastine,
o le pimozide,
o la ranolazine
o le sertindole
o la simvastatitne
(voir rubrique 4.5)
Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE en association avec :
· les agonistes dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, pergolide),
· lalfuzosine
· la buspirone,
· la carbamazépine,
· les immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus),
· l'ébastine (antihistaminique H1),
· loxycodone
· la théophylline (base et sels) et l'aminophylline,
· le triazolam,
· la toltérodine,
· l'halofantrine,
· la luméfantrine associée à l'artémether,
· le disopyramide,
· la fésotérodine,
· lirinotécan,
· la quétiapine,
(voir rubrique 4.5)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Des cas de sténose pylorique hypertrophique (IHPS) ont été signalés chez des nourrissons à la suite dun traitement par lérythromycine. Des études épidémiologiques comprenant des données issues de méta-analyses suggèrent une augmentation de 2 à 3 fois du risque dIHPS à une exposition à lérythromycine chez le nourrisson. Ce risque est plus élevé après une exposition à lérythromycine au cours des 14 premiers jours de la vie. Les données disponibles suggèrent un risque de 2,6 % (IC de 95 % : 1,5 % à 4,2 %) après une exposition à lérythromycine au cours de cette période. Le risque dIHPS dans la population générale est de 0,1 à 0,2 %. Etant donné que lérythromycine peut être utilisée chez le nourrisson pour traiter des affections associées à un risque élevé de mortalité ou de morbidité (comme la coqueluche ou la chlamydia), le bénéfice dun traitement par lérythromycine doit être évalué en fonction du risque potentiel de développer une IHPS. Il convient dinformer les parents quils doivent contacter leur médecin en cas de vomissements ou de difficultés à nourrir lenfant.
En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.
Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions avec les examens paracliniques : l'érythromycine, comme d'autres antibiotiques, peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par fluorescence. Cette interférence peut s'observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une moindre mesure, après séparation chromatographique.
Comme pour les autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y compris la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), ont été rapportées. Si une réaction allergique se produit, ladministration du médicament doit être interrompue et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de réapparition des symptômes allergiques lors de linterruption du traitement symptomatique.
Evènements cardiovasculaires
Lallongement de lintervalle QT, reflétant les effets sur la repolarisation cardiaque entraînant un risque darythmie cardiaque et de torsades de pointes, a été observé chez des patients traités par des macrolides, dont lérythromycine (voir rubriques 4.3, 4.5 et 4.8). Des décès ont été signalés.
Lérythromycine doit être utilisée avec prudence dans les cas suivants :
Patients atteints de maladie coronarienne, dinsuffisance cardiaque sévère, de troubles de la conduction ou de bradycardie cliniquement significative.
Patients prenant simultanément dautres médicaments associés à un allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Les patients âgés risquent davantage de souffrir des effets sur l'intervalle QT associés au médicament (voir rubrique 4.8).
Les résultats des études épidémiologiques sintéressant au risque de survenue deffets cardiovasculaires indésirables liés aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en évidence un risque de survenue rare à court terme darythmie, dinfarctus du myocarde et de mortalité cardiovasculaire associés aux macrolides, dont lérythromycine. Lors de la prescription de lérythromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux bénéfices du traitement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées
+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine)
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle).
+ Cisapride
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (diminution du métabolisme hépatique du cisapride).
+ Colchicine
Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.
+ Dronédarone
Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.
+ Ivabradine
Augmentation des concentrations plasmatiques de livabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par linhibiteur).
+ Mizolastine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Pimozide, Bépridil
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Ranolazine
Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par linhibiteur.
+ Sertindole
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Simvastatine
Risque majoré deffets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de lhypocholestérolémiant).
+ Dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, pergolide)
Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.
+ Alfuzosine
Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de lalfuzosine et de ses effets indésirables.
+ Buspirone
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique avec une majoration importante de la sédation.
+ Carbamazépine
Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.
Il est possible d'utiliser d'autres macrolides dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialisé.
+ Immunosuppresseurs (Ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)
Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunodépresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
En cas dassociation, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de limmunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
+ Ebastine (antihistaminique H1)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).
+ Théophylline (base et sels) et aminophylline
Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.
Il est possible d'utiliser les autres macrolides actuellement considérés comme non interactifs. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence, et peut être utilisée sous surveillance clinique étroite avec contrôle éventuel des concentrations plasmatiques de théophylline.
+ Triazolam
Quelques cas de majoration des effets indésirables du triazolam (troubles du comportement) ont été rapportés.
+ Toltérodine
Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.
+ Halofantrine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre le macrolide. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
+ Disopyramide
Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide: hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes.
Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.
+ Luméfantrine et artémether
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre le torsadogène associé. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
+ Quétiapine
Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.
+ Fésotérodine
Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.
+ Irinotécan
Risque de majoration des effets indésirables de lirinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.
+ Oxycodone
Augmentation des concentrations plasmatiques de loxycodone.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie doxycodone pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Alfentanil
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.
+ Anticoagulants oraux
Augmentation de l'effet anticoagulant oral et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
Des effets anticoagulants accrus ont été signalés lorsque lérythromycine et des anticoagulants oraux (par exemple, la warfarine, le rivaroxaban) sont utilisés simultanément.
+ Atorvastatine
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant).
Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
+ Bortezomib
Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.
+ Darifénacine
Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.
+ Docetaxel
Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par linhibiteur enzymatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par linhibiteur enzymatique.
+ Digoxine
Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.
Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
+ Fentanyl
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP 3A4.
+ Glibenclamide et glimépiride
Risque dhypoglycémie par augmentation de labsorption et des concentrations plasmatiques de lantidiabétique.
Prévenir le patient, renforcer lautosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.
+ Inhibiteurs des tyrosines kinases
Risque de majoration des effets indésirables de linhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Surveillance clinique.
+ Ivacaftor
Augmentation importante des concentrations divacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables.
Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.
+ Lisuride
Augmentation des concentrations plasmatiques de lisuride avec signes de surdosage dopaminergique (nausées, vomissements, somnolence, asthénie).
Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lisuride pendant le traitement par érythromycine.
+ Midazolam
Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.
+ Pravastatine
Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par lérythromycine.
Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par lantibiotique.
+ Quinine
Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).
Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.
+ Solifénacine
Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risques de surdosage.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.
+ Sufentanyl
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP 3A4.
+ Tamsulosine
Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt, le cas échéant.
+ Inhibiteurs de la phosphodiésterase de type 5 (sauf vardénafil)
Augmentation des concentrations plasmatiques de linhibiteur de la PDE 5 avec risque dhypotension.
Débuter le traitement par linhibiteur de la PDE 5 à la dose minimale.
+ Vardénafil
Augmentation importante des concentrations plasmatiques de vardénafil avec risque d'hypotension sévère.
Diminution de la posologie de vardénafil.
+ Vérapamil
Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.
Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Dexaméthasone
Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par lérythromycine, avec risque dapparition dun syndrome cushingoïde.
+ Venlafaxine
Augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine avec risque de surdosage.
+ Zopiclone et zolpidem
Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En raison du bénéfice attendu, l'utilisation de l'érythromycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, malgré des données animales insuffisantes, l'utilisation large de l'érythromycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou ftotoxique.
L'érythromycine passe dans le lait maternel ; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Affections gastro-intestinales
Nausées, vomissements, gastralgie, diarrhée. D'exceptionnels cas de colites pseudo-membraneuses ont été rapportés. De rares cas de pancréatite, pouvant survenir rapidement après le début du traitement notamment lors de l'utilisation de forte dose ou au cours d'un surdosage, ont été rapportés.
Affections hépatobiliaires
De rares cas d'hépatite, d'atteinte hépatique avec élévation des phosphatases alcalines et/ou d'augmentation des transaminases, ont été rapportés, avec parfois des manifestations cliniques (ictère, fièvre) éventuellement associées à des douleurs abdominales aiguës. L'apparition de signes cliniques impose l'arrêt immédiat du traitement.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rares manifestations cutanées allergiques. Très rarement voire exceptionnellement : érythème polymorphe, syndrome de Stevens Johnson, voire syndrome de Lyell.
Fréquence indéterminée : pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)
Affections cardiaques
Arrêt cardiaque, fibrillation ventriculaire (fréquence indéterminée)
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Sans objet.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique, Code ATC : J01FA01
Antibiotique antibactérien de la famille des macrolides.
L'érythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.
L'érythromycine agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la partie 50s du ribosome et en empêchant la translocation peptidique.
SPECTRE D'ACTIVITE ANTIBACTERIENNE
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S £ 1 mg/l et R > 4 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Bacillus cereus |
|
|
Corynebacterium diphtheriae |
|
|
Entérocoques |
50 - 70 % |
|
Rhodococcus equi |
|
|
Staphylococcus méti-S |
|
|
Staphylococcus méti-R * |
70 - 80 % |
|
Streptococcus B |
|
|
Streptococcus non groupable |
30 - 40 % |
|
Streptococcus pneumoniae |
35 - 70 % |
|
Streptococcus pyogenes |
16 - 31 % |
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Bordetella pertussis |
|
|
Branhamella catarrhalis |
|
|
Campylobacter |
|
|
Legionella |
|
|
Moraxella |
|
|
Anaérobies |
|
|
Actinomyces |
|
|
Bacteroides |
30 - 60 % |
|
Eubacterium |
|
|
Mobiluncus |
|
|
Peptostreptococcus |
30 - 40 % |
|
Porphyromonas |
|
|
Prevotella |
|
|
Propionibacterium acnes |
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
|
Autres |
|
|
Borrelia burgdorferi |
|
|
Chlamydia |
|
|
Coxiella |
|
|
Leptospires |
|
|
Mycoplasma pneumoniae |
|
|
Treponema pallidum |
|
|
ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES |
|
|
(in vitro de sensibilité intermédiaire) |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Haemophilus |
|
|
Neisseria gonorrhoeae |
|
|
Anaérobies |
|
|
Clostridium perfringens |
|
|
Autres |
|
|
Ureaplasma urealyticum |
|
|
ESPÈCES RÉSISTANTES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Corynebacterium jeikeium |
|
|
Nocardia asteroïdes |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Acinetobacter |
|
|
Entérobactéries |
|
|
Pseudomonas |
|
|
Anaérobies |
|
|
Fusobacterium |
|
|
Autres |
|
|
Mycoplasma hominis |
* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les paramètres pharmacocinétiques sont les suivants :
Distribution
Chez le sujet sain, après prise unique, avant un repas, de 2 gélules, le pic de concentration est atteint en moyenne à 2,9 heures. La demi-vie apparente d'élimination s'élève à 1,9 heure. La concentration maximale moyenne à 2,47 mg/l.
Les macrolides sont réputés pour avoir une bonne diffusion tissulaire. Cependant, on ne dispose pas de données sur la diffusion de l'érythromycine dans les poumons, les amygdales et la prostate.
L'érythromycine diffuse peu dans le liquide céphalo-rachidien.
L'érythromycine traverse la barrière placentaire. Elle se concentre dans le lait.
Liaison aux protéines plasmatiques : la liaison de l'érythromycine base aux protéines plasmatiques est de 65 pour cent environ, avec une prédominance sur l'alpha 1 glycoprotéine acide (environ 55 pour cent) (étude avec érythromycine C 14).
Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).
Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.
Comme pour d'autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intra-cellulaires.
Biotransformation
L'érythromycine est en partie métabolisée par le foie.
Elimination
L'érythromycine se concentre dans le foie et s'élimine sous forme active, principalement par la bile, à des concentrations supérieures à celles des taux sériques.
5.3. Données de sécurité préclinique
Composition de l'enveloppe de la gélule : gélatine.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
20 ou 40 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
10-12 AVENUE PASTEUR
2310 LUXEMBOURG
LUXEMBOURG
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 335 781-4 ou 34009 335 781 4 5 : 20 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
· 335 782-0 ou 34009 335 782 0 6 : 40 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription médicale. Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- ORAP 1 mg, comprimé
- DIERGOSPRAY 4 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale
- COLCHICINE OPOCALCIUM 1 mg, comprimé sécable
- IVABRADINE ALTER 5 mg, comprimé sécable
- MIZOCLER 10 mg, comprimé pelliculé à libération modifiée
- PARLODEL 10 mg, gélule
- CABERGOLINE SANDOZ 0,5 mg, comprimé sécable
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- BUSPIRONE SANDOZ 10 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- EBASTINE ARROW 10 mg, comprimé orodispersible
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