IVABRADINE ALTER 5 mg, comprimé sécable
CIS 60894626
Informations à jour au 6 mars 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/03/2018
IVABRADINE ALTER 5 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ivabradine ........................................................................................................................ 5,000 mg
Sous forme de chlorhydrate d'ivabradine ........................................................................... 5,390 mg
Pour un comprimé sécable.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient environ 51,5 mg de lactose monohydraté
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés blancs oblongs de 8 X 4 mm avec une barre de cassure sur une face.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique de langor stable chronique
Livabradine est indiquée dans le traitement symptomatique de langor stable chronique chez ladulte coronarien en rythme sinusal ayant une fréquence cardiaque supérieure ou égale à 70 bpm.
Livabradine est indiquée :
· chez les adultes présentant une intolérance ou une contre-indication aux bétabloquants,
· ou en association aux bétabloquants chez des patients insuffisamment contrôlés par une dose optimale de bétabloquants.
Traitement de linsuffisance cardiaque chronique
Livabradine est indiquée dans le traitement de linsuffisance cardiaque chronique de classe NYHA II à IV avec dysfonction systolique, chez les patients avec un rythme sinusal et dont la fréquence cardiaque est ≥ 75 bpm, en association au traitement standard comprenant les bétabloquants, ou en cas de contre-indication ou dintolérance aux bétabloquants (voir rubrique 5.1)
4.2. Posologie et mode d'administration
Pour les différentes doses thérapeutiques, livabradine est disponible sous forme de comprimés pelliculés dosés à 5 mg et 7,5 mg.
Traitement symptomatique de langor stable chronique
Avant dinitier un traitement par ivabradine ou daugmenter la dose, il est recommandé de disposer de plusieurs mesures de la fréquence cardiaque, de réaliser un ECG ou un enregistrement sur 24 heures de la fréquence cardiaque par Holter ECG. La posologie initiale ne doit pas dépasser 5 mg divabradine deux fois par jour chez les patients de moins de 75 ans. Après trois à quatre semaines de traitement, si le patient reste symptomatique, si la dose initiale est bien tolérée et si la fréquence cardiaque de repos reste supérieure à 60 bpm, la posologie peut être augmentée à la dose supérieure pour les patients recevant 2,5 ou 5 mg deux fois par jour, sans dépasser la dose de 7,5 mg deux fois par jour.
Le traitement par ivabradine doit être arrêté si les symptômes de langor ne saméliorent pas après trois mois de traitement.
En cas damélioration limitée des symptômes et de baisse non cliniquement significative de la fréquence cardiaque de repos après trois mois de traitement, larrêt du traitement doit également être envisagé.
Si, durant le traitement, la fréquence cardiaque de repos descend en dessous de 50 battements par minute (bpm) ou si le patient présente des symptômes liés à la bradycardie tels que sensations vertigineuses, fatigue ou hypotension, la dose doit être diminuée en sachant quune posologie de 2,5 mg deux fois par jour (soit un demi comprimé dosé à 5 mg deux fois par jour) peut être envisagée. Après diminution de la posologie, la fréquence cardiaque doit être surveillée (voir rubrique 4.4.)
Le traitement doit être interrompu si la fréquence cardiaque reste inférieure à 50 bpm ou si les symptômes liés à la bradycardie persistent malgré la diminution de la dose.
Traitement de linsuffisance cardiaque chronique
Le traitement doit être initié uniquement chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque stable. Il est recommandé que le médecin ait une expérience de la prise en charge de linsuffisance cardiaque chronique.
La posologie initiale habituellement recommandée est de 5 mg divabradine deux fois par jour. Après deux semaines de traitement, la dose peut être augmentée à 7,5 mg deux fois par jour si la fréquence cardiaque de repos reste de façon persistante au-dessus de 60 bpm, ou diminuée à 2,5 mg deux fois par jour (soit un demi comprimé dosé à 5 mg deux fois par jour) si la fréquence cardiaque de repos est de façon persistante en dessous de 50 bpm ou en cas de symptômes liés à la bradycardie tels que sensations vertigineuses, fatigue ou hypotension. Si la fréquence cardiaque est comprise entre 50 et 60 bpm, la posologie de 5 mg deux fois par jour peut être maintenue.
Si, durant le traitement, la fréquence cardiaque de repos descend de façon persistante en dessous de 50 bpm ou en cas de symptômes liés à la bradycardie, la dose doit être diminuée à la posologie inférieure chez les patients recevant 7,5 mg ou 5 mg deux fois par jour.
Si la fréquence cardiaque de repos est de façon persistante au-dessus de 60 bpm, la posologie peut être augmentée à la posologie supérieure chez les patients recevant 2,5 mg ou 5 mg deux fois par jour.
Le traitement doit être interrompu si la fréquence cardiaque reste inférieure à 50 bpm ou si les symptômes liés à la bradycardie persistent (voir rubrique 4.4)
Population particulière
Sujets âgés
Chez les patients âgés de 75 ans et plus, une posologie initiale plus faible doit être mise en place (2,5 mg deux fois par jour, cest-à-dire un demi comprimé dosé à 5 mg deux fois par jour) avant de laugmenter si nécessaire.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients avec une insuffisance rénale et une clairance de la créatinine supérieure à 15 ml/min (voir rubrique 5.2).
Aucune donnée nest disponible chez les patients avec une clairance de la créatinine inférieure à 15 ml/min. Livabradine doit donc être utilisée avec précaution dans cette population.
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère. Livabradine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée. Livabradine est contre-indiquée chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique sévère, en labsence détude menée dans cette population et en raison dune forte augmentation prévisible de lexposition systémique (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de livabradine nont pas encore été établies dans le traitement de linsuffisance cardiaque chronique chez les enfants de moins de 18 ans. Les données disponibles sont décrites en rubriques 5.1 et 5.2, cependant aucune recommandation posologique ne peut être faite.
Mode dadministration
Les comprimés doivent être pris par voie orale en deux prises quotidiennes, un comprimé le matin et un comprimé le soir au cours des repas (voir rubrique 5.2).
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
· Fréquence cardiaque de repos inférieure à 70 battements par minute avant le traitement
· Choc cardiogénique
· Infarctus aigu du myocarde
· Hypotension sévère (< 90/50 mmHg)
· Insuffisance hépatique sévère
· Maladie du sinus (« sick sinus syndrome »)
· Bloc sino-auriculaire
· Insuffisance cardiaque instable ou aigue
· Patient pacemaker-dépendant (fréquence cardiaque exclusivement imposée par le pacemaker)
· Angor instable
· Bloc auriculo-ventriculaire du 3ème degré (BAV III)
· Association à des inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4, tels que les antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), les antibiotiques de la famille des macrolides (clarithromycine, érythromycine per os, josamycine, télithromycine), les inhibiteurs de protéases (nelfinavir, ritonavir) ou la néfazodone (voir rubriques 4.5 et 5.2)
· Association au vérapamil ou au diltiazem, inhibiteurs modérés du CYP 3A4 ayant des effets bradycardisants (voir rubrique 4.5)
· Grossesse, allaitement et femmes en âge de procréer nutilisant pas de moyen de contraception efficace (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Absence de bénéfice sur la morbimortalité dans langor stable chronique
Dans son indication dans langor stable chronique, livabradine est uniquement un traitement symptomatique en raison de labsence de bénéfice démontré sur les évènements cardiovasculaires (ex : infarctus du myocarde ou mortalité cardiovasculaire) (voir rubrique 5.1).
Mesures de la fréquence cardiaque
Etant donné que la fréquence cardiaque peut considérablement fluctuer au cours du temps, des mesures répétées de la fréquence cardiaque, un ECG ou un suivi par Holter ECG sur 24 heures doivent être considérés pour déterminer la fréquence cardiaque de repos :
· avant dinitier un traitement par ivabradine,
· lorsquune augmentation de la posologie est envisagée.
Cette mise en garde sapplique aussi aux patients ayant une fréquence cardiaque basse, en particulier lorsque celle-ci descend en dessous de 50 battements par minute, ou après une diminution de posologie (voir rubrique 4.2).
Arythmies cardiaques
Livabradine nest pas efficace dans le traitement ou la prévention des arythmies cardiaques et est susceptible de perdre son efficacité en cas de survenue dune tachyarythmie (ex : tachycardie ventriculaire ou supraventriculaire). Livabradine nest donc pas conseillée chez les patients présentant une fibrillation auriculaire ou dautres arythmies cardiaques interférant avec le fonctionnement du nud sinusal.
Le risque de fibrillation auriculaire est augmenté chez les patients traités par livabradine (voir rubrique 4.8). La fibrillation auriculaire a été plus fréquente chez les patients utilisant de façon concomitante de lamiodarone ou un puissant anti-arythmique de classe I.
Une surveillance clinique régulière des patients traités par livabradine est recommandée en vue du dépistage dune fibrillation auriculaire (permanente ou paroxystique). Cette surveillance inclura éventuellement un ECG en cas de signes cliniques tels que, exacerbation de langor, palpitations, ou pouls irrégulier.
Les patients doivent être informés des signes et symptômes de fibrillation auriculaire et être encouragés à contacter leur médecin traitant sils surviennent.
En cas de survenue dune fibrillation auriculaire, le rapport bénéfice-risque relatif à la poursuite du traitement par ivabradine doit être attentivement reconsidéré.
Les patients insuffisants cardiaques chroniques ayant un trouble de la conduction intra-ventriculaire (bloc de branche gauche, bloc de branche droit) et une désynchronisation ventriculaire doivent être surveillés attentivement.
Utilisation chez les patients avec un bloc auriculo-ventriculaire du 2ème degré
Livabradine est déconseillée chez les patients ayant un bloc auriculo-ventriculaire du 2ème degré (BAV II).
Utilisation chez les patients présentant une bradycardie
Livabradine ne doit pas être administrée chez les patients ayant une fréquence cardiaque de repos inférieure à 70 bpm avant le début du traitement (voir rubrique 4.3).
Si pendant le traitement, la fréquence cardiaque au repos descend en dessous de 50 bpm ou si le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, tels que sensations vertigineuses, fatigue ou hypotension, la posologie doit être réduite ou le traitement arrêté si la fréquence cardiaque se maintient en dessous de 50 bpm ou si les symptômes liés à la bradycardie persistent (voir rubrique 4.2).
Association avec les inhibiteurs calciques
Lutilisation concomitante de livabradine avec des inhibiteurs calciques réduisant la fréquence cardiaque comme le vérapamil ou le diltiazem est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Lassociation de livabradine aux dérivés nitrés et aux inhibiteurs calciques dérivés de la dihydropyridine, tel que lamlodipine na pas posé de problème de tolérance. Lassociation de livabradine aux inhibiteurs calciques dérivés de la dihydropyridine na pas montré de bénéfice supplémentaire (voir rubrique 5.1).
Insuffisance cardiaque chronique
Linsuffisance cardiaque doit être stabilisée avant denvisager le traitement avec livabradine. Livabradine doit être utilisée avec précaution chez les insuffisants cardiaques de classe NYHA IV du fait du nombre limité de données dans cette population.
Accident vasculaire cérébral (AVC)
En labsence de données, lutilisation de livabradine est déconseillée dans les suites immédiates dun AVC.
Fonction visuelle
Livabradine a une influence sur la fonction rétinienne (voir rubrique 5.1). A ce jour, il nexiste pas délément en faveur dun effet toxique du traitement par ivabradine sur la rétine mais les effets à long-terme sur la fonction rétinale après un traitement d'une année ne sont pas actuellement connus. Larrêt du traitement doit être envisagé sil survient une détérioration inattendue de la fonction visuelle. Ladministration de livabradine sera prudente chez les patients avec une rétinite pigmentaire.
Précautions particulières demploi
Patients hypotendus
Chez les patients avec une hypotension légère ou modérée les données disponibles sont limitées. Par conséquent, livabradine doit être utilisée avec précaution chez ces patients. Livabradine est contre- indiquée chez les patients avec une hypotension sévère (pression artérielle < 90/50 mmHg) (voir rubrique 4.3).
Fibrillations auriculaires - Arythmies cardiaques
Lors du rétablissement dun rythme sinusal par une cardioversion pharmacologique, il na pas été mis en évidence de risque de bradycardie (excessive) chez les patients traités par livabradine. Cependant, en raison du nombre limité de cas documentés, une cardioversion DC non urgente ne doit être envisagée que 24 heures après la dernière prise divabradine.
Patients présentant un QT long congénital ou traités par des médicaments allongeant le QT
Lutilisation de livabradine doit être évitée chez les patients présentant un QT long congénital ou traités par des médicaments allongeant lintervalle QT (voir rubrique 4.5). Si lassociation se révèle nécessaire, une surveillance cardiaque attentive sera mise en place.
La diminution de la fréquence cardiaque induite par livabradine peut exacerber lallongement de l'intervalle QT, ce qui peut provoquer des arythmies sévères, en particulier des torsades de pointes.
Patients hypertendus nécessitant une modification de leur traitement antihypertenseur
Dans létude SHIFT davantage de patients ont présenté des épisodes daugmentation de la pression artérielle dans le groupe ivabradine (7,1 %) par rapport au groupe placebo (6,1 %). Ces épisodes sont apparus le plus souvent peu de temps après la modification du traitement antihypertenseur, étaient transitoires, et nont pas influencé leffet du traitement par ivabradine. Lorsque le traitement antihypertenseur est modifié chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque chronique traités par ivabradine, la pression artérielle doit être surveillée à intervalles appropriés (voir rubrique 4.8).
Excipients
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacodynamiques
Associations déconseillées
Médicaments allongeant lintervalle QT :
· Médicaments à visée cardiovasculaire allongeant lintervalle QT (ex : quinidine, disopyramide, bépridil, sotalol, ibutilide, amiodarone).
· Médicaments non cardiovasculaires allongeant lintervalle QT (ex : pimozide, ziprasidone, sertindole, méfloquine, halofantrine, pentamidine, cisapride, érythromycine en intraveineuse).
Lutilisation concomitante de livabradine avec des médicaments à visée cardiovasculaire et non cardiovasculaire allongeant lintervalle QT doit être évitée car lallongement de lintervalle QT peut être exacerbé par la réduction de la fréquence cardiaque. Si lassociation apparaît nécessaire, une surveillance cardiaque attentive sera mise en place (voir rubrique 4.4).
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Diurétiques hypokaliémiants (diurétiques thiazidiques et diurétiques de l'anse) : lhypokaliémie peut augmenter le risque d'arythmie. Comme l'ivabradine peut provoquer une bradycardie, lassociation de l'hypokaliémie et de la bradycardie constitue un facteur prédisposant à la survenue darythmies sévères, en particulier chez les patients présentant un syndrome du QT long, dorigine congénitale ou iatrogène.
Interactions pharmacocinétiques
Cytochrome P450 3A4 (CYP3A4)
Livabradine est exclusivement métabolisée par le CYP3A4 et est un très faible inhibiteur de ce cytochrome.
Il a été démontré que livabradine ninfluence pas le métabolisme et les concentrations plasmatiques des autres substrats du CYP3A4 (quils soient des inhibiteurs faibles, modérés ou puissants). En revanche, les inhibiteurs et les inducteurs du CYP3A4 risquent dinteragir avec livabradine en influant sur son métabolisme et sa pharmacocinétique de façon cliniquement significative.
Les études dinteractions médicamenteuses ont établi que les inhibiteurs du CYP3A4 augmentent les concentrations plasmatiques divabradine, alors que les inducteurs les diminuent. Laugmentation des concentrations plasmatiques divabradine peut être associée à un risque de bradycardie excessive (voir rubrique 4.4).
Associations contre-indiquées
Lutilisation concomitante dinhibiteurs puissants du CYP3A4 comme les antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), les antibiotiques de la famille des macrolides (clarithromycine, érythromycine per os, josamycine, télithromycine), les inhibiteurs de protéase du VIH (nelfinavir, ritonavir) et la néfazodone est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 comme le kétoconazole (200 mg une fois par jour) et la josamycine (1 g deux fois par jour) augmentent lexposition plasmatique à livabradine de 7 à 8 fois.
Inhibiteurs modérés du CYP3A4 : des études spécifiques dinteractions chez des volontaires sains et chez des patients ont montré que lassociation de livabradine avec les médicaments diminuant la fréquence cardiaque, tels que le diltiazem ou le vérapamil, entraînent un accroissement de lexposition à livabradine (augmentation de 2 à 3 fois de lAire Sous la Courbe (ASC)) et une réduction supplémentaire de la fréquence cardiaque de 5 bpm. Lutilisation concomitante de livabradine avec ces médicaments est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Associations déconseillées
Jus de pamplemousse : lexposition à livabradine double lors de la consommation de jus de pamplemousse. La prise de jus de pamplemousse doit donc être évitée.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
· Inhibiteurs modérés du CYP3A4 : lutilisation concomitante de livabradine avec les autres inhibiteurs modérés du CYP3A4 (ex : fluconazole) peut être envisagée à la posologie initiale de 2,5 mg deux fois par jour (soit un demi comprimé dosé à 5 mg deux fois par jour) et si la fréquence cardiaque au repos est supérieure à 70 bpm, avec une surveillance de la fréquence cardiaque.
· Inducteurs du CYP3A4 : les inducteurs du CYP3A4 (tels que rifampicine, barbituriques, phénytoïne, Hypericum perforatum (millepertuis)) peuvent diminuer lexposition à livabradine, et son efficacité. Lutilisation concomitante de médicaments inducteurs du CYP3A4 nécessite un ajustement de la posologie de livabradine. Il a été démontré que lassociation de 10 mg divabradine deux fois par jour à du millepertuis réduit de moitié lASC de livabradine. La prise de millepertuis doit donc être réduite pendant le traitement par livabradine.
Autres associations
Des études spécifiques dinteractions nont révélé aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique cliniquement significative entre livabradine et les médicaments suivants : inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole), sildénafil, inhibiteurs de lHMG CoA réductase (simvastatine), inhibiteurs calciques dérivés de la dihydropyridine (amlodipine, lacidipine), digoxine et warfarine. De plus, aucun effet cliniquement significatif de livabradine na été observé sur la pharmacocinétique de la simvastatine, de lamlodipine, de la lacidipine, ni sur la pharmacocinétique et la pharmacodynamie de la digoxine et de la warfarine, et ni sur la pharmacodynamie de laspirine.
Dans des études pivots de phase III, les médicaments suivants ont été régulièrement associés à livabradine sans manifestation de problèmes de sécurité demploi : inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, antagonistes de langiotensine II, bétabloquants, diurétiques, anti- aldostérone, dérivés nitrés daction courte et prolongée, inhibiteurs de lHMG CoA réductase, fibrates, inhibiteurs de la pompe à protons, antidiabétiques oraux, aspirine et autres médicaments antiplaquettaires.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace tout au long de leur traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
Il nexiste pas de données ou des données limitées sur lutilisation de livabradine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction. Ces études ont montré des effets embryotoxiques et tératogènes (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez lHomme nest pas connu. Par conséquent, livabradine est contre-indiquée durant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Des études chez lanimal montrent que livabradine est excrétée dans le lait maternel. Par conséquent, livabradine est contre-indiquée durant lallaitement (voir rubrique 4.3). Les femmes devant être traitées par ivabradine doivent interrompre lallaitement et choisir un autre moyen dalimentation pour leur enfant.
Fertilité
Des études chez le rat ont montré quil ny a pas deffet sur la fertilité des mâles et des femelles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Néanmoins, sur la base des données post-AMM, des cas daltération de laptitude à conduire des véhicules due à des symptômes visuels ont été rapportés. Livabradine peut être responsable de phénomènes lumineux transitoires, principalement à type de phosphènes (voir rubrique 4.8). Lapparition possible de tels phénomènes lumineux doit être prise en compte lors de la conduite de véhicules ou lutilisation de machines dans les situations où des modifications soudaines de luminosité sont susceptibles de se produire, spécialement lors de la conduite de nuit.
Livabradine na pas dinfluence sur laptitude à utiliser des machines.
Résumé du profil de sécurité
Livabradine a été étudiée lors dessais cliniques menés chez environ 45 000 patients. Les effets indésirables les plus fréquents constatés avec livabradine, phénomènes lumineux (phosphènes) et bradycardie, sont dose-dépendants et liés à leffet pharmacologique du médicament.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques et sont listés ci-dessous selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée daprès les données disponibles).
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Classe de système |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Peu fréquent |
Eosinophilie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent |
Hyperuricémie |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées, généralement pendant le premier mois de traitement |
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Sensations vertigineuses, pouvant être liées à la bradycardie |
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Peu fréquent* |
Syncope, pouvant être liée à une bradycardie |
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Affections oculaires |
Très fréquent |
Phénomènes lumineux (phosphènes) |
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Fréquent |
Vision trouble |
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Peu fréquent* |
Diplopie |
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|
Troubles de la vision |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Peu fréquent |
Vertiges |
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Affections cardiaques |
Fréquent |
Bradycardie |
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Bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré (BAV I · allongement de lintervalle PQ à lECG) |
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Extrasystoles ventriculaires |
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Fibrillation auriculaire |
||
|
Peu fréquent |
Palpitations, extrasystoles supra-ventriculaires |
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Très rare |
Bloc auriculo-ventriculaire du 2ème degré et du 3ème degré |
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Maladie du sinus |
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Affections vasculaires |
Fréquent |
Pression artérielle non contrôlée |
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Peu fréquent |
Hypotension, pouvant être liée à une bradycardie |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent |
Dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
Peu fréquent |
Nausées |
|
Constipation |
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Diarrhée |
||
|
Douleur abdominale* |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent* |
Angio dème |
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Rash |
||
|
Rare* |
Erythème |
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Prurit |
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Urticaire |
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|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Peu fréquent |
Crampes musculaires |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Peu fréquent* |
Asthénie, pouvant être liée à une bradycardie |
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Fatigue, pouvant être liée à une bradycardie |
||
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Rare* |
Malaise, pouvant être lié à une bradycardie |
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Investigations |
Peu fréquent |
Elévation de la créatininémie |
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Allongement de lintervalle QT à lECG |
* Evènement issu de notification spontanée : fréquence calculée à partir des données des études cliniques
Description de certains effets indésirables
Des phénomènes lumineux (phosphènes) ont été rapportés par 14,5 % des patients, décrits comme une luminosité transitoirement augmentée dans une zone limitée du champ visuel. Ils sont habituellement provoqués par de brusques variations de lintensité lumineuse. Les phosphènes peuvent être décrits comme un halo, une décomposition de limage (effets stroboscopiques ou kaléidoscopiques), des lumières vives colorées, ou une image multiple (persistance rétinienne). Les phosphènes apparaissent en général dans les deux premiers mois de traitement, après quoi, ils peuvent survenir de manière répétitive. Les phosphènes sont généralement décrits comme étant dintensité légère à modérée. Ils disparaissent le plus souvent au cours du traitement ou après le traitement, une majorité (77,5 %) disparaît pendant le traitement. Moins de 1 % des patients ont changé leurs habitudes quotidiennes ou ont interrompu le traitement à cause des phosphènes.
Une bradycardie a été rapportée par 3,3 % des patients, en particulier pendant les 2 ou 3 premiers mois du traitement. 0,5 % des patients ont présenté une bradycardie sévère avec une fréquence cardiaque inférieure ou égale à 40 bpm.
Au cours de létude SIGNIFY, une fibrillation auriculaire a été observée chez 5,3 % des patients traités par ivabradine versus 3,8 % des patients dans le groupe placebo. Dans une analyse regroupant les données issues de toutes les études de phases II et III menées en double aveugle, dune durée dau moins trois mois et incluant plus de 40 000 patients, une incidence de 4,86 % a été observée pour la survenue de la fibrillation auriculaire chez les patients traités par ivabradine comparativement à une incidence de 4,08 % chez les sujets des groupes contrôle (HR 1,26 95 % CI [1,15-1,39]).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes
Un surdosage peut provoquer une bradycardie sévère et prolongée (voir rubrique 4.8.).
Conduite à tenir
Une bradycardie sévère doit faire lobjet dun traitement symptomatique en milieu spécialisé. Dans le cas dune bradycardie mal tolérée hémodynamiquement, un traitement symptomatique par bêta- stimulant par voie intraveineuse tel que lisoprénaline pourra être envisagé. Une sonde dentraînement électrosystolique cardiaque temporaire pourra être mise en place si besoin.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Livabradine agit en réduisant uniquement la fréquence cardiaque, par inhibition sélective et spécifique du courant pacemaker If qui contrôle la dépolarisation diastolique spontanée au niveau du nud sinusal et régule la fréquence cardiaque.
Les effets cardiaques sont spécifiques du nud sinusal, sans effet sur les temps de conduction intra- auriculaires, auriculo-ventriculaires ou intra-ventriculaires, sur la contractilité myocardique ou sur la repolarisation ventriculaire.
Livabradine peut également interagir avec le courant rétinien Ih qui sapparente au courant cardiaque If. Celui-ci intervient dans la résolution temporelle du système visuel, par le raccourcissement de la réponse rétinienne à des stimuli lumineux intenses. Lors de circonstances déclenchantes (telles que des changements rapides de la luminosité), linhibition partielle du courant Ih par livabradine est à lorigine des phénomènes lumineux que peuvent percevoir occasionnellement des patients. Les phénomènes lumineux (phosphènes) sont décrits comme une augmentation transitoire de la luminosité dans une zone limitée du champ visuel (voir rubrique 4.8).
Effets pharmacodynamiques
La propriété pharmacodynamique principale de livabradine chez lhomme consiste en une réduction spécifique et dose-dépendante de la fréquence cardiaque. Lanalyse de la réduction de la fréquence cardiaque avec des doses allant jusquà 20 mg deux fois par jour indique une tendance à un effet plateau qui est cohérent avec un risque réduit de bradycardie sévère inférieure à 40 bpm (voir rubrique 4.8).
Aux posologies usuelles recommandées, la fréquence cardiaque diminue approximativement de 10 bpm au repos et à leffort. Ceci entraîne une réduction du travail cardiaque et de la consommation en oxygène du myocarde.
Livabradine ne modifie pas la conduction intracardiaque, la contractilité (pas deffet inotrope négatif) et la repolarisation ventriculaire :
· dans des études cliniques délectrophysiologie, livabradine na pas modifié les temps de conduction auriculo-ventriculaire et intra-ventriculaire, ni lintervalle QT corrigé ;
· chez des patients avec une dysfonction ventriculaire gauche (fraction déjection ventriculaire gauche (FEVG) entre 30 et 45 %), livabradine na pas eu deffet délétère sur la FEVG.
Efficacité et sécurité clinique
Lefficacité antiangoreuse et anti-ischémique de livabradine a été étudiée dans cinq études randomisées en double-aveugle (trois versus placebo, une versus aténolol et une versus amlodipine). Ces études ont inclus un total de 4111 patients atteints dangor stable chronique, dont 2617 ont reçu de livabradine.
Administrée à la dose de 5 mg deux fois par jour, lefficacité de livabradine a été démontrée sur tous les paramètres mesurés lors des tests deffort dans les 3 à 4 semaines après le début du traitement. Son efficacité a été confirmée à la dose de 7,5 mg deux fois par jour. En particulier, le bénéfice supplémentaire par rapport à la dose de 5 mg deux fois par jour a notamment été démontré dans une étude versus produit de référence (aténolol) : la durée totale de lexercice à la concentration plasmatique minimale a été augmentée de 1 minute environ, après un mois de traitement sous ivabradine à la dose de 5 mg deux fois par jour et sest encore allongée de près de 25 secondes, après 3 mois de traitement supplémentaire sous ivabradine à la dose de 7,5 mg deux fois par jour. Dans cette étude, laction antiangineuse et anti-ischémique de livabradine a été confirmée chez les patients âgés de 65 ans ou plus. Les résultats defficacité des doses de 5 et 7,5 mg divabradine deux fois par jour sont cohérents entre les études sur lensemble des paramètres mesurés lors des tests deffort (durée totale de lexercice, délai de survenue de la douleur angineuse limitante, délai dapparition de la douleur angineuse et délai dapparition du sous-décalage du segment ST de 1 mm) et ont été associés à une baisse denviron 70 % de la fréquence des crises dangor. Ladministration de livabradine en deux prises par jour a permis de maintenir une efficacité constante tout au long du nycthémère.
Dans une étude randomisée contrôlée versus placebo réalisée chez 889 patients, lassociation de livabradine à laténolol (50 mg/jour), a démontré un supplément defficacité, sur lensemble des paramètres des épreuves deffort, réalisées au creux de lactivité du médicament (12 heures après la prise).
Dans une étude randomisée contrôlée versus placebo et menée chez 725 patients, lassociation de livabradine à 10mg damlodipine une fois par jour na pas montré defficacité supplémentaire au creux de lactivité du médicament (12 heures après la prise), alors quun supplément defficacité a été observé au pic (3-4 heures après la prise).
Dans une étude randomisée contrôlée versus placebo menée chez 1277 patients, le traitement par ivabradine a démontré un supplément defficacité statistiquement significatif sur la réponse au traitement (définie par une diminution dau moins 3 crises dangor par semaines et/ou une augmentation du délai dapparition du sous-décalage du segment ST de 1 mm dau moins 60 secondes lors dune épreuve deffort sur tapis roulant) en association à 5 mg par jour damlodipine ou à 30 mg par jour de nifédipine GITS au creux de lactivité du médicament (12 heures après la prise orale divabradine), sur 6 semaines de traitement (OR = 1,3, 95 % IC [1,0-1,7] ; p = 0,012). Livabradine na pas montré de supplément defficacité sur les paramètres du test deffort (critères secondaires) au creux de lactivité du médicament alors quun supplément defficacité a été observé au pic (3-4 heures après la prise orale divabradine).
Lefficacité de livabradine sest pleinement maintenue durant les 3 ou 4 mois de traitement des études. Aucun phénomène dépuisement de leffet pharmacologique (baisse defficacité) durant le traitement, ni deffet rebond après arrêt brutal na été observé. Lactivité antiangoreuse et anti- ischémique de livabradine a été associée à une diminution dose-dépendante de la fréquence cardiaque et à une diminution significative du double produit (fréquence cardiaque x pression artérielle systolique) au repos et à leffort. Les effets sur la pression artérielle et sur les résistances périphériques artérielles étaient mineurs et cliniquement non significatifs.
Le maintien de la diminution de la fréquence cardiaque a été démontré chez les patients traités par livabradine durant au moins 1 an (n = 713). Aucun effet na été observé sur les métabolismes glucidique et lipidique.
Lefficacité antiangoreuse et anti-ischémique de livabradine a été retrouvée de la même manière chez les patients diabétiques (n = 457), avec un profil de sécurité similaire à ce quil est dans la population générale.
Une importante étude, BEAUTIFUL, a été réalisée chez 10 917 patients coronariens présentant une dysfonction ventriculaire gauche (FEVG < 40 %) et recevant déjà un traitement optimal, dont 86,9 % sous bêta-bloquants. Le critère principal defficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, les hospitalisations pour infarctus aigu du myocarde et les hospitalisations pour survenue ou aggravation dune insuffisance cardiaque. Létude na pas mis en évidence de différence de survenue du critère principal combiné entre le groupe ivabradine, et le groupe placebo (risque relatif ivabradine/placebo 1,00, p = 0,945).
Dans une étude post-hoc réalisée chez un sous-groupe de patients présentant un angor symptomatique au moment de la randomisation (n = 1507), aucun problème de sécurité demploi relatif à des décès cardiovasculaires, des hospitalisations pour infarctus aigu du myocarde ou pour insuffisance cardiaque na été détecté (ivabradine 12,0 % versus placebo 15,5 %, p = 0,05).
Une importante étude, SIGNIFY, a été réalisée chez 19 102 patients coronariens sans signe clinique dinsuffisance cardiaque (FEVG > 40%) et recevant déjà un traitement optimal. La posologie utilisée dans létude était supérieure à celle approuvée dans le résumé des caractéristiques du produit : la posologie initiale avait été fixée à 7,5 mg deux fois par jour (5 mg deux fois par jour pour les patients âgés de plus de 75 ans) et était ensuite augmentée jusquà 10 mg deux fois par jour.
Le critère principal defficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire et linfarctus du myocarde non-fatal. Létude na pas mis en évidence de différence de survenue du critère principal combiné entre le groupe ivabradine et le groupe placebo (risque relatif ivabradine/placebo 1,08, p = 0,197). Une bradycardie a été rapportée par 17,9 % des patients dans le groupe ivabradine (2,1 % dans le groupe placebo). Au cours de létude, 7,1 % des patients ont également reçu du vérapamil, du diltiazem ou des inhibiteurs puissants du CYP 3A4.
Une augmentation faible mais statistiquement significative de la survenue du critère principal combiné a été observée dans un sous-groupe prédéfini de patients présentant un angor symptomatique de classe CCS II ou plus à linclusion (n = 12 049) (incidence annuelle de 3,4% vs 2,9 % ; risque relatif ivabradine/placebo 1,18 ; p = 0,018), contrairement à ce quil fût observé dans le sous-groupe de patients présentant un angor symptomatique de classe CCS ≥ I (n = 14 286) (risque relatif ivabradine/placebo 1,11, p = 0,110).
Lutilisation, au cours de létude, dune posologie supérieure à celle approuvée dans le résumé des caractéristiques du produit nexplique pas totalement ces observations.
Létude SHIFT est une importante étude multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, réalisée chez 6505 patients adultes insuffisants cardiaques chroniques stables (depuis au moins 4 semaines), de classe NYHA II à IV, ayant une fraction déjection ventriculaire gauche diminuée (FEVG ≤ 35 %) et une fréquence cardiaque de repos supérieure ou égale à 70 bpm.
Les patients ont reçu un traitement standard comprenant des bétabloquants (89 %), des inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC) et/ou des antagonistes de langiotensine II (ARAII) (91 %), des diurétiques (83 %) et des anti-aldostérone (60 %). Dans le groupe ivabradine, 67 % des patients ont été traités avec 7,5 mg deux fois par jour. La durée médiane de suivi a été de 22,9 mois. Le traitement par livabradine a été associé à une réduction moyenne de la fréquence cardiaque de 15 bpm par rapport à une valeur moyenne de 80 bpm à linclusion. La réduction de la fréquence cardiaque dans le groupe ivabradine par rapport au groupe placebo a été de 10,8 bpm à 28 jours, 9,1 bpm à 12 mois et 8,3 bpm à 24 mois.
Létude a mis en évidence une réduction cliniquement et statistiquement significative de 18 % du risque relatif de survenue du critère principal combiné associant la mortalité cardiovasculaire et les hospitalisations pour aggravation de linsuffisance cardiaque (HR : 0,82, IC : 95 % [0,75 ; 0,90] ; p < 0,0001) se manifestant dans les 3 mois suivant linstauration du traitement. La réduction du risque absolu était de 4,2 %. Les résultats obtenus sur le critère principal sont principalement dus aux critères dinsuffisance cardiaque : hospitalisation pour aggravation de linsuffisance cardiaque (réduction de 4,7 % du risque absolu) et décès par insuffisance cardiaque (réduction de 1,1 % du risque absolu).
Effet du traitement sur le critère principal combiné, ses composantes et sur les critères secondaires.
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Ivabradine (N=3241) |
Placebo (N=3264) |
Risque relatif |
p-value |
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Critère principal combiné |
793 (24,47) |
937 (28,71) |
0,82 [0,75 ; 0,90] |
<0,0001 |
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Composantes du critère combiné : |
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mortalité CV |
449 (13,85) |
491 (15,04) |
0,91 [0,80 ; 1,03] |
0,128 |
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hospitalisation pour aggravation de linsuffisance cardiaque |
514 (15,86) |
672 (20,59) |
0,74 [0,66 ; 0,83] |
<0,0001 |
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Autres critères secondaires : |
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· mortalité toutes causes |
503 (15,52) |
552 (16,91) |
0,90 [0,80 ; 1,02] |
0,092 |
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· décès par insuffisance cardiaque |
113 (3,49) |
151 (4,63) |
0,74 [0,58 ;0,94] |
0,014 |
|
· hospitalisation toutes causes |
1231 (37,98) |
1356 (41,54) |
0,89 [0,82 ;0,96] |
0,003 |
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· hospitalisation pour raisons cardiovasculaires |
977 (30,15) |
1122 (34,38) |
0,85 [0,78 ; 0,92] |
0,0002 |
La réduction du critère principal a été observée indépendamment du sexe, de la classe NYHA, de létiologie ischémique ou non de linsuffisance cardiaque et des antécédents de diabète ou dhypertension.
Dans le sous-groupe de patients ayant une fréquence cardiaque supérieure ou égale à 75 bpm (n = 4150), une réduction plus importante, de 24 %, a été observée sur le critère principal combiné (HR : 0,76, IC 95 % [0,68 ;0.85] ; p < 0,0001) et sur les autres critères secondaires, incluant la mortalité toute cause (HR : 0,83, IC 95 % [0,72 ;0,96] ; p = 0,0109) et la mortalité cardio-vasculaire (HR : 0,83, IC 95 % [0,71 ; 0,97] ; p = 0,0166). Dans ce sous-groupe de patients, le profil de sécurité de livabradine est similaire à celui de lensemble de la population.
Un effet significatif a été observé sur le critère principal combiné pour lensemble des patients traités par bétabloquants (HR : 0,85, IC 95 % [0,76 ; 0,94]). Dans le sous-groupe de patients ayant une fréquence cardiaque supérieure ou égale à 75 bpm, et traités à dose maximale recommandée de bétabloquants, il na pas été observé de bénéfice statistiquement significatif ni sur le critère principal combiné (HR : 0,97, IC 95 % [0,74 ; 1,28]) ni sur les critères secondaires, comprenant les hospitalisations pour aggravation de linsuffisance cardiaque (HR : 0.79, IC 95 % [0,56 ;1,10]) ou les décès par insuffisance cardiaque (HR : 0,69, IC 95 % [0,31 ; 1,53]).
Une amélioration significative de l'état fonctionnel selon la classification NYHA a été observée lors de la dernière évaluation, 887 (28 %) patients du groupe ivabradine ont présenté une amélioration par rapport à 776 (24 %) patients du groupe placebo (p = 0,001).
Dans une étude randomisée, contrôlée versus placebo réalisée chez 97 patients, des données ont été collectées lors dinvestigations ophtalmiques spécifiques afin de documenter la fonction des cônes et bâtonnets rétiniens et des voies ophtalmiques ascendantes (notamment électrorétinogramme, champ visuel statique ou cinétique, tests de la vision en couleurs, mesure de lacuité visuelle). Aucune toxicité rétinienne na été mise en évidence chez les patients traités par ivabradine depuis plus de 3 ans pour un angor stable chronique.
Population pédiatrique
Une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a été menée auprès de 116 patients (17 patients âgés de [6 à 12] mois, 36 âgés de [1 à 3] ans et 63 âgés de [3 à 18] ans) atteints dinsuffisance cardiaque chronique secondaire à une cardiomyopathie dilatée, et par ailleurs traités de façon optimale. Parmi eux, 74patients ont reçu de livabradine (ratio 2 :1). La dose dinstauration était de 0,02 mg/kg deux fois par jour dans le groupe des [6-12] mois, de 0,05 mg/kg deux fois par jour dans le groupe des [1-3] ans ainsi que pour les sujets du groupe des [3-18] ans pesant moins de 40 kg, et de 2,5 mg deux fois par jour dans le groupe des [3-18] ans pesant 40 kg ou plus. La dose était ajustée en fonction de la réponse thérapeutique avec des doses maximales de 0,2 mg/kg, 0,3 mg/kg et 15 mg deux fois par jour, respectivement. Dans cette étude, livabradine était administrée sous forme de formulation liquide orale ou de comprimé, deux fois par jour. Labsence de différence pharmacocinétique entre les deux formulations avait été montrée dans une étude randomisée, en cross- over, menée en ouvert auprès de 24 adultes volontaires sains.
La fréquence cardiaque a été réduite de 20 %, sans bradycardie, chez 69,9 % des patients du groupe ivabradine versus chez 12,2 % des patients du groupe placebo lors de la période de titration de 2 à 8 semaines (Odds Ratio : E = 17,24, IC 95 % [5,91 ; 50,30]).
Les doses moyennes divabradine utilisées pour atteindre une réduction de la fréquence cardiaque de 20 % étaient respectivement de 0,13± 0,04 mg/kg deux fois par jour, 0,10 ± 0,04 mg/kg deux fois par jour et 4,1 ± 2,2 mg deux fois par jour dans les trois groupes dâge [1-3] ans, [3-18] ans pesant moins de 40 kg et [3-18] ans pesant 40 kg ou plus.
La FEVG moyenne a augmenté de 31,8 % à 45,3 % à M012 dans le groupe ivabradine versus de 35,4 % à 42,3 % dans le groupe placebo. Il y a eu une amélioration des symptômes selon la classification NYHA chez 37,7 % des patients traités par ivabradine versus chez 25,0 % dans le groupe placebo. Ces améliorations nétaient pas statistiquement significatives.
Après un an, le profil de sécurité était similaire à celui décrit chez les patients adultes insuffisants cardiaques.
Les effets de livabradine à long terme sur la croissance, la puberté et le développement général ainsi que lefficacité du traitement par ivabradine à long terme sur la réduction de la morbimortalité cardiovasculaire chez les enfants nont pas été étudiées.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec livabradine dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique, dans le traitement de langor.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec livabradine chez les enfants âgés de 0 à moins de 6 mois dans le traitement de linsuffisance cardiaque chronique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption et biodisponibilité
Labsorption de livabradine est rapide et presque complète après administration orale, avec un pic de concentration plasmatique atteint en 1 heure environ à jeun. La biodisponibilité absolue des comprimés pelliculés est proche de 40 %, en raison de leffet de premier passage intestinal et hépatique.
Les aliments retardent labsorption denviron 1 heure et augmentent lexposition plasmatique de 20 à 30 %. La prise de comprimés pendant les repas est recommandée afin de diminuer la variabilité intra- individuelle à lexposition plasmatique (voir rubrique 4.2).
Distribution
La liaison de livabradine aux protéines plasmatiques est denviron 70 % et le volume de distribution à létat déquilibre est proche de 100 l. La concentration plasmatique maximale après administration chronique de la dose recommandée de 5 mg deux fois par jour est denviron 22 ng/ml (CV = 29 %). À létat déquilibre, la concentration plasmatique moyenne est de 10 ng/ml (CV = 38 %).
Biotransformation
Livabradine est fortement métabolisée par lintestin et par le foie, par un processus oxydatif impliquant uniquement le cytochrome P 450 3A4 (CYP3A4). Le métabolite actif principal est le dérivé N-déméthylé (S18982), ses taux plasmatiques sont environ 40 % de ceux de la molécule mère. Ce métabolite actif est également métabolisé par le CYP3A4. Livabradine na quune faible affinité pour le CYP3A4. Elle na pas deffet cliniquement significatif dinhibition ou dinduction de ce cytochrome CYP3A4 et par conséquent nest pas susceptible de modifier le métabolisme ou les concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4. En revanche, les inhibiteurs et les inducteurs puissants du CYP3A4 sont susceptibles de modifier les concentrations plasmatiques de livabradine de façon notable (voir rubrique 4.5).
Élimination
Livabradine est éliminée avec une demi-vie plasmatique principale de 2 heures (70-75 % de lASC) et une demi-vie effective de 11 heures. La clairance totale est denviron 400 ml/min et la clairance rénale denviron 70 ml/min. L'élimination des métabolites se fait, à parts égales, dans les selles et dans les urines. Environ 4 % dune dose orale est éliminée de manière inchangée dans les urines.
Linéarité/non-linéarité
La cinétique de livabradine est linéaire pour des doses orales comprises entre 0,5 et 24 mg.
Populations spécifiques
· Sujets âgés : aucune différence pharmacocinétique (ASC et Cmax) na été observée entre le sujet âgé (≥ 65 ans), ou très âgé (≥ 75 ans) et la population générale (voir rubrique 4.2).
· Insuffisance rénale : limpact de linsuffisance rénale (clairance de la créatinine de 15 à 60 ml/min) sur la pharmacocinétique de livabradine est minime, compte tenu de la faible contribution de la clairance rénale (environ 20 %) dans lélimination totale de livabradine et de son principal métabolite S18982 (voir rubrique 4.2).
· Insuffisance hépatique : chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh jusquà 7), les taux divabradine libre et de son principal métabolite actif sont supérieurs denviron 20 % aux taux des sujets ayant une fonction hépatique normale. Les données sont insuffisantes pour tirer des conclusions chez les patients avec une insuffisance hépatique modérée. Aucune donnée nest disponible chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 4.3).
· Population pédiatrique : le profil pharmacocinétique de livabradine en population pédiatrique, chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque chronique âgés de 6 mois à moins de 18 ans est similaire au profil pharmacocinétique décrit pour les adultes lorsquun schéma posologique prenant en compte lâge et le poids est suivi.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Lanalyse de la relation PK/PD a montré quil existait une relation quasi-linéaire entre les concentrations plasmatiques divabradine et de S18982 et la baisse de la fréquence cardiaque, pour des doses allant jusquà 15 à 20 mg deux fois par jour. A des posologies plus élevées, la baisse de la fréquence cardiaque nest plus proportionnelle à celle de la concentration plasmatique divabradine et tend vers un plateau. Une forte exposition à livabradine, qui pourrait se produire en cas dadministration concomitante avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4, peut entraîner une réduction excessive de la fréquence cardiaque alors que ce risque est réduit avec les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.5). La relation PK/PD de livabradine en population pédiatrique chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque chronique âgés de 6 mois à moins de 18 ans est similaire à celle décrite pour les adultes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez le chien traité par livabradine (doses de 2, 7 ou 24 mg/kg/jour) durant un an, des modifications réversibles des fonctions rétiniennes ont été observées mais nont provoqué aucun dommage sur les structures oculaires. Ces résultats sont cohérents avec l'effet pharmacologique de livabradine sur le courant Ih rétinien activé par lhyperpolarisation, et qui présente beaucoup dhomologie avec le courant pacemaker cardiaque If.
Les autres études au long cours à doses répétées et les études de carcinogenèse nont montré aucune modification cliniquement pertinente.
Évaluation du risque environnemental
Lévaluation du risque environnemental de livabradine a été menée selon les guidelines européennes. Les résultats de ces évaluations montrent labsence de risque environnemental de livabradine, qui ne présente pas de danger pour lenvironnement.
30 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium)
14, 28, 56, 84, 98, 100 et 112 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3 AVENUE DE LA BALTIQUE
ZA DE COURTABOEUF
91140 VILLEBON SUR YVETTE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 407 5 8 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 14.
· 34009 301 407 6 5 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 28.
· 34009 301 407 7 2 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 56.
· 34009 301 407 8 9 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 84.
· 34009 550 530 8 8 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 98.
· 34009 550 530 9 5 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 100.
· 34009 550 531 0 1 : Comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium). Boîte de 112.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes en cardiologie.
Renouvellement non restreint.
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