EUPANTOL 40 mg, poudre pour solution injectable (IV)
CIS 60550568
Informations à jour au 8 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 08/03/2021
EUPANTOL 40 mg, poudre pour solution injectable (IV)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque flacon contient 40 mg de pantoprazole (sous forme de pantoprazole sodique).
Excipients à effet notoire :
Chaque flacon contient 1 mg dédétate disodique et 0,24 mg dhydroxyde de sodium.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, cest à dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable.
Poudre blanche à blanc cassé.
4.1. Indications thérapeutiques
Eupantol est indiqué chez les adultes pour :
· Lsophagite par reflux gastro-sophagien.
· Lulcère gastrique et duodénal.
· Le syndrome de Zollinger-Ellison et autres situations hypersécrétoires pathologiques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ladministration par voie intraveineuse dEupantol est recommandée uniquement lorsque la voie orale est impossible. Des données sont disponibles sur lutilisation intraveineuse de pantoprazole pour une durée allant jusquà 7 jours. En conséquence, dès que le traitement oral est possible, le traitement par Eupantol i.v doit être interrompu et remplacé par 40 mg de pantoprazole administré par voie orale.
Posologie
Ulcère gastrique et duodénal, sophagite par reflux gastro-sophagien
La dose intraveineuse recommandée est dun flacon dEupantol (40 mg de pantoprazole) par jour.
Syndrome de Zollinger-Ellison et autres situations hypersécrétoires pathologiques
Pour le traitement au long cours du Syndrome de Zollinger-Ellison et des autres situations hypersécrétoires pathologiques, la posologie initiale est 80 mg dEupantol par jour. Celle-ci peut être augmentée ou diminuée en fonction des besoins, selon les résultats des mesures du débit acide. Dans le cas dune posologie supérieure à 80 mg par jour, la dose devra être fractionnée en deux administrations. Une augmentation temporaire de la posologie au-dessus de 160 mg de pantoprazole est possible, mais ne devrait pas excéder la durée nécessaire à la maîtrise de la sécrétion acide.
Lorsquune maîtrise rapide de lacidité est requise, une dose initiale de 2 x 80 mg dEupantol est suffisante pour ramener la sécrétion dacide dans la plage visée (<10 mEq/h) en une heure chez la plupart des patients.
Populations particulières
Patients présentant une insuffisance hépatique
La dose maximale journalière de 20 mg de pantoprazole (la moitié dun flacon de 40 mg) ne doit pas être dépassée chez linsuffisant hépatique sévère (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une insuffisance rénale
Aucune adaptation de la dose nest nécessaire chez linsuffisant rénal (voir rubrique 5.2).
Sujet âgé
Aucune adaptation de la dose nest nécessaire chez le sujet âgé (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité dEupantol 40 mg poudre pour solution injectable chez les enfants âgés de moins de 18 ans nont pas encore été établies. Par conséquent, lutilisation dEupantol 40 mg poudre pour solution injectable est déconseillée chez les patients âgés de moins de 18 ans.
Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Dissoudre la poudre en injectant dans le flacon de lyophilisat 10 mL de chlorure de sodium à 0,9 %. Pour les instructions de préparation voir rubrique 6.6. La solution obtenue peut être administrée telle quelle ou bien être administrée après dilution dans 100 mL de solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou dans une solution glucosée à 5 %.
Une fois préparée, la solution doit être utilisée dans les 12 heures.
Ladministration intraveineuse sera réalisée en 2 à 15 minutes.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La réponse symptomatique à un traitement par pantoprazole peut masquer les symptômes dune tumeur gastrique maligne et en retarder son diagnostic. En présence de tout symptôme alarmant (par exemple perte de poids involontaire importante, vomissements récurrents, dysphagie, hématémèse, anémie ou méléna) et, lorsquun ulcère gastrique est suspecté ou présent, une affection maligne doit être écartée.
Dautres examens doivent être envisagés si les symptômes persistent malgré un traitement approprié.
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, un bilan des enzymes hépatiques devra être réalisé régulièrement pendant le traitement. En cas délévation de celles-ci, le traitement devra être interrompu (voir rubrique 4.2).
Prise concomitante dinhibiteurs de la protéase du VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole et dinhibiteurs de la protéase du VIH, dont labsorption dépend du pH gastrique, tel que latazanavir, nest pas recommandée car cela risquerait de réduire leur biodisponibilité de manière significative (voir rubrique 4.5).
Infections bactériennes gastro-intestinales
Le traitement par Eupantol peut mener à une légère augmentation du risque dinfections gastro-intestinales dues à des bactéries telles que Salmonella, Campylobacter, ou C.difficile.
Eupantol contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, cest à dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Hypomagnésémie
Des cas dhypomagnésémies sévères ont été rarement rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) tels que le pantoprazole pendant au moins trois mois et, dans la plupart des cas pendant un an. Lhypomagnésémie peut se manifester par des signes cliniques graves tels que fatigue, tétanie, bouffées délirantes, convulsions, sensations vertigineuses, arythmie ventriculaire, mais elle peut débuter de façon insidieuse et passer inaperçue. Lhypomagnésémie peut entraîner une hypocalcémie et/ou une hypokaliémie (voir rubrique 4.8). Chez la plupart des patients, lhypomagnésémie (et lhypomagnésémie associée à une hypocalcémie et/ou une hypokaliémie) sest améliorée après supplémentation en magnésium et arrêt de lIPP.
Chez les patients nécessitant un traitement prolongé ou en cas dassociation des IPP avec de la digoxine ou avec des médicaments pouvant induire une hypomagnésémie (par exemple des diurétiques), un dosage du taux de magnésium sanguin doit être envisagé par les professionnels de santé avant de commencer le traitement par lIPP puis régulièrement pendant le traitement.
Fracture osseuse
Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier sils sont utilisés à fortes doses et sur une durée prolongée (> 1 an), peuvent augmenter modérément le risque de fracture de la hanche, du poignet et des vertèbres, principalement chez les sujets âgés ou en présence dautres facteurs de risque identifiés. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10 à 40%. Cette augmentation peut être en partie due à dautres facteurs de risque. Les patients présentant un risque dostéoporose doivent être pris en charge conformément aux recommandations en vigueur, et recevoir un apport approprié en vitamine D et en calcium.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont associés à des cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter Eupantol. La survenue dun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
Interférence avec les tests de laboratoire
Laugmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par Eupantol doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après larrêt du traitement par inhibiteur de la pompe à protons.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments avec absorption pH-dépendante
En raison dune inhibition importante et durable de la sécrétion gastrique, le pantoprazole peut interférer avec labsorption de médicaments pour lesquels le pH gastrique est un élément déterminant de leur biodisponibilité orale, comme par exemple certains antifongiques azolés, tel que le kétoconazole, litraconazole, le posaconazole et dautres médicaments tels que lerlotinib.
Inhibiteurs de la protéase du VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole et dinhibiteurs de la protéase du VIH dont labsorption dépend du pH gastrique, tel que latazanavir, nest pas recommandée car cela risquerait de réduire leur biodisponibilité de manière significative (voir rubrique 4.4).
Si lassociation dun inhibiteur de la protéase du VIH et dun inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une surveillance clinique régulière (par exemple une surveillance de la charge virale) est recommandée. La dose de 20 mg de pantoprazole par jour ne doit pas être dépassée. La posologie dinhibiteur de la protéase du VIH pourrait être ajustée.
Anticoagulants coumariniques (phenprocoumone ou warfarine)
Lassociation de pantoprazole avec la warfarine ou la phenprocoumone na pas affecté la pharmacocinétique de la warfarine, de la phenprocoumone, ou lINR. Cependant, des cas daugmentation de lINR et du temps de prothrombine ont été rapportés chez des patients recevant un IPP et de la warfarine ou de la phenprocoumone de manière concomitante. Une augmentation de lINR et du temps de prothrombine peut provoquer des hémorragies, potentiellement fatales. Chez les patients traités simultanément par le pantoprazole et la warfarine ou la phenprocoumone, le suivi de lINR et du temps de prothrombine est recommandé.
Une augmentation des taux sanguins de méthotrexate a été rapportée chez certains patients lors de lutilisation concomitante de fortes doses de méthotrexate (par exemple 300 mg) et dinhibiteurs de la pompe à protons. Par conséquent, dans les situations où de fortes doses de méthotrexate sont utilisées, comme par exemple dans le cancer et le psoriasis, un arrêt temporaire du traitement par le pantoprazole doit être envisagé.
Autres études dinteractions
Le pantoprazole est largement métabolisé au niveau du foie, par le système enzymatique du cytochrome P450. La principale voie métabolique est la déméthylation par le CYP2C19 et les autres voies métaboliques comprennent loxydation par le CYP3A4.
Aucune interaction cliniquement significative na été observée au cours détudes spécifiques portant notamment sur la carbamazépine, le diazépam, le glibenclamide, la nifédipine, et un contraceptif oral composé de lévonorgestrel et dethinyloestradiol.
Linteraction du pantoprazole avec dautres médicaments ou composés, métabolisés par le même système enzymatique, ne peut être exclue.
Les résultats dune série détudes dinteractions ont montré que le pantoprazole ninfluait pas sur le métabolisme des substances actives métabolisés par le CYP1A2 (comme la caféine, la théophylline), le CYP2C9 (comme le piroxicam, le diclofenac, le naproxène), le CYP2D6 (comme le métoprolol), le CYP2E1 (comme léthanol). Le pantoprazole ninterfère pas avec labsorption de la digoxine liée à la glycoprotéine P.
Il nexiste pas dinteractions avec les antiacides administrés de manière concomitante.
Des études dinteractions ont été menées sur ladministration concomitante de pantoprazole et de différents antibiotiques (clarithromycine, métronidazole, amoxicilline). Aucune interaction cliniquement significative na été montrée.
Médicaments inhibant ou induisant le CYP2C19
Les inhibiteurs du CYP2C19 tels que la fluvoxamine peuvent augmenter lexposition systémique au pantoprazole. Pour les patients suivant un traitement par pantoprazole au long cours à de fortes doses, ou pour les patients souffrant dune insuffisance hépatique, une réduction de la dose peut être envisagée.
Les inducteurs enzymatiques affectant le CYP2C19 et le CYP3A4 comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent réduire les concentrations plasmatiques des IPPs, qui sont métabolisés par ces systèmes enzymatiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n'a mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né du pantoprazole.
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation dEupantol pendant la grossesse.
Allaitement
Des études menées chez lanimal ont montré que le pantoprazole passait dans le lait maternel. Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion du pantoprazole dans le lait maternel, mais le passage dans le lait maternel chez lêtre humain a été rapporté. Un risque pour les nouveaux-nés/nourrissons ne peut être exclu. En conséquence, la décision darrêter lallaitement ou celle darrêter/sabstenir du traitement par Eupantol doit tenir compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par Eupantol pour la femme.
Fertilité
Les études chez lanimal nont pas mis en évidence de signe daltération de la fertilité suite à ladministration de pantoprazole (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le pantoprazole na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Des effets indésirables tels que sensations vertigineuses et troubles visuels peuvent survenir (voir rubrique 4.8). Les patients présentant ce type deffet indésirable ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser de machines.
Environ 5 % des patients sont susceptibles de présenter des effets indésirables (EI).
Les effets indésirables signalés avec le pantoprazole sont classés dans le tableau ci-dessous selon lordre de fréquence suivant :
Très fréquents (≥1/10) ; fréquents (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquents (≥1/1 000 à <1/100) ; rares (≥1/10 000 à <1/1 000) ; très rares (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Pour tous les effets indésirables notifiés après commercialisation, il nest pas possible dimputer cet ordre de fréquence, par conséquent ils sont listés comme survenant à une fréquence « indéterminée ».
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
Tableau 1. Effets indésirables du pantoprazole rapportés au cours des études cliniques et notifiés après commercialisation
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Fréquence
Classe système- organe |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose |
Thrombopénie ; Leucopénie ; Pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (dont réaction anaphylactique et choc anaphylactique) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperlipidémie et élévation des lipides (triglycérides, cholestérol) ; variations de poids |
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Hyponatrémie Hypomagnésémie (voir rubrique 4.4) ; hypocalcémie(1) ; hypokaliémie(1) |
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Affections psychiatriques |
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Troubles du sommeil |
Dépression (et autres aggravations) |
Désorientation (et autres aggravations) |
Hallucinations ; confusion (notamment chez les patients prédisposés, et aggravation de ces symptômes en cas de préexistence) |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées ; vertiges |
Dysgueusie |
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Paresthésie |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vue / vision floue |
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Affections gastro-intestinales |
Polypes des glandes fundiques (bénins) |
Diarrhée ; nausées / vomissements ; distension abdominale et ballonnements ; constipation ; sécheresse de la bouche ; douleur et gêne abdominale |
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Colite microscopique |
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Affections hépatobiliaires |
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Elévations des enzymes hépatiques (transaminases, g-GT) |
Elévation de la bilirubine |
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Lésion hépatocellulaire ; ictère ; insuffisance hépatocellulaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rash cutané / exanthème / éruption ; prurit |
Urticaire ; angioedème |
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Syndrome de Stevens-Johnson ; syndrome de Lyell ; érythème polymorphe ; photosensibilité ; Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) ; Syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres (voir rubrique 4.4) |
Arthralgies ; myalgies |
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Contracture musculaire(2) |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Néphrite interstitielle (avec une possible évolution en insuffisance rénale) |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Thrombo-phlébite au site dinjection |
Asthénie, fatigue et malaise |
Elévation de la température corporelle ; dème périphérique |
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1. Lhypocalcémie et/ou lhypokaliémie peuvent être liées à lapparition dune hypomagnésémie (voir rubrique 4.4)
2. Contracture musculaire consécutive à une perturbation électrolytique
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes de surdosage chez lHomme ne sont pas connus.
Des doses atteignant 240 mg administrées par voie intraveineuse en deux minutes ont bien été tolérées. Comme le pantoprazole est largement lié aux protéines, il nest pas aisément dialysable.
En cas de surdosage avec des signes cliniques dintoxication, aucune recommandation thérapeutique spécifique ne peut être donnée, à lexception dun traitement symptomatique et de soutien.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC : A02BC02
Mécanisme daction
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué qui inhibe la sécrétion gastrique dacide chlorhydrique de lestomac par un blocage spécifique des pompes à protons des cellules pariétales.
Le pantoprazole est transformé en sa forme active dans lenvironnement acide des cellules pariétales où il inhibe lenzyme H+/K+-ATPase, cest-à-dire au niveau de la phase terminale de sécrétion dacide chlorhydrique dans lestomac. Linhibition est dose-dépendante et affecte à la fois la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée. Chez la plupart des patients, la disparition des symptômes est obtenue en 2 semaines. Comme les autres inhibiteurs de la pompe à protons et les inhibiteurs des récepteurs H2, le traitement par pantoprazole entraîne une réduction de lacidité de lestomac et donc une augmentation de la gastrine proportionnelle à la diminution de lacidité. Cette augmentation de la gastrine est réversible. Puisque le pantoprazole se lie à lenzyme responsable de la phase terminale de la production acide, il peut inhiber la sécrétion dacide chlorhydrique, quelle que soit la nature du stimulus (acétylcholine, histamine, gastrine). Leffet est le même, que le produit soit administré oralement ou par voie intraveineuse.
Effets pharmacodynamiques
Les valeurs de gastrinémie à jeun augmentent sous pantoprazole. Dans la plupart des cas, lors des traitements de courte durée, elles ne dépassent pas les limites supérieures de la normale. Ces valeurs doublent le plus souvent lors des traitements au long cours. Toutefois, une augmentation excessive nest rapportée que dans des cas isolés. En conséquence, une augmentation légère à modérée du nombre de cellules endocrines de lestomac (cellules ECL) nest observée que dans une minorité de cas, pendant un traitement au long cours (de lhyperplasie simple à adénomatoïde). Cependant, daprès les études réalisées jusquà présent (voir rubrique 5.3), la formation de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de carcinoïdes gastriques, tels que décrit chez lanimal na pas été observée chez lêtre humain.
Au vu des résultats des études menées chez lanimal, il nest pas possible dexclure totalement une influence sur les paramètres endocriniens de la thyroïde, lors de traitement au long cours de plus dun an par pantoprazole.
Pendant le traitement par des médicaments antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction à la diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente à cause de la diminution de lacidité gastrique. Laugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines.
Daprès des données publiées, la prise dinhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dIPP.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique ne varie pas après doses uniques ou répétées. Pour les doses allant de 10 à 80 mg, la cinétique plasmatique du pantoprazole est linéaire après administration orale et intraveineuse.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est de 98 % environ. Le volume de distribution est denviron 0,15 L/kg.
Biotransformation
La substance est presque exclusivement métabolisée par le foie. La principale voie métabolique est la déméthylation par le CYP2C19 sous forme de métabolites conjugués par sulfatation. Une autre voie métabolique inclut loxydation par le CYP3A4.
Elimination
La demi-vie terminale est denviron 1 h et la clairance est denviron 0,1 L/h/kg. Il existe quelques cas de sujets présentant une élimination ralentie. Du fait de la liaison spécifique du pantoprazole aux pompes à protons des cellules pariétales, la demi-vie délimination nest pas corrélée à la durée daction plus longue (inhibition de la sécrétion acide).
Lélimination rénale représente la voie majeure dexcrétion (environ 80 %) pour les métabolites du pantoprazole, le reste étant éliminé dans les selles. Le métabolite principal à la fois dans le sang et les urines est le déméthylpantoprazole, sous forme sulfoconjuguée. La demi-vie du métabolite principal (environ 1,5 h) nest pas beaucoup plus longue que celle du pantoprazole.
Populations particulières
Métaboliseurs lents
Environ 3% de la population Européenne présente un déficit de fonctionnement de lenzyme CYP2C19 et sont appelés « métaboliseurs lents ». Chez ces individus, le métabolisme du pantoprazole est principalement catalysé par le CYP3A4. Après administration dune dose unique de 40 mg de pantoprazole, laire sous la courbe était en moyenne environ six fois supérieure chez les « métaboliseurs lents » comparativement aux sujets ayant une enzyme CYP2C19 fonctionnelle (« métaboliseurs rapides »).La concentration plasmatique maximale augmentait denviron 60 %. Ces résultats nont aucune incidence sur la posologie du pantoprazole.
Insuffisance rénale
Aucune diminution de la dose nest nécessaire lors de ladministration du pantoprazole chez les insuffisants rénaux (y compris les patients dialysés). Comme chez le sujet sain, la demi-vie du pantoprazole est courte. Seules de très faibles quantités de pantoprazole sont dialysées. Bien que le principal métabolite ait une demi-vie légèrement allongée (2 ‑ 3h), lexcrétion reste rapide et aucune accumulation nest donc observée.
Insuffisance hépatique
Malgré lallongement de la demi-vie jusquà 7 à 9 h et laugmentation de lASC dun facteur 5 à 7 chez les patients cirrhotiques (classes A et B de la classification de Child), la concentration sérique maximale nest que légèrement augmentée (x 1,5) comparativement au sujet sain.
Sujet âgé
La légère augmentation de lASC et de la Cmax observée chez le sujet âgé comparativement au sujet jeune na aucune incidence clinique.
Population pédiatrique
Après administration IV unique dune dose de 0,8 ou 1,6 mg/kg de pantoprazole à des enfants âgés de 2 à 16 ans, il na pas été observé de corrélation significative entre la clairance du pantoprazole et lâge ou le poids. LASC et le volume de distribution étaient conformes aux données observées chez ladulte.
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de carcinogénicité sur 2 ans chez le rat, sont apparues des néoplasies neuroendocriniennes. De plus, des papillomes des cellules squameuses sont apparus dans lestomac antérieur du rat. Le mécanisme entraînant la formation de carcinoïdes gastriques par les benzimidazoles substitués a été étudié de façon approfondie et lon peut conclure quil sagit dune réaction secondaire à lélévation massive de la gastrinémie chez le rat au cours des études à long terme portant sur de fortes doses. Durant les études sur 2 ans chez le rongeur, une augmentation du nombre des tumeurs hépatiques a été observée chez le rat et chez la souris femelle, et a été considérée comme due à un métabolisme hépatique important.
Une légère augmentation des transformations néoplasiques de la thyroïde a été notée dans le groupe de rats recevant la plus forte dose (200 mg/kg). Lapparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole dans la dégradation de la thyroxine au niveau hépatique chez le rat. La dose thérapeutique chez lhomme étant faible, aucun effet sur la glande thyroïde nest attendu.
Dans une étude de reproduction péri-postnatale visant à évaluer le développement osseux chez le rat, des signes de toxicité ont été observés sur la progéniture (mortalité, poids corporel moyen réduit, gain pondéral moyen réduit et diminution de la croissance osseuse) à des expositions (Cmax) environ deux fois supérieures à lexposition clinique humaine. A la fin de la phase de récupération, les paramètres osseux étaient similaires entre les groupes et les poids corporels avaient également tendance à être réversibles après une période de récupération sans médicament. Laugmentation de la mortalité na été rapportée que chez les rats qui nétaient pas encore sevrés (jusquà lâge de 21 jours), ce qui correspond aux nourrissons jusquà lâge de 2 ans. La pertinence de ce résultat dans la population pédiatrique nest pas claire. Une étude péri-postnatale antérieure menée chez le rat à des doses légèrement inférieures na identifié aucun effet indésirable à 3 mg/kg, comparativement à une faible dose de 5 mg/kg utilisée dans cette étude.
Les études nont révélé aucun signe daltération de la fertilité ou deffet tératogène.
Le passage transplacentaire a été étudié chez le rat et semble augmenter au cours de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le ftus est brièvement augmentée avant la naissance.
Edétate disodique, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)
Après reconstitution, ou après reconstitution puis dilution, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 12 heures à 25°C.
Toutefois, dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.
En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution/dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Conserver le flacon dans lemballage extérieur à l'abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 10 mL en verre transparent (type I) muni dune capsule en aluminium et dun bouchon en caoutchouc gris, contenant 40 mg de poudre pour solution injectable.
Présentations :
1 flacon et conditionnement multiple de 5 (5 boîtes de 1) flacons de poudre pour solution injectable.
Présentations à usage hospitalier :
1 flacon de poudre pour solution injectable.
Conditionnements multiples : 5 (5 boîtes de 1) flacons, 10 (10 boîtes de 1) flacons et 20 (20 boîtes de 1) flacons de poudre pour solution injectable.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La solution est préparée en injectant dans le flacon de poudre, 10 mL dune solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %. Après reconstitution, le produit se présente sous la forme dune solution limpide jaunâtre. Cette solution peut être administrée telle quelle ou bien être administrée après dilution dans 100 mL dune solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 % ou une solution glucosée à 5 %. Pour la dilution, utiliser des récipients en verre ou en plastique.
Après reconstitution ou après reconstitution puis dilution, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 12 heures à 25°C.
Toutefois, dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.
Eupantol ne doit pas être reconstitué ni dilué avec dautres solutés que ceux mentionnés ci-dessus.
L'administration sera réalisée par voie intraveineuse sur 2 à 15 minutes.
Le contenu du flacon est destiné à un usage unique. Toute quantité résiduelle dans le flacon ainsi que toute solution dont laspect visuel a changé (par exemple opalescence ou précipitation) doit être éliminée conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
112 avenue Kléber
75116 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 346 065 3 3 : Poudre en flacon (verre) ; boîte de 1
· 34009 346 067 6 2 : Poudre en flacon (verre) ; boîte de 5
· 34009 346 068 2 3 : Poudre en flacon (verre) ; boîte de 10
· 34009 346 069 9 1 : Poudre en flacon (verre) ; boîte de 20
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EUPANTOL 20 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ERLOTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
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