PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA 4 mg/5 mg, comprimé
CIS 60555889
Informations à jour au 18 juin 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/06/2018
PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA 4 mg/5 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Périndopril......................................................................................................................... 3,338 mg
Sous forme de périndopril tert-butylamine................................................................................ 4 mg
Amlodipine............................................................................................................................. 5 mg
Sous forme de bésilate damlodipine
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rond de 7 mm de diamètre, blanc à blanc cassé, avec linscription « 4/5 » gravée sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Un comprimé par jour en une prise unique, de préférence le matin et avant le repas.
Lassociation à dose fixe nest pas appropriée pour le traitement initial.
Si un changement de posologie est nécessaire, la dose de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA peut être modifiée, ou une adaptation individuelle de lassociation libre peut être considérée.
Insuffisance rénale et patients âgés (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez les patients âgés et les patients atteints dinsuffisance rénale. Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle fréquent de la créatinine et du potassium.
PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA peut être administré chez les patients présentant une ClCr ≥ 60 ml/min et nest pas indiqué chez les patients présentant une ClCr < 60 ml/min. Chez ces patients, une adaptation individuelle de la posologie des monocomposants est recommandée.
Lamlodipine utilisée à des doses similaires montre une bonne tolérance équivalente chez les patients âgés et les patients plus jeunes. Des schémas posologiques normaux sont recommandés chez les patients âgés, mais toute augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution. Les changements de concentrations plasmatiques damlodipine ne sont pas corrélés avec le degré dinsuffisance rénale.
Lamlodipine nest pas dialysable.
Insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Les recommandations de posologie nont pas été établies chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée ; donc, la posologie doit être choisie avec précaution et doit démarrer à la dose la plus faible (voir rubriques 4.4 et 5.2). Pour déterminer la dose optimale de départ et la dose dentretien des patients atteints dinsuffisance hépatique, les patients doivent être individuellement traités à laide de lassociation libre damlodipine et de périndopril. Les propriétés pharmacocinétiques de lamlodipine nont pas été étudiées en cas dinsuffisance hépatique sévère. Lamlodipine doit être initiée à la dose la plus faible et la posologie lentement augmentée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère.
Population pédiatrique
PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents car lefficacité et la tolérance du périndopril et de lamlodipine, en monothérapie ou en association, nont pas été établies chez les enfants et les adolescents.
Mode dadministration
Voie orale.
· Hypersensibilité au périndopril ou à tout autre inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC).
· Antécédents dangiodème lié à la prise dun IEC.
· Angiodème héréditaire ou idiopathique.
· Deuxième et troisième trimestres de grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Lassociation de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA et de produits contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients atteints de diabète ou dinsuffisance rénale (débit de filtration glomérulaire [DFG] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
LIEES A LAMLODIPINE
· Hypotension sévère.
· Hypersensibilité à lamlodipine ou aux dérivés de la dihydropyridine.
· Etat de choc, incluant choc cardiogénique.
· Obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche (par ex. degré élevé de sténose aortique).
· Insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après un infarctus aigu du myocarde.
LIEES A PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA
Toutes les contre-indications relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également sappliquer à lassociation fixe de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA.
· Hypersensibilité à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Toutes les mises en garde relatives à chacun des monocomposants, citées ci-après, doivent également sappliquer à lassociation fixe de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA.
LIEES AU PERINDOPRIL
Mises en garde spéciales
Hypersensibilité/angiodème
Un angiodème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement rapporté chez les patients traités par des IEC, y compris le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à tout moment durant le traitement. Dans de tels cas, le traitement par PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA doit être arrêté immédiatement et une surveillance appropriée doit être initiée et poursuivie jusquà disparition complète des symptômes. En cas de gonflement localisé uniquement au niveau de la face et des lèvres, ldème a en général régressé sans traitement, des antihistaminiques ayant toutefois été utiles pour soulager les symptômes.
Langiodème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsquil y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement durgence doit être administré immédiatement. Celui-ci peut inclure ladministration dadrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusquà disparition complète et prolongée des symptômes.
Les patients présentant un antécédent dangiodème non lié à un traitement par IEC peuvent être exposés à un risque accru dangiodème sous IEC (voir rubrique 4.3).
Un angiodème intestinal a été rarement rapporté chez les patients traités par IEC. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ces symptômes nétaient pas précédés dangiodème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été fait par un scanner abdominal, une échographie ou au cours dune intervention chirurgicale, et les symptômes ont disparu après larrêt du traitement par IEC. Langiodème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC (voir rubrique 4.8).
Utilisation concomitante dinhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) : les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent être exposés à un risque accru dangiodème (par ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).
Réactions anaphylactoïdes lors dune aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Dans de rares cas, des patients traités par IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors dune aphérèse des LDL avec adsorption sur sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées en interrompant transitoirement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Des cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés lors de ladministration dIEC à des patients pendant un traitement de désensibilisation (par ex. aux venins dhyménoptères). Ces réactions ont pu être évitées chez ces mêmes patients en interrompant transitoirement le traitement par IEC, mais elles sont réapparues lors de la reprise accidentelle du traitement.
Neutropénie/agranulocytose/thrombopénie/anémie
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombopénie et danémie ont été rapportés chez des patients traités par IEC. Chez les patients présentant une fonction rénale normale sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. Le périndopril doit être utilisé avec extrême prudence chez les patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immunosuppresseur, de lallopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier en cas daltération préexistante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sévères, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. En cas dutilisation de périndopril chez de tels patients, un suivi périodique du nombre de leucocytes est recommandé et les patients devront être informés de la nécessité de rapporter tout signe dinfection (par ex. mal de gorge, fièvre).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dIEC, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (y compris dinsuffisance rénale aiguë). Par conséquent, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si un traitement par double blocage est considéré comme absolument nécessaire, il ne devra être mis en place que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle strict et fréquent de la fonction rénale, des électrolytes et de la pression artérielle.
Les IEC et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II ne doivent pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Grossesse
Le traitement par IEC ne doit pas être initié pendant la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions demploi
Hypotension
Les IEC peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. Lhypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients présentant une déplétion volumique, par ex. ceux traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, présentant des diarrhées ou vomissements, ou chez ceux présentant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). Chez les patients à haut risque dhypotension symptomatique, un contrôle strict de la pression artérielle, de la fonction rénale et de la kaliémie doit être réalisé pendant le traitement par PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA.
Les mêmes précautions sont nécessaires concernant les patients présentant une ischémie cardiaque ou une pathologie cérébrovasculaire et chez lesquels une chute trop importante de la pression artérielle peut entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
En cas dhypotension, le patient doit être placé en décubitus dorsal et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %). Une hypotension transitoire en réponse au traitement nest pas une contre-indication à la poursuite de celui-ci ; le traitement pourra généralement être poursuivi sans problème une fois la pression artérielle remontée suite à laugmentation de la volémie.
Sténose de la valve mitrale et aortique/cardiomyopathie hypertrophique
Comme les autres IEC, le périndopril doit être administré avec prudence chez les patients présentant une sténose de la valve mitrale et une obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche, telle quune sténose aortique ou une cardiomyopathie hypertrophique.
Insuffisance rénale
En cas dinsuffisance rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/min), une adaptation individuelle de la posologie des monocomposants est recommandée (voir rubrique 4.2).
Le contrôle périodique du potassium et de la créatinine fait partie des examens de routine chez les patients atteints dinsuffisance rénale (voir rubrique 4.8).
Des augmentations de lurée sanguine et de la créatinine sérique, généralement réversibles à larrêt du traitement, ont été observées chez certains patients présentant une sténose de lartère rénale bilatérale ou une sténose de lartère sur rein unique et traités par IEC. Ceci concerne particulièrement les patients atteints dinsuffisance rénale. Un risque majoré dhypotension sévère et dinsuffisance rénale peut survenir en cas dhypertension rénovasculaire. Des augmentations, souvent faibles et transitoires, de lurée sanguine et de la créatinine sérique ont été observées chez certains patients hypertendus sans antécédent apparent de maladie rénovasculaire, en particulier en cas dadministration concomitante de périndopril et dun diurétique. Ceci concerne particulièrement les patients ayant une insuffisance rénale préexistante.
Insuffisance hépatique
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome débutant par un ictère cholestatique et évoluant vers une nécrose hépatique fulminante et (parfois) vers la mort. Le mécanisme de ce syndrome nest pas élucidé. Les patients traités par IEC qui présentent une jaunisse ou une élévation importante des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et un suivi médical approprié doit être mis en place (voir rubrique 4.8).
Particularités ethniques
Le taux dangiodèmes causés par les IEC est plus élevé chez les patients noirs que chez les autres patients.
Comme les autres IEC, le périndopril peut être moins efficaces pour diminuer la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients, possiblement en raison dune prévalence plus élevée des basses concentrations en rénine dans la population hypertendue noire.
Toux
Une toux a été rapportée avec lutilisation dIEC. De façon caractéristique, la toux est non productive, persistante et disparaît après larrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit faire partie du diagnostic différentiel de la toux.
Chirurgie/anesthésie
Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale importante ou une anesthésie par des agents provoquant une hypotension, le périndopril/lamlodipine peut inhiber la production de langiotensine II secondaire à la libération de rénine compensatoire. Le traitement doit être interrompu un jour avant lintervention. Si une hypotension se produit et quelle est attribuée à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une augmentation de la volémie.
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités par IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque dhyperkaliémie comprennent une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, lâge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë ou acidose métabolique, et lutilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactone, éplérénone, triamtérène ou amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts de sel contenant du potassium, ou la prise dautres médicaments associés à des augmentations de la kaliémie (par ex. héparine ou co-trimoxazole, aussi appelé triméthoprime/sulfaméthoxazole). Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients présentant une altération de la fonction rénale, peut entraîner une élévation significative de la kaliémie. Lhyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si lutilisation concomitante de périndopril et de lun des agents mentionnés ci-dessus est jugée appropriée, ils doivent être utilisés avec prudence et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5).
Diabète
Chez les patients diabétiques sous antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée pendant le premier mois de traitement par un IEC (voir rubrique 4.5).
LIEES A LAMLODIPINE
Précautions demploi
La sécurité demploi et lefficacité de lamlodipine en cas de crise hypertensive nont pas été établies.
Insuffisance cardiaque
Les patients atteints dinsuffisance cardiaque doivent être traités avec précaution.
Dans une étude à long terme contrôlée versus placebo chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque sévère (classes III et IV de la NYHA), lincidence rapportée des dèmes pulmonaires a été supérieure dans le groupe traité par amlodipine par rapport au groupe placebo (voir rubrique 5.1). Les inhibiteurs calciques, dont lamlodipine, doivent être utilisés avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive car ils peuvent augmenter le risque dévénements cardiovasculaires futurs et de mortalité.
Insuffisance hépatique
La demi-vie de lamlodipine est augmentée et son ASC (aire sous la courbe) est plus grande chez les patients atteints dinsuffisance hépatique ; les recommandations posologiques nont pas été établies.
Par conséquent, lamlodipine devra être initiée à la dose efficace la plus faible et avec précaution, aussi bien durant linitiation du traitement que lors de laugmentation de la dose. Une augmentation posologique lente et une surveillance attentive peut être nécessaire chez les patients avec une insuffisance hépatique sévère.
Patients âgés
Chez le patient âgé, une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Insuffisance rénale
Lamlodipine peut être utilisée chez ces patients à des doses normales. Il ny a pas de corrélation entre les changements de concentrations plasmatiques damlodipine et le degré dinsuffisance rénale. Lamlodipine nest pas dialysable.
LIEES A PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA
Toutes les mises en garde relatives à chacune des deux substances, citées ci-dessus, doivent également sappliquer à lassociation fixe de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA.
Interactions
Lutilisation concomitante de PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA avec du lithium, des diurétiques épargneurs de potassium, des suppléments potassiques ou du dantrolène nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
LIEES AU PERINDOPRIL
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (y compris linsuffisance rénale aiguë) par rapport à lutilisation dun seul agent agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Associations déconseillées
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Bien que la kaliémie reste habituellement dans les normes, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités par périndopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. De ce fait, lassociation du périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une utilisation concomitante est indiquée en cas dhypokaliémie démontrée, ces médicaments doivent être utilisés avec prudence et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué.
Lithium
Des augmentations réversibles des concentrations sériques de lithium et de la toxicité de celui-ci (neurotoxicité sévère) ont été rapportées lors de lutilisation concomitante dIEC. Lassociation du périndopril avec le lithium nest pas recommandée. Si lassociation savère nécessaire, un contrôle attentif de la lithémie est recommandé (voir rubrique 4.4).
Estramustine
Risque daugmentation des effets indésirables tels que ldème angioneurotique (angiodème).
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont aspirine ≥ 3 g/jour
Lorsque des IEC sont administrés simultanément à des AINS (par ex. lacide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, les inhibiteurs de la COX-2 et les AINS non sélectifs), une atténuation de leffet antihypertenseur peut se produire. Lutilisation concomitante dIEC et dAINS peut entraîner une augmentation du risque daggravation de la fonction rénale, avec risque dinsuffisance rénale aiguë, et une élévation de la kaliémie, en particulier chez les patients présentant une altération préexistante de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les patients âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement puis périodiquement.
Antidiabétiques (insuline, sulfamides hypoglycémiants)
Lutilisation des IEC peut entraîner une majoration de leffet hypoglycémiant chez les diabétiques traités par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue dépisodes hypoglycémiques est très rare (il y a probablement une amélioration de la tolérance au glucose ayant pour conséquence une diminution des besoins en insuline).
Il est établi que les IEC (par ex. le périndopril) peuvent causer des angiodèmes. Ce risque peut être accru lors dune utilisation concomitante avec du racécadotril (un médicament utilisé pour traiter la diarrhée aiguë).
Inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus)
Les patients sous traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR peuvent être exposés à un risque accru dangiodème (voir rubrique 4.4).
Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)
Les patients sous traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent être exposés à un risque accru dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4).
Associations à prendre en compte
Diurétiques
Les patients sous diurétiques, particulièrement ceux présentant une déplétion hydrosodée, peuvent présenter une hypotension excessive après linitiation dun traitement par IEC. Leffet hypotenseur peut être réduit en interrompant la prise du diurétique et en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinitier le traitement par de faibles doses et daugmenter la posologie de périndopril progressivement.
Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
Or
Des réactions nitritoïdes (dont les symptômes comprennent flush facial, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC concomitant, dont le périndopril.
LIEES A LAMLODIPINE
Associations déconseillées
Dantrolène (perfusion)
Chez lanimal, une fibrillation ventriculaire et un collapsus cardiovasculaire létaux sont observés en association à une hyperkaliémie après ladministration de vérapamil et de dantrolène par voie intraveineuse. Compte tenu du risque dhyperkaliémie, il est recommandé déviter ladministration concomitante dinhibiteurs calciques comme lamlodipine chez les patients susceptibles de présenter une hyperthermie maligne et dans la prise en charge de lhyperthermie maligne.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Inducteurs du CYP3A4
Aucune donnée nest disponible concernant leffet des inducteurs du CYP3A4 sur lamlodipine. Lutilisation concomitante dinducteurs du CYP3A4 (par ex. rifampicine ou millepertuis) peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique damlodipine. Lamlodipine doit être utilisée avec prudence en cas de traitement par inducteurs du CYP3A4.
Inhibiteurs du CYP3A4
Lutilisation concomitante damlodipine avec des inhibiteurs forts ou modérés du CYP3A4 (inhibiteurs de la protéase, antifongiques azolés, macrolides tels que lérythromycine ou la clarithromycine, vérapamil ou diltiazem) peut donner lieu à une augmentation significative de la concentration plasmatique damlodipine. La traduction clinique de ces variations PK peut être plus prononcée chez le patient âgé. Par conséquent, une surveillance clinique étroite et un ajustement de la posologie pourront être nécessaires.
Tacrolimus
Il existe un risque daugmentation des concentrations sanguines de tacrolimus lorsquil est co-administré avec lamlodipine ; toutefois, le mécanisme pharmacocinétique de cette interaction nest pas entièrement élucidé. Afin déviter la toxicité du tacrolimus, ladministration damlodipine chez un patient traité par tacrolimus exige un contrôle des concentrations sanguines de tacrolimus et une adaptation de la posologie du tacrolimus si nécessaire.
Ciclosporine
Aucune étude dinteraction na été réalisée avec la ciclosporine et lamlodipine chez des volontaires sains ou dans dautres populations, à lexception des patients ayant reçu une transplantation rénale, chez qui des augmentations variables des concentrations résiduelles de ciclosporine (0 à 40 % en moyenne) ont été observées. Il convient denvisager de surveiller les concentrations de ciclosporine chez les patients sous amlodipine ayant reçu une transplantation rénale et de réduire la posologie de la ciclosporine si nécessaire.
Simvastatine
Ladministration concomitante de multiples doses de 10 mg damlodipine avec 80 mg de simvastatine a entraîné une augmentation de 77 % de lexposition à la simvastatine par rapport à la simvastatine seule. La dose de simvastatine doit être limitée à 20 mg par jour chez les patients sous amlodipine.
Associations à prendre en compte
Les effets hypotenseurs de lamlodipine sajoutent à ceux dautres médicaments présentant des propriétés antihypertensives.
Autres associations
Dans les études dinteraction cliniques, lamlodipine na pas affecté les propriétés pharmacocinétiques de latorvastatine, la digoxine ou la warfarine.
Ladministration damlodipine avec du pamplemousse ou du jus de pamplemousse nest pas recommandée, car la biodisponibilité peut être augmentée chez certains patients, ce qui peut entraîner une augmentation des effets hypotenseurs.
LIEES A PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Baclofène
Potentialisation de leffet antihypertenseur. Contrôler la pression artérielle et la fonction rénale et adapter la posologie de lantihypertenseur si nécessaire.
Associations à prendre en compte
Agents antihypertenseurs (tels que les bêta-bloquants) et vasodilatateurs
Lutilisation concomitante dantihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs du périndopril et de lamlodipine. Lutilisation concomitante de nitroglycérine et dautres dérivés nitrés ou dautres vasodilatateurs peut provoquer une réduction supplémentaire de la pression artérielle et doit par conséquent être considérée avec prudence.
Corticostéroïdes, tétracosactide
Diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée due aux corticostéroïdes).
Alpha-bloquants (prazosine, alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine)
Augmentation de leffet antihypertenseur et augmentation du risque dhypotension orthostatique.
Amifostine
Risque de potentialisation de leffet antihypertenseur de lamlodipine.
Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques/anesthésiques
Augmentation de leffet antihypertenseur et augmentation du risque dhypotension orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des effets sur la grossesse et lallaitement de chacun des composants de cette association : PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA nest pas recommandé pendant le premier trimestre de grossesse. PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA est contre-indiqué pendant les deuxième et troisième trimestres de grossesse.
PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA nest pas recommandé pendant lallaitement. Par conséquent, une décision doit être prise soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement par PERINDOPRIL/AMLODIPINE ZENTIVA en prenant en compte limportance de ce traitement pour la mère.
Grossesse
Liées au périndopril
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Lutilisation dIEC nest pas recommandée pendant le premier trimestre de grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation dIEC est contre-indiquée pendant les deuxième et troisième trimestres de grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
Les données épidémiologiques disponibles ne permettent pas de conclure concernant le risque de tératogénicité après exposition aux IEC pendant le premier trimestre de grossesse.
Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC pendant les deuxième et troisième trimestres de grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité humaine (altération de la fonction rénale, oligo-amnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas dexposition à un IEC à partir du deuxième trimestre de grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de contrôler la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.
Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être étroitement surveillés pour détecter une hypotension (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Liées à lamlodipine
La sécurité demploi de lamlodipine pendant la grossesse na pas été établie. Dans les études effectuées chez lanimal, une toxicité sur la reproduction a été observée à doses élevées (voir rubrique 5.3). Lutilisation pendant la grossesse nest recommandée que si aucune alternative plus sûre nest disponible et lorsque la maladie elle-même présente des risques plus importants pour la mère et le ftus.
Liées au périndopril
En raison de labsence dinformation disponible concernant lutilisation du périndopril pendant lallaitement, le périndopril nest pas recommandé et il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité mieux établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Liées à lamlodipine
Il na pas été établi si lamlodipine est excrétée dans le lait maternel. La décision de poursuivre/dinterrompre lallaitement ou de poursuivre/dinterrompre le traitement avec lamlodipine doit être prise en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement par amlodipine pour la mère.
Fertilité
Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête des spermatozoïdes ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques concernant leffet potentiel de lamlodipine sur la fertilité sont insuffisantes. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été observés sur la fertilité des mâles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets de périndopril/amlodipine sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Lamlodipine peut avoir une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si les patients présentent des sensations de vertige, des céphalées, une fatigue, une lassitude ou des nausées, leur aptitude à réagir peut être altérée. La prudence est recommandée, en particulier en début de traitement.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été observés pendant le traitement par périndopril ou amlodipine pris séparément et sont classés selon la classification MedDRA par classes de systèmes dorganes et en fonction de leur fréquence : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
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Amlodipine |
Périndopril |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Leucopénie/neutropénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
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Agranulocytose ou pancytopénie (voir rubrique 4.4) |
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Très rare |
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Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
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Anémie hémolytique chez les patients présentant un déficit congénital en G-6PDH (voir rubrique 4.4) |
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Très rare |
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Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite |
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Très rare |
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Affections du système immunitaire |
Réactions allergiques |
Très rare |
Peu fréquent |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Très rare |
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Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
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Fréquence indéterminée |
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Affections psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquent |
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Changements dhumeur (y compris anxiété) |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Dépression |
Peu fréquent |
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Troubles du sommeil |
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Peu fréquent |
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Confusion |
Rare |
Très rare |
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Affections du système nerveux |
Somnolence (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
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Etourdissements (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
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Céphalées (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
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Dysgueusie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Tremblements |
Peu fréquent |
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Hypoesthésie |
Peu fréquent |
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Paresthésie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Syncope |
Peu fréquent |
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Hypertonie |
Très rare |
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Neuropathie périphérique |
Très rare |
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Vertige |
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Fréquent |
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Trouble extrapyramidal |
Fréquence indéterminée |
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Affections oculaires |
Troubles de la vision (y compris diplopie) |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Acouphènes |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Affections cardiaques |
Palpitations |
Fréquent |
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Angor |
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Très rare |
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Infarctus du myocarde, probablement suite à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
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|
Arythmie (y compris bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Très rare |
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Affections vasculaires |
Flush |
Fréquent |
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Hypotension (et effets liés à lhypotension) |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Accident vasculaire cérébral, probablement suite à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
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Très rare |
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Vascularite |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Rhinite |
Peu fréquent |
Très rare |
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Toux |
Très rare |
Fréquent |
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Bronchospasme |
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Peu fréquent |
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Pneumonie à éosinophiles |
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Très rare |
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Affections gastro-intestinales |
Hyperplasie gingivale |
Très rare |
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Douleurs abdominales, nausées |
Fréquent |
Fréquent |
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Vomissements |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Dyspepsie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Troubles du transit intestinal |
Peu fréquent |
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Bouche sèche |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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|
Diarrhée, constipation |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
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Gastrite |
Très rare |
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Affections hépatobiliaires |
Hépatite, ictère |
Très rare |
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Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) |
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Très rare |
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Elévation des enzymes hépatiques (évoquant généralement une cholestase) |
Très rare |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
dème de Quincke |
Très rare |
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Angiodème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Peu fréquent |
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Erythème polymorphe |
Très rare |
Très rare |
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Alopécie |
Peu fréquent |
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Purpura |
Peu fréquent |
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Décoloration de la peau |
Peu fréquent |
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Hyperhidrose |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Prurit |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Rash, exanthème |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Urticaire |
Très rare |
Peu fréquent |
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Syndrome de Stevens-Johnson |
Très rare |
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Dermite exfoliative |
Très rare |
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Photosensibilité |
Très rare |
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Aggravation du psoriasis |
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Rare |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
dème des chevilles |
Fréquent |
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Arthralgie, myalgie |
Peu fréquent |
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Crampes musculaires |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Douleurs dorsales |
Peu fréquent |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Troubles de la miction, nycturie, augmentation de la fréquence urinaire |
Peu fréquent |
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Insuffisance rénale |
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Peu fréquent |
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Insuffisance rénale aiguë |
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Très rare |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Impuissance |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Gynécomastie |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
dème |
Fréquent |
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Fatigue |
Fréquent |
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Douleurs thoraciques |
Peu fréquent |
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Asthénie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Douleurs |
Peu fréquent |
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Malaise |
Peu fréquent |
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Investigations |
Augmentation du poids, diminution du poids |
Peu fréquent |
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Elévation de la bilirubine sérique et des enzymes hépatiques |
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Rare |
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Augmentation de lurée sanguine et de la créatinine sérique, hyperkaliémie (voir rubrique 4.4) |
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Fréquence indéterminée |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Aucune information nest disponible concernant un surdosage de périndopril/amlodipine chez lhomme.
Pour lamlodipine, lexpérience en matière de surdosage intentionnel chez lhomme est limitée.
Symptômes : les données disponibles suggèrent quun surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et une éventuelle tachycardie réflexe. Des hypotensions systémiques marquées et probablement prolongées ont été rapportées, pouvant conduire jusquà un choc entraînant le décès.
Traitement : une hypotension cliniquement significative due à un surdosage damlodipine nécessite un soutien cardiovasculaire actif comprenant un contrôle fréquent de la fonction respiratoire et cardiaque, une surélévation des membres inférieurs et une surveillance de la volémie et du débit urinaire.
Un vasoconstricteur peut être utilisé pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à condition quil ny ait pas de contre-indication à son utilisation. Le gluconate de calcium administré par voie intraveineuse peut être utile pour inverser les effets du blocage des canaux calciques.
Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, lutilisation de charbon jusquà 2 heures après ladministration de 10 mg damlodipine a montré une réduction du taux dabsorption de lamlodipine. Dans la mesure où lamlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse napportera probablement aucun bénéfice.
Pour le périndopril, lexpérience en matière de surdosage chez lhomme est limitée. Les symptômes associés à un surdosage dIEC peuvent comprendre hypotension, choc circulatoire, troubles électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, sensations de vertige, anxiété et toux.
Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse dune solution isotonique de chlorure de sodium. Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si disponible, une perfusion dangiotensine II et/ou de catécholamines en intraveineuse peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors dune bradycardie résistante au traitement. Les signes vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
LIEES AU PERINDOPRIL
Le périndopril est un inhibiteur de lenzyme qui transforme langiotensine I en angiotensine II (enzyme de conversion de langiotensine, ECA). Cette enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de langiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice, provoquant la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif. Linhibition de lECA induit une diminution de langiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de lactivité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et une diminution de la sécrétion daldostérone. Comme lECA inactive la bradykinine, linhibition de lECA conduit aussi à une augmentation de lactivité des systèmes kallicréine-kinine locaux et circulants (et par conséquent une activation du système des prostaglandines). Ce mécanisme peut contribuer à laction hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (par ex. la toux).
Le périndopril agit par lintermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne montrent pas dactivité dinhibition de lECA in vitro.
Hypertension
Le périndopril est actif à tous les degrés dhypertension artérielle : légère, modérée, sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, tant en décubitus dorsal quen orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, entraînant une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un DFG restant habituellement inchangé. Lactivité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le ratio vallée/pic est de lordre de 87 à 100 %. La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le 1er mois de traitement et se maintient sans échappement.
Larrêt du traitement ne saccompagne pas deffet rebond.
Le périndopril réduit lhypertrophie ventriculaire gauche.
Chez lhomme, les propriétés vasodilatatrices du périndopril ont été confirmées. Il améliore lélasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères.
Maladie coronarienne stable
Létude clinique EUROPA, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a duré 4 ans.
Douze mille deux cent dix-huit (12 218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés pour recevoir 8 mg de périndopril tert-butylamine (équivalent à 10 mg de périndopril arginine) (n = 6 110) ou un placebo (n = 6 108).
Les patients de létude présentaient une maladie coronarienne sans signe clinique dinsuffisance cardiaque. Au total, 90 % des patients présentaient un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou un de revascularisation coronaire. La plupart des patients recevaient le traitement de létude en plus de leur traitement habituel incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêta-bloquants.
Le critère principal defficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, linfarctus du myocarde non fatal et/ou arrêt cardiaque récupéré. Le traitement par périndopril tert-butylamine à la dose de 8 mg (équivalent à 10 mg de périndopril arginine) une fois par jour a entraîné une réduction absolue significative du critère dévaluation principal de 1,9 % (réduction du risque relatif [RRR] de 20 %, IC à 95 % [9,4 ; 28,6] p < 0,001).
Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2 % correspondant à une RRR de 22,4 % (IC à 95 % [12,0 ; 31,6] - p < 0,001) du critère dévaluation principal a été observée chez les patients présentant un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou de revascularisation.
Données issues des essais cliniques sur le double blocage du SRAA
Lutilisation de lassociation dun IEC avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II a été étudiée au cours de deux essais randomisés et contrôlés de grande envergure (ONTARGET [ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial] et VA NEPHRON-D [The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes]).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients atteints dun diabète de type 2 et de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont mis en évidence aucun effet bénéfique significatif au niveau des résultats sur les atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quune augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension a été observée. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et antagonistes des récepteurs de langiotensine II compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II ne doivent donc pas être utilisés de façon concomitante chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un antagoniste des récepteurs de langiotensine II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque deffets indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo, et les événements indésirables et événements indésirables graves dintérêt particulier (hyperkaliémie, hypotension et altération de la fonction rénale) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
LIEES A LAMLODIPINE
Lamlodipine est un inhibiteur du flux ionique calcique appartenant à la famille des dihydropyridines (inhibiteur des canaux calciques lents ou inhibiteur calcique) et inhibe lentrée transmembranaire des ions calcium dans le muscle cardiaque et le muscle lisse vasculaire.
Le mécanisme de laction antihypertensive de lamlodipine est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire. Le mécanisme précis par lequel lamlodipine agit sur langor na pas été complètement élucidé, néanmoins lamlodipine réduit la charge ischémique totale par les deux mécanismes daction suivants :
· Lamlodipine dilate les artérioles périphériques et diminue la résistance périphérique totale (postcharge) contre laquelle le cur travaille. Ceci saccompagne dune baisse de la consommation énergétique du myocarde et de ses besoins en oxygène, tant que la fréquence cardiaque reste stable.
· Le mécanisme daction de lamlodipine implique probablement également une vasodilatation des artères principales et des artérioles coronaires, à la fois dans les régions saines et dans les régions ischémiques. Cette dilatation augmente lapport myocardique en oxygène chez les patients présentant des spasmes artériels coronaires (angor de Prinzmetal ou divers types dangor).
Chez les patients hypertendus, une prise quotidienne unique permet dobtenir une réduction cliniquement significative de la pression artérielle, en position couchée ou debout, pendant 24 heures. Laction lente progressive de lamlodipine permet déviter tout accès dhypotension aiguë.
Chez les patients angoreux, une prise quotidienne unique damlodipine augmente la durée de lexercice total, le délai dapparition de langor et le délai dapparition du sous-décalage du segment ST de 1 mm, et diminue à la fois la fréquence des crises angineuses et la consommation de comprimés de trinitrate de glycéryle.
Lamlodipine nentraîne pas deffet métabolique indésirable ou changement des taux de lipides plasmatiques ; elle convient à lutilisation chez les patients atteints dasthme, de diabète ou de goutte.
Maladie coronarienne
Lefficacité de lamlodipine pour la prévention des événements cliniques chez les patients atteints de maladie coronarienne a été évaluée au cours dune étude indépendante, multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée versus placebo menée chez 1 997 patients : étude CAMELOT (Comparison of Amlodipine vs. Enalapril to Limit Occurrences of Thrombosis). Parmi ces patients, 663 ont été traités par de lamlodipine 5 à 10 mg, 673 ont été traités par de lénalapril 10 à 20 mg et 655 ont reçu le placebo, en plus dun traitement standard par des statines, des bêta-bloquants, des diurétiques et de laspirine, pendant 2 ans. Les principaux résultats defficacité sont présentés dans le Tableau 1. Les résultats indiquent que le traitement par amlodipine a été associé à un nombre moins important dhospitalisations pour angor et de procédures de revascularisation chez des patients atteints de maladie coronarienne.
|
Tableau 1. Incidence des critères dévaluation cliniques significatifs de létude CAMELOT |
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Taux dévénements cardiovasculaires, nombre (%) |
Amlodipine vs placebo |
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Critères dévaluation |
Amlodipine |
Placebo |
Enalapril |
Risque relatif (IC à 95 %) |
Valeur de p |
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|
Critère dévaluation principal |
|
|
|
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|
|
Evénements indésirables cardiovasculaires |
110 (16,6) |
151 (23,1) |
136 (20,2) |
0,69 (0,54-0,88) |
0,003 |
|
|
Composants individuels |
||||||
|
Revascularisation coronaire |
78 (11,8) |
103 (15,7) |
95 (14,1) |
0,73 (0,54-0,98) |
0,03 |
|
|
Hospitalisation pour angor |
51 (7,7) |
84 (12,8) |
86 (12,8) |
0,58 (0,41-0,82) |
0,002 |
|
|
IDM non fatal |
14 (2,1) |
19 (2,9) |
11 (1,6) |
0,73 (0,37-1,46) |
0,37 |
|
|
AVC ou AIT |
6 (0,9) |
12 (1,8) |
8 (1,2) |
0,50 (0,19-1,32) |
0,15 |
|
|
Mortalité cardiovasculaire |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
5 (0,7) |
2,46 (0,48-12,7) |
0,27 |
|
|
Hospitalisation pour ICC |
3 (0,5) |
5 (0,8) |
4 (0,6) |
0,59 (0,14-2,47) |
0,46 |
|
|
Réanimation après arrêt cardiaque |
0 |
4 (0,6) |
1 (0,1) |
S.O. |
0,04 |
|
|
Nouvelle apparition dune maladie vasculaire périphérique |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
8 (1,2) |
2,6 (0,50-13,4) |
0,24 |
|
Abréviations : AIT, accident ischémique transitoire ; AVC, accident vasculaire cérébral ; IC, intervalle de confiance ; ICC, insuffisance cardiaque congestive ; IDM, infarctus du myocarde.
Insuffisance cardiaque
Des études hémodynamiques et des essais cliniques contrôlés basés sur des épreuves deffort menées chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classe NYHA II à IV ont montré que lamlodipine nentraînait aucune détérioration clinique de la tolérance à leffort, de la fraction déjection ventriculaire gauche et de la symptomatologie clinique.
Une étude contrôlée versus placebo (PRAISE) réalisée pour évaluer des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classe NYHA III à IV recevant de la digoxine, des diurétiques et des inhibiteurs de lECA a montré que lamlodipine nentraînait pas daugmentation du risque de mortalité ou de mortalité et de morbidité combinées avec linsuffisance cardiaque.
Dans une étude de suivi à long terme contrôlée versus placebo (PRAISE-2) sur lamlodipine chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classes NYHA III et IV sans symptômes cliniques ni résultats objectifs suggérant ou sous-jacents à une maladie ischémique, traités par des doses stables dIEC, de digitaliques et de diurétiques, lamlodipine na eu aucun effet sur la mortalité cardiovasculaire totale. Dans cette même population, lamlodipine a été associée à une augmentation des notifications ddèmes pulmonaires.
Etude sur le traitement préventif de la crise cardiaque (ALLHAT)
Une étude randomisée en double aveugle de morbi-mortalité appelée ALLHAT (Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial) a été réalisée pour comparer les effets de nouvelles substances, amlodipine 2,5 à 10 mg/j (inhibiteur calcique) ou lisinopril 10 à 40 mg/j (IEC) en traitement de première intention, à un diurétique thiazidique, la chlortalidone 12,5 à 25 mg/j, chez des patients atteints dhypertension légère à modérée.
Au total, 33 357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 4,9 ans. Les patients présentaient au moins un facteur de risque supplémentaire de maladie coronarienne, dont : un antécédent dinfarctus du myocarde ou dAVC > 6 mois avant linclusion ou dune autre maladie cardiovasculaire liée à lathérosclérose (51,5 % au total), un diabète de type 2 (36,1 %), un HDL-C < 0,35 g/l (11,6 %), une hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiogramme ou échocardiographie (20,9 %), un tabagisme (21,9 %).
Le critère dévaluation principal était une composante de décès dorigine coronaire ou dinfarctus du myocarde non fatal. Létude na pas montré de différence significative sur le critère dévaluation principal entre le groupe amlodipine et le groupe chlortalidone : RR 0,98 (IC à 95 % [0,90 à 1,07] p = 0,65). Parmi les critères dévaluation secondaires, lincidence de linsuffisance cardiaque (composant dun critère composite cardiovasculaire combiné) a été significativement supérieure dans le groupe amlodipine par rapport au groupe chlortalidone (10,2 % vs 7,7 %, RR 1,38 [IC à 95 % [1,25 à 1,52] p < 0,001]). Toutefois, aucune différence significative sur la mortalité toutes causes confondues na été observée entre le groupe amlodipine et le groupe chlortalidone, RR 0,96 (IC à 95 % [0,89 à 1,02] p = 0,20).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
LIEES AU PERINDOPRIL
Après administration par voie orale, labsorption du périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
Le périndopril est une prodrogue. La biodisponibilité du périndoprilate, le métabolite actif, est de 27 %. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
La prise daliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril et son exposition plasmatique.
Le volume de distribution est denviron 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à lenzyme de conversion de langiotensine, mais elle est concentration-dépendante. Le périndoprilate est éliminé dans lurine et la demi-vie terminale de la fraction libre est denviron 17 heures, permettant dobtenir un état déquilibre en 4 jours.
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez les patients âgés ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux (voir rubrique 4.2). Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.
Les cinétiques du périndopril sont modifiées chez les patients cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée nest pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique nest nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
LIEES A LAMLODIPINE
Après administration par voie orale aux doses thérapeutiques, lamlodipine est bien absorbée avec un pic de concentration sanguine entre 6 et 12 heures après la prise. La biodisponibilité absolue a été estimée entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est denviron 21 l/kg. Des études in vitro ont montré que lamlodipine circulante est liée à environ 97,5 % aux protéines plasmatiques.
La biodisponibilité de lamlodipine nest pas affectée par la prise daliment.
La demi-vie délimination terminale est denviron 35 à 50 heures et permet une prise quotidienne unique. Lamlodipine est largement métabolisée par le foie en métabolites inactifs avec 10 % de la molécule mère et 60 % des métabolites excrétés dans les urines.
Utilisation chez le patient âgé : le délai jusquà obtention des concentrations plasmatiques maximales damlodipine est similaire chez les sujets jeunes et chez les sujets plus âgés. Chez les patients âgés, la clairance de lamlodipine a tendance à diminuer, entraînant des augmentations de lASC et de la demi-vie délimination. Les augmentations de lASC et de la demi-vie délimination chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive ont été conformes aux attentes dans la tranche dâge des patients étudiés.
Utilisation chez le patient atteint dinsuffisance hépatique : des données cliniques très limitées sont disponibles concernant ladministration damlodipine chez des patients atteints dinsuffisance hépatique. Les patients atteints dinsuffisance hépatique présentent une clairance de lamlodipine diminuée résultant en une demi-vie plus longue et une augmentation de lASC denviron 40 à 60 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans les études de toxicité chronique avec administration par voie orale (chez le rat et le singe), lorgane cible était le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène na été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) nont montré aucun signe dembryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, ont induit des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, entraînant une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et les lapins : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées.
Aucune carcinogénicité na été observée lors des études à long terme chez le rat et la souris.
LIEES A LAMLODIPINE
Toxicité sur la reproduction
Les études sur la toxicité sur la reproduction chez le rat et la souris ont montré un retard de la mise bas, une durée prolongée du travail et une diminution de la survie de la descendance à des doses environ 50 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez lhomme sur la base des mg/kg.
Altération de la fertilité
Aucun effet na été observé sur la fertilité chez des rats traités par amlodipine (mâles pendant 64 jours et femelles pendant 14 jours avant laccouplement) à des doses ayant atteint 10 mg/kg/jour (8 fois* la dose maximale recommandée chez lhomme de 10 mg, sur la base des mg/m2). Dans une autre étude menée chez le rat, dans laquelle les rats mâles ont été traités par du bésilate damlodipine pendant 30 jours à une dose comparable à la dose administrée chez lhomme sur la base des mg/kg, une diminution des taux plasmatiques de lhormone folliculo-stimulante et de la testostérone a été observée, ainsi quune diminution de la densité du sperme et du nombre de spermatides matures et de cellules de Sertoli.
Carcinogénèse, mutagénèse
Des rats et des souris traités par de lamlodipine dans lalimentation pendant deux ans, à des concentrations calculées pour délivrer des posologies quotidiennes de 0,5, 1,25 et 2,5 mg/kg/jour, nont montré aucun signe de carcinogénicité. La dose maximale (pour la souris, similaire à, et pour les rats, deux fois* la dose clinique maximale recommandée de 10 mg sur la base des mg/m2) a été proche de la dose maximale tolérée pour la souris, mais pas pour le rat.
Les études de mutagénicité nont révélé aucun effet lié au médicament, que ce soit au niveau génique ou chromosomique.
* Sur la base dun patient pesant 50 kg.
Cellulose microcristalline, grade PH112
Hydrogénophosphate de calcium dihydraté
Croscarmellose sodique
Silice colloïdale anhydre
Stéarate de magnésium
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîtes de 30, 90 comprimés sous plaquette (OPA/aluminium PVC/aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 400 5 5 : 30 comprimés sous plaquettes (OPA/aluminium PVC/aluminium)
· 34009 301 400 6 2 : 90 comprimés sous plaquettes (OPA/aluminium PVC/aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- AMLODIPINE ALMUS 10 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- DIARFIX 100 mg, gélule
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.