PANTOPRAZOLE EG 20 mg, comprimé gastro-résistant
CIS 60905873
Informations à jour au 27 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/01/2022
PANTOPRAZOLE EG 20 mg, comprimé gastro-résistant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Equivalant à pantoprazole sodique sesquihydraté................................................................. 22,6 mg
Pour un comprimé gastro-résistant.
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé gastro-résistant contient 38,425 mg de maltitol, 0,345 mg de lécithine (dérivée de lhuile de soja) et 1,84 mg de sodium. (voir rubrique 4.4).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé jaune, ovale.
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement à long terme et prévention des récidives d'sophagites par reflux gastro-sophagien.
· Prévention des ulcères gastroduodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens non sélectifs (AINS) chez les patients à risque pour lesquels un traitement par AINS doit être poursuivi (voir rubrique 4.4.).
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus
Reflux gastro-sophagien symptomatique
La dose orale recommandée est dun comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE EG 20 mg par jour. Une amélioration des symptômes est généralement obtenue en 2 à 4 semaines. Si cette durée nest pas suffisante, lamélioration des symptômes sera obtenue en général par un traitement de 4 semaines supplémentaires.
Une fois les symptômes disparus, la récidive des symptômes peut être prévenue par la prise à la demande de 20 mg une fois par jour, en fonction des besoins. Si le contrôle des symptômes par le traitement à la demande nest pas satisfaisant, la reprise dune thérapie continue peut être envisagée.
Traitement à long terme et prévention des récidives dsophagites par reflux gastro-sophagien
Pour le traitement à long terme, la dose dentretien est dun comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE EG 20 mg par jour, avec une augmentation à 40 mg par jour en cas de récidive.
Des comprimés de PANTOPRAZOLE EG 40 mg peuvent être utilisés dans ce cas. Après cicatrisation, la dose peut être ramenée à 20 mg par jour de pantoprazole.
Adultes
Prévention des ulcères gastroduodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens non sélectifs (AINS) chez les patients à risque pour lesquels un traitement par AINS doit être poursuivi
La dose orale recommandée est dun comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE EG 20 mg par jour.
Insuffisants hépatiques
La dose quotidienne de 20 mg de pantoprazole ne doit pas être dépassée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4).
Insuffisants rénaux
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale (voir rubrique 5.2).
Patients âgés
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
Lutilisation de 20 mg de pantoprazole nest pas recommandée chez lenfant âgé de moins de 12 ans en raison de linsuffisance des données de sécurité et defficacité dans cette tranche dâge (voir rubrique 5.2).
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés ne doivent pas être croqués ni écrasés, mais avalés entiers avec un peu deau 1 heure avant un repas.
PANTOPRAZOLE EG 20 mg contient de la lécithine de soja et ne doit pas être utilisé chez les patients hypersensibles à larachide ou au soja.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, un bilan des enzymes hépatiques devra être réalisé régulièrement pendant le traitement par pantoprazole, notamment en cas de traitement au long cours. En cas délévation de celles-ci, le traitement devra être interrompu (voir rubrique 4.2).
Co-administration avec des AINS
L'administration de 20 mg de pantoprazole comme traitement préventif des ulcères gastro-duodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) non sélectifs doit être limitée aux patients ayant besoin dun traitement continu par AINS et qui présentent un risque accru de développer des complications gastro-intestinales. Le risque accru doit être évalué en fonction de facteurs de risque individuels tels que l'âge (> 65 ans), les antécédents d'ulcère gastro-duodénal ou d'hémorragie digestive haute.
Tumeur gastrique maligne
Une réponse symptomatique au pantoprazole peut masquer les symptômes d'une tumeur gastrique maligne et peut retarder le diagnostic. En présence de tout symptôme alarmant (par exemple perte de poids involontaire importante, vomissements récurrents, dysphagie, hématémèse, anémie ou méléna) et lorsquun ulcère gastrique est suspecté ou présent, une affection maligne doit être écartée.
Dautres examens doivent être envisagés si les symptômes persistent malgré un traitement approprié.
Administration concomitante dinhibiteurs de la protéase VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole nest pas recommandée avec des inhibiteurs de la protéase du VIH, dont l'absorption est dépendante du pH acide intragastrique, tels que l'atazanavir, en raison d'une baisse significative de leur biodisponibilité (voir rubrique 4.5).
Influence sur labsorption de la vitamine B12
Le pantoprazole, comme tout antisécrétoire gastrique, peut diminuer labsorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine) en raison dune hypo- ou achlorhydrie. Ceci doit être pris en compte chez les patients disposant de réserves réduites ou présentant des facteurs de risque de diminution de labsorption de la vitamine B12 lors dun traitement au long cours ou si des symptômes cliniques sont observés.
Traitement à long terme
Dans le cadre du traitement au long cours, notamment lorsque sa durée excède 1 an, les patients devront faire lobjet dune surveillance clinique régulière.
Infections bactériennes gastro-intestinales
Le pantoprazole, comme tous les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), est susceptible daugmenter le nombre des bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal supérieur. Le traitement par pantoprazole peut conduire à une légère augmentation du risque dinfections gastro-intestinales provoquées par des bactéries telles que Salmonella et Campylobacter et C. difficile.
Hypomagnésémie
Une hypomagnésémie sévère a été rapportée chez des patients traités par des IPP comme le pantoprazole pendant au moins trois mois, et dans la plupart des cas pour une année. Des manifestations graves d'hypomagnésémie, comme fatigue, tétanie, délire, convulsions, vertiges et arythmie ventriculaire peuvent se produire, mais elles peuvent commencer de façon insidieuse et être négligées. Chez les patients les plus touchés, lhypomagnésémie est améliorée après un traitement de substitution du magnésium et l'arrêt de l'IPP.
Pour les patients susceptibles de prendre un traitement prolongé ou qui prennent des IPP avec la digoxine ou des médicaments pouvant causer une hypomagnésémie (par exemple, des diurétiques), les professionnels de santé devront mesurer les taux de magnésium avant de commencer le traitement par IPP et périodiquement pendant le traitement.
Fractures osseuses
Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier sils sont utilisés à fortes doses et dans le cadre dun traitement au long cours (> 1 an), peuvent légèrement augmenter le risque de fracture de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, principalement chez les sujets âgés ou en présence d'autres facteurs de risque reconnus. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10 à 40 %. Une partie de cette augmentation peut être due à la présence dautres facteurs de risque. Les patients à risque d'ostéoporose doivent recevoir des soins en accord avec les recommandations de bonnes pratiques cliniques actuelles et doivent avoir un apport adéquat en vitamine D et en calcium.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à des cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter le pantoprazole. La survenue dun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
Interférence avec les tests de laboratoire
Laugmentation du taux de chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par pantoprazole doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après larrêt du traitement par inhibiteur de la pompe à protons.
Excipients
Ce médicament contient du maltitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium, cest-à-dire quil est essentiellement sans sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments dont la pharmacocinétique dabsorption est dépendante du pH
En raison dune inhibition importante et durable de la sécrétion acide gastrique, le pantoprazole peut interférer avec labsorption dautres médicaments pour lesquels le pH gastrique est un facteur déterminant important de la disponibilité orale, par exemple certains antifongiques azolés, tels que le kétoconazole, litraconazole, le posaconazole et dautres médicaments comme lerlotinib.
Inhibiteurs de la protéase du VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole nest pas recommandée avec des inhibiteurs de la protéase du VIH dont labsorption est dépendante du pH acide intragastrique tels que latazanavir en raison dune baisse significative de leur biodisponibilité (voir rubrique 4.4).
Si la combinaison dinhibiteurs de protéase du VIH avec un inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée (par ex. la charge virale). Une dose de 20 mg de pantoprazole par jour ne doit pas être dépassée. Le dosage de linhibiteur de la protéase du VIH pourrait devoir être ajusté.
Anticoagulants coumariniques (phenprocoumone ou warfarine)
Une administration concomitante de pantoprazole et de warfarine ou de phenprocoumone n'a pas influencé la pharmacocinétique de la warfarine et de la phenprocoumone ni l'INR. Cependant, des cas d'augmentation de l'INR et du temps de prothrombine ont été rapportés chez des patients recevant de manière concomitante des IPP et de la warfarine ou de la phenprocoumone. Une augmentation de l'INR et du temps de prothrombine peut entraîner des saignements anormaux, et même le décès. Les patients traités avec du pantoprazole et de la warfarine ou de la phenprocoumone peuvent nécessiter une surveillance pour détecter une augmentation de l'INR et du temps de prothrombine.
Méthotrexate
Ladministration concomitante de fortes doses de méthotrexate (par exemple, 300 mg) et dinhibiteurs de la pompe à protons a été associée à une augmentation des taux de méthotrexate chez certains patients. En conséquence, lors de situations où le méthotrexate est utilisé à forte dose, comme dans le traitement du cancer et du psoriasis, il parait nécessaire d'envisager linterruption temporaire du pantoprazole.
Autres études dinteractions cinétiques
Le pantoprazole est largement métabolisé au niveau du foie, par le système enzymatique du cytochrome P450. La principale voie métabolique est la déméthylation par le CYP2C19 et les autres voies métaboliques comprennent loxydation par le CYP3A4.
Aucune interaction cliniquement significative na été observée au cours détudes spécifiques portant sur des substances métabolisées par les mêmes voies, notamment la carbamazépine, le diazépam, le glibenclamide, la nifédipine et un contraceptif oral contenant du lévonorgestrel et de léthinylestradiol.
Une interaction entre le pantoprazole et d'autres médicaments ou composés, qui sont métabolisés à l'aide du même système enzymatique, ne peut pas être exclue.
Les résultats dune série détudes dinteractions ont démontré que le pantoprazole ninflue pas sur les substances actives métabolisés par le CYP1A2 (comme la caféine ou la théophylline), le CYP2C9 (comme le piroxicam, le diclofénac ou le naproxène), le CYP2D6 (comme le métoprolol), le CYP2E1 (comme léthanol). Le pantoprazole ninterfère pas avec labsorption de la digoxine liée à la glycoprotéine P.
Il nexiste pas dinteractions avec les antiacides administrés de manière concomitante.
Des études dinteractions ont été menées sur ladministration concomitante de pantoprazole et de différents antibiotiques (clarithromycine, métronidazole, amoxicilline). Aucune interaction cliniquement significative na été démontrée.
Médicaments inhibiteurs ou inducteurs du CYP2C19 :
Les inhibiteurs du CYP2C19 comme la fluvoxamine peuvent augmenter l'exposition systémique au pantoprazole. Une réduction de la dose peut être envisagée chez les patients traités à long terme avec des doses élevées de pantoprazole, ou ceux présentant une insuffisance hépatique.
Les inducteurs enzymatiques influant sur le CYP2C19 et le CYP3A4, comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum), peuvent réduire les concentrations plasmatiques des IPP qui sont métabolisés par ces systèmes enzymatiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1 000 grossesses) n'a mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né.
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation du pantoprazole pendant la grossesse.
Des études menées chez lanimal ont montré que le pantoprazole passait dans le lait maternel. Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion du pantoprazole dans le lait maternel mais le passage dans le lait maternel chez lêtre humain a été rapporté. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. En conséquence, la décision darrêter lallaitement ou celle darrêter/déviter le traitement par pantoprazole doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par pantoprazole chez la femme.
Fertilité
Il ny a aucune preuve de fertilité diminuée suite à ladministration du pantoprazole dans les études effectuées chez lanimal (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Des effets indésirables tels que sensations vertigineuses et troubles visuels peuvent survenir (voir rubrique 4.8). Les patients présentant ce type deffet indésirable ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser des machines.
Les effets indésirables signalés avec le pantoprazole sont classés dans le tableau ci-dessous selon lordre de fréquence suivant :
Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Pour tous les effets indésirables notifiés après commercialisation, il nest pas possible dimputer cet ordre de fréquence, par conséquent ils sont listés comme survenant à une fréquence « indéterminée ».
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1. Effets indésirables du pantoprazole rapportés au cours des études cliniques et notifiés après commercialisation
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Fréquence Classe de systèmes dorganes |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose |
Thrombopénie, leucopénie, pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (y compris réactions anaphylactiques et choc anaphylactique) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperlipidémies et augmentation des lipides (triglycérides, cholestérol), variations de poids |
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Hyponatrémie, hypomagnésémie (voir rubrique 4.4), hypocalcémie(1), hypokaliémie |
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Affections psychiatriques |
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Troubles du sommeil |
Dépression (et toute aggravation) |
Désorientation (et toute aggravation) |
Hallucinations, confusion (en particulier chez les patients prédisposés, ainsi que laggravation de ces symptômes lorsquils sont préexistants) |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées, vertiges |
Altération du goût |
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Paresthésie |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vue/vision floue |
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Affections gastro-intestinales |
Polypes des glandes fundiques (bénins) |
Diarrhée, nausées/vomissements, distension abdominale et ballonnements, constipation, sécheresse de la bouche, douleur et gêne abdominales |
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Colite microscopique |
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Affections hépatobiliaires |
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Elévations des enzymes hépatiques (transaminases, gamma- GT) |
Augmentation de la bilirubine |
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Lésion hépatocellulaire, ictère, insuffisance hépatocellulaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rash cutané/exanthème/éruption, prurit |
Urticaire, dème de Quincke |
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Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, érythème polymorphe, photosensibilité, lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fracture de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale (voir rubrique 4.4) |
Arthralgies, myalgies |
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Spasmes musculaires(2) |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Néphrite interstitielle (avec évolution possible en insuffisance rénale) |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Asthénie, fatigue et malaise |
Elévation de la température corporelle, dème périphérique |
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(1) Hypocalcémie en association avec une hypomagnésémie
(2) Spasme musculaire suite à des troubles électrolytiques
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes de surdosage chez lHomme ne sont pas connus.
Des doses atteignant 240 mg administrées par voie intraveineuse en 2 minutes ont été bien tolérées.
Comme le pantoprazole est largement lié aux protéines, il nest pas aisément dialysable.
En cas de surdosage avec des signes cliniques dintoxication, aucune recommandation thérapeutique spécifique ne peut être donnée, à lexception dun traitement symptomatique et de soutien.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC : A02BC02
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué qui inhibe la sécrétion gastrique dacide chlorhydrique de lestomac par un blocage spécifique des pompes à protons des cellules pariétales.
Le pantoprazole est transformé en sa forme active dans lenvironnement acide des cellules pariétales où il inhibe lenzyme H+/K+-ATPase, cest-à-dire la phase terminale de sécrétion dacide chlorhydrique dans lestomac. Linhibition est dose-dépendante et affecte à la fois la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée. Chez la plupart des patients, la disparition des symptômes est obtenue en 2 semaines. Comme les autres inhibiteurs de la pompe à protons et les inhibiteurs des récepteurs H2, le traitement par pantoprazole entraîne une réduction de lacidité de lestomac et donc une augmentation de la gastrine proportionnelle à la diminution de lacidité. Cette augmentation de la gastrine est réversible. Puisque le pantoprazole se lie à lenzyme distale par rapport au récepteur cellulaire, il peut inhiber la sécrétion dacide chlorhydrique, quelle que soit la nature du stimulus (acétylcholine, histamine, gastrine). Leffet est le même, que le produit soit administré oralement ou par voie intraveineuse.
La concentration de gastrine à jeun est augmentée par le pantoprazole. En cas dutilisation à court terme, elle ne dépasse pas, dans la plupart des cas, la limite supérieure de la normale. Pendant le traitement à long terme, les taux de gastrine sont doublés dans la majorité des cas. Une augmentation excessive peut cependant se produire dans des cas isolés. En conséquence, une augmentation légère à modérée du nombre des cellules endocrines spécifiques (ECL) dans lestomac est observée dans une minorité des cas pendant le traitement à long terme (hyperplasie simple à adénomatoïde). Cependant, selon les études conduites à ce jour (voir rubrique 5.3), la formation de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de carcinoïdes gastriques peut être exclue chez lHomme.
Selon les résultats des études animales, la possibilité dune influence du traitement à long terme, pendant plus dun an, par pantoprazole sur les paramètres endocriniens thyroïdiens et les enzymes hépatiques ne peut être exclue.
Pendant le traitement par des médicaments antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction à la diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente à cause de la diminution de lacidité gastrique. Laugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines. Daprès des données publiées, la prise dinhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dIPP.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Caractéristiques pharmacocinétiques générales
Le pantoprazole est rapidement absorbé. Même après une dose orale unique de 20 mg de pantoprazole, des concentrations maximales de la substance active sont atteintes. En moyenne, des pics de concentration sérique denviron 1-1,5 μg/ml sont atteints en 2 heures après administration de la dose et demeurent constants même après administration à doses réitérées. Le volume de distribution est denviron 0,15 l/kg et la clairance denviron 0,1 l/h/kg. La demi-vie délimination terminale est denviron 1 heure. Quelques cas délimination retardée ont été observés. En raison de lactivité spécifique du pantoprazole au sein de la cellule pariétale, il nexiste aucune corrélation entre la demi-vie délimination et la durée daction beaucoup plus longue (inhibition de la sécrétion acide).
Les caractéristiques pharmacocinétiques sont identiques après administration à doses uniques ou réitérées. Sur lintervalle posologique de 10 à 80 mg, la cinétique du pantoprazole est pratiquement linéaire, après administration tant orale quintraveineuse.
La liaison aux protéines sériques du pantoprazole est denviron 98 %. Le pantoprazole est quasi-exclusivement métabolisé par le foie. La plupart de ses métabolites (environ 80 %) sont excrétés par voie rénale ; le reste est excrété par voie fécale. Dans le sérum et les urines, le principal métabolite est le déméthylpantoprazole qui est conjugué au sulfate. La demi-vie du principal métabolite (environ 1,5 heure) nest pas significativement plus longue que celle du pantoprazole.
Biodisponibilité
Le pantoprazole est complètement absorbé après administration orale. La biodisponibilité absolue du comprimé est denviron 77 %. La prise concomitante daliments ou dantiacides na pas eu dinfluence sur lASC, les concentrations sériques maximales et donc la biodisponibilité. Ladministration avec les aliments peut retarder son absorption jusquà 2 h ou plus.
Groupes de patients particuliers
Aucune réduction de la dose nest nécessaire lorsque le pantoprazole est administré chez des patients atteints dinsuffisance rénale (y compris les patients sous dialyse). Comme chez les sujets en bonne santé, la demi-vie du pantoprazole est brève. Seules de très faibles quantités de pantoprazole sont dialysées. Bien que le principal métabolite ait une demi-vie modérément prolongée (2 3 heures), lexcrétion est néanmoins rapide et donc aucune accumulation ne se produit.
Chez les patients atteints de cirrhose hépatique (classes A et B de Child), sa demi-vie est prolongée à des valeurs comprises entre 7 et 9 heures, et lASC est augmentée dun facteur 5 à 7. Par comparaison aux sujets sains, les pics de concentration sérique ne sont que légèrement augmentés dun facteur 1,5.
De même, les discrètes augmentations de lASC et de la Cmax chez le sujet âgé par comparaison au sujet plus jeune ne sont pas cliniquement significatives.
Population pédiatrique
Après ladministration de doses orales uniques de 20 ou 40 mg de pantoprazole à des enfants âgés de 5 à 16 ans, les valeurs de lASC et de la Cmax se situaient dans lintervalle des valeurs correspondantes chez les adultes.
Après ladministration de doses IV uniques de 0,8 ou 1,6 mg/kg de pantoprazole à des enfants âgés de 2 à 16 ans, aucune association significative na été constatée entre la clairance du pantoprazole et lâge ou le poids des patients. LASC et le volume de distribution concordaient avec les valeurs observées chez les adultes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lors de létude de carcinogénicité sur 2 ans chez le rat, des néoplasies neuroendocriniennes ont été observées. En outre, des papillomes à cellules squameuses ont été identifiés dans lestomac antérieur du rat dans une étude. Le mécanisme responsable de la formation de carcinoïdes gastriques par les benzimidazoles substitués a fait lobjet détudes approfondies qui permettent de conclure quil sagit dune réaction secondaire à laugmentation massive des taux sériques de gastrine survenant chez le rat au cours du traitement chronique.
Lors des études sur deux ans chez les rongeurs, une augmentation du nombre des tumeurs hépatiques a été observée chez le rat (au cours dune seule étude) et la souris femelle et a été imputé au taux métabolique élevé dans le foie.
Une légère augmentation des modifications néoplasiques de la thyroïde a été mise en évidence dans le groupe de rats recevant la dose maximale (200 mg/kg) dans une étude sur 2 ans. La survenue de ces néoplasmes est associée aux modifications induites par le pantoprazole de la dégradation de la thyroxine dans le foie du rat. Comme la dose thérapeutique humaine est faible, aucun effet indésirable sur la glande thyroïde nest prévisible.
Les études nont mis en évidence ni altération de la fertilité, ni effet tératogène. Les doses quotidiennes supérieures à 5 mg/kg ont entraîné un retard du développement squelettique chez le rat.
Le passage transplacentaire a été étudié chez le rat et semblait augmenter au fur et à mesure de lavancement de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le ftus est augmentée peu avant la naissance.
Maltitol (E 965)
Crospovidone type B
Carmellose sodique
Carbonate de sodium anhydre (E 500)
Stéarate de calcium
Pelliculage du comprimé :
Poly(alcool vinylique)
Talc (E 553b)
Dioxyde de titane (E 171)
Macrogol 3350
Lécithine de soja (E 322)
Oxyde de fer jaune (E 172)
Carbonate de sodium anhydre (E 500)
Copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1)
Citrate de triéthyle (E 1505)
Pour les plaquettes en Alu-Alu : 5 ans.
Pour les flacons en PEHD : 5 ans.
Après la première ouverture du flacon, le médicament doit être utilisé dans les trois mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 28 et 50, 126, 154 et 196 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
Flacon PEHD de 100, 126, 154 ou 196 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9 -15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY LES MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 390 301 0 4 : 14 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 390 302 7 2 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 574 144 5 0 : 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 574 275 2 8 : 126 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 574 276 9 6 : 154 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 574 277 5 7 : 196 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 574 145 1 1 : Flacon (PEHD) de 100 comprimés.
· 34009 575 995 9 1 : Flacon (PEHD) de 126 comprimés.
· 34009 575 996 5 2 : Flacon (PEHD) de 154 comprimés.
· 34009 575 997 1 3 : Flacon (PEHD) de 196 comprimés.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicament soumis à prescription médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EUPANTOL 20 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- CYANOCOBALAMINE RENAUDIN 500 microgrammes/ml, solution injectable en ampoule (IM)
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ERLOTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
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