PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg, poudre pour solution injectable
CIS 61111481
Informations à jour au 11 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 11/09/2020
PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg, poudre pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pantoprazole.................................................................................................................... 40,00 mg
Sous forme de sesquihydrate de sodium
Pour un flacon.
Excipient à effet notoire : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable.
Poudre lyophilisée blanche à blanc cassé.
4.1. Indications thérapeutiques
PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg, poudre pour solution injectable, est indiqué pour :
· sophagite peptique.
· Ulcères gastrique et duodénal.
· Syndrome de Zollinger-Ellison et autres états hypersécrétoires pathologiques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Ulcères gastrique et duodénal, sophagite peptique
La dose intraveineuse recommandée est un flacon de pantoprazole (40 mg) par jour.
Syndrome de Zollinger-Ellison et autres états hypersécrétoires pathologiques
Pour la prise en charge au long cours du syndrome de Zollinger-Ellison et dautres états hypersécrétoires pathologiques, la posologie initiale est de 80 mg de pantoprazole par jour. Par la suite, la posologie peut être augmentée ou diminuée en fonction des besoins, selon les résultats des mesures de la sécrétion acide gastrique. Dans le cas dune posologie supérieure à 80 mg par jour, la dose devra être fractionnée en deux administrations. Une augmentation temporaire de la posologie au-delà de 160 mg de pantoprazole par jour est possible, mais ne doit pas excéder la durée nécessaire à la maîtrise de la sécrétion acide.
Si un contrôle rapide de la sécrétion acide est nécessaire, une dose initiale de 2 x 80 mg de pantoprazole est suffisante pour obtenir une diminution de la sécrétion acide dans la plage ciblée (<10 mEq/h) dans un délai dune heure chez la majorité des patients.
Populations particulières
Patients insuffisants hépatiques
Une dose maximale quotidienne de 20 mg de pantoprazole (la moitié dun flacon de 40 mg) ne doit pas être dépassée chez les patients insuffisants hépatiques sévères (voir rubrique 4.4).
Patients insuffisants rénaux
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2).
Sujet âgé
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de Pantoprazole 40 mg poudre pour solution injectable chez les enfants âgés de moins de 18 ans nont pas encore été établies. Par conséquent, lutilisation du pantoprazole nest pas recommandée chez les patients de moins de 18 ans.
Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Ce médicament doit être administré par un professionnel de la santé et sous supervision médicale appropriée.
Une solution prête à lemploi est préparée en dissolvant la poudre dans 10 ml dune solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) pour préparations injectables. Pour les instructions de préparation, voir la rubrique 6.6. La solution reconstituée peut être administrée directement ou après avoir été mélangée à 100 ml dune solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) pour préparations injectables ou dune solution de glucose 55 mg/ml (5 %) pour préparations injectables.
La solution reconstituée doit être utilisée dans un délai de 12 heures.
Le médicament doit être administré par voie intraveineuse en 2 à 15 minutes.
Pour les instructions de reconstitution et de dilution du médicament avant ladministration, voir la rubrique 6.6.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La réponse symptomatique à un traitement par pantoprazole peut masquer les symptômes dune tumeur gastrique maligne et en retarder son diagnostic. En présence de tout symptôme alarmant (par ex., perte de poids non intentionnelle importante, vomissements récurrents, dysphagie, hématémèse, anémie ou méléna) et en cas de suspicion ou de présence dun ulcère gastrique, une affection maligne doit être écartée.
Des examens complémentaires devront être envisagés si les symptômes persistent malgré ladministration dun traitement adéquat.
Insuffisance hépatique
Chez les patients insuffisants hépatiques sévères, un bilan des enzymes hépatiques doit être effectué régulièrement pendant le traitement. En cas délévation des enzymes hépatiques, le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.2).
Prise concomitante dinhibiteurs de la protéase du VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole et dinhibiteurs de la protéase du VIH, dont labsorption dépend du pH gastrique, tel que latazanavir, nest pas recommandée car cela risquerait de réduire leur biodisponibilité de manière significative (voir rubrique 4.5).
Infections gastro-intestinales dorigine bactérienne
Le traitement par le pantoprazole 40 mg peut augmenter très légèrement le risque dinfections gastro-intestinales causées par des bactéries telles que Salmonella et Campylobacter ou C.Difficile.
Sodium
Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, cest-à-dire sans « sodium ».
Hypomagnésémie
Une hypomagnésémie sévère a été rapportée chez des patients traités par des IPP tels que le pantoprazole pendant au moins trois mois, et dans la plupart des cas, pendant un an. Des manifestations graves de lhypomagnésémie, telles que : fatigue, tétanie, délire, convulsions, étourdissements et arythmie ventriculaire, peuvent se produire, mais ces symptômes peuvent sinstaller de façon insidieuse et être négligés. Chez les patients les plus atteints, une amélioration a été observée après supplémentation en magnésium et interruption du traitement par IPP.
Chez les patients susceptibles de recevoir un traitement prolongé ou qui prennent des IPP en association avec la digoxine ou des médicaments qui peuvent provoquer une hypomagnésémie (par ex., des diurétiques), les professionnels de santé doivent envisager de mesurer les taux sanguins de magnésium avant dinstaurer le traitement par IPP, puis de façon périodique pendant ce traitement.
Fractures osseuses
Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier sils sont utilisés à doses élevées et pendant des périodes prolongées (>1 an), peut légèrement augmenter le risque de fracture de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, principalement chez les patients âgés ou en présence dautres facteurs de risque reconnus. Les études dobservation suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent accroître le risque global de fracture de 10 à 40 %. Une partie de cette augmentation peut être due à dautres facteurs de risque. Les patients présentant un risque dostéoporose doivent être traités conformément aux recommandations cliniques en vigueur et doivent recevoir un apport suffisant en vitamine D et en calcium.
Interférence avec les tests de laboratoire
Laugmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par PANTOPRAZOLE ACCORD doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après larrêt du traitement par inhibiteur de la pompe à protons.
Lupus Erythémateux Cutané Subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à de très rares cas de LECS. Si des lésions se produisent, surtout dans les zones de la peau exposées au soleil, et si elles sont accompagnées par des arthralgies, le patient doit demander une aide médicale rapidement et le professionnel de santé doit envisager larrêt du Pantoprazole. Le fait davoir déjà présenté un LECS après un traitement antérieur avec un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de survenue dun LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments avec absorption pH-dépendante
En raison de linhibition profonde et durable de la sécrétion gastrique, le pantoprazole peut interférer avec labsorption des médicaments, pour lesquels le pH gastrique est un élément déterminant de leur biodisponibilité orale, comme par ex., certains antifongiques azolés tels que le kétoconazole, litraconazole, le posaconazole et dautres médicaments tels que lerlotinib.
Inhibiteurs de la protéase du VIH
Ladministration concomitante de pantoprazole et dinhibiteurs de la protéase du VIH dont labsorption dépend du pH gastrique, tel que latazanavir, nest pas recommandée car cela risquerait de réduire leur biodisponibilité de manière significative (voir rubrique 4.4).
Si lassociation dun inhibiteur de la protéase du VIH et dun inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une surveillance clinique régulière (par exemple une surveillance de la charge virale) est recommandée. La dose de 20 mg de pantoprazole par jour ne doit pas être dépassée. La posologie dinhibiteur de la protéase du VIH pourrait être ajustée.
Anticoagulants coumariniques (phenprocoumone ou warfarine)
Lassociation de pantoprazole avec la warfarine ou la phenprocoumone na pas affecté la pharmacocinétique de la warfarine, de la phenprocoumone, ou lINR. Cependant, des cas daugmentation de lINR et du temps de prothrombine ont été rapportés chez des patients recevant un IPP et de la warfarine ou de la phenprocoumone de manière concomitante. Une augmentation de lINR et du temps de prothrombine peut provoquer des hémorragies, potentiellement fatales. Chez les patients traités simultanément par le pantoprazole et la warfarine ou la phenprocoumone, le suivi de lINR et du temps de prothrombine est recommandé.
Méthotrexate
Ladministration concomitante dune dose élevée de méthotrexate (par ex., 300 mg) et dinhibiteurs de la pompe à protons augmente les taux plasmatiques de méthotrexate chez certains patients. Par conséquent, dans les cas où du méthotrexate est administré à dose élevée, par exemple dans le cancer et le psoriasis, il pourra être nécessaire denvisager dinterrompre temporairement le traitement par le pantoprazole.
Autres études sur les interactions médicamenteuses
Le pantoprazole est largement métabolisé dans le foie par le système enzymatique du cytochrome P450. La voie métabolique principale est la déméthylation par le CYP2C19 et les autres voies métaboliques comprennent loxydation par le CYP3A4.
Aucune interaction cliniquement significative na été observée au cours détudes dinteractions portant sur des médicaments également métabolisés par ces voies, tels que la carbamazépine, le diazépam, le glibenclamide, la nifédipine, et un contraceptif oral à base de lévonorgestrel et déthinylestradiol.
Linteraction du pantoprazole avec dautres médicaments ou composés, métabolisés par le même système enzymatique, ne peut être exclue.
Les résultats dune série détudes dinteractions montrent que le pantoprazole naffecte pas le métabolisme de substances actives métabolisées par le CYP1A2 (telles que la caféine, la théophylline), le CYP2C9 (telles que le piroxicam, le diclofénac, le naproxène), le CYP2D6 (telles que le métoprolol), le CYP2E1 (telles que léthanol) ou quil ninterfère pas avec le rôle de la p-glycoprotéine dans labsorption de la digoxine.
Il ny a pas eu dinteractions avec des antiacides administrés de façon concomitante.
Des études dinteractions ont aussi été menées sur ladministration concomitante de pantoprazole et de divers antibiotiques (clarithromycine, métronidazole, amoxicilline). Aucune interaction cliniquement pertinente na été relevée.
Médicaments inhibant ou induisant le CYP2C19
Les inhibiteurs du CYP2C19 tels que la fluvoxamine peuvent augmenter lexposition systémique au pantoprazole. Pour les patients suivant un traitement par pantoprazole au long cours à de fortes doses, ou pour les patients souffrant dune insuffisance hépatique, une réduction de la dose peut être envisagée.
Les inducteurs enzymatiques affectant le CYP2C19 et le CYP3A4 comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent réduire les concentrations plasmatiques des IPPs, qui sont métabolisés par ces systèmes enzymatiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n'a mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né de PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg.
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg pendant la grossesse.
Des études menées chez lanimal ont montré que le pantoprazole passait dans le lait maternel. Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion du pantoprazole dans le lait maternel, mais le passage dans le lait maternel chez lêtre humain a été rapportée. Un risque pour les nouveaux-nés/nourrissons ne peut être exclu. En conséquence, la décision darrêter lallaitement ou celle darrêter/sabstenir du traitement par PANTOPRAZOLE ACCORD 40 mg doit tenir compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par PANTOPRAZOLE ACCORD pour la femme.
Fertilité
Les études menées chez lanimal nont pas mis en évidence de diminution de la fertilité après administration de pantoprazole (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Des effets indésirables tels que sensations vertigineuses et troubles visuels peuvent survenir (voir rubrique 4.8). Les patients présentant ce type deffets ne doivent pas de conduire des véhicules, ni utiliser de machines.
Environ 5 % des patients sont susceptibles de présenter des effets indésirables (EI). LEI le plus fréquemment signalé est une thrombophlébite au point dinjection. Des diarrhées et des céphalées ont été rapportées chez environ 1 % des patients.
Le tableau ci-dessous présente un classement des effets indésirables rapportés avec le pantoprazole, selon lordre de fréquence suivant :
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000 à <1/100) ; rare (≥1/10 000 à <1/1000) ; très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
Pour tous les effets indésirables signalés après la commercialisation, il nest pas possible dimputer cet ordre de fréquence, par conséquent, ils sont mentionnés comme survenant à une « fréquence indéterminée ».
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
Tableau 1. Effets indésirables du pantoprazole rapportés au cours des essais cliniques et après la commercialisation
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Fréquence |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Classe de système-organe |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose |
Thrombocytopénie ; leucopénie ; pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (y compris réactions anaphylactiques et choc anaphylactique) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperlipidémies et augmentation des taux de lipides (triglycérides, cholestérol) ; variations de poids |
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Hyponatrémie ; hypomagnésémie (voir rubrique 4.4) ; hypocalcémie1 ; hypokaliémie |
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Affections psychiatriques |
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Troubles du sommeil |
Dépression (et toutes les aggravations) |
Désorientation (et toutes les aggravations) |
Hallucinations ; confusion mentale (en particulier chez les patients prédisposés, et aggravation de ces symptômes si préexistants) |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées ; étourdissements |
Troubles gustatifs |
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Paresthésie |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vision / vision floue |
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Affections gastro-intestinales |
Polypes des glandes fundiques (bénin) |
Diarrhées ; nausées / vomissements ; distension abdominale et ballonnements ; constipation ; sécheresse buccale ; douleur et gêne abdominales |
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Colite microscopique |
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Affections hépatobiliaires |
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Élévation des enzymes hépatiques (transaminases, γ-GT) |
Élévation de la bilirubine |
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Lésions hépatocellulaires ; jaunisse, insuffisance hépatocellulaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rash / exanthème / éruption cutanée ; prurit |
Urticaire ; angio-dème |
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Syndrome de Stevens-Johnson ; syndrome de Lyell ; érythème polymorphe ; photosensibilité ; Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fracture de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale (voir rubrique 4.4) |
Arthralgie ; myalgie |
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Spasmes musculaires2 |
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Affections rénales et urinaires |
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Néphrite interstitielle (avec évolution possible en insuffisance rénale) |
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Affections des fonctions reproductives et du sein |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Thrombophlébite au point dinjection |
Asthénie, fatigue et malaise |
Élévation de la température corporelle ; dème périphérique |
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1 Hypocalcémie associée à une hypomagnésémie
2 Spasmes musculaires à la suite de perturbations électrolytiques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Aucun symptôme de surdosage na été rapporté chez lhomme.
Une exposition systémique jusquà 240 mg de pantoprazole administré par voie intraveineuse sur 2 minutes a été bien tolérée.
Comme le pantoprazole est fortement lié aux protéines, il nest pas aisément dialysable.
Conduite à tenir
En cas de surdosage avec des signes cliniques dintoxication, aucune recommandation thérapeutique spécifique ne peut être donnée à lexception dun traitement symptomatique et de soutien.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antiacides, inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC : A02BC02
Mécanisme daction
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué qui inhibe la sécrétion dacide chlorhydrique dans lestomac par inhibition spécifique de la pompe à protons de la cellule pariétale.
Le pantoprazole est converti en sa forme active dans lenvironnement acide des cellules pariétales où il inhibe lenzyme H+, K+-ATPase, cest-à-dire au niveau de la phase finale de la production dacide chlorhydrique dans lestomac. Cette inhibition est dose-dépendante et affecte à la fois la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée. Chez la plupart des patients, la disparition des symptômes est obtenue en 2 semaines. Comme avec dautres inhibiteurs de la pompe à protons et dautres inhibiteurs des récepteurs H2, le traitement par le pantoprazole réduit lacidité dans lestomac et entraîne ainsi une augmentation de la sécrétion de gastrine proportionnelle à la diminution de lacidité. Cette augmentation du taux de gastrine est réversible. Étant donné que le pantoprazole se lie à lenzyme en position distale par rapport au récepteur cellulaire, il peut inhiber la sécrétion dacide chlorhydrique indépendamment de la stimulation par dautres substances (acétylcholine, histamine, gastrine). Leffet est le même que le produit soit administré par voie orale ou par voie intraveineuse.
Pharmacodynamie
Le pantoprazole augmente la concentration de gastrine à jeun. En cas dutilisation à court terme, dans la plupart des cas, cette concentration ne dépasse pas la limite supérieure de la normale. Pendant le traitement au long cours, les taux de gastrine sont doublés dans la plupart des cas. Une augmentation excessive peut toutefois se produire dans quelques cas isolés. Par conséquent, une augmentation légère à modérée du nombre de cellules endocrines spécifiques (ECL) dans lestomac est observée dans une minorité de cas pendant le traitement au long cours (similaire à lhyperplasie adénomatoïde). Cependant, daprès les études menées jusquici, la formation de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de carcinoïdes gastriques, qui avaient été mis en évidence dans les expériences effectuées chez lanimal (voir rubrique 5.3) na pas été observée chez lhomme.
Selon les résultats des études animales, la possibilité dune influence du traitement à long terme, pendant plus dun an, par le pantoprazole sur les paramètres endocriniens thyroïdiens ne peut pas être totalement exclue.
Pendant le traitement par des médicaments antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction à la diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente à cause de la diminution de lacidité gastrique. Laugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines.
Daprès des données publiées, la prise dinhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dIPP.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les paramètres pharmacocinétiques sont identiques après une administration unique ou répétée. Sur lintervalle posologique de 10 à 80 mg, la cinétique plasmatique du pantoprazole est linéaire, après administration orale ou intraveineuse.
Distribution
La liaison du pantoprazole aux protéines sériques est denviron 98 %. Le volume de distribution est denviron 0,15 l/kg.
Métabolisme
La substance est presque exclusivement métabolisée dans le foie. La voie métabolique principale est la déméthylation par le CYP2C19 suivie dune sulfonoconjugaison ; les autres voies métaboliques comprennent loxydation par le CYP3A4.
Élimination
La demi-vie terminale est denviron 1 heure et la clairance est denviron 0,1 l/h/kg. Quelques cas délimination retardée ont été relevés. En raison de la liaison spécifique du pantoprazole aux pompes à protons de la cellule pariétale, il nexiste aucune corrélation entre la demi-vie délimination et la durée daction beaucoup plus longue (inhibition de la sécrétion acide).
Lélimination rénale représente la voie délimination principale (environ 80 %) pour les métabolites du pantoprazole ; le reste est excrété par voie fécale. Le métabolite principal tant dans le sérum que dans lurine est le déméthylpantoprazole qui est conjugué au sulfate. La demi-vie du métabolite principal (environ 1,5 heure) nest pas significativement plus longue que celle du pantoprazole.
Populations spéciales
Métaboliseurs lents :
Environ 3 % de la population européenne ne possède pas denzyme CYP2C19 fonctionnelle et sont appelés des mauvais métaboliseurs. Chez ces personnes, le métabolisme du pantoprazole est probablement principalement catalysé par CYP3A4. Après administration dune dose unique de 40 mg de pantoprazole, laire moyenne sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps était environ 6 fois plus grande chez les mauvais métaboliseurs que chez les sujets munis dune enzyme CYP2C19 fonctionnelle (métaboliseurs rapides). Les pics des concentrations plasmatiques moyennes étaient augmentés denviron 60 %. Ces résultats nont aucune incidence sur la posologie du pantoprazole.
Insuffisance rénale :
Aucune diminution de la dose nest recommandée lorsque le pantoprazole est administré à des patients insuffisants rénaux (y compris les patients dialysés). Comme chez les sujets en bonne santé, la demi-vie du pantoprazole est courte. Seules de très faibles quantités de pantoprazole sont dialysées. Bien que le principal métabolite ait une demi-vie modérément retardée (2 3 h), lexcrétion reste rapide et aucune accumulation nest donc observée.
Insuffisance hépatique :
Chez les patients cirrhotiques (classes A et B de Child), malgré lallongement de la demi-vie jusquà 7 à 9 h et laugmentation de lASC dun facteur 5 à 7, la concentration sérique maximale nest que légèrement augmentée, dun facteur 1,5, par comparaison aux sujets sains.
Sujet âgé :
La légère augmentation de lASC et de la Cmax observée chez des patients âgés comparativement aux sujets plus jeunes na aucune incidence clinique.
Population pédiatrique
Après administration de doses intraveineuses uniques de 0,8 ou 1,6 mg/kg de pantoprazole à des enfants âgés de 2 à 16 ans, aucune corrélation significative na été relevée entre la clairance du pantoprazole et lâge ou le poids. LASC et le volume de distribution étaient conformes aux données relevées chez ladulte.
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de carcinogénicité sur deux ans chez le rat, des néoplasies neuroendocriniennes ont été observées. En outre, des papillomes des cellules squameuses ont été mis en évidence dans lestomac antérieur de rats. Le mécanisme entraînant la formation de carcinoïdes gastriques par les benzimidazoles substitués a été étudié de façon approfondie et permet de conclure quil sagit dune réaction secondaire à lélévation massive des concentrations sériques de gastrine se produisant chez le rat au cours dun traitement chronique à fortes doses. Lors des études sur deux ans chez des rongeurs, une augmentation du nombre des tumeurs hépatiques a été observée chez des rats et chez des souris femelles, et a été interprétée comme étant due au taux de métabolisation rapide du pantoprazole dans le foie.
Une légère augmentation des transformations néoplasiques de la thyroïde a été observée dans le groupe de rats recevant la dose la plus élevée (200 mg/kg). Lapparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole dans la dégradation de la thyroxine au niveau hépatique chez le rat. La dose thérapeutique chez lhomme étant faible, on ne sattend à aucun effet toxique sur la glande thyroïde.
Dans une étude de reproduction péri-postnatale visant à évaluer le développement osseux chez le rat, des signes de toxicité ont été observés sur la progéniture (mortalité, poids corporel moyen réduit, gain pondéral moyen réduit et diminution de la croissance osseuse) à des expositions (Cmax) environ deux fois supérieures à lexposition clinique humaine. A la fin de la phase de récupération, les paramètres osseux étaient similaires entre les groupes et les poids corporels avaient également tendance à être réversibles après une période de récupération sans médicament. Laugmentation de la mortalité na été rapportée que chez les rats qui nétaient pas encore sevrés (jusquà lâge de 21 jours), ce qui correspond aux nourrissons jusquà lâge de 2 ans. La pertinence de ce résultat dans la population pédiatrique nest pas claire. Une étude péri-postnatale antérieure menée chez le rat à des doses légèrement inférieures na identifié aucun effet indésirable à 3 mg/kg, comparativement à une faible dose de 5 mg/kg utilisée dans cette étude. Les études nont révélé aucun signe daltération de la fertilité ou deffet tératogène.
Le passage dans le placenta a été étudié chez le rat et sest avéré augmenter avec lavancement de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le ftus est brièvement augmentée avant la naissance
Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH).
Avant ouverture du flacon : 2 ans.
Après reconstitution : Après reconstitution, ou après reconstitution et dilution, la stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée pendant 12 heures à 25 °C.
Toutefois, dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution/dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pour les conditions de conservation après reconstitution et dilution du médicament, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 10 ml en verre transparent (type I) muni dun bouchon en caoutchouc bromobutyle gris et dune capsule en aluminium, contenant 40 mg de poudre pour solution injectable.
Boîte de 1, 10, 20 ou 50 flacon(s).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Une solution prête à lemploi est préparée en injectant 10 ml dune solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) pour préparations injectables dans le flacon contenant la poudre. La solution reconstituée doit être limpide et jaunâtre. Cette solution peut être administrée directement ou après avoir été mélangée à 100 ml dune solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) pour préparations injectables ou dune solution de glucose 55 mg/ml (5 %) pour préparations injectables. Des récipients en verre ou en plastique doivent être utilisés pour la dilution.
Après reconstitution, ou après reconstitution et dilution, la stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée pendant 12 heures à 25 °C.
Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.
Ce médicament ne doit pas être reconstitué ni mélangé avec des solvants autres que ceux indiqués.
Ce médicament doit être administré par voie intraveineuse en 2 à 15 minutes.
Le contenu du flacon est destiné à une seule injection intraveineuse.
Tout produit restant dans le flacon ou dont lapparence visuelle a changé (par ex., en cas daspect trouble ou de précipitation) doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
45 RUE DU FAUBOURG DE ROUBAIX
59000 LILLE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 087 3 7 : poudre en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 300 087 5 1 : poudre en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 300 087 6 8 : poudre en flacon (verre). Boîte de 20.
· 34009 550 037 1 7 : poudre en flacon (verre). Boîte de 50.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EUPANTOL 20 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ERLOTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- CITRATE DE CAFEINE COOPER 25 mg/mL, solution injectable et buvable
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