CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
CIS 61229953
Informations à jour au 26 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/11/2021
CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Clofarabine.............................................................................................................................. 1 mg
Pour 1 ml de solution.
Chaque flacon de 20 ml contient 20 mg de clofarabine.
Excipient à effet notoire : chaque flacon de 20 ml contient 180 mg de chlorure de sodium, ce qui équivaut à 3,08 mmoles (ou 70,77mg) de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
Solution limpide, presque incolore : pH compris entre 4,5 et 7,5 et osmolarité comprise entre 270 et 310 mOsm/l.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement devra être mis en place et supervisé par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients atteints de leucémies aiguës.
Population adulte (y compris sujet âgé) :
Les données actuelles, ne permettent pas détablir un profil concernant la sécurité et lefficacité de la clofarabine chez le patient adulte (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique :
Enfants et adolescents (≥ 1 an)
La dose recommandée en monothérapie est de 52 mg/m² de surface corporelle administrée par perfusion intraveineuse de 2 heures par jour pendant 5 jours consécutifs. La surface corporelle sera calculée à partir de la taille et du poids réels du patient mesurés avant le début de chaque cycle. Les cycles thérapeutiques seront répétés toutes les 2 à 6 semaines (à partir du premier jour du cycle précédent) après reconstitution dune hématopoïèse normale (à savoir, un nombre absolu de neutrophiles ≥ 0,75 × 109/l) et un retour aux valeurs initiales des fonctions organiques. Une réduction de dose de 25 % peut être légitime chez les patients souffrant de toxicités importantes (voir ci- dessous). Lexpérience chez des patients recevant plus de 3 cycles thérapeutiques est actuellement limitée (voir rubrique 4.4).
La majorité des patients répondant à la clofarabine obtiennent une réponse après 1 ou 2 cycles de traitement (voir rubrique 5.1). Par conséquent, le rapport bénéfice/risque potentiel associé à la poursuite du traitement chez des patients ne montrant aucune amélioration hématologique et/ou clinique après 2 cycles de traitement devra être évalué par le médecin traitant (voir rubrique 4.4).
Chez lenfant dont le poids < 20 kg) :
Un temps de perfusion > 2 heures devra être envisagé afin daider à une réduction des symptômes danxiété et dirritabilité et déviter toute concentration maximale de clofarabine excessive chez ce type de patient (voir rubrique 5.2).
Chez lenfant âgé de < 1 an) :
Aucune donnée concernant la pharmacocinétique, la sécurité ou lefficacité de la clofarabine nest disponible chez le nourrisson. Par conséquent, il reste encore à établir une recommandation de posologie efficace et sûre pour ce type de patients.
Réduction de dose chez les patients souffrant de toxicités hématologiques :
Si le nombre absolu de neutrophiles nest pas récupéré dans les 6 semaines suivant le début du cycle de traitement, une ponction/biopsie médullaire devra être effectuée afin de déterminer si la maladie est potentiellement réfractaire. En cas de leucémie persistante non évidente, il est recommandé que la dose du cycle suivant soit réduite de 25 % par rapport à la dose précédente une fois un nombre absolu de neutrophiles ≥ 0,75 × 109/l récupéré. En cas de nombre absolu de neutrophiles < 0,5 × 109/l pendant une période supérieure à 4 semaines depuis le début du dernier cycle, il est recommandé de réduire de 25 % la dose du cycle suivant.
Réduction de dose chez les patients souffrant de toxicités non-hématologiques :
Événements infectieux
En cas dinfection cliniquement significative développée par le patient, le traitement par clofarabine pourra être interrompu jusquà ce que linfection soit cliniquement contrôlée. Une fois linfection contrôlée, le traitement pourra être repris avec administration de la dose totale. En cas dapparition dune seconde infection cliniquement significative, le traitement par clofarabine sera interrompu jusquà ce que linfection soit cliniquement contrôlée puis potentiellement repris avec une réduction de dose de 25 %.
Événements non-infectieux
Si un patient souffre dune ou plusieurs toxicités sévères (Critères de Toxicité CTC-NCI Toxicités de Grade 3 excluant les nausées et les vomissements), le traitement sera différé jusquà disparition des toxicités et retour aux paramètres initiaux ou jusquà lobtention dun grade non sévère avec bénéfice potentiel de la poursuite du traitement par clofarabine supérieur au risque dune telle poursuite thérapeutique. Il sera ensuite recommandé dadministrer la clofarabine selon une réduction de dose de 25 %.
Si un patient souffre de la même toxicité sévère une deuxième fois, le traitement sera différé jusquà ce que lon observe un retour de la toxicité aux paramètres initiaux ou jusquà lobtention dun grade non sévère avec bénéfice potentiel de la poursuite du traitement par clofarabine supérieur au risque dune telle poursuite thérapeutique. Il sera ensuite recommandé dadministrer la clofarabine selon une réduction de dose supplémentaire de 25 %.
Tout patient souffrant dune toxicité sévère une troisième fois, dune toxicité sévère ne disparaissant pas en 14 jours (voir critères dexclusions ci-dessus) ou dune toxicité menaçant le pronostic vital ou invalidante (Toxicité de Grade 4 Critères CTC-NCI) devra interrompre le traitement par clofarabine (voir rubrique 4.4).
Populations particulières :
Chez le patient atteint dinsuffisance rénale
Les données limitées disponibles indiquent que la clofarabine peut s'accumuler chez les patients dont la clairance de la créatinine est diminuée (voir rubriques 4.4 et 5.2). Lutilisation de la clofarabine est contre-indiquée chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3) et une attention particulière sera portée aux patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée (voir rubrique 4.4).
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine 30 < 60 ml/min), la dose doit être réduite de 50% (voir rubrique 5.2).
Chez le patient atteint dinsuffisance hépatique
Il ny a pas dexpérience chez linsuffisant hépatique (bilirubine sérique > 1,5 x LSN avec ASAT et ALAT > 5 x LSN), alors que le foie constitue un organe cible de la toxicité présumé. Par conséquent il est contre-indiqué dutiliser la clofarabine chez des patients atteints dinsuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3) et une attention particulière sera portée aux patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
La posologie recommandée devra être administrée par perfusion intraveineuse, bien que le produit soit administré par cathéter veineux central au cours des études cliniques. CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, ne doit pas être mélangé ou administré de manière concomitante avec dautres médicaments sur la même ligne de perfusion intraveineuse (voir rubrique 6.2). Pour les instructions concernant la filtration et la dilution du médicament avant administration voir rubrique 6.6.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Utilisation chez le patient atteint dinsuffisance rénale sévère ou dinsuffisance hépatique sévère.
Allaitement (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, est un agent antinéoplasique puissant entraînant des réactions indésirables hématologiques et non-hématologiques potentiellement importantes (voir rubrique 4.8). Les paramètres suivants devront faire lobjet dune surveillance étroite chez les patients sous traitement par clofarabine :
· Hémogramme et numération plaquettaire obtenus à intervalles réguliers, plus fréquemment chez le patient atteint de cytopénie.
· Surveillance de la fonction rénale et hépatique avant et au cours du traitement actif, ainsi quau terme de la thérapie. Une interruption immédiate du traitement par clofarabine aura lieu en cas daugmentation prononcée de la créatinine, des enzymes hépatiques et/ou de la bilirubine.
· Évaluation de létat respiratoire, de la pression sanguine, de léquilibre hydroélectrolytique et du poids tout au long de la période dadministration de clofarabine sur 5 jours et immédiatement après cette période.
Affections hématologiques et du système lymphatique
La myélosuppression doit être anticipée. Elle est généralement réversible et semble dose-dépendante. Une myélosuppression sévère, y compris une neutropénie, une anémie et une thrombopénie, a été observée chez les patients traités par clofarabine. Des hémorragies, y compris des hémorragies cérébrales, gastro-intestinales et pulmonaires ont été rapportées et peuvent être fatales. La majorité de ces cas étaient associés à une thrombopénie (voir rubrique 4.8). En outre, au début du traitement, la plupart des patients inclus dans les études cliniques présentaient une atteinte hématologique en rapport avec la leucémie. En raison de limmunodéficience préexistante de ces patients et dune neutropénie prolongée pouvant résulter du traitement par clofarabine, les patients présentent un risque élevé dinfections opportunistes sévères, à type de septicémie sévère dévolution parfois fatale. Les patients doivent faire lobjet dune surveillance clinique particulière des signes et symptômes dune infection et doivent être traités immédiatement.
La survenue dentérocolites, notamment de colite neutropénique, dinflammation du cæcum et de colite C. difficile, a été rapportée au cours du traitement par clofarabine. Elles ont été constatées plus fréquemment dans les 30 jours après traitement, et en cas de polychimiothérapie. Ces entérocolites peuvent se compliquer de nécrose, de perforation ou de sepsis et peuvent être dissue fatale (voir rubrique 4.8). Les patients doivent faire lobjet dune surveillance quant à lapparition de signes et symptômes dentérocolite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et de nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell), dont certains dissue fatale, ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Le traitement par clofarabine doit être arrêté en cas de rash avec exfoliation ou de rash bulleux ou en cas de suspicion de SJS ou de syndrome de Lyell.
Tumeurs bénignes et malignes (incl kystes et polypes) et affections du système immunitaire
Ladministration de clofarabine saccompagne dune réduction rapide des cellules leucémiques périphériques.
Les patients sous clofarabine devront être évalués et leurs paramètres surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de syndrome de lyse tumorale et de libération de cytokines (ex. tachypnée, tachycardie, hypotension, dème pulmonaire) susceptible dapparaître au cours dun Syndrome de Réponse Inflammatoire Systémique (SRIS) dun syndrome de fuite capillaire et/ou dun dysfonctionnement organique (voir rubrique 4.8).
· Ladministration prophylactique dallopurinol pourra être envisagée si une hyperuricémie est attendue (lyse tumorale).
· Les patients devront être hydratés par voie intraveineuse pendant les 5 jours de traitement par clofarabine, afin de réduire les effets de lyse tumorale et tout autre évènement.
· Lutilisation de stéroïdes prophylactiques (par ex., 100 mg/m2 dhydrocortisone du Jour 1 au Jour 3) pourra permettre de prévenir les signes ou symptômes de SRIS ou de fuite capillaire.
Le traitement par clofarabine sera immédiatement interrompu en cas dapparition de signes ou de symptômes précoces du SRIS/du syndrome de fuite capillaire ou de dysfonctionnement organique prononcé et un traitement dappoint adéquat sera mis en place. En outre, le traitement par clofarabine devra être interrompu si le patient présente une hypotension au cours des 5 jours dadministration, quel quen soit la cause. La poursuite du traitement par clofarabine (avec généralement administration dune dose plus faible) peut être envisagée lorsque létat des patients est stable et après retour aux valeurs normales des fonctions organiques.
La majorité des patients répondant à la clofarabine obtiennent une réponse après 1 ou 2 cycles de traitement (Cf. rubrique 5.1). Par conséquent, chez les patients ne montrant aucune amélioration hématologique et/ou clinique après 2 cycles de traitement, le rapport bénéfice/risque potentiel associé à la poursuite du traitement devra être évalué par le médecin traitant.
Affections cardiaques
Les patients atteints dune affection cardiaque ou recevant des médicaments connus pour leurs effets sur la pression sanguine ou la fonction cardiaque devront faire lobjet dune surveillance étroite au cours du traitement par clofarabine (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Affections du rein et des voies urinaires
Il ny a pas d'étude clinique chez lenfant atteint dinsuffisance rénale (définie dans les études cliniques par une créatinine sérique ≥ 2 x LSN par rapport à lâge), alors que la clofarabine est principalement éliminée par le rein. Les données de pharmacocinétique indiquent que la clofarabine peut saccumuler chez les patients présentant une diminution de la clairance de la créatinine (voir rubrique 5.2). Par conséquent, une attention particulière sera portée lors de lutilisation de la clofarabine chez des patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée (voir rubriques 4.2 pour les ajustements de dose). Le profil de tolérance de la clofarabine n'a pas été établi chez les patients atteints d'une insuffisance rénale grave ni chez les patients recevant une transplantation rénale (voir rubrique 4.3). Lutilisation concomitante de médicaments néphrotoxiques et de produits éliminés par sécrétion tubulaire, tels que les AINS, lamphotéricine B, le méthotrexate, les aminosides, les organoplatines, le foscarnet, les pentamidines, les immunosuppresseurs ciclosporine et tacrolimus, laciclovir et le valganciclovir, devra être évitée, en particulier au cours de la période de 5 jours dadministration de la clofarabine ; il est préférable de ne pas administrer de médicaments néphrotoxiques (voir rubriques 4.5 et 4.8). Des cas dinsuffisance rénale ou dinsuffisance rénale aigüe ont été observés à la suite dinfections, de sepsis et dun syndrome de lyse tumorale (voir rubrique 4.8). Les patients doivent faire lobjet dune surveillance compte-tenu du risque de néphrotoxicité, le traitement par clofarabine devra être interrompu si nécessaire.
Une augmentation de la fréquence et de la gravité des effets indésirables, en particulier des infections, une myélosuppression (neutropénie) et une toxicité hépatique, a été observée lorsque la clofarabine est utilisée en association. A cet égard, les patients recevant un traitement par clofarabine en association devront faire lobjet dune surveillance étroite.
Les patients traités par clofarabine peuvent présenter des vomissements et diarrhées ; ils doivent donc être informés des mesures appropriées à prendre pour éviter toute déshydratation. Il doit être indiqué aux patients de consulter un médecin en cas de vertiges, de syncopes répétées ou de baisse du débit urinaire. Ladministration prophylactique dantiémétiques doit être envisagée.
Affections hépatobiliaires
Il ny a pas dexpérience chez linsuffisant hépatique (bilirubine sérique > 1,5 x LSN avec ASAT et ALAT > 5 x LSN), alors que le foie constitue un organe cible de la toxicité présumée. Par conséquent, une attention particulière sera portée lors de lutilisation de la clofarabine chez des patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée (voir rubriques 4.2 et 4.3). Lutilisation concomitante de médicaments associés à une toxicité hépatique devra être évitée autant que possible (voir rubriques 4.5 et 4.8). Si un patient présente une toxicité hématologique de neutropénie de grade 4 (nombre absolu de neutrophiles < 0,5 x 109/l) durant ≥ 4 semaines, la dose devra alors être réduite de 25 % au cours du cycle suivant.
Tout patient souffrant dune toxicité non hématologique sévère (Toxicité de Grade 3 Critères CTC- NCI) une troisième fois, dune toxicité sévère ne disparaissant pas en 14 jours (à lexception des nausées/des vomissements) ou dune toxicité non hématologique et non infectieuse menaçant le pronostic vital ou invalidante (Toxicité de Grade 4 - Critères CTC-NCI) devra interrompre le traitement par clofarabine (voir rubrique 4.2).
Chez les patients ayant reçu antérieurement une transplantation de cellules souches hématopoïétiques, un traitement par clofarabine (40 mg/m2) en association avec de létoposide (100 mg/m2) et du cyclophosphamide (440 mg/m2) est associé à un risque accru dhépatotoxicité suggestive dune maladie veino-occlusive (MVO). Lors du suivi post commercialisation, des cas de maladie veino- occlusive hépatique, parfois dissue fatale, ont été rapportés chez des patients pédiatriques et adultes traités par clofarabine. Des cas dhépatite et dinsuffisance hépatique, dont certains dissue fatale, ont été rapportés avec le traitement par clofarabine (voir rubrique 4.8).
La plupart de ces patients avaient reçu des chimiothérapies de conditionnement incluant du busulfan, du melphalan et/ou une association cyclophosphamide et irradiation corporelle totale. Des événements hépatotoxiques graves ont été observés lors dune étude de phase 1/2 avec la clofarabine administrée en association chez des patients pédiatriques présentant une leucémie aiguë en rechute ou réfractaire.
Les données actuellement disponibles concernant la sécurité et lefficacité de la clofarabine administrée pendant plus de 3 cycles de traitement sont limitées.
Excipient à effet notoire :
Ce médicament contient 70,77 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 3,54 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
On na pas détecté que la clofarabine était métabolisée par le système enzymatique du cytochrome P450 (CYP). Par conséquent, il est peu probable que la clofarabine puisse interagir avec des substances actives ayant une activité inhibitrice ou inductrice denzymes du cytochrome P450. En outre, il est peu probable que la clofarabine inhibe lune des 5 isoformes principales du CYP humain (1A2, 2C9, 2C19, 2D6 et 3A4) ou quelle soit un inducteur de 2 de ces isoformes (1A2 et 3A4) aux concentrations plasmatiques obtenues suite à une perfusion intraveineuse de 52 mg/m²/jour. De ce fait, il nest pas envisagé que la clofarabine puisse modifier le métabolisme de substances actives qui sont des substrats connus de ces enzymes.
La clofarabine est principalement éliminée par le rein. De ce fait, lutilisation concomitante de médicaments néphrotoxiques et de produits éliminés par sécrétion tubulaire, tels que les AINS, lamphotéricine B, le méthotrexate, les aminosides, les organoplatines, le foscarnet, les pentamidines, les immunosuppresseurs ciclosporine et tacrolimus, laciclovir et le valganciclovir, devra être évitée, en particulier au cours de la période de 5 jours dadministration de la clofarabine (voir rubriques 4.4, 4.8 et 5.2).
Le foie constitue un organe cible potentiel de la toxicité. Par conséquent, lutilisation concomitante de médicaments associés à une toxicité hépatique devra être évitée autant que possible (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Les patients recevant des médicaments connus pour leurs effets sur la pression sanguine ou la fonction cardiaque devront faire lobjet dune surveillance étroite au cours du traitement par clofarabine (voir rubriques 4.4 et 4.8).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge davoir des enfants et les hommes actifs sexuellement devront utiliser des méthodes de contraception efficaces tout au long du traitement.
Grossesse
Il nexiste pas de données concernant lutilisation de la clofarabine chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction comprenant une tératogénicité (voir rubrique 5.3). La clofarabine est susceptible dêtre à lorigine de malformations graves pour lenfant lorsquelle est administrée pendant la grossesse. Par conséquent, CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse, en particulier au cours du premier trimestre, à moins dune nécessité absolue (à savoir, uniquement si le bénéfice potentiel pour la mère est supérieur aux risques encourus par le ftus). En cas de grossesse survenant au cours du traitement par clofarabine, la patiente devra impérativement être informée des dangers potentiels encourus par le ftus.
La possibilité que la clofarabine ou ses métabolites puissent passer dans le lait maternel humain reste inconnue. Le passage de la clofarabine dans le lait na pas fait lobjet détudes chez lanimal. Néanmoins, étant donné la possibilité de réactions indésirables graves pour le nouveau-né, il est impératif dinterrompre lallaitement avant, pendant et après le traitement par CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion (voir rubrique 4.3).
Fertilité
On a observé des toxicités proportionnelles à la dose administrée sur les organes reproducteurs mâles chez la souris, le rat et le chien, ainsi que des toxicités sur les organes reproducteurs femelles chez la souris (voir rubrique 5.3). Les conséquences du traitement par clofarabine sur la fertilité chez lêtre humain étant inconnues, il est recommandé de discuter avec le/la patient(e) de ses intentions et de programmer la grossesse le cas échéant.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de tolérance
La quasi-totalité des patients (98%) a présenté au moins un évènement indésirable considéré comme lié à la clofarabine par linvestigateur de létude. Les évènements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient les suivants: nausée (61% des patients), vomissements (59%), neutropénie fébrile (35%), céphalées (24%), rash (21%), diarrhée (20%), prurit (20%), pyrexie (19%), syndrome dérythrodysesthésie palmo-plantaire (15%), fatigue (14%), anxiété (12%), inflammation muqueuse (11%) et bouffées congestives (11%). Soixante-huit patients (59%) ont manifesté au moins un effet indésirable grave lié à la clofarabine. Un patient a arrêté le traitement en raison dune hyperbilirubinémie de grade 4 considérée comme liée à la clofarabine, après avoir reçu une dose de 52 mg/m2/jour de clofarabine. Trois patients sont décédés suite à des évènements indésirables considérés par linvestigateur de létude comme liés à la clofarabine : un patient suite à une détresse respiratoire, des lésions hépatocellulaires et un syndrome de fuite capillaire ; un patient suite à un sepsis à ERV et une défaillance multiorganique et un patient suite à un choc septique et une défaillance multiorganique.
Tableau reprenant la liste des effets indésirables
Les informations suivantes sont basées sur des données issues détudes cliniques au cours desquelles 115 patients (> 1 et ≤ 21 ans) souffrant soit de LAL, soit de leucémie aiguë myéloïde (LAM) ont reçu au moins une dose de clofarabine à la posologie recommandée de 52 mg/m2 par jour x 5. Les effets indésirables sont énumérés par classe de systèmes d'organes et par fréquence (très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000)) dans le tableau ci-dessous.
Les effets indésirables rapportés après commercialisation sont également inclus dans le tableau ci-dessous sous la catégorie de fréquence « indéterminée » (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Chez les patients atteints de LAL ou de LAM à un stade avancé la causalité des effets indésirables peut être difficile à évaluer étant donné la diversité des symptômes liée à laffection sous-jacente, à sa progression et à la co-administration de nombreux médicaments.
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Effets indésirables considérées comme liées à la clofarabine et rapportées à des fréquences ≥1/1000 (cest à dire chez > 1/115 patients) au cours des études cliniques et après commercialisation |
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Infections et infestations |
Fréquent : choc septique*, sepsis, bactériémie, pneumonie, herpes zoster, herpès simplex, candidose buccale Fréquence indéterminée: Colite C. difficile |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
Fréquent : syndrome de lyse tumorale* |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent : neutropénie fébrile Fréquent : neutropénie |
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Affections du système immunitaire |
Fréquent : hypersensibilité |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Fréquent : anorexie, diminution de lappétit, déshydratation Fréquence indéterminée : hyponatrémie |
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Affections psychiatriques |
Très fréquent : anxiété Fréquent : agitation, instabilité psychomotrice, modification de létat mental |
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Affections du système nerveux |
Très fréquent : céphalées Fréquent : somnolence, neuropathie périphérique, paresthésie, vertiges, tremblements |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Fréquent : hypoacousie |
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Affections cardiaques |
Fréquent : épanchement péricardique*, tachycardie* |
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Affections vasculaires |
Très fréquent : bouffées congestives* Fréquent : hypotension*, syndrome de fuite capillaire, hématomes |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent : détresse respiratoire, épistaxis, dyspnée, tachypnée, toux |
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Affections gastro-intestinales |
Très fréquent : vomissements, nausées, diarrhée Fréquent : hémorragie buccale, saignement des gencives, hématémèse, douleurs abdominales, stomatite, douleur de labdomen supérieur, proctalgie, ulcération buccale Fréquence indéterminée : Pancréatite élévation de lamylase et de la lipase sériques, entérocolite, colite neutropénique, inflammation du cæcum |
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Affections hépatobiliaires |
Fréquent : hyperbilirubinémie, ictère, maladie veino- occlusive, augmentation des aminotransférases ALT* (alanine) et AST* (aspartate), insuffisance hépatique Peu fréquent : hépatite |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Très fréquent : fatigue, pyrexie, inflammation muqueuse Fréquent : défaillance multiorganique, syndrome de réponse inflammatoire systémique*, douleurs, frissons, irritabilité, dème, dème périphérique, sensations de chaleur, sensation de mal-être, |
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Affections de la peau et du tissu sous- cutané |
Très fréquent : syndrome dérythrodysesthésie palmo- plantaire, prurit Fréquent : éruption maculopapulaire, pétéchies, érythème, rash prurigineux, exfoliation cutanée, rash généralisé, alopécie, hyperpigmentation cutanée, érythème généralisé, rash érythémateux, sécheresse cutanée, hyperhidrose Fréquence indéterminée : Syndrome de Stevens Johnson (SJS), syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent : douleurs aux extrémités, myalgie, douleurs osseuses, douleurs de la paroi thoracique, arthralgie, douleurs au niveau du cou et du dos |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent : hématurie*, insuffisance rénale, insuffisance rénale aigüe |
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Investigations |
Fréquent : perte de poids |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Fréquent : contusions |
* = voir ci-dessous
**Tous les effets indésirables survenant au moins deux fois (c.-à-d. 2 effets ou plus (1,7 %)) sont mentionnés dans ce tableau
Description des effets indésirables susmentionnés
Atteintes hématologiques et du système lymphatique
Les anomalies hématologiques les plus fréquemment observées chez les patients traités par clofarabine ont été : anémie (83,3 % ; 95/114), leucopénie (87,7 % ; 100/114), lymphopénie (82,3 % ; 93/113), neutropénie (63,7 % ; 72/113), et thrombopénie (80,7 % ; 92/114). La majorité de ces effets indésirables ont été de grade ≥ 3.
Lors du suivi post commercialisation, des cytopénies prolongées (thrombopénie, anémie, neutropénie et leucopénie) et des insuffisances médullaires ont été rapportées. Des événements hémorragiques ont été observés dans le contexte de thrombopénie. Des hémorragies, y compris des hémorragies cérébrales, gastro-intestinales et pulmonaires ont été rapportées et peuvent être fatales (voir rubrique 4.4).
Affections vasculaires
Soixante-quatre patients sur 115 (55,7 %) ont présenté au moins un événement indésirable vasculaire.
23 patients sur 115 ont présenté un trouble vasculaire considéré comme lié à la clofarabine, les plus fréquemment rapportés étant les bouffées congestives (13 événements ; non graves) et lhypotension (5 événements ; tous considérés comme graves ; voir rubrique 4.4). Néanmoins, la majorité de ces poussées hypotensives ont été observées chez des patients atteints dinfections sévères confondantes.
Affections cardiaques
Au moins un événement cardiaque a été rapporté par 50 % des patients. 11 événements survenus chez
115 patients ont été considérés comme liés à la clofarabine mais aucun dentre eux na été jugé grave et laffection cardiaque la plus fréquemment rapportée était la tachycardie (35 %) (voir rubrique 4.4) ; chez 6,1 % des patients (7/115), la tachycardie a été considérée comme liée à la clofarabine. La plupart des événements indésirables dorigine cardiaque ont été observés au cours des 2 premiers cycles de traitement.
Lépanchement péricardique et la péricardite ont été rapportés chez 9 % (10/115) des patients. Trois de ces événements indésirables ont été évalués par la suite comme étant liés à la clofarabine : épanchement péricardique (2 événements ; dont 1 grave) et péricardite (1 événement ; non grave). Chez la majorité des patients (8/10), lépanchement péricardique et la péricardite ont été jugés asymptomatiques et dimportance clinique légère ou nulle daprès lexamen échocardiographique. Lépanchement péricardique était lui cliniquement significatif chez 2 patients présentant un état hémodynamique précaire.
Infections et infestations
Quarante-huit pour cent des patients présentaient une ou plusieurs infections persistantes avant le début du traitement par clofarabine. Au total, après traitement par clofarabine, 83 % des patients ont présenté au moins 1 infection, fongique, virale ou bactérienne (Cf. rubrique 4.4). 21 événements (18,3 %) ont été considérés comme liés à la clofarabine, parmi lesquels une infection liée au cathéter (1 événement), une septicémie (2 événements) et un choc septique (2 événements ; 1 décès (Cf. ci- dessus)) ont été considérés comme graves.
Lors du suivi post commercialisation, des infections bactériennes, fongiques et virales ont été rapportées, dont certaines dissue fatale. Ces infections peuvent entraîner un choc septique, une insuffisance respiratoire, une insuffisance rénale et/ou une défaillance multiviscérale.
Affections du rein et des voies urinaires
Au moins un événement rénal ou urinaire a été rapporté chez 41 patients sur 115 (35,7 %). La toxicité rénale la plus fréquente chez les patients pédiatriques était laugmentation du taux de créatinine. Un taux accru de créatinine de grade 3 ou 4 a été observé chez 8 % des patients. Des médicaments néphrotoxiques ou un syndrome de lyse tumorale avec ou sans hyperuricémie peuvent contribuer à une toxicité rénale (Cf. rubriques 4.3 et 4.4). Une hématurie a été observée chez 13 % de lensemble des patients. Quatre événements indésirables rénaux survenus chez 115 patients ont été considérées comme liées à la clofarabine ; aucun na été jugé grave : hématurie (3 événements) et insuffisance rénale aiguë (1 événement) (Cf. rubriques 4.3 et 4.4).
Affections hépatobiliaires
Le foie constitue un organe cible potentiel de la toxicité de la clofarabine. 25,2 % des patients ont présenté au moins un événement hépatobiliaire (Cf. rubriques 4.3 et 4.4). Six événements ont été considérés comme liés à la clofarabine, parmi lesquels : cholécystite aiguë (1 événement), cholélithiase (1 événement), lésion hépatocellulaire (1 événement ; décès du patient (voir ci-dessus)) et hyperbilirubinémie (1 événement ; avec interruption du traitement (voir ci-dessus)) a été considéré comme grave. Deux cas de maladie veino-occlusive (MVO) chez des patients pédiatriques (1,7 %) ont été considérés comme liés au médicament à létude.
Des cas de MVO hépatique dissue fatale ont été rapportés lors du suivi post commercialisation chez des patients pédiatriques et adultes (voir rubrique 4.4).
De plus, 50 des 113 patients sous clofarabine ont présenté une élévation de grade ≥3 du taux dALAT, 36 patients sur 100 ont montré des taux dASAT élevés et 15 patients sur 114 des taux de bilirubine élevés. La majorité des augmentations dALAT et dASAT ont eu lieu dans les 10 jours ayant suivi ladministration de clofarabine et sont revenus à un grade ≤ 2 dans les 15 jours. Lorsque des données de suivi sont disponibles, la majorité des augmentations de la bilirubine revient à un grade ≤ 2 dans les 10 jours.
Syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) ou syndrome de fuite capillaire
Le SRIS et le syndrome de fuite capillaire (signes et symptômes de libération de cytokine par ex., tachypnée, tachycardie, hypotension, dème pulmonaire) ont été rapportés comme événements indésirables chez 5 % (6 sur 115) des patients pédiatriques (5 LAL, 1 LAM) (Cf. rubrique 4.4). Treize cas de syndrome de lyse tumorale, de syndrome de fuite capillaire ou de SRIS ont été rapportés ; SRIS (2 événements, tous deux considérés comme graves), syndrome de fuite capillaire (4 événements, dont 3 considérés comme graves et associés) et syndrome de lyse tumorale
(7 événements, dont 6 considérés comme associés et 3 comme graves).
Des cas de syndrome de fuite capillaire, dont certains dissue fatale, ont été rapportés lors du suivi post commercialisation (voir rubrique 4.4).
Affections gastro-intestinales
Des cas dentérocolite, notamment de colite neutropénique, dinflammation du cæcum et de colite à C. difficile, ont été rapportés au cours du traitement par la clofarabine. Lentérocolite peut entraîner une nécrose, une perforation ou des complications septiques et peut être associée à une issue fatale (voir rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et de nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell), dont certains dissue fatale, ont été rapportés chez des patients qui recevaient ou avaient récemment été traités avec de la clofarabine. Dautres affections exfoliatives ont également été rapportées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Aucun cas de surdosage na été rapporté. Des symptômes de surdosage sont néanmoins considérés comme possibles, à savoir : les nausées, les vomissements, la diarrhée et la myélosuppression sévère. A ce jour, la dose quotidienne la plus forte administrée à lêtre humain est de 70 mg/m² pendant 5 jours consécutifs (2 patients pédiatriques LAL). Les toxicités observées chez ces patients comprenaient : les vomissements, une hyperbilirubinémie, des transaminases élevées et une éruption maculopapulaire.
Conduite à tenir
Aucun antidote spécifique nest connu. Une interruption immédiate du traitement, une surveillance étroite du patient et un maintien des fonctions vitales approprié sont recommandées.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La clofarabine est un antimétabolite nucléoside purique. Son activité antitumorale serait due à mécanismes :
· Inhibition de lADN polymérase α entraînant la terminaison de lélongation dune chaîne dADN et/ou la synthèse/réparation de lADN.
· Inhibition de la ribonucléotide réductase avec réduction de la concentration cellulaire en désoxynucléotide triphosphate (dNTP).
· Rupture de lintégrité de la membrane mitochondriale avec libération du cytochrome C et dautres facteurs pro-apoptotiques entraînant lapoptose même chez des lymphocytes non en division.
La clofarabine doit tout dabord se répandre ou être transportée dans les cellules cibles où elle va être séquentiellement phosphorylée en mono- et diphosphate par des kinases intracellulaires pour finalement donner le conjugué actif : le clofarabine 5-triphosphate. La clofarabine montre une forte affinité pour lune des enzymes phosphorylantes dactivation, la désoxycytidine kinase, dépassant celle du substrat naturel, la désoxycytidine.
En outre, la clofarabine présente une résistance plus forte à la dégradation cellulaire par ladénosine désaminase et une sensibilité moindre au clivage phosphorolytique comparé aux autres substances actives de sa classe. Par contre, laffinité du clofarabine triphosphate pour lADN polymérase α et la ribonucléotide réductase est similaire, voire supérieure à celle de la désoxyadénosine triphosphate.
Effets pharmacodynamiques :
Les études in vitro ont montré que la clofarabine inhibe la croissance cellulaire et quelle est cytotoxique envers un grand nombre de lignées cellulaires de tumeurs solides et de tumeurs hématologiques prolifératives. On a également observé son activité contre les lymphocytes et les macrophages en phase de quiescence. En outre, on a observé que la clofarabine retardait la croissance tumorale et, dans certains cas, entraînait la régression tumorale chez toute une gamme de xénogreffes tumorales murines et humaines implantées chez la souris.
Efficacité et sécurité clinique :
Efficacité clinique : Afin de permettre une évaluation systématique des réponses observées chez les patients, un comité indépendant chargé de lanalyse des réponses en ouvert (Independent Response Review Panel - IRRP) a déterminé les taux de réponse suivants en se basant sur les définitions du Childrens Oncology Group :
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RC = Rémission complète |
Patients répondant à chacun des critères suivants : · Pas dargument en faveur de blastes circulants ou daffection extramédullaire · Moelle osseuse M1 (≤ 5 % de blastes) · Récupération des taux systémiques (plaquettes ≥ 100 x 109/l et nombre absolu des neutrophiles ≥ 1,0 x 109/l) |
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RCp = Rémission complète en labsence de récupération totale des plaquettes |
· Patients répondant à tous les critères de RC à lexception dune récupération de la numération plaquettaire à > 100 x 109/l |
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RP = Rémission partielle |
Patients répondant à chacun des critères suivants : · Disparition totale des blastes circulants · Moelle osseuse M2 (≥ 5 % et ≤ 25 % de blastes) et apparition de cellules progéniteurs normales · Moelle M1 ne pouvant être classifiée RC ou RCp |
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Taux de Rémission Globale (RG) |
· (Nombre de patients en RC + Nombre de patients en RCp) ÷ Nombre de patients éligibles ayant reçu de la clofarabine |
La sécurité et lefficacité de la clofarabine ont été évaluées au cours dune étude non-comparative en ouvert de phase I à doses croissantes portant sur 25 patients pédiatriques atteints de leucémie en rechute ou réfractaire (17 LAL ; 8 LAM) ayant connu un échec au traitement standard ou chez qui aucun autre traitement nexistait. Ladministration de doses a débuté à 11,25 avec une progression à 15, 30, 40, 52 et 70 mg/m²/jour par perfusion intraveineuse pendant 5 jours toutes les 2 à 6 semaines selon la toxicité et la réponse. 9 des 17 patients atteints de LAL ont été traités par clofarabine, à raison dune dose de 52 mg/m2/jour. Sur les 17 patients atteints de LAL, 2 ont réussi à obtenir une rémission complète (12 % ; RC) et 2 une rémission partielle (12 % ; RP) à des doses variables. Les facteurs dose-limitants de cette étude étaient lhyperbilirubinémie, des transaminases élevées et une éruption maculopapulaire apparus à une dose de 70 mg/m²/jour (2 patients LAL ; voir rubrique 4.9).
Une étude multicentrique non-comparative de phase II en ouvert de la clofarabine a été menée afin de déterminer le taux de rémission globale (RG) chez des patients lourdement prétraités (≤ 21 ans au moment du diagnostic initial) avec LAL en rechute ou réfractaire selon la classification FAB (French- American-British classification). La dose maximum tolérée identifiée au cours de létude de phase I décrite ci-dessus de 52 mg/m²/jour de clofarabine a été administrée par perfusion intraveineuse pendant 5 jours consécutifs toutes les 2 à 6 semaines. Le tableau ci-dessous résume les résultats defficacité clé de cette étude.
Les patients atteints de LAL ne devaient pas avoir été éligibles pour un traitement au potentiel curatif supérieur et devaient avoir vécu au moins deux récidives et/ou être réfractaire à deux traitements, cest à dire quils nont pas réussi à obtenir de rémission suite à au moins deux régimes thérapeutiques antérieurs. Avant dêtre inclus dans cette étude, 58 des 61 patients (95 %) ont reçu entre 2 et 4 traitements dinduction différents et 18/61 (30 %) de ces patients ont reçu au moins 1 greffe antérieure de cellules souches hématopoïétiques. Lâge médian des patients traités (37 de sexe masculin, 24 de sexe féminin) était de 12 ans.
Ladministration de la clofarabine a entraîné une réduction spectaculaire et rapide des cellules leucémiques périphériques chez 31 des 33 patients (94 %) dont le nombre absolu de blastes était mesurable initialement. Les 12 patients ayant obtenu une rémission globale (RC + RCp) montraient un temps de survie médian de 66,6 semaines à la date de recueil des données. Des réponses ont été observées chez les différents immunophénotypes de LAL, notamment ceux du type pré-B et T. Bien que le taux de transplantation ne constituait pas un critère dévaluation pour cette étude, 10/61 patients (16 %) ont pu subir une greffe de cellules souches hématopoïétiques après le traitement par clofarabine (3 ayant obtenu une RC, 2 après une RCp, 3 après une RP, 1 patient considéré comme en échec du traitement par le comité indépendant danalyse des réponses et 1 considéré comme impossible à évaluer par ce même comité). Les durées de réponse ne sont pas comparables car certains patients ont reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques.
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Résultats defficacité issus de létude pivot portant sur des patients (≤ 21 ans au moment du diagnostic initial) atteints de LAL en rechute ou réfractaire après au moins deux régimes thérapeutiques antérieurs |
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Catégorie de Réponse |
ITT* patients (n = 61) |
Durée médiane de la rémission (semaines) (IC à 95 %) |
Temps de progression médian (semaines)** (IC à 95 %) |
Survie globale médiane (semaines) (IC à 95 %) |
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Rémission globale (RC + RCp) |
12 (20 %) |
32,0 (9,7 à 47,9) |
38,2 (15,4 à 56,1) |
69,5 (58,6 à -) |
|
RC |
7 (12 %) |
47,9 (6,1 à -) |
56,1 (13,7 à -) |
72,4 (66,6 à -) |
|
RCp |
5 (8 %) |
28,6 (4,6 à 38,3) |
37,0 (9,1 à 42) |
53,7 (9,1 à -) |
|
RP |
6 (10 %) |
11,0 (5,0 à -) |
14,4 (7,0 à -) |
33,0 (18,1 à -) |
|
RC + RCp + RP |
18 (30 %) |
21,5 (7,6 à 47,9) |
28,7 (13,7 à 56,1) |
66,6 (42,0 à -) |
|
Échec au traitement |
33 (54 %) |
N/A |
4,0 (3,4 à 5,1) |
7,6 (6,7 à 12,6) |
|
Impossibles à évaluer |
10 (16 %) |
N/A |
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Totalité des patients |
61 (100 %) |
N/A |
5,4 (4,0 à 6,1) |
12,9 (7,9 à 18,1) |
|
*ITT = en intention de traiter. ** Les patients en vie et en rémission au moment du dernier suivi ont été censurés dans lanalyse à ce même moment. |
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|
Durée de rémission individuelle et données de survie des patients ayant obtenu une RC ou RCp |
|||
|
Meilleure réponse |
Temps écoulé jusquà rémission globale (semaines) |
Durée de remission (semaines) |
Survie globale (semaines) |
|
Patients nayant pas subi de transplantation |
|||
|
RC |
5,7 |
4,3 |
66,6 |
|
RC |
14,3 |
6,1 |
58,6 |
|
RC |
8,3 |
47,9 |
66,6 |
|
RCp |
4,6 |
4,6 |
9,1 |
|
RC |
3,3 |
58,6 |
72,4 |
|
RCp |
3,7 |
11,7 |
53,7 |
|
Patients ayant subi une transplantation alors quils étaient en rémission continue* |
|||
|
RCp |
8,4 |
11,6+ |
145,1+ |
|
RC |
4,1 |
9,0+ |
111,9+ |
|
RCp |
3,7 |
5,6+ |
42,0 |
|
RC |
7,6 |
3,7+ |
96,3+ |
|
Patients ayant subi une transplantation après un traitement alternatif ou une rechute* |
|||
|
RCp |
4,0 |
35,4 |
113,3+** |
|
RC |
4,0 |
9,7 |
89,4*** |
|
* Durée de rémission censurée au moment de la transplantation ** Patient ayant subi une transplantation suite à un traitement alternatif *** Patient ayant subi une transplantation suite à une rechute |
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Une autorisation de mise sur le marché « sous circonstances exceptionnelles » a été délivrée pour le médicament de référence contenant de la clofarabine.
Cela signifie quen raison de la rareté de cette maladie il na pas été possible dobtenir des informations complètes concernant ce médicament.
LAgence européenne des médicaments réévaluera chaque année toute nouvelle information qui pourrait être disponible, et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour, en accord avec le RCP du médicament de référence.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique de la clofarabine a été étudiée chez 40 patients âgés de 2 à 19 ans et atteints de LAL ou de LAM en rechute ou réfractaire. Les patients ont été inclus dans une étude unique de phase I (n = 12) et deux études de phase II (n = 14 / n = 14) de sécurité et defficacité au cours desquelles ils ont reçu des doses multiples de clofarabine par perfusion intraveineuse (voir rubrique 5.1).
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Pharmacocinétique des patients âgés de 2 à 19 ans atteints de LAL ou de LAM en rechute ou réfractaire suite à ladministration de doses multiples de clofarabine par perfusion intraveineuse |
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Paramètre |
Estimations fondées sur une analyse non-compartimentale (n = 14/n = 14) |
Estimations fondées sur une autre analyse |
|
Distribution : |
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Volume de distribution (état déquilibre) |
172 l/m2 |
|
|
Liaison des protéines plasmatiques |
|
47,1 % |
|
Albumine sérique |
|
27,0 % |
|
Élimination : |
||
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β demi-vie de la clofarabine |
5,2 heures |
|
|
Demi-vie du clofarabine triphosphate |
|
> 24 heures |
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Clairance systémique |
28,8 l/h/m2 |
|
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Clairance rénale |
10,8 l/h/m2 |
|
|
Dose éliminée par les urines |
57 % |
|
Une analyse multidimensionnelle a montré que la pharmacocinétique de la clofarabine dépendait du poids et bien que la numération leucocytaire ait été identifiée comme ayant un impact sur la pharmacocinétique de la clofarabine, ce facteur na pas semblé suffisant pour permettre de déterminer un régime posologique pour chacun des patients en fonction de leur numération leucocytaire. Une perfusion intraveineuse de 52 mg/m² de clofarabine a produit une exposition équivalente quel quait été le poids des patients. Par contre, la Cmax est inversement proportionnelle au poids du patient et, par conséquent, les enfants de faible poids pourront présenter une Cmax plus élevée au terme de la perfusion par rapport à un enfant « typique » de 40 kg ayant reçu la même dose de clofarabine par m². De ce fait, des temps de perfusion plus longs devront être envisagés chez les enfants pesant < 20 kg (voir rubrique 4.2).
Biotransformation et élimination
La clofarabine est éliminée à la fois par voie rénale et non-rénale. Après 24 heures, environ 60 % de la dose est éliminée dans les urines sous forme inchangée. Les taux de clairance de la clofarabine semblent être bien plus élevés que la filtration glomérulaire suggérant que la filtration et la sécrétion tubulaire font partie des mécanismes de lélimination rénale. Par contre, étant donné que la clofarabine na pas été détectée comme étant métabolisée par le système enzymatique du cytochrome P450 (CYP), les voies délimination non-rénales restent actuellement inconnues.
Aucune différence apparente de la pharmacocinétique na été observée entre les patients atteints de LAL et les patients atteints de LAM ni entre les hommes et les femmes.
Aucun impact sur lefficacité ou la toxicité na été établi dans cette population après exposition à la clofarabine ou au clofarabine triphosphate.
Populations spécifiques :
Adultes (> 21 et < 65 ans)
Les données actuellement disponibles étant insuffisantes, elles ne nous permettent pas détablir un profil de sécurité et defficacité de la clofarabine chez le patient adulte. Cependant, la pharmacocinétique de la clofarabine chez ladulte souffrant de LAM en rechute ou réfractaire suite à ladministration dune dose unique de 40 mg/m² de clofarabine par perfusion intraveineuse sur 1 heure était comparable à celle décrite ci-dessus pour les patients âgés de 2 à 19 ans avec LAL et LAM en rechute ou réfractaire suite à ladministration de 52 mg/m² de clofarabine par perfusion intraveineuse sur 2 heures pendant 5 jours consécutifs.
Sujets âgés (≥ 65 ans)
Les données actuellement disponibles étant insuffisantes, elles ne nous permettent pas détablir le profil de sécurité et defficacité de la clofarabine chez les patients âgés de 65 ans ou plus.
Insuffisance rénale
A ce jour, on ne dispose que de données limitées sur la pharmacocinétique de la clofarabine chez les patients pédiatriques présentant une diminution de la clairance de la créatinine. Ces données indiquent néanmoins que la clofarabine aurait tendance à saccumuler chez ce type de patients (voir le schéma ci-dessous).
Les données de pharmacocinétiques de population obtenues chez des patients adultes et pédiatriques suggèrent que les patients atteints d'une insuffisance rénale modérée stable (clairance de la créatinine 30 - < 60 ml/min) recevant une dose réduite de 50 % présentent une exposition à la clofarabine similaire à ceux dont la fonction rénale est normale et qui reçoivent une dose standard.
AUC0-24 heures de la clofarabine par rapport à la clairance de la créatinine estimée initialement chez des patients âgés de 2 à 19 ans avec LAL ou LAM en rechute ou réfractaire (n = 11 / n = 12) suite à ladministration de doses multiples de clofarabine par perfusion intraveineuse (estimation de la clairance de la créatinine daprès la formule de Schwartz)

Insuffisance hépatique
Il ny a pas dexpérience chez linsuffisant hépatique (bilirubine sérique > 1,5 x LSN avec ASAT et ALAT > 5 x LSN), alors que le foie est un organe cible potentiel de la toxicité (voir rubriques 4.3 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Des effets cardiaques ont été observés chez le rat, lesquels répondaient à la définition dune cardiomyopathie et ont entraîné lapparition de signes dinsuffisance cardiaque suite à des cycles répétés de traitement. Lincidence de ces toxicités était à la fois dépendante de la dose de clofarabine administrée et de la durée du traitement. On a rapporté ces toxicités à des taux dexposition (Cmax) approximativement 7 à 13 fois supérieurs (après 3 cycles de doses ou plus) ou 16 à 35 fois supérieurs (après un ou plusieurs cycles de doses) aux taux dexpositions cliniques. Les effets minimes observés à des doses inférieures suggèrent quil existe un seuil de toxicité pour le cur et que la pharmacocinétique plasmatique non linéaire du rat peut avoir joué un rôle dans les effets observés. Le risque potentiel pour lêtre humain reste inconnu.
On a rapporté une néphropathie glomérulaire chez le rat à des taux dexposition 3 à 5 fois plus élevés que lAUC clinique après 6 cycles dadministration de doses de clofarabine. Cette affection se caractérisait par un épaississement mineur de la membrane basale glomérulaire avec lésion tubulaire uniquement légère et non associé à des modifications des paramètres sériques.
On a observé des effets hépatiques chez le rat suite à une administration chronique de clofarabine. Ces effets hépatiques illustrent probablement une superposition de modifications dégénératives et régénératrices résultant des cycles de traitement et nétaient pas associés à des modifications des paramètres sériques. Un argument histologique en faveur de conséquences hépatiques a été observé chez le chien suite à une administration aiguë de doses élevées, lequel nétait pas non plus accompagné de modifications des paramètres sériques.
Des toxicités dose-dépendantes sur les organes reproducteurs mâles ont été observées chez la souris, le rat et le chien. Ces effets comprenaient une dégénérescence bilatérale de lépithélium séminifère avec rétention des spermatides et atrophie des cellules interstitielles chez le rat à des taux dexposition exagérés (150 mg/m²/jour), ainsi quune dégénérescence cellulaire de lépididyme et une dégénérescence de lépithélium séminifère chez le chien à des taux dexposition cliniquement pertinents (> 7,5 mg/m2/jour de clofarabine).
Une atrophie retard de lovaire ou une dégénérescence et apoptose de la muqueuse utérine ont été observées chez la souris femelle à la dose uniquement utilisée de 225 mg/m2/jour de clofarabine.
La clofarabine était tératogène chez le rat et le lapin. Une augmentation des pertes post- implantatoires, une réduction des poids corporels ftaux et une réduction des tailles des portées associée à une augmentation du nombre de malformations (externes marquées, tissus souples) et daltérations du squelette (notamment un retard de lossification) ont été rapportées chez le rat recevant des doses produisant approximativement 2 à 3 fois lexposition clinique (54 mg/m²/jour) et chez le lapin recevant 12 mg/m²/jour de clofarabine (absence de données sur lexposition chez le lapin). Le seuil de toxicité congénitale a été considéré de 6 mg/m²/jour chez le rat et de 1,2 mg/m²/jour chez le lapin. Le taux deffets non observables de toxicité maternelle chez le rat était de 18 mg/m²/jour et de plus de 12 mg/m²/jour chez le lapin. Aucune étude sur la fertilité na été réalisée.
Des études de la génotoxicité ont montré que la clofarabine nétait pas mutagène au cours du test de mutation reverse bactérienne, mais quelle entraînait des effets clastogènes au cours du test daberration chromosomique inactivé sur des cellules dovaire de hamster chinois (CHO) et du test du micronoyau in vivo chez le rat.
Aucune étude de carcinogénicité na été réalisée.
Chlorure de sodium, eau pour préparations injectables
3 ans
Le médicament dilué est chimiquement et physiquement stable pendant 3 jours à une température comprise entre 2°C et 8°C et à température ambiante (jusquà 25°C).
Toutefois, dun point de vue microbiologique, il doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C sauf en cas de dilution réalisée en conditions aseptiques dûment contrôlées et validées.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre de type I muni dun bouchon en caoutchouc bromobutyl, dun opercule de type « flip-off » en polypropylène et dune bague de sertissage en aluminium. Les flacons contiennent 20 ml de solution à diluer pour perfusion et sont disponibles dans une boîte.
Chaque boîte peut contenir 1, 3, 4, 10 ou 20 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Précautions particulières dadministration
CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, doit être reconstitué avant administration. La solution sera filtrée grâce à un filtre seringue stérile de 0,2 micromètre et ensuite diluée dans une solution pour perfusion intraveineuse de chlorure de sodium de 9 mg/ml (0,9 %) afin dobtenir un volume total correspondant aux exemples présentés dans le tableau ci-dessous. Notons que le volume de dilution final dépendra de létat clinique du patient et sera déterminé à la discrétion du médecin. (Si lutilisation dun filtre seringue de 0,2 micromètre nest pas possible, la solution à diluer pour perfusion devra être pré-filtrée avec un filtre de 5 micromètres, diluée, puis administrée par lintermédiaire dun filtre de 0,22 micromètre pré-implanté sur la ligne de perfusion).
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Suggestion dun profil de dilution respectant la posologie recommandée de 52 mg/m²/jour de clofarabine |
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Surface corporelle (m2) |
Solution à diluer (ml)* |
Volume dilué total |
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≤ 1,44 |
≤ 74,9 |
100 ml |
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1,45 à 2,40 |
75,4 à 124,8 |
150 ml |
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2,41 à 2,50 |
125,3 à 130,0 |
200 ml |
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* Chaque ml de solution à diluer contient 1 mg de clofarabine. Chaque flacon de 20 ml contient 20 mg de clofarabine. Par conséquent, pour les patients ayant une surface corporelle ≤ 0,38 m2, le contenu partiel dun seul flacon sera suffisant pour obtenir la posologie quotidienne recommandée de clofarabine. A linverse, pour les patients dont la surface corporelle est > 0,38 m2, les contenus de 1 à 7 flacons seront nécessaires pour obtenir la posologie quotidienne recommandée de clofarabine. |
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Vérifiez que le médicament dilué est bien une solution limpide et incolore. Procédez à une inspection visuelle afin déliminer la possibilité de matière particulaire et de décoloration avant de pratiquer ladministration.
Les solutions pour perfusion préparées comme indiqué ci-dessus sont compatibles avec les poches de perfusion en polypropylène et en PVC.
Instructions de manipulation
Les procédures concernant la manipulation des agents antinéoplasiques devront être strictement suivies. Les médicaments cytotoxiques devront être manipulés avec précaution.
Il est recommandé dutiliser des gants jetables et un équipement de protection pour manipuler CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion. En cas de contact avec les yeux, la peau ou les muqueuses, procédez à un rinçage immédiat et abondant à leau claire.
CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, ne doit en aucun cas être manipulé par la femme enceinte.
Elimination
CLOFARABINE MYLAN 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, est à usage unique seulement. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 390 7 5 : Boîte de 1 flacon (verre de type I) de 20 mL.
· 34009 550 390 8 2 : Boîte de 3 flacons (verre de type I) de 20 mL.
· 34009 550 390 9 9 : Boîte de 4 flacons (verre de type I) de 20 mL.
· 34009 550 391 0 5 : Boîte de 10 flacons (verre de type I) de 20 mL.
· 34009 550 391 1 2 : Boîte de 20 flacons (verre de type I) de 20 mL.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Prescription réservée aux spécialistes en oncologie, en hématologie ou en pédiatrie, ou aux médecins compétents en cancérologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- COLOFOAM, mousse rectale
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ACICLOVIR AGEPHA 30 mg/g, pommade ophtalmique
- ROVALCYTE 450 mg, comprimé pelliculé
- CELLTOP 25 mg, capsule molle
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- BUSULFAN ACCORD 6 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
- ALKERAN 2 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.