IBUPROFENE B. BRAUN 400 mg/100 mL, solution pour perfusion
CIS 61256530
Informations à jour au 8 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 08/02/2022
IBUPROFENE B. BRAUN 400 mg/100 mL, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ibuprofène........................................................................................................................... 400 mg
Pour une poche de 100 mL
Chaque ml de solution contient 4 mg dibuprofène.
Chaque poche de 100 ml contient 400 mg dibuprofène.
Excipient à effet notoire :
Chaque ml de solution contient 9,10 mg de chlorure de sodium (3,58 mg de sodium).
Chaque poche de 100 ml contient 910 mg de chlorure de sodium (358 mg de sodium).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution pour perfusion limpide, incolore à jaune pâle, exempte de particules visibles.
pH : 6,8-7,8
Osmolarité : 310-360 mOsm/l
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes (voir rubrique 4.4).
Son utilisation doit se limiter aux situations dans lesquelles ladministration par voie orale est inappropriée. Les patients doivent dès que possible passer à un traitement par voie orale.
Ce médicament est indiqué pour le traitement aigu à court terme uniquement et ne doit pas être utilisé pendant plus de 3 jours.
Une bonne hydratation du patient doit être maintenue afin de minimiser le risque deffets indésirables au niveau rénal.
Adultes
La dose recommandée est de 400 mg dibuprofène, à renouveler si besoin au bout de 6 à 8 heures. La dose quotidienne maximale recommandée à ne pas dépasser est de 1 200 mg.
Patients âgés
Comme avec tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), il convient dêtre prudent lors du traitement des patients âgés, dans la mesure où ils sont généralement plus sujets aux effets indésirables (voir rubriques 4.4 et 4.8) et plus susceptibles de présenter une altération de la fonction rénale, hépatique et cardiovasculaire et dutiliser des traitements concomitants. Dans cette population, il est particulièrement recommandé dadministrer la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes. Le traitement doit être évalué à intervalles réguliers et arrêté en cas dabsence damélioration des symptômes ou en cas dintolérance.
Insuffisance rénale
Il convient dêtre prudent avec lutilisation des AINS chez des patients insuffisants rénaux. Chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère ou modérée, la dose initiale doit être réduite. Elle doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes, et la fonction rénale doit être surveillée. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).
Insuffisance hépatique
Bien quaucune différence nait été observée en termes de profil pharmacocinétique, il convient dêtre prudent avec lutilisation des AINS dans cette population. Les patients atteints dinsuffisance hépatique légère ou modérée doivent débuter le traitement à des doses réduites. La dose doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible, et les patients doivent être étroitement surveillés. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
Population pédiatrique
Ce médicament ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents. Lutilisation dIBUPROFENE B. BRAUN na pas été étudiée chez les enfants et les adolescents. Par conséquent, la sécurité et lefficacité nont pas été établies.
Mode dadministration
Voie intraveineuse. IBUPROFENE B. BRAUN doit être uniquement administré par un professionnel de santé qualifié dans un environnement où le matériel approprié est disponible (pendant le traitement).
La solution doit être administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes.
· Au-delà de 24 semaines daménorrhée (5 mois de grossesse révolus) (voir rubrique 4.6) ;
· Hypersensibilité à la substance active, à dautres AINS ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· Antécédents de bronchospasme, dasthme, de rhinite, dangio-dème ou durticaire associés à la prise dacide acétylsalicylique (aspirine) ou dautres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
· Affections impliquant une hémorragie active ou une tendance accrue à présenter des hémorragies, notamment thrombopénie ;
· Présence ou antécédents dulcère gastroduodénal ou dhémorragie récurrents (au moins deux épisodes distincts dulcération ou dhémorragie objectivés) ;
· Antécédents dhémorragie ou de perforation gastro-intestinale associés à un traitement antérieur par AINS ;
· Hémorragie cérébrovasculaire ou autre hémorragie active ;
· Insuffisance rénale sévère ;
· Insuffisance hépatique sévère ;
· Insuffisance cardiaque sévère (de classe NYHA IV) ;
· Déshydratation sévère (secondaire à des vomissements, une diarrhée ou une prise insuffisante de liquide) ;
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lassociation d'IBUPROFENE B. BRAUN et d'AINS, y compris des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2 (coxib), doit être évitée.
La fréquence des réactions indésirables aux AINS est plus élevée chez les patients âgés, en particulier les hémorragies et perforations gastro-intestinales qui peuvent être fatales (voir rubrique 4.8).
Risques gastro-intestinaux :
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales ont été rapportées avec tous les AINS, avec ou sans signes dalertes ou antécédents d'événements gastro-intestinaux graves.
Le risque d'hémorragie, d'ulcération ou de perforation gastro-intestinales augmente avec la dose d'AINS utilisée chez les patients présentant des antécédents d'ulcère, en particulier en cas de complications telles qu'une hémorragie ou une perforation (voir rubrique 4.3), ainsi que chez les patients âgés. Ces patients doivent débuter le traitement avec la dose la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par ex. misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être envisagé chez ces patients, et également chez les patients nécessitant la prise d'une faible dose d'acide acétylsalicylique (aspirine) ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, particulièrement les patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout des saignements gastro-intestinaux), en particulier au début du traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d'augmenter le risque d'ulcération ou d'hémorragie, comme les corticoïdes oraux, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires tels que l'acide acétylsalicylique (aspirine) (voir rubrique 4.5).
En cas de survenue d'une hémorragie ou ulcération gastro-intestinales chez des patients traités par IBUPROFENE B. BRAUN, le traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.3).
Les AINS doivent être administrés avec prudence et étroite surveillance chez les patients présentant des antécédents de maladie gastro-intestinale (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) en raison du risque d'aggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires :
Les études cliniques suggèrent que l'utilisation d'ibuprofène, en particulier à une dose élevée (2 400 mg/jour) peut être associée à un risque légèrement accru d'événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). De façon générale, les études épidémiologiques ne suggèrent pas que les faibles doses d'ibuprofène (par ex. ≤1 200 mg/jour) sont associées à un risque accru d'événements thrombotiques artériels.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive (NYHA II-III), une cardiopathie ischémique établie, une artériopathie périphérique et/ou une maladie cérébrovasculaire ne doivent être traités par ibuprofène qu'après un examen approfondi et les doses élevées (2 400 mg/jour) doivent être évitées.
Un examen approfondi est également requis avant l'instauration d'un traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risque d'événements cardiovasculaires (par ex. hypertension, hyperlipidémie, diabètes, tabagisme), en particulier si des doses élevées d'ibuprofène (2 400 mg/jour) sont nécessaires.
Réactions cutanées graves :
Des réactions cutanées graves, dont certaines dévolution fatale, notamment les dermatites exfoliatives, le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été rapportés dans de très rares cas en association avec l'utilisation d'AINS (voir rubrique 4.8). Lincidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement : dans la plupart des cas, ces réactions apparaissent pendant le premier mois de traitement. Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en lien avec des médicaments contenant de libuprofène. Le traitement par Ibuprofène doit être arrêté dès la première apparition de signes et symptômes de réactions cutanées graves telles que des éruptions cutanées, lésions des muqueuses ou de tout autre signe d'hypersensibilité.
Insuffisance rénale ou hépatique :
Libuprofène doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des antécédents de maladie rénale ou hépatique, particulièrement en cas de traitement simultané par des diurétiques, linhibition des prostaglandines pouvant entraîner une rétention hydrique et une altération de la fonction rénale. Chez ces patients, l'ibuprofène doit être administré à la plus faible dose possible et la fonction rénale doit être régulièrement contrôlée.
En cas de déshydratation, une prise de liquide suffisante doit être assurée. Il convient d'être particulièrement prudent chez les patients déshydratés, par exemple en raison d'une diarrhée, car la déshydratation pourrait déclencher la survenue d'une insuffisance rénale.
L'utilisation régulière d'analgésiques, surtout en cas d'association de diverses substances analgésiques, peut entraîner une atteinte rénale s'accompagnant d'un risque d'insuffisance rénale (néphropathie des analgésiques). Ce risque est plus élevé chez les patients âgés et les patients présentant une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque ou une altération de la fonction hépatique, ainsi que chez les patients sous diurétiques ou inhibiteurs de lenzyme de conversion. Suite à l'arrêt du traitement par AINS, le patient retrouve généralement son état de santé antérieur.
Comme avec les autres AINS, libuprofène peut entraîner des augmentations légères et transitoires de certains paramètres de la fonction hépatique, ainsi que des augmentations significatives des transaminases. En cas d'augmentation significative de ces paramètres, le traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.3).
Réactions anaphylactoïdes
Selon les bonnes pratiques de perfusion intraveineuse, une surveillance étroite du patient est recommandée, en particulier au début de la perfusion afin de détecter toute réaction anaphylactique causée par la substance active ou les excipients.
Des réactions d'hypersensibilité aiguë sévère (par ex. choc anaphylactique) sont observées dans de très rares cas. Le traitement par IBUPROFENE B. BRAUN doit être arrêté dès les premiers signes d'une réaction d'hypersensibilité suivant son administration, et un traitement symptomatique doit être instauré. En fonction des symptômes, les mesures médicales requises doivent être instaurées par des spécialistes.
Affections respiratoires :
Il convient d'être prudent en cas d'administration de ce médicament à des patients présentant ou ayant déjà présenté un asthme bronchique, une rhinite chronique ou des maladies allergiques, dans la mesure où les AINS se sont avérés responsables de bronchospasme, durticaire ou dangio-dème chez ces patients.
Effets hématologiques :
L'ibuprofène peut temporairement inhiber la fonction plaquettaire (agrégation des plaquettes sanguines), augmentant ainsi le temps de saignement et le risque d'hémorragie.
L'ibuprofène doit uniquement être utilisé avec des précautions particulières chez les patients recevant de laspirine pour inhiber l'agrégation plaquettaire (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Les patients présentant des troubles de la coagulation ou subissant une intervention chirurgicale doivent donc être surveillés. Une surveillance médicale particulière est requise chez les patients en cas d'utilisation immédiatement après une intervention chirurgicale majeure.
Pendant l'administration prolongée d'ibuprofène, un contrôle régulier des valeurs hépatiques, de la fonction rénale et de la numération de la formule sanguine est requis.
Libuprofène ne doit être utilisé qu'après une évaluation stricte du rapport bénéfice/risque chez les patients présentant un trouble congénital du métabolisme de la porphyrine (par ex. porphyrie aiguë intermittente).
En cas d'utilisation d'AINS et de consommation concomitante d'alcool, les effets indésirables liés à la substance active, en particulier ceux qui concernent le tube digestif ou le système nerveux central, peuvent augmenter.
Une attention particulière doit être portée aux patients présentant certaines affections susceptibles de s'aggraver :
· chez les patients présentant des réactions allergiques à d'autres substances, étant donné quils présentent également un risque accru de survenue de réactions d'hypersensibilité lors de l'utilisation de ce médicament ;
· chez les patients présentant un rhume des foins, des polypes nasaux ou des affections respiratoires obstructives chroniques, étant donné qu'ils présentent un risque accru de survenue de réactions allergiques. Ces réactions peuvent se présenter sous la forme de crises d'asthme (asthme associé aux analgésiques), d'dème de Quincke ou d'urticaire.
Méningite aseptique
Quelques cas de méningite aseptique ont été rapportés avec l'utilisation d'ibuprofène chez des patients atteints de lupus érythémateux disséminé (LED). Bien que sa survenue soit plus probable chez les patients atteints de LED et de connectivites associées, elle a également été rapportée chez quelques patients ne présentant pas de maladie chronique sous-jacente. Ceci doit donc être pris en compte lors de l'administration de ce traitement (voir rubrique 4.8).
Effets ophtalmologiques :
Une vision floue ou réduite, un scotome et des modifications de la vision des couleurs ont été rapportés avec l'ibuprofène par voie orale. Si le patient présente de tels symptômes, arrêter le traitement par ibuprofène et adresser le patient pour un examen ophtalmologique comprenant le champ visuel central et un test de vision des couleurs.
Autres :
L'utilisation prolongée d'antalgiques peut entraîner des maux de tête qui ne doivent pas être traités par une augmentation des doses du médicament.
Exceptionnellement, une varicelle peut entraîner des complications infectieuses graves au niveau de la peau et des tissus mous. Il est à ce jour impossible d'exclure le rôle des AINS dans l'aggravation de ces infections. Il est par conséquent conseillé d'éviter l'utilisation d'IBUPROFENE B. BRAUN en cas de varicelle.
Dissimulation des symptômes dune infection sous-jacente :
Ibuprofène peut masquer les symptômes d'une infection, ce qui peut retarder la mise en place dun traitement adéquat et ainsi aggraver lévolution de linfection. Cest ce qui a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire dorigine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. Lorsque ibuprofène est administré pour soulager la fièvre ou la douleur liée à linfection, il est conseillé de surveiller linfection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou sils saggravent.
Interférence avec les tests de laboratoire :
· temps de saignement (peut être prolongé un jour après l'arrêt du traitement) ;
· glycémie (peut diminuer) ;
· clairance de la créatinine (peut diminuer) ;
· hématocrite ou hémoglobine (peut diminuer) ;
· taux sanguins d'azote uréique et taux sérique de créatinine et de potassium (peuvent augmenter);
· tests de la fonction hépatique : augmentation des taux de transaminases.
Mises en garde concernant les excipients :
Ce médicament contient 358 mg de sodium par poche, équivalent à 17,9% de lapport quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium pour un adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Autres AINS, y compris inhibiteurs de la COX-2 et salicylates :
En raison des effets synergiques, l'administration de deux AINS ou plus peut augmenter le risque d'ulcère et d'hémorragie au niveau gastro-intestinal. La co-administration d'ibuprofène avec d'autres AINS doit donc être évitée (voir rubrique 4.4).
L'administration concomitante d'ibuprofène et d'acide acétylsalicylique est généralement déconseillée en raison du risque accru d'effets indésirables.
Les données expérimentales suggèrent que l'ibuprofène inhibe de façon compétitive l'effet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur l'agrégation plaquettaire en cas d'administration concomitante. Bien qu'il existe des incertitudes quant à l'extrapolation de ces données en pratique clinique, la possibilité qu'une utilisation d'ibuprofène régulière, à long terme, puisse réduire leffet cardioprotecteur de l'acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent n'est considéré comme probable dans le cadre d'une utilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 5.1).
Lithium :
La co-administration d'ibuprofène avec des médicaments contenant du lithium peut augmenter le taux sérique du lithium.
Il est nécessaire de contrôler la lithémie.
Glucosides cardiotoniques (digoxine) :
Les AINS peuvent aggraver l'insuffisance cardiaque, réduire le débit de filtration glomérulaire et augmenter les taux plasmatiques de glucosides cardiotoniques. Il est recommandé de surveiller le taux sérique de digoxine.
Phénytoïne :
Les taux plasmatiques de phénytoïne peuvent augmenter lors du traitement par ibuprofène ; le risque de toxicité peut donc augmenter.
Antihypertenseurs (diurétiques, inhibiteurs de lenzyme de conversion, bêtabloquants et antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II) :
Les diurétiques et les inhibiteurs de lenzyme de conversion peuvent augmenter la néphrotoxicité des AINS. Les AINS peuvent réduire l'effet des diurétiques et d'autres antihypertenseurs, y compris les inhibiteurs de lenzyme de conversion et les bêtabloquants. Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale (par ex. patients déshydratés ou patients âgés présentant une altération de la fonction rénale), l'utilisation concomitante d'un inhibiteur de lenzyme de conversion et d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II avec un inhibiteur de la cyclo-oxygénase peut entraîner une détérioration supplémentaire de la fonction rénale, jusqu'à l'insuffisance rénale aiguë. Ce phénomène est habituellement réversible. De telles associations ne doivent donc être utilisées quavec prudence, en particulier chez les patients âgés. Les patients doivent être informés de la nécessité de boire suffisamment de liquide. La fonction rénale doit être mesurée après le début du traitement concomitant, puis périodiquement.
L'administration concomitante d'ibuprofène et dinhibiteurs de lenzyme de conversion peut entraîner une hyperkaliémie.
Diurétiques épargneurs de potassium :
L'utilisation concomitante peut entraîner une hyperkaliémie (il est recommandé de surveiller les taux sériques de potassium).
Captopril :
Les études expérimentales indiquent que l'ibuprofène contrecarre l'effet du captopril, à savoir l'augmentation de l'excrétion du sodium.
Corticoïdes :
Risque accru d'ulcération ou d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
Antiplaquettaires (par ex. clopidogrel et ticlopidine) et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) :
Risque accru d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4). Les AINS ne doivent pas être associés à la ticlopidine en raison du risque deffet additif sur l'inhibition de la fonction plaquettaire.
Méthotrexate :
Les AINS inhibent la sécrétion tubulaire du méthotrexate et certaines interactions métaboliques peuvent survenir et entraîner la diminution de la clairance du méthotrexate. L'administration d'ibuprofène dans les 24 heures précédant ou suivant l'administration de méthotrexate peut entraîner une élévation des concentrations de méthotrexate et une augmentation de son effet toxique. L'utilisation concomitante d'AINS et de fortes doses de méthotrexate doit donc être évitée. De même, le risque potentiel d'interactions dans le cadre dun traitement à faible dose par méthotrexate doit être envisagé, en particulier chez les patients présentant une altération de la fonction rénale. En cas de traitement combiné, la fonction rénale doit être surveillée.
Ciclosporine :
Le risque d'atteinte rénale induite par la ciclosporine augmente en cas d'administration concomitante de certains AINS. On ne peut pas exclure cet effet pour l'association ciclosporine et ibuprofène.
Anticoagulants :
Les AINS peuvent augmenter leffet des anticoagulants tels que la warfarine (voir rubrique 4.4). En cas de traitement simultané, la surveillance de la coagulation est recommandée.
Sulfamides hypoglycémiants :
Les AINS peuvent augmenter l'effet hypoglycémique des sulfamides hypoglycémiants. En cas de traitement simultané, la surveillance de la glycémie est recommandée.
Tacrolimus :
Risque accru de néphrotoxicité.
Zidovudine :
Certains éléments indiquent un risque accru dhémarthroses et d'hématomes chez les hémophiles VIH-positifs recevant un traitement concomitant par zidovudine et ibuprofène. Il peut y avoir un risque accru dhématotoxicité pendant l'utilisation de zidovudine et d'AINS..
Probénécide et sulfinpyrazone :
Les médicaments contenant du probénécide ou de la sulfinpyrazone peuvent retarder l'excrétion de l'ibuprofène.
Quinolones :
Les données chez l'animal indiquent que les AINS peuvent augmenter le risque de convulsions associé aux quinolones. Les patients sous AINS et quinolones peuvent présenter un risque accru de développer des convulsions.
Inhibiteurs du CYP2C9 :
L'administration concomitante d'ibuprofène et d'inhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter l'exposition à l'ibuprofène (substrat du CYP2C9). Une étude sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9) a montré une augmentation d'environ 80 à 100 % de l'exposition à l'ibuprofène S(+). Une diminution de la dose d'ibuprofène doit être envisagée en cas d'administration concomitante avec des inhibiteurs puissants du CYP2C9, en particulier en cas d'administration d'ibuprofène à haute dose avec du voriconazole ou du fluconazole.
Mifépristone :
Les AINS, utilisés dans les 8 à 12 jours suivant ladministration de mifépristone, peuvent réduire leffet de la mifépristone.
Alcool :
Lutilisation dibuprofène chez les patients dont la consommation dalcool est chronique (14 à 20 verres/semaine ou plus) doit être évitée en raison du risque accru deffets indésirables gastro-intestinaux significatifs, notamment des saignements.
Aminosides :
Les AINS peuvent diminuer lexcrétion des aminosides et augmenter leur toxicité.
Produits à base de plantes :
Le Ginkgo biloba peut potentialiser le risque de saignement associé aux AINS.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Linhibition de la synthèse des prostaglandines pourrait affecter négativement la grossesse et/ou le développement embryonnaire/ftal. Les données des études épidémiologiques suggèrent un risque accru de fausse-couche, ainsi que de malformation cardiaque et de laparoschisis après lutilisation dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire était augmenté de moins de 1 % pour atteindre environ 1,5 %. On pense que le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.
Chez lanimal, il a été démontré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines engendre une augmentation de la perte ftale pré- et post-implantation et de la mortalité embryo-foetale. En outre, une incidence accrue de diverses malformations, notamment cardiovasculaires, a été décrite chez des animaux traités pas un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la période dorganogenèse (voir rubrique 5.3).
Durant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, libuprofène ne doit être administré quen cas dabsolue nécessité. Lors dutilisation dibuprofène chez une femme qui tente de concevoir un enfant ou au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être la plus faible possible et la durée de traitement aussi courte que possible.
Au cours du troisième trimestre de la grossesse, il sagit dune toxicité de classe de tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines qui peut exposer le ftus à :
· une toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématuré du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;
· un dysfonctionnement rénal pouvant évoluer vers une insuffisance rénale avec oligoamnios ;
A la fin de la grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent être exposés à :
· un risque d'allongement du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire susceptible de se manifester même aux doses très faibles ;
· une inhibition des contractions utérines se traduisant par un retard ou une prolongation du travail.
Par conséquent, libuprofène est contre-indiqué au cours du 3ème trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.3).
De faibles concentrations dibuprofène et de ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Aucun effet nocif nayant à ce jour été observé chez le nourrisson, le traitement à court terme avec des doses plus faibles ne nécessite généralement pas dinterrompre lallaitement. Il est toutefois recommandé dinterrompre lallaitement en cas dutilisation de doses supérieures à 1 200 mg par jour ou en cas dutilisation sur des périodes plus longues, en raison du potentiel dinhibition de la synthèse des prostaglandines chez le nouveau-né.
Fertilité
Certaines données suggèrent que les médicaments inhibant la synthèse des cyclo-oxygénases/prostaglandines peuvent entraîner une altération de la fertilité féminine en raison dun effet sur l'ovulation. Cet effet est réversible à larrêt du traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les fréquences suivantes sont utilisées pour l'évaluation des effets indésirables :
Très fréquent : ≥1/10
Fréquent : ≥1/100, <1/10
Peu fréquent : ≥1/1 000, <1/100
Rare : ≥1/10 000, <1/1 000
Très rare : <1/10 000
Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères gastroduodénaux et des perforations ou des hémorragies gastro-intestinales parfois fatales peuvent survenir, en particulier chez les patients âgés (voir rubrique 4.4). Des cas de nausées, de vomissements, de diarrhée, de flatulences, de constipation, de dyspepsie, de douleurs abdominales, de méléna, dhématémèse, de stomatite ulcéreuse, daggravation d'une colite et d'une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés suite à l'administration. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées. Le risque de saignement gastro-intestinal est particulièrement dépendant de la dose et de la durée d'utilisation.
Dans de très rares cas, des réactions d'hypersensibilité sévères ont été rapportées (y compris réactions au site de perfusion, choc anaphylactique), ainsi que des effets indésirables cutanés graves tels que des réactions bulleuses, notamment un syndrome de Stevens-Johnson et une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), un érythème polymorphe et une alopécie.
Une aggravation dinflammations liées à une infection (par ex. développement d'une fasciite nécrosante) coïncidant avec l'utilisation dAINS a été décrite. Il est possible que cet effet soit associé au mécanisme d'action des AINS.
Une photosensibilité, une vascularite allergique et, dans des cas exceptionnels, des infections cutanées sévères et des complications des tissus mous peuvent survenir au cours d'une infection par le virus de la varicelle (voir rubrique 4.4).
Des cas ddème, dhypertension et dinsuffisance cardiaque ont été rapportés en association avec le traitement par AINS.
Les études cliniques suggèrent que l'utilisation d'ibuprofène, en particulier à une dose élevée (2 400 mg/jour) peut être associée à un risque légèrement accru d'événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
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Infections et infestations |
Très rare |
Une aggravation dinflammations liées à une infection (par ex. développement d'une fasciite nécrosante) coïncidant avec l'utilisation dAINS a été décrite. Il est possible que cet effet soit associé au mécanisme d'action des AINS. |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très rare |
Troubles hématopoïétiques (anémie, agranulocytose, leucopénie, thrombopénie et pancytopénie). Les premiers symptômes sont les suivants : fièvre, mal de gorge, plaies buccales superficielles, symptômes pseudo-grippaux, fatigue sévère, épistaxis et saignement cutané. |
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Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
Réactions d'hypersensibilité avec éruptions cutanées et démangeaisons, ainsi que crises d'asthme (éventuellement accompagnées d'une chute de la tension artérielle) |
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Très rare |
Lupus érythémateux disséminé, réactions d'hypersensibilité sévères, dème du visage, gonflement de la langue, gonflement de l'intérieur du larynx avec constriction des voies respiratoires, difficulté à respirer, palpitations, hypotension et choc menaçant le pronostic vital. |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Anxiété, agitation. |
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Rare |
Réactions psychotiques, nervosité, irritabilité, confusion ou désorientation et dépression. |
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Affections du système nerveux |
Très fréquent |
Fatigue ou insomnie, céphalées, étourdissements. |
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Peu fréquent |
Insomnie, agitation, irritabilité ou fatigue |
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Très rare |
Méningite aseptique (raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou confusion). Les patients présentant des affections auto-immunes (LED, connectivite mixte) semblent prédisposés. |
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Affections oculaires |
Peu fréquent |
Troubles visuels. |
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Rare |
Amblyopie toxique réversible. |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Fréquent |
Vertiges. |
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Peu fréquent |
Acouphène. |
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Rare |
Troubles de l'audition. |
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Affections cardiaques |
Très rare |
Palpitations, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde. |
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Affections vasculaires |
Très rare |
Hypertension artérielle. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Très rare |
Asthme, bronchospasme, dyspnée et respiration sifflante. |
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Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Pyrosis, douleurs abdominales, nausées, vomissements, flatulences, diarrhée, constipation et légers saignements gastro-intestinaux pouvant causer une anémie dans des cas exceptionnels. |
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Fréquent |
Ulcères gastro-intestinaux, s'accompagnant potentiellement d'un saignement et d'une perforation. Stomatite ulcéreuse, aggravation d'une colite et d'une maladie de Crohn. |
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Peu fréquent |
Gastrite. |
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Rare |
Sténose sophagienne, aggravation d'une maladie diverticulaire, colite hémorragique non spécifique. Les saignements gastro-intestinaux peuvent entraîner une anémie et une hématémèse. |
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Très rare |
sophagite, pancréatite, formation dune sténose intestinale de type diaphragme. |
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Affections hépatobiliaires |
Rare |
Ictère, dysfonctionnement hépatique, lésion hépatique, en particulier dans le cadre d'un traitement à long terme, hépatite aiguë. |
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Fréquence indéterminée |
Insuffisance hépatique. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent |
Éruption cutanée. |
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Peu fréquent |
Urticaire, prurit, purpura (y compris purpura allergique), éruption cutanée. |
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Très rare |
Réactions bulleuses, notamment syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), érythème polymorphe, alopécie. Réactions de photosensibilité et vascularite allergique. Dans des cas exceptionnels, infections cutanées sévères et complications des tissus mous au cours d'une infection par le virus de la varicelle (voir également « Infections et infestations »). |
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Fréquence indéterminée |
Réaction dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes multi-systémique (DRESS syndrome) Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Rare |
Raideur de la nuque. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Peu fréquent |
Diminution de l'excrétion urinaire et formation ddèmes, en particulier chez les patients présentant une hypertension artérielle ou une insuffisance rénale, syndrome néphrotique, néphrite interstitielle éventuellement accompagnée d'une insuffisance rénale aiguë. |
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Rare |
Lésions du tissu rénal (nécrose papillaire), en particulier dans le cadre d'un traitement à long terme, augmentation des taux d'acide urique dans le sang. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent |
Douleur et sensation de brûlure au site d'administration. |
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Fréquence indéterminée |
Réactions au site d'injection, notamment gonflement, hématome ou saignement. |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Les troubles du système nerveux central comprennent céphalées, confusion, nystagmus, acouphènes, vertiges, étourdissements, perte de connaissance, convulsions (principalement chez les enfants) et ataxie. Les symptômes dun surdosage peuvent également inclure des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements. Une hémorragie gastro-intestinale, ainsi que des troubles du fonctionnement du foie et des reins, sont également possibles. Il peut également y avoir une hypotension, une hyperkaliémie, une hypothermie, une dépression respiratoire et une cyanose.
Lors dune grave intoxication, une acidose métabolique peut se produire.
Traitement
Le traitement est symptomatique et il n'existe aucun antidote spécifique.
Les possibilités thérapeutiques pour le traitement d'une intoxication dépendent de l'étendue, du niveau et des symptômes cliniques, conformément aux pratiques habituelles des soins intensifs.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Libuprofène est un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien dont l'efficacité a été démontrée dans les modèles animaux conventionnels expérimentaux dinflammation ; elle est probablement due à l'inhibition de la synthèse des prostaglandines. Chez l'homme, libuprofène a un effet antipyrétique. Il réduit également la douleur associée à linflammation et ldème. De plus, libuprofène inhibe de façon réversible l'agrégation plaquettaire induite par l'ADP (adénosine diphosphate) et le collagène.
Les données expérimentales suggèrent que l'ibuprofène inhibe de façon compétitive l'effet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur l'agrégation plaquettaire en cas d'administration concomitante. Quelques études pharmacodynamiques montrent qu'en cas de prise de doses uniques d'ibuprofène 400 mg dans les 8 heures précédant ou dans les 30 minutes suivant l'administration d'acide acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg), une diminution de l'effet de l'acide acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou sur l'agrégation plaquettaire se produit. Bien qu'il existe des incertitudes quant à l'extrapolation de ces données en pratique clinique, la possibilité qu'une utilisation d'ibuprofène régulière, à long terme, puisse réduire leffet cardioprotecteur de l'acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent n'est considéré comme probable dans le cadre d'une utilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 4.5).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La solution étant administrée par voie intraveineuse, il n'y a pas de processus d'absorption et la biodisponibilité de libuprofène est de 100%.
Chez l'homme, après une administration d'ibuprofène par voie intraveineuse, la concentration sérique maximale (Cmax) de lénantiomère S (actif) et de lénantiomère R est atteinte en 40 minutes environ, avec une perfusion de 30 minutes.
Distribution
Le volume de distribution estimé est compris entre 0,11 et 0,21 l/kg.
L'ibuprofène est fortement lié aux protéines plasmatiques, en particulier l'albumine.
Biotransformation
L'ibuprofène est métabolisé dans le foie en deux métabolites inactifs qui, avec l'ibuprofène non métabolisé, sont excrétés par le rein, soit sous forme inchangée soit sous forme de conjugués.
Après une administration par voie orale, libuprofène est partiellement absorbé dans lestomac puis en totalité dans lintestin grêle. Après la métabolisation hépatique (hydroxylation, carboxylation), les métabolites pharmacologiquement inactifs sont totalement éliminés, principalement par voie rénale (90 %), mais également avec la bile.
Élimination
L'excrétion par voie rénale est rapide et totale. La demi-vie délimination est de 2 heures environ.
Linéarité/non-linéarité
Libuprofène présente une linéarité au niveau de l'aire sous la courbe concentration plasmatique-temps après une administration unique d'ibuprofène (dose comprise entre 200 et 800 mg).
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Il existe une corrélation entre les taux plasmatiques d'ibuprofène, ses propriétés pharmacodynamiques et son profil de sécurité global. Après une administration par voie intraveineuse et orale, la pharmacocinétique de l'ibuprofène est stéréosélective.
Le mécanisme d'action et la pharmacologie de l'ibuprofène par voie intraveineuse sont similaires à ceux de l'ibuprofène par voie orale.
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère, une augmentation du taux dibuprofène (S) non lié, des valeurs dASC plus élevées pour libuprofène (S) et une augmentation des ratios dASC pour les énantiomères (S/R) ont été rapportées par rapport aux témoins sains.
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale au stade terminal et dialysés, la fraction libre moyenne d'ibuprofène était d'environ 3 %, contre environ 1 % chez les volontaires sains. Une altération sévère de la fonction rénale peut entraîner une accumulation des métabolites de l'ibuprofène. Le degré de significativité de cet effet est inconnu. Les métabolites peuvent être éliminés par hémodialyse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Insuffisance hépatique
Chez les patients cirrhotiques atteints d'une insuffisance hépatique modérée (score de Child Pugh compris entre 6 et 10) et traités par ibuprofène racémique, une demi-vie en moyenne deux fois plus longue a été observée et le ratio dASC pour les énantiomères (S/R) était significativement inférieur par rapport aux témoins sains, suggérant une altération de l'inversion métabolique de libuprofène (R) en énantiomère (S) actif (voir rubriques 4.3 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
L'ibuprofène a entraîné une inhibition de l'ovulation chez le lapin et une altération de l'implantation chez diverses espèces animales (lapins, rats, souris). Les études expérimentales réalisées chez le rat et le lapin ont montré que l'ibuprofène traverse la barrière placentaire. Après l'administration de doses toxiques pour la mère, une incidence accrue de malformations (communication interventriculaire) a été observée chez la progéniture des rats.
3 ans
D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après ouverture.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
100 ml en poche ECOFLAC (PolyEthylène Basse Densité) en boîtes de 10 et de 20 poches.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ce médicament doit être administré sous la forme d'une dose unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée. Avant l'administration, la solution doit être examinée visuellement afin de vérifier qu'elle est limpide et incolore à jaune pâle. En cas de présence de particules, la solution ne doit pas être utilisée.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
CARL-BRAUN-STRASSE 1
34212 MELSUNGEN
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 560 5 8 : Poche ECOFLAC (PEBD) de 100 mL. Boîte de 10 poches
· 34009 550 560 6 5 : Poche ECOFLAC (PEBD) de 100 mL. Boîte de 20 poches
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ADVIL 200 mg, comprimé enrobé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CAPTOPRIL ARROW 25 mg, comprimé quadrisécable
- TICLID 250 mg, comprimé pelliculé
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- RETROVIR 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- BEAGYNE 150 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.