ASTERLUNA CONTINU 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé pelliculé
CIS 61273686
Informations à jour au 4 décembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 04/12/2020
ASTERLUNA CONTINU 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Comprimés roses (comprimés actifs) :
Ethinylestradiol.................................................................................................... 20 microgrammes
Pour un comprimé pelliculé
Excipients à effet notoire : Chaque comprimé contient 89,38 mg de lactose anhydre.
Laque aluminique rouge Allura AC (E129) et lécithine de soja sont présents dans le pelliculage.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés blancs (comprimés placebo) :
Le comprimé ne contient pas de substances actives.
Excipient à effet notoire : Chaque comprimé contient 89,50 mg de lactose anhydre.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Les comprimés actifs sont roses et ronds, avec un diamètre denviron 5,7 mm.
Les comprimés placebo sont blancs et ronds, avec un diamètre denviron 5,7 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
· Contraception orale.
La décision de prescrire ASTERLUNA CONTINU doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à ASTERLUNA CONTINU en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : voie orale.
Posologie
Comment prendre ASTERLUNA CONTINU
Les comprimés doivent être pris chaque jour à peu près à la même heure, si nécessaire avec un peu de liquide, dans lordre indiqué sur la plaquette. La prise des comprimés est continue. Un comprimé est à prendre par jour pendant 28 jours daffilée. Chaque nouvelle plaquette est commencée le jour après le dernier comprimé de la plaquette précédente. Lhémorragie de privation survient habituellement les jours 2-3 après avoir commencé les comprimés placebo et peut ne pas être terminée avant que la plaquette suivante soit commencée.
Mode dadministration
Comment débuter ASTERLUNA CONTINU
· Pas de prise antérieure dune contraception hormonale (au cours du mois précédent) :
La prise des comprimés doit commencer le jour 1 du cycle naturel de la femme (c'est-à-dire le premier jour de ses règles).
On peut commencer entre les jours 2-5, mais dans ce cas une méthode barrière supplémentaire est recommandée pendant les 7 premiers jours du premier cycle.
· En relais dune contraception hormonale combinée (contraceptif oral combiné (COC), anneau vaginal ou dispositif transdermique) :
La femme doit commencer ASTERLUNA CONTINU de préférence le jour après le dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de son COC précédent, mais au plus tard le jour suivant lintervalle sans comprimés habituel ou lintervalle des comprimés placebo de son COC précédent. Dans le cas où un anneau vaginal ou un dispositif transdermique a été utilisé, la femme devra commencer à prendre ASTERLUNA CONTINU de préférence le jour du retrait, mais au plus tard le jour où la pose suivante est prévue.
· En relais dune contraception par un progestatif seul (contraceptif oral, forme injectable ou implant contenant un progestatif seul) ou dun système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif :
La femme peut changer pour ASTERLUNA CONTINU nimporte quel jour de la pilule progestative seule (d'un implant ou dun SIU le jour de son retrait, d'un produit injectable quand l'injection suivante est prévue), mais doit dans tous ces cas être conseillée dutiliser une méthode barrière supplémentaire pendant les 7 premiers jours de prise de comprimés.
· Après un avortement au cours du premier trimestre :
La femme peut commencer immédiatement. Ce faisant, elle na pas besoin de prendre de mesures contraceptives supplémentaires.
· Après un accouchement ou un avortement au cours du deuxième trimestre :
En cas d'allaitement, voir rubrique 4.6.
Les femmes doivent être informées de commencer au jour 21 à 28 après l'accouchement ou l'avortement du deuxième trimestre. En commençant plus tard, la femme devra être informée d'utiliser une méthode barrière supplémentaire pendant les 7 premiers jours. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, une grossesse devra être exclue avant de commencer le COC ou la femme doit attendre ses premières règles.
Conduite en cas d'oubli de comprimés
Les 7 derniers comprimés de la plaquette sont des comprimés placebo. Ainsi, loubli de la prise de lun de ces comprimés naura pas de conséquence sur leffet dASTERLUNA CONTINU. Toutefois, le comprimé oublié devra être jeté pour éviter de prolonger involontairement la phase de comprimés placebo. Les conseils suivants se réfèrent uniquement aux comprimés actifs oubliés (les 21 premiers comprimés de la plaquette) :
Si la femme a moins de 12 heures de retard dans la prise dun comprimé, la protection contraceptive nest pas réduite. La femme doit prendre le comprimé dès qu'elle sen souvient et prendre les comprimés suivants à lheure habituelle.
Si elle a plus de 12 heures de retard dans la prise dun comprimé, la protection contraceptive peut être réduite. La conduite à tenir pour les comprimés oubliés peut être guidée par les deux règles de base suivantes :
1. La prise des comprimés actifs ne doit jamais être interrompue pendant plus de 7 jours.
2. Linhibition efficace de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien nécessite 7 jours de prise ininterrompue de comprimés.
En conséquence, les conseils suivants peuvent être donnés dans la pratique quotidienne :
· Semaine 1
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle. En plus, une méthode barrière comme un préservatif doit être utilisée pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu pendant les 7 jours précédents, la possibilité dune grossesse doit être considérée. Plus il y a de comprimés oubliés et plus ils sont proches de la phase des comprimés placebo, plus le risque de grossesse est élevé.
· Semaine 2
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle. Pour autant que la femme a pris ses comprimés correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié, il n'est pas nécessaire dutiliser de précautions contraceptives supplémentaires. Toutefois, si elle a oublié plus dun comprimé, il sera conseillé à la femme dutiliser des précautions supplémentaires pendant 7 jours.
· Semaine 3
Le risque de diminution de la fiabilité est imminent en raison de la proximité de la phase des comprimés placebo de 7 jours. Toutefois, en ajustant le schéma de prise des comprimés, une diminution de la protection contraceptive peut encore être prévenue. En suivant lune des deux options suivantes, il nest ainsi pas nécessaire de prendre des précautions contraceptives supplémentaires, à condition que pendant les 7 jours précédant le premier comprimé oublié la femme a pris tous les comprimés correctement. Si ce nest pas le cas, elle doit suivre la première de ces deux options et prendre aussi des précautions supplémentaires pendant les 7 jours suivants.
1. La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle jusquà ce que les comprimés actifs soient pris. Les 7 comprimés placebo de la dernière rangée doivent être jetés. La plaquette suivante doit être commencée tout de suite. Il est peu probable que la femme ait une hémorragie de privation jusquà la fin de la phase des comprimés actifs de la seconde plaquette, mais elle peut présenter des spottings ou hémorragies de rupture pendant les jours de prise des comprimés.
2. La femme devra être informée d'arrêter la prise des comprimés actifs de la plaquette en cours. Elle devra alors prendre les comprimés placebo de la dernière rangée pendant 7 jours, incluant les jours où elle a oublié les comprimés, et ensuite continuer avec la plaquette suivante.
Si la femme a oublié des comprimés et na donc pas dhémorragie de privation lors de la phase des comprimés placebo, la possibilité dune grossesse doit être considérée.
Conseils en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de vomissements ou diarrhée sévère, labsorption des substance actives peut ne pas être complète et des mesures contraceptives supplémentaires sont à prendre.
Si des vomissements ou diarrhée sévère surviennent dans les 3-4 heures après la prise dun comprimé actif, un nouveau (remplacement) comprimé doit être pris dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris dans les 12 heures suivant le moment de prise habituelle si possible. Si plus de 12 heures se sont écoulées, le conseil concernant loubli de comprimés comme donné en rubrique 4.2 « Conduite en cas d'oubli de comprimés » est applicable. Si la femme ne souhaite pas modifier son calendrier habituel de prise de comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) dune autre plaquette.
Comment changer le jour de début des règles ou reporter une hémorragie de privation
Pour retarder une hémorragie de privation, la femme doit continuer avec une autre plaquette dASTERLUNA CONTINU sans prendre les comprimés placebo de sa plaquette en cours. La prolongation peut être poursuivie aussi longtemps que souhaité jusquà la fin des comprimés actifs de la seconde plaquette. Durant cette prolongation la femme peut avoir une hémorragie de rupture ou des spottings. La prise habituelle dASTERLUNA CONTINU est ensuite réinstaurée après la phase des comprimés placebo.
Si la femme veut changer le jour de début de son hémorragie de privation à un autre jour de la semaine, on peut lui conseiller de réduire la prochaine phase des comprimés placebo dautant de jours qu'elle le souhaite. Plus l'intervalle est court, plus le risque est élevé quelle nait pas d'hémorragie de privation mais une hémorragie de rupture ou des spottings pendant la plaquette suivante (tout comme pour retarder lhémorragie de privation).
· Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
o Thrombo-embolie veineuse - présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP])
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle quune résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4)
o Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4)
· Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
o Thrombo-embolie artérielle - présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine)
o Affection cérébrovasculaire - présence ou antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC), ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT)]
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique)
o Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux
o Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou dun facteur de risque sévère, tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires
§ hypertension artérielle sévère
§ dyslipoprotéinémie sévère
· Présence ou antécédents de pancréatite associée à une sévère hypertriglycéridémie
· Présence ou antécédents daffection hépatique sévère tant que les valeurs de la fonction hépatique ne sont pas revenues à la normale
· Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes)
· Présence ou suspicion daffections malignes dépendant de stéroïdes sexuels (par exemple des organes génitaux ou des seins)
· Hémorragie vaginale non diagnostiquée
· Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
ASTERLUNA CONTINU est contre-indiqué lors de lutilisation concomitante de médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir, dasabuvir, glecaprevir/ pibrentasvir et sofosbuvir/ velpatasvir/ voxilaprevir (voir rubrique 4.4 et rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Si la patiente présente lun des troubles ou lun des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par ASTERLUNA CONTINU doit être discutée avec elle.
En cas daggravation ou de survenue de lun de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité dinterrompre lutilisation dASTERLUNA CONTINU doit être discutée entre le médecin et la patiente.
Troubles circulatoires
La présence d'un facteur de risque grave ou de multiples facteurs de risque de maladie veineuse ou artérielle, respectivement, peut également constituer une contre-indication. La possibilité d'une thérapie anticoagulante devrait également être prise en compte. Les utilisatrices de COC devraient être spécifiquement désignés pour contacter leur médecin en cas de symptômes possibles de thrombose. En cas de thrombose suspectée ou avérée, l'utilisation de COC devra être arrêtée. Une contraception alternative adéquate doit être initiée en raison de la tératogénicité du traitement anticoagulant (coumarines).
Le risque accru de thromboembolie en période puerpérale est à considérer (voir rubrique 4.6 Fertilité, grossesse et allaitement).
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. La décision dutiliser ASTERLUNA CONTINU doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de sassurer quelle comprend le risque de TEV associé à ASTERLUNA CONTINU, linfluence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année dutilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise dun CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui nutilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période dun an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque quelle présente (voir ci-dessous).
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV sur une période dun an.
Ce nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2% des cas.

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De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans dautres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
ASTERLUNA CONTINU est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte si dautres facteurs de risque sont présents. |
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Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur Remarque : limmobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque |
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation du dispositif transdermique/de la pilule/de lanneau (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin déviter une grossesse non désirée. Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si ASTERLUNA CONTINU na pas été interrompu à lavance. |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Autres affections médicales associées à la TEV |
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose. |
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Age |
En particulier au-delà de 35 ans. |
Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.
Laugmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
· gonflement unilatéral dune jambe et/ou dun pied, ou le long dune veine de la jambe ;
· douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche ;
· sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de lembolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
· apparition soudaine et inexpliquée dun essoufflement ou dune accélération de la respiration ;
· toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
· douleur thoracique aiguë ;
· étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévènements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires p. ex.).
Les autres signes dune occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée dune extrémité.
Si l'occlusion se produit dans lil, les symptômes peuvent débuter sous la forme dune vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thromboembolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou daccident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les évènements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). ASTERLUNA CONTINU est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement - dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Age |
En particulier au-delà de 35 ans. |
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Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer dutiliser une méthode de contraception différente. |
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Hypertension artérielle |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Migraine |
Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation dun CHC (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat du CHC. |
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Autres affections médicales associées à des évènements indésirables vasculaires |
Diabète sucré, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé. |
Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes dun accident vasculaire cérébral peuvent inclure :
· apparition soudaine dun engourdissement ou dune faiblesse du visage, dun bras ou dune jambe, en particulier dun côté du corps,
· apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, dune perte déquilibre ou de coordination,
· apparition soudaine dune confusion, de difficultés à parler ou à comprendre,
· apparition soudaine de difficultés à voir dun il ou des deux yeux,
· céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue,
· perte de conscience ou évanouissement, avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent quil sagit dun accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de linfarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
· douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation doppression ou dencombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum
· sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, lestomac
· sensation dencombrement, dindigestion ou de suffocation
· transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses
· faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes,
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Tumeurs
Un risque élevé de cancer du col de lutérus chez les utilisatrices au long terme de COC a été rapporté dans certaines études épidémiologiques, mais il subsiste une controverse sur la mesure dans laquelle cette observation est attribuable aux effets confondants du comportement sexuel et à dautres facteurs comme le virus du papillome humain (VPH).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré quil y a une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) davoir un cancer du sein diagnostiqué chez les femmes utilisant actuellement des COC. Ce risque accru diminue progressivement au cours des 10 années suivant larrêt de lutilisation du COC. Parce que le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre excessif de diagnostics de cancer du sein chez les utilisatrices de COC actuelles et récentes est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Ces études ne fournissent pas de preuve de causalité.
La tendance observée dun risque accru peut être due à un diagnostic plus précoce de cancer du sein chez les utilisatrices de COC, aux effets biologiques des COC ou à une combinaison des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices tendent à être moins avancés cliniquement que les cancers diagnostiqués chez les non-utilisatrices.
Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes et encore plus rarement, des tumeurs hépatiques malignes ont été rapportées chez des utilisatrices de COC. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont entraîné des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital. Une tumeur hépatique doit être envisagée dans le diagnostic différentiel en cas de sévère douleur épigastrique, d'hépatomégalie ou de signes d'une hémorragie intra-abdominale chez des femmes prenant des COC.
Autres maladies
Les femmes présentant une hypertriglycéridémie ou des antécédents familiaux peuvent présenter un risque accru de pancréatite lorsquelles utilisent des COC.
Même si de légères augmentations de la tension artérielle ont été rapportées chez de nombreuses femmes prenant des COC, les élévations cliniquement significatives sont rares. Seulement dans ces rares cas, un arrêt immédiat de lutilisation de COC est justifié. Si, pendant lutilisation dun COC avec une hypertension préexistante, les valeurs constamment élevées ou une augmentation significative de la tension artérielle nont pas répondu de manière adéquate au traitement antihypertenseur, le COC doit être arrêté. Quand jugé approprié, lutilisation du COC peut être réinstaurée si de valeurs tensionnelles normales peuvent être obtenues avec un traitement antihypertenseur.
Les affections suivantes ont été rapportées comme survenant ou se détériorant en cas de grossesse ou d'utilisation de COC, mais la preuve de leur association avec les COC n'est pas concluante : ictère et/ou prurit en relation avec une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, perte de l'audition liée à une otosclérose.
Les strogènes exogènes peuvent induire ou exacerber les symptômes de l'angidème héréditaire et acquis.
Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter larrêt de lutilisation des COC jusquà ce que les marqueurs de la fonction hépatique reviennent à la normale. Une récurrence dictère cholestatique et/ou dun prurit cholestatique qui était survenu précédemment lors dune grossesse ou lors dune utilisation antérieure dhormones sexuelles, nécessitent larrêt des COC.
Bien que les COC puissent exercer un effet sur la résistance périphérique à linsuline et sur la tolérance au glucose, il ny a pas de preuve dun besoin de modifier le schéma thérapeutique chez les diabétiques utilisant des COC faiblement dosés (contenant < 0,05 mg déthinylestradiol). Néanmoins, les femmes diabétiques doivent être étroitement surveillées, particulièrement au début de lutilisation du COC.
Aggravation de dépression endogène, dépilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été rapportés lors de lutilisation dun COC.
Un chloasma peut parfois se produire, en particulier chez les femmes avec des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes avec une prédisposition au chloasma doivent éviter lexposition au soleil et aux rayons ultraviolets quand elles prennent des COC.
Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Ce médicament contient du lactose. Les femmes atteintes de problèmes génétiques rares dintolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Consultation/examen médical
Avant linstauration ou la reprise dun traitement par ASTERLUNA CONTINU, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence dune grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisée, en fonction des contre-indications (voir rubrique 4.3) et mises en garde (voir rubrique 4.4).
Il est important dattirer lattention des femmes sur les informations sur la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à ASTERLUNA CONTINU comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
La femme doit être informée de lire attentivement la notice et de suivre les conseils donnés. Fréquence et nature des examens doivent être définies sur la base des lignes directrices de pratique établies et être adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre linfection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Augmentations de lALAT
Au cours des études cliniques menées sur des patientes traitées pour des infections à virus de l'hépatite C (VHC) avec des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, des augmentations de la transaminase (ALAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure normale sont survenues plus fréquemment chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol, comme les contraceptifs hormonaux combinés (CHC). Des élévations des taux d'ALAT ont également été observées avec des médicaments antiviraux contre le VHC contenant du glécaprévir / pibrentasvir et du sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprévir (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Réduction de lefficacité
Lefficacité contraceptive des COC peut être réduite en cas par exemple de comprimés actifs oubliés (voir rubrique 4.2), de troubles gastro-intestinaux lors de la prise de comprimés actifs (voir rubrique 4.2) ou de médication concomitante (voir rubrique 4.5).
Diminution du contrôle du cycle
Avec tous les COC, des saignements irréguliers (spottings ou hémorragie de rupture) peuvent survenir, spécialement lors des premiers mois dutilisation. Ainsi, l'évaluation de tout saignement irrégulier n'est significative qu'après un intervalle d'adaptation d'environ trois cycles.
Si les saignements irréguliers persistent ou surviennent après des cycles précédent réguliers, des causes non hormonales doivent être considérées et des mesures diagnostiques adéquate sont indiquées pour exclure une tumeur ou dune grossesse. Cela pouvant inclure un curetage.
Chez certaines femmes, lhémorragie de privation peut ne pas survenir pendant la phase des comprimés placebo. Si le COC a été pris selon les instructions décrites en rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Toutefois, si le COC na pas été pris selon ces instructions avant la première absence de lhémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation sont manquantes, une grossesse doit être exclue avant de continuer lutilisation du COC.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Remarque : Les informations sur la prescription de médicaments concomitants doivent être consultées pour identifier les interactions potentielles.
Effets dautres médicaments sur ASTERLUNA CONTINU
Des interactions peuvent survenir avec les médicaments inducteurs des enzymes microsomales, pouvant induire une augmentation de lélimination des hormones sexuelles et conduire à des hémorragies de rupture et/ou à un échec de la contraception.
Prise en charge
Linduction enzymatique peut déjà sobserver après quelques jours de traitement. Linduction enzymatique maximale est observée généralement en quelques semaines. Après arrêt du traitement médicamenteux linduction enzymatique peut se maintenir pendant environ 4 semaines.
Traitement à court terme
Les femmes sous traitement par des médicaments inducteurs enzymatiques doivent transitoirement utiliser une méthode barrière ou une autre méthode de contraception en plus du COC. La méthode barrière doit être utilisée pendant toute la durée du traitement concomitant et pendant les 28 jours après son arrêt. Si le traitement médicamenteux se poursuit au-delà de la fin des comprimés actifs de la plaquette de COC, les comprimés placebo sont à jeter et la plaquette suivante est à commencer immédiatement.
Traitement à long terme
Chez les femmes sous traitement à long terme par des substances actives inducteurs enzymatiques, une autre méthode contraceptive non hormonale fiable est recommandée.
Les interactions suivantes ont été rapportées dans la littérature :
Substances augmentant la clairance des COC (diminution de lefficacité des COC par induction enzymatique), par exemple :
Barbituriques, bosentan, carbamazépine, phénytoïne, primidone, rifampicine, et médicaments du VIH ritonavir, névirapine et éfavirenz et potentiellement aussi felbamate, griséofulvine, oxcarbazépine, topiramate et produits contenant le remède à base de plantes millepertuis (Hypericum perforatum).
Substances induisant des effets variables sur la clairance des COC :
Quand co-administrées avec les COC, plusieurs associations dinhibiteurs de la protéase du VIH et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, incluant les associations avec des inhibiteurs du VHC, peuvent augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques en estrogènes ou progestatifs. Leffet net de ces modifications peut savérer cliniquement significatif dans certains cas.
Ainsi, les informations de prescription de médicaments concomitants du VIH/VHC doivent être consultées pour identifier les interactions potentielles et toute recommandations sy rapportant. En cas de doute, une méthode contraceptive barrière supplémentaire doit être utilisée par les femmes sous traitement par un inhibiteur de la protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.
Substances diminuant la clairance des COC (inhibiteurs enzymatiques) :
La pertinence clinique dinteractions potentielles avec les inhibiteurs enzymatiques reste inconnue.
Ladministration concomitante de puissants inhibiteurs du cytochrome CYP3A4 peut augmenter les concentrations plasmatiques de lestrogène ou du progestatif ou des deux.
Des doses dEtoricoxib de 60 à 120 mg/jour ont montré une augmentation des concentrations plasmatiques déthinylestradiol de 1,4 à 1,6 respectivement lorsquelles sont prises concomitamment avec un contraceptif hormonal combiné contenant 0,035 mg déthinylestradiol.
Effets dASTERLUNA CONTINU sur dautres médicaments
Les contraceptifs oraux peuvent influencer le métabolisme de certaines autres substances actives. Par conséquent, les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent ou augmenter (par exemple ciclosporine) ou diminuer (par exemple lamotrigine).
Les données cliniques suggèrent que léthinylestradiol inhibe lélimination des substrats du cytochrome CYP1A2, entraînant une augmentation faible (par exemple théophylline) ou modérée (par exemple tizanidine) de leur concentration sérique.
Interactions pharmacodynamiques
L'utilisation concomitante avec les médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, glecaprevir/ pibrentasvir et sofosbuvir/ velpatasvir/ voxilaprevir peut augmenter le risque d'élévation de l'ALAT (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Par conséquent, les utilisatrices dASTERLUNA CONTINU doivent passer à une méthode alternative de contraception (par exemple, une contraception progestative uniquement ou des méthodes non hormonales) avant de commencer un traitement avec ce schéma thérapeutique. ASTERLUNA CONTINU peut être repris 2 semaines après la fin du traitement avec ce schéma thérapeutique.
Analyses biologiques
Lutilisation de stéroïdes contraceptifs peut influencer les résultats de certains tests biologiques, y compris les paramètres biochimiques de la fonction hépatique, thyroïdienne, surrénale ou rénale, les concentrations plasmatiques de protéines (de transport), par exemple la globuline de liaison aux corticostéroïdes, et les fractions de lipides/lipoprotéines, les paramètres du métabolisme des glucides et les paramètres de coagulation et de fibrinolyse. Les modifications restent généralement comprises dans les valeurs normales.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
ASTERLUNA CONTINU nest pas indiqué pendant la grossesse.
Si une grossesse survient pendant lutilisation dASTERLUNA CONTINU, le traitement doit être arrêté immédiatement.
De nombreuses études épidémiologiques n'ont révélé aucun risque accru de malformations congénitales chez les enfants nés de femmes qui ont pris des COC avant la grossesse, ni un effet tératogène lorsque les COC ont été pris par inadvertance pendant la grossesse.
Laugmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise dASTERLUNA CONTINU (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Lallaitement peut être influencé par les COC car ils peuvent réduire la quantité et modifier la composition du lait maternel. Ainsi lutilisation de COC doit être généralement déconseillée jusquà ce que la mère allaitante a entièrement sevré son enfant. De faibles quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent séliminer dans le lait maternel durant l'a prise de COC. Ces quantités peuvent avoir un effet sur lenfant.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Leffet indésirable le plus fréquent est les céphalées (chez 17 à 24% des femmes prenant ASTERLUNA CONTINU).
Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours de l'utilisation d'éthinylestradiol/ lévonorgestrel.
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquent (³ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (³ 1/1 000 à < 1/100) |
Rare (³ 1/10 000 à < 1/1 000) |
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Affections oculaires |
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intolérance aux lentilles de contact |
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Affections gastro-intestinales |
nausées, douleur abdominale |
vomissements, diarrhée |
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Affections du système immunitaire |
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hypersensibilité |
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Investigations |
prise de poids |
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perte de poids |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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rétention hydrique |
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Affections du système nerveux |
céphalées |
migraine |
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Affections psychiatriques |
humeur dépressive, altération de lhumeur |
diminution de la libido |
augmentation de la libido |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
hypersensibilité mammaire, douleur mammaire |
augmentation du volume des seins |
écoulement mammaire, pertes vaginales |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
rash |
urticaire |
érythème noueux, érythème polymorphe |
Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez les femmes utilisant des COC et sont décrits en rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi :
· troubles thrombo-emboliques veineux ;
· troubles thrombo-emboliques artériel ;
· hypertension ;
· tumeurs hépatiques ;
· maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, épilepsie, migraine, endométriose, myomes utérins, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gravidique, chorée de Sydenham, syndrome hémolytique et urémique, ictère cholestatique ;
· Les strogènes exogènes peuvent induire ou exacerber les symptômes de l'angidème héréditaire et acquis.
La fréquence de diagnostic de cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de COC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre supplémentaire est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Le lien de causalité avec lutilisation dun COC est inconnu. Pour plus dinformations, voir rubriques 4.3 et 4.4.
Interactions
Des hémorragies de rupture et/ou un échec de la contraception peuvent être la conséquence dinteractions entre dautres médicaments (inducteurs enzymatiques) et les contraceptifs oraux (voir rubrique 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun événement indésirable grave na été signalé en cas de surdosage. Sur la base d'une expérience générale des contraceptifs oraux combinés, les symptômes qui peuvent se produire dans ce cas sont les suivants : nausées, vomissements, chez les adolescentes, des saignements vaginaux légers. Il nexiste pas dantidote et le traitement ultérieur doit être symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : progestatifs et estrogènes en association fixe, Code ATC : G03AA07
Leffet contraceptif des COC est basé sur linteraction combinée de différents facteurs. Les principaux facteurs sont linhibition de lovulation et la modification de la glaire cervicale.
Des études cliniques ont été effectuées chez 1477 femmes âgées de 17 à 49 ans. L'indice global de Pearl calculé à partir de ces études était de 0,84 basé sur 13 cycles de traitement.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Léthinylestradiol administré par voie orale est absorbé rapidement et totalement. Les concentrations sériques maximales denviron 50 pg/ml sont atteintes entre 1 et 2 heure après la prise dun comprimé déthinylestradiol/lévonorgestrel. Pendant labsorption et le métabolisme de premier passage hépatique, léthinylestradiol est largement métabolisé, créant une biodisponibilité orale moyenne denviron 45% (variation inter-individuelle de 20-65%).
Distribution
Léthinylestradiol est fortement (environ 98%) mais non spécifiquement lié à lalbumine sérique, et induit une augmentation des concentrations sériques de la SHBG. Le volume de distribution apparent de léthinylestradiol est de 2,8 à 8,6 l/kg.
Biotransformation
Léthinylestradiol est sujet à une conjugaison pré-systémique dans la muqueuse de lintestin grêle et le foie. Léthinylestradiol est principalement métabolisé par hydroxylation aromatique, formant différents métabolites hydroxylés et méthylés qui sont présents comme métabolites libres ou comme glucuronides ou sulfates conjugués dans le sérum. Le taux délimination métabolique du sérum est denviron 2,3 à7 ml/min/kg.
Élimination
Les taux déthinylestradiol dans le sérum diminuent en deux phases caractérisées par des demi-vies denviron 1 heure et 10 à 20 heures respectivement.
Léthinylestradiol nest pas éliminé sous forme inchangée. Ses métabolites sont excrétés selon un ratio urinaire-biliaire de 4:6, et la demi-vie délimination est denviron 1 jour.
État déquilibre
La concentration déthinylestradiol dans le sérum augmente environ de deux fois après la prise continue de comprimés déthinylestradiol/lévonorgestrel. En raison de la demi-vie variable de la phase terminale dans la clairance sérique et de ladministration quotidienne, létat déquilibre est atteint en environ 1 semaine.
LÉVONORGESTREL
Absorption
Après administration orale, le lévonorgestrel est absorbé rapidement et totalement. Les concentrations sériques maximales denviron 2,3 ng/ml sont atteintes environ 1,3h après la prise dun comprimé déthinylestradiol/lévonorgestrel. La biodisponibilité est proche des 100%.
Distribution
Le lévonorgestrel est lié à lalbumine sérique et à la sex hormone binding globulin (SHBG). Seul 1,1% des concentrations sériques totales de médicament sont présentes comme stéroïde libre, environ 65% sont spécifiquement liées à la SHBG et environ 35% sont liées non spécifiquement à lalbumine. Laugmentation induite par léthinylestradiol sur la concentration de SHBG influence la distribution relative du lévonorgestrel en différentes fractions de protéines. Linduction de la protéine de liaison entraîne une augmentation de la fraction liée de SHBG et une diminution de la fraction liée de lalbumine. Le volume apparent de distribution du lévonorgestrel est de 129 l après une simple dose.
Biotransformation
Le lévonorgestrel est entièrement métabolisé par les voies types du métabolisme stéroïdien. Le taux délimination plasmatique est denviron 1,0 ml/min/kg.
Élimination
Les taux de lévonorgestrel dans le sérum diminuent en deux phases. La phase terminale se caractérise par une demi-vie denviron 25 heures. Le lévonorgestrel nest pas excrété sous forme inchangée. Ses métabolites sont excrétés selon un ratio urinaire-biliaire (selles) denviron 1:1. La demi-vie délimination des métabolites est de 1 jour environ.
État déquilibre
Pendant la prise continue de comprimés déthinylestradiol/lévonorgestrel, les concentrations de lévonorgestrel dans le sérum augmentent denviron trois fois atteignant des conditions déquilibre au cours de la deuxième moitié du cycle de traitement. La pharmacocinétique du lévonorgestrel est influencée par les taux de SHBG dans le sérum qui sont multipliés par 1,5 à 1,6 après la prise destradiol. Par conséquent, le taux de clairance du sérum et le volume de distribution sont légèrement diminués à l'état d'équilibre (0,7 ml/min/kg et environ 100 l).
5.3. Données de sécurité préclinique
On gardera toutefois à lesprit que les stéroïdes sexuels peuvent faire progresser la croissance de certains tissus et tumeurs hormonodépendant(e)s.
Evaluation des risques environnementaux
Les études d'évaluation des risques environnementaux ont montré que le lévonorgestrel et l'éthinylestradiol ont des effets sur la reproduction et peuvent présenter un risque pour le milieu aquatique (voir rubrique 6.6).
Comprimés actifs (comprimés roses)
Lactose anhydre
Povidone K-30 (E1201)
Stéarate de magnésium (E470b)
Pelliculage rose :
Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé (E1203)
Talc (E553b)
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 3350
Laque aluminique rouge Allura AC (E129)
Lécithine de soja (E322)
Oxyde de fer rouge (E172)
Laque aluminique dindigotine (E132)
Comprimés placebo (comprimés blancs)
Lactose anhydre
Povidone K-30 (E1201)
Stéarate de magnésium (E470b)
Pelliculage blanc :
Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé (E1203)
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 3350
Talc (E553b)
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Ce médicament est disponible en boîtes de 1x28 comprimés, 3x28 comprimés, 6x28 comprimés et 13x28 comprimés en plaquettes thermoformées légèrement transparentes en PVC-PVDC/Aluminium.
Chaque plaquette thermoformée contient 21 comprimés actifs (roses) et 7 comprimés placebo (blancs).
Plaquette thermoformée non calendaire.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Le lévonorgestrel et léthinylestradiol peuvent présenter un risque pour l'environnement (section 5.3).
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
AVENIDA MIRALCAMPO 7
POLIGONO IND.MIRALCAMPO
19200 AZUQUECA DE HENARES, GUADALAJARA
MADRID
ESPAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 491 4 0 : Comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 1 x 28.
· 34009 301 491 5 7 : Comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 3 x 28
· 34009 550 557 1 6 : Comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de de 6 x 28
· 34009 550 557 2 3 : Comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 13 x 28
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- TALOXA 600 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- ARCOXIA 30 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
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