QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 61334872
Informations à jour au 6 avril 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/04/2020
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quétiapine (sous forme de fumarate de quétiapine).................................................................. 50 mg
Pour un comprimé à libération prolongée.
Excipients à effet notoire : 140,925 mg de lactose monohydraté par comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
Comprimé pelliculé de couleur pêche, rond, biconvexe, gravé « Q50 » sur une face et sans inscription sur lautre face.
Diamètre du comprimé : 11,2 ± 0,2 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée, est indiqué pour :
· le traitement de la schizophrénie ;
· le traitement du trouble bipolaire :
o pour le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères dans le trouble bipolaire ;
o pour le traitement des épisodes dépressifs majeurs dans le trouble bipolaire ;
o pour prévenir les rechutes chez des patients atteints du trouble bipolaire, dont lépisode maniaque ou dépressif a répondu au traitement par la quétiapine ;
· le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs chez des patients présentant un Trouble Dépressif Majeur (TDM), et ayant répondu de façon insuffisante à un antidépresseur en monothérapie (voir rubrique 5.1). Avant dinstaurer un traitement, les cliniciens devront tenir compte du profil de tolérance de QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée (voir rubrique 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Les schémas posologiques diffèrent en fonction de lindication. Il convient donc de bien sassurer que les patients reçoivent des informations claires sur la posologie adaptée à leur état.
Adultes
Pour le traitement de la schizophrénie et des épisodes maniaques modérés à sévères dans le trouble bipolaire
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit être administré au moins une heure avant un repas. La dose quotidienne au début du traitement est de 300 mg le 1er jour et de 600 mg le 2ème jour. La dose quotidienne recommandée est de 600 mg, toutefois, si cela est justifié sur le plan clinique, cette dose peut être augmentée à 800 mg par jour.
La dose devra être adaptée dans lintervalle de doses efficaces allant de 400 mg à 800 mg par jour, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient. En traitement dentretien dans la schizophrénie, aucun ajustement posologique nest nécessaire.
Pour le traitement des épisodes dépressifs dans le trouble bipolaire
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit être administré au coucher. La dose quotidienne totale pendant les 4 premiers jours de traitement est de 50 mg (1er jour), 100 mg (2ème jour), 200 mg (3ème jour) et 300 mg (4ème jour). La dose quotidienne recommandée est de 300 mg. Lors des études cliniques, aucun bénéfice supplémentaire na été observé dans le groupe recevant 600 mg par rapport au groupe recevant 300 mg (voir rubrique 5.1). Certains patients peuvent tirer bénéfice dune dose de 600 mg. Les doses supérieures à 300 mg doivent être instaurées par des médecins ayant lexpérience du traitement du trouble bipolaire. Chez certains patients, en cas de problèmes de tolérance, les études cliniques ont indiqué que lon pouvait envisager de réduire la dose à un minimum de 200 mg.
Pour la prévention des rechutes dans le trouble bipolaire
Pour la prévention des rechutes dépisodes maniaques, mixtes ou dépressifs dans le trouble bipolaire, les patients qui ont répondu à QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée pour le traitement aigu du trouble bipolaire doivent continuer à prendre QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée à la même dose administrée au coucher. La dose peut être ajustée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient, dans lintervalle de dose compris entre 300 mg et 800 mg/jour. Il est important dutiliser la dose efficace la plus faible en traitement dentretien.
Pour le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs dans le TDM
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit être administré avant le coucher. La dose quotidienne en début de traitement est de 50 mg le 1er et le 2ème jour, et de 150 mg le 3ème et le 4ème jour. Un effet antidépressif a été observé à 150 et 300 mg/jour lors des études à court terme en tant que traitement adjuvant (avec lamitriptyline, le bupropion, le citalopram, la duloxétine, lescitalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline et la venlafaxine voir rubrique 5.1) et à 50 mg/jour lors des études de monothérapie à court terme. Il existe un risque accru dévénements indésirables aux doses plus fortes. Les cliniciens devront donc sassurer dutiliser la dose efficace la plus faible, en commençant par 50 mg/jour, pour le traitement. Le besoin daugmenter la dose de 150 à 300 mg/jour devra être basé sur lévaluation au cas par cas de chaque patient.
Passage des comprimés de Quétiapine à libération immédiate à QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée
En vue daméliorer laspect pratique de la posologie, les patients qui sont actuellement sous traitement par des comprimés de Quétiapine à libération immédiate peuvent passer à QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée, à la dose quotidienne totale équivalente prise une fois par jour. Des ajustements posologiques peuvent savérer nécessaires au cas par cas.
Personnes âgées
Comme avec les autres antipsychotiques et antidépresseurs, QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit être utilisé avec prudence chez les personnes âgées, en particulier au tout début du traitement. Il peut être nécessaire dadapter plus progressivement la dose, et la dose thérapeutique quotidienne de QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée peut être inférieure à celle utilisée chez les patients plus jeunes. La clairance plasmatique moyenne de la quétiapine était diminuée de 30 % à 50 % chez les patients âgés par rapport aux patients plus jeunes. Chez les patients âgés, la dose de départ doit être de 50 mg/jour. Cette dose peut être augmentée par paliers de 50 mg/jour jusquà lobtention dune dose efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient.
Chez les patients âgés présentant des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre dun Trouble Dépressif Majeur, la posologie initiale doit être de 50 mg/jour pour les 3 premiers jours, augmentée jusquà 100 mg/jour au 4ème jour et jusquà 150 mg/jour au 8ème jour. La dose minimale efficace devra être utilisée, en commençant par 50 mg/jour. Si, à titre individuel, il savère nécessaire daugmenter la dose jusquà 300 mg/jour, cette augmentation ne doit pas être appliquée avant le 22ème jour de traitement.
Lefficacité et la tolérance nont pas été évaluées chez les patients âgés de plus de 65 ans présentant des épisodes dépressifs dans le cadre du trouble bipolaire.
Population pédiatrique
Lutilisation de QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée nest pas recommandée chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans, en raison du manque de données justifiant son utilisation dans cette tranche dâge. Les données disponibles tirées détudes cliniques contrôlées versus placebo sont présentées aux rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2.
Insuffisance rénale
Il nest pas nécessaire de procéder à des adaptations posologiques chez les patients insuffisants rénaux.
Insuffisance hépatique
La quétiapine est largement métabolisée par le foie. QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit donc être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique avérée, en particulier pendant la période dadministration initiale. Les patients présentant une insuffisance hépatique doivent débuter le traitement à la dose de 50 mg/jour. Cette dose peut être augmentée par paliers de 50 mg/jour jusquà lobtention dune dose efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance individuelle du patient.
Mode dadministration
QUETIAPINE ARROW LP 50 mg, comprimé à libération prolongée doit être administré une fois par jour, en dehors des repas. Les comprimés doivent être avalés entiers, sans être divisés, mastiqués ou écrasés.
Ladministration concomitante dinhibiteurs du cytochrome P450 3A4, tels que les inhibiteurs de la protéase du VIH, les agents antifongiques azolés, lérythromycine, la clarithromycine et la néfazodone, est contre-indiquée (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lefficacité et la tolérance à long terme dune utilisation en traitement adjuvant chez les patients souffrant du TDM nont pas été évaluées ; par contre, lefficacité et la tolérance à long terme de lutilisation en monothérapie ont été évaluées chez des patients adultes (voir rubrique 5.1).
Population pédiatrique
Lutilisation de la quétiapine nest pas recommandée chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans, du fait dune absence de données justifiant son utilisation dans cette population de patients. Les essais cliniques avec la quétiapine ont montré que, en plus du profil de tolérance connu identifié chez ladulte (voir rubrique 4.8), certains événements indésirables se sont produits à une fréquence plus élevée chez les enfants et les adolescents par rapport aux adultes (augmentation de lappétit, augmentation de la prolactine sérique, vomissements, rhinite et syncope) ou peuvent avoir des implications cliniques différentes pour les enfants et les adolescents (symptômes extrapyramidaux et irritabilité) et un effet indésirable qui navait pas été observé chez les adultes a été identifié chez les enfants et les adolescents (augmentation de la pression artérielle). Des changements ont été observés lors de lexploration de la fonction thyroïdienne chez les enfants et les adolescents.
En outre, les effets du traitement par la quétiapine sur la sécurité à long terme en termes de croissance et de maturation nont pas été étudiés au-delà de 26 semaines. On ne connaît pas les implications à long terme du traitement pour le développement cognitif et comportemental.
Lors détudes cliniques contrôlées contre placebo menées chez des enfants et des adolescents, la quétiapine a été associée à une incidence accrue de symptômes extrapyramidaux (SEP) par rapport au placebo chez les patients traités pour une schizophrénie, une dépression bipolaire et une manie bipolaire (voir rubrique 4.8).
Suicide/pensées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, dautomutilation et de suicide (événements de type suicidaire). Ce risque persiste jusquà la survenue dune rémission significative. Lamélioration pouvant ne pas se manifester pendant les quelques premières semaines ou plus du traitement, il convient de surveiller attentivement les patients jusquà lobtention de cette amélioration. Lexpérience clinique générale montre que le risque de suicide peut augmenter au tout début du rétablissement.
De plus, les médecins doivent prendre en compte le risque potentiel dévénements de type suicidaire après larrêt brutal du traitement par la quétiapine, en raison des facteurs de risque connus de la maladie traitée.
Dautres troubles psychiatriques pour lesquels la quétiapine est prescrite peuvent aussi être associés à un risque accru dévénements de type suicidaire. En outre, ces troubles peuvent être accompagnés dépisodes dépressifs majeurs. Les mêmes précautions observées lors du traitement de patients présentant des épisodes dépressifs majeurs doivent donc être observées lors du traitement de patients souffrant dautres troubles psychiatriques.
Les patients ayant des antécédents dévénements de type suicidaire, ou ceux qui présentent un degré significatif de pensées suicidaires avant le commencement du traitement sont connus pour présenter un risque accru de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide, et devront donc faire lobjet dune surveillance attentive pendant le traitement. Une méta-analyse détudes cliniques contrôlées contre placebo portant sur lutilisation de médicaments antidépressifs chez des patients adultes souffrant de troubles psychiatriques a mis en évidence une augmentation du risque de comportement suicidaire avec les antidépresseurs par comparaison au placebo chez les patients âgés de moins de 25 ans.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier des patients à risque élevé est nécessaire en cas de traitement médicamenteux, surtout au début du traitement et après un ajustement de la dose. Les patients (et les personnes qui les soignent) doivent être prévenus de la nécessité de détecter la survenue dune aggravation clinique, dun comportement suicidaire, ou de pensées suicidaires et de tout changement inhabituel du comportement, et de consulter immédiatement un médecin en cas dapparition de ces symptômes.
Lors détudes à court terme contrôlées versus placebo chez des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires, une augmentation du risque dévénements liés au suicide a été observée chez des jeunes adultes (moins de 25 ans) traités par la quétiapine par comparaison avec ceux sous placebo (3,0 % versus 0 %, respectivement). Lors détudes cliniques chez des patients avec un TDM, la fréquence des événements liés au suicide observée chez les jeunes adultes (moins de 25 ans) était de 2,1 % (3/144) pour la quétiapine et de 1,3 % (1/75) pour le placebo. Une étude rétrospective de lutilisation de quétiapine pour le traitement des patients avec un trouble dépressif majeur a montré un risque accru dautomutilation et de suicide chez les patients âgés de 25 à 64 ans sans antécédents dautomutilation lors de lutilisation de la quétiapine avec dautres antidépresseurs.
Risque métabolique
Etant donné le risque daggravation du profil métabolique, incluant des changements sur le poids, la glycémie (voir hyperglycémie) et les lipides, observé au cours des études cliniques, les paramètres métaboliques des patients devront être évalués à linitiation du traitement et régulièrement contrôlés au cours du traitement. Une aggravation de ces paramètres devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée (voir aussi rubrique 4.8).
Symptômes extrapyramidaux
Lors détudes cliniques contrôlées versus placebo chez des patients adultes, la quétiapine a été associée à une augmentation de la fréquence des symptômes extrapyramidaux (EPS) par rapport au placebo chez les patients traités pour des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires et le trouble dépressif majeur (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Lutilisation de la quétiapine a été associée à lapparition dune akathisie, caractérisée par une agitation subjectivement désagréable ou inquiétante et la nécessité de bouger souvent liée à une incapacité à rester tranquillement assis ou debout. Ce tableau survient principalement au cours des premières semaines du traitement. Une augmentation de la dose peut savérer nuisible chez les patients qui développent ces symptômes.
Dyskinésie tardive
En cas dapparition de signes et symptômes de dyskinésie tardive, une réduction de la dose ou larrêt du traitement par quétiapine devra être envisagé. Les symptômes de dyskinésie tardive peuvent saggraver ou même survenir après larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Somnolence et sensations vertigineuses
Le traitement par la quétiapine a été associé à une somnolence et à des symptômes apparentés, tels quune sédation (voir rubrique 4.8). Lors détudes cliniques relatives au traitement de patients présentant une dépression bipolaire et un trouble dépressif majeur, lapparition des symptômes était généralement observée dans les 3 premiers jours du traitement et était principalement dintensité faible à modérée.
Les patients qui présentent une somnolence dintensité sévère peuvent nécessiter un suivi rapproché pendant au moins 2 semaines à partir du début de la somnolence ou jusquà amélioration des symptômes ; larrêt du traitement peut parfois savérer nécessaire.
Hypotension orthostatique
Le traitement par la quétiapine a été associé à une hypotension orthostatique et à des sensations vertigineuses associées (voir rubrique 4.8) qui, comme la somnolence, apparaissent habituellement au cours de la période dadaptation posologique initiale. Cela peut augmenter la survenue de blessures accidentelles (chute), particulièrement dans la population âgée. Dès lors, les patients doivent être avertis de la nécessité dêtre prudents jusquà ce quils se soient familiarisés avec les effets possibles du médicament.
La quétiapine doit être administrée avec précaution chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, une maladie cérébrovasculaire ou tout autre facteur prédisposant à lhypotension. Il convient denvisager une réduction de la dose ou une augmentation plus progressive si une hypotension orthostatique survient, particulièrement chez les patients présentant une affection cardiovasculaire sous-jacente.
Syndrome dapnées du sommeil
Le syndrome dapnées du sommeil a été rapporté chez des patients recevant de la quétiapine. Chez les patients recevant de façon concomitante des dépresseurs du système nerveux central et qui ont des antécédents ou sont à risque de survenue dapnées du sommeil, tels que les personnes en surpoids/obèses ou les hommes, la quétiapine doit être utilisée avec précaution.
Convulsions
Lors détudes cliniques contrôlées, il na pas été observé de différence au niveau de lincidence des convulsions chez les patients traités par la quétiapine ou par le placebo. Aucune donnée nest disponible à propos de lincidence des convulsions chez les patients ayant des antécédents de troubles épileptiques. Comme avec les autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lors du traitement de patients ayant des antécédents de convulsions (voir rubrique 4.8).
Syndrome malin des neuroleptiques
Le syndrome malin des neuroleptiques a été associé au traitement par antipsychotiques y compris la quétiapine (voir rubrique 4.8). Les manifestations cliniques comprennent une hyperthermie, une altération de la conscience, une rigidité musculaire, une dysautomie et une augmentation de la créatine phosphokinase. Dans ce cas, le traitement par la quétiapine doit être arrêté et un traitement médical approprié instauré.
Neutropénie sévère et agranulocytose
Dans des études cliniques avec la quétiapine, des cas peu fréquents de neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0,5 X 109/L) ont été rapportés. Dans la plupart des cas, la neutropénie sévère est survenue dans les deux mois après linstauration du traitement par la quétiapine. Il nexistait pas de lien évident avec la dose. Des cas fatals ont été rapportés au cours de lexpérience post-commercialisation. Les possibles facteurs de risque de neutropénie comprennent la préexistence dun nombre peu élevé de globules blancs et des antécédents de neutropénie induite par des médicaments. Cependant, certains cas ont été rapportés chez des patients nayant pas de facteurs de risque préexistants. La quétiapine doit être arrêtée chez les patients dont le nombre de neutrophiles est < 1,0 x 109/L. Ces patients doivent être suivis de près afin de déceler tout signe et symptôme dinfection et le nombre de neutrophiles doit être contrôlé (jusquà ce que le nombre dépasse 1,5 x 109/L) (voir rubrique 5.1).
La survenue dune neutropénie doit être surveillée chez les patients présentant une infection ou de la fièvre, particulièrement en labsence de facteur(s) de risque connu(s), et doit être prise en charge de manière cliniquement appropriée.
Les patients doivent être informés quils doivent signaler immédiatement lapparition de signes/symptômes compatibles avec une agranulocytose ou une infection (par exemple fièvre, faiblesse, léthargie, ou maux de gorge) à tout moment au cours du traitement.
Une numération leucocytaire et une numération absolue des neutrophiles (ANC) devront être réalisées chez ces patients, particulièrement en labsence de facteurs prédisposants.
Effets anticholinergiques (muscariniques)
La norquétiapine, un métabolite actif de la quétiapine, a une affinité modérée à forte pour plusieurs sous-types de récepteurs muscariniques. Ceci contribue à la survenue deffets indésirables reflétant les effets anticholinergiques lorsque la quétiapine est utilisée aux doses recommandées, lorsque la quétiapine est utilisée de façon concomitante avec dautres médicaments ayant des effets anti-cholinergiques ou en cas de surdosage. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients recevant des médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques).
La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant un diagnostic actuel ou des antécédents de rétention urinaire, dhypertrophie de la prostate cliniquement significative, dobstruction intestinale ou des troubles associés, daugmentation de la pression intraoculaire ou de glaucome à angle fermé. (Voir rubriques 4.5, 4.8, 5.1 and 4.9).
Interactions
Voir aussi la rubrique 4.5.
Lutilisation concomitante de quétiapine et dun puissant inducteur des enzymes hépatiques tel que la carbamazépine ou la phénytoïne diminue considérablement les concentrations plasmatiques de quétiapine, ce qui pourrait altérer lefficacité du traitement par la quétiapine. Linstauration dun traitement par quétiapine chez les patients recevant un inducteur des enzymes hépatiques ne devra avoir lieu que si le médecin estime que les bénéfices apportés par la quétiapine sont supérieurs au risque liés à larrêt du traitement par linducteur des enzymes hépatiques. Il est important que tout changement apporté au traitement par linducteur enzymatique soit progressif, et que si nécessaire, ce traitement soit remplacé par un non inducteur (par exemple, le valproate de sodium).
Poids
Une prise pondérale a été rapportée chez des patients traités par la quétiapine. Celle-ci doit être contrôlée et prise en charge sur le plan clinique de manière appropriée conformément aux recommandations sur lutilisation des antipsychotiques (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Hyperglycémie
Une hyperglycémie et/ou lapparition ou lexacerbation dun diabète parfois associée à une céto-acidose ou un coma ont été rarement rapportées, dont quelques cas fatals (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, une augmentation antérieure du poids corporel a été rapportée, ce qui peut être un facteur prédisposant. Une surveillance clinique appropriée est préconisée conformément aux recommandations sur lutilisation des antipsychotiques.
Chez les patients traités par un antipsychotique, y compris la quétiapine, la recherche régulière de signes et symptômes dhyperglycémie (tels que polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) doit être effectuée et les patients présentant un diabète sucré ou des facteurs de risque de diabète sucré doivent être contrôlés régulièrement afin de dépister toute détérioration du contrôle de la glycémie. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Lipides
Des augmentations des triglycérides, du cholestérol-LDL et du cholestérol total, et des diminutions du cholestérol-HDL ont été observées lors des études cliniques avec la quétiapine (voir rubrique 4.8). Les changements lipidiques doivent être pris en charge de manière cliniquement appropriée.
Allongement de lintervalle QT
Lors des essais cliniques et en cas dutilisation conforme au RCP, la quétiapine nétait pas associée à un allongement persistant de lintervalle QT en valeur absolue. Après commercialisation, un allongement de l'intervalle QT a été rapporté avec la quétiapine administrée aux doses thérapeutiques (voir rubrique 4.8) et lors de surdosages (voir rubrique 4.9). Comme c'est le cas pour d'autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque la quétiapine est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire ou des antécédents familiaux dallongement de lintervalle QT. La prudence est également recommandée lorsque la quétiapine est prescrite soit avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, soit avec des neuroleptiques, en particulier chez les personnes âgées, chez les patients avec un syndrome du QT long congénital, en cas de décompensation cardiaque congestive, d'hypertrophie cardiaque, d'hypokaliémie ou d'hypomagnésémie (voir rubrique 4.5).
Cardiomyopathies et myocardites
Des cardiomyopathies et des myocardites ont été rapportées lors des essais cliniques et après commercialisation ; cependant, un lien de causalité avec la quétiapine na pas été établi.
Le traitement par quétiapine devra être réévalué chez les patients pour lesquels une cardiomyopathie ou une myocardite est suspectée.
Sevrage
Des symptômes de sevrage aigus tels que : nausées, vomissements, insomnie, céphalées, diarrhées, sensations vertigineuses et irritabilité, ont été décrits après linterruption brutale du traitement par quétiapine. Il est conseillé de procéder à un sevrage progressif sur une période dau moins une à deux semaines (voir rubrique 4.8).
Patients âgés atteints de psychoses liées à une démence
La quétiapine nest pas approuvée dans le traitement des patients atteints de psychose liée à une démence.
Lors dessais cliniques randomisés contrôlés versus placebo sur des populations atteintes de démence, le risque deffets indésirables cérébrovasculaires était presque triplé avec certains antipsychotiques atypiques. Le mécanisme responsable de cette augmentation du risque nest pas connu. Une augmentation du risque deffets indésirables ne peut être exclue avec dautres antipsychotiques ou dans dautres populations de patients. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral.
Une méta-analyse a signalé que les patients âgés atteints de psychose liée à une démence ont un plus grand risque de décès sous antipsychotiques atypiques que sous placebo. Cependant, dans deux études contrôlées versus placebo dune durée de 10 semaines portant sur ladministration de quétiapine à la même population de patients (n=710, âge moyen : 83 ans, extrêmes : 56-99 ans), lincidence de décès chez les patients traités par la quétiapine a été de 5,5% contre 3,2% dans le groupe placebo.
Les patients inclus dans ces études sont décédés pour des raisons diverses qui étaient prévisibles dans cette population.
Patients âgés atteints de la maladie de Parkinson (parkinsonisme)
Une étude de population rétrospective de quétiapine pour le traitement des patients avec un TDM a montré un risque accru de décès pendant lutilisation de la quétiapine chez les patients âgés de plus de 65 ans. Cette association nétait pas présente quand les patients atteints de la maladie de Parkinson ont été retirés de lanalyse. Des précautions doivent être prises si la quétiapine est prescrite à des patients âgés atteints de la maladie de Parkinson.
Dysphagie
Une dysphagie a été rapportée avec la quétiapine (voir rubrique 4.8). La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez des patients risquant de développer une pneumonie dinhalation.
Constipation et obstruction intestinale
La constipation est un facteur de risque dobstruction intestinale. Des cas de constipation et dobstruction intestinale ont été rapportés avec la quétiapine (voir rubrique 4.8 Effets indésirables). Parmi eux, des cas fatals ont été rapportés chez les patients à plus haut risque dobstruction intestinale, incluant ceux prenant de façon concomitante plusieurs médicaments diminuant la motilité intestinale et/ou ceux ne rapportant pas les symptômes de la constipation. Les patients présentant une obstruction intestinale/un iléus devront bénéficier dune surveillance étroite et être pris en charge en urgence.
Thromboembolie veineuse (TEV)
Des cas de thrombo-embolies veineuses (TEV) ont été rapportés avec des antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par quétiapine, et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.
Pancréatite
Des cas de pancréatites ont été rapportés lors des études cliniques et après commercialisation. Parmi les cas rapportés après commercialisation, bien que des facteurs confondants naient pas été retrouvés dans tous les cas, plusieurs patients présentaient des facteurs connus de prédisposition à des pancréatites tels quun taux de triglycérides élevés (voir rubrique 4.4), des calculs biliaires et une consommation dalcool.
Informations supplémentaires
Les données sur lassociation de la quétiapine avec le divalproate ou le lithium dans le traitement aigu des épisodes maniaques modérés à sévères sont limitées ; un traitement concomitant a cependant été bien toléré (voir rubriques 4.8 et 5.1). Les données ont révélé un effet additif à la 3ème semaine.
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladie héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Mésusage et abus
Des cas de mésusage et dabus ont été rapportés. Une prudence est nécessaire lors de la prescription de quétiapine chez des patients ayant des antécédents dabus dalcool ou de médicaments.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En raison des effets principaux de la quétiapine sur le système nerveux central, la quétiapine sera utilisée avec précaution en association avec dautres médicaments à action centrale ainsi quavec lalcool.
Une prudence doit être observée chez les patients recevant dautres médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques) (voir rubrique 4.4).
Le cytochrome P450 (CYP) 3A4 est la principale enzyme responsable du métabolisme de la quétiapine, médié par le cytochrome P450. Dans une étude dinteraction chez des volontaires sains, une administration concomitante de quétiapine (à la dose de 25 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP3A4, a provoqué une augmentation de 5 à 8 fois de lASC de la quétiapine. Par conséquent, ladministration concomitante de quétiapine et dinhibiteurs du CYP3A4 est contre-indiquée. Il est également déconseillé de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement par la quétiapine.
Lors dune étude à doses multiples chez des patients, afin dévaluer la pharmacocinétique de la quétiapine, administrée avant et pendant un traitement par la carbamazépine (un inducteur denzymes hépatiques connu), la prise concomitante de carbamazépine augmentait la clairance de la quétiapine de façon significative. Cette augmentation de la clairance réduisait lexposition systémique à la quétiapine (mesurée par laire sous la courbe (ASC)) jusquà en moyenne 13 % de lexposition correspondant à une administration de quétiapine seule; néanmoins, chez certains patients un effet plus fort a été observé. Cette interaction peut aboutir à des concentrations plasmatiques plus basses, pouvant affecter lefficacité du traitement par quétiapine.
Ladministration concomitante de quétiapine et de phénytoïne (un autre inducteur enzymatique microsomial) provoque une forte augmentation de la clairance de la quétiapine denviron 450 %. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, linstauration dun traitement par quétiapine ne sera possible que si le prescripteur estime que les bénéfices de la quétiapine lemportent sur les risques liés à larrêt de linducteur enzymatique. Il est important que les changements apportés au traitement par inducteur soient graduels et quil soit remplacé si nécessaire par un médicament non inducteur (p. ex. le valproate sodique) (voir rubrique 4.4).
La pharmacocinétique de la quétiapine na pas été significativement modifiée par ladministration concomitante des antidépresseurs que sont limipramine (un inhibiteur connu du CYP2D6) ou la fluoxétine (un inhibiteur connu du CYP3A4 et du CYP2D6).
Ladministration concomitante des antipsychotiques rispéridone ou halopéridol na pas modifié significativement la pharmacocinétique de la quétiapine. Lutilisation concomitante de quétiapine et de thioridazine a augmenté la clairance de la quétiapine de 70 % environ.
La pharmacocinétique de la quétiapine na pas été modifiée par ladministration concomitante de cimétidine.
La pharmacocinétique du lithium na pas été modifiée par ladministration concomitante de la quétiapine.
Lors dune étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec la quétiapine versus un placebo en association avec la quétiapine chez des patients adultes atteints de manie aigüe, des effets extrapyramidaux (en particulier tremblements), une somnolence et une prise de poids ont été observés avec une plus grande fréquence dans le groupe lithium que dans le groupe placebo (voir rubrique 5.1).
Les profils pharmacocinétiques du valproate sodique et de la quétiapine ne subissent pas de modification cliniquement significative en cas dadministration concomitante. Une étude rétrospective chez des enfants et des adolescents traités par du valproate, de la quétiapine ou les deux associés, a montré une incidence plus élevée de leucopénie et de neutropénie dans le groupe recevant lassociation par rapport à ceux traités par monothérapie.
Aucune étude formelle dinteraction avec les médicaments cardiovasculaires couramment prescrits na été réalisée.
La prudence est recommandée lorsque la quétiapine est utilisée simultanément avec des médicaments susceptibles de perturber la balance en électrolytes ou dallonger lintervalle QT.
Des cas de résultats faux positifs ont été rapportés lors de dosages par méthode immuno-sérologique de la méthadone et des antidépresseurs tricycliques chez les patients ayant pris de la quétiapine. Il est recommandé de confirmer les résultats de tests de screening immunologiques douteux par une technique chromatographique appropriée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Premier trimestre
Le nombre modéré de données publiées sur lexposition durant la grossesse (cest-à-dire entre 300 et 1 000 grossesses), incluant des rapports individuels et quelques études observationnelles ne suggèrent pas une augmentation du risque de malformation due au traitement. Cependant, daprès toutes les données disponibles, aucune conclusion ne peut être établie. Des études chez lanimal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Dès lors, ladministration de quétiapine durant la grossesse ne devra être envisagée que si les bénéfices escomptés prévalent sur les risques encourus.
Troisième trimestre
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris la quétiapine) au cours du troisième trimestre de la grossesse présentent un risque deffets indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de lalimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
Daprès des données très limitées issues de rapports publiés sur lexcrétion de la quétiapine dans le lait maternel, lexcrétion de la quétiapine à des doses thérapeutiques ne semble pas constante. En raison du manque de données robustes, la décision darrêter lallaitement ou le traitement par quétiapine doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Chez lHomme, les effets de la quétiapine sur la fertilité nont pas été établis. Des effets liés à une augmentation des taux de prolactine ont été observés chez le rat, bien quils ne soient pas directement transposables à lHomme (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus couramment rapportés avec la quétiapine (>10%) sont : somnolence, sensations vertigineuses, bouche sèche, céphalées, symptômes de sevrage (à larrêt du traitement), augmentation des concentrations sériques de triglycérides, augmentation du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL), diminution du cholestérol HDL, prise de poids, diminution du taux dhémoglobine et symptômes extrapyramidaux.
Les fréquences des effets indésirables associés à un traitement par quétiapine sont présentées sous forme de tableau (voir tableau 1 ci-dessous), selon le format recommandé par le « Conseil pour les Organisations Internationales des Sciences Médicales » (groupe de travail CIOMS III, 1995).
Tableau 1 : Effets indésirables associés à un traitement par la quétiapine
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) et très rare (< 1/10 000) et indéterminé (ne peut être estimé sur la base des données disponibles).
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Très fréquent : |
Diminution du taux dhémoglobine22 |
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Fréquent : |
Leucopénie 1, 28, diminution du nombre de neutrophiles, augmentation du nombre déosinophiles27 |
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Peu fréquent : |
Thrombocytopénie, anémie, diminution du nombre de plaquettes sanguines13, neutropénie 1 |
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Rare : |
Agranulocytose27 |
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Affections du système immunitaire |
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Peu fréquent : |
Hypersensibilité (y compris réactions allergiques cutanées) |
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Très rare : |
Réaction anaphylactique 5 |
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Affections endocriniennes |
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Fréquent : |
Hyperprolactinémie15, diminutions de la T4 totale24, diminutions de la T4 libre24, diminution de la T3 totale24, augmentations de la TSH24 |
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Peu fréquent : |
Diminutions de la T3 libre24, hypothyroïdie21 |
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Très rare : |
Sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Très fréquent : |
Élévations des taux sériques de triglycérides10, 30, élévations du cholestérol total (principalement le LDL cholestérol)11, 30 , diminution du HDL cholestérol17, 30, gain pondéral8,30 |
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Fréquent : |
Augmentation de lappétit, augmentation de la glycémie jusquà lhyperglycémie6, 30 |
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Peu fréquent : |
Hyponatrémie19, diabète 1, 5 , exacerbation dun diabète préexistant |
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Rare : |
Syndrome métabolique29 |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent : |
Rêves anormaux et cauchemars, pensées suicidaires et comportements suicidaires20 |
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Rare : |
Somnambulisme et autres réactions associées comme parler en dormant et troubles alimentaires liés au sommeil |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent : |
Sensations vertigineuses 4, 16, somnolence 2, 16, céphalées, symptômes extrapyramidaux1, 21 |
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Fréquent : |
Dysarthrie |
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Peu fréquent : |
Convulsions 1, syndrome des jambes sans repos, dyskinésie tardive 1,5, syncope4, 16 |
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Affections cardiaques |
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Fréquent : |
Tachycardie 4, palpitations23 |
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Peu fréquent : |
Allongement de lintervalle QT1, 12, 18, bradycardie32 |
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Affections oculaires |
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Fréquent : |
Vision trouble |
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Affections vasculaires |
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Fréquent : |
Hypotension orthostatique 4, 16 |
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Rare : |
Thromboembolie veineuse 1 |
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Fréquence indéterminée : |
Accident vasculaire cerébral34 |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquent : |
Dyspnée23 |
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Peu fréquent : |
Rhinite |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent : |
Bouche sèche |
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Fréquent : |
Constipation, dyspepsie, vomissements25 |
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Peu fréquent : |
Dysphagie 7 |
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Rare : |
Pancréatite1, obstruction intestinales/iléus |
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Affections hépatobiliaires |
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Fréquent : |
Élévations de lalanine aminotransférase sérique (ALAT)3, élévations des taux de gamma GT3 |
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Peu fréquent : |
Elévation de laspartate aminotransférase sérique (ASAT) 3 |
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Rare : |
Jaunisse5, hépatite |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Très rare : |
Angidème5, syndrome de Stevens-Johnson5 |
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Fréquence indéterminée : |
Nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe, rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)33 |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Très rare : |
Rhabdomyolyse |
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Affection du rein et des voies urinaires |
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Peu fréquent : |
Rétention urinaire |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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Fréquence indéterminée : |
Syndrome néonatal de sevrage médicamenteux31 |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Peu fréquent : |
Dysfonctionnement sexuel |
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Rare : |
Priapisme, galactorrhée, gonflement mammaire, trouble menstruel |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Très fréquent : |
Symptômes de sevrage (arrêt du traitement) 1, 9 |
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Fréquent : |
Légère asthénie, dème périphérique, irritabilité, fièvre |
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Rare : |
Syndrome malin des neuroleptiques1, hypothermie |
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Investigations |
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Rare : |
Elévations de la créatine phosphokinase sanguine 14 |
1. Voir rubrique 4.4.
2. Une somnolence peut survenir, normalement pendant les deux premières semaines du traitement, et disparaît en général avec la poursuite du traitement par la quétiapine.
3. Des augmentations asymptomatiques (décalage des valeurs normales jusquà > 3 X LSN en toute occasion) des taux de transaminases sériques (ALAT, ASAT) ou de gamma-GT ont été observées chez certains patients sous quétiapine. Ces élévations étaient en général réversibles avec la poursuite du traitement par la quétiapine.
4. Comme avec les autres antipsychotiques ayant une activité inhibitrice alpha1-adrénergique, la quétiapine peut fréquemment induire une hypotension orthostatique, accompagnée de sensations vertigineuses, de tachycardie, et, chez certains patients, de syncope, en particulier pendant la période initiale dadaptation posologique (voir rubrique 4.4).
5. Le calcul de la fréquence pour ces événements indésirables a uniquement pris en compte les données recueillies depuis la mise sur le marché de la présentation de quétiapine à libération immédiate.
6. Glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L (≥ 126 mg/dL) ou glycémie non à jeun ≥ 11,1 mmol/L (≥ 200 mg/dL), au moins une fois.
7. Une augmentation du taux de dysphagie avec la quétiapine par rapport au placebo a uniquement été observée lors des études cliniques portant sur la dépression bipolaire.
8. Basé sur une augmentation > 7 % du poids corporel par rapport aux valeurs de base. Se produit principalement pendant les premières semaines du traitement chez les adultes.
9. Les symptômes de sevrage suivants ont été observés le plus fréquemment lors détudes cliniques à court terme contrôlées contre placebo et en monothérapie, qui évaluaient les symptômes de sevrage : insomnie, nausées, céphalées, diarrhées, vomissements, sensations vertigineuses et irritabilité. Lincidence de ces réactions a diminué significativement 1 semaine après linterruption du traitement.
10. Triglycérides ≥ 2,258 mmol/L (≥ 200 mg/dL) (patients âgés dau moins 18 ans) ou ≥ 1,694 mmol/L (≥ 150 mg/dL) (patients âgés de moins de 18 ans), au moins une fois.
11. Cholestérol ≥ 6,2064 mmol/L (≥ 240 mg/dL) (patients âgés dau moins 18 ans) ou ≥ 5,172 mmol/L (≥ 200 mg/dL) (patients âgés de moins de 18 ans), au moins une fois. Une augmentation du cholestérol-LDL de ≥ 0,769 mmol/L (≥ 30 mg/dL) a été très fréquemment observée. Le changement moyen chez les patients qui ont présenté cette augmentation était de ≥ 1,07 mmol/L (41,7 mg/dL).
12. Voir le texte ci-dessous.
13. Plaquettes ≤ 100 x 109/L, au moins une fois.
14. Basé sur les cas daugmentation de la créatine phosphokinase sanguine rapportés lors des études cliniques, qui nétaient pas associés à un syndrome malin des neuroleptiques.
15. Taux de prolactine (patients âgés de plus de 18 ans) : > 20 μg/L (> 869,56 pmol/L) chez les hommes ; > 30 μg/L (> 1304,34 pmol/L) chez les femmes, à un moment quelconque.
16. Peut provoquer des chutes.
17. Cholestérol-HDL : < 1,025 mmol/L (< 40 mg/dL) chez les hommes ; < 1,282 mmol/L (< 50 mg/dL) chez les femmes, à un moment quelconque.
18. Incidence de patients qui présentaient un décalage du QTc de <450 msec à ≥ 450 msec, avec une augmentation ≥ 30 msec. Lors détudes contrôlées contre placebo avec la quétiapine, le changement moyen et lincidence des patients qui ont présenté un décalage vers un niveau cliniquement significatif était comparable entre la quétiapine et le placebo.
19. Décalage de > 132 mmol/L à ≤ 132 mmol/L, au moins en une occasion.
20. Des cas de pensées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant le traitement par la quétiapine ou peu après larrêt du traitement (voir rubriques 4.4 et 5.1).
21. Voir rubrique 5.1
22. Diminution du taux dhémoglobine à ≤ 130 g/dL (8,07 mmol/L) chez les hommes, ≤ 120 g/dL (7,45 mmol/L) chez les femmes, observée au moins une fois chez 11 % des patients sous quétiapine dans toutes les études y compris les études de prolongation en ouvert. Pour ces patients, la diminution maximale moyenne du taux dhémoglobine à un moment quelconque était de -150 g/L.
23. Ces cas ont été souvent observés dans une situation de tachycardie, sensations vertigineuses, hypotension orthostatique et/ou maladie cardiaque/ respiratoire sous-jacente.
24. Basé sur des décalages des valeurs normales vers des valeurs potentiellement importantes sur le plan clinique à tout moment après le commencement de létude dans toutes les études. Les décalages de T4 totale, T4 libre, T3 totale et T3 libre sont définis comme étant < 0,8 x LIN (pmol/L) et le décalage de la TSH est > 5 mIU/L en toute occasion.
25. Basé sur laugmentation du taux de vomissements chez les personnes âgées (≥ 65 ans).
26. Décalage des neutrophiles de ≥ 1,5 x 109/L en toute occasion pendant le traitement.
27. Basé sur des décalages des valeurs initiales normales vers une valeur potentiellement importante sur le plan clinique à tout moment après le commencement de létude dans toutes les études. Les décalages des taux déosinophiles sont définis comme > 1 x 109 cellules/L en toute occasion.
28. Basé sur des décalages des valeurs initiales normales vers une valeur potentiellement importante sur le plan clinique à tout moment après le commencement de létude dans toutes les études. Les décalages des taux de leucocytes sont définis comme ≤ 3 x 109 cellules/L en toute occasion.
29. Basé sur les cas deffets indésirables relatifs au syndrome métabolique rapportés lors de toutes les études cliniques avec la quétiapine.
30. Chez certains patients, une aggravation de plus dun des facteurs métaboliques suivants : poids, glycémie et lipidémie, a été observée lors des études cliniques (voir rubrique 4.4).
31. Voir rubrique 4.6.
32. Peut survenir à linstauration ou peu après linstauration du traitement et être associé à de lhypotension et/ou des syncopes. Fréquence basée sur les cas de bradycardie et dévénements associés signalés lors de toutes les études cliniques avec la quétiapine.
33. Des réactions cutanées sévères, incluant le syndrome de Stevens-Johnson, la nécrolyse épidermique toxique, la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été rapportées en association avec le traitement par la quétiapine.
34. Daprès une étude épidémiologique rétrospective non randomisée.
Des cas dallongement de lintervalle QT, darythmie ventriculaire, de mort subite inexpliquée, darrêt cardiaque et de torsades de pointes ont été rapportés avec lutilisation des neuroleptiques et sont considérés comme des effets de classe.
Population pédiatrique
Les mêmes effets indésirables décrits ci-dessus pour les adultes doivent être pris en compte pour les enfants et les adolescents. Le tableau suivant récapitule les effets indésirables qui surviennent dans une catégorie de fréquence plus importante chez les enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) que dans la population adulte, ou les effets indésirables qui nont pas été identifiés dans la population adulte.
Tableau 2 : Effets indésirables associés à un traitement par la quétiapine survenant à une fréquence plus élevée chez les enfants et adolescents que dans la population adulte, ou qui nont pas été identifiés dans la population adulte.
Les fréquences des effets indésirables sont classifiées selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100 à < 1/10), peu fréquent (> 1/1000 à < 1/100), rare (> 1/10 000 à < 1/1000) et très rare (< 1/10 000).
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Affections endocriniennes |
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Très fréquent : |
Augmentation de la prolactine1 |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Très fréquent : |
Augmentation de lappétit |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent : |
Symptômes extrapyramidaux3, 4 |
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Fréquent : |
Syncope |
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Affections vasculaires |
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Très fréquent : |
Augmentation de la pression sanguine2 |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquent : |
Rhinite |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent : |
Vomissements |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent : |
Irritabilité3 |
(1) Taux de prolactine (patients âgés de moins de 18 ans) : >20 ug/L (>869,56 pmol/L) chez les garçons ; >26 ug/L (>1130,428 pmol/L) chez les filles, à un moment quelconque. Moins de 1% des patients ont connu une augmentation jusquà un taux de prolactine >100 ug/L.
(2) Basé sur les décalages au-dessus des seuils cliniquement significatifs (adapté daprès les critères des National Institutes of Health) ou des augmentations >20mmHg pour la pression artérielle systolique ou >10 mmHg pour la pression artérielle diastolique à un moment quelconque lors de deux études cliniques à court terme (3-6 semaines) contrôlées contre placebo menées chez des enfants et des adolescents.
(3) La fréquence correspond à celle observée chez les adultes, mais il pourrait y avoir différentes implications cliniques chez les enfants et les adolescents par comparaison aux adultes.
(4) Voir rubrique 5.1.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
En général, les signes et symptômes rapportés étaient ceux résultant dune exagération des effets pharmacologiques connus de la substance active, comme une somnolence et une sédation, une tachycardie, une hypotension et des effets anticholinergiques.
Le surdosage peut induire un allongement du QT, des convulsions, un état de mal épileptique, une rhabdomyolyse, une dépression respiratoire, une rétention urinaire, une confusion mentale, un délire et/ou une agitation, un coma et un décès.
Les patients présentant une maladie cardiovasculaire sévère préexistante peuvent présenter un risque accru deffets dun surdosage (voir rubrique 4.4 « Hypotension orthostatique »).
Prise en charge du surdosage
Il nexiste pas dantidote spécifique de la quétiapine. En cas de symptômes sévères, la possibilité dune implication de plusieurs médicaments doit être envisagée ; des soins intensifs sont recommandés, y compris assurer et maintenir la perméabilité des voies aériennes, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates, ainsi que contrôler et maintenir le système cardiovasculaire.
Daprès les données de la littérature, les patients présentant un délire, une agitation et un syndrome anticholinergique évident peuvent être traités avec 1 à 2 mg de physostigmine (sous surveillance ECG continue). Ce traitement nest pas recommandé en tant que traitement de référence, en raison de leffet négatif potentiel de la physostigmine sur la conduction cardiaque. La physostigmine peut être utilisée en labsence danomalies de lECG. La physostigmine ne doit pas être utilisée en cas de dysrythmie, de bloc cardiaque de tout degré, ou délargissement du complexe QRS.
Bien quune prévention de labsorption lors dun surdosage nait pas été évaluée, un lavage gastrique peut être indiqué en cas de surdosage important et doit si possible être pratiqué dans lheure qui suit la prise. Ladministration de charbon actif doit être envisagée.
En cas de surdosage par la quétiapine, lhypotension réfractaire doit être traitée par des mesures appropriées tels que remplissage vasculaire et/ou agents sympathomimétiques. Ladrénaline et la dopamine devront être évitées car une stimulation bêta peut aggraver une hypotension induite par un blocage des récepteurs alpha.
En cas de surdosage avec la quétiapine à libération prolongée, il y a une sédation maximale ainsi quun pouls maximum retardés et une récupération prolongée par rapport à un surdosage en quétiapine à libération immédiate.
En cas de surdosage à la quétiapine en libération prolongée, une formation de bézoard gastrique a été rapportée et une imagerie diagnostique appropriée est recommandée pour mieux guider la prise en charge du patient.
L'élimination endoscopique du pharmacobézoard a été réalisée avec succès dans certains cas.
Une surveillance médicale étroite sera poursuivie jusquà la guérison du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La quétiapine est un agent antipsychotique atypique. La quétiapine et son métabolite plasmatique actif chez lhomme, la norquétiapine, se lient à un large éventail de récepteurs de neurotransmetteurs.
La quétiapine et la norquétiapine ont une affinité pour les récepteurs cérébraux de la sérotonine (5HT2) et ceux de la dopamine D1 et D2. On considère que cest ce double antagonisme des récepteurs, avec une sélectivité plus forte pour les récepteurs 5-HT2 par rapport aux récepteurs D2, qui contribue aux propriétés antipsychotiques cliniques et à la faible tendance de la quétiapine à engendrer des symptômes extrapyramidaux (SEP) par comparaison aux antipsychotiques typiques.
La quétiapine et la norquétiapine ont une affinité négligeable pour les récepteurs des benzodiazépines, mais une affinité importante pour les récepteurs histaminergiques et alpha1 adrénergiques et une affinité modérée pour les récepteurs alpha2 adrénergiques.
La quétiapine a également une affinité faible à nulle pour les récepteurs muscariniques, alors que la norquétiapine a une affinité modérée à importante pour plusieurs récepteurs muscariniques, qui peut expliquer les effets anticholinergiques (muscariniques).
L'inhibition du transporteur de noradrénaline (TNA) et laction agoniste partielle de la norquétiapine sur les sites de 5HT1A pourraient contribuer à lefficacité thérapeutique de la quétiapine comme antidépresseur.
Effets pharmacodynamiques
La quétiapine est active dans les tests portant sur lactivité antipsychotique, tels lévitement conditionné (« conditioned avoidance »). Il ressort des mesures comportementales ou électro-physiologiques que la quétiapine inhibe également laction des agonistes dopaminergiques et augmente les concentrations des métabolites de la dopamine, paramètre neurochimique du blocage des récepteurs D2.
Dans les tests précliniques prédictifs des symptômes extrapyramidaux, la quétiapine se distingue des antipsychotiques typiques et possède un profil atypique. Après administration chronique, la quétiapine ninduit pas dhypersensibilité des récepteurs dopaminergiques D2. La quétiapine nengendre quune légère catalepsie aux doses qui bloquent les récepteurs dopaminergiques D2.
La quétiapine a montré, après administration chronique, une sélectivité à légard du système limbique en induisant un blocage de la dépolarisation des neurones - contenant de la dopamine - mésolimbiques mais non nigrostriataux. Après une administration aiguë et chronique, la quétiapine a un risque minimum dincidence de dystonie chez les singes Cebus sensibilisés ou non à lhalopéridol (voir rubrique 4.8).
Efficacité et sécurité clinique
Efficacité clinique
Schizophrénie
Lefficacité de la quétiapine dans le traitement de la schizophrénie a été démontrée dans le cadre dune étude contrôlée versus placebo, dune durée de 6 semaines, chez des patients répondant aux critères de la schizophrénie du DSM-IV ; elle a également été démontrée dans le cadre dune étude versus produit actif, du passage de quétiapine, comprimé à libération immédiate à la quétiapine chez des patients schizophrènes cliniquement stables, dans un contexte extrahospitalier.
Le critère dévaluation principal dans létude contrôlée versus placebo était la modification du score PANSS total entre lévaluation initiale et lévaluation finale. Ladministration de la quétiapine à raison de 400 mg/jour, de 600 mg/jour et de 800 mg/jour induisait une amélioration statistiquement significative des symptômes psychotiques, par rapport au placebo. Leffet des doses à 600 mg et à 800 mg était plus important que celui de la dose à 400 mg.
Dans létude de passage, avec contrôle actif, dune durée de 6 semaines, le principal critère dévaluation était le nombre de patients avec un manque defficacité (patients qui arrêtaient le traitement en raison dun manque defficacité ou dont le score PANSS total augmentait dau moins 20% entre la randomisation et une visite). Chez les patients stables sous 400 mg à 800 mg de quétiapine, comprimé à libération immédiate, lefficacité se maintenait lorsque les patients passaient sous une dose quotidienne équivalente de la quétiapine en 1 prise par jour.
Dans une étude à long terme chez des patients schizophrènes stables prenant la quétiapine pendant 16 semaines, la quétiapine prévenait plus efficacement que le placebo lapparition des rechutes. Les estimations du risque de rechutes après 6 mois de traitement étaient de 14,3% dans le groupe sous la quétiapine, par rapport à 68,2% sous placebo. La dose moyenne était de 669 mg. Aucun autre problème de tolérance lié au traitement par la quétiapine na été observé pendant 9 mois (durée médiane : 7 mois). Il faut noter que le nombre de cas deffets indésirables extrapyramidaux et de prises de poids navait pas augmenté en cas dutilisation de la quétiapine pendant une période plus longue.
Trouble bipolaire
Dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères, la quétiapine, comprimé à libération immédiate, a montré une efficacité supérieure au placebo sur la réduction des symptômes maniaques à 3 et 12 semaines dans les 2 essais en monothérapie.
Lefficacité de la quétiapine a été démontrée ultérieurement de façon significative par rapport au placebo dans une étude additionnelle de 3 semaines. La quétiapine a été dosée dans un intervalle de 400 à 800 mg par jour et la dose moyenne était dapproximativement 600 mg par jour. Les données relatives à lusage de la quétiapine, comprimé à libération immédiate en association avec le divalproate ou le lithium dans les épisodes maniaques aigus modérés à sévères à 3 et 6 semaines sont limitées, ce traitement concomitant a cependant été bien toléré. Les données ont montré un effet additif à la 3ème semaine. Une deuxième étude na pas montré deffet additif à la 6ème semaine.
Lors dune étude clinique, chez des patients présentant des épisodes dépressifs dans les troubles bipolaires I ou II, la quétiapine à 300 mg par jour a montré une efficacité supérieure par rapport au placebo dans la réduction du score total MADRS.
Lors de 4 études cliniques additionnelles dune durée de 8 semaines avec la quétiapine dans le traitement de patients atteints dépisodes dépressifs modérés à sévères dans les troubles bipolaires I ou II, la prise de la quétiapine, comprimé à libération immédiate 300 mg et 600 mg était significativement supérieure au placebo chez les patients traités sur les critères principaux defficacité: amélioration moyenne du score MADRS et taux de réponse défini dau moins 50% damélioration du score total MADRS par rapport à la ligne de base. Aucune différence na été observée dans lamplitude de leffet entre les patients recevant 300 mg de quétiapine, comprimé à libération immédiate et ceux recevant une dose de 600 mg.
Dans la phase de continuation, de 2 de ces études, il a été démontré quun traitement à long terme chez des patients répondeurs à 300 mg ou à 600 mg de quétiapine, comprimé à libération immédiate, était efficace comparé au traitement avec placebo sur les symptômes dépressifs mais pas sur les symptômes maniaques.
Lors de 2 études portant sur la prévention de la récurrence et évaluant la quétiapine en association avec des thymorégulateurs, chez des patients présentant un épisode maniaque, dépressif ou mixte, lassociation avec la quétiapine était supérieure aux thymorégulateurs en monothérapie en augmentant le délai avant survenue de récidive des épisodes thymiques (maniaques, mixtes ou dépressifs). La quétiapine était administrée 2 fois par jour entre 400 et 800 mg par jour et en traitement concomitant avec le lithium ou le valproate.
Lors dune étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec quétiapine LP 50mg versus un placebo en association avec quétiapine LP 50mg chez des patients adultes atteints de manie aigüe, la différence damélioration moyenne du score YMRS entre le groupe lithium et le groupe placebo était de 2,8 points et la différence en pourcentage du taux de répondeurs (défini comme une amélioration de 50 % du score YMRS par rapport au score initial) était de 11 % (79 % dans le groupe lithium vs 68 % dans le groupe placebo).
Lors dune étude à long-terme (jusquà 2 ans de traitement) évaluant la prévention de la récurrence chez des patients présentant un épisode maniaque, dépressif ou mixte, la quétiapine était supérieure au placebo sur laugmentation du délai de survenue de récidive des épisodes thymiques (maniaques, mixtes ou dépressifs), chez des patients présentant un trouble bipolaire I. Le nombre de patients avec un épisode thymique était de, respectivement, 91 (22,5%) dans le groupe quétiapine, 208 (51,5%) dans le groupe placebo et 95 (26,1%) dans le groupe traité par du lithium. Si lon compare un traitement continu avec la quétiapine à un passage au lithium chez les patients qui répondent à la quétiapine, les résultats indiquent quun passage à un traitement par le lithium ne semble pas associé à une augmentation du délai de survenue dune récidive dépisode thymique.
Episodes dépressifs majeurs dans le TDM
Deux études à court terme (6 semaines) ont inclus des patients qui avaient présenté une réponse insuffisante à au moins un antidépresseur. La quétiapine aux doses de 150 mg et 300 mg/jour, administrée en traitement adjuvant dun traitement antidépresseur en cours (amitriptyline, bupropion, citalopram, duloxétine, escitalopram, fluoxétine, paroxétine, sertraline ou venlafaxine), a montré une efficacité supérieure à lantidépresseur seul dans la réduction des symptômes dépressifs, daprès la mesure de lamélioration du score total MADRS (variation moyenne de 2 à 3,3 points comparativement au placebo).
Lefficacité et la sécurité à long terme chez des patients présentant un TDM nont pas été évaluées dans lutilisation en traitement adjuvant, cependant elles lont été dans lutilisation en monothérapie chez des patients adultes (voir ci-après).
Les études suivantes ont été conduites avec la quétiapine en monothérapie, toutefois la quétiapine est indiquée uniquement en traitement adjuvant :
· Dans trois des quatre études en monothérapie à court terme (jusquà 8 semaines), conduites chez des patients présentant un trouble dépressif majeur unipolaire, la quétiapine aux posologies de 50 mg/j, 150 mg/j et 300 mg/j a montré une efficacité supérieure au placebo sur la diminution des symptômes dépressifs, daprès lamélioration du score total sur léchelle MADRS (Montgomery-Asberg Depression Rating Scale) (variation moyenne de 2 à 4 points comparativement au placebo).
· Dans une étude de prévention des rechutes, des patients présentant des épisodes dépressifs stabilisés sous quétiapine en monothérapie administré en ouvert pendant au moins 12 semaines ont été randomisés de façon à recevoir soit la quétiapine une fois par jour, soit un placebo, sur une durée allant jusquà 52 semaines. La dose moyenne de quétiapine pendant la phase randomisée était de 177 mg/jour. Lincidence des rechutes était de 14,2% chez les patients traités par la quétiapine et de 34,4% chez les patients sous placebo.
· Dans une étude à court terme (9 semaines) chez des patients âgés (66 à 89 ans) sans démence, présentant un trouble dépressif majeur, ladministration à dose variable de quétiapine, dans une fourchette de 50 à 300 mg/jour, a réduit plus efficacement les symptômes dépressifs que le placebo, ce qui sest traduit par une amélioration du score total MADRS (variation moyenne de -7,54 comparativement au placebo). Dans cette étude, les patients randomisés sous la quétiapine recevaient 50 mg/jour les jours 1 à 3 ; la dose pouvait être augmentée à 100 mg/jour au jour 4, à 150 mg/jour au jour 8 et jusquà un maximum de 300 mg/jour, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient. La dose moyenne de quétiapine était de 160 mg/jour. Mis à part lincidence des symptômes extrapyramidaux (voir la rubrique 4.8 et « Sécurité Clinique » ci-dessous), la tolérance de quétiapine en prise quotidienne unique chez des patients âgés était comparable à celle observée chez les adultes (de 18 à 65 ans). Le pourcentage de patients randomisés âgés de plus de 75 ans était de 19%.
Sécurité clinique
Lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo dans la schizophrénie et la manie bipolaire, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était similaire au placebo (schizophrénie : 7,8% pour la quétiapine et 8,0% pour le placebo ; manie bipolaire : 11,2% pour la quétiapine et 11,4% pour le placebo). Des taux plus élevés de symptômes extrapyramidaux ont été observés chez des patients traités par la quétiapine par comparaison aux patients sous placebo lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo portant sur le TDM et la dépression bipolaire. Lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo portant sur la dépression bipolaire, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 8,9% pour la quétiapine comparée à 3.8% pour le placebo. Lors détudes cliniques en monothérapie à court terme contrôlées versus placebo portant sur le trouble dépressif majeur, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 5,4% pour la quétiapine comparée à 3,2% pour le placebo. Lors détudes cliniques en monothérapie à court terme contrôlées versus placebo portant sur le trouble dépressif majeur chez les patients âgés, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 9,0% pour la quétiapine et de 2,3% pour le placebo. Dans la dépression bipolaire et le TDM, la fréquence des effets indésirables individuels (tels que akathisie, troubles extrapyramidaux, tremblement, dyskinésie, dystonie, agitation, contractions involontaires des muscles, hyperactivité psychomotrice et rigidité musculaire) nexcédait pas 4% dans chacun des groupes traités.
Lors détudes à court terme, à doses fixes (50 mg/jour à 800 mg/jour), contrôlées versus placebo (portant sur 3 à 8 semaines), la prise de poids moyenne chez les patients traités par la quétiapine était de 0,8 kg pour la dose de 50 mg par jour à 1,4 kg pour la dose de 600 mg par jour (avec une prise plus faible pour la dose de 800 mg par jour), comparé à 0,2 kg chez les patients sous placebo. Le pourcentage de patients traités par la quétiapine qui ont eu une prise de poids ≥ 7% allait de 5,3% pour la dose de 50 mg par jour à 15,5% pour la dose de 400 mg par jour (avec une prise plus faible aux doses de 600 et 800 mg par jour), comparé à 3,7% pour les patients sous placebo.
Une étude randomisée, conduite sur 6 semaines avec du lithium en association avec la quétiapine versus un placebo en association avec la quétiapine chez des patients adultes atteints de manie aigüe, a montré que lassociation de la quétiapine avec du lithium engendre plus deffets indésirables (63 % versus 48 % lorsque la quétiapine est associé à un placebo). Les résultats de tolérance ont montré une incidence plus élevée de symptômes extrapyramidaux rapportés chez 16,8 % des patients dans le groupe lithium et 6,6 % dans le groupe placebo, la majorité consistant en des tremblements, rapportés chez 15,6 % des patients dans le groupe lithium et 4,9 % dans le groupe placebo. Lincidence de la somnolence était plus élevée dans le groupe où la quétiapine était associée à du lithium (12,7 %) que dans le groupe où la quétiapine était associée au placebo (5,5 %). De plus, un pourcentage plus élevé de patients dans le groupe lithium (8 %) avait une prise de poids ≥ 7 % à la fin du traitement en comparaison aux patients dans le groupe placebo (4,7 %).
Des essais à plus long terme portant sur la prévention des rechutes comportaient une période en ouvert (de 4 à 36 semaines) pendant laquelle les patients étaient traités par la quétiapine, suivie par une période de sevrage randomisée au cours de laquelle les patients recevaient soit de la quétiapine soit du placebo. Pour les patients randomisés avec la quétiapine, la prise de poids moyenne pendant la phase ouverte était de 2,56 kg, et à la semaine 48 de la période randomisée, la prise de poids moyenne était de 3,22 kg, par comparaison à la valeur initiale de la phase ouverte. Pour les patients randomisés avec le placebo, la prise de poids moyenne pendant la phase ouverte était de 2,39 kg, et à la semaine 48 de la période randomisée, la prise de poids moyenne était de 0,89 kg, par comparaison à la valeur initiale de la phase ouverte.
Lors des études cliniques contrôlées versus placebo chez des patients âgés atteints de psychose liée à une démence, lincidence des effets cérébrovasculaires pour 100 années-patients nétait pas supérieure chez les patients traités par la quétiapine, par rapport aux patients sous placebo.
Dans toutes les études cliniques à court terme contrôlées versus placebo avec administration en monothérapie à des patients ayant un nombre de neutrophiles de base ≥ 1,5 x 109/L, lincidence dau moins un événement dans lequel le nombre de neutrophiles était modifié à une valeur < 1,5 x 109/L était de 1,9 % chez les patients traités par la quétiapine, par rapport à 1,5% chez les patients sous placebo. Lincidence de modifications jusquà des valeurs > 0,5 - < 1,0 x109/L était la même (0,2%) chez les patients traités par quétiapine comme chez les patients sous placebo. Dans toutes les études cliniques (contrôlées versus placebo, ouvertes, comparateur actif), chez les patients ayant un nombre de neutrophiles de base ≥ 1,5 x 109/L, lincidence dau moins un événement dans lequel la modification du nombre de neutrophiles descendait à une valeur < 1,5 x 109/L était de 2,9 % chez les patients traités par la quétiapine. Elle était de 0,21% pour une valeur < 0,5 x109/L.
Le traitement par la quétiapine a été associé à des diminutions des concentrations dhormones thyroïdiennes liées à la dose. Lincidence des modifications de la TSH étaient de 3,2% pour la quétiapine contre 2,7% pour le placebo. Lincidence des modifications réciproques en T3 ou T4 et TSH avec impact potentiellement significatif sur le plan clinique dans ces essais était rare, et les modifications des taux dhormones thyroïdiennes observées ne saccompagnaient pas de symptômes cliniques dhypothyroïdie. La réduction de la T4 totale et de la T4 libre était maximale dans les 6 premières semaines de traitement par la quétiapine, sans réduction supplémentaire en cas de traitement prolongé. Dans environ deux tiers de la totalité des cas, larrêt du traitement par la quétiapine a permis le retour à la normale de la T4 totale et libre, indépendamment de la durée du traitement.
Cataractes/opacifications du cristallin
Dans une étude clinique évaluant le potentiel de la quétiapine (200-800 mg/jour) à entrainer des cataractes comparé à celui de la rispéridone (2-8 mg/jour) chez des patients schizophrènes ou présentant des troubles schizoaffectifs, le pourcentage de patients avec une augmentation du degré de lopacité du cristallin nétait pas plus important sous quétiapine (4 %) que sous rispéridone (10 %) chez les patients traités pendant au moins 21 mois.
Population pédiatrique
Efficacité clinique
Lefficacité et la sécurité de la quétiapine, comprimé à libération immédiate, a été étudiée dans une étude contrôlée versus placebo dune durée de 3 semaines pour le traitement de la manie (n= 284 patients originaires des Etats-Unis, âgés de 10 à 17 ans). Approximativement 45% de la population de patients avait un diagnostic additionnel de ADHD (Attention Deficit Hyperactivity Disorder). De plus, une étude contrôlée versus placebo dune durée de 6 semaines dans le traitement de la schizophrénie (n= 222 patients âgés de 13 à 17 ans) a été réalisée. Dans ces 2 études, les patients qui présentent une perte de réponse à la quétiapine, comprimé à libération immédiate, ont été exclus. Le traitement par la quétiapine, comprimé à libération immédiate a été initié à 50 mg le premier jour et au 2ème jour, augmenté à une dose de 100 mg/jour; par la suite, la dose a été titrée à une dose cible (manie 400-600 mg/jour ; schizophrénie 400-800 mg/jour) en utilisant des paliers de 100mg/jour, en répartissant la dose totale en 2 ou 3 prises quotidiennes.
Lors dune étude dans la manie, la différence moyenne de score sur léchelle YMRS par rapport à la valeur initiale (actif après déduction du placebo) était de 5,21 pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 400 mg/jour et 6,56 pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 600 mg/jour. Les taux de patients répondeurs (amélioration YMRS ≥ 50%) étaient de 64% pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 400 mg/jour, 58% pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 600 mg/jour et 37% pour le bras placebo.
Lors dune étude dans la schizophrénie, la différence moyenne de score sur léchelle PANSS par rapport à la valeur initiale (actif après déduction du placebo) était de 8,16 pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 400 mg/jour et 9,29 pour la quétiapine, comprimé à libération immédiate 800 mg/jour.
Concernant la proportion de patients atteignant la réponse, définie comme une réduction ≥ 30% par rapport à la valeur initiale du score total PANSS, la quétiapine na pas montré defficacité supérieure par rapport au placebo ni à une faible dose (400 mg/jour) ni à hautes doses (800 mg/jour). Dans la manie et la schizophrénie, des plus hautes doses résultaient en des taux de réponse numériquement plus faibles.
Lors dune troisième étude contrôlée avec la quétiapine à libération prolongée versus placebo à court terme en monothérapie chez des enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) présentant une dépression bipolaire, lefficacité na pas été démontrée.
Aucune donnée nest disponible dans le maintien de leffet ni sur la prévention des récidives dans ce groupe de patients.
Sécurité clinique
Lors détudes pédiatriques à court terme menées avec la quétiapine et décrites ci-dessus, les taux de symptômes extrapyramidaux dans le bras actif vs placebo étaient respectivement de 12,9 % vs 5,3 % dans létude schizophrénie, 3,6 % vs 1,1 % dans létude manie bipolaire, et de 1,1 % vs 0 % dans létude dépression bipolaire. Les taux de prise de poids ≥7 % par rapport au poids initial dans le bras actif vs placebo étaient de 17 % vs 2,5 % dans les études schizophrénie et manie bipolaire, et de 12,5 % vs 6 % dans létude dépression bipolaire. Les taux dévènements de type suicidaire dans le bras actif vs placebo étaient de 1,4 % vs 1,3 % dans létude schizophrénie, de 1 % vs 0% dans létude manie bipolaire, et de 1,1 % vs 0 % dans létude dépression bipolaire. Lors dune phase de suivi post-traitement de létude dépression bipolaire, deux évènements supplémentaires de type suicidaire ont été rapportés chez deux patients, lun de ces patients étant traité par la quétiapine au moment de lévènement.
Sécurité à long terme
Lextension en ouvert des études en phase aiguë sur une période de 26 semaines (n= 380 patients), avec des doses flexibles de quétiapine, comprimé à libération immédiate de 400-800 mg/jour, a fourni des données de sécurité supplémentaires. Des augmentations de la pression sanguine ont été rapportées chez les enfants et les adolescents, et une augmentation de lappétit, des symptômes extrapyramidaux et des augmentations de la prolactine sérique ont été rapportés avec une fréquence plus élevée chez les enfants et les adolescents que chez les patients adultes (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Concernant la prise de poids, en ajustant sur la croissance normale à plus long terme, une augmentation dau moins 0,5 de la déviation standard par rapport à la ligne de base de lindice de masse corporelle (BMI) a été utilisée comme critère de changement cliniquement significatif ; 18,3 % des patients traités par la quétiapine pendant au moins 26 semaines ont atteint ce critère.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, la quétiapine est bien absorbée. La quétiapine occasionne des pics plasmatiques de quétiapine et de norquétiapine environ 6 h après l'administration (Tmax). Les concentrations molaires maximums à l'équilibre de son métabolite actif, la norquétiapine, s'élèvent à 35 % de celles observées pour la quétiapine.
La pharmacocinétique de la quétiapine et de la norquétiapine est linéaire et proportionnelle à la dose jusqu'à une dose de 800 mg en une prise quotidienne. Lorsque l'on compare la quétiapine, administré 1 fois par jour, à une même dose quotidienne de fumarate de quétiapine, comprimé à libération immédiate, administré 2 fois par jour, l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps est équivalente mais la concentration plasmatique maximum (Cmax) est inférieure de 13 % à l'état d'équilibre. Lorsque l'on compare la quétiapine à la quétiapine, comprimé à libération immédiate, l'ASC du métabolite norquétiapine est inférieure de 18 %.
Dans une étude sur les effets de la consommation d'aliments sur la biodisponibilité de la quétiapine, il a été constaté qu'un repas riche en graisses induit une augmentation statistiquement significative d'environ 50 % de la Cmax et d'environ 20 % de l'ASC de la quétiapine. Un effet éventuellement plus important d'un repas riche en graisses sur la formulation ne peut être exclu.
Comparativement, un repas léger n'a aucun effet significatif sur la Cmax ou sur l'ASC de la quétiapine. Il est donc recommandé de prendre la quétiapine une fois par jour, en dehors des repas.
Distribution
La quétiapine se lie pour environ 83 % aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
La quétiapine est largement métabolisée par le foie, et moins de 5 % sont excrétés sous forme inchangée dans l'urine ou les fèces après administration de quétiapine radiomarquée.
Des études in vitro ont établi que le CYP3A4 est l'enzyme principalement responsable du métabolisme de la quétiapine, médié par le cytochrome P450. La norquétiapine est principalement formée et éliminée via le CYP3A4.
La quétiapine et plusieurs de ses métabolites (y compris le métabolite norquétiapine) se sont avérés de faibles inhibiteurs des activités 1A2, 2C9, 2C19, 2D6 et 3A4 du cytochrome humain P450 in vitro. L'inhibition in vitro du CYP n'a été observée qu'à des concentrations d'environ 5 à 50 fois supérieures à celles observées chez l'homme aux doses comprises dans l'intervalle entre 300 et 800 mg/jour. Sur la base de ces résultats in vitro, il est peu probable que l'administration concomitante de la quétiapine avec d'autres médicaments se traduise par une inhibition cliniquement significative du métabolisme de l'autre médicament, réglé par le cytochrome P450. Il ressort d'études animales que la quétiapine peut stimuler les enzymes du cytochrome P450. Toutefois, une étude spécifique d'interaction chez des patients psychotiques n'a pas montré d'augmentation de l'activité du cytochrome P450 après administration de quétiapine.
Élimination
Les temps de demi-vie d'élimination de la quétiapine et de son métabolite norquétiapine sont respectivement d'environ 7 et 12 heures. Environ 73 % d'un médicament radiomarqué est excrété dans les urines et 21 % dans les fèces, dont moins de 5 % de la radioactivité totale provient du médicament sous forme inchangée. La fraction de la dose molaire moyenne de la quétiapine libre et du métabolite plasmatique actif chez l'homme, la norquétiapine, excrété dans les urines est inférieure à 5 %.
Populations particulières
Sexe
Les propriétés pharmacocinétiques de la quétiapine ne diffèrent pas selon le sexe.
Personnes âgées
La clairance moyenne de la quétiapine chez les sujets âgés est approximativement 30 à 50 % inférieure à celle observée chez des adultes de 18 à 65 ans.
Troubles de la fonction rénale
La clairance plasmatique moyenne de la quétiapine est réduite d'environ 25 % chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min/1,73 m2), mais les valeurs individuelles de clairance se situent dans les limites observées chez les sujets normaux.
Troubles de la fonction hépatique
La clairance plasmatique moyenne de la quétiapine diminue d'environ 25 % chez les personnes atteintes de troubles hépatiques connus (cirrhose alcoolique stable). Puisque la quétiapine est largement métabolisée par le foie, on doit s'attendre à des taux plasmatiques plus élevés chez les sujets atteints de troubles hépatiques. Une adaptation de la dose peut s'avérer nécessaire chez ces patients (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Des données pharmacocinétiques ont été échantillonnées chez 9 enfants âgés de 10 à 12 ans et chez 12 adolescents, qui étaient sous traitement à l'équilibre avec 400 mg de quétiapine 2 fois par jour. A l'équilibre, les niveaux plasmatiques normalisés par rapport à la dose du composant parent, la quétiapine, chez les enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) étaient en général similaires aux adultes, bien que la Cmax chez les enfants était au niveau de la partie supérieure de l'échelle observée chez les adultes. L'ASC et la Cmax pour le métabolite actif, la norquétiapine, étaient plus grands, respectivement d'approximativement 62 % et 49 % chez les enfants (10-12 ans) et respectivement de 28 % et 14 % chez les adolescents (13-17 ans), par comparaison avec les adultes.
Aucune donnée n'est disponible pour la quétiapine chez les enfants et les adolescents.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans une étude de toxicité embryo-ftale chez le lapin l'incidence des courbures du carpe / tarse chez le ftus était augmentée. Cet effet est apparu en présence de signes maternels manifestes telle quune réduction de la prise de poids. Ces effets étaient visibles à des niveaux d'exposition maternelle similaires ou légèrement supérieurs à ceux des humains à la dose thérapeutique maximale. La pertinence de cette découverte pour l'homme est inconnue.
Dans une étude de fertilité menée chez le rat, une légère diminution de la fertilité des mâles, des pseudogestations, des périodes prolongées de dioestrus, un allongement de lintervalle pré-coïtal et une diminution du taux de grossesse ont été observés. Ces effets sont liés à laugmentation des taux de prolactine et ne sont pas directement transposables à lhomme en raison des différences du contrôle hormonal de la reproduction entre les espèces.
Lactose monohydraté, hypromellose, chlorure de sodium, povidone K-30, cellulose microcristalline silicifiée (silice colloïdale anhydre et cellulose microcristalline), talc, stéarate de magnésium.
Pelliculage
OPADRY II 85F540003 rose : alcool polyvinylique, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350 (E1521), talc, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).
30 mois
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
6, 10, 20, 28, 30, 50, 60, 90 et 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium) ou sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC-Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 275 032 0 7 : 6 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 033 7 5 : 10 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 034 3 6 : 20 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 036 6 5 : 28 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 037 2 6 : 30 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 038 9 4 : 50 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 275 039 5 5 : 60 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 585 362 9 8 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium)
· 34009 585 363 5 9 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- QUETIAPINE ACCORD HEALTHCARE LP 300 mg, comprimé à libération prolongée
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- DULOXETINE ACCORD 30 mg, gélule gastro-résistante
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- SERTRALINE ALMUS 50 mg, gélule
- EFFEXOR L.P. 37,5 mg, gélule à libération prolongée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
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