TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé
CIS 61425934
Informations à jour au 15 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/02/2022
TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ténofovir disoproxil (sous forme de succinate)...................................................................... 245 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire
Chaque comprimé contient 105 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé en forme damande, de couleur bleu clair, mesurant environ 17,0 mm x 10,5 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé est indiqué, en association avec dautres médicaments antirétroviraux, pour le traitement des patients adultes infectés par le VIH-1.
Chez ladulte, la démonstration du bénéfice apporté par le ténofovir en cas dinfection par le VIH-1 sappuie sur les résultats dune étude réalisée chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, comprenant des patients ayant une charge virale élevée (> 100 000 copies/ml) et sur des études dans lesquelles le ténofovir était ajouté au traitement stable de base existant (généralement, une trithérapie) chez des patients prétraités par antirétroviraux et en échec virologique précoce (< 10 000 copies/ml, la majorité des patients ayant moins de 5 000 copies/ml).
TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé est également indiqué pour le traitement des adolescents infectés par le VIH-1, présentant une résistance aux INTI ou des toxicités empêchant lutilisation de médicament de première intention et âgés de 12 à moins de 18 ans.
Chez les patients infectés par le VIH-1 déjà traités par des antirétroviraux, le choix dun traitement par TENOFOVIR DISOPROXIL EG doit être basé sur les résultats des tests individuels de résistance virale et/ou sur lhistorique du traitement des patients.
Infection par le virus de lhépatite B
TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints dhépatite B chronique présentant :
· une maladie hépatique compensée avec mise en évidence dune réplication virale active, une élévation persistante des taux sériques dalanine aminotransférases (ALAT) et une inflammation hépatique active et/ou une fibrose histologiquement prouvées (voir rubrique 5.1) ;
· un virus de lhépatite B présentant une résistance prouvée à la lamivudine (voir rubriques 4.8 et 5.1) ;
· une maladie hépatique décompensée (voir rubriques 4.4, 4.8 et 5.1).
TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé est indiqué pour le traitement des adolescents âgés de 12 à moins de18 ans atteints dhépatite B chronique présentant :
· une maladie hépatique compensée avec mise en évidence dune maladie en phase immunitaire active, cest-à-dire une réplication virale active, une élévation constante des taux sériques dALAT et une inflammation hépatique active et/ou une fibrose histologiquement prouvées (voir rubriques 4.4, 4.8 et 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Chez ladulte
La dose recommandée de TENOFOVIR DISOPROXIL EG pour le traitement du VIH ou pour le traitement de lhépatite B chronique est de 245 mg (un comprimé), à prendre une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture.
Hépatite B chronique
La durée optimale de traitement nest pas connue. Larrêt du traitement peut être envisagé comme suit :
· Chez les patients AgHBe positifs non cirrhotiques, le traitement doit être administré pendant au moins 6 à 12 mois après confirmation de la séroconversion HBe (négativation AgHBe et indétectabilité de lADN du VHB avec détection danti-HBe) ou jusquà la séroconversion HBs ou jusquà la mise en évidence dune perte defficacité (voir rubrique 4.4). Les taux sériques dALAT et dADN du VHB doivent être contrôlés régulièrement après larrêt du traitement afin de détecter toute rechute virologique tardive.
· Chez les patients AgHBe négatifs non cirrhotiques, le traitement doit être administré au moins jusquà la séroconversion HBs ou jusquà la mise en évidence dune perte defficacité. En cas de traitement prolongé dune durée supérieure à 2 ans, une réévaluation régulière est recommandée afin de confirmer que la poursuite du traitement choisi reste adaptée au patient.
Population pédiatrique
VIH-1 : Chez les adolescents âgés de 12 à < 18 ans et pesant ≥ 35 kg, la dose recommandée de TENOFOVIR DISOPROXIL EG est de 245 mg (un comprimé), à prendre une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Des doses réduites de ténofovir disoproxil sont utilisées pour le traitement des patients pédiatriques infectés par le VIH-1 âgés de 2 à < 12 ans. TENOFOVIR DISOPROXIL EG étant uniquement disponible sous forme de comprimés pelliculés de 245 mg, il nest pas adapté pas aux patients pédiatriques âgés de 2 à < 12 ans. Dautres formulations adéquates peuvent être disponibles.
La sécurité et lefficacité du ténofovir disoproxil chez les enfants infectés par le VIH-1 âgés de moins de 2 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Hépatite B chronique : Chez les adolescents âgés de 12 à < 18 ans et pesant ≥ 35 kg, la dose recommandée de TENOFOVIR DISOPROXIL EG est de 245 mg (un comprimé), à prendre une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture (voir rubriques 4.8 et 5.1). La durée optimale de traitement nest pas connue à lheure actuelle.
La sécurité et lefficacité du ténofovir disoproxil chez les enfants atteints dhépatite B chronique âgés de 2 à < 12 ans ou pesant < 35 kg nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Dose oubliée
Si un patient oublie de prendre une dose de TENOFOVIR DISOPROXIL EG et sen aperçoit dans les 12 heures suivant lheure de prise habituelle, il doit prendre TENOFOVIR DISOPROXIL EG dès que possible, avec de la nourriture, et poursuivre le traitement normalement. Si un patient oublie de prendre une dose de TENOFOVIR DISOPROXIL EG et sen aperçoit plus de 12 heures après, et que lheure de la dose suivante est proche, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée mais simplement poursuivre le traitement normalement.
Si le patient vomit dans lheure suivant la prise de TENOFOVIR DISOPROXIL EG, il doit prendre un autre comprimé. Si le patient vomit plus dune heure après la prise de TENOFOVIR DISOPROXIL EG, il est inutile quil prenne une autre dose.
Populations particulières
Chez la personne âgée
Il ny a pas de données disponibles permettant détablir une recommandation posologique pour les patients âgés de plus de 65 ans (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
Le ténofovir est éliminé par excrétion rénale et lexposition au ténofovir augmente chez les patients insuffisants rénaux.
Chez ladulte
On dispose de données limitées concernant la tolérance et lefficacité du ténofovir disoproxil chez les patients adultes qui présentent une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 50 ml/min) et les données de tolérance à long terme nont pas été évaluées en cas dinsuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min). Par conséquent, chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale, le ténofovir disoproxil devra être utilisé uniquement sil est jugé que les bénéfices potentiels du traitement dépassent les risques potentiels. Des adaptations de lintervalle entre les doses sont recommandées pour les patients adultes dont la clairance de la créatinine est inférieure à 50 ml/min.
Insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min)
Les données issues des études cliniques étayant ladministration dune dose quotidienne unique de 245 mg de ténofovir disoproxil chez les patients présentant une insuffisance rénale légère sont limitées.
Insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min)
Sil nest pas possible dadministrer une dose plus faible, il est possible de prolonger les intervalles de prise des comprimés pelliculés à 245 mg. Il est possible dadministrer 245 mg de ténofovir disoproxil toutes les 48 heures selon une modélisation des données pharmacocinétiques obtenues après administration dune dose unique chez des sujets séronégatifs pour le VIH et non infectés par le VHB présentant différents degrés dinsuffisance rénale, y compris insuffisance rénale terminale nécessitant une hémodialyse, mais ceci na pas été confirmé par des études cliniques. Cest pourquoi la réponse clinique au traitement et la fonction rénale doivent être étroitement surveillées chez ces patients (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) et patients sous hémodialyse
Sil nest pas possible dadministrer une dose plus faible, et sans aucune alternative de traitement disponible, il est possible de prolonger les intervalles de prise des comprimés pelliculés à 245 mg comme suit :
Insuffisance rénale sévère : 245 mg de ténofovir disoproxil peuvent être administrés toutes les 72 à 96 heures (administration deux fois par semaine).
Patients sous hémodialyse : 245 mg de ténofovir disoproxil peuvent être administrés tous les 7 jours après la fin dune séance dhémodialyse*.
Ces adaptations de lintervalle entre les doses nont pas été confirmées dans le cadre détudes cliniques. Les simulations indiquent que le prolongement de lintervalle entre les administrations de ténofovir 245 mg, comprimé pelliculé nest pas optimal et pourrait aboutir à une toxicité accrue et, éventuellement, à une réponse inadéquate au traitement. Cest pourquoi la réponse clinique au traitement et la fonction rénale doivent être étroitement surveillées (voir rubriques 4.4 et 5.2).
* Généralement, une administration hebdomadaire sur la base de 3 séances dhémodialyse par semaine denviron 4 heures chacune, ou après 12 heures dhémodialyse cumulées.
Aucune recommandation posologique ne peut être établie pour les patients non hémodialysés avec une clairance de la créatinine < 10 ml/min.
Population pédiatrique
Lutilisation du ténofovir disoproxil nest pas recommandée chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
Il nest pas nécessaire dadapter la posologie pour les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Si le ténofovir est arrêté chez des patients atteints dhépatite B chronique avec ou sans co-infection par le VIH, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe dexacerbation de lhépatite (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Les comprimés de TENOFOVIR DISOPROXIL EG doivent être pris une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture.
Pour les patients ayant des difficultés à avaler les comprimés pelliculés, TENOFOVIR DISOPROXIL EG 245 mg, comprimé pelliculé peut exceptionnellement être administré après avoir délité le comprimé dans au moins 100 ml deau, de jus dorange ou de jus de raisin.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Un test de dépistage des anticorps anti-VIH doit être proposé à tous les patients infectés par le VHB avant de débuter le traitement par ténofovir disoproxil (voir plus bas : Co-infection par le VIH-1 et lhépatite B).
VIH-1
Bien quil ait été démontré que lefficacité virologique dun traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.
Hépatite B chronique
Les patients devront être informés quil na pas été prouvé que le ténofovir disoproxil prévienne le risque de transmission du VHB par contacts sexuels ou contamination par le sang. Des précautions adaptées doivent continuer à être prises.
Co-administration dautres médicaments
· TENOFOVIR DISOPROXIL EG ne doit pas être co-administré avec dautres médicaments contenant du ténofovir disoproxil ou du ténofovir alafénamide.
· TENOFOVIR DISOPROXIL EG ne doit pas être co-administré avec ladéfovir dipivoxil.
· La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine nest pas recommandée (voir section 4.5).
Trithérapie comportant analogues nucléosidiques/analogues nucléotidiques
Des taux élevés déchec virologique et démergence de résistance ont été rapportés à un stade précoce chez les patients infectés par le VIH lorsque le ténofovir disoproxil était associé à la lamivudine et à labacavir, ainsi quà la lamivudine et à la didanosine selon un schéma posologique en une prise par jour.
Effets rénaux et osseux dans la population adulte
Effets rénaux
Le ténofovir est principalement éliminé par voie rénale. Des cas datteinte rénale, dinsuffisance rénale, daugmentation du taux de créatinine, dhypophosphatémie et de tubulopathie proximale (y compris syndrome de Fanconi) ont été rapportés dans le cadre de lutilisation du ténofovir disoproxil dans la pratique clinique (voir rubrique 4.8).
Surveillance rénale
Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez tous les patients avant linstauration du traitement par ténofovir disoproxil et également de surveiller la fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) après deux à quatre semaines de traitement, après trois mois de traitement et tous les trois à six mois par la suite chez les patients ne présentant pas de facteurs de risque rénaux. Chez les patients présentant un risque dinsuffisance rénale, une surveillance plus fréquente de la fonction rénale est nécessaire.
Prise en charge de la fonction rénale
Si le taux de phosphate sérique est < 1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou si la clairance de la créatinine est diminuée au-dessous de 50 ml/min chez tout patient adulte recevant du ténofovir disoproxil, lévaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine, y compris la glycémie, la kaliémie, la glycosurie (voir rubrique 4.8, tubulopathie proximale). Linterruption du traitement par le ténofovir disoproxil doit aussi être envisagée chez les patients adultes présentant une clairance de la créatinine inférieure à 50 ml/min ou un taux de phosphate sérique inférieur à 1,0 mg/dl (0,32 mmol/l). Linterruption du traitement par ténofovir disoproxil doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause na été identifiée.
Co-administration et risque de toxicité rénale
Lutilisation du ténofovir disoproxil doit être évitée en cas dutilisation actuelle ou récente dun médicament néphrotoxique (tels les aminosides, lamphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou linterleukine-2). Si ladministration concomitante du ténofovir disoproxil et de médicaments néphrotoxiques ne peut être évitée, il convient deffectuer une surveillance hebdomadaire de la fonction rénale.
Des cas dinsuffisance rénale aiguë faisant suite à linstauration dun traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à forte dose ou associant plusieurs AINS ont été rapportés chez des patients traités par le ténofovir disoproxil et présentant des facteurs de risque dinsuffisance rénale. Si le ténofovir disoproxil est administré avec un AINS, il convient deffectuer une surveillance adéquate de la fonction rénale.
Un risque plus élevé dinsuffisance rénale a été rapporté chez des patients recevant le ténofovir disoproxil en association avec un inhibiteur de protéase potentialisé parle ritonavir ou le cobicistat. Une surveillance étroite de la fonction rénale est nécessaire chez ces patients (voir rubrique 4.5). Chez les patients présentant des facteurs de risque rénaux, la co-administration de ténofovir disoproxil avec un inhibiteur de protéase potentialisé doit être soigneusement évaluée.
Le ténofovir disoproxil na pas été cliniquement évalué chez des patients recevant des médicaments sécrétés par la même voie délimination rénale, impliquant les protéines de transport human organic anion transporter (hOAT) 1 et 3 ou la MRP 4 (ex : le cidofovir, médicament connu comme étant néphrotoxique). Ces protéines de transport rénal pourraient être responsables de la sécrétion tubulaire et en partie de lélimination rénale du ténofovir et du cidofovir. Par conséquent, les paramètres pharmacocinétiques de ces médicaments sécrétés par la même voie délimination rénale impliquant les protéines de transport hOAT 1 et 3 ou la MRP 4 pourraient être modifiés sils sont co-administrés. A moins dêtre réellement nécessaire, lutilisation concomitante de ces médicaments sécrétés par la même voie délimination rénale nest pas recommandée. Cependant si cette association ne peut être évitée, une surveillance hebdomadaire de la fonction rénale doit être effectuée (voir rubrique 4.5).
Insuffisance rénale
La tolérance rénale du ténofovir disoproxil na été étudiée que de façon très limitée chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 80 ml/min).
Patients adultes présentant une clairance de la créatinine < 50 ml/min, y compris les patients sous hémodialyse
On dispose de données limitées concernant la tolérance et lefficacité du ténofovir disoproxil chez les patients qui présentent une insuffisance rénale. Par conséquent, le ténofovir disoproxil devra être utilisé uniquement sil est jugé que les bénéfices potentiels du traitement dépassent les risques potentiels. Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) et les patients nécessitant une hémodialyse, lutilisation du ténofovir disoproxil nest pas recommandée. Si aucune alternative de traitement nest disponible, lintervalle entre les administrations doit être adapté et la fonction rénale étroitement surveillée (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Effets osseux
Des anomalies osseuses telles que lostéomalacie pouvant se manifester par des douleurs osseuses persistantes ou qui saggravent et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures, peuvent être associées à une tubulopathie rénale proximale induite par le ténofovir disoproxil (voir rubrique 4.8).
Le ténofovir disoproxil peut également entraîner une réduction de la densité minérale osseuse (DMO). Au cours dune étude clinique contrôlée (GS-99-903) de 144 semaines comparant le ténofovir disoproxil à la stavudine, en association à la lamivudine et à léfavirenz, chez des patients adultes naïfs de traitement antirétroviral infectés par le VIH, de légères diminutions de la DMO au niveau de la hanche et du rachis ont été observées dans les deux groupes de traitement. A 144 semaines, les diminutions de la DMO au niveau du rachis et les modifications des marqueurs osseux par rapport à linstauration du traitement étaient significativement plus importantes dans le groupe ténofovir disoproxil. Les diminutions de la DMO au niveau de la hanche étaient significativement plus importantes dans ce groupe jusquà 96 semaines. Cependant le risque de fractures na pas été augmenté et il na pas été constaté danomalies osseuses ayant des répercussions cliniques au cours des 144 semaines dans cette étude.
Dans dautres études (prospectives et transversales), les diminutions de la DMO les plus prononcées ont été observées chez les patients traités par le ténofovir disoproxil dans le cadre dun schéma thérapeutique contenant un inhibiteur de protéase potentialisé. Globalement, compte tenu des anomalies osseuses associées au ténofovir disoproxil et des limites des données à long terme sur limpact du ténofovir disoproxil sur létat osseux et le risque de fractures, il convient denvisager dautres schémas thérapeutiques pour les patients atteints dostéoporose qui présentent un risque élevé de fractures.La suspicion ou la détection danomalies osseuses doit imposer une consultation appropriée.
Effets rénaux et osseux dans la population pédiatrique
Il existe des incertitudes quant aux effets à long terme de la toxicité rénale et osseuse. De plus, le caractère réversible de la toxicité rénale ne peut être totalement établi. Par conséquent, une approche multidisciplinaire est recommandée afin dévaluer de façon adéquate et au cas par cas le rapport bénéfice/risque du traitement, de décider de la surveillance appropriée pendant le traitement (notamment la décision darrêter le traitement) et de considérer la nécessité dune supplémentation.
Effets rénaux
Des effets indésirables rénaux en lien avec une tubulopathie rénale proximale ont été observés chez les patients pédiatriques infectés par le VIH-1, âgés de 2 à < 12 ans dans létude clinique GS-US-104-0352 (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Surveillance rénale
La fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) doit être évaluée avant linstauration du traitement et doit être surveillée au cours du traitement comme chez ladulte (voir plus haut).
Prise en charge de la fonction rénale
Si le taux de phosphate sérique savère être < 3,0 mg/dl (0,96 mmol/l) chez tout patient pédiatrique recevant du ténofovir disoproxil, lévaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine, y compris la glycémie, la kaliémie, la glycosurie (voir rubrique 4.8, tubulopathie proximale). La détection ou la suspicion danomalies rénales doit imposer une consultation avec un néphrologue afin denvisager une interruption du traitement par ténofovir disoproxil.
Linterruption du traitement par ténofovir disoproxil doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause na été identifiée.
Co-administration et risque de toxicité rénale
Les mêmes recommandations que celles chez ladulte sappliquent (voir plus haut).
Insuffisance rénale
Lutilisation du ténofovir disoproxil nest pas recommandée dans la population pédiatrique présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2). Le traitement par ténofovir disoproxil ne doit pas être instauré chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale et il doit être arrêté chez ceux qui développent une insuffisance rénale au cours du traitement.
Effets osseux
Le ténofovir peut entrainer une diminution de la DMO. Les effets des variations de DMO associées au ténofovir disoproxil sur létat osseux à long terme et le risque futur de fractures sont incertains (voir rubrique 5.1).
La détection ou la suspicion danomalies osseuses chez les patients pédiatriques doit imposer une consultation avec un endocrinologue et/ou un néphrologue.
Maladie hépatique
Les données concernant la tolérance et lefficacité chez les patients ayant bénéficié dune transplantation hépatique sont très limitées.
On dispose de données limitées concernant la tolérance et lefficacité du ténofovir disoproxil chez les patients infectés par le VHB présentant une maladie hépatique décompensée et un score de Child-Pugh-Turcotte (CPT) > 9. Ces patients sont exposés à un risque plus élevé deffets indésirables rénaux ou hépatiques. Par conséquent, les paramètres rénaux et hépatobiliaires doivent faire lobjet dune surveillance étroite dans cette population de patients.
Exacerbations de lhépatite
Exacerbations de la maladie au cours du traitement : Les exacerbations spontanées de lhépatite B chronique sont relativement fréquentes et se manifestent par des élévations transitoires du taux sérique dALAT. Une fois le traitement antiviral instauré, le taux sérique dALAT peut augmenter chez certains patients (voir rubrique 4.8). Chez les patients atteints dune maladie hépatique compensée, ces élévations du taux sérique dALAT ne saccompagnent généralement pas dune augmentation de la concentration sérique de la bilirubine ou dune décompensation hépatique. Les patients atteints de cirrhose peuvent présenter un risque plus important de décompensation hépatique suite à une exacerbation de lhépatite et doivent donc faire lobjet dune étroite surveillance pendant le traitement.
Exacerbations de la maladie après larrêt du traitement : Des exacerbations aiguës de lhépatite ont également été rapportées chez des patients ayant arrêté le traitement contre lhépatite B. Les exacerbations post-traitement sont habituellement associées à une élévation dADN du VHB et semblent le plus souvent spontanément résolutives. Des cas dexacerbations sévères, parfois fatales, ont cependant été rapportés. La fonction hépatique doit être surveillée régulièrement tant au plan clinique que biologique pendant au moins 6 mois après larrêt du traitement contre lhépatite B. Si nécessaire, une reprise du traitement contre lhépatite B pourra simposer. Chez les patients atteints dune maladie hépatique avancée ou de cirrhose, larrêt du traitement nest pas recommandé car une exacerbation de lhépatite post-traitement pourrait entraîner une décompensation hépatique.
Les exacerbations de la maladie hépatique sont particulièrement graves et peuvent même savérer fatales chez les patients atteints dune maladie hépatique décompensée.
Co-infection par lhépatite C ou D : Aucunes données ne sont disponibles concernant lefficacité du ténofovir chez les patients co-infectés par le virus de lhépatite C ou D.
Co-infection par le VIH-1 et lhépatite B : En raison du risque dapparition dune résistance du VIH, le ténofovir disoproxil doit être utilisé exclusivement dans le cadre dun traitement par association appropriée dantirétroviraux chez les patients co-infectés par le VIH/VHB. Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique, y compris une hépatite chronique active, ont, au cours dun traitement par association dantirétroviraux, une fréquence plus élevée danomalies de la fonction hépatique et doivent faire lobjet dune surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas daggravation confirmée de latteinte hépatique, linterruption ou larrêt du traitement devra être envisagé. Cependant, il est à noter que les élévations dALAT peuvent faire partie du processus de clairance du VHB lors du traitement par ténofovir (voir plus haut : Exacerbations de lhépatite).
Utilisation avec certains agents antiviraux contre le virus de lhépatite C
Il a été montré que la co-administration de ténofovir disoproxil avec lédipasvir/sofosbuvir augmente les concentrations plasmatiques de ténofovir, en particulier en cas dutilisation concomitante avec un traitement contre le VIH contenant du ténofovir disoproxil et un potentialisateur pharmacocinétique (ritonavir ou cobicistat).
La sécurité demploi du ténofovir disoproxil dans le cadre dun traitement par lédipasvir/sofosbuvir en présence dun potentialisateur pharmacocinétique na pas été établie. Les risques et les bénéfices potentiels associés à la co-administration de lédipasvir/sofosbuvir avec le ténofovir disoproxil administré en association avec un inhibiteur de protéase du VIH potentialisé (p. ex., atazanavir ou darunavir) doivent être pris en compte, en particulier chez les patients présentant un risque accru de dysfonctionnement rénal. Les patients recevant de façon concomitante lédipasvir/sofosbuvir et le ténofovir disoproxil ainsi quun inhibiteur de protéase du VIH potentialisé doivent être surveillés afin de détecter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil.
Poids corporel et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas quil existe un effet du traitement, aucun lien nest clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.
Dysfonctionnement mitochondrial à la suite dune exposition in utero
Les analogues nucléos(t)idiques peuvent avoir un impact plus ou moins important sur la fonction mitochondriale, leffet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH, exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques ; il sagissait majoritairement dassociations comportant de la zidovudine. Les effets indésirables principalement rapportés sont des atteintes hématologiques (anémie, neutropénie) et des troubles métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces effets indésirables sont souvent transitoires. Des troubles neurologiques dapparition tardive ont été rapportés dans de rares cas (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques nest pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte chez tout enfant exposé in utero à des analogues nucléos(t)idiques qui présente des manifestations cliniques sévères détiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Ces données ne modifient pas les recommandations actuelles nationales quant à lutilisation dun traitement antirétroviral chez la femme enceinte dans la prévention de la transmission materno-ftale du VIH.
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant linstauration du traitement par association dantirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire.
Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et des hépatites auto-immunes) ont également été rapportées dans le cadre dune restauration immunitaire ; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement.
Ostéonécrose
Létiologie est considérée comme multifactorielle (incluant lutilisation de corticoïdes, la consommation dalcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas dostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical sils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Chez la personne âgée
Le ténofovir disoproxil na pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une réduction de la fonction rénale. Ladministration du ténofovir disoproxil à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière.
Excipients
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium, cest-à-dire quil est essentiellement sans sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
Des interactions entre le ténofovir et les médicaments métabolisés par le CYP450 ne sont pas attendues, compte tenu des résultats des études in vitro ainsi que des données disponibles concernant le mode délimination du ténofovir.
Utilisation concomitante non recommandée
TENOFOVIR DISOPROXIL EG ne doit pas être co-administré avec dautres médicaments contenant du ténofovir disoproxil ou du ténofovir alafénamide.
TENOFOVIR DISOPROXIL EG ne doit pas être co-administré avec ladéfovir dipivoxil.
Didanosine
La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine nest pas recommandée (voir rubrique 4.4 et tableau 1).
Médicaments éliminés par voie rénale
Le ténofovir étant principalement éliminé par les reins, la co-administration de ténofovir disoproxil avec des médicaments diminuant la fonction rénale ou entrant en compétition pour la sécrétion tubulaire active par le biais des protéines de transport hOAT 1, hOAT 3 ou MRP 4 (le cidofovir, par ex.) peut accroître la concentration sérique du ténofovir et/ou des médicaments co-administrés.
Lutilisation du ténofovir disoproxil doit être évitée en cas dutilisation concomitante ou récente dun médicament néphrotoxique. Il peut sagir par exemple, mais pas exclusivement, daminosides, damphotéricine B, de foscarnet, de ganciclovir, de pentamidine, de vancomycine, de cidofovir ou dinterleukine-2 (voir rubrique 4.4).
Le tacrolimus pouvant affecter la fonction rénale, une surveillance étroite est recommandée en cas de co-administration avec le ténofovir disoproxil.
Autres interactions
Les interactions entre le ténofovir disoproxil et les autres médicaments sont listées dans le tableau 1 ci-dessous (« ↑ » représente une augmentation, « ↓ » une diminution, « ↔ » labsence de changement, « b.i.d. » signifie deux fois par jour et « q.d. » une fois par jour).
Tableau 1 : Interactions entre le ténofovir disoproxil et les autres médicaments
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Médicament par classes thérapeutiques (dose en mg) |
Effets sur les concentrations de médicament Pourcentage moyen de variation de lASC, la Cmax, la Cmin |
Recommandation concernant la co-administration avec 245 mg de ténofovir disoproxil |
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ANTI-INFECTIEUX |
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Antirétroviraux |
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Inhibiteurs de protéase |
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Atazanavir/Ritonavir (300 q.d./100 q.d./300 q.d.) |
Atazanavir : ASC : ↓ 25 % Cmax : ↓ 28 % Cmin : ↓ 26 % Ténofovir : ASC : ↑ 37 % Cmax : ↑ 34 % Cmin : ↑ 29 % |
Aucune adaptation de la posologie nest recommandée. Lexposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4). |
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Lopinavir/Ritonavir (400 b.i.d./100 b.i.d./300 q.d.) |
Lopinavir/ritonavir : Aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques du lopinavir/ritonavir. Ténofovir : ASC : ↑ 32 % Cmax : ↔ Cmin : ↑ 51 % |
Aucune adaptation de la posologie nest recommandée. Lexposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4). |
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Darunavir/Ritonavir (300/100 b.i.d./300 q.d.) |
Darunavir : Aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques du darunavir/ritonavir. Ténofovir : ASC : ↑ 22 % Cmin : ↑ 37 % |
Aucune adaptation de la posologie nest recommandée. Lexposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4). |
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INTI |
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Didanosine |
La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine a entraîné une augmentation de 40 à 60 % de lexposition systémique à la didanosine pouvant augmenter le risque deffets indésirables liés à la didanosine. |
La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). L'exposition systémique accrue à la didanosine peut augmenter les effets indésirables liés à la didanosine Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées. La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine à une dose de 400 mg par jour a été associée à une baisse significative du taux de CD4, pouvant être due à une interaction intracellulaire ayant pour effet daugmenter les taux de didanosine phosphorylée (cest-à-dire active). Dans plusieurs associations testées pour le traitement de linfection par le VIH-1, la co-administration dun plus faible dosage de didanosine à 250 mg avec le ténofovir disoproxil a été associée à des taux élevés déchec virologique. |
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Adéfovir dipivoxil |
ASC : ↔ Cmax : ↔ |
Le ténofovir disoproxil ne doit pas être co-administré avec ladéfovir dipivoxil (voir rubrique 4.4). |
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ASC : ↔ Cmax : ↔ |
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée lors de la co-administration du ténofovir disoproxil avec entécavir. |
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Agents antiviraux contre le virus de lhépatite C |
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Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Atazanavir/Ritonavir (300 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/300 mg q.d.)1 |
Lédipasvir : ASC : ↑ 96 % Cmax : ↑ 68 % Cmin : ↑ 118 % Sofosbuvir : ASC : ↔ Cmax : ↔ GS-3310072 : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↑ 42 % Atazanavir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↑ 63 % Ritonavir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↑ 45 % Emtricitabine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ténofovir : ASC : ↔ Cmax : ↑ 47 % Cmin : ↑ 47 % |
Laugmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de lédipasvir/sofosbuvir et datazanavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité demploi du ténofovir disoproxil utilisé avec lédipasvir/sofosbuvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) na pas été établie. Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale, lorsquil nexiste aucune autre alternative thérapeutique (voir rubrique 4.4). |
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Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Darunavir/Ritonavir (800 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/300 mg q.d.)1 |
Lédipasvir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Sofosbuvir : ASC : ↓ 27 % Cmax : ↓ 37 % GS-3310072 : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Darunavir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ritonavir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↑ 48 % Emtricitabine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ténofovir : ASC : ↑ 50 % Cmax : ↑ 64 % Cmin : ↑ 59 % |
Laugmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de lédipasvir/sofosbuvir et de darunavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité demploi du ténofovir disoproxil utilisé avec lédipasvir/sofosbuvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) na pas été établie. Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale, lorsquil nexiste aucune autre alternative thérapeutique (voir rubrique 4.4). |
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Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Efavirenz/Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (600 mg/200 mg/300 mg q.d.) |
Lédipasvir : ASC : ↓ 34 % Cmax : ↓ 34 % Cmin : ↓ 34 % Sofosbuvir : ASC : ↔ Cmax : ↔ GS-3310072 : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Efavirenz : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Emtricitabine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ténofovir : ASC : ↑ 98 % Cmax : ↑ 79 % Cmin : ↑ 163 % |
Aucune adaptation de la posologie nest recommandée. Lexposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4). |
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Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Emtricitabine/Rilpivirine/Ténofovir disoproxil (200 mg/25 mg/300 mg q.d.) |
Lédipasvir : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Sofosbuvir : ASC : ↔ Cmax : ↔ GS-3310072 : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Emtricitabine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Rilpivirine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ténofovir : ASC : ↑ 40 % Cmax : ↔ Cmin : ↑ 91 % |
Aucune adaptation de la posologie nest recommandée. Lexposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4). |
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Sofosbuvir (400 mg q.d.) + Éfavirenz/Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (600 mg/200 mg/300 mg q.d.) |
Sofosbuvir : ASC : ↔ Cmax : ↓ 19 % GS-3310072 : ASC : ↔ Cmax : ↓ 23 % Efavirenz : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Emtricitabine : ASC : ↔ Cmax : ↔ Cmin : ↔ Ténofovir : ASC : ↔ Cmax : ↑ 25 % Cmin : ↔ |
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire. |
1 Données obtenues après co-administration avec lédipasvir/sofosbuvir. Une administration espacée (12 heures dintervalle) a donné des résultats similaires.
2 Principal métabolite circulant du sofosbuvir.
Etudes menées avec dautres médicaments
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée lors de la co-administration du ténofovir disoproxil avec emtricitabine, lamivudine, indinavir, éfavirenz, nelfinavir, saquinavir (potentialisé par ritonavir), méthadone, ribavirine, rifampicine, tacrolimus ou lassociation contraceptive hormonale norgestimate/éthinylestradiol.
Le ténofovir disoproxil doit être administré avec de la nourriture, pour augmenter la biodisponibilité du ténofovir (voir rubrique 5.2).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1 000 grossesses) na mis en évidence aucune malformation ni effet toxique pour le ftus ou le nouveau-né associé au ténofovir disoproxil. Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence de toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). La prescription de ténofovir disoproxil peut être envisagée pendant la grossesse si nécessaire.
Dans la littérature, l'exposition au disoproxil de ténofovir durant le troisième trimestre de la grossesse a été montrée pour réduire le risque de transmission de HBV de la mère au enfant en bas âge si le disoproxil de ténofovir est donné aux mères, en plus de la globuline immunisée d'hépatite B et de l'hépatite B vaccin chez les nourrissons.
Dans trois essais cliniques contrôlés, un total de 327 femmes enceintes avec l'infection chronique de HBV ont été administrées le disoproxil de ténofovir (245 mg) une fois par jour de 28 à 32 semaines de gestation par 1 à 2 mois postpartum ; les femmes et leurs enfants en bas âge ont été suivis pendant jusqu'à 12 mois après l'accouchement. Aucun signal de sécurité n'a émergé de ces données.
De manière générale, si un nouveau-né est pris en charge de façon adéquate pour la prévention de lhépatite B à la naissance, une mère infectée par lhépatite B peut allaiter son nourrisson.
Le ténofovir est excrété dans le lait maternel en très faible quantité et lexposition des nourrissons via le lait maternel est considérée comme négligeable. Bien que les données à long terme soient limitées, aucun effet indésirable na été rapporté chez les nourissons allaités, et les mères infectées par le VHB utilisant le ténofovir disoproxil peuvent allaiter.En règle générale, il est déconseillé aux mères infectées par le VIH dallaiter leur enfant de manière à éviter la transmission du VIH au nouveau-né.
Fertilité
On dispose de données cliniques limitées relatives à leffet du ténofovir disoproxil sur la fertilité. Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères du ténofovir disoproxil sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité demploi
VIH-1 et hépatite B : De rares cas deffets indésirables de type atteinte rénale, insuffisance rénale et tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi), entraînant parfois des anomalies osseuses (pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), ont été rapportés chez des patients recevant du ténofovir disoproxil. Il est recommandé de surveiller la fonction rénale chez les patients recevant du ténofovir (voir rubrique 4.4).
VIH-1 : Des effets indésirables associés au traitement par le ténofovir disoproxil en association avec dautres antirétroviraux sont attendus chez environ un tiers des patients traités.
Ces effets indésirables sont généralement des troubles gastro-intestinaux légers à modérés. Environ 1 % des patients adultes traités par le ténofovir disoproxil ont arrêté le traitement en raison deffets indésirables gastro-intestinaux.
Hépatite B : Des effets indésirables, le plus souvent légers, associés au traitement par le ténofovir disoproxil sont attendus chez environ un quart des patients traités. Lors des études cliniques chez les patients infectés par le VHB, leffet indésirable survenu le plus fréquemment sous ténofovir disoproxil a été la nausée (5,4 %).
Une exacerbation aiguë de lhépatite a été rapportée chez des patients sous traitement ainsi que chez des patients ayant arrêté le traitement contre lhépatite B (voir rubrique 4.4).
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Lévaluation de la sécurité demploi du ténofovir disoproxil est basée sur les données de tolérance issues des études cliniques et de lexpérience acquise depuis la commercialisation. Tous les effets indésirables sont présentés dans le tableau 2.
Études cliniques sur le VIH-1 : Lévaluation de la tolérance issue des données détudes cliniques sur le VIH-1 est basée sur lexpérience acquise au cours de deux études, lune réalisée chez 653 patients prétraités, recevant pendant 24 semaines, en association avec dautres antirétroviraux, un traitement comprenant le ténofovir disoproxil (n = 443) versus placebo (n = 210), et lautre, étude comparative contrôlée en double aveugle, réalisée chez 600 patients naïfs recevant un traitement par le 245 mg de ténofovir disoproxil (n = 299) ou la stavudine (n = 301) en association avec la lamivudine et léfavirenz pendant 144 semaines.
Études cliniques sur lhépatite B : Lévaluation de la tolérance issue des données détudes cliniques sur le VHB est principalement basée sur lexpérience acquise au cours de deux études comparatives contrôlées en double aveugle réalisées chez 641 patients adultes atteints dhépatite B chronique et dune maladie hépatique compensée recevant pendant 48 semaines un traitement par 245 mg de ténofovir disoproxil 245 mg par jour (n = 426) ou par adéfovir dipivoxil 10 mg par jour (n = 215). Les effets indésirables observés lors de la poursuite du traitement pendant 384 semaines étaient en conformité avec le profil de sécurité demploi du ténofovir disoproxil. Après une baisse initiale denviron -4,9 ml/min (selon léquation de Cockroft-Gault) ou -3,9 ml/min/1,73 m² (selon léquation modification of diet in renal disease [MDRD]) au bout des 4 premières semaines de traitement, la baisse annuelle de la fonction rénale rapportée chez les patients traités par le ténofovir disoproxil après linstauration du traitement a été de -1,41 ml/min par an (selon léquation de Cockroft-Gault) et de -0,74 ml/min/1,73 m² par an (selon léquation MDRD).
Patients présentant une maladie hépatique décompensée : Le profil de sécurité demploi du ténofovir disoproxil chez les patients présentant une maladie hépatique décompensée a été évalué dans le cadre dune étude clinique contrôlée en double aveugle (GS-US-174-0108) au cours de laquelle les patients adultes ont reçu un traitement par le ténofovir disoproxil (n = 45) ou par lemtricitabine plus ténofovir disoproxil (n = 45) ou par lentécavir (n = 22) pendant 48 semaines.
Dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil, 7 % des patients ont arrêté le traitement à cause dun effet indésirable ; chez 9 % des patients, une augmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl ou un taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl a été observé au cours des 48 premières semaines de traitement ; il ny avait pas de différence statistiquement significative entre les groupes sous traitement combiné contenant du ténofovir et le groupe sous entécavir. Après 168 semaines, 16 % (7/45) des patients du groupe ténofovir disoproxil, 4 % (2/45) des patients du groupe emtricitabine plus ténofovir disoproxil et 14 % (3/22) des patients du groupe entécavir ont arrêté le traitement en raison deffets indésirables. Treize pour cent (6/45) des patients du groupe ténofovir disoproxil, 13 % (6/45) des patients du groupe emtricitabine plus ténofovir disoproxil et 9 % (2/22) des patients du groupe entécavir ont présenté une augmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl ou un taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl.
À la semaine 168, dans cette population de patients présentant une maladie hépatique décompensée, le taux de mortalité était de 13 % (6/45) dans le groupe ténofovir disoproxil, 11 % (5/45) dans le groupe emtricitabine plus ténofovir disoproxil et 14 % (3/22) dans le groupe entécavir. Le taux de carcinome hépatocellulaire était de 18 % (8/45) dans le groupe ténofovir disoproxil, 7 % (3/45) dans le groupe emtricitabine plus ténofovir disoproxil et 9 % (2/22) dans le groupe entécavir.
Les patients présentant un score de Child-Pugh-Turcotte (CPT) élevé à linstauration du traitement sont exposés à un risque plus élevé de développer des effets indésirables graves (voir rubrique 4.4).
Patients atteints dune hépatite B chronique résistante à la lamivudine : Aucun nouvel effet indésirable lié au ténofovir disoproxil na été identifié lors dune étude randomisée en double aveugle (GS-US-174-0121) au cours de laquelle 280 patients résistants à la lamivudine ont reçu un traitement par le ténofovir disoproxil (n = 141) ou par lassociation emtricitabine/ténofovir disoproxil (n = 139) pendant 240 semaines.
Les effets indésirables susceptibles dêtre liés (au moins possiblement) au traitement sont présentés ci-dessous en fréquence par classe / organe. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ou rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000).
Tableau 2 : Tableau récapitulatif des effets indésirables associés au ténofovir disoproxil sur la base de lexpérience acquise dans les études cliniques et depuis la commercialisation
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Fréquence |
Ténofovir disoproxil |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition : |
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Très fréquent : |
hypophosphatémie1 |
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Peu fréquent : |
hypokaliémie1 |
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Rare : |
acidose lactique |
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Affections du système nerveux : |
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Très fréquent : |
vertiges |
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Fréquent : |
céphalées |
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Affections gastro-intestinales : |
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Très fréquent : |
diarrhées, vomissements, nausées |
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Fréquent : |
douleurs abdominales, distension abdominale, flatulences |
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Peu fréquent : |
pancréatite |
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Affections hépatobiliaires : |
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Fréquent : |
augmentation des transaminases |
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Rare : |
stéatose hépatique, hépatite |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané : |
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Très fréquent : |
rash |
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Rare : |
angidème |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques : |
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Peu fréquent : |
rhabdomyolyse1, faiblesse musculaire1 |
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Rare : |
ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures)1, 2, myopathie1 |
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Affections du rein et des voies urinaires : |
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Peu fréquent : |
élévation de la créatinine, tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi) |
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Rare : |
insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale, nécrose tubulaire aiguë, néphrite (y compris néphrite interstitielle aigüe)2, diabète insipide néphrogénique |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration : |
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Très fréquent : |
asthénie |
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Fréquent : |
fatigue |
1 Cet effet indésirable peut survenir à la suite dune tubulopathie rénale proximale. En dehors de cette situation, il nest pas considéré comme étant associé de manière causale au ténofovir disoproxil.
2 Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation mais na pas été observé lors des études cliniques randomisées contrôlées ni dans le cadre du programme daccès étendu au ténofovir disoproxil. La catégorie de fréquence a été estimée daprès un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés au ténofovir disoproxil dans les études cliniques randomisées contrôlées et dans le cadre du programme daccès étendu (n = 7 319).
Description de certains effets indésirables particuliers
VIH-1 et hépatite B :
Insuffisance rénale
Le ténofovir pouvant engendrer une atteinte rénale, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (voir rubriques 4.4 et 4.8 Résumé du profil de sécurité demploi). La tubulopathie rénale proximale sest généralement résolue ou améliorée après larrêt du ténofovir disoproxil. Cependant, chez certains patients, la diminution de la clairance de la créatinine ne sest pas totalement résolue malgré larrêt du ténofovir disoproxil. Les patients présentant un risque dinsuffisance rénale (comme les patients présentant déjà des facteurs de risque rénaux, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou ceux recevant un traitement concomitant par des médicaments néphrotoxiques), présentent un risque plus élevé de récupération incomplète de la fonction rénale malgré larrêt du ténofovir disoproxil (voir rubrique 4.4).
Acidose lactique
Des cas d'acidose lactique ont été rapportés avec le disoproxil de ténofovir seul ou en association avec d'autres antirétroviraux. Les patients présentant des facteurs de prédisposition tels que les patients présentant l'affection hépatique décompensée, ou les patients recevant des médicaments en association connus pour induire l'acidose lactique sont à risque accru de éprouver l'acidose lactique grave pendant le disoproxil de ténofovir traitement, y compris les conséquences fatales.
VIH1 :
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par une association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et des hépatites auto-immunes) ont également été rapportées; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Ostéonécrose
Des cas dostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue nest pas connue (voir rubrique 4.4).
Hépatite B :
Exacerbations de lhépatite en cours de traitement
Lors des études chez les patients naïfs de traitement par un nucléoside, des élévations dALAT sous traitement > 10 fois la limite supérieure de la normale (LSN) et > 2 fois le niveau initial ont été notées chez 2,6 % des patients traités par le ténofovir disoproxil. Les élévations dALAT sont apparues avec un délai médian de survenue de 8 semaines, se sont résolues lors de la poursuite du traitement et, dans la majorité des cas, ont été associées à une réduction ≥ 2 log10 copies/ml de la charge virale précédant lélévation dALAT ou coïncidant avec elle. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est recommandée pendant le traitement (voir rubrique 4.4).
Exacerbation de lhépatite après larrêt du traitement
Chez les patients infectés par le VHB, des signes cliniques et biologiques dexacerbations de lhépatite ont été observés après larrêt du traitement anti-VHB (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
VIH-1
Lévaluation des effets indésirables est basée sur deux études randomisées (études GS-US-104-0321 et GS-US-104-0352) réalisées chez 184 patients pédiatriques (âgés de 2 à < 18 ans) infectés par le VIH-1, ayant reçu pendant 48 semaines, en association avec dautres antirétroviraux, un traitement comprenant le ténofovir disoproxil (n = 93) ou un placebo/comparateur actif (n = 91) (voir rubrique 5.1). Les effets indésirables observés chez les patients pédiatriques ayant reçu le traitement par le ténofovir disoproxil étaient comparables à ceux observés lors des études cliniques avec le ténofovir disoproxil chez ladulte (voir rubriques 4.8, Tableau récapitulatif des effets indésirables, et 5.1).
Des baisses de densité minérale osseuse (DMO) ont été observées chez les patients pédiatriques. Chez les adolescents infectés par le VIH-1, les Z-scores de DMO observés chez les sujets ayant reçu du ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les sujets ayant reçu un placebo. Chez les enfants infectés par le VIH-1, les Z-scores de DMO observés chez les sujets dont le traitement a été changé pour le ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les patients qui ont poursuivi leur traitement par stavudine ou zidovudine (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Dans létude GS-US-104-0352, 4 sur 89 des patients pédiatriques exposés au ténofovir disoproxil (exposition médiane au ténofovir disoproxil : 312 semaines) ont arrêté le traitement en raison deffets indésirables évocateurs dune tubulopathie rénale proximale. Sept patients ont présenté des valeurs du débit de la filtration glomérulaire (DFG) estimé étaient comprises entre 70 et 90 ml/min/1,73 m². Parmi eux, deux patients ont présenté une diminution cliniquement significative du DFG estimé qui sest améliorée après larrêt du ténofovir disoproxil.
Hépatite B chronique
Lévaluation des effets indésirables est basée sur une étude randomisée (étude GS-US-174-0115) réalisée chez 106 patients adolescents (âgés de 12 à < 18 ans) atteints dhépatite B chronique recevant un traitement par ténofovir disoproxil 245 mg (n = 52) ou un placebo (n = 54) pendant 72 semaines. Les effets indésirables observés chez les patients adolescents qui ont reçu le traitement par le ténofovir disoproxil étaient comparables à ceux qui ont été observés dans les études cliniques menées sur le ténofovir disoproxil chez ladulte (voir rubriques 4.8, Tableau récapitulatif des effets indésirables, et 5.1).
Des baisses de DMO ont été observées chez les adolescents infectés par le VHB. Les Z-scores de DMO observés chez les sujets ayant reçu du ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les sujets ayant reçu un placebo (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Autre(s) population(s) particulière(s)
Chez la personne âgée
Le ténofovir disoproxil na pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une réduction de la fonction rénale. Ladministration du ténofovir disoproxil à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une insuffisance rénale
Le ténofovir disoproxil pouvant provoquer une toxicité rénale, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale et traités par TENOFOVIR DISOPROXIL EG (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2). Lutilisation du ténofovir disoproxil nest pas recommandée chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Symptômes
En cas de surdosage, le patient devra être surveillé afin didentifier déventuelles manifestations toxiques (voir rubriques 4.8 et 5.3) et un traitement adapté de soutien standard devra être mis en uvre.
Prise en charge
Le ténofovir peut être éliminé par hémodialyse ; la clairance médiane du ténofovir par hémodialyse est de 134 ml/min. On ignore si le ténofovir peut être éliminé par dialyse péritonéale.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
Le ténofovir disoproxil est le sel de la prodrogue ténofovir disoproxil. Le ténofovir disoproxil est absorbé et converti en ténofovir, la substance active, un analogue nucléosidique monophosphate (nucléotide). Le ténofovir est ensuite transformé en un métabolite actif, le ténofovir diphosphate, un strict terminateur de chaîne, par des enzymes cellulaires exprimées de manière constitutive. Le ténofovir diphosphate a une demi-vie intracellulaire de 10 heures dans les cellules mononucléées du sang périphérique (CMSP) activées et de 50 heures dans les CMSP non activées. Le ténofovir diphosphate inhibe la transcriptase inverse du VIH-1 et la polymérase du VHB par liaison compétitive directe avec le substrat désoxyribonucléotidique naturel et après incorporation dans lADN au niveau de la terminaison de la chaîne dADN. Le ténofovir diphosphate est un faible inhibiteur des polymérases cellulaires α, β et γ. Le ténofovir sest également avéré sans effet sur la synthèse de lADN mitochondrial ou sur la production dacide lactique lors des tests in vitro, pour des concentrations allant jusquà 300 μmol/l.
Données relatives au VIH
Activité antivirale in vitro vis-à-vis du VIH : La concentration de ténofovir nécessaire pour produire une inhibition de 50 % (CE50) des souches sauvages de laboratoire du VIH-1IIIB est comprise entre 1 et 6 μmol/l dans les lignées cellulaires lymphoïdes et sélève à 1,1 μmol/l vis-à-vis des isolats primaires du VIH-1 de sous-type B dans les CMSP. Le ténofovir est également actif vis-à-vis des VIH-1 des sous-types A, C, D, E, F, G et O, vis-à-vis du VIHBaL dans les monocytes/macrophages primaires. Le ténofovir montre également une activité in vitro vis-à-vis du VIH-2, avec une CE50 de 4,9 μmol/l dans les cellules MT-4.
Résistance : Des souches VIH-1 dont la sensibilité au ténofovir était réduite et dont la transcriptase inverse présentait la mutation K65R ont été sélectionnées in vitro et chez certains patients (voir : Efficacité et sécurité cliniques). Le ténofovir disoproxil doit être évité chez les patients pré-traités par des antirétroviraux et porteurs de souches présentant la mutation K65R (voir rubrique 4.4). Par ailleurs, une substitution K70E de la transcriptase inverse du VIH1 a été sélectionnée par le ténofovir, celle-ci se traduisant par une diminution de faible niveau de la sensibilité au ténofovir.
Des études cliniques menées chez des patients prétraités ont évalué lactivité anti-VIH du ténofovir disoproxil 245 mg vis-à-vis des souches de VIH-1 présentant une résistance aux inhibiteurs nucléosidiques. Les résultats indiquent que les patients dont le VIH exprimait au moins 3 résistances associées aux analogues de la thymidine (TAM) comprenant les mutations M41L ou L210W de la transcriptase inverse ont présenté une réponse réduite au traitement par ténofovir disoproxil 245 mg.
Efficacité et sécurité clinique
Les effets du ténofovir disoproxil chez des patients adultes infectés par le VIH-1 prétraités et naïfs de traitement ont été démontrés au cours détudes cliniques dune durée respective de 48 et 144 semaines.
Dans létude GS-99-907, 550 patients adultes prétraités ont reçu soit un placebo soit le ténofovir disoproxil 245 mg pendant 24 semaines. A linstauration du traitement, le taux de CD4 moyen était de 427 cellules/mm3, la charge virale moyenne de 3,4 log10 copies/ml (78 % des patients avaient une charge virale < 5 000 copies/ml) et la durée moyenne du traitement antirétroviral antérieur de 5,4 ans. Lanalyse génotypique disolats de VIH obtenus à linstauration du traitement chez 253 patients a révélé que 94 % des patients présentaient des mutations de résistance du VIH-1 aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, 58 % présentaient des mutations de résistance aux inhibiteurs de protéases et 48 % des mutations de résistance aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse.
Après 24 semaines de traitement, la variation moyenne pondérée en fonction du temps de la charge virale par rapport à la charge virale à linstauration du traitement (DAVG24) était respectivement de -0,03 log10 copies/ml et -0,61 log10 copies/ml dans le groupe placebo et dans le groupe ténofovir disoproxil 245 mg (p < 0,0001). On a constaté une différence statistiquement significative en faveur du groupe ténofovir disoproxil 245 mg en terme de variation moyenne pondérée en fonction du temps à la semaine 24 (DAVG24) par rapport à linstauration du traitement, du taux de CD4 (+13 cellules/mm3 dans le groupe ténofovir disoproxil 245 mg contre -11 cellules/mm3 dans le groupe placebo, p = 0,0008). La réponse antivirale au ténofovir disoproxil a été durable sur une période de 48 semaines (la DAVG48 a été de -0,57 log10 copies/ml, la proportion de patients avec un ARN du VIH-1 inférieur à 400 ou 50 copies/ml était respectivement de 41 % et 18 %). Huit, soit 2 % des patients traités par le ténofovir disoproxil 245 mg ont développé la mutation K65R au cours des 48 premières semaines.
Létude GS-99-903, conduite sur 144 semaines, en double aveugle, et contrôlée, a évalué lefficacité et la tolérance du ténofovir disoproxil 245 mg versus la stavudine chacun en association avec la lamivudine et léfavirenz chez des patients adultes infectés par le VIH-1 naïfs de traitement antirétroviral. Le nombre initial moyen de CD4 était de 279 cellules/mm3, le taux plasmatique initial moyen dARN du VIH-1 était de 4,91 log10 copies/ml, 19 % des patients avaient une infection par le VIH-1 symptomatique et 18 % présentaient un SIDA. Les patients ont été stratifiés en fonction du taux initial dARN du VIH-1 et du nombre initial de CD4. Quarante-trois pour cent des patients avaient une charge virale initiale > 100 000 copies/ml et 39 % avaient des nombres de CD4 < 200 cellules/ml.
Lanalyse en intention de traiter (pour laquelle les données manquantes et changements de traitement antirétroviral (ART) étaient comptés comme des échecs) a montré que la proportion de patients avec une charge virale VIH-1 inférieure à 400 copies/ml et 50 copies/ml à 48 semaines de traitement était respectivement de 80 % et 76 %, dans le bras ténofovir disoproxil 245 mg comparé à 84 % et 80 % dans le bras stavudine. A 144 semaines, la proportion de patients avec une charge virale VIH-1 inférieure à 400 copies/ml et 50 copies/ml était respectivement de 71 % et 68 % dans le bras ténofovir disoproxil 245 mg comparé à 64 % et 63 % dans le bras stavudine.
La variation moyenne du taux dARN du VIH-1 et du nombre de CD4 à 48 semaines de traitement par rapport aux valeurs initiales a été comparable dans les deux groupes de traitement (-3,09 et -3,09 log10 copies/ml ; +169 et 167 cellules/mm3 respectivement dans les groupes ténofovir disoproxil 245 mg et stavudine). Ces variations moyennes par rapport aux valeurs initiales sont restées similaires à 144 semaines dans les 2 groupes de traitement (-3,07 et -3,03 log10 copies/ml ; +263 et +283 cellules/mm3 respectivement dans les groupes ténofovir disoproxil 245 mg et stavudine). Une réponse homogène au traitement par le ténofovir disoproxil 245 mg a été observée, quels que soient le taux initial dARN du VIH-1 et le nombre initial de CD4.
La mutation K65R est survenue chez un pourcentage légèrement supérieur de patients dans le groupe ténofovir disoproxil par rapport au groupe témoin actif (2,7 % contre 0,7 %). La résistance à léfavirenz ou à la lamivudine a dans tous les cas soit précédé le développement de la mutation K65R, soit été concomitante au développement de cette mutation. Huit patients ont présenté la mutation K65R dans le groupe ténofovir disoproxil 245 mg, 7 pendant les 48 premières semaines de lessai et le dernier à la semaine 96. Aucune mutation K65R supplémentaire ne sest développée jusquà 144 semaines. Une mutation du génome viral K70E a été rapportée chez un patient inclus dans le bras ténofovir disoproxil. Les analyses aussi bien génotypiques que phénotypiques nont mis en évidence aucun autre mode de résistance au ténofovir.
Données relatives au VHB
Activité antivirale in vitro vis-à-vis du VHB : Lactivité antivirale in vitro du ténofovir vis-à-vis du VHB a été évaluée dans la lignée cellulaire HepG2 2.2.15. Les valeurs de la CE50 du ténofovir ont été comprises entre 0,14 et 1,5 μmol/l, avec des valeurs de la CC50 (concentration amenant une cytotoxicité de 50 %) > 100 μmol/l.
Résistance : Aucune mutation du VHB associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée (voir : Efficacité et sécurité cliniques). Lors des tests sur cellules, des souches de VHB exprimant les mutations rtV173L, rtL180M et rtM204I/V associées à une résistance à la lamivudine et la telbivudine ont montré une sensibilité au ténofovir de 0,7 à 3,4 fois celle du virus de type sauvage. Des souches de VHB exprimant les mutations rtL180M, rtT184G, rtS202G/I, rtM204V et rtM250V associées à une résistance à lentécavir ont montré une sensibilité au ténofovir de 0,6 à 6,9 fois celle du virus de type sauvage. Des souches de VHB exprimant les mutations rtA181V et rtN236T associées à une résistance à ladéfovir ont montré une sensibilité au ténofovir de 2,9 à 10 fois celle du virus de type sauvage. Les virus porteurs de la mutation rtA181T sont restés sensibles au ténofovir avec des valeurs de la CE50 correspondant à 1,5 fois celle du virus de type sauvage.
Efficacité et sécurité clinique
La démonstration du bénéfice apporté par le ténofovir disoproxil dans le cas de maladies compensée et décompensée se base sur les réponses virologiques, biochimiques et sérologiques observées chez les adultes présentant une hépatite B chronique AgHBe positif ou AgHBe négatif. Les patients traités incluaient des patients naïfs de traitement, des patients prétraités par la lamivudine, des patients prétraités par ladéfovir dipivoxil et des patients qui présentaient des mutations associées à une résistance à ladéfovir dipivoxil et/ou à la lamivudine à linstauration de létude. Le bénéfice apporté a aussi été démontré sur la base des réponses histologiques chez des patients atteints dune maladie hépatique compensée.
Expérience acquise chez les patients atteints dune maladie hépatique compensée à 48 semaines (études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103)
Les résultats sur 48 semaines de deux études randomisées de phase 3 en double aveugle comparant le ténofovir disoproxil et ladéfovir dipivoxil chez des patients adultes atteints dune maladie hépatique compensée sont présentés dans le tableau 3 ci-dessous. Létude GS-US-174-0103 a été menée chez 266 patients AgHBe positifs (randomisés et traités). Létude GS-US-174-0102 a été menée chez 375 patients AgHBe négatifs et Ac anti-HBe positifs (randomisés et traités).
Lors de ces deux études, le ténofovir disoproxil sest avéré significativement supérieur à ladéfovir dipivoxil sagissant du critère principal defficacité, la réponse complète (définie comme un taux dADN de VHB < 400 copies/ml et une amélioration du score dactivité nécro-inflammatoire de Knodell dau moins 2 points sans détérioration du score de fibrose de Knodell). Le traitement par ténofovir disoproxil 245 mg a également été associé à des proportions significativement plus grandes de patients présentant un taux dADN du VHB < 400 copies/ml par comparaison avec le traitement par adéfovir dipivoxil 10 mg. Les deux traitements ont donné des résultats similaires en termes de réponse histologique (définie comme une amélioration du score dactivité nécro-inflammatoire de Knodell dau moins 2 points sans détérioration du score de fibrose de Knodell) à la semaine 48 (voir le tableau 3 ci-dessous).
Lors de létude GS-US-174-0103, une proportion significativement plus grande de patients dans le groupe ténofovir disoproxil, par rapport aux patients du groupe adéfovir dipivoxil, a présenté un taux dALAT normalisé et a obtenu une négativation de lAgHBs à la semaine 48 (voir le tableau 3 ci-dessous).
Tableau 3 : Paramètres defficacité chez les patients AgHBe négatifs et AgHBe positifs avec maladie hépatique compensée à la semaine 48
|
|
Etude 174-0102 (AgHBe négatifs) |
Etude 174-0103 (AgHBe positifs) |
||
|
Paramètre |
Ténofovir disoproxil 245 mg n = 250 |
Adéfovir dipivoxil 10 mg n = 125 |
Ténofovir disoproxil 245 mg n = 176 |
Adéfovir dipivoxil 10 mg n = 90 |
|
Réponse complète (%)a |
71* |
49 |
67* |
12 |
|
Histologie Réponse histologique (%)b |
72 |
69 |
74 |
68 |
|
Réduction médiane du taux dADN du VHB par rapport au taux initialc (log10 copies/ml) |
-4,7* |
-4,0 |
-6,4* |
-3,7 |
|
ADN du VHB (%) < 400 copies/ml (< 69 UI/ml) |
93* |
63 |
76* |
13 |
|
ALAT (%) ALAT normaliséed |
76 |
77 |
68* |
54 |
|
Sérologie (%) Négativation AgHBe/ séroconversion HBe Négativation AgHBs/ séroconversion HBs |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
22/21
3*/1 |
18/18
0/0 |
* valeur de p versus adéfovir dipivoxil < 0,05.
a Réponse complète définie comme un taux dADN du VHB < 400 copies/ml et une amélioration du score dactivité nécro-inflammatoire de Knodell dau moins 2 points sans détérioration du score de fibrose de Knodell.
b Amélioration du score dactivité nécro-inflammatoire de Knodell dau moins 2 points sans détérioration du score de fibrose de Knodell.
c La réduction médiane du taux dADN du VHB par rapport au taux initial reflète uniquement la différence entre le taux initial dADN du VHB et la limite de détection (LDD) du test.
d La population prise en compte pour lanalyse de la normalisation du taux dALAT comprenait uniquement les patients dont le taux dALAT était supérieur à la LSN à linitiation de létude.
n/a= non applicable.
Ladministration du ténofovir disoproxil a été associée à des proportions significativement plus grandes de patients présentant un taux dADN du VHB indétectable (< 169 copies/ml [< 29 UI/ml] ; ce qui correspond à la limite de quantification du test de Roche Cobas Taqman pour le VHB), par comparaison avec ladéfovir dipivoxil (étude GS-US-174-0102 ; 91 %, 56 % et étude GS-US-174-0103 ; 69 %, 9 %, respectivement).
La réponse au traitement par ténofovir disoproxil a été comparable chez les patients prétraités par un nucléoside (n = 51) et les patients naïfs de traitement par un nucléoside (n = 375) ainsi que chez les patients présentant initialement un taux dALAT normal (n = 21) et anormal (n = 405) lorsque les études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103 ont été combinées. Sur les 51 patients prétraités par un nucléoside, 49 avaient reçu précédemment de la lamivudine. 73 % des patients prétraités par un nucléoside et 69 % des patients naïfs de traitement par un nucléoside ont obtenu une réponse complète au traitement ; 90 % des patients prétraités par un nucléoside et 88 % des patients naïfs de traitement par un nucléoside ont obtenu une réduction du taux dADN du VHB < 400 copies/ml. Tous les patients dont le taux dALAT était normal initialement et 88 % des patients dont le taux dALAT était initialement anormal ont obtenu une réduction du taux dADN du VHB < 400 copies/ml.
Expérience au-delà de 48 semaines dans le cadre des études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103
Dans les études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103, on a proposé aux patients qui avaient été traités en double aveugle pendant 48 semaines (soit par ténofovir disoproxil 245 mg soit par adéfovir dipivoxil 10 mg) de poursuivre létude, sans aucune interruption de traitement, en recevant en ouvert du ténofovir disoproxil. Dans les études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103, respectivement 77 % et 61 % des patients ont continué létude jusquà la semaine 384. La suppression virale et les réponses biochimiques et sérologiques ont été maintenues à 96, 144, 192, 240, 288 et 384 semaines chez les patients traités par ténofovir disoproxil (voir les tableaux 4 et 5 ci-dessous).
Tableau 4 : Paramètres defficacité chez les patients AgHBe négatifs avec maladie hépatique compensée sous traitement en ouvert, aux semaines 96, 144, 192, 240, 288 et 384
|
Etude 174-0102 (AgHBe négatifs) |
||||||||||||
|
Paramètrea |
Ténofovir disoproxil 245 mg n = 250 |
Adéfovir dipivoxil 10 mg suivi de ténofovir disoproxil 245 mg n = 125 |
||||||||||
|
Semaine |
96b |
144e |
192g |
240i |
288l |
384o |
96c |
144f |
192h |
240j |
288m |
384p |
|
ADN du VHB (%) < 400 copies/ml (< 69 UI/ml) |
90 |
87 |
84 |
83 |
80 |
74 |
89 |
88 |
87 |
84 |
84 |
76 |
|
ALAT (%) ALAT normaliséed |
72 |
73 |
67 |
70 |
68 |
64 |
68 |
70 |
77 |
76 |
74 |
69 |
|
Sérologie (%)
Négativation AgHBe/ séroconversion HBe Négativation AgHBs/ séroconversion HBs |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
1/1n |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
0/0 |
n/a
0/0k |
n/a
1/1n |
n/a
1/1n |
a Calculé daprès un algorithme dévaluation à long terme (Analyse LTE) Les patients qui ont dû arrêter létude avant la 384ème semaine en raison dun critère dévaluation défini dans le protocole, ainsi que ceux ayant suivi le traitement pendant les 384 semaines, sont inclus dans le dénominateur.
b 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 48 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
c 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 48 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
d La population prise en compte pour lanalyse de la normalisation du taux dALAT comprenait uniquement les patients dont le taux dALAT était supérieur à la LSN à linstauration de létude.
e 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 96 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
f 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 96 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
g 48 semaines de traitement en double-aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 144 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
h 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 144 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
i 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 192 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
j 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 192 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
k Un patient de ce groupe a été identifié AgHBs négatif pour la première fois à la visite de la semaine 240 et était toujours présent dans létude à la fin de la prise en compte des données. La négativation de lAgHBs chez ce sujet a toutefois été confirmée de façon définitive à la visite suivante.
l 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 240 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
m 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 240 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
n Les chiffres présentés sont des pourcentages cumulés basés sur une analyse de Kaplan Meier excluant les données collectées après lajout de lemtricitabine au traitement ouvert par ténofovir disoproxil (KM-TDF).
o 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 336 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
p 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 336 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
n/a : non applicable.
Tableau 5 : Paramètres defficacité chez les patients AgHBe positifs avec maladie hépatique compensée sous traitement en ouvert, aux semaines 96, 144, 192, 240, 288 et 384
|
Etude 174-0103 (AgHBe positifs) |
||||||||||||
|
Paramètrea |
Ténofovir disoproxil 245 mg n = 176 |
Adéfovir dipivoxil 10 mg suivi de ténofovir disoproxil 245 mg n = 90 |
||||||||||
|
Semaine |
96b |
144e |
192h |
240j |
288m |
384o |
96c |
144f |
192i |
240k |
288n |
384o |
|
ADN du VHB (%) < 400 copies/ml (< 69 UI/ml) |
76 |
72 |
68 |
64 |
61 |
56 |
74 |
74 |
72 |
66 |
65 |
61 |
|
ALAT (%) ALAT normaliséed |
60 |
55 |
56 |
46 |
47 |
47 |
65 |
61 |
59 |
56 |
57 |
56 |
|
Sérologie (%) Négativation AgHBe/ séroconversion HBe Négativation AgHBs/ séroconversion HBs |
26/23
5/4 |
29/23
8/6g |
34/25
11/8g |
38/30
11/8l |
37/25
12/8l |
30/20
15/121 |
24/20
6/5 |
33/26
8/7g |
36/30
8/7g |
38/31
10/10l |
40/31
11/10l |
35/24
13/111 |
a Calculé daprès un algorithme dévaluation à long terme (Analyse LTE) Les patients qui ont dû arrêter létude avant la 384ème semaine en raison dun critère dévaluation défini dans le protocole, ainsi que ceux ayant suivi le traitement pendant les 384 semaines, sont inclus dans le dénominateur.
b 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 48 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
c 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 48 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
d La population prise en compte pour lanalyse de la normalisation du taux dALAT comprenait uniquement les patients dont le taux dALAT était supérieur à la LSN à linstauration de létude.
e 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 96 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
f 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 96 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
g Les chiffres présentés sont des pourcentages cumulés basés sur une analyse de Kaplan Meier incluant les données collectées après lajout de lemtricitabine au traitement ouvert par ténofovir disoproxil (KM-ITT).
h 48 semaines de traitement en double-aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 144 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
i 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 144 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
j 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 192 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
k 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 192 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
l Les chiffres présentés sont des pourcentages cumulés basés sur une analyse de Kaplan Meier excluant les données collectées après lajout de lemtricitabine au traitement ouvert par ténofovir disoproxil (KM-TDF).
m 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 240 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
n 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 240 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
o 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies de 336 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
p 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies de 336 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
Les données de la biopsie du foie à linclusion dans létude et à la semaine 240 étaient disponibles pour 331 des 489 patients qui étaient encore présents dans les études GS-US-174-0102 et GS-US-174-0103 à la semaine 240 (voir le tableau 6 ci-dessous). Quatre-vingt-quinze pour cent (225/237) des patients initialement sans cirrhose et 99 % (93/94) des patients initialement avec cirrhose présentaient soit une absence dévolution soit une amélioration de leur fibrose (score de fibrose dIshak). Sur les 94 patients initialement avec cirrhose (score de fibrose dIshak : entre 5 et 6), 26 % (24) nont présenté aucun changement du score de fibrose dIshak et 72 % (68) ont présenté une régression de la cirrhose à la semaine 240 avec une réduction dau moins 2 points du score de fibrose dIshak.
Tableau 6 : Réponse histologique (%) chez les patients AgHBe négatifs et AgHBe positifs avec maladie hépatique compensée à la semaine 240 par rapport à linclusion dans létude
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Etude 174-0102 (AgHBe négatifs) |
Etude 174-0103 (AgHBe positifs) |
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Ténofovir disoproxil 245 mg n = 250c |
Adéfovir dipivoxil 10 mg suivi de ténofovir disoproxil 245 mg n = 125d |
Ténofovir disoproxil 245 mg n = 176c |
Adéfovir dipivoxil 10 mg suivi de ténofovir disoproxil 245 mg n = 90d |
|
|
Réponse histologiquea, b (%) |
88 [130/148] |
85 [63/74] |
90 [63/70] |
92 [36/39] |
a La population prise en compte pour lanalyse histologique comprenait uniquement les patients pour lesquels les données de biopsie du foie étaient disponibles (données manquantes = exclusion) à la semaine 240. Les réponses après ajout demtricitabine était exclues (17 sujets au total sur les deux études).
b Amélioration du score dactivité nécro-inflammatoire de Knodell dau moins 2 points sans détérioration du score de fibrose de Knodell.
c 48 semaines de traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivies dune phase allant jusquà 192 semaines de traitement en ouvert par le même médicament.
d 48 semaines de traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivies dune phase allant jusquà 192 semaines de traitement en ouvert par ténofovir disoproxil.
Expérience acquise chez les patients avec co-infection par le VIH ayant été traités antérieurement par la lamivudine
Lors dune étude randomisée contrôlée en double aveugle sur 48 semaines du ténofovir disoproxil 245 mg chez des patients adultes co-infectés par le VIH-1 et par lhépatite B chronique avec traitement antérieur par la lamivudine (étude ACTG 5127), les taux sérique moyens initiaux dADN du VHB chez les patients randomisés dans le groupe ténofovir ont été de 9,45 log10 copies/ml (n = 27). Chez les patients pour lesquels des données étaient disponibles à 48 semaines (n = 18), le traitement par ténofovir disoproxil 245 mg a été associé à une réduction moyenne du taux sérique dADN du VHB par rapport au taux initial de 5,74 log10 copies/ml. En outre, 61 % des patients présentaient un taux dALAT normal à la semaine 48.
Expérience acquise chez les patients montrant une réplication virale persistante (étude GS-US-174-0106)
Lefficacité et la tolérance du ténofovir disoproxil 245 mg ou du ténofovir disoproxil 245 mg associé à 200 mg demtricitabine ont été évaluées dans le cadre dune étude randomisée en double aveugle (étude GS-US-174-0106) chez des patients adultes AgHBe positifs et AgHBe négatifs ayant connu une virémie persistante (taux dADN du VHB ≥ 1 000 copies/ml) sous traitement par adéfovir dipivoxil 10 mg pendant plus de 24 semaines. A linstauration de létude, 57 % des patients randomisés dans le groupe ténofovir disoproxil, versus 60 % des patients randomisés dans le groupe traité par lassociation emtricitabine et ténofovir disoproxil, avaient déjà été traités par la lamivudine. Globalement, à la semaine 24, 66 % (35/53) des patients traités par le ténofovir disoproxil présentaient un taux dADN du VHB < 400 copies/ml (< 69 UI/ml), versus 69 % (36/52) des patients traités par lassociation emtricitabine et ténofovir disoproxil (p = 0,672). Par ailleurs, 55 % (29/53) des patients traités par le ténofovir disoproxil ont présenté un taux dADN du VHB indétectable (< 169 copies/ml [< 29 UI/ml] ; ce qui correspond à la limite de quantification du test de Roche Cobas TaqMan pour le VHB), versus 60 % (31/52) des patients traités par lassociation emtricitabine et ténofovir disoproxil (p = 0,504). Les comparaisons entre les groupes de traitement au-delà de la semaine 24 sont difficiles à interpréter car les investigateurs avaient la possibilité dintensifier le traitement en passant à un traitement ouvert par lassociation emtricitabine et ténofovir disoproxil. Des études à long terme évaluant le rapport bénéfice/risque de la bithérapie associant lemtricitabine et le ténofovir disoproxil chez les patients présentant une mono-infection par le VHB sont en cours.
Expérience acquise chez les patients atteints dune maladie hépatique décompensée à 48 semaines (étude GS-US-174-0108)
Létude GS-US-174-0108 est une étude randomisée et contrôlée en double aveugle évaluant la tolérance et lefficacité du ténofovir disoproxil (n = 45), de lemtricitabine plus ténofovir disoproxil (n = 45), et de lentécavir (n = 22), chez des patients atteints dune maladie hépatique décompensée. Dans le groupe de traitement par le ténofovir disoproxil, les patients présentaient un score de Child-Pugh-Turcotte (CPT) moyen de 7,2, un taux moyen dADN du VHB de 5,8 log10 copies/ml et un taux sérique dALAT de 61 U/l à linstauration de létude. Quarante-deux pour cent (19/45) des patients avaient reçu un traitement antérieur par la lamivudine pendant au moins 6 mois, 20 % (9/45) des patients avaient reçu un traitement antérieur par ladéfovir dipivoxil et 9 des 45 patients (20 %) présentaient des mutations associées à une résistance à ladéfovir dipivoxil et/ou à la lamivudine à linstauration de létude. Le critère principal de jugement était un critère composite de tolérance associant larrêt du traitement du fait dun effet indésirable et laugmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl ou un taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl.
Parmi les patients dont le score CPT était ≤ 9, 74 % (29/39) des patients du groupe traité par le ténofovir disoproxil et 94 % (33/35) des patients du groupe traité par lemtricitabine plus ténofovir disoproxil ont atteint un taux dADN du VHB < 400 copies/ml après 48 semaines de traitement.
Globalement, les données issues de cette étude sont trop limitées pour tirer des conclusions définitives sur la comparaison de lemtricitabine plus ténofovir disoproxil versus ténofovir disoproxil (voir tableau 7 ci-dessous).
Tableau 7 : Paramètres de sécurité demploi et defficacité chez les patients décompensés à la semaine 48
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Etude 174-0108 |
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|
Paramètre |
Ténofovir disoproxil 245 mg (n = 45) |
Emtricitabine 200 mg/ ténofovir disoproxil 245 mg (n = 45) |
Entécavir (0,5 mg ou 1 mg) n = 22 |
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Arrêt permanent du médicament de létude à cause de lapparition dun effet indésirable durant le traitement n (%)a |
3 (7 %) |
2 (4 %) |
2 (9 %) |
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Augmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl par rapport à linstauration de létude ou taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl n (%)b |
4 (9 %) |
3 (7 %) |
1 (5 %) |
|
ADN du VHB n (%) < 400 copies/ml n (%) |
31/44 (70 %) |
36/41 (88 %) |
16/22 (73 %) |
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ALAT n (%) ALAT normal |
25/44 (57 %) |
31/41 (76 %) |
12/22 (55 %) |
|
Baisse ≥ 2 points du score CPT par rapport à linstauration de létude n (%) |
7/27 (26 %) |
12/25 (48 %) |
5/12 (42 %) |
|
Evolution moyenne du score CPT par rapport à linstauration de létude |
-0,8 |
-0,9 |
-1,3 |
|
Evolution moyenne du score MELD par rapport à linstauration de létude |
-1,8 |
-2,3 |
-2,6 |
a valeur de p comparant les groupes de traitement contenant du ténofovir versus le groupe entécavir = 0,622,
b valeur de p comparant les groupes de traitement contenant du ténofovir versus le groupe entécavir = 1,000.
Expérience au-delà de 48 semaines dans létude GS-US-174-0108
Selon une analyse définissant les patients en échec thérapeutique comme les patients nayant pas terminé leur traitement ou ayant changé de traitement, 50 % (21/42) des patients recevant le ténofovir disoproxil, 76 % (28/37) des patients recevant lemtricitabine plus le ténofovir disoproxil et 52 % (11/21) des patients recevant lentécavir ont obtenu un taux dADN du VHB < 400 copies/ml à la semaine 168.
Expérience acquise à 240 semaines chez les patients porteurs dun VHB résistant à la lamivudine (étude GS-US-174-0121)
Lefficacité et la tolérance de 245 mg de ténofovir disoproxil ont été évaluées dans le cadre dune étude randomisée en double aveugle (GS-US-174-0121) conduite chez des patients AgHBe positifs et AgHBe négatifs (n = 280) présentant une maladie hépatique compensée, une virémie (taux dADN du VHB ≥ 1 000 UI/ml), et une résistance à la lamivudine mise en évidence par analyse génotypique (rtM204I/V +/- rtL180M). Seuls cinq patients présentaient des mutations associées à une résistance à ladéfovir à linstauration de létude. Cent quarante-et-un et 139 patients adultes ont été randomisés respectivement dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil et dans le groupe traité par lemtricitabine plus le ténofovir disoproxil. Les caractéristiques démographiques à linstauration de létude étaient similaires dans les deux groupes de traitement : à linstauration de létude, 52,5 % des patients étaient AgHBe négatifs, 47,5 % étaient AgHBe positifs, le taux moyen dADN du VHB était de 6,5 log10 copies/ml et le taux dALAT moyen était de 79 U/l.
Après 240 semaines de traitement, 117 patients sur 141 (83 %) randomisés dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil ont présenté un taux dADN du VHB < 400 copies/ml et 51 patients sur 79 (65 %) ont présenté une normalisation du taux dALAT. Après 240 semaines de traitement par lemtricitabine plus le ténofovir disoproxil, 115 patients sur 139 (83 %) ont présenté un taux dADN du VHB < 400 copies/ml et 59 patients sur 83 (71 %) ont présenté une normalisation du taux dALAT. Parmi les patients AgHBe positifs randomisés dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil, 16 patients sur 65 (25 %) ont présenté une perte de lAgHBe et 8 patients sur 65 (12 %) ont présenté une séroconversion anti-HBe au cours des 240 semaines. Chez les patients AgHBe positifs randomisés dans le groupe traité par lemtricitabine plus le ténofovir disoproxil, 13 patients sur 68 (19 %) ont présenté une perte de lAgHBe et 7 patients sur 68 (10 %) ont présenté une séroconversion anti-HBe au cours des 240 semaines. Deux patients randomisés dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil ont présenté de perte de lAgHBs au cours des 240 semaines, mais pas de séroconversion anti-HBs. Cinq patients randomisés dans le groupe traité par lemtricitabine plus le ténofovir disoproxil ont présenté une perte de lAgHBs et 2 de ces 5 patients ont présenté une séroconversion anti-HBs.
Résistance clinique
Chez 426 patients AgHBe négatifs (GS-US-174-0102, n = 250) et AgHBe positifs (GS-US-174-0103, n = 176) initialement randomisés pour un traitement en double aveugle par ténofovir disoproxil suivi dun traitement en ouvert par ténofovir disoproxil, les altérations génotypiques de la polymérase du VHB ont été évaluées par rapport aux valeurs initiales. Les tests de résistance génotypiques réalisés chez tous les patients présentant un taux dADN du VHB > 400 copies/ml aux semaines 48 (n = 39), 96 (n = 24), 144 (n = 6), 192 (n = 5), 240 (n = 4), 288 (n = 6) et 384 (n = 2) sous ténofovir disoproxil en monothérapie ont montré quaucune mutation associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée.
Chez 215 patients AgHBe négatifs (GS-US-174-0102, n = 125) et AgHBe positifs (GS-US-174-0103, n = 90) initialement randomisés pour un traitement en double aveugle par adéfovir dipivoxil suivi dun traitement en ouvert par ténofovir disoproxil, les altérations génotypiques de la polymérase du VHB ont été évaluées par rapport aux valeurs initiales. Les tests de résistance génotypiques réalisés chez tous les patients présentant un taux dADN du VHB > 400 copies/ml aux semaines 48 (n = 16), 96 (n = 5), 144 (n = 1), 192 (n = 2), 240 (n = 1), 288 (n = 1) et 384 (n = 2) sous ténofovir disoproxil en monothérapie ont montré quaucune mutation associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée.
Dans létude GS-US-174-0108, 45 patients (dont 9 patients présentant des mutations associées à une résistance à ladéfovir dipivoxil et/ou à la lamivudine à linstauration de létude) ont reçu du ténofovir disoproxil pendant une période allant jusquà 168 semaines. Des données génotypiques obtenues à partir disolats de VBH prélevés à linstauration de létude et pendant le traitement étaient disponibles pour 6/8 patients présentant un taux dADN du VHB > 400 copies/ml à la semaine 48. Aucune substitution dacides aminés associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée dans ces isolats. Une analyse génotypique a été réalisée chez 5 patients du groupe ténofovir disoproxil après la semaine 48. Aucune substitution dacides aminés associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été détectée chez ces patients.
Dans létude GS-US-174-0121, 141 patients présentant des mutations associées à une résistance à la lamivudine à linitiation de létude ont reçu du ténofovir disoproxil pendant une période allant jusquà 240 semaines. Au total, 4 patients ont présenté un épisode virémique (taux dADN du VHB > 400 copies/ml) lors de leur dernière évaluation sous ténofovir disoproxil. Des données de séquençage obtenues à partir disolats de VHB prélevés à linitiation de létude et pendant le traitement étaient disponibles pour 2 de ces 4 patients. Aucune substitution dacides aminés associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée dans ces isolats.
Dans une étude pédiatrique (GS-US-174-0115), 52 patients (dont 6 patients présentant des mutations associées à une résistance à la lamivudine à linitiation de létude) ont dans un premier temps reçu du ténofovir disoproxil en aveugle pendant une période allant jusquà 72 semaines, puis un relais par le ténofovir disoproxil en ouvert a été effectué chez 51/52 patients (groupe TDF-TDF). Des analyses génotypiques de résistance ont été effectuées chez tous les patients de ce groupe présentant un taux dADN du VHB > 400 copies/ml à la semaine 48 (n = 6), à la semaine 72 (n = 5), à la semaine 96 (n = 4), à la semaine 144 (n = 2) et à la semaine 192 (n = 3). Cinquante-quatre patients (dont 2 présentant des mutations associées à une résistance à la lamivudine à linitiation de létude) ont dans un premier temps reçu le placebo en aveugle pendant 72 semaines, puis 52/54 patients ont reçu le ténofovir disoproxil (groupe PLB-TDF). Des analyses génotypiques de résistance ont été effectuées chez tous les patients de ce groupe présentant un taux dADN du VHB > 400 copies/ml à la semaine 96 (n = 17), à la semaine 144 (n = 7) et à la semaine 192 (n = 8). Aucune substitution dacides aminés associée à une résistance au ténofovir disoproxil na été identifiée dans ces isolats.
Population pédiatrique
VIH-1 : Dans létude GS-US-104-0321, 87 patients infectés par le VIH-1 prétraités, âgés de 12 à < 18 ans, ont reçu pendant 48 semaines soit du ténofovir disoproxil (n = 45) soit un placebo (n = 42), en association avec un traitement de base optimisé. En raison des limitations de létude, le bénéfice du ténofovir disoproxil par rapport au placebo na pas été démontré sur la base des taux plasmatiques dARN du VIH-1 à la semaine 24. Un bénéfice est toutefois attendu chez les adolescents sur la base de lextrapolation des données obtenues chez ladulte et des données pharmacocinétiques comparatives (voir rubrique 5.2).
Chez les patients traités par le ténofovir disoproxil ou le placebo, le Z-score moyen de densité minérale osseuse (DMO) était, à linstauration du traitement, respectivement de -1,004 et -0,809 au niveau du rachis lombaire et de -0,866 et -0,584 pour lensemble du corps. Les variations moyennes du Z-score de DMO à la semaine 48 (fin de la phase en double-aveugle) étaient de -0,215 et -0,165 au niveau du rachis lombaire et de -0,254 et -0,179 pour lensemble du corps, respectivement pour les groupes ténofovir disoproxil et placebo. Le taux moyen de gain de DMO était plus faible dans le groupe ténofovir disoproxil que dans le groupe placebo. A la semaine 48, six adolescents du groupe ténofovir disoproxil et un adolescent du groupe placebo présentaient une perte significative de DMO (définie par une perte > 4 %). Parmi les 28 patients recevant un traitement par ténofovir disoproxil pendant 96 semaines, les Z-scores de DMO ont diminué de -0,341 au niveau du rachis lombaire et de -0,458 pour lensemble du corps.
Dans létude GS-US-104-0352, 97 patients prétraités âgés de 2 à < 12 ans présentant une suppression virale stable avec des protocoles de traitement contenant de la stavudine ou de la zidovudine ont été randomisés de manière à soit recevoir du ténofovir disoproxil à la place de la stavudine ou de la zidovudine (n = 48), soit poursuivre le protocole de traitement initial (n = 49) pendant 48 semaines. À la semaine 48, 83 % des patients du groupe de traitement par le ténofovir disoproxil et 92 % des patients du groupe de traitement par la stavudine ou la zidovudine présentaient des taux dARN du VIH-1 < 400 copies/ml. La différence observée en termes de proportion de patients ayant conservé un ARN du VIH-1 < 400 copies/ml à la semaine 48 était principalement influencée par le nombre plus élevé darrêts de traitement dans le groupe recevant le ténofovir disoproxil. Lorsque les données manquantes étaient exclues, 91 % des patients du groupe de traitement par le ténofovir disoproxil et 94 % des patients du groupe de traitement par la stavudine ou la zidovudine présentaient des taux dARN du VIH-1 < 400 copies/ml à la semaine 48.
Des baisses de DMO ont été observées chez les patients pédiatriques. Chez les patients traités par le ténofovir disoproxil ou par la stavudine ou la zidovudine, le Z-score moyen de DMO était, à linstauration du traitement, respectivement de -1,034 et -0,498 au niveau du rachis lombaire et de -0,471 et -0,386 pour lensemble du corps. Les variations moyennes du Z-score de DMO à la semaine 48 (fin de la phase randomisée) étaient de 0,032 et 0,087 au niveau du rachis lombaire et de -0,184 et -0,027 pour lensemble du corps, respectivement pour les groupes ténofovir disoproxil et stavudine ou zidovudine. Le taux moyen de gain de DMO au niveau du rachis lombaire à la semaine 48 était similaire entre le groupe de traitement par le ténofovir disoproxil et le groupe de traitement par la stavudine ou la zidovudine. Le gain total pour lensemble du corps était plus faible dans le groupe de traitement par le ténofovir disoproxil que dans le groupe de traitement par la stavudine ou la zidovudine. À la semaine 48, un patient traité par le ténofovir disoproxil et aucun des patients traités par la stavudine ou la zidovudine présentait une perte significative (> 4 %) de DMO au niveau du rachis lombaire. Les Z-scores de DMO ont diminué de -0,012 au niveau du rachis lombaire et de -0,338 pour lensemble du corps chez les 64 patients ayant été traités par le ténofovir disoproxil pendant 96 semaines. Les Z-scores de DMO nont pas été ajustés en fonction de la taille et du poids.
Dans létude GS-US-104-0352, 4 sur 89 des patients pédiatriques exposés au ténofovir disoproxil ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables évocateurs d'une tubulopathie rénale proximale (exposition médiane au ténofovir disoproxil : 104 semaines).
Hépatite B chronique : Dans létude GS-US-174-0115, 106 patients AgHBe négatifs et AgHBe positifs âgés de 12 à < 18 ans présentant une infection chronique par le VHB [ADN du VHB ≥ 105 copies/ml, élévation des taux sériques dALAT (≥ 2 x LSN) ou antécédents délévation des taux sériques dALAT au cours des 24 derniers mois] ont reçu pendant 72 semaines soit du ténofovir disoproxil 245 mg (n = 52) soit un placebo (n = 54). Les patients devaient être naïfs de traitement par le ténofovir disoproxil, mais pouvaient avoir reçu des traitements à base dinterféron (plus de 6 mois avant la sélection dans l'étude) ou tout autre traitement nucléosidique/nucléotidique oral anti-VHB ne contenant pas du ténofovir disoproxil (plus de 16 semaines avant la sélection dans l'étude). À la semaine 72, 88 % (46/52) des patients du groupe traité par le ténofovir disoproxil et 0 % (0/54) des patients du groupe placebo présentaient un taux dADN du VHB < 400 copies/ml. Soixante-quatorze pour cent (26/35) des patients du groupe ténofovir disoproxil présentaient un taux dALAT normalisé à la semaine 72, contre 31 % (13/42) des patients du groupe placebo. La réponse au traitement par le ténofovir disoproxil était comparable chez les patients naïfs de traitement par un nucléos(t)ide (n = 20) et chez les patients prétraités par un nucléos(t)ide (n = 32), y compris les patients résistants à la lamivudine (n = 6). Quatre-vingt-quinze pour cent des patients naïfs de traitement par un nucléos(t)ide, 84 % des patients prétraités par un nucléos(t)ide et 83 % des patients résistants à la lamivudine ont obtenu un taux dADN du VHB < 400 copies/ml à la semaine 72. Trente-et-un des 32 patients prétraités par un nucléos(t)ide avaient reçu un traitement antérieur par la lamivudine. À la semaine 72, 96 % (27/28) des patients en phase immunitaire active (ADN du VHB ≥ 105 copies/ml, ALAT sérique > 1,5 x LSN) dans le groupe traité par le ténofovir disoproxil et 0 % (0/32) des patients du groupe placebo présentaient un taux dADN du VHB < 400 copies/ml. Soixante-quinze pour cent (21/28) des patients en phase immunitaire active dans le groupe ténofovir disoproxil présentaient un taux dALAT normal à la semaine 72, contre 34 % (11/32) des patients du groupe placebo.
Après 72 semaines de traitement randomisé en aveugle, chaque patient pouvait recevoir un traitement par le ténofovir disoproxil en ouvert jusquà la semaine 192. Après la semaine 72, la suppression virologique était maintenue chez les patients ayant reçu le ténofovir disoproxil pendant la période en double aveugle puis en ouvert (groupe TDF-TDF) : 86,5 % (45/52) des patients du groupe TDF-TDF présentaient un taux dADN du VHB < 400 copies/ml à la semaine 192. Parmi les patients ayant reçu le placebo durant la période en double aveugle, la proportion de patients présentant un taux dADN du VHB < 400 copies/ml a augmenté brusquement après le relais par le TDF en ouvert (groupe PLB-TDF) : 74,1 % (40/54) des patients du groupe PLB-TDF présentaient un taux dADN du VHB < 400 copies/ml à la semaine 192. La proportion de patients présentant une normalisation du taux dALAT à la semaine 192 dans le groupe TDF-TDF était de 75,8 % (25/33) parmi ceux qui étaient AgHBe positifs à linclusion et de 100,0 % (2 patients sur 2) parmi ceux qui étaient AgHBe négatifs à linclusion. Après 192 semaines, le pourcentage de patients présentant une séroconversion HBe était comparable dans les groupes TDF-TDF et PLB-TDF (37,5 % et 41,7 %, respectivement).
Les données relatives à la densité minérale osseuse (DMO) issues de létude GS-US-174-0115 sont résumées dans le tableau 8 :
Tableau 8 : Mesure de la densité minérale osseuse à linclusion, à la semaine 72 et à la semaine 192
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Inclusion |
Semaine 72 |
Semaine 192 |
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|
TDF-TDF |
PLB-TDF |
TDF-TDF |
PLB-TDF |
TDF-TDF |
PLB-TDF |
|
|
Score Z moyen (écart-type) de DMO au niveau du rachis lombairea |
−0,42 (0,762) |
-0,26 (0,806) |
-0,49 (0,852) |
-0,23 (0,893) |
-0,37 (0,946) |
-0,44 (0,920) |
|
Variation depuis linclusion du score Z moyen (écart-type) de DMO au niveau du rachis lombairea |
NA |
NA |
-0,06 (0,320) |
0,10 (0,378) |
0,02 (0,548) |
-0,10 (0,543) |
|
Score Z moyen (écart-type) de DMO pour lensemble du corpsa |
−0,19 (1,110) |
−0,23 (0,859) |
−0,36 (1,077) |
−0,12 (0,916) |
−0,38 (0,934) |
−0,42 (0,942) |
|
Variation depuis linclusion du score Z moyen (écart-type) de DMO pour lensemble du corpsa |
NA |
NA |
−0,16 (0,355) |
0,09 (0,349) |
-0,16 (0,521) |
-0,19 (0,504) |
|
Diminution dau moins 6 % de la DMO au niveau du rachis lombaireb |
NA |
NA |
1,9 % (1 patient) |
0 % |
3,8 % (2 patients) |
3,7 % (2 patients) |
|
Diminution dau moins 6 % de la DMO pour lensemble du corpsb |
NA |
NA |
0 % |
0 % |
0 % |
1,9 % (1 patient) |
|
Augmentation moyenne en % de la DMO au niveau du rachis lombaire |
NA |
NA |
5,14 % |
8,08 % |
10,05 % |
11,21 % |
|
Augmentation moyenne en % de la DMO pour lensemble du corps |
NA |
NA |
3,07 % |
5,39 % |
6,09 % |
7,22 % |
n/a = non applicable.
a Scores Z de DMO non corrigés en fonction de la taille et du poids.
b Critère principal de jugement de tolérance à 72 semaines.
LAgence européenne des médicaments a différé lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec le médicament princeps contenant du ténofovir disoproxil dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique en cas dinfection par le VIH-1 et dhépatite B chronique (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le ténofovir subit une transformation intracellulaire en ténofovir monophosphate et en ténofovir diphosphate, la substance active.
Absorption
Après administration orale de ténofovir disoproxil à des patients infectés par le VIH, le ténofovir disoproxil est rapidement absorbé et transformé en ténofovir. Les valeurs moyennes (% CV) de la Cmax, de lASC et de la Cmin, du ténofovir, obtenues chez des patients infectés par le VIH après administration de doses multiples de ténofovir disoproxil, étaient respectivement égales à 326 (36,6 %) ng/ml, 3 324 (41,2 %) ng·h/ml et 64,4 (39,4 %) ng/ml. Les concentrations sériques maximales de ténofovir sont observées dans lheure de ladministration chez les sujets à jeun et dans les deux heures si le médicament est pris avec de la nourriture. La biodisponibilité orale du ténofovir à partir du ténofovir disoproxil chez les sujets à jeun est denviron 25 %. Ladministration de ténofovir disoproxil avec un repas riche en graisse augmente la biodisponibilité orale, avec une augmentation de lASC du ténofovir denviron 40 % et de la Cmax denviron 14 %. Après la première prise de ténofovir disoproxil chez un patient avec un repas, la Cmax sérique médiane est comprise entre 213 et 375 ng/ml. Cependant, ladministration de ténofovir disoproxil avec un repas léger na pas deffet significatif sur la pharmacocinétique du ténofovir.
Distribution
Après administration intraveineuse, le volume de distribution du ténofovir à létat déquilibre est estimé à environ 800 ml/kg. Après administration orale de ténofovir disoproxil, le ténofovir diffuse dans la plupart des tissus, les concentrations les plus élevées étant atteintes dans les reins, le foie et lintestin (études précliniques). La liaison in vitro du ténofovir aux protéines plasmatiques ou sériques a été inférieure à 0,7 et 7,2 % respectivement, dans lintervalle de concentrations compris entre 0,01 et 25 μg/ml.
Biotransformation
Les études in vitro ont montré que ni le ténofovir disoproxil ni le ténofovir ne sont des substrats pour les enzymes du CYP450. Par ailleurs, à des concentrations bien plus élevées (environ 300 fois) que celles observées in vivo, le ténofovir na pas entraîné in vitro dinhibition du métabolisme des médicaments métabolisés par chacune des principales isoformes du CYP450 humain, impliquées dans la biotransformation des médicaments (CYP3A4, CYP2D6, CYP2C9, CYP2E1 et CYP1A1/2). A la concentration de 100 μmol/l, le ténofovir disoproxil na eu deffet sur aucune des isoformes du CYP450, à lexception de la CYP1A1/2, pour laquelle une réduction peu importante (6 %), mais statistiquement significative, du métabolisme du substrat de la CYP1A1/2 a été observée. Sur la base de ces données, lapparition dinteractions médicamenteuses cliniquement significatives entre le ténofovir disoproxil et les médicaments métabolisés par le CYP450, reste peu probable.
Élimination
Le ténofovir est principalement éliminé par voie rénale, à la fois par filtration et par un système de transport tubulaire actif, environ 70 à 80 % de la dose excrétée se retrouvant sous forme inchangée dans lurine après administration intraveineuse. La clairance totale a été estimée à environ 230 ml/h/kg (environ 300 ml/min). La clairance rénale a été estimée à environ 160 ml/h/kg (environ 210 ml/min), ce qui est supérieur au débit de la filtration glomérulaire. Cette mesure montre que la sécrétion tubulaire active représente une part importante de lélimination du ténofovir. Après administration orale, la demi-vie délimination du ténofovir est de 12 à 18 heures environ.
Les études ont établi que la voie délimination par sécrétion tubulaire active du ténofovir correspondait à un influx dans les cellules tubulaires proximales par le biais des transporteurs hOAT (human organic anion transporters) 1 et 3 et par un efflux dans lurine par le biais de la protéine multirésistante aux medicaments MRP 4 (multidrug resistant protein 4).
Linéarité/non-linéarité
Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques du ténofovir étaient indépendantes de la dose de ténofovir disoproxil testée sur lintervalle de doses compris entre 75 et 600 mg et nétaient pas affectées par une administration répétée, quelle que soit la dose testée.
Age
Aucune étude pharmacocinétique na été réalisée chez des personnes âgées (plus de 65 ans).
Sexe
Les données limitées sur les paramètres pharmacocinétiques du ténofovir chez la femme nindiquent aucun effet notoire en relation avec le sexe.
Origine ethnique
La pharmacocinétique na pas été spécifiquement étudiée chez les différents groupes ethniques.
Population pédiatrique
VIH-1 : La pharmacocinétique du ténofovir à létat déquilibre a été évaluée chez 8 patients adolescents infectés par le VIH-1 (âgés de 12 à < 18 ans) dont le poids corporel était ≥ 35 kg. Les Cmax et ASCtau moyennes (± ET) étaient respectivement de 0,38 ± 0,13 μg/ml et 3,39 ± 1,22 μg·h/ml. Lexposition au ténofovir chez les patients adolescents recevant une dose de ténofovir disoproxil de 245 mg par jour par voie orale était similaire aux expositions atteintes chez les adultes recevant une dose de ténofovir disoproxil de 245 mg une fois par jour.
Hépatite B chronique : À létat déquilibre, lexposition au ténofovir chez les patients adolescents (âgés de 12 à < 18 ans) infectés par le VHB recevant une dose de ténofovir disoproxil de 245 mg par jour par voie orale était similaire aux expositions atteintes chez les adultes recevant une dose de ténofovir disoproxil de 245 mg une fois par jour.
Aucune étude pharmacocinétique avec les comprimés de 245 mg de ténofovir disoproxil na été réalisée chez des enfants âgés de moins de 12 ans ou souffrant dinsuffisance rénale.
Insuffisance rénale
Les paramètres pharmacocinétiques du ténofovir ont été déterminés après administration dune dose unique de 245 mg de ténofovir disoproxil, à 40 patients adultes non infectés par le VIH et par le VHB avec différents degrés dinsuffisance rénale définis en fonction de la clairance de base de la créatinine (ClCr) (fonction rénale normale quand ClCr > 80 ml/min ; insuffisance rénale légère quand ClCr = 50-79 ml/min ; modérée quand ClCr = 30-49 ml/min et sévère quand ClCr = 10-29 ml/min). Par comparaison à des patients ayant une fonction rénale normale, lexposition moyenne au ténofovir (%CV) a augmenté de 2 185 (12 %) ng·h/ml chez les patients ayant une ClCr >80 ml/min à 3 064 (30 %) ng·h/ml, 6 009 (42 %) ng·h/ml et 15 985 (45 %) ng·h/ml chez les patients présentant respectivement une insuffisance légère, modérée et sévère. Les recommandations posologiques pour les patients insuffisants rénaux, avec laugmentation de lintervalle dadministration, peuvent entraîner des pics de concentration plasmatique plus élevés et des niveaux de Cmin plus bas que chez les patients présentant une fonction rénale normale. Les implications cliniques ne sont pas connues.
Chez les patients au stade dinsuffisance rénale terminale (IRT) (ClCr < 10 ml/min) nécessitant une hémodialyse, les concentrations en ténofovir ont augmenté de façon substantielle entre les dialyses sur 48 heures, atteignant une Cmax moyenne de 1 032 ng/ml et une ASC0-48h moyenne de 42 857 ng·h/ml.
Il est recommandé de modifier lintervalle entre les administrations du ténofovir disoproxil 245 mg chez les patients adultes dont la clairance de la créatinine est < 50 ml/min ou chez les patients qui sont déjà en IRT et nécessitent une dialyse (voir rubrique 4.2).
La pharmacocinétique du ténofovir chez les patients non hémodialysés dont la clairance de la créatinine est < 10 ml/min et chez les patients en IRT sous dialyse péritonéale ou autres types de dialyse na pas été étudiée.
La pharmacocinétique du ténofovir chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale na pas été étudiée. Aucune donnée permettant de faire des recommandations posologiques nest disponible (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance hépatique
Une dose unique de 245 mg de ténofovir disoproxil a été administrée à des patients adultes non infectés par le VIH et par le VHB présentant différents degrés dinsuffisance hépatique définis selon la classification de Child-Pugh-Turcotte (CPT). La pharmacocinétique du ténofovir na pas été altérée de façon substantielle chez les patients ayant une insuffisance hépatique, suggérant quil nest pas nécessaire dadapter la posologie chez ces sujets. Les valeurs moyennes (%CV) de la Cmax et de lASC0-∞ du ténofovir étaient de 223 (34,8 %) ng/ml et 2 050 (50,8 %) ng·h/ml chez les sujets normaux comparées avec respectivement 289 (46,0 %) ng/ml et 2 310 (43,5 %) ng·h/ml chez les sujets ayant une insuffisance hépatique modérée et 305 (24,8 %) ng/ml et 2 740 (44,0 %) ng·h/ml chez les sujets ayant une insuffisance hépatique sévère.
Pharmacocinétique intracellulaire
Dans les cellules mononucléées humaines du sang périphérique (CMSP) non prolifératives, la demi-vie du ténofovir diphosphate est denviron 50 heures, alors quelle est de 10 heures dans les CMSP stimulées par la phytohémagglutinine.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de génotoxicité ont révélé des résultats positifs lors du test de lymphome de souris in vitro, des résultats équivoques avec lune des souches utilisées dans le test de Ames, et des résultats faiblement positifs lors dun test de synthèse non programmée de lADN sur les hépatocytes primaires de rat. Cependant, le résultat était négatif dans un test du micronoyau de moelle osseuse de souris in vivo.
Des études de cancérogénèse par voie orale chez le rat et la souris ont uniquement révélé une faible incidence de tumeurs duodénales à des doses extrêmement élevées chez la souris. Ces tumeurs ne semblent pas être cliniquement pertinentes chez lhomme.
Des études de toxicité sur la reproduction chez le rat et le lapin nont montré aucun effet sur les indices daccouplement ou de fertilité ni sur les paramètres relatifs à la gestation et au ftus. Toutefois, le ténofovir disoproxil a réduit lindice de viabilité et le poids des animaux à la naissance dans les études de toxicité péri- et postnatales à des doses toxiques pour la mère.
La substance active, le ténofovir disoproxil, et les principaux produits de sa transformation sont persistants dans lenvironnement.
Pelliculage : laque aluminique dindigotine (E132), dioxyde de titane (E171), poly (alcool vinylique) (E1203), macrogol 3350 (E1521), talc (E553b).
30 mois.
Après première ouverture : 30 jours si conservé à une température ne dépassant pas 25°C.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boite de 1 flacon en polyéthylène haute densité (PEHD), fermeture sécurité enfants en polypropylène (PP), contenant 30 comprimés pelliculés et un déshydratant de gel de silice (boîte en PEHD).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9-15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 693 0 1 : flacon (PEHD) de 30 comprimés pelliculés. Boite de 1.
· 34009 300 246 6 8 : flacon (PEHD) de 30 comprimés pelliculés. Boite de 3 flacons de 30 comprimés pelliculés. .
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle. Renouvellement non-restreint.
Médicaments liés cités dans ce texte
- LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé
- ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable
- CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- RETROVIR 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ENTECAVIR ARROW 0,5 mg, comprimé pelliculé
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.