ATORVASTATINE ZENTIVA 20 mg, comprimé pelliculé
CIS 61482159
Informations à jour au 16 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 16/02/2022
ATORVASTATINE ZENTIVA 20 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour un comprimé pelliculé
Excipient à effet notoire: chaque comprimé pelliculé contient 23,980 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé, jaunâtre, rond, biconvexe.
Le diamètre du comprimé est denviron 8 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Hypercholestérolémie
ATORVASTATINE ZENTIVA est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté dans la réduction des taux de cholestérol total, du LDL-cholestérol, de lapolipoprotéine B et des triglycérides chez ladulte, ladolescent et lenfant de plus de 10 ans présentant une hypercholestérolémie primaire familiale (hétérozygote) ou mixte (types IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime alimentaire et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate.
ATORVASTATINE ZENTIVA est également indiquée dans la réduction des taux de cholestérol total et LDL-Cholestérol chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément dautres traitements hypolipémiants (notamment aphérèse des LDL) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients considérés à haut risque de survenue d'un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le patient doit suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant la prise dATORVASTATINE ZENTIVA et doit le poursuivre pendant toute la durée du traitement.
La posologie devra être adaptée en fonction du taux initial de LDL-cholestérol (LDL-C), de l'objectif thérapeutique et de la réponse au traitement du patient.
La dose usuelle initiale est de 10 mg une fois par jour. L'ajustement de la posologie se fera à intervalles dau moins 4 semaines. La posologie maximale est de 80 mg une fois par jour.
Hypercholestérolémie primaire et hypercholestérolémie mixte
Une dose dATORVASTATINE ZENTIVA 10 mg, une fois par jour permet un contrôle satisfaisant chez la majorité des patients. La réponse thérapeutique sobserve en deux semaines et est habituellement maximale après 4 semaines. Elle se maintient pendant le traitement chronique.
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote
La dose initiale est de 10 mg une fois par jour. La dose sera individualisée et adaptée à intervalles de 4 semaines jusquà la dose de 40 mg par jour. Ensuite, la dose pourra être augmentée jusquà un maximum de 80 mg/jour. Un chélateur des acides biliaires peut être également prescrit en association tout en maintenant une posologie de 40 mg d'atorvastatine par jour.
Hypercholestérolémie familiale homozygote
Il existe peu de données disponibles (voir rubrique 5.1).
Dans lhypercholestérolémie familiale homozygote, la dose datorvastatine est comprise entre 10 mg et 80 mg par jour (voir rubrique 5.1).
Chez ces patients, latorvastatine doit être administrée en complément dautres traitements hypolipémiants (notamment laphérèse des LDL) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Dans les études de prévention primaire, la posologie utilisée était de 10 mg par jour. Des posologies plus élevées peuvent s'avérer nécessaires afin d'atteindre les objectifs de LDL-C fixés par les recommandations en vigueur.
Posologie chez les patients insuffisants rénaux.
Aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire (voir rubrique 4.4).
Posologie chez les patients insuffisants hépatiques
ATORVASTATINE ZENTIVA doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3).
Personnes âgées
Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités aux doses recommandées, l'efficacité et la sécurité d'emploi sont similaires à celles observées dans la population générale.
Population pédiatrique
Hypercholestérolémie :
L'utilisation de latorvastatine chez lenfant doit être mise en uvre uniquement par des médecins expérimentés dans le traitement de lhyperlipidémie pédiatrique et la réponse au traitement doit être régulièrement réévaluée.
Pour les patients atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 ans et plus, la dose initiale recommandée datorvastatine est de 10 mg par jour (voir rubrique 5.1). La dose peut être augmentée jusquà 80 mg par jour, en fonction de la réponse et de la tolérance. Les doses doivent être individualisées selon lobjectif thérapeutique recommandé. Des ajustements doivent être effectués à un intervalle dau moins 4 semaines. Laugmentation de la dose jusquà 80 mg par jour est étayée par des données détudes effectuées chez ladulte et par des données cliniques limitées détudes menées chez lenfant atteint dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote (voir rubriques 4.8 et 5.1).Les données de tolérance et defficacité disponibles chez les enfants atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à 10 ans sont limitées et proviennent détudes en ouvert. Latorvastatine nest pas indiquée dans le traitement de patients âgés de moins de 10 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation posologique ne peut être faite.
Dautres formes pharmaceutiques /dosages peuvent être plus appropriés pour cette population.
Mode dadministration
ATORVASTATINE ZENTIVA est destiné à la voie orale. La prise d'atorvastatine se fera en une seule prise, quel que soit le moment de la journée, pendant ou en dehors des repas.
Co-administration avec dautres médicaments
Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre lhépatite C elbasvir/grazoprévir ou létermovir en prophylaxie dune infection au cytomégalovirus de façon concomitante avec latorvastatine, la dose datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg/jour (voir rubriques 4.4 et 4.5).
L'utilisation datorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubriques 4.4 et 4.5).
ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiquée chez les patients présentant :
· une hypersensibilité à latorvastatine ou à l'un des excipients du médicament listés à la rubrique 6.1.
· une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale.
· les femmes enceintes, allaitantes ou nutilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique 4.6).
· traités par les antiviraux contre lhépatite C glécaprévir/pibrentasvir
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Insuffisance hépatique
Des tests hépatiques doivent être réalisés avant le début du traitement, puis régulièrement après linstauration de celui-ci, ainsi quen cas de signes ou de symptômes évocateurs dune atteinte hépatique.
Les patients présentant une augmentation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusquà normalisation.
En cas d'élévation persistante des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), la réduction des doses, voire larrêt du traitement est recommandé (voir rubrique 4.8.).
ATORVASTATINE ZENTIVA doit être utilisée avec précaution chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou ayant des antécédents daffection hépatique.
Prévention des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Etude SPARCL)
Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous-groupes de patients ayant fait un AVC ou daccident ischémique transitoire (AIT) récent, mais ne présentant pas dinsuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients recevant un placebo.
Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant déjà fait un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire à linclusion dans l'étude.
Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de l'atorvastatine 80 mg nest pas établie. De ce fait, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (Voir rubrique 5.1).
Effets sur les muscles squelettiques
L'atorvastatine, comme les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase peut, dans de rares cas affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies qui peuvent, dans de rares cas, évoluer vers une rhabdomyolyse potentiellement fatale, caractérisée par des taux élevés de créatinine phosphokinase (CPK) (> 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant évoluer vers une insuffisance rénale potentiellement grave.
De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. LIMNM est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale persistante et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré larrêt du traitement par la statine, un anticorps anti-HMG CoA réductase positif et une amélioration par des agents immunosuppresseurs..
Avant initiation du traitement
Latorvastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse. Avant de débuter le traitement, le taux de créatine phosphokinase (CPK) doit être contrôlé dans les situations suivantes:
· Insuffisance rénale,
· Hypothyroïdie,
· Antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires héréditaires,
· Antécédents personnels de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate,
· Antécédents d'affections hépatiques et/ou en cas de consommation excessive d'alcool,
· Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de contrôle du taux de CPK sera évaluée en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
· Dans les situations pouvant saccompagner dune augmentation du taux plasmatique du produit, telles que les interactions médicamenteuses (voir rubrique 4.5), et certaines sous-populations possédant des marqueurs génétiques particuliers (voir rubrique 5.2).
Dans ces situations, une évaluation du bénéfice/risque du traitement, ainsi quune surveillance clinique régulière sont recommandées.
Si le taux initial de CPK est significativement élevé (> 5 fois LSN), le traitement ne doit pas être initié.
Mesure de la créatine phosphokinase
La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être mesurée après un exercice physique important ni en présence dautres facteurs susceptibles d'en augmenter le taux car cela rendrait difficile l'interprétation des résultats.
En cas d'élévation significative de la CPK (> 5 LSN) avant traitement, un contrôle sera effectué systématiquement 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Il faut demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.
· Si ces symptômes apparaissent sous atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué. Si le taux de CPK est significativement élevé (> 5 fois LSN), le traitement doit être interrompu.
· Si ces symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement devra être envisagé même si le taux de CPK ≤ 5 fois la LSN.
· Si les symptômes disparaissent et le taux de CPK se normalise, la réintroduction du traitement par latorvastatine ou une autre statine à la dose la plus faible peut être envisagée sous surveillance étroite.
· Le traitement par atorvastatine doit être interrompue en cas d'augmentation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 fois la LSN), ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
Association avec dautres traitements médicamenteux
Le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque l'atorvastatine est administrée en association avec des médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique d'atorvastatine tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des transport protéique (par exemple : ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, létermovir et les inhibiteurs de la protéase du VIH, incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, tipranavir/ritonavir, etc.). Le risque de myopathie peut être également augmenté en cas dassociation avec le gemfibrozil et les autres fibrates, les antiviraux utilisés dans le traitement de lhépatite C (VHC) (par ex. boceprevir, télaprévir, elbasvir/grazoprévir, ledipasvir/sofosbuvir), lérythromycine, la niacine, ou.
Dans la mesure du possible, des alternatives thérapeutiques ne présentant pas ces interactions devront être envisagées.
Dans les cas où l'association à ces médicaments s'avère nécessaire, le bénéfice/risque des traitements concomitants devra être soigneusement évalué.
Une dose maximale plus faible est recommandée chez les patients recevant des médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine. De plus dans le cas dutilisation de puissants inhibiteurs du CYP3A4, une dose initiale plus faible datorvastatine doit être envisagée et un monitoring clinique approprié de ces patients est recommandé (voir rubrique 4.5).
Latorvastatine ne doit pas être administrée simultanément à lacide fusidique sous forme systémique et jusque dans les 7 jours suivant l'arrêt dun traitement par acide fusidique. Chez les patients où lutilisation dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant l'acide fusidique et une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin sils présentent des symptômes de faiblesse musculaire, de douleur ou de sensibilité musculaire.
Le traitement par statine peut être réintroduit sept jours après la dernière dose dacide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles, lorsquun traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement d'infections sévères, la nécessité dune co-administration de ce médicament et d'acide fusidique ne doit être envisagée quau cas par cas et sous surveillance médicale étroite.
Population pédiatrique
Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle na été observé au cours dune étude de 3 ans basée sur lévaluation de la maturation et du développement globaux, lévaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids (voir rubrique 4.8).
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapporté avec des statines, en particulier en cas de traitement à long terme, pouvant s'accompagner des symptômes suivants: dyspnée, toux non productive et altération de l'état général (fatigue, perte de poids et fièvre) (voir rubrique 4.8).
En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle, le traitement par ATORVASTATINE ZENTIVA doit être interrompu.
Diabète
Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe thérapeutique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et par conséquent il ne doit pas être un motif darrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales.
Excipients
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, déficit en lactase totale ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Effets de certains médicaments sur la concentration plasmatique de latorvastatine
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat du transporteur defflux P-glycoprotéine (P-gp) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine (voir rubrique 5.2).Ladministration concomitante de médicaments inhibant le CYP3A4 ou le transporteur protéique est susceptible dentraîner une augmentation des concentrations plasmatiques datorvastatine et daccroître le risque de myopathie. Ce risque sera également augmenté lors de lassociation de latorvastatine avec des produits pouvant induire des myopathies, tels que les fibrates et lézetimibe (voir rubrique 4.4).
Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4
Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 entraînent une augmentation importante des concentrations plasmatiques de latorvastatine (voir Tableau 1). Ladministration concomitante de ATORVASTATINE ZENTIVA et des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que la ciclosporine, la télithromycine, la clarithromycine, la delavirdine, le stiripentol, le kétoconazole, le voriconazole, litraconazole, le posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC (par ex., elbasvir/grazoprévir) et les inhibiteurs de la protéase du VIH, incluant le ritonavir, le lopinavir, latazanavir, lindinavir et le darunavir) doit être évitée dans la mesure du possible. Lorsque cette association ne peut être évitée, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible datorvastatine doivent être utilisées et une surveillance clinique des patients est recommandée (voir Tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que lérythromycine, le diltiazem, le vérapamil et le fluconazole) peuvent également entraîner des augmentations des concentrations plasmatiques datorvastatine (voir tableau 1). Une augmentation du risque de myopathie a été observée lors de lassociation de lérythromycine avec les statines.
Il nexiste pas, à ce jour, détudes dinteraction évaluant les effets de lamiodarone et du vérapamil sur latorvastatine. Ces deux produits sont connus comme étant des inhibiteurs du CYP3A4, et leur association avec latorvastatine peut entrainer une augmentation de lexposition à latorvastatine. Par conséquent, une dose maximale plus faible datorvastatine doit être utilisée et une surveillance clinique des patients est recommandée lorsque latorvastatine est utilisée avec des inhibiteurs modérés du cytochrome P450 3A4.
Une surveillance clinique est recommandée après introduction de ces inhibiteurs modérés du cytochrome P450 3A4 ou après adaptation de leur posologie.
Inducteurs du cytochrome P450 3A4
L'administration concomitante d'atorvastatine et d'inducteurs du cytochrome P450 3A4 (tels que lefavirenz, la rifampicine, le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables de la concentration plasmatique d'atorvastatine.
En raison du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du CYP3A4 et inhibition du transporteur hépatocytaire OATP1B), ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est conseillée, car une administration décalée dans le temps de latorvastatine et de la rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques datorvastatine.
Leffet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine est toutefois inconnu. Si lassociation savère nécessaire, lefficacité doit être particulièrement surveillée.
Toutefois, les effets de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires de latorvastatine ne sont pas connus et si ladministration concomitante ne peut être évitée, lefficacité du traitement doit être particulièrement surveillée.
Inhibiteurs des transporteurs
Les inhibiteurs du transport protéique peuvent augmenter lexposition systémique à latorvastatine. La ciclosporine et le létermovir sont tous deux des inhibiteurs des transporteurs impliqués dans l'élimination de l'atorvastatine, tels que OATP1B1/1B3, P-gp et BCRP, ce qui entraîne une exposition systémique accrue à l'atorvastatine (voir tableau 1). Les effets de linhibition des transporteurs hépatiques dabsorption sur lexposition à latorvastatine dans les cellules ne sont pas connus. Dans le cas où ladministration concomitante des deux produits ne peut être évitée, une diminution de dose et un monitoring clinique de lefficacité sont recommandés (voir tableau 1).
L'utilisation datorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubrique 4.4).
Gemfibrozil / fibrates
Lutilisation des fibrates seuls est occasionnellement associée à des effets secondaires musculaires, incluant une rhabdomyolyse. La probabilité de survenue de ces effets musculaires est susceptible daugmenter en cas dutilisation concomitante dun fibrate et datorvastatine. Si une telle association ne peut être évitée, la plus faible dose datorvastatine permettant datteindre lobjectif thérapeutique doit être utilisée et les patients doivent être soumis à une surveillance appropriée (voir rubrique 4.4)
Ezétimibe
L'utilisation de l'ézétimibe seule peut entraîner des effets musculaires à type de rabdomyolyse.
Le risque de myopathie est donc augmenté en cas d'utilisation concomitante d'ézétimibe et d'atorvastatine. Un suivi clinique de ces patients est recommandé.
Colestipol
Les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont diminuées (ratio de la concentration en atorvastatine : 0,74) lorsque le colestipol est administré avec latorvastatine. Cependant, les effets hypolipémiants sont plus prononcés lorsque les deux produits sont administrés simultanément par rapport à une administration séparée de chacun de ces médicaments.
Acide fusidique
Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être augmenté par la co-administration dacide fusidique systémique et de statine. Le mécanisme de cette interaction (quelle soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant cette association.
Si le traitement par acide fusidique systémique est nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique (voir rubrique 4.4).
Colchicine
Les études dinteraction entre latorvastatine et la colchicine nont pas été réalisées. Des cas de myopathie ont été rapportés après administration concomitante datorvastatine et de colchicine. Un monitoring clinique étroit est recommandé en cas dassociation de ces deux produits.
+ Effets de latorvastatine sur les médicaments administrés en association
Digoxine
Lors de ladministration concomitante de doses répétées de digoxine et datorvastatine 10 mg, les concentrations plasmatiques de digoxine à létat déquilibre sont légèrement augmentées. Un suivi étroit des patients doit être réalisé en cas dassociation datorvastatine et de digoxine.
Contraceptifs oraux
L'administration concomitante dATORVASTATINE ZENTIVA et d'un contraceptif oral entraîne une augmentation des concentrations plasmiques de noréthindrone et d'éthinylestradiol.
Warfarine
Dans une étude clinique conduite chez des patients recevant un traitement chronique de warfarine, ladministration concomitante de 80 mg par jour datorvastatine et de warfarine a induit une légère diminution, denviron 1,7 seconde, du temps de prothrombine (TP) au cours des 4 premiers jours du traitement, ce temps se normalisant dans les 15 premiers jours du traitement par atorvastatine.
Bien que les cas dinteractions cliniquement significative entre latorvastatine et les anticoagulants soit très faible, le TP doit être déterminé avant de débuter lassociation entre atorvastatine et anticoagulants coumariniques, puis à une fréquence suffisante pour sassurer quaucune modification significative du TP napparaît.
Dès que la stabilité du temps de prothrombine est atteinte, le TP pourra être suivi à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients traités par anticoagulants dérivés de la coumarine. Si la dose datorvastatine est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être répétée.
Le traitement par atorvastatine na jamais été associé à des saignements ou à des modifications du temps de prothrombine chez les patients ne recevant pas danticoagulant.
+ Population pédiatrique
Les études dinteractions médicamenteuses ont été réalisées uniquement chez ladulte. Létendu des interactions chez lenfant nest pas connue.
Les interactions décrites ci-dessus ainsi que les mises en garde et précautions demploi doivent être prises en compte pour les enfants (voir rubrique 4.4).
Tableau 1 : Effets des médicaments co-administrés sur les paramètres pharmacocinétiques de latorvastatine.
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Médicament administré en association et posologie |
Atorvastatine |
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Dose (mg) |
Ratio de la SSC(1) |
Recommandations(2) |
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Glécaprévir 400 mg 1x/jour/ Pibrentasvir 120 mg 1x/jour, 7 jours |
10 mg 1x/jour pendant 7 jours |
8,3 |
Lassociation avec des produits contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
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Tipranavir 500 mg x2/j Ritonavir 200 mg x2/j, pendant 8 j (J14 à J21) |
40 mg à J1 10 mg à J20 |
9,4 |
Dans le cas où ladministration avec latorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg/j. Un suivi clinique de ces patients est recommandé. |
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Telaprevir 750 mg toute les 8 h pendant 10 jours |
20 mg dose unique |
7,9 |
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Ciclosporine 5,2 mg/kg/j dose stable |
10 mg x 1/j pendant 28 j |
8,7 |
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Lopinavir 400 mg x 2/j Ritonavir 100 mg x2/j pendant 14 jours |
20 mg x1/j pendant 4 jours |
5,9 |
Dans le cas où ladministration avec latorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose dentretien datorvastatine est recommandée. Pour des doses > 20 mg/j, une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
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Clarithromycine 500 mg x2/j pendant 9 jours |
80 mg x1/j pendant 8 jours |
4,4 |
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Saquivir 400 mg x2/j Ritonavir 300 mg x 2/j de J5 à J7, puis 400 mgx2/j à J8) (à J5-18, 30 min après administration de latorvastatine) |
40 mg x1/j pendant 4 j |
3,9 |
Dans le cas où ladministration avec latorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose dentretien datorvastatine est recommandée. Pour des doses > 40 mg/j, un suivi clinique de ces patients est recommandé |
|
Darunavir 300 mg x2/j Ritonavir 100 mg x2/j pendant 9 jours |
10 mg x 1/j pendant 4 j |
3,3 |
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Itraconazole 200 mg x1/j pendant 4 jours |
40 mg dose unique |
3,3 |
|
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Fosamprenavir 700 mg x2/j Ritonavir 100 mg x2/j pendant 14 jours |
10 mg x1/j pendant 4 j |
2,5 |
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Fosamprenavir 1400 mg x2/j pendant 14 jours |
10 mg x 1/j pendant 4 j |
2,3 |
|
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Elbasvir 50 mg 1x/jour/ Grazoprévir 200 mg 1x/jour, 13 jours |
10 mg DU |
1,95 |
La dose datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour lors de lassociation avec des produits contenant de lelbasvir ou du grazoprévir. |
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Létermovir 480 mg 1x/jour, 10 jours |
20 mg DU |
3,29 |
La dose datorvastatine ne doit pas excéder 20 mg par jour lors de lassociation avec des produits contenant du létermovir. |
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Nelfinavir 1250 mg x2/j, pendant 14 jours |
10 mg x 1/j pendant 28 j |
1,74 |
Pas de recommandation spécifique |
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Jus de pamplemousse 240 ml 1x /j(3) |
40 mg dose unique |
1,37 |
La consommation dimportantes quantités de jus de pamplemousse nest pas recommandée au cours du traitement par et atorvastatine. |
|
Diltiazem 240 mg x1/j pendant 28 jours |
40 mg dose unique |
1,51 |
Une surveillance clinique appropriée des patients est recommandée à la suite de linstauration du traitement ou dune adaptation posologique du diltiazem. |
|
Erythromycine 500 mg x4/j pendant 7 jours |
10 mg dose unique |
1,33 |
Une dose maximale plus faible et un suivi clinique de ces patients est recommandé |
|
Amlodipine 10 mg dose unique |
80 mg dose unique |
1,18 |
Pas de recommandation spécifique |
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Cimétidine 300 mg x 4/j pendant 2 semaines |
10 mg x 1/j pendant 14 jours |
1,00 |
Pas de recommandation spécifique |
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Colestipol 10 g 2x/jour, 24 semaines |
40 mg 1x/jour pendant 8 semaines |
0,74** |
Pas de recommandation spécifique |
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Suspensions dhydroxyde daluminium et de magnésium : 30 ml x4/j pendant 17 jours |
10 mg x 1/j pendant 15 jours |
0,66 |
Pas de recommandation spécifique |
|
Efavirenz 600 mg x1/j pendant 14 j |
10 mg x 1/j pendant 3 jours |
0,59 |
Pas de recommandation spécifique |
|
Rifampicine 600 mg x1/j, pendant 7 jours (en co-administration) |
40 mg dose unique |
1,12 |
Si lassociation ne peut être évitée, ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est recommandée avec un suivi clinique |
|
Rifampicine 600 mg x1/j, pendant 5 jours (en administration séquentielle) |
40 mg dose unique |
0,20 |
|
|
Gemfibrozil 600 mg x2/j pendant 7 jours |
40 mg dose unique |
1,35 |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique de ces patients sont recommandés. |
|
Fénofibrate 160 mg x1/j pendant 7 jours |
40 mg dose unique |
1,03 |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique de ces patients sont recommandés. |
|
Boceprevir 800 mg x3/j pendant 7 jours |
40 mg dose unique |
2,3 |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique de ces patients sont recommandés. La dose datorvastatine ne devra pas excéder 20 mg/j pendant lassociation avec le boceprevir. |
(1) les données représentées par un facteur X représentent un simple rapport entre lAUC de latorvastatine co-administrée et latorvastatine administrée seule. Les données représentées en % représentent la différence relative, en %, par rapport à lAUC de latorvastatine administrée seule (0% = aucun changement).
(2) Voir (rubriques 4.4 et 4.5).
(3) Contient un ou plusieurs composés inhibant le CYP3A4 et susceptibles daugmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par cet iso-enzyme. La prise de 240 ml de jus de pamplemousse induit également une diminution de 20,4% de lAUC du métabolite actif de latorvastatine. La prise de très larges quantités de jus de pamplemousse (> 1,2 litre par jour pendant 5 jours) augmente lAUC de latorvastatine dun facteur 2,5 mais également lAUC des formes actives (atorvastatine et métabolites)
** Ratio basé sur un seul échantillon prélevé entre 8 et 16h après la prise de la dose.1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour ; 3x/jour = trois fois par jour ; 4x/jour = quatre fois par jour.
Tableau 2 : Effets de lAtorvastatine sur la pharmacocinétique des médicaments co-administrés.
|
Atorvastatine (posologie) |
Médicament co-administré |
||
|
Médicament (posologie) |
Ratio de la SSC(1) |
Recommendations cliniques |
|
|
80 mg x1/j pendant 10 j |
Digoxine 0,25 mg x 1/j, pendant 20 jours |
1,15 |
Les patients traités par digoxine doivent être surveillés de façon adéquate. |
|
40 mg x1/j pendant 22 j |
Contraception orale x1/j, pendant 2 mois Norethindrone 1 mg Ethinylestradiol 0,035 mg |
1,28 1,19 |
Pas de recommandation spécifique |
|
80 mg x1/j pendant 15 j |
Phénazone 600 mg dose unique (2) |
1,03 |
Pas de recommandation spécifique |
|
10 mg, dose unique |
Tipranavir 500 mg x2/j/ ritonavir 200 mg x2/j pendant 7 j |
1,08 |
Pas de recommandation spécifique |
|
10 mg x1/j pendant 4 j |
Fosamprenavir 1400 mg x2/j pendant 14 j |
0,73 |
Pas de recommandation spécifique |
|
10 mg x1/j pendant 4 j |
Fosamprenavir 700 mg x2/j / ritonavir 100 mg x2/j pendant 14 j |
0,99 |
Pas de recommandation spécifique |
(1) Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine seule).
(2) Ladministration concomitante de doses répétées datorvastatine et de phénazone na exercé que peu ou pas deffet détectable sur la clairance de la phénazone.
1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge davoir des enfants
Les femmes en âge davoir des enfants doivent utiliser des mesures de contraception fiables pendant le traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiqué pendant la grossesse.
La sécurité d'emploi de l'atorvastatine na pas été établie chez la femme enceinte. Aucun essai clinique contrôlé avec latorvastatine na été réalisé chez la femme enceinte. De rares cas danomalies congénitales après exposition intra-utérine à des inhibiteurs de lHMGCoA réductase ont été rapportés (voir rubrique 4.3).
Les études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Le traitement de la mère par atorvastatine est susceptible de réduire les taux ftal de mévalonate, précurseur dans la biosynthèse du cholestérol. Lathérosclérose est une maladie lente et progressive et, habituellement, larrêt du traitement hypocholestérolémiant pendant la période de grossesse naura pas de répercussions sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.
Pour ces raisons, ATORVASTATINE ZENTIVA ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée.
Le traitement par ATORVASTATINE ZENTIVA doit être interrompu pendant la durée de la grossesse ou jusquà la certitude dabsence de grossesse.
On ignore si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3).
En raison de la possibilité deffets indésirables graves, les femmes traitées par ATORVASTATINE ZENTIVA ne doivent pas allaiter leur nourrisson (voir rubrique 4.3). Latorvastatine est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Aucun effet de latorvastatine sur la fertilité na été mis en évidence lors détudes conduites chez lanimal mâle ou femelle (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
ATORVASTATINE ZENTIVA na aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les essais cliniques contrôlés ayant comparé leffet de latorvastatine à un placebo chez 16.066 patients (8755 patients traités par atorvastatine versus 7311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2% des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison deffets indésirables, contre 4,0% des patients recevant un placebo.
Les effets indésirables avec latorvastatine, présentés ci-dessous ont été observés lors des essais cliniques et depuis la mise sur le marché.
Les effets indésirables sont listés selon la classification MedDRA par système-organe et par ordre de fréquence selon la convention suivante : fréquents (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rares (≤ 1/10 000) ; inconnu (ne peut être estimé à partir des données disponibles).
Infections et infestations
Fréquents : rhinopharyngite.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares : thrombocytopénie.
Affections du système immunitaire
Fréquents : réactions allergiques.
Très rares : anaphylaxie (hypersensibilité).
Affections du métabolisme et de la nutrition
Fréquent : hyperglycémie.
Peu fréquents : hypoglycémie, prise de poids, anorexie.
Affections psychiatriques
Peu fréquents : cauchemar, insomnie.
Affections du système nerveux
Fréquents : céphalées.
Peu fréquents : vertiges, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, dysgueusie.
Rares : neuropathie périphérique.
Affections oculaires
Peu fréquents : vision trouble.
Rares : troubles visuels.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Peu fréquents : acouphènes.
Très rares : perte d'audition.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Fréquents : douleurs laryngo-pharyngées, épistaxis.
Affections gastro-intestinales
Fréquents : constipation, flatulence, dyspepsie, nausée, diarrhée.
Peu fréquents : vomissements, douleurs abdominales hautes et basses, éructation, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquents : hépatite.
Rares : cholestase.
Très rares : insuffisance hépatique.
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés
Peu fréquents : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie.
Rares : dème angioneurotique, dermatite bulleux dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrose épidermique toxique.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquents : myalgie, arthralgie, douleur des extrémités, spasmes musculaires, douleur dorsale, dème des articulations.
Peu fréquents : douleur cervicale, fatigue musculaire.
Rares : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, déchirure musculaire, tendinopathies parfois compliquées de rupture.
Très rare : Syndrome lupique
Inconnu : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir rubrique 4.4).
Affections des organes de reproduction et du sein
Très rares : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Peu fréquents : malaise, asthénie, douleur thoracique, dème périphérique, fatigue, fièvre.
Investigations
Fréquents : modifications des tests hépatiques, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase (voir rubrique 4.4).
Peu fréquents : leucocyturie.
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMGCoA réductase, des augmentations des taux de transaminases sériques ont été rapportées chez des patients traités par latorvastatine. Ces augmentations étaient généralement légères et transitoires, et ne nécessitaient pas linterruption du traitement. Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure de la normale) ont été observées chez 0,8% des patients traités par atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.
Des taux sériques élevés de créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la normale ont été observés chez 2,5% des patients traités par atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec dautres inhibiteurs de lHMGCoA rédustase lors dessais cliniques. Des taux 10 fois supérieurs à la limite ont été rapportés chez 0,4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique 4.4).
Population Pédiatrique
Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par atorvastatine ont un profil deffets indésirables généralement similaire à celui des patients traités par placebo ; les effets indésirables le plus fréquemment observés dans les deux groupes étaient des infections, indépendamment de lévaluation de la causalité. Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle na été observé au cours dune étude de 3 ans basée sur lévaluation de la maturation et du développement globaux, lévaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids. Le profil de sécurité et de tolérance chez les patients pédiatriques était similaire au profil de sécurité connu de latorvastatine chez les patients adultes.
La base de données clinique de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 520 patients pédiatriques ayant reçu de latorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 121 patients étaient dans une tranche dâge de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une tranche dâge de 10 à 17 ans. Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables sont similaires chez lenfant et ladulte.
Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
· Troubles sexuels.
· Dépression
· Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors des traitements de longue durée ont également été observés (voir rubrique 4.4).
· Diabète : la fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux des triglycérides, antécédents dhypertension artérielle).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Il nexiste pas de traitement spécifique dun surdosage en atorvastatine. En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique : des mesures daccompagnement adaptées doivent être mises en uvre selon les besoins.
La fonction hépatique et les taux de CPK doivent être contrôlés. En raison de l'importante liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques, l'hémodialyse ne devrait pas significativement augmenter la clairance de l'atorvastatine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Hypolipémiants, Inhibiteurs de HMG-CoA réductase, code ATC : C10AA05
L'atorvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de la HMG-CoA réductase, enzyme responsable du contrôle du taux de biotransformation de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols et en particulier le cholestérol.
Les triglycérides et le cholestérol synthétisés dans le foie sont incorporés aux lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et sont libérés dans le plasma pour atteindre les tissus périphériques.
Les lipoprotéines de basse densité (LDL) se forment à partir des VLDL et sont essentiellement catabolisées au niveau des récepteurs de haute affinité pour les LDL (récepteurs LDL).
Latorvastatine abaisse la cholestérolémie et les taux plasmatiques de lipoprotéines par le biais dune inhibition de la HMG-CoA réductase et de la biosynthèse hépatique du cholestérol. Elle accroît le nombre des récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes, amplifiant ainsi le captage et le catabolisme des LDL.
L'atorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre de particules de LDL. Elle entraîne une augmentation importante et prolongée de l'activité des récepteurs des LDL ainsi quune amélioration qualitative des particules de LDL circulantes.
Latorvastatine est efficace pour réduire le taux de LDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, population habituellement résistante aux traitements hypolipémiants.
Une étude de dose-réponse a montré que latorvastatine réduit les concentrations de cholestérol total (de 30 à 46%) du LDL-C (de 41 à 61%), dapolipoprotéine B (de 34 à 50 %) et des triglycérides (de 14 à 33%) et augmentait celles du HDL-C et de lapolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés en cas d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote, d'hypercholestérolémie non familiale, ou d'hyperlipidémie mixte, ainsi que chez les patients présentant un diabète non insulinodépendant.
Il a été démontré que des diminutions du cholestérol total, du LDL-C et de l'apolipoprotéine B diminuaient le risque dévènements cardiovasculaires et de décès dorigine cardiaque.
Hypercholestérolémie familiale homozygote
Une étude compassionnelle, multicentrique ouverte de 8 semaines, comprenant une phase facultative dextension de durée a inclus 335 patients dont 89 étaient atteints dune Hypercholestérolémie Familiale Homozygote. Chez ces 89 patients, la réduction moyenne du LDL-C a été de 20%. Les doses datorvastatine administrées allaient jusquà 80 mg par jour.
Athérosclérose
Létude REVERSAL (Reversing Atherosceloris with Aggressive Lipid-Lowering Sudy), a étudié leffet sur lathérosclérose coronaire dun traitement hypolipémiant intensif par 80 mg datorvastatine à celui dun traitement hypolipémiant standard par 40 mg de pravastatine évaluée par échographie intravasculaire (IVUS) réalisée au cours dune angiographie chez des patients atteints de coronaropathie.
Dans cette étude clinique multicentrique contrôlée, randomisée et en double-aveugle, une angiographie ultrasonique intravasculaire a été réalisée chez 502 patients à létat initial et après 18 mois de traitement. Aucune progression de lathérosclérose na été observée dans le groupe atorvastatine (n = 253).
Le pourcentage moyen de changement du volume total de lathérome (critère principal de létude), par rapport aux valeurs initiales, était de -0,4% (p=0,98) dans le groupe atorvastatine et de +2,7% (p=0,001) dans le groupe pravastatine (n=249). En comparaison à la pravastatine, les effets de latorvastatine étaient statistiquement significatifs (p=0,02). Les effets de la diminution intensive des lipides sur les critères dévaluation cardiovasculaires (tels que la nécessité de revascularisation, linfarctus du myocarde non fatal, le décès dorigine coronaire) nont pas été évalués dans cette étude.
Dans le groupe atorvastatine, le LDL-C a été réduit à un taux moyen de 2,04 mmol/l ± 0,8 (78,9 mg/dl ± 30) par rapport aux valeurs initiales de 3,89 mmol/l ± 0,7 (150 mg/dl ± 28) ; dans le groupe pravastatine, le LDL-C a été réduit à un taux moyen de 2,85 mmol/l ± 0,7 (110 mg/dl ± 26) par rapport aux valeurs initiales de 3,89 mmol/l ± 0,7 (150 mg/dl ± 28) (p<0,0001). Latorvastatine a également significativement réduit les taux moyens de cholestérol total de 34,1% (pravastatine : -18,4%, p<0,0001), les taux moyens de triglycérides de 20% (pravastatine : - 6,8%, p<0,0009), et les taux moyens dapolipoprotéines B de 39,1% (pravastatine : -22,0%, p<0,0001). Latorvastatine a augmenté le taux moyen de HDL-C de 2,9% (pravastatine : +5,6%, p=NS). Une réduction moyenne de 36,4% de CRP a été observée dans le groupe atorvastatine, comparativement à une réduction de 5,2% dans le groupe pravastatine (p<0,0001).
Les résultats de cette étude ont été obtenus avec le dosage 80 mg. Ils ne peuvent donc pas être extrapolés aux dosages plus faibles.
Les profils de sécurité et de tolérance dans les deux groupes de traitement étaient comparables.
Cette étude navait pas pour objectif dévaluer leffet dun traitement hypolipémiant intensif sur la survenue des évènements cardiovasculaires majeurs. La relation entre les résultats dimagerie obtenus dans cette étude et lefficacité clinique en termes de prévention primaire et secondaire des évènements cardiovasculaires nest pas établie.
Syndrome coronaire aigu
Dans létude MIRACL une dose de 80 mg datorvastatine a été évaluée chez 3086 patients (1538 dans le groupe atorvastatine ; 1548 patients dans le groupe placebo) présentant un syndrome coronaire aigu (angor ou infarctus du myocarde sans onde Q). Le traitement a été instauré au cours de la phase aiguë après hospitalisation et a été poursuivi pendant 16 semaines.
Le traitement par Atorvastatine 80 mg/jour a augmenté le temps de survenue du critère composite principal, qui combinait la survenue dun décès de toute cause dun infarctus du myocarde non fatal, dun arrêt cardiaque réanimé ou dun angor avec signes dischémie myocardique nécessitant une hospitalisation. La réduction du risque a été de 16% (p=0,048). Ceci a été principalement dû à une réduction de 26% des réhospitalisations pour angor avec signes dischémie myocardique avérée (p=0,018). Les différences observées pour les critères secondaires nétaient pas statistiquement significatives (placebo 22,2 % ; Atorvastatine : 22,4%)
Le profil de la sécurité demploi de latorvastatine au cours de létude MIRACL est en accord avec les effets décrits en section 4.8.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Leffet de latorvastatine sur les événements coronaires mortels et non mortels a été évalué dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, létude Anglo-Scandinave Cardiac Outcomes Trial Lipid Lowering Arm (ASCOT-LLA). Les patients étaient hypertendus, âgés de 40 à 79 ans, sans antécédent dinfarctus du myocarde ni dangor traité, et avec des taux de Cholestérol Total ≤ 6,5 mmol/l (251 mg/dl).
Tous les patients présentaient au moins 3 des facteurs de risque cardiovasculaire prédéfinis suivants : sexe masculin, âge ≥ 55 ans, tabagisme, diabète, antécédent de coronaropathie chez un parent du premier degré, rapport CT/HDL-C ≥ 6, artériopathie périphérique, hypertrophie ventriculaire gauche, antécédent daccident vasculaire cérébral, anomalie électrocardiographique spécifique, protéinurie / albuminurie.
Tous les patients nétaient pas considérés comme ayant un risque élevé de premier évènement cardiovasculaire.
Les patients recevaient un traitement antihypertenseur (à base damlodipine ou daténolol) associé soit à de latorvastatine 10 mg/jour (n=5,168), soit à un placebo (n=5,137).
Leffet de l'atorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été :
|
Evènement |
Réduction du Risque Relatif (%) |
Nombre dévènements (Atorvastatine vs placebo) |
Réduction du risque Absolu (1) (%) |
p
|
|
Décès dorigine coronaire et IDM (2) non fatal |
36% |
100 vs 154 |
1,1 % |
0,0005 |
|
Evènements cardiovasculaires totaux et procédures de revascularisation |
20% |
389 vs 483 |
1,9% |
0,0008 |
|
Total des évènements coronaires |
29% |
178 vs 247 |
1,4% |
0,0006 |
(1) sur la base de la différence des taux d'évènements survenus après une durée moyenne de suivi de 3,3 ans.
(2) IDM : Infarctus du myocarde.
La réduction de la mortalité totale et de la mortalité cardiovasculaire n'était pas significative (185 versus 212 évènements, p=0,17 et 74 versus 82 évènements, p=0,51).
Des analyses en sous-groupes en fonction du sexe (81% d'hommes, 19% de femmes) ont montré un bénéfice de l'atorvastatine chez les hommes mais pas chez les femmes; ceci pouvant être expliqué peut être par le faible nombre d'évènement dans le groupe des femmes.
La mortalité totale et la mortalité cardiovasculaire étaient numériquement plus élevées dans le groupe des femmes (38 versus 30 et 17 versus 12), mais sans atteindre la significativité statistique.
Une interaction significative en fonction du traitement antihypertenseur initial a été observée.
L'atorvastatine a réduit significativement le nombre de « décès d'origine coronaire et IDM non fatal » (critère principal) chez les patients traités par amlodipine (HR 0,47 (0,32-0,69), p=0,00008), contrairement à ceux traités par aténolol (HR 0,83 (0,59-1,17), p=0,287).
Leffet de latorvastatine a également été évalué sur les évènements cardiovasculaires mortels et non mortels dans létude Collaborative Atorvastatin Diabètes Study (CARDS). Il sagit dune étude randomisée, en double aveugle, multicentrique, contrôlée versus placebo réalisée chez des patients atteins de diabète de type 2, âgés de 40 à 75 ans, sans antécedents de maladies cardiovasculaires, présentant un taux de LDL ≤ 4,14 mmol/l (160 mg/dl) et de TG ≤ 6,78 mmol/l (600 mg/dl).
Tous les patients avaient au moins 1 des facteurs de risque cardiovasculaire suivants : hypertension, tabagisme, rétinopathie, microalbuminurie ou macroalbuminurie.
Les patients recevaient soit 10 mg d'atorvastatine par jour (n=1 428) soit un placebo (n=1 410) durant une période moyenne de 3,9 ans.
L'effet de l'atorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été :
|
Evènement |
Réduction du risque relatif |
Nombre dévènements (Atorvastatine vs placebo) |
Réduction du risque absolu(**) |
p |
|
Evènements cardiovasculaires majeurs(*) (IDM aigu fatal et non fatal, IDM asymptomatique, décès dorigine coronaire aigue, angor instable, PAC, ACTP, revascularisation, AVC) |
37% |
83 vs 127 |
3,2% |
0,0010 |
|
IDM (fatals aigus et non fatals, asymptomatiques) |
42% |
38 vs 64 |
1,9% |
0,0070 |
|
AVC (aigus fatal et nonfatal) |
48% |
21 vs 39 |
1,3% |
0,0163 |
(*) critère composite associant linfarctus du myocarde sévère mortel et non mortel, linfarctus du myocarde asymptomatique, la mort dorigine coronaire aiguë, langor instable, le pontage coronarien par greffe, langioplastie transluminale percutanée, la revascularisation et lAVC)
(**) basé sur la différence des taux dévènements survenus pendant une période de suivi de 3,9 ans.
IDM : Infarctus du myocarde - AVC : Accident Vasculaire Cérébral.
Aucune différence defficacité na été observée en fonction du sexe, de lâge ou du taux initial de LDL-cholestérol. Une tendance en faveur dAtorvastatine est observée concernant le taux de mortalité (82 décès dans le groupe placebo versus 61 décès dans le groupe Atorvastatine ; p=0,0592).
Récidive des Accidents Vasculaires Cérébraux
Dans l'étude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels) leffet de 80 mg datorvastatine ou dun placebo sur la récidive des AVC a été évalué chez 4 731 patients ayant présenté un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) au cours de 6 mois précédents et sans antécédents de cardiopathie coronarienne. 60% des patients étaient des hommes, âgés de 21 à 92 ans (âge moyen: 63 ans) ayant des taux initiaux de LDL cholestérol de 133 mg/dl (3,4 mmol/l). Le taux moyen de LDL-C était de 73 mg/dl (1,9 mmol/l) sous atorvastatine et de 129 mg/dl (3,3 mmol/l) dans le groupe placebo. La durée moyenne du suivi a été de 4,9 ans.
En comparaison à un placebo, atorvastatine, à la posologie de 80 mg/j, a diminué de 15% le risque de survenue d'Accident Vasculaire Cérébral mortel ou non mortel (critère principal), soit un risque relatif de 0,85 (Intervalle de confiance (IC) à 95%: 0,72-1,00; p=0,05) ou de 0,84 (IC à 95%: 0,71-0,99; p=0,03) après ajustement en fonction des valeurs initiales.
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) a été de 9,1% (216/2 365) chez les patients traités par atorvastatine versus 8,9% (211/2 366) chez les patients recevant le placebo.
Une analyse réalisée a postériori a montré que 80 mg d'atorvastatine diminuait la fréquence des accidents ischémiques de 9% (218/2365) versus 11.6 % (274/2366) sous placebo (p=0,01), et augmentait la fréquence des AVC hémorragiques de 2.3 % (55/2365) versus 1.4 % (33/2366) sous placebo (p=0,02).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'AVC hémorragiques (7/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 4,06 (IC 95%: 0,84-19,57). Le risque d'AVC ischémique était similaire dans les deux groupes (3/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 1,64 (IC95 %: 0,27-9,82).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'infarctus lacunaire (20/708 sous atorvastatine versus 4/701 sous placebo), soit un risque relatif de 4.99 (IC 95 %: 1,71-14,61).
· Le risque d'AVC ischémique était plus faible chez ces patients (79/708 sous atorvastatine versus 102/701 sous placebo); soit un risque relatif de 0,76 (IC 95%: 0,57-1,02).
Il est possible que le risque absolu d'AVC soit plus élevé chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par jour ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 15,6% (7/45) sous atorvastatine versus 10,4% (5/48) dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique; ce taux était de 10,9% (77/708) sous atorvastatine versus 9,1% (64/701) sous placebo dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.
Population pédiatrique
Hypercholestérolémie familiale homozygote chez les patients âgés de 6 à 17 ans
Une étude ouverte de 8 semaines visant à étudier la pharmacocinétique, la pharmacodynamie, la sécurité demploi et la tolérance de latorvastatine a été réalisée chez 39 enfants atteints dhypercholestérolémie familiale homozygote confirmée (LDL-C > 4 mmol/l), âgés entre 6 et 17 ans.
Un premier groupe (Cohorte A) de 15 patients, âgés de 6 à 12 ans (stade 1 de Tanner) a reçu une dose initiale datorvastatine de 5 mg/jour.
Un second groupe (Cohorte B) de 24 patients, âgés de 10 à 17 ans (stade 2 de Tanner) a reçu une dose initiale datorvastatine de 10 mg/jour.
La dose initiale datorvastatine était de 5 mg par jour sous forme de comprimé à croquer dans la Cohorte A et de 10 mg par jour sous forme de comprimé dans la cohorte B. La dose datorvastatine pouvait être doublée si le sujet natteignait pas le taux cible de LDL-C < 3,35 mmol/l à la semaine 4 et si latorvastatine était bien tolérée.
Les valeurs moyennes de LDL-C, cholestérol total, VLDL-C et Apolipoprotéine B étaient diminuées à la semaine 2 chez tous les sujets. Pour les sujets chez qui la dose a été doublée, une diminution supplémentaire a été observée dès 2 semaines, lors de la première mesure suivant laugmentation de dose. Les pourcentages moyens de diminution des paramètres lipidiques ont été similaires dans les deux cohortes, que les sujets soient restés à leur dose initiale ou quils aient eu leur dose initiale doublée. A la semaine 8, en moyenne, les pourcentages de modification par rapport aux taux initiaux de LDL-C et de Cholestérol total étaient denviron 40 % et 30 % respectivement, quelle que soit la dose.
Chez tous les patients, les taux de LDL-C, VLDL-C, de cholestérol total et dapolipoprotéine B ont diminué en deux semaines. Le pourcentage de diminution des paramètres lipidiques a été similaire dans les deux groupes, après ajustement sur la nécessité de doubler la dose initiale. A 8 semaines, les baisses moyennes de LDL-C et de CT ont été respectivement de 40 % et 30% quelle que soit la dose.
Dans une deuxième étude en ouvert, non comparative, 271 garçons et filles atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à 15 ans ont été inclus et traités par atorvastatine pendant trois ans maximum. Linclusion dans cette étude nécessitait une hypercholestérolémie familiale hétérozygote confirmée et un taux initial de LDL-C ≥ 4 mmol/L (environ 152 mg/dL). Létude incluait 139 enfants au stade I de développement de Tanner (en général ayant entre 6 et 10 ans). La dose datorvastatine (une fois par jour) a débuté à 5 mg (comprimé à croquer) chez les enfants de moins de 10 ans. Les enfants de 10 ans et plus ont débuté à 10 mg datorvastatine (1 fois par jour). Tous les enfants pouvaient bénéficier dune augmentation des doses pour atteindre un taux cible de LDL-C < 3,35 mmol/L. La dose moyenne chez les enfants âgés de 6 à 9 ans était de 19,6 mg et la dose moyenne chez les enfants âgés de 10 ans et plus était de 23,9 mg.
La valeur moyenne initiale (+/- écart-type) de LDL-C était de 6,12 (1,26) mmol/L, ce qui correspond environ à 233 (48) mg/dL. Voir le tableau 3 ci-dessous pour les résultats finaux.
Les données étaient en accord avec labsence deffet du médicament sur tous les paramètres de croissance et de développement (tels que taille, poids, IMC, stade de Tanner, rapport de linvestigateur de maturation et développement globaux) chez les sujets pédiatriques et adolescents atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote recevant un traitement par atorvastatine pendant létude de 3 ans. Aucun effet du médicament na été rapporté dans le rapport de linvestigateur au cours des visites quant à la taille, le poids, lIMC par âge ou par genre.
Tableau 3 : Effets de latorvastatine sur la diminution des lipides chez les adolescents et adolescentes atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote (mmol/L)
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Etapes |
N |
TC (écart-type) |
LDL-C (écart-type) |
HDL-C (écart-type) |
TG (écart-type) |
Apo B (écart-type)# |
|
J0 |
271 |
7,86 (1,30) |
6,12 (1,26) |
1,314 (0,2663) |
0,93 (0,47) |
1,42 (0,28)** |
|
Mois 30 |
206 |
4,95 (0,77)* |
3,25 (0,67) |
1,327 (0,2796) |
0,79 (0,38)* |
0,90 (0,17)* |
|
Mois 36/ arrêt de traitement prématuré |
240 |
5,12 (0,86) |
3,45 (0,81) |
1,308 (0,2739) |
0,78 (0,41) |
0,93 (0,20)*** |
|
TC= cholesterol total ; LDL-C = lipoprotéines-C de faible densité ; HDL-C = lipoprotéines-C de haute densité ; TG = triglycérides ; Apo B = apolipoprotéine B; Mois 36/ arrêt de traitement prématuré inclut les données de la visite finale chez les patients dont la participation sest terminée avant les 36 mois prévus ainsi que les données complètes à 36 mois chez les patients dont la participation a atteint les 36 mois *= Mois 30, le N pour ce paramètre était 207; **= J0, le N pour ce paramètre était 270; *** = Mois 36/ arrêt de traitement prématuré, le N pour ce paramètre était 243; #=g/L pour Apo B. |
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Hypercholestérolémie familiale homozygote chez les patients âgés de 10 à 17 ans
Dans une étude en double aveugle, contrôlée versus placebo suivie par une phase en ouvert, de 26 187 garçons et filles post-ménarchie âgés de 10 à 17 ans (moyenne dâge 14,1 ans) atteints dune hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou dune hypercholestérolémie sévère ont été randomisés et ont reçu soit de latorvastatine (n=140) soit un placebo (n=147) pendant 26 semaines puis ont tous reçu de latorvastatine pendant 26 semaines. La dose datorvastatine (une fois par jour) de 10 mg/j était maintenue pendant 4 semaines puis augmentée à 20 mg/j si le taux de LDL était > 3,36 mmol/l.
Latorvastatine a significativement diminué les taux de cholesterol total, de LDL-C, de triglycérides et dapolipoprotéine B au cours de la phase en double aveugle de 26 semaines. La valeur moyenne de LDL-C était de 3,38 mmol/l (1,81 6,26 mmol/l) dans le groupe atorvastatine et de 5,91 mmol/l (3,93 9,96 mmol/l) dans le groupe placebo durant la phase en double aveugle de 26 semaines.
Une étude pédiatrique supplémentaire évaluant latorvastatine versus colestipol chez des patients atteints dhypercholestérolémie âgés de 10 à 18 ans a démontré que latorvastatine (n = 25) entraîne une réduction significative des LDL-C à la semaine 26 (p< 0,05) par rapport au colestipol (n = 31)
Une étude compassionnelle chez des patients atteints dhypercholestérolémie sévère (dont lhypercholestérolémie familiale homozygote) a inclus 46 patients pédiatriques. La dose datorvastatine administrée était ajustée à la réponse au traitement (quelques patients ont reçu 80 mg datorvastatine par jour). Les résultats à 3 ans montrent une diminution du LDL-C jusquà 36%.
Lefficacité à long terme dun traitement par atorvastatine pendant lenfance afin de réduire la morbidité et la mortalité à lâge adulte na pas été établie.
LAgence Européenne du Médicament a levé lobligation de soumettre des résultats détudes de latorvastatine chez les enfants âgés de 0 à moins de 6 ans atteint dhypercholestérolémie familiale hétérozygote ainsi que chez les enfants âgés de 0 à 18 ans dans le traitement de lhypercholestérolémie familiale homozygote, de lhypercholestérolémie mixte, de lhyper-cholestérolémie primaire et dans la prévention des évènements cardiovasculaires (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lutilisation chez lenfant).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, latorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures.
Limportance de labsorption de latorvastatine est dose-dépendante. Après administration orale, les comprimés pelliculés datorvastatine ont une biodisponibilité de 95% à 99% en comparaison à une solution orale. La biodisponibilité absolue de latorvastatine est denviron 12% et la biodisponibilité systémique de linhibition de lHMGCoA réductase est de lordre de 30%. La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance pré-systémique dans la muqueuse gastro-intestinale précédant le passage systémique et à leffet de premier passage hépatique.
Distribution
Le volume moyen de distribution de l'atorvastatine est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98%.
Biotransformation
L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et para-hydroxylés et en divers produits de bêta-oxydation. A lexception dautres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuroconjugaison.
Linhibition in vitro de lHMGCoA réductase par les métabolites ortho et para-hydroxylés est similaire à elle de latorvastatine. Les métabolites actifs sont responsables denviron 70% de lactivité inhibitrice de lHMGCoA réductase circulante.
Élimination
L'atorvastatine est principalement éliminée par voie biliaire, après métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant, le produit ne semble pas subir un cycle entéro-hépatique significatif.
La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique de l'atorvastatine est d'environ 14 heures chez l'homme.
La demi-durée dinhibiton de l'HMG-CoA réductase est d'environ 20 à 30 heures, en raison de la contribution des métabolites actifs.
Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs defflux de type P-glycoprotéine (P-gp) et protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine.
Populations particulières
Sujets âgés : les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez le sujet âgé sain que chez l'adulte jeune sain ; les effets sur les paramètres lipidiques étant cependant comparables à ceux observés chez des patients plus jeunes.
Population pédiatrique : Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans), étant au stade 1 de Tanner (n=15) ou à un stade de Tanner ≥ 2 (n=24), atteints dhypercholestérolémie familiale homozygote et présentant un LDL-C initial ≥ 4 mmol/l, ont été traités respectivement avec 5 ou 10 mg une fois par jour datorvastatine sous forme de comprimé à croquer ou 10 ou 20 mg une fois par jour datorvastatine sous forme de comprimé pelliculé. Le poids corporel a été la seule covariable significative dans le modèle pharmacocinétique de latorvastatine dans cette population. La clairance apparente après administration orale de latorvastatine chez les sujets pédiatriques est apparue similaire à celle de ladulte après mise à léchelle allométrique par le poids corporel. Une diminution constante du LDL-C et du Cholestérol total a été observée quelle que soit lexposition à latorvastatine et à lortho-hydroxyatorvastatine.
Sexe : les concentrations d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (chez les femmes : Cmax environ 20% plus élevée et AUC environ 10% plus basse). Ces différences n'ont pas de significativité clinique ; aucune différence cliniquement significative d'effet sur les paramètres lipidiques étant observée entre les hommes et les femmes.
Insuffisance rénale : l'insuffisance rénale n'a pas d'influence sur les concentrations plasmiques ou sur l'effet de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sur les paramètres lipidiques.
Insuffisance hépatique : les concentrations plasmiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont très augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et environ 11 fois pour l'AUC) chez les patients présentant une hépatopathie alcoolique chronique (Classe B de Childs-Pugh).
Polymorphisme SLOC1B1 : le captage hépatique de tous les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, dont latorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients présentant un polymorphisme du gène codant pour le transporteur OATPB1 (SLOC1B c.521CC), il y a un risque de surexposition à latorvastatine, qui peut entraîner à une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4).
Un polymorphisme au niveau du gène OATPB1 (SLOC1B c.521CC est associé à une exposition à latorvastatine 2,4 fois (AUC) supérieure à celle observée chez les individus sans ce variant génotypique (c.521TT).
Un déficit génétique de captation hépatique de latorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences sur lefficacité du médicament ne sont pas connues.
5.3. Données de sécurité préclinique
L'atorvastatine na présenté aucun potentiel mutagène et clastogène dans une série de quatre tests in vitro et un in vivo. Latorvastatine na pas montré deffet carcinogène chez le rat, mais de fortes doses chez la souris (conduisant à une AUC0-24h 6 à 11 fois plus élevée que celle atteinte chez lhomme à la dose recommandée la plus élevée) ont été associées à des adénomes hépatocellulaires chez les mâles et à des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles.
Des données expérimentales chez lanimal indiquent que les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase peuvent affecter le développement de lembryon ou du ftus.
Chez le rat, le lapin et le chien, latorvastatine na exercé aucun effet sur la fertilité et na pas été tératogène mais une toxicité ftale a été observée chez le rat et le lapin à des doses toxiques pour les mères. Un retard du développement des portées et une réduction de la survie postnatale ont été observés au cours dexposition à des doses élevées datorvastatine chez la rate. Des données ont indiqué un transfert transplacentaire chez la rate. Les concentrations de latorvastatine dans le plasma et le lait ont été similaires chez le rat. On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
Noyau :
Carbonate de calcium, cellulose microcristalline (E460), lactose monohydraté, hydroxypropyl cellulose faiblement substituée, povidone K12, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium (E572).
Pelliculage :
Hypromellose (E464), Macrogol 6000, dioxyde de titane (E171), talc, oxyde de fer jaune (E172), lactose monohydraté.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 14, 15, 28, 30, 50, 56, 60, 90, 98, 100 ou 200 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 243 2 1 : 10 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 3 8 : 14 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 4 5 : 15 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 5 2 : 28 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 6 9 : 30 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 7 6 : 50 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 8 3 : 56 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 243 9 0 : 60 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 301 244 0 6 : 90 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 550 456 5 6 : 98 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 550 456 6 3 : 100 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 550 456 8 7 : 200 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATORVASTATINE ACCORD 10 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- BEAGYNE 150 mg, gélule
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