GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR 60 microgrammes/15 microgrammes, comprimé pelliculé
CIS 62043026
Informations à jour au 27 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/12/2021
GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR 60 microgrammes/15 microgrammes, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Gestodène........................................................................................................................ 0,060 mg
Ethinylestradiol.................................................................................................................. 0,015 mg
Pour un comprimé pelliculé (comprimé jaune actif).
Excipient(s) à effet notoire : lactose monohydraté (57,61 mg), lécithine de soja (0,042 mg).
Les comprimés blancs ne contiennent pas de principes actifs (comprimés placebo).
Excipient(s) à effet notoire : lactose monohydraté : 70,897 mg.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Le comprimé actif est un comprimé pelliculé jaune, rond, lisse, de 5,5 mm de diamètre.
Le comprimé placebo est un comprimé blanc, rond, biconvexe, de 5,5 mm de diamètre.
4.1. Indications thérapeutiques
La décision de prescrire GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : orale
Comment prendre GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR
Les comprimés doivent être pris dans lordre indiqué sur la plaquette, tous les jours environ à la même heure, avec un peu de liquide si nécessaire, sans arrêt entre deux plaquettes. Un comprimé doit être pris chaque jour pendant 28 jours consécutifs. Chaque plaquette suivante doit être commencée le lendemain de la prise du dernier comprimé de la plaquette précédente. Une hémorragie de privation débute habituellement 2 à 3 jours après le début de la prise des comprimés placebo (dernière rangée) et peut se poursuivre après le début de la plaquette suivante.
Comment débuter GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR
· Absence de contraception hormonale [le mois précédent]
La prise de comprimés doit commencer le 1er jour du cycle naturel de la patiente (cest-à-dire le 1er jour de ses règles).
· Relais dun autre contraceptif hormonal combiné (contraceptif oral combiné (COC)), anneau vaginal ou patch transdermique)
La patiente doit débuter la prise de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de son précédent COC mais, au plus tard, le jour suivant lintervalle habituel sans comprimés ou avec prise de comprimés placebo de son précédent COC.
Dans le cas dun anneau vaginal ou dun patch transdermique, la patiente doit débuter la prise de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR de préférence le jour du retrait mais, au plus tard, le jour où ladministration suivante était prévue.
· Relais dun contraceptif exclusivement progestatif (pilule uniquement progestative, contraceptif injectable, implant) ou dun dispositif intra-utérin (DIU) libérant un progestatif
La patiente peut passer de la pilule uniquement progestative à GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR à tout moment (dun implant ou dun DIU à GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR le jour de son retrait, dun contraceptif injectable à GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR au moment prévu pour linjection suivante) mais, dans tous ces cas, il est recommandé dutiliser une méthode complémentaire de contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de traitement.
· Après une interruption de grossesse du premier trimestre
Il est possible de débuter GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR immédiatement. Il nest pas nécessaire dutiliser une méthode complémentaire de contraception.
· Après un accouchement ou une interruption de grossesse du deuxième trimestre
Il est conseillé de débuter GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR entre le 21e et le 28e jour après laccouchement ou après linterruption de grossesse du deuxième trimestre. En cas de début plus tardif, il est recommandé dutiliser une méthode complémentaire de contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de traitement. Cependant, si des relations sexuelles ont déjà eu lieu, il convient de sassurer de labsence de grossesse avant le début de prise de COC ou dattendre les premières règles.
En cas dallaitement, voir rubrique 4.6.
En cas doubli de comprimés
Les comprimés placebo de la dernière (4e) rangée de la plaquette peuvent ne pas être pris. Ils doivent toutefois être jetés afin déviter la prolongation non intentionnelle de la phase de prise des comprimés placebo. Les conseils suivants font uniquement référence à loubli de comprimés actifs :
Si loubli dun comprimé est constaté dans les 12 heures qui suivent lheure habituelle de la prise, la sécurité contraceptive nest pas diminuée. Prendre immédiatement le comprimé oublié et poursuivre le traitement normalement en prenant le comprimé suivant à lheure habituelle.
Si loubli dun comprimé est constaté plus de 12 heures après lheure habituelle de la prise, la sécurité contraceptive peut être diminuée. En cas doubli de comprimés, il faut se conformer aux 2 principes de base suivants :
1. La prise de comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de 4 jours
2. Il est nécessaire de prendre des comprimés pendant 7 jours consécutifs pour obtenir une suppression adéquate de laxe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
Par conséquent, dans la pratique quotidienne, les conseils suivants peuvent être donnés :
· Jours 1-7
Prendre immédiatement le dernier comprimé oublié, même si 2 comprimés doivent être pris le même jour, et poursuivre le traitement à lheure habituelle. En outre, une méthode de type mécanique comme un préservatif doit être utilisée au cours des 7 jours suivants. Si des relations sexuelles ont eu lieu dans les 7 jours précédents, il faut envisager la possibilité dune grossesse. Plus le nombre de comprimés oubliés est important et plus ils sont proches de la phase de prise des comprimés placebo, plus le risque de grossesse est élevé.
· Jours 8-14
Prendre immédiatement le dernier comprimé oublié, même si 2 comprimés doivent être pris le même jour, et poursuivre le traitement à lheure habituelle. À condition que les comprimés aient été pris correctement pendant les 7 jours précédant le premier comprimé oublié, aucune mesure contraceptive supplémentaire nest nécessaire. Cependant, si plusieurs comprimés ont été oubliés, il est conseillé de prendre des précautions supplémentaires pendant 7 jours.
· Jours 15-24
Le risque dune sécurité contraceptive réduite est important en raison de la proximité de la phase de prise des comprimés placebo. Cependant, en modifiant le schéma de prise des comprimés, on peut encore éviter une diminution de la sécurité contraceptive. En cas de respect de lune des deux options suivantes, aucune précaution contraceptive supplémentaire nest nécessaire, à condition que dans les 7 jours précédant le premier comprimé oublié, tous les comprimés aient été pris correctement. Si ce nest pas le cas, il est conseillé de suivre la première option et également de prendre des mesures supplémentaires pendant les 7 jours suivants.
1. Prendre immédiatement le dernier comprimé oublié, même si 2 comprimés doivent être pris le même jour, et poursuivre le traitement à lheure habituelle jusquà la fin des comprimés actifs. Les 4 comprimés placebo de la dernière rangée doivent être jetés. La plaquette suivante doit être débutée immédiatement. Il est probable quaucune hémorragie de privation ne survienne avant la fin de la prise des comprimés actifs de la deuxième plaquette. Cependant, la patiente peut présenter des spottings ou des saignements intermenstruels les jours de prise des comprimés.
2. Il peut également être conseillé dinterrompre la prise des comprimés actifs de la plaquette en cours, puis de prendre les comprimés placebo de la dernière rangée pendant au maximum 4 jours, en incluant les jours où des comprimés ont été oubliés, et de poursuivre avec la plaquette suivante.
Si la patiente a oublié de prendre des comprimés et quelle ne présente pas dhémorragie de privation au cours de la phase de prise des comprimés placebo, la possibilité dune grossesse doit être envisagée.
Conseils en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (p.ex. vomissements ou diarrhée), il est possible que labsorption ne soit pas complète. Des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises. Si des vomissements surviennent dans les 3 à 4 heures suivant la prise dun comprimé actif, un nouveau comprimé (de remplacement) doit être pris dès que possible. Le nouveau comprimé doit si possible être pris dans les 12 heures suivant lheure habituelle de prise du comprimé. Si plus de 12 heures se sont écoulées, les conseils sont identiques à ceux donnés à la rubrique « En cas doubli de comprimés »). Si la patiente ne souhaite pas modifier son schéma habituel de prise, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) nécessaire(s) dans une autre plaquette.
Comment retarder une hémorragie de privation
Pour retarder ses règles, la patiente doit poursuivre son traitement avec une nouvelle plaquette de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR sans prendre les comprimés placebo de la plaquette en cours. Selon le souhait de la patiente, la prise de comprimés peut être poursuivie jusquà la fin des comprimés actifs de la deuxième plaquette. Pendant cette prolongation, la patiente peut présenter des spottings ou des saignements intermenstruels. Après la phase de prise des comprimés placebo, la prise régulière de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR est alors reprise.
Pour déplacer ses règles à un autre jour de la semaine que celui auquel la patiente est habituée avec le schéma en cours, on peut lui conseiller de raccourcir la phase de prise des comprimés placebo à venir du nombre de jours souhaité. Plus lintervalle est court, plus le risque est grand quil ny ait pas dhémorragie de privation et que des spottings ou des saignements intermenstruels se produisent pendant la prise de la plaquette suivante (comme lorsque lon retarde les règles).
Lutilisation concomitante de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR et de médicaments contenant lassociation dombitasvir/paritaprévir/ritonavir et le dasabuvir est contre-indiquée (voir rubriques 4.4 et 4.5).
· Présence ou risque de thromboembolie veineuse (TEV) :
o Thromboembolie veineuse présence de TEV (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p.ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thromboembolie veineuse, telle quune résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S.
o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).
o Risque élevé de thromboembolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
· Présence ou risque de thromboembolie artérielle (TEA) :
o Thromboembolie artérielle présence ou antécédents de thromboembolie artérielle (p.ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p.ex. angine de poitrine).
o Affection cérébrovasculaire présence ou antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p.ex. accident ischémique transitoire [AIT]).
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thromboembolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).
o Antécédents de migraine avec symptômes neurologiques focaux.
o Risque élevé de thromboembolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou dun facteur de risque sévère tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires,
§ hypertension artérielle sévère,
§ dyslipoprotéinémie sévère.
· Présence ou antécédents de pancréatite en cas dassociation avec une hypertriglycéridémie sévère.
· Présence ou antécédents dune affection hépatique sévère, jusquau retour à la normale de la fonction hépatique.
· Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes).
· Tumeur maligne estrogéno-dépendante connue ou suspectée (p.ex. des organes génitaux ou du sein).
· Hémorragie vaginale non diagnostiquée.
· Hypersensibilité aux substances actives, gestodène, éthinylestradiol, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 contenus dans les comprimés de GESTODENE / ETHINYLESTRADIOL BGR.
· Allergie au soja.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Si la patiente présente lun des troubles ou lun des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR doit être discutée avec elle.
En cas daggravation ou de survenue de lun de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité dinterrompre lutilisation de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR doit être discutée entre le médecin et la patiente.
En cas de TEV ou TEA suspectée ou confirmée, lutilisation des CHC doit être arrêtée. Si un traitement anticoagulant est débuté, une contraception alternative adéquate doit être mise en place en raison de la tératogénicité du traitement anticoagulant (coumariniques).
· Risque de thromboembolie veineuse (TEV)
Le risque de thromboembolie veineuse (TEV) est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que GESTODENE/ ETHINYLESTRADIOL BGR, peut être jusquà deux fois plus élevé. La décision dutiliser tout autre CHC que ceux associés au risque de TEV le plus faible doit être prise uniquement après discussion avec la patiente afin de sassurer quelle comprend le risque de TEV associé à GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR, linfluence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année dutilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise dun CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui nutilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période dun an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque quelle présente (voir ci-dessous).
On estime1 que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du gestodène, 9 à 12 développeront une TEV sur une période dun an ; ce nombre est à comparer à celui denviron 62 chez les femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel.
Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans dautres vaisseaux sanguins, p.ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau).
GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
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1 Ces incidences ont été estimées à partir de lensemble des données des études épidémiologiques, en sappuyant sur les risques relatifs liés aux différents CHC en comparaison aux CHC contenant du lévonorgestrel.
2 Point central de lintervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base dun risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation dun CHC, denviron 2,3 à 3,6.
Tableau : Facteurs de risque de TEV
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte si dautres facteurs de risque sont également présents. |
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Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur
Remarque : limmobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque |
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation du patch/de la pilule/de lanneau (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la remobilisation complète. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin déviter une grossesse non désirée. Un traitement antithrombotique devra être envisagé si GESTODENE/ ETHINYLESTRADIOL BGR na pas été interrompu à lavance. |
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Antécédents familiaux (thromboembolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Autres affections médicales associées à la TEV |
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques de lintestin (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose. |
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Âge |
En particulier au-delà de 35 ans. |
Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.
Laugmentation du risque de thromboembolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
· gonflement unilatéral dune jambe et/ou dun pied ou le long dune veine de la jambe ;
· douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche ;
· sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de lembolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
· apparition soudaine et inexpliquée dun essoufflement ou dune accélération de la respiration ;
· toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
· douleur thoracique aiguë ;
· étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p.ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévénements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p.ex.).
Les autres signes dune occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée dune extrémité.
Si locclusion se produit dans lil, les symptômes peuvent débuter sous forme dune vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
· Risque de thromboembolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde) ou daccident cérébrovasculaire (p.ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thromboemboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Âge |
En particulier au-delà de 35 ans. |
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Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer dutiliser une méthode de contraception différente. |
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Hypertension artérielle |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
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Antécédents familiaux (thromboembolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans). |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Migraine |
Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation dun CHC (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat du CHC. |
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Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires |
Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé. |
Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes dun accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
· apparition soudaine dun engourdissement ou dune faiblesse du visage, dun bras ou dune jambe, en particulier dun côté du corps ;
· apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, dune perte déquilibre ou de coordination ;
· apparition soudaine dune confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
· apparition soudaine de difficultés à voir dun il ou des deux yeux ;
· céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
· perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent quil sagit dun accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de linfarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
· douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation doppression ou dencombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
· sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, lestomac ;
· sensation dencombrement, dindigestion ou de suffocation ;
· transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
· faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Augmentations des ALAT
Lors des essais cliniques chez les patients présentant une infection par le virus de lhépatite C (VHC) traités par des médicaments contenant lassociation dombitasvir/paritaprevir/ritonavir et le dasabuvir, avec ou sans la ribavirine, des augmentations des transaminases (ALAT) plus de 5 fois au-dessus de la limite supérieure de la normale (LSN) se sont produites de manière significativement plus fréquente chez les femmes utilisant des médicaments contenant de léthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Consultation/examen médical
Avant linstauration ou la reprise dun traitement par GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR, un recueil complet des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectué et la présence dune grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen clinique doit être réalisé, en ayant à lesprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important dattirer lattention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à GESTODENE/ ETHINYLESTRADIOL BGR comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre linfection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
La présence dun facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de maladie respectivement veineuse ou artérielle peut également constituer une contre-indication.
· Tumeurs
Cancer du col de lutérus
Certaines études épidémiologiques suggèrent que les COC pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de lutérus chez les utilisatrices au long cours. Cependant, la cause précise de ces pathologies nest pas établie et le comportement sexuel ou dautres facteurs comme le papillomavirus humain (HPV) pourraient être impliqués dans ces observations.
Cancer du sein
Une méta-analyse regroupant les données de 54 études épidémiologiques a mis en évidence une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les utilisatrices dun COC. Cette augmentation est transitoire et disparaît dans les 10 ans suivant larrêt de son utilisation. Lapparition dun cancer du sein chez les femmes de moins de 40 ans étant rare, laugmentation des cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices de COC actuelles ou récentes est faible par rapport au risque global dapparition dun cancer du sein au cours de la vie.
Ces études napportent pas de preuve dun lien de causalité. Le type de risque supplémentaire observé pourrait être dû à un diagnostic plus précoce de cancer du sein chez les utilisatrices de COC, aux effets biologiques des COC, ou à une combinaison des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices de COC ont tendance à être moins évolués cliniquement par rapport aux cancers diagnostiqués chez les femmes nen ayant jamais utilisé.
Tumeurs hépatiques
Des tumeurs bénignes ou malignes du foie ont été rapportées chez les utilisatrices de COC. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Une tumeur hépatique doit être envisagée dans le diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale haute sévère, daugmentation du volume hépatique ou de signes dune hémorragie intra-abdominale chez une femme sous COC.
Autres situations
Les femmes présentant une hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux dhypertriglycéridémie peuvent avoir un risque augmenté de pancréatite lorsquelles utilisent un COC.
En cas daltération aiguë ou chronique de la fonction hépatique, un arrêt du traitement par COC sera nécessaire jusquau retour à la normale des marqueurs de la fonction hépatique. La récidive dun ictère et/ou dun prurit dû à une cholestase qui sétait produit pendant la grossesse ou lors de lutilisation antérieure de stéroïdes sexuels nécessite larrêt des COC.
Bien que de légères augmentations de la pression artérielle aient été rapportées chez de nombreuses femmes sous COC, les augmentations cliniquement significatives sont rares. Toutefois, si une hypertension cliniquement significative prolongée apparaît au cours de lutilisation dun COC, il est prudent que le médecin arrête le COC et traite lhypertension. Pour autant que ce soit adéquat, lutilisation du COC peut être reprise si la pression artérielle se normalise sous traitement antihypertenseur.
Lapparition ou laggravation des situations suivantes a été rapportée, aussi bien pendant la grossesse que pendant lutilisation de COC, mais il ny a pas de preuve formelle dun lien avec la prise de COC : ictère et/ou prurit dû à une cholestase ; apparition dune lithiase biliaire ; porphyrie ; lupus érythémateux disséminé ; syndrome hémolytique et urémique ; chorée de Sydenham ; herpès gestationnel ; perte de laudition due à une otosclérose.
Les estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes dangio-dème héréditaire ou acquis.
Les COC peuvent avoir un effet sur la résistance périphérique à linsuline et sur la tolérance au glucose. Les femmes diabétiques doivent donc bénéficier dune surveillance étroite lorsquelles prennent des COC.
Un comprimé jaune de ce médicament contient 57,61 mg de lactose, le comprimé blanc en contient 70,897 mg. Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Laggravation dune dépression endogène, dune épilepsie (voir rubrique 4.5, Interactions), dune maladie de Crohn ou dune rectocolite hémorragique a été rapportée lors de lutilisation dun COC.
Une humeur dépressive et une dépression sont des effets indésirables bien connus associés à lutilisation des contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et elle est un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il doit être conseillé aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents médicaux de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma doivent éviter de sexposer au soleil ou aux rayons ultraviolets lorsquelles sont sous COC.
Diminution de lefficacité
Lefficacité des contraceptifs oraux peut être diminuée en cas doubli de comprimés, de diarrhée ou de vomissements sévères (voir rubrique 4.2) ou dutilisation concomitante dautres médicaments (voir rubrique 4.5).
Diminution du contrôle du cycle
Des saignements vaginaux irréguliers (spottings ou saignements intermenstruels) peuvent survenir avec tous les COC, en particulier au cours des premiers mois dutilisation. Cest pourquoi lévaluation de tout saignement irrégulier na de sens quaprès une période dadaptation denviron 3 cycles.
Si ces saignements irréguliers persistent ou surviennent après des cycles réguliers, des causes non hormonales doivent être envisagées et des examens diagnostiques appropriés doivent être pratiqués afin dexclure une tumeur maligne ou une grossesse.
Les autres mesures diagnostiques peuvent inclure un curetage.
Chez certaines femmes, il peut arriver quune hémorragie de privation ne survienne pas pendant la phase de prise des comprimés placebo. Si le COC a été pris selon les indications de la rubrique 4.2., il est peu probable que la femme soit enceinte. Toutefois, si le COC na pas été pris selon ces indications dans la période précédant la première absence dhémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation font défaut, une grossesse doit être exclue avant de poursuivre lutilisation de COC.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effets dautres médicaments sur GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR
Des interactions peuvent survenir avec les médicaments qui induisent les enzymes microsomales, ce qui peut entraîner une accélération de la clairance des hormones sexuelles et donner lieu à des saignements intermenstruels et/ou un échec de la contraception.
Conduite à tenir
Linduction enzymatique peut déjà sobserver après quelques jours de traitement. Linduction enzymatique maximale sobserve généralement en quelques semaines. Après larrêt du traitement, linduction enzymatique peut se maintenir pendant environ 4 semaines.
Traitement à court terme
Les femmes sous traitement par inducteurs enzymatiques doivent temporairement utiliser une méthode de contraception de type mécanique en plus du COC ou opter pour une autre méthode contraceptive. La méthode de type mécanique doit être utilisée pendant toute la durée du traitement concomitant par ces médicaments et jusquà 28 jours après larrêt de ce traitement.
Si le traitement par inducteurs enzymatiques se poursuit au-delà de la fin des comprimés actifs de la plaquette du COC, les comprimés placebo doivent être jetés et la prochaine plaquette débutée immédiatement.
Traitement au long cours
Les femmes sous traitement par inducteurs enzymatiques au long cours doivent utiliser une autre méthode contraceptive non hormonale fiable.
Substances qui augmentent la clairance des COC (efficacité réduite des COC par induction enzymatique), p.ex. :
Barbituriques, bosentan, carbamazépine, phénytoïne, primidone, rifampicine, médicaments utilisés dans le traitement des infections par le VIH ritonavir, névirapine et éfavirenz et probablement aussi felbamate, griséofulvine, oxcarbazépine, topiramate et produits contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
Les médicaments qui augmentent la motricité gastro-intestinale, p.ex. métoclopramide, peuvent réduire la concentration sérique de GESTODENE / ETHINYLESTRADIOL BGR.
Substances qui ont un effet variable sur la clairance des COC
Lorsquelles sont coadministrées avec des COC, de nombreuses associations dinhibiteurs de la protéase du VIH et dinhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, y compris des associations avec des inhibiteurs du VHC, peuvent augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques de lestrogène ou du progestatif. Ces changements peuvent avoir une incidence clinique dans certains cas.
Se référer au RCP de chaque spécialité indiquée dans le traitement du VIH ou du VHC pour identifier les interactions potentielles et pour des recommandations spécifiques. En cas de doute, les patientes traitées par inhibiteur de protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse doivent utiliser une méthode contraceptive de type mécanique supplémentaire.
· Effet de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR sur les autres médicaments
Les contraceptifs oraux peuvent influer sur le métabolisme de certains autres médicaments dont les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent en conséquence augmenter (p.ex. ciclosporine) ou diminuer (p.ex. lamotrigine).
· Examens de laboratoire
Lutilisation de stéroïdes contraceptifs peut influer sur les résultats de certains examens de laboratoire, tels que les paramètres biochimiques des fonctions hépatique, thyroïdienne, surrénalienne et rénale, les taux plasmatiques des protéines (porteuses) p.ex. la globuline liant les corticoïdes et les fractions de lipides/lipoprotéines, les paramètres du métabolisme des glucides et les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Ces variations restent en général dans les limites de la normale du laboratoire.
Interactions pharmacodynamiques
Lutilisation concomitante de médicaments contenant lassociation dombitasvir/paritaprévir/ritonavir et le dasabuvir, avec ou sans la ribavirine, est susceptible de majorer le risque daugmentation des ALAT (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Par conséquent, les utilisatrices de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR doivent adopter un autre moyen de contraception (p.ex. une contraception uniquement progestative ou des méthodes non hormonales) avant de commencer le traitement par cette association médicamenteuse. GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR peut être réintroduit 2 semaines après la fin du traitement par cette association médicamenteuse.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR nest pas indiqué pendant la grossesse.
En cas de grossesse pendant le traitement par GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR, la patiente doit arrêter immédiatement de prendre les comprimés.
Toutefois, la plupart des études épidémiologiques nont révélé ni risque accru danomalies congénitales chez les enfants dont la mère avait utilisé un COC avant la grossesse, ni effet tératogène lorsque les COC avaient été pris par inadvertance en début de grossesse.
Lallaitement peut être influencé par les COC car ceux-ci peuvent réduire la quantité de lait maternel et modifier sa composition. Lutilisation de COC est donc généralement déconseillée jusquau sevrage de lenfant. De faibles quantités des stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent être excrétés dans le lait maternel. Ces quantités peuvent avoir un effet sur le nourrisson.
Laugmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL BGR (voir rubriques 4.2 et 4.4).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lors des essais cliniques, une aménorrhée a été observée chez 15 % des patientes, voir rubrique 4.4.
Les effets indésirables les plus fréquemment (> 10 %) rapportés par les patientes durant les essais cliniques de phase III et durant le suivi du produit après commercialisation ont été les céphalées, incluant les migraines, et les saignements intermenstruels/spottings.
Dautres effets indésirables ont été rapportés au cours de lutilisation de COC :
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Fréquent ³ 1 % et < 10 % |
Peu fréquent ³ 0,1 % et < 1 % |
Rare ³ 0,01 % et < 0,1 % |
Très rare < 0,01 % |
Fréquence indéterminée |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
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Carcinome hépatocellulaire, tumeurs hépatiques bénignes (p.ex. hyperplasie nodulaire focale, adénome hépatique) |
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Infections et Infestations |
Vaginite incluant candidose vaginale |
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Affections du système immunitaire |
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Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes avec de très rares cas durticaire, angio-dème, réactions sévères avec symptômes circulatoires et respiratoires sévères |
Exacerbation dun lupus érythémateux disséminé |
Aggravation des symptômes de langio-dème héréditaire et acquis |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Modification de lappétit (augmentation ou diminution) |
Intolérance au glucose |
Exacerbation dune porphyrie |
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Affections psychiatriques |
Modification de lhumeur incluant la dépression, modifications de la libido |
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Affections du système nerveux |
Nervosité, étourdissements |
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Exacerbation dune chorée |
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Affections oculaires |
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Intolérance aux lentilles de contact |
Névrite optique, thrombose vasculaire rétinienne |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées, vomissements, douleur abdominale |
Crampes abdominales, ballonnement |
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Pancréatite |
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Affections hépatobiliaires |
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Ictère cholestatique |
Lithiase biliaire, cholestase1, troubles hépatiques et hépatobiliaires (p.ex. hépatite, fonction hépatique anormale) |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Acné |
Rash, chloasma (mélasma) avec risque de persistance, hirsutisme, alopécie |
Érythème noueux |
Érythème multiforme |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Syndrome hémolytique et urémique |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Douleur et sensibilité mammaires, augmentation du volume mammaire, sécrétion mammaire, dysménorrhée, modification des sécrétions vaginales et des règles, ectropion |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Rétention hydrique/dème |
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Affections vasculaires |
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Hypertension artérielle |
Thromboembolie veineuse (TEV), thromboembolie artérielle (TEA) |
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Investigations |
Modification du poids (augmentation ou diminution) |
Modification des lipides plasmatiques, incluant une hypertriglycéridémie |
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1Les CHC peuvent aggraver les lithiases biliaires et cholestases existantes
Description deffets indésirables sélectionnés
Une augmentation du risque dévénements thrombotiques et thrombo-emboliques artériels et veineux, incluant linfarctus du myocarde, lAVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et lembolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails à la rubrique 4.4.
Les effets indésirables graves suivants ont été rapportés chez des femmes utilisant des COC et sont discutés à la rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi :
· Hypertension artérielle ;
· Tumeurs hépatiques ;
· Apparition ou aggravation des situations suivantes sans preuve formelle dun lien avec la prise de COC : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, épilepsie, migraine, fibromes utérins, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gestationnel, chorée de Sydenham, syndrome hémolytique et urémique, ictère cholestatique ;
· Chloasma ;
Altération aiguë ou chronique de la fonction hépatique pouvant nécessiter un arrêt du traitement par COC jusquau retour à la normale des marqueurs de la fonction hépatique.La fréquence de diagnostic du cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de COC. Lapparition dun cancer du sein chez les femmes de moins de 40 ans étant rare, laugmentation des cancers du sein est faible par rapport au risque global dapparition dun cancer du sein au cours de la vie. Le lien de causalité avec lutilisation de COC nest pas connu. Pour plus dinformations, voir rubriques 4.3 et 4.4.
Interactions
Les interactions dautres médicaments (inducteurs enzymatiques) avec les contraceptifs oraux peuvent entraîner des saignements intermenstruels et/ou un échec de la contraception (voir rubrique 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun cas deffet indésirable grave na été rapporté après un surdosage. Les symptômes dun surdosage peuvent être des nausées, des vomissements et, chez les jeunes filles, un léger saignement vaginal. Il nexiste pas dantidote et le traitement doit être purement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Lindice de Pearl global (échec de la méthode + échec de la patiente) pour léthinylestradiol/gestodène 15/60 µg est de 0,24 (IC à 95 % : 0,04-0,57).
Lefficacité contraceptive des COC est basée sur linteraction de divers facteurs. Les plus importants de ces facteurs sont linhibition de lovulation et les modifications de lendomètre.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Administré par voie orale, léthinylestradiol est rapidement et complètement absorbé. Après administration de 15 μg, le pic plasmatique de 30 pg/ml est atteint en 1 à 1,5 heure. Léthinylestradiol subit un effet de premier passage hépatique important, avec dimportantes variations interindividuelles. La biodisponibilité absolue est denviron 45 %.
Distribution
Le volume apparent de distribution de léthinylestradiol est de 15 L/kg et la liaison aux protéines plasmatiques est denviron 98 %. Léthinylestradiol induit la synthèse hépatique de la globuline liant les hormones sexuelles (sex-hormone binding globulin, SHBG) et de la globuline liant les corticoïdes (corticoid-binding globulin, CBG). Lors du traitement avec 15 μg déthinylestradiol, la concentration plasmatique de SHBG passe de 86 à environ 200 nmol/l
Métabolisme
Léthinylestradiol est complètement métabolisé (la clairance plasmatique des métabolites est denviron 10 mL/min/kg). Les métabolites sont excrétés dans les urines (40 %) et dans les fèces (60 %).
Élimination
La demi-vie délimination de léthinylestradiol est denviron 15 heures. Seule une faible fraction déthinylestradiol est excrétée sous forme inchangée. Les métabolites de léthinylestradiol sont excrétés au niveau urinaire et biliaire avec un ratio de 4/6.
Conditions déquilibre
Léquilibre est atteint pendant la deuxième moitié du traitement et il existe une accumulation des concentrations sériques déthinylestradiol par un facteur de 1,4 à 2,1.
· Gestodène :
Absorption
Administré par voie orale, le gestodène est rapidement et complètement absorbé. La biodisponibilité absolue est denviron 100 %. Après une prise orale unique de 60 µg, le pic plasmatique de 2 ng/ml est atteint en environ 1 heure. Les concentrations plasmatiques sont fortement dépendantes des concentrations de SHBG.
Distribution
Le volume apparent de distribution du gestodène est de 1,4 L/kg après une prise unique de 60 µg. Le gestodène est lié pour 30 % à lalbumine plasmatique et pour 50 à 70 % à la SHBG.
Métabolisme
Le gestodène est complètement métabolisé par la voie du métabolisme des stéroïdes. La clairance métabolique est denviron 0,8 mL/min/kg après une dose unique de 60 µg. Les métabolites non actifs sont excrétés dans les urines (60 %) et dans les fèces (40 %).
Élimination
La demi-vie délimination apparente du gestodène est denviron 13 heures. Elle est prolongée à 20 heures lorsque le gestodène est administré de façon concomitante avec de léthinylestradiol.
Conditions déquilibre
Après ladministration répétée de lassociation gestodène/éthinylestradiol, les concentrations plasmatiques sont augmentées dun facteur 2 à 4.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de toxicité sur la fertilité, le développement du ftus ou la capacité générale de reproduction menées avec léthinylestradiol administré seul ou en association à divers progestatifs nont révélé aucun effet indésirable chez lêtre humain en cas dutilisation selon les recommandations.
Comprimé actif (comprimé jaune) :
Noyau du comprimé : Lactose monohydraté, Cellulose microcristalline (E460), Polacriline potassique, Stéarate de magnésium (E572)
Pelliculage : Alcool polyvinylique, Dioxyde de titane (E171), Lécithine (soja) (E322), Talc, Oxyde de fer jaune (E172), Gomme xanthane (E415)
Comprimé placebo (comprimé blanc) :
Lactose monohydraté, Povidone K25 (E1201), Carboxylamidon sodique (type A), Silice colloïdale anhydre (E551), Oxyde daluminium, Stéarate de magnésium (E572)
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver la plaquette dans lemballage dorigine, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette (PVC/PVDC-Aluminium) transparente à légèrement opaque.
1 x 24 comprimés jaunes plus 4 comprimés blancs
3 x 24 comprimés jaunes plus 4 comprimés blancs
6 x 24 comprimés jaunes plus 4 comprimés blancs
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 170 3 0 : Plaquette (PVC/PVDC-Aluminium) de 24 comprimés jaunes et 4 comprimés blancs ; boîte de 1.
· 34009 302 170 4 7 : Plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium) de 24 comprimés jaunes et 4 comprimés blancs ; boîte de 3.
· 34009 550 771 9 0 : Plaquettes (PVC/PVDC-Aluminium) de 24 comprimés jaunes et 4 comprimés blancs ; boîte de 6.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- TALOXA 600 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- ANAUSIN METOCLOPRAMIDE 15 mg, comprimé à libération prolongée
- NEORAL 10 mg, capsule molle
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