EPLERENONE SANDOZ 25 mg, comprimé pelliculé
CIS 62090524
Informations à jour au 22 juillet 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 22/07/2020
EPLERENONE SANDOZ 25 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 25 mg déplérénone.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 33,9 mg de lactose (sous forme monohydratée).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé jaune clair, rond, biconvexe, de 6 mm de diamètre environ, avec l'inscription « E9RN » sur une face et « 25 » sur l'autre face.
4.1. Indications thérapeutiques
· en complément des traitements standards incluant les bétâ-bloquants, pour réduire le risque de morbi-mortalité cardiovasculaire (CV) chez des patients stables présentant une dysfonction ventriculaire gauche (FEVG ≤ 40 %) et des signes cliniques d'insuffisance cardiaque après un infarctus du myocarde (IM) récent,
· en complément du traitement optimal standard, pour réduire le risque de morbi-mortalité CV chez les patients adultes atteints d'insuffisance cardiaque de classe II (chronique) selon la classification NYHA (New York Heart Association) avec dysfonctionnement systolique ventriculaire gauche (FEVG ≤ 30 %) (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Pour un ajustement individuel de la posologie, les dosages 25 mg et 50 mg sont disponibles. La posologie maximale est de 50 mg par jour.
Pour les patients présentant une insuffisance cardiaque après un IM
La posologie dentretien déplérénone recommandée est de 50 mg en une prise par jour. Le traitement doit être débuté à la dose de 25 mg une fois par jour, avec une augmentation de posologie jusqu'à la dose cible quotidienne de 50 mg une fois par jour, de préférence en quatre semaines, en tenant compte des taux sériques de potassium (voir tableau 1). Le traitement par léplérénone doit normalement être débuté entre 3 et 14 jours après un IM aigu.
Pour les patients atteints d'insuffisance cardiaque de classe II NYHA (chronique)
Pour les patients présentant une insuffisance cardiaque chronique de classe II NYHA, le traitement doit être initié à une dose de 25 mg une fois par jour et pourra être augmenté jusquà la dose de 50 mg une fois par jour, de préférence en quatre semaines, en tenant compte des taux sériques de potassium (voir Tableau 1 et rubrique 4.4).
Un traitement par éplérénone ne doit pas être débuté chez les patients présentant une kaliémie > 5,0 mmol/L (voir rubrique 4.3).
La kaliémie doit être mesurée avant linitiation du traitement par éplérénone, pendant la première semaine, puis un mois après le début du traitement ou l'ajustement de posologie. Par la suite, la kaliémie devra être évaluée périodiquement comme nécessaire.
Après le début du traitement, la posologie doit être ajustée en fonction de la kaliémie comme indiqué dans le tableau 1.
Tableau 1 : Ajustements posologiques après le début du traitement
|
Kaliémie (mmol/L) |
Action |
Ajustement de posologie |
|
< 5,0 |
Augmentation |
25 mg tous les 2 jours à 25 mg une fois par jour 25 mg une fois par jour à 50 mg une fois par jour |
|
5,0 5,4 |
Maintien |
Pas d'ajustement de posologie |
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5,5 5,9 |
Diminution |
50 mg une fois par jour à 25 mg une fois par jour 25 mg une fois par jour à 25 mg tous les 2 jours 25 mg tous les 2 jours à interruption du traitement |
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³ 6,0 |
Interruption |
Sans objet |
Après une interruption du traitement par éplérénone en raison d'une kaliémie ³ 6,0 mmol/L, le traitement pourra être repris à la posologie de 25 mg tous les deux jours dès que la kaliémie sera redescendue en dessous de 5,0 mmol/L.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de l'éplérénone chez les enfants et les adolescents n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 5.1 et 5.2.
Personnes âgées
Aucun ajustement initial de posologie n'est nécessaire chez les personnes âgées. En raison de la diminution de la fonction rénale liée à l'âge, le risque d'hyperkaliémie est augmenté chez les personnes âgées. Ce risque peut être également plus élevé quand il existe également une co-morbidité associée à une exposition systémique plus importante, en particulier dans linsuffisance hépatique légère à modérée. Un contrôle régulier de la kaliémie est recommandé (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
Aucun ajustement initial de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère. Un contrôle régulier de la kaliémie avec un ajustement des doses selon le tableau 1 est recommandé.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (ClCr 30-60 ml/min) le traitement doit être initié à 25 mg tous les deux jours, avec ajustement de la dose en fonction de la kaliémie (voir tableau 1). Une surveillance régulière de la kaliémie est recommandée (voir rubrique 4.4).
Il ny a pas dexpérience chez les patients ayant une ClCr < 50 ml/min présentant une insuffisance cardiaque après un infarctus du myocarde. L'utilisation de l'éplérénone chez ces patients doit être effectuée avec prudence. Les doses supérieures à 25 mg par jour n'ont pas été étudiées chez les patients ayant une ClCr < 50 ml/min.
Lutilisation est contre-indiquée chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 ml/min) (voir rubrique 4.3).
Léplérénone nest pas dialysable.
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement initial de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Cependant, en raison dune exposition systémique plus importante à léplérénone chez ces patients, un contrôle fréquent et régulier de la kaliémie est recommandé, en particulier chez les sujets âgés (voir rubrique 4.4).
Traitement concomitant
En cas de traitement concomitant avec des inhibiteurs faibles à modérés du CYP3A4, par exemple lamiodarone, le diltiazem et le vérapamil, une posologie initiale de 25 mg une fois par jour doit être utilisée. La posologie ne doit pas dépasser 25 mg une fois par jour (voir rubrique 4.5).
L'éplérénone peut être administrée avec ou sans nourriture (voir rubrique 5.2).
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Patients avec une kaliémie > 5,0 mmol/L lors de l'instauration du traitement,
· Patients avec une insuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min/1,73 m²),
· Patients avec une insuffisance hépatique sévère (Classe Child-Pugh C),
· Patients recevant des diurétiques épargneurs de potassium ou des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple litraconazole, le kétoconazole, le ritonavir, le nelfinavir, la clarithromycine, la télithromycine et la néfazodone) (voir rubrique 4.5),
· Association avec un inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) et un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hyperkaliémie
En raison du mécanisme d'action, une hyperkaliémie peut survenir sous éplérénone. La kaliémie doit être contrôlée chez tous les patients lors de linitiation du traitement et lors des modifications de posologie. Par la suite, un contrôle régulier est recommandé en particulier pour les patients à risque dhyperkaliémie, tels que les patients âgés, les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2) et les patients diabétiques. L'administration de suppléments potassiques après le début du traitement par éplérénone n'est pas recommandée en raison du risque accru d'hyperkaliémie. Une baisse de la kaliémie a été observée en cas de diminution de la posologie déplérénone. Une étude a montré que lassociation d'hydrochlorothiazide à un traitement par léplérénone a contrebalancé laugmentation de la kaliémie.
Le risque d'hyperkaliémie peut augmenter lorsque l'éplérénone est utilisée en association avec un IEC et/ou un ARA II. L'association d'un IEC et dun ARA II avec l'éplérénone ne doit pas être utilisée (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, notamment une microalbuminurie diabétique, la kaliémie doit être contrôlée régulièrement. Le risque d'hyperkaliémie augmente avec la diminution de la fonction rénale. Bien que les données de patients souffrant de diabète de type II et de microalbuminurie soient limitées dans létude Eplerenone Post-acute Myocardial Infarction Heart failure Efficacy and Survival Study (EPHESUS), une incidence accrue d'hyperkaliémie a été observée chez ce petit nombre de patients. Ils doivent donc être traités avec précaution. L'éplérénone n'est pas éliminée par hémodialyse.
Insuffisance hépatique
Chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Classes Child-Pugh A et B), aucune augmentation de la kaliémie au-dessus de 5,5 mmol/L na été observée. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, les taux délectrolytes doivent être contrôlés. Chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère, lutilisation déplérénone n'a pas été évaluée et est donc contre-indiquée (voir rubriques 4.2 et 4.3).
Inducteurs du CYP3A4
Ladministration déplérénone avec des inducteurs puissants du CYP3A4 nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Le lithium, la ciclosporine, le tacrolimus doivent être évités pendant un traitement par léplérénone (voir rubrique 4.5).
EPLERENONE SANDOZ contient du lactose et du sodium
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacodynamiques
+ Diurétiques épargneurs de potassium et suppléments potassiques
En raison du risque accru dhyperkaliémie, léplérénone ne doit pas être administrée à des patients recevant dautres diurétiques épargneurs de potassium ou des suppléments potassiques (voir rubrique 4.3). Les diurétiques épargneurs de potassium peuvent aussi majorer leffet des médicaments antihypertenseurs et des autres diurétiques.
+ IEC, ARA II
Le risque d'hyperkaliémie peut augmenter lorsque l'éplérénone est utilisée en association avec un IEC et/ou un ARA II. Une surveillance étroite de la kaliémie et de la fonction rénale est recommandée, en particulier chez les patients à risque dinsuffisance rénale, par exemple, les patients âgés. La triple association d'un IEC et dun ARA II avec l'éplérénone ne doit pas être utilisée (voir rubriques 4.3 et 4.4).
+ Lithium
Aucune étude dinteraction médicamenteuse na été conduite avec le lithium. Cependant, chez des patients recevant du lithium en association avec des diurétiques et des inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), une toxicité du lithium a été rapportée (voir rubrique 4.4). Ladministration concomitante déplérénone et de lithium doit être évitée. Si cette association savère nécessaire, les concentrations plasmatiques en lithium doivent être surveillées (voir rubrique 4.4).
+ Ciclosporine, tacrolimus
La ciclosporine et le tacrolimus peuvent entraîner une insuffisance rénale et majorer le risque dhyperkaliémie. Lutilisation concomitante déplérénone et de ciclosporine ou de tacrolimus doit être évitée. Quand la ciclosporine et le tacrolimus doivent être administrés avec de léplérénone, un contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale est recommandé (voir rubrique 4.4).
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Un traitement par AINS peut entraîner une insuffisance rénale aiguë en agissant directement sur la filtration glomérulaire, en particulier chez les patients à risque (sujets âgés et/ou déshydratés). Les patients recevant de léplérénone et des AINS doivent être correctement hydratés et leur fonction rénale surveillée avant linitiation du traitement.
Ladministration concomitante de triméthoprime et déplérénone augmente le risque dhyperkaliémie. Une surveillance de la kaliémie et de la fonction rénale doit être effectuée, en particulier chez les patients atteints dinsuffisance rénale et chez les sujets âgés.
+ Alpha-1-bloquants (par exemple prazosine, alfuzosine)
En cas dassociation dalpha-1-bloquants à léplérénone, il existe un risque potentiel daugmentation de leffet hypotenseur et/ou dhypotension orthostatique. Un contrôle clinique de lhypotension orthostatique est recommandé lors de ladministration concomitante avec les alpha-1-bloquants.
+ Antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques, amifostine, baclofène
Un risque potentiel de majoration des effets antihypertenseurs et dhypotension orthostatique existe si ces médicaments sont associés à léplérénone.
+ Glucocorticoïdes, tétracosactide
Ladministration simultanée de ces médicaments avec léplérénone peut potentiellement diminuer les effets antihypertenseurs (rétention sodique et hydrique).
Interactions pharmacocinétiques
Des études in vitro montrent que l'éplérénone n'est pas un inhibiteur des isoenzymes CYP1A2, CYP2C19, CYP2C9, CYP2D6 ou CYP3A4. L'éplérénone n'est pas un substrat ou un inhibiteur de la glycoprotéine P.
+ Digoxine
L'exposition systémique (ASC) à la digoxine augmente de 16 % (IC 90 % : 4 %-30 %) en cas d'administration concomitante avec l'éplérénone. Si le taux de digoxine (ou digoxinémie) est proche de la limite supérieure thérapeutique, des précautions d'emploi sont à prendre.
+ Warfarine
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée avec la warfarine. Si le taux de warfarine se situe près de la limite supérieure thérapeutique, des précautions d'emploi sont à prendre.
+ Substrats du CYP3A4
Les résultats d'études de pharmacocinétique avec des substrats marqués du CYP3A4, midazolam et cisapride, n'ont montré aucune interaction pharmacocinétique significative de ces médicaments en cas d'administration concomitante avec l'éplérénone.
+ Inhibiteurs des CYP3A4
· Inhibiteurs puissants du CYP3A4 : des interactions pharmacocinétiques significatives peuvent survenir en cas d'association avec des médicaments inhibiteurs du CYP3A4. Un inhibiteur puissant du CYP3A4 (le kétoconazole à 200 mg deux fois par jour) a entraîné une augmentation de 441 % de l'ASC de l'éplérénone (voir rubrique 4.3). L'utilisation concomitante d'éplérénone avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 tels que le kétoconazole, l'itraconazole, le ritonavir, le nelfinavir, la clarithromycine, la télithromycine, et la néfazadone, est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
· Inhibiteurs faibles à modérés du CYP3A4 : l'administration concomitante avec l'érythromycine, le saquinavir, l'amiodarone, le diltiazem, le vérapamil ou le fluconazole a entraîné des interactions pharmacocinétiques significatives avec des augmentations de l'ASC de 98 % à 187 %. La posologie de l'éplérénone ne doit pas dépasser 25 mg par jour en cas d'association à des inhibiteurs faibles à modérés du CYP3A4 (voir rubrique 4.2).
+ Inducteurs du CYP3A4
L'administration concomitante de millepertuis (inducteur puissant du CYP3A4) et d'éplérénone a provoqué une diminution de 30 % de l'ASC de l'éplérénone. Une diminution plus importante de l'ASC de l'éplérénone peut survenir avec des inducteurs plus puissants du CYP3A4 tels que la rifampicine. En raison d'un risque de diminution de l'efficacité de l'éplérénone, l'utilisation simultanée dinducteurs puissants du CYP3A4 (rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, phenobarbital, millepertuis) et d'éplérénone n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
+ Anti-acides
Sur la base des résultats dune étude clinique de pharmacocinétique, aucune interaction significative nest attendue en cas dassociation danti-acides et déplérénone.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Il n'existe pas de données adéquates sur l'utilisation de l'éplérénone chez la femme enceinte. Les études chez lanimal n'ont pas montré d'effets indésirables directs ou indirects sur la gestation, le développement embryo-ftal, la mise bas et le développement postnatal (voir rubrique 5.3). La prudence est recommandée en cas de prescription d'éplérénone à des femmes enceintes.
Allaitement
On ne sait pas si l'éplérénone est excrétée dans le lait maternel humain après une administration orale. Cependant, les données précliniques montrent que l'éplérénone et/ou ses métabolites sont présents dans le lait de la rate et que les ratons exposés par cette voie se sont développés normalement. En labsence de données concernant la possibilité deffets indésirables sur le nourrisson allaité, une décision doit être prise quant à linterruption de l'allaitement ou du traitement en fonction de l'importance du médicament pour la mère.
Fertilité
Il n'existe aucune donnée disponible relative à la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Dans deux études (EPHESUS et EMPHASIS-HF [Eplerenone in Mild Patients Hospitalization and Survival Study in Heart Failure]), l'incidence globale des événements indésirables décrits avec l'éplérénone a été similaire à celle observée avec le placebo.
Ci-dessous figurent les événements indésirables observés lors de ces deux études (événements indésirables pour lesquels un lien avec le traitement est suspecté et dont l'incidence est supérieure à celle observée avec le placebo, ou événements indésirables graves et dont l'incidence est significativement supérieure à celle observée avec le placebo), soit lors de la surveillance post commercialisation. Les événements indésirables sont classés par système-organe et fréquence absolue. Les fréquences sont définies de la manière suivante : Très fréquent (≥ 1/10) ; Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ; Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) ; Très rare (< 1/10 000) ; Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 2 : Fréquence des événements indésirables dans les études contrôlées contre placebo menées sur léplérénone
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Classes de systèmes dorganes |
Evénements indésirables |
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Infections et infestations |
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Peu fréquent |
pyélonéphrite, infection, pharyngite |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Peu fréquent |
éosinophilie |
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Affections endocriniennes |
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Peu fréquent |
hypothyroïdisme |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquent |
hyperkaliémie (voir rubriques 4.3 et 4.4), hypercholestérolémie |
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Peu fréquent |
hyponatrémie, déshydratation, hypertriglycéridémie |
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Affections psychiatriques |
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Peu fréquent |
insomnie |
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Affections du système nerveux |
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Fréquent |
étourdissements, syncope, céphalées |
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Peu fréquent |
hypoesthésie |
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Affections cardiaques |
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Fréquent |
insuffisance ventriculaire gauche, fibrillation auriculaire |
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Peu fréquent |
tachycardie |
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Affections vasculaires |
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Fréquent |
hypotension |
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Peu fréquent |
thrombose artérielle dun membre, hypotension orthostatique |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquent |
toux |
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Affections gastro-intestinales |
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Fréquent |
diarrhée, nausées, constipation, vomissements |
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Peu fréquent |
flatulence |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquent |
éruption cutanée, prurit |
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Peu fréquent |
hyperhidrose, dème de Quincke |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fréquent |
spasmes musculaires, douleurs dorsales |
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Peu fréquent |
douleurs musculo-squelettiques |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquent |
insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
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Affections hépatobiliaires |
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Peu fréquent |
cholécystite |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Peu fréquent |
gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent |
asthénie |
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Peu fréquent |
malaise |
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Investigations |
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Fréquent |
élévation de lurée dans le sang, élévation de la créatinine dans le sang |
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Peu fréquent |
diminution des récepteurs du facteur de croissance épidermique, glycémie augmentée |
Dans létude EPHESUS, un nombre plus important de cas daccident vasculaire cérébral a été observé dans le groupe des sujets très âgés (≥ 75 ans). Néanmoins, il na pas été montré de différence statistiquement significative entre les groupes éplérénone (30) et placebo (22) dans la survenue des accidents vasculaires cérébraux. Dans létude EMPHASIS-HF, le nombre de cas d'accident vasculaire cérébral chez les personnes très âgées (≥ 75 ans) était de 9 dans le groupe éplérénone et de 8 dans le groupe placebo.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antagoniste de laldostérone, code ATC : C03DA04
Mécanisme d'action
L'éplérénone présente une sélectivité relative dans sa fixation aux récepteurs minéralocorticoïdes humains recombinants comparativement à sa fixation aux récepteurs glucocorticoïdes humains recombinants, aux récepteurs à la progestérone et aux androgènes. L'éplérénone empêche la fixation de l'aldostérone, hormone essentielle du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA), qui est impliquée dans la régulation de la tension artérielle et la physiopathologie des maladies CV.
Effets pharmacodynamiques
L'éplérénone a induit des élévations prolongées de la rénine plasmatique et de l'aldostérone sérique, correspondant à l'inhibition du rétro-contrôle négatif de l'aldostérone sur la sécrétion de rénine. L'augmentation consécutive de l'activité de la rénine plasmatique et du taux daldostérone circulant ne compense pas les effets de l'éplérénone.
Dans des études de recherche de doses dans l'insuffisance cardiaque chronique (classes II-IV de la classification NYHA), l'ajout d'éplérénone au traitement standard a induit des augmentations dose-dépendantes attendues de l'aldostérone. De même, dans une sous-étude cardio-rénale de l'étude EPHESUS, le traitement par léplérénone a provoqué une augmentation significative de l'aldostérone. Ces résultats confirment le blocage du récepteur aux minéralocorticoïdes dans ces populations.
L'éplérénone a été évaluée dans l'étude EPHESUS. Il s'agit d'une étude en double aveugle contrôlée versus placebo, dune durée de 3 ans, menée chez 6 632 sujets ayant eu un IM aigu, présentant une dysfonction ventriculaire gauche (avec une fraction d'éjection ventriculaire gauche [FEVG ] ≤ 40 %) et des signes cliniques d'insuffisance cardiaque. Dans les 3 à 14 jours (médiane : 7 jours) suivant l'infarctus du myocarde aigu, les sujets ont reçu de l'éplérénone ou un placebo en plus des traitements standards, à une dose initiale de 25 mg une fois par jour, avec augmentation de la posologie à la dose cible de 50 mg une fois par jour après quatre semaines si la kaliémie était inférieure à 5,0 mmol/L. Pendant l'étude, les sujets ont reçu un traitement standard comportant de l'acide acétylsalicylique (92 %), des IEC (90 %), des bêta-bloquants (83 %), des dérivés nitrés (72 %), des diurétiques de l'anse (66 %) ou des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase (60 %).
Dans l'étude EPHESUS, les critères primaires étaient la mortalité toutes causes et un critère combiné de mortalité cardiovasculaire ou dhospitalisation dorigine cardiovasculaire ; 14,4 % des sujets recevant léplérénone et 16,7 % des sujets recevant le placebo sont décédés (toutes causes), alors que 26,7 % des sujets recevant léplérénone et 30,0 % recevant le placebo ont présenté le critère combiné de mortalité cardiovasculaire ou dhospitalisation dorigine cardiovasculaire. Ainsi, dans EPHESUS, l'éplérénone a réduit le risque de mortalité toutes causes de 15 % (RR 0,85 ; IC à 95 %, 0,75-0,96 ; p = 0,008) comparativement au placebo, essentiellement en réduisant la mortalité CV. Le risque de mortalité CV ou d'hospitalisation d'origine CV a été réduit de 13 % avec l'éplérénone (RR 0,87 ; IC à 95 %, 0,79-0,95 ; p=0,002). Les réductions du risque absolu sur les critères de mortalité toutes causes et de mortalité ou dhospitalisation cardiovasculaire ont été de 2,3 % et 3,3 % respectivement. L'efficacité clinique a été démontrée essentiellement lorsque les sujets traités par éplérénone étaient âgés de moins de 75 ans. Les bénéfices du traitement chez les sujets de plus de 75 ans sont incertains. La classe fonctionnelle NYHA s'est améliorée ou est restée stable pour une proportion significativement plus élevée de sujets traités par éplérénone, comparativement au groupe placebo. Lincidence de lhyperkaliémie était de 3,4 % dans le groupe éplérénone contre 2,0 % dans le groupe placebo (p<0,001). Lincidence de lhypokaliémie était de 0,5 % dans le groupe éplérénone contre 1,5 % dans le groupe placebo (p<0,001).
Aucun effet important de l'éplérénone sur la fréquence cardiaque, la durée QRS ou l'intervalle PR ou QT n'a été observé chez 147 sujets normaux pour lesquels les modifications électrocardiographiques ont été évaluées pendant les études de pharmacocinétique.
Dans l'étude EMPHASIS-HF, leffet de léplérénone, lorsquelle était associée à un traitement standard, a été étudié par le biais des résultats cliniques de sujets ayant une insuffisance cardiaque systolique et des symptômes légers (classe fonctionnelle II NYHA).
Les sujets étaient inclus sils étaient âgés dau moins 55 ans, avaient une FEVG ≤ 30 % ou une FEVG ≤ 35 % avec une durée du QRS > 130 msec, et soit étaient hospitalisés pour la survenue dévénements CV dans les 6 mois précédant l'inclusion, soit présentaient des taux plasmatiques de peptide natriurétique de type B (BNP) d'au moins 250 pg/ml ou des taux plasmatiques de NT-pro-BNP (N-Terminal pro-BNP) d'au moins 500 pg/ml chez les hommes (750 pg/ml chez les femmes). L'éplérénone a été initiée à la dose de 25 mg une fois par jour et augmentée après 4 semaines à 50 mg une fois par jour si la kaliémie était < 5,0 mmol/L. De même, si lestimation du débit de filtration glomérulaire (DFG) était de 30 à 49 ml/min/1.73 m², l'éplérénone était initiée à la dose de 25 mg tous les deux jours puis augmentée à 25 mg une fois par jour.
Au total, 2737 sujets ont été randomisés (en double aveugle) pour recevoir soit de l'éplérénone soit un placebo en plus de leur traitement standard par des diurétiques (85 %), des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) (78 %), des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (19 %), des bêta-bloquants (87 %), des médicaments anti-thrombotiques (88 %), des agents hypolipidémiants (63 %) et des glucosides digitaliques (27 %). La FEVG moyenne était d'environ 26 % avec une durée moyenne du QRS denviron 122 msec.
La plupart des sujets (83,4 %) avaient déjà été hospitalisés pour des événements cardiovasculaires dans les 6 mois précédant la randomisation, dont environ 50 % d'entre eux pour insuffisance cardiaque. Environ 20 % des sujets avaient des défibrillateurs implantables ou une thérapie de resynchronisation cardiaque.
Le critère primaire d'évaluation défini par la survenue de décès d'origine cardiovasculaire ou dhospitalisation pour insuffisance cardiaque a été atteint chez 249 sujets (18,3 %) dans le groupe éplérénone et chez 356 sujets (25,9 %) dans le groupe placebo (RR = 0,63, IC à 95 %, 0,54 à 0,74, p < 0,001). L'effet de l'éplérénone sur les résultats du critère principal était le même dans tous les sous-groupes pré-définis.
Le critère d'évaluation secondaire défini par la survenue de toutes les causes de mortalité a été atteint chez 171 sujets (12,5 %) dans le groupe éplérénone et chez 213 sujets (15,5 %) dans le groupe placebo (RR = 0,76, IC 95 %, 0,62 à 0,93, p = 0,008). Les décès dorigine cardiovasculaire ont été signalés chez 147 (10,8 %) sujets dans le groupe éplérénone et 185 (13,5 %) sujets dans le groupe placebo (RR = 0,76, IC 95 %, 0,61 à 0,94, p = 0,01).
Au cours de l'étude, une hyperkaliémie (kaliémie > 5,5 mmol/L) a été rapportée chez 158 sujets (11,8 %) dans le groupe éplérénone et 96 sujets (7,2 %) dans le groupe placebo (p < 0,001). La survenue d'hypokaliémie, définie par une kaliémie < 4,0 mmol/L, était statistiquement plus faible avec l'éplérénone, comparativement au groupe placebo (38,9 % pour l'éplérénone versus 48,4 % pour le placebo, p <0,0001).
Population pédiatrique
L'éplérénone n'a pas été étudiée chez les sujets pédiatriques atteints d'insuffisance cardiaque.
Au cours d'une étude de 10 semaines portant sur des sujets pédiatriques atteints d'hypertension (âgés de 4 à 16 ans, n = 304), l'éplérénone, à des doses (de 25 à 100 mg par jour) assurant une exposition similaire à celle des adultes, n'a pas permis d'abaisser efficacement la tension artérielle. Dans cette étude et une étude de sécurité pédiatrique d'un an portant sur 149 sujets (âgés de 5 à 17 ans), le profil de sécurité était semblable à celui observé chez les adultes. L'éplérénone n'a pas été étudiée chez des sujets hypertendus de moins de 4 ans en raison du manque d'efficacité démontré par l'étude menée sur des sujets pédiatriques plus âgés (voir rubrique 4.2).
Les effets (à long terme) éventuels sur l'état hormonal des sujets pédiatriques n'ont pas été étudiés.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La biodisponibilité absolue de l'éplérénone est de 69 % après administration orale dun comprimé de 100 mg. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes après environ 1,5 à 2 heures. Les pics plasmatiques (Cmax) et l'aire sous la courbe (ASC) sont proportionnels à la dose pour des doses allant de 10 mg à 100 mg et moins que proportionnels aux doses supérieures à 100 mg. L'état d'équilibre est atteint en deux jours. L'absorption n'est pas affectée par les aliments.
Distribution
La liaison de l'éplérénone aux protéines plasmatiques est d'environ 50 % et le produit se lie essentiellement aux alpha 1-glycoprotéines acides. Le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre est estimé être de 42-90 L. L'éplérénone ne se fixe pas de manière préférentielle sur les hématies.
Biotransformation
L'éplérénone est métabolisée principalement par le CYP3A4. Aucun métabolite actif de l'éplérénone n'a été identifié dans le plasma humain.
Elimination
On retrouve moins de 5 % d'une dose d'éplérénone sous forme inchangée dans les urines et les fèces. Après une dose orale unique de produit radiomarqué, 32 % environ de la dose ont été excrétés dans les fèces et 67 % environ dans les urines. La demi-vie d'élimination de l'éplérénone est d'environ 3 à 6 heures. La clairance plasmatique apparente est d'environ 10 L/h.
Populations particulières
Age, sexe et particularités ethniques
Les propriétés pharmacocinétiques de l'éplérénone à la posologie de 100 mg une fois par jour ont été étudiées chez les personnes âgées (65 ans et plus), chez les hommes et les femmes et chez les patients noirs. La pharmacocinétique de l'éplérénone n'était pas significativement différente entre les hommes et les femmes. A l'état d'équilibre, on a observé chez les personnes âgées des augmentations de la Cmax (22 %) et de l'ASC (45 %) comparativement à celles des sujets plus jeunes (18 à 45 ans). A l'état d'équilibre, la Cmax a été inférieure de 19 % et l'ASC de 26 % chez les patients noirs (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Un modèle pharmacocinétique de population pour des concentrations d'éplérénone issu de deux études menées sur 51 sujets pédiatriques hypertendus âgés de 4 à 16 ans a montré que le poids corporel du patient exerçait un effet statistiquement significatif sur le volume de distribution de l'éplérénone, mais pas sur sa clairance. Chez les patients pédiatriques plus corpulents, on prévoit un volume de distribution et une exposition maximale de l'éplérénone similaires à ceux d'un adulte d'un poids équivalent ; chez un patient de moins de 45 kg, le volume de distribution est d'environ 40 % inférieur et l'exposition maximale devrait être supérieure à celle d'un adulte moyen. Le traitement par éplérénone a été initié à 25 mg une fois par jour chez les patients pédiatriques puis augmenté à 25 mg deux fois par jour après 2 semaines, puis à 50 mg deux fois par jour, en cas d'indication clinique. A ces doses, les concentrations d'éplérénone maximales observées chez les patients pédiatriques n'étaient pas nettement supérieures à celles observées chez les adultes dont le traitement avait été initié avec une dose de 50 mg une fois par jour.
Insuffisance rénale
La pharmacocinétique de l'éplérénone a été évaluée chez des patients présentant des degrés variables d'insuffisance rénale et chez des patients sous hémodialyse. Comparativement aux sujets du groupe contrôle, l'ASC et la Cmax à l'état d'équilibre étaient augmentées de 38 % et 24 % respectivement chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, et diminuées de 26 % et 3 % respectivement chez les patients sous hémodialyse. Il n'a pas été observé de corrélation entre la clairance plasmatique de l'éplérénone et la clairance de la créatinine. L'éplérénone n'est pas éliminée par hémodialyse (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
La pharmacocinétique de l'éplérénone à la posologie de 400 mg a été étudiée chez des patients souffrant dinsuffisance hépatique modérée (Classe Child-Pugh B) et comparée à celle de sujets normaux. L'ASC et la Cmax à l'état d'équilibre étaient augmentées de 3,6 % et 42 % respectivement (voir rubrique 4.2). Etant donné que l'utilisation de l'éplérénone n'a pas été étudiée chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique sévère, l'éplérénone est contre-indiquée dans ce groupe de patients (voir rubrique 4.3).
Insuffisance cardiaque
La pharmacocinétique de l'éplérénone à la posologie de 50 mg a été évaluée chez des patients souffrant dinsuffisance cardiaque (classes II-IV de la classification NYHA). Comparativement aux sujets sains appariés selon l'âge, le poids et le sexe, l'ASC et la Cmax à l'état d'équilibre étaient supérieures de 38 % et 30 % respectivement chez les patients insuffisants cardiaques. Conformément à ces résultats, une analyse pharmacocinétique de population basée sur un sous-ensemble de patients de l'étude EPHESUS, a montré que la clairance de l'éplérénone chez les patients souffrant dinsuffisance cardiaque était similaire à celle de sujets âgés sains.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans les études de toxicologie en administration répétée, une atrophie de la prostate a été observée chez le rat et le chien à des niveaux d'exposition légèrement supérieurs aux niveaux d'exposition clinique. Les modifications de la prostate n'étaient pas accompagnées de conséquences fonctionnelles délétères. La signification clinique de ces résultats n'est pas connue.
Pelliculage : hypromellose (E 464), polysorbate 80 (E 433), macrogol 400, dioxyde de titane (E 171), oxyde de fer jaune (E 172).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les comprimés pelliculés sont conditionnés sous plaquettes (PVC/Aluminium) insérées dans un étui en carton.
Boîtes de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 84, 90, 98 ou 100 comprimés pelliculés.
Conditionnements unitaires de 10x1, 14x1, 20x1, 28x1, 30x1, 50x1, 56x1, 60x1, 84x1, 90x1, 98x1 ou 100x1 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
49 AVENUE GEORGES POMPIDOU
92300 LEVALLOIS-PERRET
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 578 7 2 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 578 9 6 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 0 2 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 1 9 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 2 6 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 3 3 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 5 7 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 6 4 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 7 1 : 84 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 8 8 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 550 210 9 4 : 98 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 550 211 0 0 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 300 579 9 5 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 0 8 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 1 5 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 3 9 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 4 6 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 5 3 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 6 0 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 7 7 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 8 4 : 84 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 300 580 9 1 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 550 211 1 7 : 98 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
· 34009 550 211 2 4 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium) prédécoupées unitaires
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ALPRESS L.P. 2,5 mg, comprimé osmotique à libération prolongée
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.