NIFEDIPINE MYLAN LP 20 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 62129870
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ANSM - Mis à jour le : 18/06/2020
NIFEDIPINE MYLAN LP 20 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Nifédipine.......................................................................................................................... 20,00 mg
Pour un comprimé à libération prolongée.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
1 comprimé deux fois par jour à avaler sans croquer, avec un peu de liquide. Le jus de pamplemousse doit être évité (voir rubrique 4.5).
Mode dadministration
Voie orale.
Il est recommandé dinstaurer le traitement avec prudence chez les patients susceptibles de présenter une réaction excessive à la nifédipine.
En cas darrêt du traitement, les doses doivent être réduites de façon progressive.
Lintervalle recommandé entre 2 prises de NIFEDIPINE MYLAN L.P. 20 mg est denviron 12 heures et doit être au minimum de 4 heures.
Populations particulières
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de NIFEDIPINE MYLAN L.P. 20 mg nont pas été étudiées chez lenfant de moins de 18 ans. Les données actuellement disponibles sur lutilisation de la nifédipine dans lhypertension artérielle sont décrites en rubrique 5.1.
Patient âgé (> 65 ans)
La biodisponibilité de la nifédipine étant augmentée chez les personnes âgées, NIFEDIPINE MYLAN L.P. 20 mg doit être administré avec prudence dans cette population.
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère, une surveillance étroite ainsi quune réduction de la dose peuvent être nécessaires. Les paramètres pharmacocinétiques de la nifédipine n'ont pas été étudiés chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale
Il nexiste pas de données cliniques chez linsuffisant rénal. NIFEDIPINE MYLAN L.P. 20 mg, doit être administré avec prudence chez ces patients.
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· infarctus du myocarde datant de moins de 1 mois,
· angor instable (voir rubrique 4.4).
· choc cardio-vasculaire (voir rubrique 4.4).
· en association avec le diltiazem (voir rubrique 4.5).
· en association avec la rifampicine (voir rubrique 4.5).
Ce médicament est généralement déconseillé :
· pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubriques 4.4 et 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde
La prise de ce médicament avec la ciclosporine, ou le dantrolène administré par perfusion est déconseillée (voir rubrique 4.5).
La nifédipine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf si l'état clinique de la patiente le nécessite. La nifédipine doit être réservée aux femmes ayant une hypertension sévère et qui ne répondent pas aux traitements standards (voir rubrique 4.6).
Lutilisation de la nifédipine pendant lallaitement nest pas recommandée car la nifédipine est excrétée dans le lait maternel et les effets dune absorption orale de faibles quantités de nifédipine ne sont pas connus (voir rubrique 4.6).
Une surveillance étroite de la pression artérielle doit être exercée, même lorsque la nifédipine est administrée avec du sulfate de magnésium par voie I.V., en raison de la possibilité d'une chute excessive de la pression artérielle qui pourrait nuire à la mère et au ftus.
Précautions d'emploi
La prudence est recommandée chez les patients dans des conditions hémodynamiques précaires (hypovolémie, hypotension sévère avec pression systolique inférieure à 90 mm Hg collapsus, dysfonctionnement systolique sévère du ventricule gauche, insuffisance cardiaque cliniquement significative et sténose aortique sévère).
La nifédipine n'affecte pas la conduction cardiaque. Cependant, par référence aux autres antagonistes calciques, la prudence s'impose en cas de dysfonctionnement sinusal et d'anomalie de la conduction.
En cas de constipation sévère, il est conseillé d'administrer des lubrifiants pour éviter l'aggravation excessive de la constipation.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère, une surveillance étroite ainsi quune réduction de la dose peuvent être nécessaires. Les paramètres pharmacocinétiques de la nifédipine n'ont pas été étudiés chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2). Par conséquent, la nifédipine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Pour une utilisation chez les populations particulières voir rubrique 4.2.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La nifédipine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4, présent dans la muqueuse intestinale et dans le foie. Les médicaments qui inhibent ou induisent ce système enzymatique sont donc susceptibles de modifier leffet de premier passage hépatique ou la clairance de la nifédipine (voir rubrique 4.4).
Il faut tenir compte de limportance et de la durée des interactions potentielles lors de la prise concomitante de nifédipine avec les médicaments listés ci-dessous.
+ Diltiazem
Augmentation importante des concentrations de nifédipine par diminution de son métabolisme hépatique par le diltiazem, avec risque dhypotension sévère.
+ Rifampicine
La rifampicine induit fortement le cytochrome P450 3A4. En cas de co-administration avec la rifampicine, la biodisponibilité et donc lefficacité de la nifédipine sont nettement réduites. Lutilisation de la nifédipine en association avec la rifampicine est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie après larrêt du traitement par la rifampicine devront être envisagées.
En cas de co-administration de nifédipine avec les inhibiteurs faibles à modérés du cytochrome P450 3A4 suivants, la pression artérielle doit être surveillée et, si nécessaire, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée (voir rubrique 4.2).
+ Antibiotiques de la classe des macrolides (ex. érythromycine)
Aucune étude dinteraction entre la nifédipine et les antibiotiques de la classe des macrolides na été réalisée. Il a été établi que certains macrolides inhibent le cytochrome P450 3A4, qui intervient dans le métabolisme dautres médicaments. Cest pourquoi la possibilité dune augmentation des concentrations plasmatiques en nifédipine ne peut être exclue en cas de co-administration (voir rubrique 4.4).
Lazithromycine, bien que structurellement apparentée à la classe des macrolides, ninhibe pas le CYP3A4.
+ Inhibiteurs de la protéase du VIH (ex. ritonavir)
Aucune étude portant sur les interactions potentielles entre la nifédipine et les inhibiteurs de la protéase du VIH na été réalisée. Les médicaments de cette classe sont connus pour inhiber le cytochrome P450 3A4. De plus, il a été démontré in vitro que les médicaments de cette classe inhibent le métabolisme de la nifédipine, dans lequel intervient le cytochrome P450 3A4. En cas de co-administration avec la nifédipine, une augmentation substantielle des concentrations plasmatiques de nifédipine due à une diminution de leffet de premier passage hépatique et de lélimination ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).
+ Ciclosporine
Risque d'addition d'effets indésirables à type de gingivopathies.
Utiliser une autre dihydropyridine.
+ Dantrolène administré par perfusion
Chez l'animal des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène IV. L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse.
Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Aucune étude visant à évaluer une interaction potentielle entre la nifédipine et la fluoxétine na été réalisée. Il a été montré in vitro que la fluoxétine inhibe le cytochrome P450 3A4, qui intervient dans le métabolisme de la nifédipine. Cest pourquoi une augmentation des concentrations plasmatiques de la nifédipine ne peut pas être exclue en cas dadministration concomitante de fluoxétine.
+ Néfazodone
Aucune étude visant à évaluer une interaction potentielle entre la nifédipine et la néfazodone na été réalisée. La néfazodone est connue pour inhiber le cytochrome P450 3A4, qui intervient dans le métabolisme dautres médicaments. Cest pourquoi une augmentation des concentrations plasmatiques de la nifédipine ne peut pas être exclue en cas dadministration concomitante de néfazodone.
+ Quinupristine/dalfopristine
Ladministration concomitante de quinupristine/dalfopristine et de nifédipine pourrait augmenter les concentrations plasmatiques de nifédipine.
+ Acide valproïque
Aucune étude visant à évaluer une interaction potentielle entre la nifédipine et lacide valproïque na été réalisée. Etant donné quil a été montré que l'acide valproïque augmente les concentrations plasmatiques de la nimodipine (un inhibiteur calcique structurellement similaire) par inhibition enzymatique, une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine et donc une augmentation de l'efficacité ne peuvent être exclues.
Majoration de leffet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de lantihypertenseur si nécessaire.
Augmentation des concentrations plasmatiques de phénytoïne avec signes de surdosage (en particulier neurologiques). Mécanisme invoqué : déplacement de la fixation protéique de la phénytoïne et inhibition de son métabolisme.
Surveillance clinique et réduction des doses de phénytoïne dès l'apparition des signes de surdosage. Contrôler les concentrations plasmatiques de phénytoïne.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4
Majoration des effets indésirables de la nifédipine, le plus souvent à type dhypotension, notamment chez le sujet âgé.
Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.
Augmentation de l'effet hypotenseur de la nifédipine par inhibition de son métabolisme hépatique par la cimétidine.
Surveillance clinique accrue ; adapter la posologie de la nifédipine pendant le traitement par la cimétidine et après son arrêt.
+ Antifongiques azolés (i.e. itraconazole, kétoconazole)
Aucune étude formelle dinteraction entre la nifédipine et les antifongiques azolés na été réalisée. Les antifongiques azolés sont connus pour inhiber le cytochrome P450 3A4. Par conséquent, une augmentation significative de la biodisponibilité systémique de la nifédipine ne peut être exclue lors quelle est administrée avec un antifongique azolé, en raison dune diminution de leffet de premier passage hépatique (voir la rubrique 4.4).
En cas de prise concomitante, il existe un risque majoré deffets indésirables, notamment d'dèmes, par diminution du métabolisme hépatique de la nifédipine.
Une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie de la nifédipine doivent être mises en place pendant le traitement par lantifongique azolé et après son arrêt.
+ Médicaments antiépileptiques inducteurs du cytochrome P450 3A4 tels que la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone et la fosphénytoïne
En cas de co-administration avec la nifédipine, une diminution de la biodisponibilité et de lefficacité de la nifédipine est observée par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.
Dans ce cas, une surveillance clinique simpose et une adaptation éventuelle de la posologie de la nifédipine doit être envisagée pendant le traitement par linducteur (augmentation de la dose) et après son arrêt (diminution de la dose).
Associations à prendre en compte
+ Médicaments abaissant la pression artérielle : diurétiques, bétabloquants, inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, antagonistes du récepteur à langiotensine II, autres inhibiteurs calciques, alpha-bloquants (y compris à visée urologique), inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5), alpha-méthyldopa, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques, amifostine
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
+ Cisapride
Ladministration concomitante de cisapride et de nifédipine peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la nifédipine.
+ Bêtabloquants (sauf esmolol)
Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée. La présence dun traitement bétabloquant peut minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive et démasquer un effet inotrope négatif pouvant sajouter à celui du bétabloquant.
En cas dinsuffisance cardiaque traitée par bétabloquant (bisoprolol, carvédilol, métoprolol ou nébivolol), l'administration concomitante de nifédipine impose une surveillance étroite du patient, en raison dune aggravation de linsuffisance cardiaque, dans des cas isolés.
+ Digoxine
L'administration concomitante de nifédipine et de digoxine peut conduire à une diminution de la clairance de la digoxine et entrainer ainsi une augmentation des concentrations plasmatiques de la digoxine. Par précaution, lapparition des signes dun surdosage en digoxine doit être surveillée et, si nécessaire, la dose du glycoside doit être réduite en tenant compte de la concentration plasmatique de la digoxine.
+ Quinidine
Dans des cas individuels, lorsque la nifédipine et la quinidine ont été administrées simultanément, une réduction des concentrations plasmatiques de la quinidine a été observée tandis quaprès larrêt de la nifédipine, une nette augmentation des concentrations plasmatiques de la quinidine a été observée. Pour cette raison, lorsque la nifédipine est administrée en association à la quinidine ou interrompue, un suivi de la concentration plasmatique de quinidine et, le cas échéant, un ajustement de la dose de quinidine sont recommandés. Certaines études ont montré une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine en cas de co-administration de ces deux médicaments, tandis que d'autres n'ont pas observé une modification de la pharmacocinétique de la nifédipine.
Par conséquent, la pression artérielle doit être surveillée attentivement, si la quinidine est ajoutée à un traitement existant par la nifédipine. Si nécessaire, la dose de nifédipine doit être diminuée.
+ Tacrolimus
Il a été démontré que le tacrolimus est métabolisé par le cytochrome P450 3A4. Des données récemment publiées indiquent que la dose de tacrolimus doit être réduite dans certains cas, en cas dassociation avec la nifédipine. En cas de co-administration de ces deux médicaments, les concentrations plasmatiques de tacrolimus doivent être surveillées et, si nécessaire, une réduction de la dose de tacrolimus doit être envisagée.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement de substitution) et minéralocorticoïdes
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
+ Jus de pamplemousse
Le jus de pamplemousse est un inhibiteur du cytochrome P450 3A4. Ladministration concomitante de nifédipine et de jus de pamplemousse augmente donc les concentrations plasmatiques et prolonge leffet de la nifédipine en raison dune diminution de leffet de premier passage hépatique et de la clairance. Par conséquent, leffet antihypertenseur peut être augmenté. Suite à une consommation régulière de jus de pamplemousse, cet effet peut persister au moins jusquà 3 jours après la dernière consommation de jus de pamplemousse.
Pendant le traitement par la nifédipine, il faut donc éviter de consommer des pamplemousses/du jus de pamplemousse (voir rubrique 4.2).
Autres formes d'interactions
La nifédipine peut fausser le dosage de l'acide vanylmandélique urinaire (VMA) en augmentant les valeurs spectrophotométriques. La mesure par HPLC n'est cependant pas affectée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La nifédipine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf si l'état clinique de la patiente le nécessite. La nifédipine doit être réservée aux femmes ayant une hypertension sévère et qui ne répondent pas aux traitements standards.
Il nexiste pas détudes bien contrôlées chez la femme enceinte. Les données disponibles sont insuffisantes pour écarter la possibilité deffets délétères chez le ftus et le nouveau-né. Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence un risque embryotoxique, ftotoxique et tératogène de la nifédipine. Les données cliniques disponibles nont pas mis en évidence de risque prénatal spécifique, mais on a observé une augmentation des cas dasphyxie périnatale, des césariennes ainsi que de lincidence des prématurités et des retards de croissance intra-utérine. Limputabilité de ces effets à lhypertension sous-jacente, à son traitement ou à un effet spécifique du médicament na pas pu être établie.
Des cas ddème pulmonaire aigu ont été observés avec les inhibiteurs calciques, dont la nifédipine, utilisés comme agents tocolytiques pendant la grossesse (voir rubrique 4.8), en particulier en cas de grossesse multiple (jumeaux ou plus), avec la voie intraveineuse et/ou lutilisation concomitante dagonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques.
La nifédipine est excrétée dans le lait maternel. La concentration en nifédipine dans le lait est presque comparable à la concentration dans le sérum de la mère. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter, si cela est possible, ladministration de ce médicament chez la femme qui allaite.
Fertilité
Des anomalies réversibles de la réaction acrosomique des spermatozoïdes pouvant entraîner une altération de la fécondation ont été rapportées chez quelques patients sous antagonistes calciques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les risques dhypotension et/ou de décompensation dune insuffisance cardiaque devront faire lobjet dune attention particulière.
Les effets indésirables décrits dans les études contrôlées contre placebo évaluant leffet de la nifédipine sont présentés ci-dessous par catégorie de fréquence CIOMS III (base de données d'études cliniques : nifédipine n=2 661 ; placebo n=1 486 ; état en date du 22 février 2006 ; et étude ACTION : nifédipine n=3 825 ; placebo n=3 840) :
Les effets indésirables considérés comme « fréquents » ont été observés avec une incidence inférieure à 3%, à lexception des dèmes (9.9%) et des céphalées (3.9%).
La fréquence des effets indésirables rapportés avec les produits contenant de la nifédipine est résumée dans le tableau ci-dessous. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de sécurité.
Les fréquences sont définies comme suit :
Fréquent : ≥1/100 à <1/10,
Peu fréquent : ≥1/1 000 à <1/100
Rare : ≥1/10 000 à <1/1 000.
Les effets indésirables identifiés uniquement au cours de la surveillance post-commercialisation et pour lesquels la fréquence ne peut être estimée sont classés sous la rubrique « fréquence indéterminée ».
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Système classe organe (MedDRA) |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose Leucopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Réaction allergique dème de Quincke/angio‑dème (y compris dème laryngé1) |
Prurit Urticaire Eruption cutanée |
Réaction anaphylactique/ anaphylactoïde
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Affections psychiatriques |
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Nervosité Insomnie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperglycémie |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Vertiges Migraine Sensations ébrieuses Tremblements |
Paresthésie/Dysesthésie Syndrome extrapyramidal |
Hypoesthésie Somnolence |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vision (essentiellement vision floue ou baisse de la vision) |
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Douleurs oculaires |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie Palpitations |
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Douleur thoracique (angor) |
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Affections vasculaires |
dème (incluant dème périphérique) Vasodilatation |
Hypotension artérielle Syncope |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Epistaxis Congestion nasale |
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Dyspnée dème pulmonaire2 |
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Affections gastro-intestinales |
Constipation |
Douleurs gastro-intestinales et abdominales Nausées Dyspepsie Flatulence Sécheresse buccale
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Hyperplasie gingivale |
Vomissements sophagite liée à une insuffisance du sphincter gastro‑sophagien |
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Affections hépatobiliaires |
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Augmentation transitoire des transaminases hépatiques ou de la bilirubine |
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Ictère |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Erythème Purpura |
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Nécrolyse épidermique toxique Réaction de photosensibilité |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Crampes musculaires Gonflement inflammatoire des articulations |
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Arthralgie Myalgie |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Polyurie Dysurie |
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Affections des organes de la reproduction et du sein |
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Dysfonction érectile |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Malaise Asthénie ou fatigue |
Frissons Douleurs aspécifiques |
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1 pouvant mettre en jeu le pronostic vital
2 des cas ont été signalés lors dune utilisation comme tocolytique pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).
Chez des patients dialysés atteints dhypertension maligne et dhypovolémie, la vasodilatation peut entraîner une chute tensionnelle notable.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Les symptômes suivants sont observés en cas de surdosage :
Une hypotension, des troubles du rythme cardiaque à type de bradycardie/tachycardie, un choc cardiogénique avec dème pulmonaire, une hyperglycémie, une acidose métabolique, une hypoxie, des troubles de la conscience pouvant aller jusquau coma.
Prise en charge
En cas de surdosage, la priorité est basée sur lélimination de la substance active et la restauration d'une stabilité cardiovasculaire.
Après une ingestion orale du produit, un lavage gastrique minutieux est préconisé avec irrigation de l'intestin grêle si nécessaire et surveillance en unité de soins intensifs.
En particulier dans des cas d'intoxication avec les formes à libération prolongée, l'élimination doit être la plus complète possible, y compris au niveau de l'intestin grêle, afin d'éviter l'absorption prolongée de la substance active.
L'hémodialyse n'est pas utile, car la nifédipine n'est pas dialysable, cependant, une plasmaphérèse est envisageable (compte tenu de la fixation importante aux protéines plasmatiques et du volume de distribution relativement faible).
La bradycardie peut être traitée de façon symptomatique par ladministration de β-sympathomimétiques ; la mise en place temporaire dun stimulateur cardiaque (pacemaker) est recommandée si ce trouble du rythme menace le pronostic vital.
Lhypotension résultant dun choc cardiogénique et dune vasodilatation artérielle peut être traitée par une perfusion de gluconate de calcium (10-20 ml dune solution de gluconate de calcium à 10 % en administration IV lente, de façon répétitive si nécessaire).
Cette mesure risque daccroître la calcémie jusquà la limite supérieure de la normale, voire même légèrement au-delà. Si les effets du calcium s'avèrent insuffisants, le traitement sera poursuivi par l'addition de sympathomimétiques vasoconstricteurs, tels que la dopamine ou la noradrénaline, à des posologies reposant uniquement sur les effets obtenus.
Veiller au maintien du rythme, de la conduction et du débit cardiaque. Une hypotension importante peut être contrôlée par perfusion IV prudente de tout mode d'expansion volémique en tenant compte du risque de surcharge hydrique.
Dans tous les cas informer de la prise concomitante de bétabloquants.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs calciques sélectifs à effets vasculaires, code ATC : C08CA05.
La nifédipine inhibe à de très faibles concentrations la pénétration et la diffusion des ions calcium dans les cellules du muscle lisse.
Le calcium joue un rôle sur l'activation du couplage excitation-contraction. En inhibant le tonus artériel par ce mécanisme, la nifédipine entraîne une vasodilatation, en abaissant les résistances artériolaires et le niveau de pression artérielle.
Cette vasodilatation s'accompagne :
· d'une augmentation du diamètre artériel,
· d'une préservation, voire d'une augmentation des flux sanguins périphériques et des débits locorégionaux (rénal, cérébral),
· d'une augmentation de la compliance artérielle (distensibilité).
En administration chronique :
· il n'a pas été observé de variation nette du système Rénine-Angiotensine-Aldostérone, ni de prise de poids sous traitement prolongé; ces éléments sont en faveur d'une absence de rétention hydrosodée,
· l'accélération de la fréquence cardiaque n'est pas observée.
En administration aiguë la réduction de pression artérielle est liée au niveau du taux plasmatique de nifédipine.
Population pédiatrique
Les données de comparaison entre la nifédipine et les autres agents antihypertenseurs dans lhypertension aiguë et lhypertension à long terme sont limitées et concernent différentes formulations et différents dosages.
Les effets antihypertenseurs de la nifédipine ont été démontrés mais les recommandations posologiques, la tolérance et les effets cardiovasculaires à long terme nont pas été établis. Il nexiste pas de formes pédiatriques.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Dans sa forme L.P. la nifédipine se trouve sous forme microcristalline à vitesse de dissolution lente. Sa résorption est donc plus lente que celle de la forme à libération immédiate.
Après administration orale, la nifédipine est presque entièrement absorbée (95 %).
La concentration plasmatique est maximale 2 à 4 heures après l'administration.
Un « écrêtement » du pic de la concentration et un ralentissement de l'élimination par rapport à une forme à libération immédiate sont la conséquence de la réduction de vitesse de résorption. La demi-vie apparente d'élimination de la forme LP varie de 6 à 11 h.
La biodisponibilité absolue de la nifédipine administrée par voie orale est d'environ 50 % en raison d'un effet de premier passage hépatique. La prise simultanée de nourriture conduit à ralentir mais non à diminuer l'absorption.
La fixation protéique est de 90 à 95 %.
Chez l'homme, la nifédipine est presque entièrement métabolisée au niveau du foie en plusieurs métabolites inactifs.
80 à 90 % de la substance sont éliminés par le rein, plus de 90 % de cette quantité se retrouvent dans les urines des 24 heures ; 15 % environ sont éliminés par les fèces.
Il n'y a donc pas d'accumulation de la molécule dans l'organisme après prise répétée de la forme LP.
La nifédipine n'est pas dialysable.
Dans une étude comparant les paramètres pharmacocinétiques de la nifédipine chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child Pugh A) ou modérée (Child Pugh B) à ceux chez des patients présentant une fonction hépatique normale, la clairance orale de la nifédipine a été réduite en moyenne de 48 % (Child Pugh A) et 72 % (Child Pugh B). En conséquence, l'ASC et la Cmax de la nifédipine ont augmenté en moyenne de 93 % et 64 % (Child Pugh A) et de 253 % et 171 % (Child Pugh B), respectivement, par rapport aux patients ayant une fonction hépatique normale. Les paramètres pharmacocinétiques de la nifédipine n'ont pas été étudiés chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
La nifédipine ne sest pas montrée cancérogène dans une étude conventionnelle chez le rat.
Une diminution de la fertilité a été observée chez des rats recevant une dose 30 fois supérieure à la dose maximale recommandée chez lHomme.
Ladministration de nifédipine a été associée à divers effets toxiques sur lembryon, le placenta et le ftus. Chez le rat, la souris et le lapin, il était notamment rapporté des effets tératogènes (anomalies digitales, fentes palatines, fentes sternales et des malformations costales), ftotoxiques (hypotrophie ftale), et embryo-ftolétaux. Chez le singe, une hypotrophie placentaire avec villosités chorioniques sous-développées était également observée. Chez le rat, on notait de plus une prolongation de la gestation et une diminution de la survie des nouveau-nés (non évalué dans les autres espèces). Les effets tératogènes, embryotoxiques ou ftotoxiques survenaient à des doses induisant également des effets toxiques chez les génitrices. Les doses associées à de tels effets, exprimées en mg/kg ou en mg/m2 sont soit supérieures à la dose maximale recommandée chez lHomme, soit inférieures mais dans le même ordre de grandeur.
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30, 56, 60, 90 ou 180 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117, allee des Parcs
69800 SAINT PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 345 686 4 0 : 28 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 345 687-0 ou 34009 345 687 0 1 : 30 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 560 913 1 7 : 56 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 347 487 9 0 : 60 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 373 002 9 2 : 90 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 373 003 5 3 : 180 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}>
<Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}>
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<{JJ mois AAAA}>
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ADALATE 10 mg, capsule
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- NIMOTOP 10 mg/50 ml, solution injectable pour perfusion
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.