GYNERGENE CAFEINE, comprimé
CIS 62235247
Informations à jour au 26 mars 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/03/2020
GYNERGÈNE CAFÉINÉ, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Caféine anhydre................................................................................................................... 100 mg
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes :
La dose usuelle recommandée est de 1 à 2 mg de tartrate dergotamine (soit 1 à 2 comprimés), dès les prodromes de la crise.
Si les symptômes réapparaissent après la prise du médicament, une deuxième prise est possible dans les 24 heures suivantes à condition de respecter un intervalle dau moins 2 à 3 heures entre les 2 prises.
La dose maximale par jour ne doit en aucun cas dépasser 4 mg de tartrate dergotamine (soit 4 comprimés).
Il est recommandé de comptabiliser le nombre de jours avec prise de traitement par mois. Le traitement devra être reconsidéré si le patient a besoin de plus de 2 jours de traitement par semaine depuis plus de trois mois en vue de la prescription dun traitement de fond.
Populations particulières :
Population pédiatrique (de moins de 12 ans)
Il nexiste pas de données concernant lutilisation de lergotamine chez les enfants. De ce fait, lutilisation de GYNERGÈNE CAFÉINÉ dans cette classe dâge nest pas recommandée.
Personnes âgées (de plus de 65 ans)
La sécurité et lefficacité de GYNERGÈNE CAFÉINÉ nont pas été évaluées chez le patient âgé de plus de 65 ans. De ce fait, son utilisation dans cette classe dâge nest pas recommandée.
Mode dadministration
Voie orale.
· Affections prédisposant à des réactions angiospastiques : insuffisance coronarienne (en particulier angor instable ou spastique), états infectieux sévères, choc, maladie vasculaire oblitérante, maladies vasculaires périphériques telles que syndrome de Raynaud, hyperthyroïdie, antécédents daccident ischémique transitoire ou de souffrance cérébrale ou dhypertension artérielle mal contrôlée.
· Artérite temporale.
· Migraine hémiplégique ou basilaire.
· Insuffisances rénales ou hépatiques sévères.
· Grossesse et allaitement.
· En association avec les triptans, les antibiotiques de la famille des macrolides (sauf la spiramycine), les inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir, léfavirenz, les antifongiques azolés, le triclabendazole, lassociation quinupristine/dalfopristine, le stiripentol, le diltiazem, le bocéprévir, le télaprévir, le cobicistat, lassociation ombistavir/parataprévir (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
GYNERGÈNE CAFÉINÉ nest pas recommandé chez les patients de moins de 12 ans ou de plus de 65 ans.
GYNERGÈNE CAFÉINÉ est destiné uniquement au traitement des crises de migraine aiguë et non à leur prévention.
GYNERGÈNE CAFÉINÉ ne doit en aucun cas être administré en traitement de fond, continu et prolongé.
Ladministration répétée à court intervalle (voir rubrique 4.2) nécessite une surveillance particulière : lapparition éventuelle de signes cliniques faisant suspecter une mauvaise tolérance vasculaire impose larrêt immédiat du traitement.
Les patients traités doivent être informés des doses maximales à ne pas dépasser et des premiers symptômes de surdosage :
· accidents ischémiques et trophiques des extrémités : survenue de paresthésies (engourdissements, fourmillements), de phénomènes douloureux ou de vasoconstriction, même à doses usuelles doit attirer lattention,
· nausées et vomissements sans rapport avec la migraine,
· symptômes dischémie myocardique (précordialgies).
Dès lapparition de symptômes de surdosage, le traitement doit être interrompu et le patient doit aussitôt consulter son médecin.
Une utilisation prolongée ou excessive est contre-indiquée car pouvant entraîner :
· une fibrose (notamment pleurale ou rétropéritonéale). Des rares cas de fibroses de valves cardiaques ont été rapportés ; de lergotisme incluant des symptômes sévères de vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques avec potentiellement une issue fatale ;
· une dépendance ;
· des céphalées chroniques quotidiennes nécessitant une interruption transitoire du traitement ;
· une intensification des céphalées à larrêt du traitement, survenant dans les 24 à 48 heures et pouvant se poursuivre durant 72 heures ou plus, et pouvant être accompagnée de troubles autonomes tels que nausées et vomissements.
Les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée, en particulier les patients atteints de cholestase hépatique, doivent bénéficier dun suivi adapté.
Lattention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de lergotamine et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.
La prise concomitante de ce médicament avec des alcaloïdes de lergot de seigle dopaminergiques, des sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale), des sympathomimétiques indirects, crizotinib, idélalisib ou enoxacine est déconseillée (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions attendues entraînant une contre-indication
Inhibiteurs puissants du CYP3A4
Lutilisation concomitante dinhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) tels que les antibiotiques de type macrolides (par ex. troléandomycine, érythromycine, clarithromycine), les inhibiteurs de la protéase ou de la transcriptase inverse du VIH (par ex. ritonavir, indinavir, nelfinavir, delavirdine) ou les antifongiques azolés (par ex. kétoconazole, itraconazole, voriconazole) et de GYNERGÈNE CAFÉINÉ doit être évitée (voir rubrique 4.3), car cela peut entraîner une exposition élevée à lergotamine et à lergotisme (vasospasme et ischémie des extrémités et dautres tissus).
Vasoconstricteurs
Lutilisation concomitante dagents vasoconstricteurs, y compris des médicaments contenant des alcaloïdes de lergot, le sumatriptan et dautres agonistes des récepteurs 5HT1 ou encore la nicotine (par ex. tabagisme sévère), et de sympathomimétiques doit être évitée car cela peut entraîner une vasoconstriction accrue (voir rubrique 4.3).
Interactions observées entraînant la non-recommandation dune utilisation concomitante
Toute augmentation éventuelle des concentrations plasmatiques de caféine en raison dune interaction avec un(d) autre(s) médicament(s) peut se traduire par une augmentation de labsorption de lergotamine. La caféine subit une métabolisation importante par le CYP1A2 et les médicaments augmentant ou réduisant lactivité enzymatique peuvent moduler la clairance métabolique de la caféine. Les fluoroquinolones, la mexilétine, la fluvoxamine et les contraceptifs oraux peuvent augmenter lexposition plasmatique à la caféine. Des interactions entre la caféine et des sympathomimétiques peuvent entraîner une augmentation de la tension artérielle.
Interactions observées à prendre en compte
Bêta-bloquants
Quelques cas de réactions vasospastiques ont été rapportés chez des patients traités en concomitance avec des médicaments contenant de lergotamine et avec le propranolol.
Interactions attendues à prendre en compte
Inhibiteurs modérés/faibles du CYP3A4
Les inhibiteurs modérés à faibles du CYP3A4 tels que la cimétidine, le clotrimazole, le fluconazole, le jus de pamplemousse, la quinupristine/dalfopristine et le zileuton peuvent également accroître lexposition à lergotamine et la prudence est requise en cas dutilisation concomitante.
Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine
Lutilisation concurrente dergotamine et dinhibiteurs de la recapture de la sérotonine (par ex. amitriptyline), y compris des agents sélectifs (par ex. sertraline), peut entraîner un syndrome sérotoninergique et doit être effectuée avec prudence.
Inducteurs du CYP3A4
Les médicaments (par ex. névirapine, rifampicine) inducteurs du CYP3A4 peuvent entraîner une diminution de laction pharmacologique de lergotamine.
Absence dinteraction
Aucune interaction pharmacocinétique impliquant dautres isoenzymes du cytochrome P450 nest connue.
INTERACTIONS LIEES A LERGOTAMINE
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Triptans (almotriptan, fovatriptan, naratriptan, rizatriptan, sumatriptan, zolmitriptan, élétriptan) : risque dhypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire. Respecter un délai de 24 heures entre larrêt du triptan et de la prise de lalcaloïde.
+ Macrolides (sauf spiramycine) : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de lélimination hépatique des alcaloïdes de lergot de seigle).
+ Antiprotéases (ex. amprénavir, atazanavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir) : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Inhibiteurs de la reverse transcriptase (delavirdine, éfavirenz) : ergotisme avec la possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Voriconazole : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Quinupristine-dalfopristine (associés) : ergotisme avec la possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Stiripentol : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique des alcaloïdes de lergot de seigle).
+ Diltiazem : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Phénylpropanolamine : risque de vasoconstriction et/ou de crises hypertensives.
+ Triclabendazole : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique des alcaloïdes de lergot de seigle). Respecter un délai de 24 heures entre larrêt du traitement et lergotamine et inversement.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Alcaloïdes de lergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, pergolide, lisuride) : risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale) (etilephrine, midodrine, naphazoline, oxymetazoline, phényléphrine, synephrine, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline) : risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Sympathomimétiques indirects (sauf phénylpropanolamine) (éphédrine, phényléphrine, pseudoéphédrine) : risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Bêta-bloquants (propanolol, oxprénolol) : ergotisme ; quelques cas de spasme artériel avec ischémie des extrémités ont été observés (addition deffets vasculaires). Surveillance clinique renforcée en particulier pendant les premières semaines de lassociation.
INTERACTIONS LIEES A LA CAFEINE
Associations déconseillées
+ Enoxacine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine pouvant entraîner excitations et hallucinations par diminution de son métabolisme hépatique.
Associations à prendre en compte
+ Ciprofloxacine, norfloxacine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine pouvant entraîner excitations et hallucinations par diminution de son métabolisme hépatique.
+ Méxilétine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine, par inhibition de son métabolisme hépatique par la méxilétine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Chez lanimal, lexpérimentation met en évidence un effet tératogène avec le tartrate dergotamine. Ces effets peuvent être attribués à une diminution de la circulation sanguine utéroplacentaire (voir rubrique 5.3).
Les données sur lutilisation du tartrate dergotamine pendant la grossesse sont limitées.
De plus, ce produit a des propriétés vasoconstrictrices et ocytociques. En conséquence, GYNERGÈNE CAFÉINÉ ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.
Les dérivés de lergot passant dans le lait maternel, lallaitement est contre-indiqué pendant lutilisation de ce médicament.
Lergotamine et la caféine sont excrétées dans le lait maternel. Lergotamine peut entraîner des symptômes de vomissements, de diarrhées, de pouls faible et de tension artérielle irrégulière chez les nouveau-nés. GYNERGÈNE CAFÉINÉ est par conséquent contre-indiqué chez les mères allaitantes.
Fertilité
Chez les rats mâles recevant de lergotamine par voie orale et de la caféine en association (1:100), la fertilité na pas été affectée (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquents sont les nausées et les vomissements.
Les effets indésirables suivants ont été établis à partir dessais cliniques et de lexpérience depuis la mise sur le marché de GYNERGÈNE CAFÉINÉ.
Les fréquences dans le tableau ci-dessous sont données à titre indicatif, suivant les catégories suivantes : très fréquents (≥ 1/10) ; fréquents (≥ 1/100, <1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000, <1/100) ; rares (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rares (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les réactions indésirables au médicament sont listées selon les classes de systèmes dorganes de MedDRA.
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Classes de systèmes dorganes |
Effets indésirables |
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Affections du système immunitaire |
Rares : réactions dhypersensibilité (telles que : éruptions cutanées, dème facial, prurit, urticaire, dyspnée) |
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Affections du système nerveux |
Fréquents : sensation vertigineuse Peu fréquents : paresthésie dans les doigts et les orteils, hypoesthésie, céphalées Fréquence indéterminée : dépendance, céphalées chroniques quotidiennes, intensification des céphalées à larrêt du traitementa |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Rare : vertiges |
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Affections cardiaques |
Peu fréquents : cyanose Rares : bradycardie, tachycardie Très rares : ischémie myocardique, infarctus du myocarde Fréquence indéterminée : fibrose valvulaired |
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Affections vasculaires |
Peu fréquents : vasoconstriction périphériqueb Rares : augmentation de la tension artérielle Très rares : gangrène |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquence indéterminée : fibrose pleuraled |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquents : nausée et vomissements (non liés à la migraine), douleurs abdominales Peu fréquent : diarrhée Fréquence indéterminée : fibrose rétropéritonéaled |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Peu fréquents : douleur dans les extrémités, faiblesse dans les extrémités Rares : myalgie |
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Investigations |
Très rares : absence de pouls |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Rares : ergotisme |
a La prise prolongée ou excessive de Gynergène caféiné peut entrainer une dépendance ainsi que lapparition de céphalées chroniques quotidiennes. A larrêt du traitement, une intensification des céphalées peut survenir dans les 24 à 48 heures et peut se poursuivre durant 72 heures ou plus ; ces céphalées peuvent saccompagner de troubles autonomes tels que nausées et vomissements (voir rubrique 4.4).
b Si des signes de vasospasmes sont observés, la prise de Gynergène caféiné doit être interrompue (voir rubriques 4.4 et 4.9).
c En fonction de la dose dergotamine, une vasoconstriction artérielle intense peut survenir (ergotisme). Celle-ci peut entraîner des signes et symptômes dischémie vasculaire des extrémités ou dautres tissus (comme vasospasmes rénaux ou cérébraux) (voir rubriques 4.4 et 4.9).
d Une utilisation prolongée ou excessive peut entraîner une fibrose (notamment pleurale ou rétropéritonéale). De rares cas de fibroses de valves cardiaques ont été rapportés (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Lergotisme est défini comme une vasoconstriction artérielle intense produisant des signes et symptômes dischémie des extrémités ou dautres tissus (tels que vasospasmes rénaux ou cérébraux). En cas de nontraitement, une gangrène est possible. La plupart des cas dergotisme sont associés à une intoxication chronique et/ou un surdosage et/ou une interaction.
Symptômes
Douleurs abdominales, confusion, étourdissements, nausées, vomissements, céphalées, tachycardie ou bradycardie associées à une hypotension, troubles respiratoires, vertiges, paresthésies, ischémie, gangrène, convulsion, choc, coma, et aussi signes et symptômes dischémie vasculaire tels que engourdissement, picotements et douleurs des extrémités, cyanose et absence de pouls. Dans de rares cas, des patients peuvent présenter un infarctus du myocarde.
Traitement
En cas dintoxication aiguë, une évacuation digestive par lavage gastrique et un traitement symptomatique doivent être envisagés en milieu hospitalier, sous surveillance cardiovasculaire étroite.
Ladministration de charbon actif peut diminuer le passage digestif du tartrate dergotamine.
En cas de confirmation dergotisme vasculaire, un traitement durgence doit être administré en milieu hospitalier.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Code ATC : N02CA52
Lergotamine exerce une action tonique sur la musculature lisse vasculaire et présente une affinité particulière pour les récepteurs monoaminergiques (NA et HT) artériels, notamment au niveau du réseau carotidien externe.
Lergotamine peut entraîner une vasoconstriction en stimulant les récepteurs alpha-adrénergiques et 5-HT. Elle présente une affinité modérée à élevée pour plusieurs sous-types de récepteurs sérotoninergiques, cependant son effet bénéfique sur la migraine est principalement lié à ses propriétés agonistes des récepteurs 5-HT1B et 5-HT1D.
La caféine augmente labsorption intestinale de lergotamine (voir ci-dessous). Par ailleurs, la caféine à une dose supérieure à 100 mg, pourrait avoir un effet antalgique adjuvant.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Ergotamine
Absorption
En cas dadministration par voie orale, labsorption de lergotamine est rapide. La concentration plasmatique maximale est atteinte 1,5 à 2 h après ladministration.
Des études avec de lergotamine marquée au tritium ont indiqué que 62 % environ de la dose orale est absorbée par voie gastro-intestinale. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes environ 2 heures après lingestion.
Toute augmentation éventuelle des concentrations plasmatiques de caféine en raison dune interaction avec un (d) autre(s) médicament(s) peut se traduire par une augmentation de labsorption de lergotamine. La caféine subit une métabolisation importante par le CYP1A2 et les médicaments augmentant ou réduisant lactivité enzymatique peuvent moduler la clairance métabolique de la caféine.
Distribution
La biodisponibilité per os est de 62 ± 3 %.
Le produit présente une forte affinité tissulaire.
La liaison protéinique pour lergotamine atteint 98 %. En termes de médicament sous forme inchangée, sa biodisponibilité absolue est denviron 2 % en cas dadministration orale et denviron 5 % en cas dadministration par voie rectale.
Biotransformation
Lergotamine est métabolisée de manière importante dans le foie et constitue un substrat pour le système enzymatique CYP3A4. Il a été suggéré que les effets thérapeutiques du médicament sont partiellement liés aux métabolites actifs.
Élimination
La substance mère et les métabolites sont principalement excrétés dans la bile. Leur élimination plasmatique a lieu en deux phases, avec des demi-vies alpha et bêta respectivement de 2,7 et 21 heures.
Lélimination urinaire est faible (4,3 ± 0,4 %). Le produit est éliminé essentiellement par voies biliaire et fécale.
Laddition de caféine accélère le passage dans le sang et augmente labsorption digestive dau moins 44 %.
Caféine
Absorption
Après administration orale, la caféine est rapidement et presque complètement absorbée par voie gastro-intestinale, et les concentrations maximales atteintes après une administration orale de 175 mg sont comprises entre 5 et 10 μg/ml. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes entre 15 et 120 minutes après ladministration.
Distribution
La liaison protéinique plasmatique de la caféine est de 35 %. La caféine est distribuée de manière relativement uniforme à travers les tissus corporels, y compris le liquide céphalorachidien, le lait maternel, la salive et le sperme. Le volume de distribution est denviron 0,7 l/kg. La caféine traverse la barrière placentaire.
Biotransformation
La caféine est métabolisée dans une large mesure par le CYP1A2 en paraxanthine. La paraxanthine est métabolisée à son tour en uracile et en dérivés de lacide urique par déméthylation et hydroxylation. La demi-vie délimination plasmatique est de 3,5 heures environ.
Élimination
Les métabolites sont principalement excrétés dans lurine. La clairance de la caféine est accrue par le tabagisme.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lassociation de lergotamine par voie orale et de la caféine (1:100) na révélé aucun potentiel tératogène chez les rates et les lapines gestantes. À des doses orales maternotoxiques dergotamine, une toxicité développementale (par ex. diminution du poids du ftus, retard dossification du squelette ou augmentation de la mortalité prénatale) a été observée chez les animaux testés.
Cette observation a été attribuée à une diminution de la circulation sanguine utéroplacentaire due à une vasoconstriction prolongée des vaisseaux utérins et/ou à une augmentation du tonus utérin induite par lergotamine.
Lors détudes chez les animaux, la caféine ne sest avérée tératogène quà des doses très élevées.
Mutagénicité
Aucune étude de mutagénicité na été menée pour lergotamine et la caféine en association. Des modèles in vivo nont montré deffets génotoxiques significatifs.
Les résultats globaux de nombreuses études de toxicité génétique indiquent que la caféine ne présente aucun potentiel génotoxique à des expositions pertinentes pour lhomme.
Cancérogénicité
Aucune étude évaluant le potentiel cancérogène de lergotamine ou des associations ergotamine/caféine nest disponible.
Des études chez les rongeurs nont montré aucune activité cancérogène de la caféine.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
20 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).
20 comprimés en flacon (verre brun).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Temple Chambers
3 Burlington Road
Dublin 4
Irlande
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 304 678-7 ou 34009 304 678 7 9 : 20 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC /PVDC/Aluminium)
· 332 218-7 ou 34009 332 218 7 4 : 20 comprimés en flacon (verre brun)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation : 15 mai 1991
Date de dernier renouvellement : 15 mai 2006
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CITRATE DE CAFEINE COOPER 25 mg/mL, solution injectable et buvable
- ROVAMYCINE 1 500 000 UI, comprimé pelliculé
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- IMIGRANE 10 mg/0,1 ml, solution pour pulvérisation nasale
- NICOPASS 1,5 mg SANS SUCRE EUCALYPTUS, pastille édulcorée à l'aspartam et à l'acésulfame potassique
- MEXILETINE AP-HP 200 mg, gélule
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
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