LOGROTON, comprimé pelliculé sécable
CIS 62391673
Informations à jour au 16 octobre 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 16/10/2018
LOGROTON, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlortalidone......................... .25,00 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie habituelle est dun comprimé par jour, le matin au petit déjeuner.
En cas de contrôle tensionnel insuffisant, après traitement de 3 semaines à 1 mois, celle-ci pourra être augmentée jusquà 2 comprimés en 2 prises, une le matin et lautre vers midi.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de LOGROTON chez les enfants nont pas été établies.
· Hypersensibilité au métoprolol, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives, dans leurs formes sévères.
· Insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement.
· Choc cardiogénique.
· Blocs auriculo-ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés.
· Maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire).
· Angor de Prinzmetal (formes pures et en monothérapie).
· Bradycardie (< 45-50 battements par minute).
· Phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques, dans leurs formes sévères.
· Phéochromocytome non traité.
· Hypotension.
· Antécédent de réaction anaphylactique.
· Association à la floctafénine ou au sultopride (voir rubrique 4.5).
Ce médicament est généralement déconseillé en cas dassociation avec lamiodarone, le bépridil, le diltiazem et le vérapamil (voir rubrique 4.5), ainsi qu'au cours de l'allaitement (voir rubrique 4.6).
Liées à la chlortalidone
· Hypersensibilité aux sulfamides, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Insuffisance rénale sévère.
· Encéphalopathie hépatique.
Ce médicament est généralement déconseillé en cas dassociation avec le lithium et le sultopride (voir rubrique 4.5) ainsi que pendant la grossesse et lallaitement (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Liée au métoprolol
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Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : larrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite. |
Liée à la chlortalidone
En cas datteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, ladministration du diurétique doit immédiatement être interrompue.
Précautions demploi
Liées au métoprolol
Arrêt du traitement
Le traitement ne doit pas être interrompu brutalement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. La posologie doit être diminuée progressivement cest-à-dire idéalement sur une ou deux semaines, en commençant en même temps si nécessaire, le traitement substitutif, pour éviter une aggravation de langor.
Asthme et broncho-pneumopathie obstructive
Les bêta-bloquants ne peuvent être administrés quen cas de formes légères en choisissant un bêta-1 sélectif à posologie initiale faible. Il est recommandé de faire pratiquer des épreuves fonctionnelles respiratoires avant la mise en route du traitement.
En cas de crise survenant sous traitement, on pourra utiliser des bronchodilatateurs bêta-mimétiques.
Insuffisance cardiaque
Chez linsuffisant cardiaque contrôlé par le traitement et en cas de nécessité, le métoprolol sera administré à faibles doses, progressivement croissantes et sous surveillance médicale stricte.
Bradycardie
Si la fréquence sabaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée.
Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré
Etant donné leur effet dromotrope négatif, les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence aux patients présentant un bloc auriculaire du premier degré.
Angor de Prinzmetal
Les bêta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises chez les patients souffrant dun angor de Prinzmetal. Lutilisation dun bêta-bloquant bêta-1 cardiosélectif est possible, dans les formes mineures et associées, à condition dadministrer conjointement un vasodilatateur.
Troubles artériels périphériques
Chez les patients souffrant de troubles artériels périphériques (maladie ou syndrome de Raynaud, artérites ou artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs), les bêta-bloquants peuvent entraîner une aggravation de ces troubles. Dans ces situations, il convient de privilégier un bêta-bloquant cardiosélectif et doté dun pouvoir agoniste partiel, que lon administrera avec prudence.
Phéochromocytome
Lutilisation des bêta-bloquants dans le traitement de lhypertension due au phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle.
Sujet âgé
Chez le sujet âgé, le respect absolu des contre-indications est impératif. On veillera à initier le traitement par une posologie faible et à assurer une surveillance étroite.
Insuffisance hépatique et rénale
En cas d'insuffisance hépatique ou rénale, il peut être nécessaire d'adapter la posologie en surveillant le rythme cardiaque de façon à diminuer les doses s'il apparaît une bradycardie excessive (< 50-55 batt./min. au repos).
En cas de cirrhose, la biodisponibilité du métoprolol peut augmenter (par diminution de la clairance).
Sujet diabétique
Prévenir le malade et renforcer, en début de traitement, lautosurveillance glycémique.
Les signes annonciateurs dune hypoglycémie peuvent être masqués, en particulier tachycardie, palpitations et sueurs.
Psoriasis
Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquants, lindication mérite dêtre pesée.
Réactions allergiques
Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle quen soit lorigine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou la floctafénine (voir rubrique 4.5) ou au cours de traitements désensibilisants, le traitement bêta-bloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son traitement par ladrénaline aux posologies habituelles.
Anesthésie générale
Les bêta-bloquants vont entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque dhypotension.
La poursuite du traitement par bêta-bloquant diminue le risque darythmie, dischémie myocardique et de poussées hypertensives.
Il convient de prévenir lanesthésiste que le patient est traité par un bêta-bloquant.
· Si larrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures peut être considérée comme suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines.
· Dans certains cas, le traitement par bêta-bloquants ne peut être interrompu :
o chez les malades atteints dinsuffisance coronarienne, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusquà lintervention, étant donné le risque lié à larrêt brutal des bêta- bloquants ;
o en cas durgence ou dimpossibilité darrêt, le patient doit être protégé dune prédominance vagale par une prémédication suffisante datropine renouvelée selon les besoins. Lanesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées.
· Le risque anaphylactique devra être pris en compte.
Thyrotoxicose
Les bêta-bloquants sont susceptibles den masquer les signes cardiovasculaires.
Liées à la chlortalidone
Equilibre hydroélectrolytique
· Natrémie
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite. Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves.
La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (voir rubrique 4.8 et rubrique 4.9).
· Kaliémie
La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue dune hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques.
Lhypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et les risques de troubles du rythme.
Chez les patients présentant un espace QT long à lECG, dorigine congénitale ou médicamenteuse, lhypokaliémie favorise la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales, surtout en présence dune bradycardie.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.
· Calcémie
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer lexcrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et souvent transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, interrompre le traitement avant dexplorer la fonction parathyroïdienne.
Glycémie
Leffet hyperglycémiant des diurétiques thiazidiques et apparentés est modeste. Néanmoins, chez le diabétique, le contrôle de la glycémie doit être systématique.
Uricémie
La déplétion hydrosodée induite par les diurétiques thiazidiques réduit lélimination urinaire dacide urique. Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée : la posologie sera alors adaptée en fonction des concentrations plasmatiques dacide urique.
Fonction rénale et diurétique
Les diurétiques thiazidiques ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (évaluée par exemple par le calcul de la clairance de la créatinine à partir de la créatininémie).
Chez le patient âgé, la valeur de la clairance de la créatinine doit être réajustée en fonction de lâge, du poids et du sexe, selon la formule de Cockroft*, par exemple :
* Clcr = (140 - âge) x poids/0,814 x créatininémie
Avec : lâge exprimé en années,
le poids en kg,
la créatinine en micromol/l.
Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
Lhypovolémie, secondaire à la perte deau et de sodium induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de lurée sanguine et de la créatininémie. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez le sujet à fonction rénale normale mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.
Liées à lassociation
Sportifs
Lattention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient deux principes actifs pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. Cest le cas des antiarythmiques de classe Ia (quinidiniques, disopyramide), des bêtabloquants, de l'amiodarone et du sotalol pour les antiarythmiques de classe III, du diltiazem et du vérapamil pour les antiarythmiques de la classe IV et enfin des digitaliques, de la clonidine, de la guanfacine, de la méfloquine et des anticholinestérasiques (donépézil, galantamine, rivastigmine, tacrine, néostigmine, ambémonium et pyridostigmine).
De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l'automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.
L'association d'antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s'avère le plus souvent TRES DELICATE, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG.
L'association d'antiarythmiques de même classe est DECONSEILLEE, sauf cas exceptionnels, en raison du risque accru d'effets indésirables cardiaques. L'association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculoventriculaire est DELICATE et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l'ECG.
Associations contre-indiquées
+ Floctafénine
En cas de choc ou dhypotension dus à la floctafénine, réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants.
+ Sultopride
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes.
+ Amiodarone
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
+ Antagonistes du calcium : bépridil, diltiazem et vérapamil
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sinoauriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Anesthésiques volatils halogénés
Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants.
(Linhibition bêta-adrénergique peut être levée durant lintervention par les bêta-stimulants).
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêtabloquant et, de toute façon, éviter larrêt brutal. Informer lanesthésiste de ce traitement.
+ Anticholinestérasiques : donézépril, galantamine, rivastigmine, tacrine, ambémonium, pyridostigmine, néostigmine
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
Surveillance clinique régulière.
+ Clonidine et autres antihypertenseurs centraux (alphaméthyldopa, guanfacine, moxonidine, rilménidine)
Augmentation importante de la pression artérielle en cas d'arrêt brutal du traitement par l'antihypertenseur central.
Eviter l'arrêt brutal de l'antihypertenseur central.
Surveillance clinique.
+ Insuline, sulfamides hypoglycémiants
Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : les palpitations et la tachycardie.
La plupart des bêtabloquants non cardiosélectifs augmentent l'incidence et la sévérité de l'hypoglycémie.
Prévenir le malade et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance sanguine.
+ Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride) : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotalol), certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; autres : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Propafénone
Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
Surveillance clinique et ECG.
+ Topiques gastrointestinaux
Diminution de l'absorption digestive du bêtabloquant.
Prendre les topiques gastrointestinaux à distance du bêtabloquant (plus de 2 heures si possible).
Associations à prendre en compte
+ AINS (voie générale) y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2
Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).
+ Antagonistes du calcium : dihydropyridines
Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines, plus ou moins marqué en fonction des produits, et susceptible de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêtabloquants). La présence d'un traitement bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Méfloquine
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
+ Phénobarbital, rifampicine (inducteurs enzymatiques)
Diminution des concentrations plasmatiques du métoprolol avec réduction de ses effets cliniques (accélération de son métabolisme hépatique).
Pour ces bêta-bloquants éliminés essentiellement par biotransformation hépatique.
Liées à la chlortalidone
Associations déconseillées
+ Lithium
Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage, comme lors dun régime désodé (diminution de lexcrétion urinaire du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie.
+ Sultopride
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes (l'hypokaliémie est un facteur favorisant).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ AINS (voie générale), y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2, acide acétylsalicylique (aspirine) à forte dose (3 g/j)
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS).
Hydrater le malade ; surveiller la fonction rénale en début de traitement.
+ Autres hypokaliémiants : laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), glucocorticoïdes (voie générale), tétracosactide
Risque majoré dhypokaliémie (effet additif).
Surveillance de la kaliémie et, si besoin, correction ; à prendre particulièrement en compte en cas de thérapeutique digitalique. Utiliser des laxatifs non stimulants.
+ Carbamazépine
Risque d'hyponatrémie symptomatique.
Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.
+ Digitaliques
Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.
Surveillance de la kaliémie, éventuellement, ECG.
+ Diurétiques hyperkaliémants (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone, triamtérène)
Lassociation rationnelle, utile pour certains patients, nexclut pas la survenue dune hypokaliémie ou, en particulier chez linsuffisant rénal et le diabétique, dhyperkaliémie.
Surveillance de la kaliémie, éventuellement de lélectrocardiogramme, et, sil y a lieu, reconsidérer le traitement.
+ Inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), antagonistes de l'angiotensine II
Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration du traitement par un IEC ou un antagoniste de l'angiotensine II en cas de déplétion hydrosodée préexistante.
Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :
· soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par lIEC ou l'antagoniste de l'angiotensine II, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;
· soit administrer des doses initiales réduites dIEC ou d'antagoniste de l'angiotensine II et augmenter progressivement la posologie.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par lIEC ou par l'antagoniste de l'angiotensine II.
+ Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride) : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, lévomépromazine, cyamémazine, trifluopérazine, thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (halopéridol, dropéridol), autres neuroleptiques (pimozide) et autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, mizolastine, érythromycine IV, vincamine IV, halofantrine, pentamidine, sparfloxacine, moxifloxacine...
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes (l'hypokaliémie est un facteur favorisant).
Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
+ Metformine
Acidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques, et plus spécialement aux diurétiques de lanse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/litre (135 micromoles/litre) chez lhomme et 12 mg/litre (110 micromoles/litre) chez la femme.
+ Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré dinsuffisance rénale aiguë, en particulier lors de lutilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.
Réhydratation avant administration du produit iodé.
Associations à prendre en compte
+ Calcium (sels)
Risque dhypercalcémie par diminution de lélimination urinaire du calcium.
+ Ciclosporine
Risque daugmentation de la créatininémie sans modification des concentrations plasmatiques de ciclosporine, même en labsence de déplétion hydrosodée.
Liées à lassociation
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Baclofène
Majoration de leffet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
Associations à prendre en compte
+ Alphabloquants à visée urologique : alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine et térazosine
Majoration de l'effet hypotenseur.
Risque d'hypotension orthostatique majoré.
+ Amifostine
Majoration de l'effet antihypertenseur.
+ Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque dhypotension orthostatique majorés (effet additif).
+ Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison)
Diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Liée au métoprolol
Les études chez lanimal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu.
En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêta-bloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance.
Chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêta-bloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, une hypoglycémie ; mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique.
Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique 4.9), tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP).
Liée à la chlortalidone
En règle générale, ladministration de diurétiques thiazidiques et apparentés doit être évitée chez la femme enceinte et ne jamais être prescrite au cours des oedèmes physiologiques (et ne nécessitant donc pas de traitement) de la grossesse. Les diurétiques peuvent, en effet, entraîner une ischémie foetoplacentaire, avec un risque dhypotrophie foetale.
Les diurétiques restent néanmoins un élément essentiel du traitement des oedèmes dorigine cardiaque, hépatique et rénale survenant chez la femme enceinte.
Par ailleurs, dans de rares cas, des thrombocytopénies néonatales sévères ont été rapportées.
En conséquence, LOGROTON est déconseillé pendant la grossesse.
Liée au métoprolol
Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique 5.2).
La survenue d'hypoglycémie et de bradycardie a été décrite pour certains bêta-bloquants peu liés aux protéines plasmatiques.
Liée à la chlortalidone
La chlortalidone est excrétée en faible quantité dans le lait maternel. Néanmoins, elle ne doit pas être utilisée en période dallaitement en raison :
· dune diminution voire dune suppression de la sécrétion lactée,
· des effets indésirables, notamment biologiques (kaliémie),
· de lappartenance aux sulfamides avec risques allergiques et dictère nucléaire.
En conséquence, l'allaitement est déconseillé lors d'un traitement par LOGROTON.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Liés au métoprolol
Au plan clinique
Les plus fréquemment rapportés :
· asthénie,
· refroidissement des extrémités,
· bradycardie, sévère le cas échéant,
· troubles digestifs (gastralgies, nausées, vomissements),
· insomnie, cauchemars,
· impuissance.
Beaucoup plus rarement :
· ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification dun bloc auriculo-ventriculaire existant,
· insuffisance cardiaque,
· chute tensionnelle,
· bronchospasme,
· hypoglycémie,
· syndrome de Raynaud,
· aggravation dune claudication intermittente existante,
· diverses manifestations cutanées y compris éruptions psoriasiformes.
Au plan biologique
On a pu observer, dans de rares cas, lapparition danticorps antinucléaires ne saccompagnant quexceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à larrêt du traitement.
Liés à la chlortalidone
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent entraîner :
Au plan clinique
· en cas dinsuffisance hépatique, possibilité de survenue dencéphalopathie hépatique (voir rubriques 4.3 et 4.4).
· réactions dhypersensibilité :
o éruptions cutanées,
o photosensibilisation,
o rares cas de vascularite allergique et de néphrite interstitielle.
Possibilité daggravation dun lupus érythémateux aigu disséminé préexistant.
· troubles digestifs : vomissements, nausées, anorexie, gastralgies, constipation, diarrhée ;
· impuissance ;
· asthénie, sensations vertigineuses, paresthésies, céphalées, rarement constatés et cédant le plus souvent à une réduction de posologie ;
· exceptionnellement : syndrome de Lyell, pancréatite, troubles visuels en début de traitement.
Au plan biologique
· une déplétion potassique avec hypokaliémie, notamment en cas de diurèse intensive, et particulièrement grave dans certaines populations à risque (voir rubrique 4.4) ;
· une hyponatrémie avec hypovolémie à lorigine dune déshydratation et dune hypotension orthostatique, voire dun syndrome confusionnel. La perte concomitante dions chlore peut secondairement entraîner une alcalose métabolique compensatrice : lincidence et lamplitude de cet effet sont faibles ;
· une élévation de luricémie et de la glycémie au cours du traitement : lemploi de ces diurétiques sera soigneusement discuté chez les sujets goutteux ou diabétiques,
· une augmentation des lipides à forte dose ;
· des troubles hématologiques, beaucoup plus rares, thrombocytopénie, leucopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, anémie hémolytique ;
· hypercalcémie exceptionnelle ;
· malgré labsence de tableau clinique spécifique, lhypomagnésémie, apparaissant lors des traitements prolongés, pourrait constituer un facteur de risque cardiaque.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
En cas de bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à ladministration :
· datropine, 1 à 2 mg IV,
· de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable,
· suivie, si nécessaire disoprénaline 25 µg en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10 µg/kg/min.
En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par bêta-bloquants :
· glucagon sur la base de 0,3 mg/kg,
· hospitalisation en soins intensifs,
· isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée.
Lié à la chlortalidone
Les signes de lintoxication aiguë se manifestent surtout par des désordres hydroélectrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie). Cliniquement, possibilité de nausées, vomissements, hypotension artérielle, crampes, vertiges, somnolence, états confusionnels, polyurie ou oligurie allant jusquà lanurie (par hypovolémie).
Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer léquilibre hydro-électrolytique dans un centre spécialisé jusquà normalisation. La correction dune hyponatrémie doit être réalisée très progressivement.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Liées au métoprolol
Le métoprolol se caractérise par trois propriétés pharmacologiques :
· une activité bêta-bloquante, bêta-1 cardiosélective,
· un effet antiarythmique,
· labsence de pouvoir agoniste partiel (ou dactivité sympathomimétique intrinsèque).
Liées à la chlortalidone
La chlortalidone est un diurétique thiazidique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente lexcrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, lexcrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.
Le délai dapparition de lactivité diurétique est denviron 2 heures.
Cette activité se maintient pendant 48 à 72 heures.
Liées à lassociation
Ladministration concomitante de métoprolol et de chlortalidone entraîne des réductions plus importantes de la pression artérielle quavec chacun des produits administré seul. Lactivité antihypertensive couvre le nycthémère.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Administré par voie orale, le métoprolol est rapidement résorbé ; la biodisponibilité est comprise entre 40 et 50 % et augmente avec la prise alimentaire. Leffet de premier passage hépatique est modéré. Le pic de concentration plasmatique est atteint au bout de 1 à 2 heures environ. La matrice qui sert de structure au comprimé peut se retrouver apparemment intacte dans les selles ; elle est cependant vidée de son principe actif.
Distribution
Le volume de distribution est de 5,5 l/kg.
Le métoprolol passe la barrière hémato-encéphalique.
Liaison aux protéines plasmatiques : la liaison aux protéines plasmatiques est faible (10 %).
Biotransformation
Environ 10 % du métoprolol est transformé au niveau hépatique en un métabolite, lalpha-hydroxy-métoprolol. Celui-ci est 10 fois moins actif que la molécule-mère.
Demi-vie délimination
La demi-vie délimination plasmatique du métoprolol varie de 2,5 à 5 heures et ne varie pas avec les administrations répétées.
Élimination
Le métoprolol est excrété en quasi-totalité par le rein, essentiellement sous forme de métabolites (95 %).
Situations à risque
Grossesse
Le métoprolol passe dans le placenta. Le rapport moyen des concentrations sang du cordon/sang maternel de métoprolol est égal à 1.
Allaitement
Le métoprolol est excrété dans le lait maternel ; le rapport moyen des concentrations lait maternel/sang maternel est de 3,7.
Liées à la chlortalidone
Absorption
La biodisponibilité de la chlortalidone varie selon les sujets entre 50 et 75 %.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est de 75 %.
La demi-vie est comprise entre 25 et 50 heures.
Il existe un passage dans le placenta et le lait maternel.
Élimination
La clairance rénale représente la moitié environ de la clairance totale.
Le pourcentage de produit inchangé retrouvé dans les urines est de 65 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Pelliculage : hypromellose, oxyde de fer rouge (E172), oxystéarate de glycérol PEG, talc, dioxyde de titane (E171).
4 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament doit être conservé à une température inférieure à 30°C et à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 ou 90 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1, RUE EUGENE ET ARMAND PEUGEOT
92500 RUEIL MALMAISON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 326 454 4 2 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 374 821 3 4 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- LOPRESSOR 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CATAPRESSAN 0,15 mg, comprimé sécable
- LARIAM 250 mg, comprimé sécable
- NEOSTIGMINE RENAUDIN 5 mg/5 mL, solution injectable
- MESTINON 60 mg, comprimé enrobé
- MOXONIDINE BIOGARAN 0,2 mg, comprimé pelliculé
- HYPERIUM 1 mg, comprimé
- SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.